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La place de l’art n’est pas dans les musées mais dans la rue !

L'ART HORS LES MURS, ACCESSIBLE, PARFOIS EPHEMERE

Une baisse de fréquentation des musées s'est opérée en France. L'arrivée des technologies digitales et la visualisation des oeuvres par le biais des écrans a fait évoluer les mentalités. 

Visiter un musée en réalité virtuelle est devenue monnaie courante. Les musées dédiés aux sciences et technologies, aux sociétés et civilisations sont délaissés. Les statistiques du ministère de la Culture l'attestent. 

L'art est un vecteur de démocratie. Sa place n'est-elle pas là où le public s'affaire : dans la rue, les lieux atypiques, telles les infrastructures de transports, les friches industrielles ou des centres commerciaux ? 
 

LE STREET-ART UNE EXPERIENCE DE L'ART DANS LA RUE

S'il est un domaine artistique qui a investi la rue et des lieux de contre culture, c'est bien évidemment le... street-art. A l'heure où l'on parle de l'artiste mondialement connu Bansky, celui-ci déploie son talent dans les rues de Paris. 

Ailleurs, le street-art s'est institutionnalisé. Sète, le port-ville de l'Hérault accueille depuis 2008 des artistes dans le cadre de son musée à ciel ouvert, le MOCA

Au mois de juin 2018, Toulouse inaugure le 31street pour 31 jours et 30 œuvres de street-art. Elles sont disséminées dans le mobilier urbain, les commerces, près de bâtiments administratifs. Visibles par tous, elles ont une fonction sociétale et culturelle. 

Les transports en communs se parent d'œuvres d'art qui n'avaient pas vocation à être exposées dans la rue. A Toulouse, où 2 lignes de métro circulent, 48 œuvres d'art sont exposées sur le parcours des voyageurs. 

La ville de Nice a dévoilé un plan pour son tramway ouest-est. L'ambition est de mettre en valeur des artistes locaux - dont Pascal Robaglia -, pour parler du patrimoine local. Certaines œuvres seront sonores, telles les annonces de Michel Redolfi et les petites phrases de Ben. 
 

LES LIEUX ATYPIQUES POUR EXPOSER L'ART

La musique, 4ème art n'est pas en reste. Désormais, des gares accueillent des pianos en libre service. Paris, Toulouse, Bordeaux… Nul ne sait si les notes couvrent les annonces de départ et d'arrivée mais YouTube témoigne de certaines prouesses ! 

L'Urbex, l'exploration de lieux désaffectés, urbains est en passe de devenir un réservoir d'art. Photographies et vidéos circulent sur ces lieux d'abandon où les graffitis pullulent Les réseaux sociaux font vivre des communautés d'adeptes. 

Les centres commerciaux ne dérogent pas à la règle du hors cadre. Le grand magasin Le bon marché à Paris, historiquement lié à l'art, surfe sur cette vague artistique. L'artiste argentin Léandro Elrich y a laissé son empreinte. Le centre commercial Beaugrenelle à Paris suit la tendance. De grands noms s'affichent dans ces shoppings centers à la frontière entre le besoin et... le rêve. 

Le gigantisme des lieux se prêtent tout à fait à l'exposition d'œuvres d'art, de performances ou d'installations. Il permet à l'art d'aller vers le public de manière naturelle et gratuite.

On parle ici de centres commerciaux un concept venu des Etats-Unis. Il s'agit de relier la consommation à l'art. Le client doit être bluffé et canalisé vers un tunnel de conversion pour une expérience unique. Au passage, il aura bénéficié d'un contact avec l'art contemporain.


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4 réactions à cet article    


  • Ciriaco Ciriaco 29 juin 2018 12:56
    Naissance de l’art éphémère. On dit jetable dans votre vocabulaire.

    J’irais bien tagguer sur un mur de pierre, un simple cadre au-dessous duquel serait écrit : « Il y avait ici une oeuvre d’art ».

    • Albert123 29 juin 2018 14:31

      « L’art est un vecteur de démocratie. »


      dans tout pays doté d’un ministère de la culture et où moyennant quelques courbettes elle peut être subventionnée, l’art « visible » n’est que le vecteur de la propagande du pouvoir en place et le rouleau compresseur des valeurs de la classe dominante du moment imposé à tous comme quelque chose d’indépassable.

      il n’y a aucun caractère démocratique dans « l’art » que vous mettez en avant, aussi bien dans sa forme que dans son fond, c’est juste un énième outil pour asseoir une idéologie et le totalitarisme qui en découle.





       




      • colibri 29 juin 2018 14:47

        L’art est devenu décadent , bas de gamme , n’importe qui peut se proclamer artiste et inonder l’espace de ses turpitudes intérieures , et les gogos de s’enthousiasmer pour du guano ..


        • colibri 29 juin 2018 14:50

          @colibri

          j’oubliais le plus important l’art qui avant était source de connaissance et d’enseignement est devenu petit un article commercial comme un autre , objet de spéculation .

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