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Accueil du site > Tribune Libre > La plaie des « faux » autistes

La plaie des « faux » autistes

Les adultes autistes sont accusés d'être de « faux autiste » depuis plus de 30 ans. Il est temps que celà cesse. 

J’ai rencontré et écouté toutes sortes de professionnels de santé ces derniers temps. Des gens bien, des gens moins bien. Dans cette dernière catégorie, certains défendent leur corporation avec tant de véhémence qu’ils sont persuadés que le syndrome d’Asperger serait une invention américaine, imposée de force dans leur précieuse CFMTEA (classification française des troubles mentaux) par de « faux » autistes et des chercheurs anglo-saxons leurrés. Le psychanalyste Jacques Hochmann va plus loin, dans un papier où il estime que la quasi-totalité des adultes qui demandent un diagnostic d’autisme enfileraient « un vêtement social, sous l’influence du communautarisme ». En d’autres termes, ils ne seraient pas autistes (Voir Jacques Hochmann, « Le communautarisme dans la bataille de l’autisme », PSN, vol. 14, no 3,‎ p. 7-17, résumé)

Cette petite catégorie de « psys » français reste sur l’idée que l’autisme concernerait uniquement des enfants mutiques, et disparaîtrait par on ne sait quel miracle à l’âge adulte. Certains s’opposent avec force à la notion de « spectre » autistique, pourtant définie depuis 1981 par Lorna Wing et acceptée dans le monde entier, en disant que la notion d’autisme est devenue « trop extensive » ! On se croirait dans un village d’irréductibles psys gaulois cerné par l’envahisseur ! Sauf que ce village gaulois n’a pas raison contre le monde entier. Et que les notions psychanalytiques de psychoses infantiles, et autres dysharmonies psychotiques, toujours d’usage en France, ont plus que fait leur temps. Il est temps, plus que temps de les enterrer. De préférence sans douleur !

Petit cours d’Histoire.

Dès qu’un autiste adulte prend la parole, il est accusé de « ne pas être assez autiste », d’avoir « guéri » de l’autisme, ou d’être un imposteur. C’est une quasi-constante, tout au long de ces 30 dernières années. Lorsque Temple Grandin a écrit son autobiographie Emergence en 1986, Bernard Rimland l’a préfacée en la présentant comme… « le premier livre écrit par une personne qui a guéri de l'autisme » (voir : Ma vie d'autiste, Paris, Odile Jacob,).

Lorsqu’Oliver Sacks en a entendu parler, il a soupçonné Temple Grandin d’avoir fait appel à un nègre pour écrire son autobiographie, considérant impossible qu’une femme autiste adulte ait un doctorat, vive d’un métier et soit capable d’introspection. Il a changé d’avis après l’avoir rencontrée en 1991, ce qui a débouché sur son ouvrage à succès Un anthropologue sur Mars. Il a eu la sagesse et l’intelligence de laisser évoluer sa position, de ne pas défendre à tous prix ses convictions antérieures (voir Steve SilbermanNeuroTribes : The Legacy of Autism and the Future of Neurodiversity, Avery, 2016, p. 429)

Lorsque Jim Sinclair a créé l’autism network international, et prononcé son discours à Totonto en 1993 :

« L'autisme n'est ni quelque chose qu'une personne a, ni une coquille dans laquelle elle se trouve enfermée. Il n'y a pas d'enfant normal caché derrière l'autisme. L'autisme est une manière d'être […]. »

… lui aussi a été accusé d’être un « faux » autiste, ou d’avoir guéri (voir : Brigitte Chamak, « Autisme et militantisme : de la maladie à la différence », Quaderni. Communication, technologies, pouvoir, no 68,‎ 2009, p. 61-70 (lire en ligne

Lorsque les quelques adultes autistes français qui ont le courage de prendre la parole le font (je ne vais pas tous les citer : Josef Schovanec, Hugo Horiot, Julie Dachez, etc), eux aussi sont accusés de ne pas être de vrais autiste. Ou alors, « de trop haut niveau » pour avoir le droit de parler d’autisme. Pire, on les accuse de donner envie à davantage d’adultes autistes de recevoir un diagnostic comme « vêtement social » , une « étiquette » d’autisme, après tout ils présentent l’autisme comme un truc tellement « cool », ça donne envie, non ?

J’ai moi aussi reçu cette accusation, et vais dévoiler ici une (petite) partie de mon histoire. 

Mon pré-diagnostic de syndrome d’Asperger, je l'ai eu l'an dernier, à 32 ans. Auparavant, j’ai collectionné une série d’étiquettes farfelues, allant d’« enfant indigo » à « dysharmonie psychotique » (censée disparaître miraculeusement à l’âge adulte), en passant par des plus rigolotes, comme « syndrome du savant » et « syndrome de Peter Pan », ce qui emmerdait d’ailleurs beaucoup le « psy » qui m’a parlé de cela, puisque le syndrome de Peter Pan n’est pas censé exister chez les femmes... En fait, je lui avais dit que je prenais mes petits boulots de survie et certaines situations sociales comme un jeu de rôle, en « faisant semblant » d'être une adulte responsable.

Aucune de ces étiquettes ne m’a aidée. Pire, j'ai cru que j'avais un « sacré grain ». Encore pire, des adolescents ou jeunes adultes autistes ont reçu un faux diagnostic de schizophrénie, et toute la batterie de pilules rigolotes avec effet secondaires qui va avec. L'un de mes « psys » jurait par Saint Temesta, le Grand Assommeur, pour résoudre mes soucis de sommeil. 

Recevoir enfin le bon diagnostic a été une libération. Une reconnaissance que mes hypersensibilité, mon équilibre pourri et mes difficultés de respect des codes sociaux n’étaient pas des inventions de ma part. Mais à cause de cette guéguérre de corporation de certains professionnels de santé, et même de certains parents contre la notion d’autisme « léger », nombre d’adultes n’ont pas cette chance. Ils continuent à se croire « fous », ou « gravement idiots ». Certains pourraient se tourner vers des sectes comme celle des enfants indigos, en espérant y trouver une réponse à leurs problèmes.

Il est temps de les prendre en considération.

Merci.

 


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135 réactions à cet article    


  • tf1Groupie 26 octobre 2016 17:36

    Honnêtement je reste très sceptique.
    Car déjà je n’arrive pas à trouver une définition claire de l’autisme et ensuite il y a des variantes tellement extrêmes entre, par exemple, autisme asperger et autres formes d’autismes beaucoup plus handicapantes.

    Est-ce que l’autisme ne serait pas un syndrome générique comme la dépression : beaucoup de gens peuvent avoir des passages dépressifs, sans être fondamentalement dépressifs, et à côté il y a les « dépressifs chroniques ».

    Tout ça ne fait pas de « faux autistes » mais je pense que certaine personnes « revendiquent » le statut d’autiste alors qu’elles n’en ont que quelques caractéristiques.
    Et cela nuit effectivement à la considération des personnes souffrant profondément d’autisme, comme peut-être l’auteure de cet article.

    De manière assez étrange le nombre d’autistes déclarés/reconnus a « explosé » ces dernières années.


    • CtL (---.---.208.160) 26 octobre 2016 23:58

      @tf1Groupie en attendant les diag de psychoses infantiles ne sont plus crits noirs sur blanc, mais les quipes soignantes (des gens honntes et respectables) n ont pas conscience du retard que cause leur formation psychanalytique... au mieux placebo au pire qui agrave (quand l enfant va mieux on se felicite, quand il va mal on convoque les parents : et s il allait mal parce que sa prise en charge par les professionnels tait inadapte son handicap ?? A un moment donn, il faut que ces pro se rendent compte, qu ils aillent voyager dans des structures trangres (ils vont vite comprendre) la la place d couter leurs gouroux qui les supervisent et les flicitent... Aprs les pro sont des gens gentils mais au niveau formation, Teacch et aba sont incontournables ainsi qu une relle formation assure par des vraix chercheurs... dans les colloques scientifiques on y trouve le priv, les assoc, les parents mais trop peu de personnels du public. Ce n est pas parce que le prix de l entre des colloques ne revient pas l cole de la cause freudienne (blvrd Haussman Paris, un trs beau btiment...) qu il ne faut pas venir se former... Etrangement aussi les cas lourds sortis d affaire que j ai rencontr sont aussi issus de familles qui ont chapp aux services de soins publics et qui avaient des moyens humains et ou financiers pour s en sortir.... Normal que les parents veulent ce qu il y a de mieux pour leur enfant....et lorsque les thrapies etefonctionnent ou leur ducation fonctionnent oui il en sort ces adultes extraordinaires (pas tous ) qui memes s ils ont progress, sont encore autistes... et qu ils restent des personnes diffrentes en leur for intrieure. S ils ont besoin de cette reconnaissance, en quoi est ce blessant pour les autres personnes autistes qui cumulent d autres handicaps ?.... ces personnes ont beaucoup nous apprendre, elles devraient mme nous former. Nous avons un mode de vie trs different... elles au moins savent au moins ce que nous devons viter avec elles.. toutes le disent : les soins franais sont trop souvent inadapts (videmment y a quelques grandes villes universitaires qui disposent d accueil au top, mais toute la France n y habitent pas, et nos territoires ruraux onr plus de 50 ans de retard. (Mais bon, dj si on avait au moins une boulangerie et un ptit commerce ... bref c est pas la priorit dans les ptites villes, on a dj pas les services de base. Lol


    • Lucymoi (---.---.42.235) 27 octobre 2016 02:05

      @tf1Groupie vous manquez de connaissances pour confondre dépression et autisme. Il faudra mieux vous documenter avant de lancer des théories farfelues. Ou mieux : ne rien dire. Ça nous fera des vacances.


    • tf1Groupie 27 octobre 2016 10:09

      @Lucymoi

      Apprenez à lire : je n’ai pas confondu dépression et autisme, j’ai fait un parallèle.
      Les mots on un sens.

      Si comprendre un commentaire vous demande trop d’efforts laissez tomber les débats.


    • JPEG4577 (---.---.7.174) 27 octobre 2016 19:38

      @tf1Groupie

      De manière aussi étrange bien des diagnostics ont explosé (Sep, mais aussi bipolarité etc), et beaucoup de personne dans le spectre n’ont pas du tout de dépression chroniques. D’ailleurs la dépression ne fait absolument pas partie de la triade autistique qui est la base pour diagnostiquer une personne autiste (trouble de la communication, trouble de l’interaction sociale, intérêt restreint/stéréotypie)


    • tf1Groupie 27 octobre 2016 22:22

      @JPEG4577

      Sur un autre fil Doctorix a donné ce chiffre dont je ne connais pas la source : le nombre de cas signalés d’autistes aurait été multiplié par 300 en 40 ans.

      si c’est vrai ça fait beaucoup ; trouvez-moi des chiffres comparables pour un autre type de problématique médicale ...


    • guld 28 octobre 2016 12:42

      @tf1Groupie
      C’est normal que les cas signalés d’autisme aient autant augmenté en 40 ans, plusieurs raisons à cela :

      _ Le manque de formation des professionnels de la psychiatrie qui les rendait incapable de repérer et diagnostiquer ce trouble, et qui chez les adultes pouvait conduire à des diagnostics erronés de schizophrénie, troubles bipolaires, psychose, ou autre
      _ L’hégémonie de la psychanalyse en France qui a très longtemps refusé (et refuse parfois encore) de considérer l’autisme comme un handicap, et posait des diagnostiques farfelus de psychose infantile, ou dysharmonie évolutive, par exemple, à des enfants atteints d’autisme
      _ Le manque de sensibilisation de la population 
      _ Le fait que certaines formes d’autisme, comme le Syndrome Asperger, ne soient diagnostiquées que depuis très récemment fait que beaucoup d’adultes atteints de ce trouble n’ont jamais été repérés (probablement encore la majorité à l’heure actuelle)
      _ Une classification internationale des troubles psychiatriques qui refusait de considérer possible qu’un individu soit atteint de 2 troubles différents (par exemple Autisme et TDAH, Autisme et Dys, etc.) et qui ajouté au manque de formation des professionnels conduisait à mettre le diagnostic d’autisme de côté, au profit de l’autre trouble. 
      _ L’autisme a des causes environnementales, et nos sociétés industrielles provoquent une recrudescence des cas d’autisme (à cause de la pollution, des pesticides, de certains médicaments) ces dernières années. Cependant il faut relativiser, cette augmentation n’est pas énorme, et explique bien moins l’explosion de cas d’autisme de ces dernières années, que les différents points que j’ai abordé précédemment.
      Oui l’explosion des cas d’autisme est énorme, non il ne s’agit pas d’une mode ou d’une nouvelle lubie diagnostique.

    • tf1Groupie 28 octobre 2016 12:54

      @guld

      Je vous trouve très affirmatif et pas très convaincant .

      Vous avez lu ce qu’on dit en ce moment sur la « mode du cholosterol » ?


    • guld 28 octobre 2016 16:04

      @tf1Groupie
      Je comprends bien, je ne fais que recracher les résultats d’études scientifiques et d’études statistiques. Si ces dernières étaient prévues pour être convaincantes, ça se saurait^^ 

      Mais bon, vu votre réponse je crois qu’il est inutile d’essayer de lutter, puisque apparemment vous préférez accorder plus de crédits à des « on dit » et des effets de mode...





    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 18:19

      @tf1Groupie

      En 1994, déjà :

      « L’autisme n’existe pas - Geneviève LLoret »


    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 18:36

      @tf1Groupie :

      « En 1993 »

      « Geneviève Lloret »


    • Tsaag Valren Tsaag Valren 26 octobre 2016 18:02

      @tf1Groupie
      J’ignore si d’autres personnes souffrent d’autisme, mais personnellement je ne souffre pas de mon autisme. Ce dont je souffre, ou ai souffert, c’est d’hypersensibilités sensorielles, de problèmes de sommeil (désormais résolus), de sélectivité et d’addictions alimentaires (tous trois des comorbidités de l’autisme), et avant tout de l’exclusion sociale. Y compris par des remarques blessantes reçues dans des bibliothèques universitaires à cause de mon habitude de tourner autour des meubles.


      Il n’y a rien d’étranges au fait que le nombre de reconnaissances de diag’ d’autisme ait augmenté ces dernières années, je l’explique dans l’article. Les diagnostics de psychoses infantiles ont assez vécu. Il est plus que temps que la France s’aligne sur les classifications internationales.

      A titre personnel, quatre heures de discussions totalement gratuites avec une neuroscientifique m’ont aidée bien plus que de payer différents « psys » pendant des années. 

      • tf1Groupie 26 octobre 2016 18:30

        @Tsaag Valren

        Merci pour cette réponse.
        J’ai utilisé l’expression « souffrir de » au sens « être affecté de ».
        ceci dit, vous ne souffrez pas de l’autisme mais de ses conséquences, donc ce n’est pas très différent.

        Je n’ai pas dit que les diagnostics ont augmenté, j’ai dit qu’ils avaient « explosé » ; il faudrait que je retrouve les chiffres que j’avais vus et qui étaient assez impressionants.

        Je pense que l’on a sur-diagnostiqué les cas d’autismes ces dernières années, comme l’on a sur-diagnostiqué les troubles de la concentration ou encore la dyslexie, probablement en raison « d’effets de mode » qui ne sont pas rares dans le monde médical et paramédical.

        D’ailleurs je ne sais pas qui est apte ou crédible pour diagnostiquer l’autisme ?


      • chunnly67 26 octobre 2016 19:16

        @tf1Groupie Je doute fort d’un effet de mode,car voyez-vous,très nombreux sont les anciennes générations de « fous » ,« dysharmoniques »ou « psychotiques » a avoir passé leur vie dans ce qu’on appelait autrefois des asiles et aujourd’hui des HP.... Selon un rapport IGAS ,plus de 60% des adultes qui croupissent en HP seraient des autistes mal ou pas diagnostiqués. La science a fait d’énormes progrès et ce sont ces progrès qui permettent de mieux diagnostiquer de nos jours... 


      • tf1Groupie 26 octobre 2016 20:22

        @chunnly67

        Votre argument n’est pas très convaincant, surtout le « seraient des autistes ».

        j’espère que vous ne contestez pas qu’en médecine, comme dans d’autres disciplines, il y a des « effets de mode », c’est-à-dire des courants de pensée temporairement dominants.

        Ainsi on a eu la mode « le cholosterol c’est mauvais », la mode du tout antibiotique, et depuis quelque temps la mode des handicaps psychologiques, avec notamment l’inflation des cas de troubles des apprentissages.

        Le débat sur l’autisme aujourd’hui est très « tendance » et je me pose des questions sur l’explosion soudaine des diagnostics de cas d’autisme, sachant qu’il n’y a aujourd’hui pas de définition très claire de l’autisme, et que des symptômes autistiques ne caractérisent pas l’autisme.
        C’est pour cela que l’on parle de spectre autistique.

        Le problème qui est d’ailleurs sous-jacent à l’article c’est que la confusion risque de nuire aux recherches sur l’autisme.


      • Tsaag Valren Tsaag Valren 26 octobre 2016 22:35

        @tf1Groupie
        Il y a aujourd’hui des classifications internationales, le DSM-5 et bientôt la CIM-11, qui décrivent l’autisme comme un spectre caractérisé par un certain nombre de particularités : stéréotypies, incompréhension des codes sociaux, troubles du langage, troubles de la coordination motrice, hypersensibilités sensorielles et anxiété, entre autres. Ce n’est pas l’un de ces critères pris isolément qui permet de déterminer que quelqu’un est autiste, mais l’addition de plusieurs d’entre eux. Pour ma part, je n’ai pas de troubles du langage et j’écris à peu près correctement. A cause de cela, les personnes qui ne voient de moi qu’une expression derrière un écran me dénient le droit de parler de l’autisme. 


        Vous êtes libre de penser qu’il y a un effet de mode en faveur de l’autisme, je suis libre de penser que le problème vient, comme l’a très justement dit Laurent Mottron, de la CFTMEA, cette classification française obsolète depuis 50 ans, à laquelle certains professionnels de santé français continuent de se référer en matière d’autisme comme au St Graal, en ignorant les publications internationales. Le syndrome d’Asperger n’y a été individualisé qu’en l’an 2000, alors qu’il l’a été une dizaine d’années auparavant dans les classifications internationales. 

        Les professionnels de santé qui acceptent de se tenir à jour et d’avancer avec les connaissances médicales internationales ont tout mon respect. 

      • Abcdefg (---.---.69.73) 26 octobre 2016 23:16

        @tf1Groupie l évolution vers une société moderne fait apparaître au fil du temps des franges de plus en plus minoritaire s de la société. Avant 36 la notion de vacances pour les masses étaient impensable, puis le droit de vote pour 51% de la population ( y a un peu plus de naissances féminines que masculines), puis on ce soucis de l humanité avant la majorité et la pédophilie apparaît (avant y avait pas de MODE pédophile) puis on ce soucie des sexualité s minoritaires (ce les rosbif s dernièrement peut être n est ce pas une maladie sauf dans les toilettes publics, alors qu on sait que génétiquement si un homme a un majeur d une longueur proche de l annulaire il a de forte disposition a être gay, sauf en France ou ce serait un choix) , puis on s occupe des handicap s, des malades, des fous ( les sans-abri s seraient plus majoritairement s prédisposé a des troubles psychique, c est pas juste une Mode de s intéresser a eux, les loosers), puis les dyslexiques ne sont pzs feneants ( mais aurait des troubles de la proprioceptions ) puis vient les surdoués (2% a plus de 130 de Qi mais cela continu il a des 1% des 0 ,1%) puis on s occupe des autiste s et encore une fois c est le drame, comme pour les congés payé s, les poilus allaient a la mort sans cesm soucier des vacances... C est quoi cette nouvelle mode ?


      • N (---.---.93.87) 27 octobre 2016 00:18

        @Tsaag Valren

        Merci Tsaag Valren pour cet article. Ça fait du bien.

        Pour répondre au commentaire précédent concernant l’autisme et son effet de mode.... je doute qu’un effet de mode soit censé faire souffrir de la naissance à la mort..... Les percussions africaines ont été un effet de mode.... par exemple....Mais on s’en sort très bien et ça ne fait pas souffrir :D
        Récemment, une étude a montré que le taux de suicide chez les Asperger étaient très très anormalement élevéS... preuve que ça doit pas être si cool que ça..... :P . La souffrance, pour beaucoup, nous la gardons bien enfouie, bien cachée.
        Je n’ai appris qu’à 32 ans également que j’avais le syndrome d’Asperger.... Avant ça, je ne me suis jamais considérée comme normale.... Je savais que j’avais quelque chose mais je ne pouvais mettre un nom dessus. Je n’ose pas encore dire aujourd’hui à quel point ça m’a torturé, toute mon enfance, et jusqu’à aujourd’hui, sans que mon entourage ne s’en rende compte. Je me tais pour ne pas choquer, et je garde un grand sourire collé au visage, pour « faire plaisir ». Mais il est vrai que quand j’entends parler de ’faux autistes’ et d’effet de mode, j’ai juste envie de hurler.... Le plus terrible, c’est que les comportements typiquement autistiques ne sont invisibles QUE pour les autres.... Je voudrais vraiment que les personnes qui doutent puissent venir voir ce qu’il en est lorsque l’on est seul. Je pense être irréprochable à l’extérieur.... Mais j’y passe très peu de temps justement. Chez moi, c’est une autre histoire..... Je ne m’étalerai pas là dessus.... 
        Certaines personnes refusent d’envisager que d’autres puissent avoir des difficultés terribles à faire des choses qu’elles parviennent à faire. Des choses ridicules la plupart du temps d’ailleurs. Plus ça semble facile, plus c’est compliqué en réalité. Ça me rend malade, vraiment. Si je réfléchissais de la même façon, je serais tentée de dire à un handicapé en chaise roulante de faire un petit effort et de se lever, parce qu’après tout, c’est facile non ? Moi j’y arrive.....
        Je pense être quasiment indétectable et donc potentiellement visée par les doutes que peuvent avoir certaines personnes..... J’ai remarqué que celles qui se permettent de remettre en doute mon diagnostic sont celles qui me croisent quelques minutes chaque semaine.... Après tout, c’est plus simple de considérer que tel ou tel est fainéant, impoli, prétentieux, idiot, au mieux bizarre ou original... Ce n’est pas valable que pour l’autisme d’ailleurs. Je le vois avec les Dys également. J’entends régulièrement que s’ils ne sont pas capables de faire « comme » les autres, c’est qu’ils devraient abandonner..... Je sais que sans diagnostic, j’aurais fini mes jours internée... Rien ne dit d’ailleurs que ça ne finira pas ainsi.Et je ne suis pas un « cas » isolé. Beaucoup d’Asperger ont malheureusement vécu ce genre de choses. Depuis toute petite, j’ai la sensation que ce monde n’est pas le mien. Les autres m’effraient. Je ne les comprends pas. Leur incompréhension et leur manque d’empathie me torture. 
        Mettre un nom sur ce mal être incommensurable qui m’a rongée toute ma vie, rend les choses un peu plus faciles.... Et pourtant, j’ai l’impression que c’est trop demander.... 

      • tf1Groupie 27 octobre 2016 10:24

        @N

        Je précise mon commentaire que vous avez mal compris : je n’ai pas dit que « c’était cool d’être d’autiste », j’ai envisagé qu’il y avait un « effet moutonnier » dans les diagnostics de cette pathologie.

        La problématique de l’autisme étant beaucoup plus médiatisée depuis quelques années, il est possible que cela influe sur le regard des médecins et même du reste de la société. Cela rend donc difficile de faire la part des choses ce qui peut être préjudiciable à ceux qui sont réellement affectés.

        Je ne pense pas que vous puissiez généraliser votre cas qui apparemment est indétectable.
        J’ai eu l’an dernier un élève qui avait été diagnostiqué Asperger et on remarquait tout de suite son comportement très atypique (les autres élèves notamment).

        Débattre d’un tel sujet est forcément délicat et si l’on se braque rapidement sur telle ou telle remarque alors ça va être difficile d’avancer : on restera dans le non-dit.


      • Gasty Gasty 27 octobre 2016 11:06

        @N

        Après tout, c’est plus simple de considérer que tel ou tel est fainéant, impoli, prétentieux, idiot, au mieux bizarre ou original...

        Je ne sais pas lorsque vous dites cela si vous parlez seulement d’un personnel médical ou si c’est un ressenti plus général car ces mots sont généralement utilisé par des personnes commune à l’encontre d’autre personnes censé leur ressembler dans la vie courante. Et vous nous dites « sans que mon entourage ne s’en rende compte »,« Je pense être quasiment indétectable et donc potentiellement visée par les doutes que peuvent avoir certaines personnes ». Mais comment voulez-vous qu’une personne comme moi diagnostique en quelques minutes un problème chez vous ? A moins d’avoir un indice qui puisse l’orienter, comme un fauteuil roulant ou une canne blanche.
        Je croise probablement des personnes qui ont des problèmes de santé sans que je m’en aperçoive. 


      • Carlin69 (---.---.193.130) 27 octobre 2016 11:13

        @tf1Groupie

        Certe les chiffres ont explosé mais comme tout autre maladie, handicap, syndrome .... à partir du moment où les efforts sont mis pour améliorer le dépistages on diagnostique mieux. . Ce terme d’effet de mode est déplorable. L’emploie t’on dans l’amélioration du dépistage du cancer. Votre raisonnement me choque. Savez vous ce qu’est vivre avec l’autisme au quotidien. Croyez vous que les familles concernées puissent espérer que leurs enfants soient autistes. Connaissez vous les douleurs que cela engendre.


      • tf1Groupie 27 octobre 2016 15:37

        @Carlin69

        Déjà comparer un trouble psychique avec une maladie comme le cancer c’est plutôt inapproprié : vous connaissez un test de dépistage chimique ou physique pour l’autisme ?

        Ce que je trouve « drole » c’est qu’ici on souligne que la psychiatrie est loin d’être une science exacte et fait souvent des retours en arrière, Mais, soudainement concernant l’autisme cette discipline est devenue parfaite et d’une remarquable efficacité , bref ne doit plus être sujette à incertitude ...

        Oui je suis conscient des douleurs qu’entraîne le fait d’avoir un enfant autiste pour en avoir fréquenté un de très pendant un an et pour avoir lu nombre de témoignages, ici notamment. Cependant je trouve très désagréable ce discours culpabilisateur qui a pour conséquence de limiter voire interdire le débat.


      • N (---.---.62.254) 27 octobre 2016 18:38

        @Gasty En fait, c’est un ressenti général. C’est ce que j’ai ressenti et entendu aussi depuis petite. J’ai fini par me répéter que je devais certainement l’être puisque c’est ce que pensait les autres, notamment fainéante et prétentieuse:P. C’est rassurant justement que vous disiez que vous ne pourrez pas remarquer en quelques minutes si telle ou telle personne souffre de quelque chose. Ce qui est violent, c’est d’être jugé par des personnes qui ne nous connaissent pas, ou très peu et qui vont refuser avec force et conviction le fait que l’on souffre de ceci ou cela. Et je réalise que ce sont ces personnes là qui se permettent de le faire. En fait, (je ne sais pas si je m’exprime clairement), je voulais dire que certaines personnes se permettent de juger et contredire aussi le diagnostic. C’est quelque chose de terriblement violent. Heureusement, la plupart sont bienveillants et compréhensifs.

        On croise tous des personnes qui ont des problèmes de santé sans que l’on s’en aperçoive, c’est normal, mais ce qui me semble extrêmement important, c’est de ne pas les contredire lorsqu’ils expriment le besoin de nous en faire part. En fait, mon commentaire parlait des personnes qui n’acceptent pas que l’on puisse souffrir de quelque chose « d’invisible ». La plupart des gens que je croisent ne savent rien par rapport au fait que je souffre du Syndrome d’Asperger, et ne le sauront jamais. Je n’attends pas du tout d’eux qu’ils le devinent ; juste de la compréhension lorsque je juge nécessaire de le dire.
        (Gasty, mon commentaire souffre d’une syntaxe douteuse.... la journée a été rude. J’espère que vous verrez à peu près ce que veux dire ;) 

      • N (---.---.62.254) 27 octobre 2016 19:11

        @tf1Groupie

        En effet, j’ai eu le doute, mais le message était posté, c’était trop tard pour revenir en arrière:D
        Ceci dit, depuis l’année dernière, j’ai déjà eu plusieurs fois le coup du « c’est cool » ou « c’est la mode en ce moment ». Mon commentaire n’est donc pas totalement perdu.
        Je ne veux vraiment pas généraliser mon cas ; c’est juste mon ressenti. Je suis passée par des moments terriblement difficiles parce ce que je ne pouvais pas mettre de nom sur ce que j’avais. Il y a 25 -30 ans, le Syndrome d’Asperger était quasiment inconnu en France. Mon médecin avait bien pensé à l’autisme mais je parlais....il a donc vite abandonné l’idée. Savoir enfin et pouvoir mettre un nom sur ce dont je souffre est une bénédiction. C’est pour ça que j’ai tendance à me braquer lorsque j’entends que le syndrome d’Asperger est une sorte d’invention et qu’il y a de faux autistes.... ou que non, puisque j’ai l’air normale, c’est que je le suis ( je ne dis pas du tout que c’est ce que vous pensez ni ce que vous avez dit, c’est juste une généralité).
        Je ne suis pas étonnée que le comportement de votre élève ait été plus marqué. Pour beaucoup, les comportements atypiques sont de plus en plus contrôlés avec le temps, ce qui n’est pas forcément une bénédiction, mis à part pour l’intégration. J’ai très vite compris que je ne devais pas me balancer, que je devais regarder dans les yeux, ne pas me taper la tête au mur ni m’automutiler, et aussi qu’il ne servait à rien de « rire intérieurement », qu’il fallait que cela se voit :D etc, du moins, en public. Il m’a fallu des années pour parvenir à contenir certains comportements. Je comprends seulement maintenant que je suis allée trop loin et que tous ces efforts ont été dévastateurs. Reste à trouver un juste milieu désormais. 
        Du coup, il est vrai que lorsque j’entends que j’ai l’air normale et que je dois certainement être en plein délire quand je dis que je souffre du syndrome d’Asperger, je me dis que non seulement camoufler mes comportements m’a coûté bien trop d’énergie, à tel point que je ne sors quasiment plus, et qu’en plus, je souffre le martyre lorsque quelqu’un me dit que je n’ai pas l’air autiste..... Je me suis mise toute seule dans une sorte d’impasse. 
        Maintenant, il est vrai qu’il existe plusieurs formes d’autisme, plus ou moins visibles. Pour moi, mais cela n’engage vraiment que moi, le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme. J’ai l’impression qu’il n’a de léger que le fait qu’il se remarque moins. D’ailleurs, des années avant que je n’en entende parler, je m’étais dit que je devais forcément être une autiste qui par une sorte de « miracle » était parvenue à « s’en sortir ». Alors quand je dis en sortir, je veux dire que j’étais parvenue à aller vers les autres, et communiquer. Lorsque je suis prise de sortes de crises incontrôlables, j’ai toujours la sensation qu’il n’y a plus de différence entre les différents types d’autismes. Je me retrouve totalement prisonnière de mon corps, incapable de raisonner, d’établir le moindre contact avec qui que ce soit. Mon existence n’est plus qu’intérieure ; ma souffrance devrais-je dire. 
        (Mon commentaire part dans tous les sens..... j’espère être claire et ne pas donner l’impression d’être en colère ou méprisante, ce n’est vraiment pas mon intention. J’ai juste besoin que les gens comprennent à quel point c’est difficile. Difficile parce que je voudrais vraiment être capable de vivre comme tout le monde et que malheureusement, mon corps me rappelle toujours que c’est impossible. 




























      • Gasty Gasty 27 octobre 2016 19:24

        @N

        J’ai bien lu votre commentaire, merci smiley.


      • JPEG4577 (---.---.7.174) 27 octobre 2016 21:08

        @tf1Groupie « Déjà comparer un trouble psychique avec une maladie comme le cancer c’est plutôt inapproprié : vous connaissez un test de dépistage chimique ou physique pour l’autisme ? » L’IRM montre des aires prédominantes que nous ne trouvons pas dans les fonctionnements types, il y a beaucoup de réponses atypiques et ces echelles sont objectives . Après libre à vous de ne pas y croire.

        La psychiatrie en est à ses balbutiements, maintenant c’est je trouve les diagnostics les mieux posés au regard de bien d’autres troubles du DSM (bipolarité/borderline etc)


      • tf1Groupie 27 octobre 2016 22:26

        @JPEG4577

        Vous êtes sérieux ?

        Si un test par IRM suffisait à diagnostiquer l’autisme avec quasi-certitude vous ne croyez pas qu’il y aurait beaucoup moins de débats et de tentatives pour décrire les caractéristiques de ce trouble ?

        Mais si vous êtes si sur de vous vous avez certainement des liens à nous fournir qui décrivent ce mode de diagnostic.


      • tf1Groupie 27 octobre 2016 22:38

        @N

        Au final si je vous lis correctement c’est assez nettement visible chez vous, même si vous faites des efforts pour lisser votre comportement.

        Vous dites « mettre un nom » sur ce dont vous souffrez. Mais justement des fois on met un nom sur un trouble pas forcément parce que ce « nom » est vrai, mais tout simplement parce que le fait de mettre un nom sur une difficulté fait du bien. Cela ressemble à un effet placebo.

        J’ai déjà vu ce type de « dérive » pour d’autres problèmes du comportement en milieu scolaire.
        Les psys ou orthophonistes face à un trouble inexpliqué mettent un nom qui est parfois mensonger mais qui, à défaut de mieux, apporte un début de soulagement.
        Le problème c’est que cela fausse les études épidémiologiques.

        Et je pense que il y a de tels excès dans le cas de l’autisme : on va baptiser « autiste » quelqu’un a besoin d’une réponse. Et puis cela satisfera le praticien qui sera convaincu d’avoir « trouvé ».
        Après est-ce qu’il y a réellement autisme ?

        C’est cela que j’appelle « effet de mode » ; je suis d’accord que c’est une expression déplaisante mais je n’ai pas trouvé mieux.
        Je m’en excuse si vous l’avez mal pris.


      • doctorix, complotiste doctorix 27 octobre 2016 23:34

        @Abcdefg

        Je ne connais pas grand-chose à l’autisme, m’étant plus interessé à ses causes qu’à sa clinique.
        Mais en passant, je relève une bourde :
        ( y a un peu plus de naissances féminines que masculines).


      • tf1Groupie 27 octobre 2016 23:37

        @doctorix

        Merci pour la consultation !

        Vous prenez combien Docteur ?


      • abcd 28 octobre 2016 00:03

        @doctorix Oui vous avez raison, au moins vous vous basé sur vos recherche, ma mémoire m a joué un tour, j était sur que le sexratio était inverse. Merci


      • N (---.---.186.241) 28 octobre 2016 00:31

        @tf1Groupie

        @tf1Groupie

        Je ne pense pas que les personnes qui font passer les diagnostics donnent un diagnostic d’autisme pour donner une réponse, un peu comme par pitié. Ce serait ridicule et pour eux et pour la personne concernée. Personnellement, j’ai toujours été très lucide sur mes difficultés et ce nom qui a été mis sur mes difficultés cadre totalement avec ce que je vis. Je n’attendais pas de la pitié et une réponse qui me fasse « plaisir » ; juste leur avis, et quel qu’il soit, j’aurais fait avec, puisque j’ai fait ainsi pendant 30 ans. Je n’espérais plus rien d’ailleurs, c’est enfant que j’aurais eu besoin de savoir. J’ai passé des nuits et des nuits à me répéter inlassablement que j’étais handicapée... pendant des années. Personne ne me l’avait jamais dit, mais je le voyais et le ressentais quand je regardais les autres. Quand je n’étais pas obsédée par les cailloux dans la cour, je me perdais dans la notion d’infini. Je ne comprenais pas ce que faisaient les autres enfants, je ne m’intéressais pas à leurs jeux ; d’ailleurs, au début de ma scolarité, je n’avais même pas conscience de leur présence. 

        C’est le hasard qui a fait que j’ai entendu parler du syndrome d’Asperger très récemment. J’ai fait confiance aux personnes spécialisées dans ce domaine et je pense que j’ai eu raison. Beaucoup de personnes ne recevant pas le diagnostic d’autisme reçoivent des pistes à étudier à la place. Je parle d’un diagnostic au CRA, qui ne repose donc pas sur l’avis d’une unique personne mais d’une équipe vraiment spécialisée dans ce domaine. Et le diagnostic se fait sur une multitude de symptômes. Il ne suffit pas de correspondre à quelques critères. Bon nombre des symptômes sont très lourds à porter. Jusqu’à mes 22 ans, je me suis demandé tous les jours comment mon cœur pouvait continuer de battre et que s’il avait la moindre décence, il s’arrêterait de lui même. Je n’ai pas la sensation de vivre, mais juste de survivre, pour ’faire plaisir’ à mes proches. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais laissé tombé il y a bien longtemps et fait une croix sur des années de migraines terribles, de crises de tétanie à répétition, d’automutilation, de torture psychologique auto-infligée pour « cadrer » à ce que l’on attend de moi. Et pas même le droit à ce qui me semble naturel chez les autres. Je suis totalement étrangère à la notion de l’amour par exemple, qui semble pourtant être une préoccupation importante dans la population... (je ne parle que de mon expérience personnelle, car j’ose espérer que d’autres s’en sortent mieux que moi, et je pense que c’est le cas heureusement) C’est pour ça que j’ai tendance à réagir très mal lorsque je peux entendre quelquefois que le diagnostic ne sert à rien, que ça ne changera rien et que c’est peut être même un nom donné à quelque chose qui n’existe pas :( C’est extrêmement violent à entendre. 
        Enfin, pour être touchée par le syndrome d’Asperger, je vais me permettre de dire (mais ça n’engage que moi) que ça me semble réellement être une forme d’autisme. Mes comportements lorsque je suis isolée sont proches de ce que les gens imaginent lorsqu’ils pensent aux autistes « typiques ». Mon apparence de normalité ne tient pas longtemps, pas à grand chose non plus, et ne reste qu’une apparence. 

        Je crois bien avoir été un peu blessée par quelque chose ;) , mais il faut que je travaille là dessus de toute façon. Et puis, si je n’y parviens pas, à l’avenir, je tenterai de fermer les yeux lorsque je tomberai sur un article qui mentionne le terme de « faux autiste ». ;) 

      • tf1Groupie 28 octobre 2016 00:57

        @N

        Il ne s’agit pas spécialement de pitié.

        ça peut être tout simplement l’absence de réponse de la part du praticien
        de l’incompétence,
        du lobbying
        de la tendance du moment
        des gourous de tel bord.

        L’absence de réponses est quelque chose qu’il faut savoir affronter, ce qui ne veut pas dire arrêter de chercher.
        Mais les fausses réponses sont pour moi les plus mauvaises.

        Aujourd’hui l’Education Nationale est bouffée par les faux cas à problèmes.
        Et vous savez comment c’est dans l’administration, y a des plafonds budgétaires à ne pas dépasser ; quand le plafond est atteint on arrête de prendre les gens en charge.

        Les faux « malades » punissent les vrais.


      • guld 28 octobre 2016 16:08

        @tf1Groupie
        Comment ça il n’y a pas définition très claire de l’autisme ? Quand je tape « autisme » dans google scholar j’ai 90400 résultats. Si avec autant de publications vous n’arrivez pas vous faire une idée très claire de l’autisme alors on ne peut pas faire grand chose pour vous !

        Renseignez-vous !

      • tf1Groupie 28 octobre 2016 21:40

        @guld

        Pour vous la qualité d’une définition dépend du nombre d’occurrences de google ??

        Tapez « reptiliens » pour voir ...


      • guld 29 octobre 2016 08:15

        @tf1Groupie
        Oui en effet, la qualité d’une définition peut dépendre des occurrences de google, il faut savoir chercher... 


        Je tape « autisme » dans google scholar j’ai 90 000 résultats, essentiellement des ouvrages écrits par des thérapeutes et des chercheurs. 
        Je tape « reptiliens » dans le même google scholar, je n’ai que 5000 résultats, la moitié sont des romans ou des théories du complot, l’autre moitié est composée d’ouvrages scientifique en référence au cerveau reptilien ou aux reptiles, donc pas grand chose à voir avec les « reptiliens »...

        Si vous vouliez réellement vous faire une définition claire de l’autisme il suffisait de vous en donner la peine... Mais bon c’était peut être trop compliqué... Et puis de toute manière si vous étiez tombé sur un site sérieux, m’étonnerait que vous lui auriez accordé quelconque crédit, puisque les informations que les sites sérieux véhiculent ne sont pas basées sur des « on dit » et des effets de mode smiley

      • tf1Groupie 29 octobre 2016 13:22

        @guld

        A part l’attaque ad-hominem vous avez quoi ?
        Je ne suis pas là pour vous apporter des preuves que je me suis donné la peine de creuser le sujet.

        Si, en ce moment, au vu de tous, les débats font rage entre thérapeutes et chercheurs sur la définition de l’autisme c’est juste parce que ces spécialistes ne savent pas lire Google scholar ??


      • tf1Groupie 29 octobre 2016 13:24

        Mais il y avait une façon simple de soutenir vos arguments : me donner cette définition « simple » de l’autisme que bizarrement vous n’avez pas souhaité proposer ici .


      • legrind legrind 29 octobre 2016 14:26

        @tf1Groupie
        Merci d’apporter une contradiction intelligente, je m’interroge aussi sur ce coup de geule, il y’a eu beaucoup d’injustice par rapport aux autistes, leurs parents spécialement la mère mais maintenant j’ai l’impression qu’on ne peut plus discuter, il y’a ceux qui savent et sont dans le Bien et les autres...


      • guld 29 octobre 2016 16:26

        @tf1Groupie

        Ne changez pas les mots en cours de route, vous avez demandé une définition « claire » de l’autisme, et non pas une définition « simple ». Il n’y a pas de définition simple de l’autisme, c’est un handicap complexe.

        J’ai lu vos différentes interventions sur cet article, et j’y ai vu que vous êtes enseignant. Vous avez donc un bon niveau d’étude normalement... 
        Je ne comprends pas pourquoi ce serait à moi de vous donner une définition claire de l’autisme, je ne vous dois rien, je ne suis pas à votre service, et j’ai autre chose à faire de mon temps que d’aller vous chercher une définition de l’autisme. Vous n’êtes pas assez grand pour le faire tout seul ? Vous tapez « autisme » dans un moteur de recherche et le tour est joué. C’est trop compliqué ? 

        Vous notez à juste titre que le débat fait rage entre thérapeutes et chercheurs sur la définition de l’autisme. En lisant ça je me dis que j’ai bien fait de ne pas me fatiguer à vous chercher une définition, de toute manière vous auriez pu me taxer d’être d’un côté ou de l’autre. 

        Si justement le débat fait rage c’est à vous de vous faire votre propre opinion, pour ne pas vous faire manipuler par l’un ou l’autre des 2 camps. 
        Pourquoi attendre que l’on vous offre l’information sur un plateau ? Vous contentez-vous d’observer les choses en attendant d’être plus convaincu par telle ou telle définition, comme si votre adhésion à un discours dépendait de sa capacité à vous manipuler (pardon, convaincre...) mieux qu’un autre ?

        Pourquoi venir chercher dans les commentaires à un article des réponses à vos questions ? Vu le temps que vous avez passé à entretenir des débats inutiles sur ce site, vous auriez déjà les réponses à vos questions si ce temps vous l’aviez consacré à quelques recherches sur internet. Votre attitude vis à vis de l’information est passive, soyez actif. 

        Adoptez une attitude responsable vis à vis de l’acquisition de votre savoir. Allez chercher l’information là où elle se trouve, à portée de votre souris, et faites-vous votre opinion, n’attendez pas qu’on vous en fasse une à votre place. Avec le niveau d’étude qui est le votre, c’est largement à votre portée.

        Oui mes réponses à vos commentaires sont des attaques ad hominem. Comme vous j’ai été enseignant, en collège, et comme vous (enfin je suppose) j’ai eu à coeur d’enseigner à mes élèves comment se faire leur propre opinion, aller chercher une information correcte, etc. D’arrêter d’être dans une démarche de consommateur, et penser à devenir acteur ! Pas vous ?
        Franchement voir que même un enseignant n’est pas capable d’adopter lui aussi cette attitude alors qu’il est censé l’inculquer à ses élèves, ça me désole !

      • tf1Groupie 30 octobre 2016 14:22

        @guld

        Quand on se défoule avec autant d’énergie sur son interlocuteur, c’est qu’on n’est pas vraiment à l’aise dans ses baskets.

        Pour les leçons de morale je ne suis pas intéressé, merci !

        Si vous reconnaissez que le débat fait rage entre spécialistes, c’est que la question (de la définition de l’autisme) n’est pas tranchée et qu’elle est difficile à trancher, c’est une évidence, non ?


      • guld 31 octobre 2016 13:06

        @tf1Groupie
        Merci pour cet amalgame douteux.


        Non ce n’est pas une évidence. La question de la définition de l’autisme ça fait des années qu’elle est tranchée dans d’autres pays, en Allemagne, au Canada, aux Pays-Bas, dans la plupart des pays en fait. Sauf en France où la psychiatrie a été trustée pendant des années par des psychanalystes qui ont une autre définition de l’autisme. Voila pourquoi le débat fait rage dans notre pays.



      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 15:29

        @guld

        Non c’est exactement l’inverse : c’est ce que les médecins psychiatres croyaient être « la psychanalyse » qui a été « récupérée » par eux.

        Lisez les lettres échangées entre Freud et Bleuler, entre Freud et Jung, entre Freud et Abraham, etc. et vous comprendrez cette fatale erreur que vous êtes loin d’être le seul à commettre encore.

        Références biblio de ces échanges épistolaires listés dans : « De quoi autisme est-il le nom ? »


      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 15:32

        @Bruno Jean PALARD

        « listées »


      • Paul Leleu 1er novembre 2016 15:34

        @tf1Groupie

        bruit, polluants, pression à la performance intellectuelle, mutations socio-economiques ...

        les moyens de détection augmentent...

        les raisons de voir ses ’’failles’’ mises à jour aussi... quand le peloton accélère, les ’’défaillances’’ se multiplient !

        sans compter que l’etat sanitaire d’une population varie dans le temps... pollution, conditions de travail, qualité et quantité de la nutrition... et aussi qu’il y a un effet cumulatif d’une génération à l’autre concernant certains polluants...

        maintenant, si vous voyagez un peu dans les pays pauvres, vous verrez que l’etat sanitaire de la population n’est pas meilleur... y compris au niveau psychique... simplement ça s’agence différemment dans la visibilité sociale


      • N (---.---.133.183) 26 octobre 2016 18:46

        Quand je réalise que certaines personnes considèrent qu’il y a de « faux autistes », j’ai juste envie de laisser tomber. Pourquoi se torturer chaque jour depuis ma naissance pour tenter de coller tant bien que mal à ce que les autres attendent de moi..... Je sais sourire, marcher plutôt bien quand je me concentre, et j’ai même un travail.... Les efforts que je dois faire chaque jour me rongent et me détruisent.... Seulement, ce dont des efforts dont les autres n’ont absolument pas conscience. Tout ce qui compte, c’est d’avoir l’air normal....Sourire surtout...... Sourire..... Alors ils considèrent que si on a l’air normal, c’est qu’on l’est.... Et ainsi, il faut coller encore plus à leurs attentes..... J’y ai mis toute mon énergie, depuis toujours. Je me demande régulièrement si j’ai eu raison.... Je suis potentiellement capable de faire tout ce que les neurotypiques font..... Mais à quel prix ? Une autodestruction à petit feu, parce qu’on n’a pas le droit d’être différents. 


        • chunnly67 26 octobre 2016 19:11

          C’est déjà terrible de lire et entendre les inepties débitées en permanence par les psykks au sujet des autistes,quand en plus les familles d’autistes en rajoutent une couche en dénigrant « ces aspies qui n’en seraient pas »,on se dit vraiment qu’on a touché le fond en matière de prise en compte de l’autisme...


          • foufouille foufouille 26 octobre 2016 19:21

            un psychanalyste n’a besoin d’aucun diplôme pour exercer. ce qui veut tout dire.


            • Tsaag Valren Tsaag Valren 26 octobre 2016 20:03

              @foufouille Encore plus drôle, nombre d’entre eux redoutent que leurs patients, pardon, les individus qui les paient toutes les semaines, s’informent par eux-mêmes... Et pourtant, si je n’avais pas lu d’autobios comme celle de Josef Schovanec, ni reçu de conseils d’amis eux-mêmes autistes, je n’aurais jamais pensé à l’autisme... 


            • foufouille foufouille 26 octobre 2016 22:22

              @Tsaag Valren
              oui mais chez les psychiatres, tu as pas mal d’abrutis vu que la psychanalyse est enseigné en fac de psychiatrie.


            • Paul Leleu 1er novembre 2016 15:42

              @foufouille

              franchement... il y a un grand nombre d’imbéciles avérés qui sont diplômés de médecine, de l’ENA ou du commerce... la psychanalyse est presque ’’vintage’’ en matière de nullité, de nuisance et de raket....

              de toutes façons les écoles forment des élèves... seule la vie forme des maîtres


            • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 1er novembre 2016 17:19

              @foufouille

              Encore faux.


            • velosolex velosolex 26 octobre 2016 21:57

              Au fond nous sommes peut être bien tous autistes, enfin, plus ou moins. 

              Ca dépend des jours, et des dictionnaires, de ceux qui mettent les étiquettes, de la possibilité que l’on a de les accepter ou de s’y soumettre. 
              Ou alors de les refuser. 
              Moi les deux mots que je préfère dans cette bande, c’est le plus, et le moins, avec nos pauvres vies qui tentent entre ces balancements, de se rassurer, en trouvant des des directions hypothétiques. 
              Le mieux, ce sont les aires de stationnement, où l’on n’envisage plus d’aller nulle part, de ne plus plaire ou déplaire à personne. 
              Gps débranché, la carte dans la boite à gants
              Mieux encore, les parcs nationaux, les plages, où il n’y a plus que les oiseaux et le vent, et où l’on marche en regardant le ciel, la mer, 

              • guld 28 octobre 2016 13:37

                @velosolex
                « Au fond nous sommes peut être bien tous autistes » Bravo ! 

                Est-ce que ça vous viendrait à l’esprit d’aller discuter avec un aveugle et de lui sortir « au fond, on a tous des problèmes de vue... » ? Non, je ne crois pas parce-que vous avez fortement conscience du genre de personne pour laquelle vous passeriez...
                Pour l’autisme c’est pareil, votre phrase est d’un mépris absolu. 
                Votre « autisme » à vous mérite-t-il une allocation de 800€ par mois ? Le mien oui.
                Que savez-vous des souffrances engendrées par les comportements des autres face à vos particularités ? Vous les avez sûrement connues, comme tout le monde, mais comparé aux miennes, c’est probablement peu de choses... 

              • Morgane.M (---.---.12.228) 26 octobre 2016 23:17

                Je suis asperger et je souhaite témoigner à propos de l’autisme . On m’as diagnostiqué en tant qu’asperger à l’âge de 11 ans . Au début l’apprendre a été très difficile pour moi à cause des préjugés qu’il y a autour de l’autisme . L’autisme est bel est réel et a des conséquences physiques , psychologique et sensoriels ( à différents niveaux) pour les personnes qui en « souffre » parce que oui on en souffre de cette « différence » et toute notre vie il a fallut qu’ont se bat pour progresser et s’intégrer . Je suis assez triste de voir que ces personnes comme moi qui se sont battu dès le plus jeune âge pour s’intégrer et avoir une vie dite normale vois leurs efforts critiqués et sous estimé par ceux qui n’ont pas vu leurs combats . Avez vous nos regards en apprenant ce diagnostique ? Imaginez ce que l’on ressent quand ont doit se battre au quotidien face à des préjugés qui nous insère dans des cases sans nous connaître réellement . C’est dur mais ont se bat pour réussir parce qu’on a la volonté et surtout le soutiens de nos amis et nos proches qui sont les témoins de notre combat . Aujourd’hui je suis adulte , j’ai des amis , un travail et des collègues avec qui je m’entend très bien mais avant j’étais timide et presque muette par moment quand j’étais plus jeune .

                Pourtant je me suis battu malgré les difficultés et la tristesses , je craquais par moment et m’effondrai en larme face au poids de ces préjugés difficiles à combattre et j’en suis ressortie fière et souriante . J’aimerais de tout cœur que les autistes et aspergers soit encouragé et aimé pour ce qu’ils sont . L’amour est quelque chose de fabuleux et je souhaite que chaque êtres vivants dans ce monde puisse profiter de la vie et sourire sans peur , dans la joie et l’harmonie avec le reste de son entourage .


                • doctorix, complotiste doctorix 28 octobre 2016 00:02

                  @Morgane.M
                  Je profite de ce qu’il y a beaucoup d’autistes ici pour poser deux questions qui me turlupinent.

                  Avez-vous souffert des troubles digestifs décrits par le Dr Wakefield ?
                  Avez-vous subi le vaccin ROR ?
                  Wakefield a retrouvé du virus vaccinal de la rougeole dans le tube digestif des enfants qu’il a étudiés.
                  Et la fraude du CDC concernant le lien entre ROR et autisme semble patente :
                  Je vois tout le monde s’intéresser au sort des autistes et c’est bien.
                  Plus utile encore serait de déterminer ses causes, si elles sont évitables.
                  En fait, quand j’ai étudié ce sujet, je n’ai vu que des enfants atteints, et j’ignorais ce que devenaient les adultes. Je vois que certains s’en tirent, même si c’est dans la souffrance, et je me réjouis pour eux.
                  Enfin, pour terminer, je voudrais savoir si le film Vaxxed est enfin disponible.
                  Merci à tous.

                • guld 28 octobre 2016 13:45

                  @doctorix
                  Oui l’autisme peut être provoqué par la prise de certains médicaments pendant la grossesse, mais cela reste une faible proportion de tous les cas d’autisme.

                  Non l’autisme ne peut pas être provoqué par un vaccin, car ce handicap est reconnu comme étant présent dès la naissance par les individus qui en sont atteints.
                  Aucune étude n’a pour l’instant scientifiquement démontré que des individus pouvaient développer de l’autisme au cours de leur existence. C’est l’état de la recherche à ce sujet actuellement, peut-être que dans les prochaines années ce sera réfuté, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

                • Rincevent Rincevent 26 octobre 2016 23:42

                  « l’invention américaine ». C’est, en gros chez nous, une méfiance générale des milieux psy vis à vis de toutes les thérapies venues d’outre-atlantique, qui remettent en cause la vision psychanalytique des maladies mentales (thérapies cognitives, etc). Il s’agit bien d’une guéguerre. Il semblerait, qu’en France, on commence seulement à laisser tomber les interprétations d’inspiration psychanalytique (plus ou moins hasardeuses) au profit d’une approche plus scientifique, mais ce n’est pas encore gagné, loin de là.

                  Concernant l’explosion des diagnostics, et pas que pour l’autisme, on peut en faire deux lectures complémentaires. La première : c’était peu ou mal diagnostiqué avant, soit. La deuxième : le marché des antipsychotiques a besoin de s’élargir (avec l’aide du DSM qui multiplie les affections, d’une édition à l’autre). Je crains, qu’à ce rythme, on aille vers une société toxicomaniaque où un problème = une molécule et rien d’autre.


                  • chantecler chantecler 27 octobre 2016 06:31

                    @Rincevent
                    J’ajouterais que les traitements anglo saxons ,sont parfois tout autant discutables ,et ont pu déboucher sur des traitement barbares et scandaleux , par exemple avec les lobotomies ,devenues la panacée , pratiquées à grande échelle jusque dans les années 70 et qui ont été introduites massivement en Europe (RU et Allemagne) .
                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lobotomie
                    Aujourd’hui on en parle moins et pourtant !
                    De nos jours les recherches sont axées sur les neuro sciences et les thérapies comportementales .
                    En ce qui concerne les neuro sciences la démarche est ancienne puisqu’elle découle des origines « génétiques » des maladies mentales .
                    On ne recherche plus certes le gène de la schizophrénie ou du meurtre , mais se focalisent à un niveau beaucoup plus subtile de déséquilibres physico chimiques, et autres ...
                    Avec pour but comme il l’a été mentionné dans le fil la mise sur le marché du psychotrope ad hoc ..


                  • Vraiment ? (---.---.116.239) 27 octobre 2016 00:10

                    Si tous les autistes partageaient les memes codes, ils batiraient leur propre societe, une societe Totalement étrangère aux handicapes sensoriels....


                    • Paul Leleu 1er novembre 2016 15:47

                      @Vraiment ?

                      si c’était aussi simple que cela, l’autisme serait un avantage de la nature...

                      car les gens ayant des troubles de ce genre sont souvent beaucoup plus sages et intéressantes que les normaux.... l’adversité forge des caractères


                    • chantecler chantecler 27 octobre 2016 06:09

                      Bonjour,
                      Je ne partage pas votre opinion .
                      Tout comme en fin de vie il y a des différences , des stades , de démences séniles que l’on regroupe , et amalgame aujourd’hui fautivement en « maladie d’Alzheimer » , il existe des autismes basiques , primaires et des « faux autismes » .
                      La psychanalyse , votre bête noire , n’a rien à voir là dedans .
                      Par contre vos associations d’autistes , ou de parents d’autistes , ont tout à y voir .
                      De plus ce sont des assocs politisées , prosélytes .
                      Dont l’enjeu part de la prise en charge de difficultés ou d’une pathologie issue de ce regroupement disparate et des subventions à obtenir auprès des instances politiques ou sociales .
                      Bref entre un autiste primaire , précoce , profond et un malade Asperger , il y a tout un monde si je puis dire .
                      Il serait largement temps que les pédopsychiatres et les autorités sanitaires et mentales débattent et clarifient les choses, à condition que vous , les associations d’autistes et de parents de, ne les y empêchiez pas .


                      • Tsaag Valren Tsaag Valren 27 octobre 2016 11:59

                        @chantecler Bonjour. 

                        Comme je l’ai dit au début de l’article, les classifications internationales présentent toutes l’autisme comme un spectre, cela est admis et acté aussi bien aux Etats-Unis qu’en Allemagne, en Suède ou au Royaume-Uni. Il n’y a guère qu’en France qu’un petit groupe de « professionnels de santé » souhaitent classer l’Asperger à part (plus quelques personnes autistes qui tiennent à l’étiquette Asperger, ce qui n’est pas mon cas) avec cette idée insultante selon laquelle il s’agirait d’un faux autisme. 

                        Il y a peut-être quelques faux autistes qui « jouent » à faire les autistes, mais ce n’est sûrement pas la majorité. Et il n’y a pas « un monde » entre un autiste dit « de Kanner » et moi. Juste un apprentissage continu.

                        Si vous lisez l’autobio de Temple Grandin, celle de Josef Schovanec, l’histoire du « patient 0 » de Leo Kanner (Donald Triplett), ou encore celle de Jim Sinclair, vous verrez qu’ils avaient tous au départ un profil beaucoup plus lourd. Jim n’a pas parlé avant 12 ans. Grandin a été diag’ avec des dommages cérébraux dès l’âge de 2 ans. Josef Schovanec n’a pas parlé avant l’âge de six ans. Et devinez quoi, ils ont terminé des études supérieures, ils ont appris à parler, mais ils n’en sont pas devenus non-autistes ou « faux » autistes pour autant. Leurs angoisses, leurs hypersensibilités sensorielles, etc, tous ces problèmes restent. 

                        Il serait temps que des soi-disant professionnels de santé prennent en compte le bien-être des autistes adultes, plutôt que la défense de leur corporation et de leur portefeuille (c’est rentable de voir un autiste toutes les semaines, de lui inventer un syndrome de Peter Pan, un syndrome de Munchausen ou une mère castratrice, sans jamais lui dire qu’il est autiste). 
                        Quant à empêcher les personnes autistes d’exprimer leur point de vue en matière de politiques de santé qui les concernent directement, c’est juste... non, rien... 

                      • guld 28 octobre 2016 14:07

                        @chantecler
                        La psychanalyse a au contraire un grand rôle dans cette histoire. Aucune étude scientifique n’a démontré que la psychanalyse était une méthode de soin efficace, elle ne l’est pas plus qu’un placebo. Alors oui, c’est une question de santé publique que d’écarter la psychanalyse de la prise en charge de l’autisme. Elle n’est pas plus apte à prendre en charge des individus avec autisme, que des cancéreux. 

                        Oui les associations pour autistes cherchent à recueillir des subventions, mais c’est le but de chaque association, celles qui militent pour l’égalité des droits, comme celles qui oeuvrent pour organiser une kermesse lors de la fête du village. 
                        Je suis atteint du syndrome Asperger, alors c’est sûr que je n’ai pas autant de difficultés qu’un autiste plus « typique ». Mais à cause de mon autisme j’ai souffert pendant une vingtaine d’années de harcèlement moral. Aujourd’hui je peux travailler, je n’ai plus de problèmes de socialisation (et je suis un cas vraiment rare pour un adulte autiste), mais mon autisme occasionne une fatigabilité telle qu’il me reste, en travaillant, très peu d’énergie pour aller voir mes amis, avoir une vie de famille, ou me divertir en allant au cinéma, par exemple. Comme tout le monde je crois que j’ai droit à une vie normale, malheureusement à cause de mon handicap ce ne sera jamais possible, mais je crois que je suis quand même en droit de réclamer de l’aide, et surtout de la compréhension de la part de la société, ou au minimum que celle-ci ne méprise pas mes difficultés ou m’accuse de me servir de ce prétexte pour grapiller une aide de l’Etat alors que d’autres en auraient « vraiment » besoin. 
                        Si j’ai une jambe en moins il est clair je suis vachement moins handicapé que quelqu’un qui aurait été amputé des 4 membres. Mais je suis handicapé quand même. (enfin je crois...)

                      • Paul Leleu 1er novembre 2016 15:56

                        @guld

                        ne cherchez pas... certains parlent des ’’vrais autistes qui ont vraiment besoin d’aide’’ uniquement pour dissimuler leur haine de la faiblesse (à psychanalyser !!).

                        d’ailleurs beaucoup de gens nous parlent des SDF qu’il faut aider, uniquement pour dezinguer les migrants...

                        je crois que chacun aura compris leur ’’posture morale’’

                        il faut effectivement aider tout le monde, ce qui est largement possible en allant se servir chez les voleurs, les milliardaires et les banquiers ... plutôt que d’opposer les humbles entre eux pour se partager les miettes du grand festin


                      • Dr Destouches vilayat 27 octobre 2016 08:04

                        Rappelons que l’autisme est du aux vaccins contenant du mercure ,de l’Aluminium et en particuiier du ROR


                        1 cas sur 15 000 vers 1970 et 1cas sur 45 en 2016 aux US

                        • velosolex velosolex 27 octobre 2016 10:38

                          @vilayat
                          Les facteurs environnementaux ont c’est vrai beaucoup d’importance. Au Mexique, dans des zones d« épandage des pesticides, il a été montré clairement que la proportion d’enfants autistes, considérable, était en relation, avec ces taches de pollution...

                          Quand j’ai fait mes études d’infirmier, l’autisme était clairement identifiable, et s’apparentait à une psychose infantile profonde, genre » autisme de Kramer"...L’école psychanalytique qui avait fait des ravages mettaient au cause l’éducation...La médecine est le lit des badauds crédules, des apprentis sorciers et des modes
                          Maintenant, les appellations évoluent, sous la pression de la classification américaine, et de la modernité. Les maladies elle mêmes évoluent dans leur étendue, et leur ressenti. Jamais nous n’avons ainsi vu autant de bi-polaires, que depuis quelques années. Appelés autrefois maniaco dépressifs, leur nombre était tout de même bien plus restreint, et là aussi concernait des pathologies flagrantes. Tout le monde maintenant semble tenir à cette appellation, à cette explication scientifique que serait le nom d’une maladie...Ne parlons pas de l’anorexie mentale, qui a vu 
                          une explosion plus au moins hystérique..J’ai vu des familles rassurées parfois de repartir avec le diagnostic de schizophrénie qu’un psychiatre faisait parfois bien rapidement sur un adolescent. Ainsi disaient ils nous savons maintenant ce qu’il a.....


                        • gaijin gaijin 27 octobre 2016 09:29

                          la réalité c’est qu’on ne sait pas ce qu’est l’autisme parce que poser un mot sur des symptômes ne signifie pas savoir .................
                          alors ensuite bien sur selon le point de vue de tel ou tel qui n’en sait pas plus que les autres mais qui a une certaine reconnaissance sociale on va parler de faux autisme, de surdiagnostique etc a coté de ça on entend encore des « psytruc » accuser les mères d’être de mauvaises mères ou on verra des équipes soignantes pratiquer le packing .....
                          c’est vrai qu’il faut se méfier du DSM5 dont l’objectif premier est de vendre des médocs mais s’il y a une explosion de l’autisme ( et il y a bel et bien ) je pense qu’elle a plus de chance d’être due a la survaccination infantile ( surtout aux states ) qu’à un sur diagnostique .............

                          " En fait, je lui avais dit que je prenais mes petits boulots de survie et certaines situations sociales comme un jeu de rôle, en « faisant semblant » d’être une adulte responsable.

                          MDR ça montre bien la vacuité de toute la nosologie « psy » : tous les adultes font ça !
                          simplement ils ne l’avouent jamais ...........
                          toute notre société n’est qu’un immense théatre mais comme personne ne dit la vérité chacun vit dans sa bulle en étant persuadé que les autres sont différents


                          • guld 28 octobre 2016 14:16

                            @gaijin
                            Si si, on sait ce que c’est l’autisme, il suffit de se renseigner un minimum...

                            Quand on pense que l’explosion de l’autisme est dû à une survaccination infantile c’est la preuve qu’on n’y connait rien. Quand on ne sait pas, on se tait.
                            Le DSM5 est en effet un manuel dont l’objectif est de vendre plus de médocs. Mais ce n’est pas tout, il est aussi un outil fabriqué par des intégristes musulmans sionistes dans le but de préparer l’humanité à une prochaine invasion extra-terrestre en la rendant plus servile car lobotomisée par des neuroleptiques !!!! 
                            On ne nous dit pas tout, on nous cache la vérité, attention !!!

                          • BM50 (---.---.16.229) 27 octobre 2016 12:10

                            Les commentaires qui suivent l’article sont consternants d’ignorance pour la plupart, et véhiculent des informations erronées.

                            « L’autisme n’est pas ce que vous croyez. Informez-vous ! » (Julie Dachez alias « Superpépette »).

                            Plusieurs autistes et neuro-atypiques dans ma famille, depuis plus d’un siècle (et peut-être plus mais nous n’avons pas assez d’informations généalogiques), soit bien avant les pesticides et vaccins. Il faut cesser de raconter n’importe quoi ! Pour le moment, les recherches en génétique ont démontré qu’au moins la moitié des cas d’autisme sont d’origine génétique, et pour le reste, les preuves demeurent encore hypothétiques.

                            L’explosion des diagnostics d’autisme est réelle : elle vient du fait que des diagnostics erronés antérieurs ont été invalidés et sont maintenant reconnus comme de l’autisme, et que les critères d’attribution du diagnostic ont été élargis à des formes moins visibles (autistes dits « verbaux » notamment). Et cette « explosion » n’a pas fini d’exploser, du fait que nombre d’adultes, actuellement mal diagnostiqués (une large partie de la population psychiatrique, notamment) seront prochainement « re-diagnostiqués » avec un autisme, comme par exemple beaucoup de « schizophrènes » dont on sait maintenant qu’ils ne l’étaient pas, et sur qui les traitements par neuroleptiques ont eu des effets désastreux. On estime actuellement la prévalence de l’autisme à 1% de la population, soit environ 650000 autistes (diagnostiqués ou non repérés) pour la France. Ce n’est pas une augmentation, mais le fait d’un meilleur dépistage.

                            Quant à l’augmentation du nombre d’adultes qui sollicitent un diagnostic d’autisme, c’est parce qu’ils se sont informés à des sources fiables, notamment celles émanant de la recherche en sciences cognitives et neurosciences, au lieu de se résigner à écouter des sources proto-psychanalytiques qui se complaisent à poser des diagnostics fantaisistes, pour ne pas dire nuisibles.

                            Pour comprendre ce qu’est le syndrome d’Asperger : http://www.syndromedaspergerlewebdoc.fr/ (webdoc réalisé pour le grand public à partir de sources sérieuses et validées).

                            Pour mieux comprendre ce qu’est l’autisme en général : http://www.autisme-france.fr/


                            • BM50 (---.---.16.229) 27 octobre 2016 14:08

                              Ne pas oublier non plus que l’autisme est un spectre, basé sur l’observation de symptômes, allant des formes les plus lourdes, très handicapantes, à des formes (dites) plus légères, aux symptômes discrets (dont notamment le syndrome d’Asperger et les autismes dits « à haut niveau de fonctionnement »). Et dans ces formes les plus légères, la frontière entre l’autisme et la « normalité » est très progressive donc floue et parfois indétectable.

                              Les témoignages d’autistes capables de communiquer sur leurs perceptions convergent pour démontrer qu’intérieurement, le vécu est aussi intense, quelle que soit la visibilité des symptômes (ce n’est pas parce qu’un autiste a l’air normal qu’il est moins autiste qu’un autre qui ne parle pas, car les aptitudes relèvent d’autres facteurs comme la personnalité individuelle, l’éducation, la santé physique, la fatigabilité, les aptitudes intellectuelles, les sources de stress ou de bien être, etc.).

                              Il s’agit essentiellement, à la base, d’une difficulté cérébrale à hiérarchiser les influx sensoriels (avec des distorsions sensorielles : trop ou pas assez, selon les différents sens), avec un impact sur la cognition et le comportement social. Tout le reste n’est que littérature plus ou moins pertinente. Une fois qu’on a compris et intégré cela, la compréhension de l’autisme devient plus claire et cela permet de comprendre que chaque personne autiste (enfant ou adulte) ne manifestera pas (ou pas forcément) les mêmes comportements ni la même personnalité, au même titre que n’importe quelle personne non autiste. Ce ne sont pas des « clones » manifestant tous le même comportement, ils sont aussi diversifiés entre eux que les non autistes. Il y a des caractéristiques neurologiques communes à tous, mais qui se manifestent différemment selon les individus.

                              On peut augurer qu’un jour, l’évolution de la recherche en imagerie cérébrale permettra de diagnostiquer l’autisme sur des données plus objectives que les symptômes apparents. Mais pour le moment, ce sont les seuls critères sur lesquels les médecins peuvent se baser pour établir leurs diagnostics, et c’est effectivement complexe.

                              Certains sont moins handicapés que d’autres, ils sont plus ou moins performants selon les personnes, ont plus ou moins besoin d’aides (voire pas du tout pour les plus autonomes) chez eux ou au travail... c’est une affaire de contexte aussi. Il en va de même pour les sourds, qui peuvent aller de la surdité totale à la surdité légère : cela ne fait pas des sourds légers des imposteurs de la surdité ! Et ce n’est pas non plus une raison pour leur refuser l’aide qu’ils demandent quand ils ressentent le besoin, ni pour leur dénier tout droit à un diagnostic de leur surdité. De même que la surdité n’est pas plus une « mode » que l’autisme/syndrome d’Asperger : c’est juste une réalité. Et les gens qui font des démarches pour obtenir un diagnostic ne le font pas « pour le fun » ni parce que ça fait « hype », mais bien en connaissance de cause, et quand on sait de quel parcours du combattant il s’agit, on ne peut que constater que ce n’est pas pour s’amuser, que c’est le plus souvent une question de survie.

                              Le fait de se savoir autiste quand c’est justifié, permet de comprendre pourquoi et comment on fonctionne, et d’éviter bien des complications personnelles, sanitaires et sociales, dont notamment l’exclusion sociale et l’anticipation des risques de suicide, dont le taux est très élevé chez les autistes. La plupart d’entre eux a dû subir maintes violences scolaires, professionnelles, familiales, conjugales, sexuelles... du fait de leurs difficultés à comprendre les implicites sociaux. Ce n’est pas une mince affaire. Alors minimiser la prévalence de l’autisme est aussi grave que de minimiser la prévalence d’autres troubles aux conséquences funestes.


                            • Tsaag Valren Tsaag Valren 27 octobre 2016 14:35

                              @BM50
                              Mille mercis pour votre commentaire, que j’approuve sans aucune réserve. 


                            • BM50 (---.---.16.229) 27 octobre 2016 14:45

                              Merci surtout à vous, Tsaag Valren !

                              Votre article est sain et nécessaire : il est temps de taper un grand coup et de ne plus se laisser faire. Plus les personnes concernées manifesteront leur volonté d’en finir avec les clichés, et plus on avancera vers plus d’intelligence dans ce vaste bordel composé de fantasmes et de rumeurs infondées sur l’autisme.


                            • doctorix, complotiste doctorix 28 octobre 2016 00:43

                              @BM50

                              Ce n’est pas parce qu’il y a des autistes depuis plusieurs générations dans votre famille que les cas actuels, en expansion explosive, n’ont pas de cause environnementale ou vaccinale. Il s’agit d’ailleurs majoritairement d’autismes régressifs, je crois.
                              Je ne pense pas que les générations précédentes de psychiatres seraient passés à côté d’un syndrome aussi fréquent et aussi parlant sans le reconnaître.
                              C’est un peu curieux : il semble que les autistes (et leur famille) ne veulent absolument pas qu’on découvre une cause identifiable à leur mal.
                              Serait-ce, dans l’hypothèse vaccinale, qu’il est difficile de reconnaître qu’on a fait du mal à son enfant, ou que les parents vous ont fait du mal ?
                              Pas facile de poser ces questions sans passer pour un goujat. Tant pis : puisque je me les pose, je vous les pose aussi.
                              Merci pour votre lien sur l’Asperger, très enrichissant. Je vois aux aspis une qualité qui m’émeut et me ravit : leur incapacité à mentir. Puissions tous devenir aspis, le monde serait meilleur...

                            • stretch (---.---.176.7) 27 octobre 2016 13:49

                              Merci BM50 !

                              Re : « au moins la moitié des cas d’autisme sont d’origine génétique »

                              Les études avec jumelles montrent que c’est autour de 80 - 90% génétique, et donc, que l’environnement en utero joue un rôle minime. Plus, pour les pesticides, il n’y a aucune étude qui montre un lien confirmé, ni étude qui explique un mécanisme possible.

                              Pour les vaccins, mercure etc., les autopsies des personnes autistes confirment ce qu’on sait déjà : qu’on naît autiste.

                              Il faut arrêter de médicaliser une variante neurologique qui n’est ni maladie ni pathologie ni psychose.


                              • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 14:03

                                Bonjour à toutes et à tous,

                                « Autisme » par ci, « autiste » par là... Pfou !

                                Mais au fait :

                                De quoi « autisme » est-il le nom ?

                                Bien à vous toutes et tous,

                                BJP


                                • BM50 (---.---.16.229) 27 octobre 2016 14:25

                                  Certes c’est un sujet auquel il faudra s’attaquer un jour. Mais pour le moment, en l’absence d’autre vocable, on est bien obligé d’employer ce (gros) mot pour se faire comprendre...

                                  Mais il arrivera bien un moment où ce mot péjoratif devra être remplacé par un autre mieux approprié.


                                • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 14:59

                                  @BM50

                                  Suivez le lien que j’ai fourni, svp...

                                  Merci d’avance,

                                  BJP


                                • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 19:34

                                  @BM50

                                  Voici un autre lien qui vous rendra mon article « De quoi autisme est-il le nom ? » intégralement accessible et gratuitement en plus :

                                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-quoi-autisme-est-il-le-nom-185932#forum4710538

                                   smiley


                                • Fisspair 27 octobre 2016 14:14

                                  @ l’auteur...
                                  Vous avez bien raison

                                  • « Les faux autistes sont bien une plaie »

                                  Les premiers à en souffrir sont les véritables....

                                  Mais qui peut faire la différence ?


                                  • marane 27 octobre 2016 14:20

                                    Le débat me parait un peu stérile : la définition de l’autisme a changé au cours des ans, et différemment selon les pays. Les USA, imité par le quasi reste du monde a pris le parti d’élargir la définition pour y faire entrer un grand nombre de personnes, utilisant pour cela une caractérisation permettant d’agglomérer l’ancien autisme décrit par Kanner, et le syndrome décrit par Asperger, la triade décrite par Lorna Wing, principale actrice de la relance du syndrome d’Asperger dans les années 80.
                                    En France, pour décrire ces états, on a utilisé une palette de termes : psychose infantile, dysharmonie d’évolution, etc.
                                    Alors vrai ou faux autisme, ça dépend tout à fait du choix opéré. Car il s’agit d’un choix, d’un choix subjectif, même si il possède une rationalité, choix qui est affaire de conscience, et pas de science, et peut être parfois affaire de majorité d’opinion.
                                    Alors, je ne doute pas que vous soyez autiste selon DSM (IV ou 5), CIM (10 ou 11), et je ne doute pas non plus que cela pusse parfois vous gêner dans votre vie quotidienne, et pas plus que vous ne puissiez scinder cet autisme-DSM5 de vous-même, et pas davantage que ce diagnostic vous soulage, vous indiquant en particulier que vous n’êtes pas seule dans votre style de personne. En ceci, je ne partage certainement pas la stigmatisation du « communautarisme », qui peut être entraide et soulagement. Las, Hochmann reste français, trop français, et devrait bien s’inspirer de l’usage étranger, et en particulier américain des « communautés ». Et il ne devrait pas manquer de vous entendre sur ce point
                                    Alors, vrai ou faux autisme ? It’s up to you....
                                    Sauf que, pour le coup, on finit par oublier les autres autistes moins bien lotis peut être, qui ne parle pas, sont traversés par les stéréotypies, les troubles du comportement, l’automutilation, les transports d’angoisse constants, qui crient, se reconnaissent au premier coup d’oeil, ne peuvent vivre, s’habiller, manger, se promenee seuls. Cela sont AUSSi des autistes, même s’ils ne peuvent revendiquer la diversité neurologique, et s’en foutent de la neurologie du reste, mais qui sont noyés dans la masse des autistes DSM 5....


                                    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 20:14

                                      @Tsaag Valren :

                                      Bonjour Tsaag,

                                      Pas très honnête de votre part de ne pas informer vos lecteurs et lectrices que l’intégralité de l’article de Jacques Hochmann que vous critiquez de façon quasi-diffamatoire parce vous y réagissez de façon épidermique est disponible pour à peine le coût d’une consommation de qualité dans un bistrot fréquenté lors d’un « café-Asperger » par exemple...

                                      Cela permettrait à vos lecteurs et lecteurices qui se le procureraient de se faire leur propre opinion sans se laisser influencer par les réactions épidermiques de qui que ce soit, sur ce que Jacques Hochmann et d’autres professionnels de psychologie, sociologie, etc. qu’il cite dans son article à l’appui de ses interrogations, pensent et écrivent sur ce phénomène de « communautarisme des personnes ditezotistes » dont ils sont eux aussi les témoins consternés.

                                      Consternés parce que conscients que ce communautarisme dessert lui aussi « lakozdelaneurodiversité » que ces personnes ditezotistes prétendent pourtant défendre !

                                      BJP

                                      PS : pour ce qui est de la réalité de ce qui est nommé « autisme » - le fond du « problème » est là - , voir ici :

                                      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-quoi-autisme-est-il-le-nom-185932#forum4710538


                                      • tf1Groupie 27 octobre 2016 23:41

                                        @Bruno Jean PALARD

                                        Qu’est-ce que vous avez à vendre déjà ??


                                      • Tsaag Valren Tsaag Valren 27 octobre 2016 23:58

                                        @Bruno Jean PALARD
                                        Très intéressant votre commentaire, M. Palard. 


                                        Puisque vous vous permettez parler de « réaction épidermique », et de « quasi-diffamation » (je ne connaissais pas ce concept. En termes juridiques, il y a diffamation ou il n’y en a pas), je ferai de même avec vous. 

                                        Pas très honnête de votre part de ne pas indiquer la corporation que vous défendez. Êtes-vous psychanalyste freudien ? Lacanien ? 

                                        Je présuppose que « mes » lecteurs et lectrices sont intelligents, s’ils veulent lire la totalité des sources que je cite (car oui, je cite mes sources monsieur, vous aurez noté) et s’informer eux-mêmes, ils peuvent cliquer sur les liens que je leur fournis. 

                                        Ensuite, je ne fréquente pas de « cafés Asperger ». Navrée, il n’y en a pas dans mon coin de Bretagne. Je ne sais pas combien coûtent les consommations. Je n’ai mis les pieds dans un bistro que très peu de fois, cela doit se compter sur les doigts de la main. Il y a trop de bruit dans ces lieux là. 

                                        Ensuite, je vous prie de me citer une seule association francophone de personnes autistes versant dans le communautarisme, sources à l’appui. Je suis consternée depuis un moment à voir combien certains psychanalystes pratiquent un transfert de leur propre communautarisme et de leur propre esprit de corporation vers les associations de personnes autistes. Cela mériterait certainement une étude de cas. On peut en parler, 50 € la séance, payable uniquement en liquide. Je pense, au vu de la gravité des symptômes constatés, qu’il vous faudra au moins 10 années de séances hebdomadaires dans mon cabinet avant de mettre un nom sur ce dont vous souffrez. 

                                        Par ailleurs, puisque vous m’accusiez d’épidermisme, je me demande comment il convient de qualifier votre propre réaction, qui a consisté à tenter d’attirer les lecteurs de cet article vers le « votre » dans les commentaires plus haut, à tenter de les ramener vers le giron freudien, et à essayer de me discréditer, à base de « personne ne peut définir l’autisme » (si, si, je vous assure qu’il y a de très bonnes classifications internationales pour définir l’autisme). Enfin, j’ai savouré ce petit commentaire de votre part, sur « votre » article : 

                                        « Z’allez pas vous faire des ami-es parmi les adeptes zélés et communautaristes de la « neurodiversité » (truisme) tel-le-s que « Tsag Valren » (*) par exemple, là.. ».

                                        S’agit-il de diffamation, de quasi-diffamation, de non-diffamation ? Je ne sais pas très bien. Par ailleurs, mon pseudonyme est « Tsaag Valren », merci de ne pas l’écorcher. Et voyez-vous, la personne a laquelle vous répondiez par ce message ne m’a causée aucun tord. Elle est tout à fait libre de penser que l’autisme est une maladie, et de devenir mon amie si elle le souhaite. Par contre, je pense que vous avez attiré, huummm, comment dire, les émotions ; ça a toujours été un peu compliqué pour moi... Ha, oui, voilà : mon mépris le plus profond. Répondez ce que vous souhaitez à ce petit message. Je ne prendrai jamais plus la peine de lire vos bêtises ou de vous répondre.

                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 27 octobre 2016 23:58

                                        @tf1Groupie

                                        Vous avez un accès de fièvre acheteuse ?


                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 28 octobre 2016 01:47

                                        @Tsaag Valren

                                        «  Je ne prendrai jamais plus la peine de lire vos bêtises ou de vous répondre. » affirmez-vous publiquement.

                                        Ok, voyons cela...


                                      • tf1Groupie 28 octobre 2016 00:24

                                        Puisque on a eu ici quelques témoignages intéressants je vais y aller du mien.

                                        J’enseignais en collège l’an dernier et j’ai accueilli en 6eme un élève que l’on m’a très rapidement signalé comme relevant de l’autisme Asperger.

                                        Disons tout de suite que je me fous totalement du nom : autiste, asperger, choufleur ou TCNE (trouble cognitif non expliqué, copyrighté par moi) : ce qui compte c’est ce que l’on voit, la caractérisation externe.

                                        Et je retrouve parfaitement les attitudes typiques : sociabilité difficile, moments de mutisme, difficultés à regarder dans les yeux, sortes de tics (je tripote un interrupteur, allumé, éteint, allumé ...), et à côté de cela des capacités intellectuelles évidentes, notamment en mathématiques, ma matière, une discipline très pratique pour étudier certains troubles cognitifs ou du comportement, notamment parce qu’elle comporte des régles très claires et limitant les ambiguïtés (beaucoup de dyslexiques sont bons, voire excellents en maths, bref).

                                        Donc heureusement que j’ai été prévenu très tôt car c’est quand même très complexe à gérer ; pour une fois l’administration a bien fait son boulot, en tout cas la seule chose qu’elle sait faire, transmettre des formulaires qui ne serviront à rien.

                                        La manière dont l’E.N. gère tous ces « troubles des apprentissages » est scandaleuse, mais c’est un autre sujet qui prendrait des pages.

                                        L’autiste en question, pour qui ça se passait assez mal en primaire, a une chance énorme : les parents très organisés et d’une éducation élevée (le père est également Asperger, niveau de qualification élevée), la classe de 6eme dans laquelle il a atterri était extrêmement tolérante et éduquée, l’équipe éducative briefée à temps.

                                        ça a été un peu délicat les premiers mois mais malgré quelques incidents et angoisses l’année c’est bien passée.
                                        Un cas très encourageant ... mais c’est maigre pour faire des stats.

                                        Et là pour les courageux lecteurs qui n’ont pas zappé le message j’en viens à cette anecdote qui montre qu’un Asperger ça peut donner des instants magiques comme n’importe quel enfant.

                                        Pendant une interro de maths l’autiste ne fait rien les premières minutes. Je passe à côté lui, je le laisse tranquille, je ne dis rien parce qu’il fait habituellement le travail et j’ai pris l’habitude de ces absences.
                                        10 minutes passent ... toujours rien, pas un caractère sur la copie.
                                        Je viens le voir et je m’adresse à lui :
                                        - qu’est-ce que tu fais ? si tu traines tu vas manquer de temps.

                                        Il me regarde sans s’inquiéter puis, calmement il commence l’interro.
                                        Il n’a pas eu le temps de finir mais au final il a eu une note correcte. Sur l’année ça c’est bien passé ; il peut-être même brillant, très difficile à analyser.

                                        A la fin de l’heure quand les élèves quittent la salle, je lui demande de venir me voir.
                                        Je le questionne, sur un ton un peu réprobateur : pourquoi il n’a pas commencé l’interro en même temps que tout le monde et je lui dis que je l’ai vu parler avec son voisin.

                                        L’autiste m’explique, très calmement, qu’il avait « expliqué » l’interro à son voisin ; en fait il donnait les réponses de l’interro à son voisin (un élève « en difficulté ») .
                                        De toutes manières, pour l’autiste les notes semblaient de peu d’intérêt.

                                        Des moments comme ça j’en rencontre pas souvent.
                                        L’autiste avait passé un bon moment je pense et puis moi j’ai trouvé ce moment empli de cette poésie rare qui donne l’impression que c’est beau d’enseigner.

                                        Il y a peu d’élèves que j’ai vu capables d’une telle originalité positive, brisant tous les codes logiques sans pourtant être en faute.

                                        ça change des crises d’adolescences tellement normales et insupportables, chargées de mesquinerie et de méchanceté.

                                        Putain il est tard !


                                        • doctorix, complotiste doctorix 28 octobre 2016 00:53

                                          @tf1Groupie

                                          Emouvant, votre témoignage.
                                          Il faut venir ici pour découvrir que vous êtes capable d’humanité.
                                          Que ne nous en faites-vous pas profiter ailleurs !
                                          Quoiqu’il en soit, je m’en souviendrai dans nos inévitables disputes futures, où je mettrai désormais des bémols.
                                          En passant, l’altruisme, qui s’ajoute à la franchise des aspis, me les rendent bien sympathiques.
                                          Putain, il est très très tard !

                                        • tf1Groupie 28 octobre 2016 12:51

                                          @doctorix

                                          Merci pour votre honneteté ; j’en aurais autant à dire à votre égard smiley

                                          Peut-être me trompe-je mais j’ai tendance à penser que parmi leurs particularités les autistes ont celle d’être incapables d’être vicieux.
                                          A ce titre ils sont certainement utiles à la société.


                                        • doctorix, complotiste doctorix 28 octobre 2016 13:17

                                          @tf1Groupie

                                          Les hommes ne sont pas vicieux.
                                          Les hommes, dans leur tendance naturelle, auraient tendance à s’aimer les uns les autres.
                                          Mais les vicieux, même moralement nuls, ont le désir et la capacité de prendre le pouvoir, et c’est ce qu’ils font. Ils ont aussi cette aptitude à monter les gens les uns contre les autres.
                                          Très minoritaires, ils mènent pourtant le troupeau vers leurs buts scélérats.

                                        • tf1Groupie 28 octobre 2016 13:21

                                          @doctorix

                                          Pas d’accord : dans leur majorité les humains apprennent à être vicieux, je suis assez bien placé pour voir comment ça se développe chez les enfants au collège.

                                          ça fait partie de la construction sociale « normale ».


                                        • gaijin gaijin 28 octobre 2016 13:41

                                          @tf1Groupie
                                          vous avez raison de mettre normal entre guillemets parce que ce que nous faisons subir aux enfants n’a rien de normal
                                          en premier lieu les enfants devraient rester avec leur mère jusqu’à l’age de 7 ans pour arriver a un bon équilibre émotionnel ( quand tout va bien )
                                          en second lieu les classes d’ages sont une absurdité héritée de la vision militariste du 19ème : une classe d’age est un groupe de pair et donc forcément hyper concurrentiel si on faisait des classes de niveaux d’une part les élèves progresseraient en fonction de leurs aptitudes et ensuite ils auraient accès a des interactions sociales plus riches et plus équilibrées ...


                                        • doctorix, complotiste doctorix 28 octobre 2016 13:57

                                          @tf1Groupie

                                           dans leur majorité les humains apprennent à être vicieux,
                                          Rien ne vous empêche de désapprendre... smiley
                                          Avec deux ans d’avance en sixième, j’ai appris à savoir que, c’est vrai, il y a des vicieux. Des sadiques, même. C’est le fait des plus stupides.
                                          J’aime à croire que l’intelligence, qui va de pair avec la bonté, l’emportera.
                                          C’est pourquoi tout mon effort ici consiste à essayer de rendre les gens plus intelligents. Donc meilleurs.


                                        • tf1Groupie 28 octobre 2016 14:01

                                          @gaijin

                                          Non vous vous faites des films.

                                          La construction sociale est indispensable et elle se fait naturellement : personne n’impose rien aux enfants, ils construisent leurs relations sociales en cherchant à les optimiser.
                                          Bien sûr ils s’inspirent des comportements adultes mais ils vont chercher à n’en retenir que ce qui les intéresse.
                                          Charge aux adultes qui les encadrent de les orienter pour éviter les dérives.

                                          Mais je suis sûr d’une chose : la loi de la jungle existe à l’état naturel chez les enfants de même que le racisme, la discrimination, les effets de meute, etc ...

                                          Et votre « équilibre émotionnel » de la mère me fait marrer : il n’y a absolument aucune garantie que la mère détienne le bon équilibre.

                                          Je pense que le mélange, la mixité, donne la moins mauvaise des constructions.

                                          Et il est normal que les parents d’autistes militent pour l’intégration scolaires de leurs enfants (rare en France).
                                          Sauf que le dire est facile, d’ailleurs c’est un droit récent en France mais il n’est pas appliqué car cela nécessite de remettre en cause beaucoup de choses, dans le fonctionnement de l’école, dans les mentalités.

                                          Juste une remarque qui revient sur le sujet de l’article : pour mon autiste de 6eme on (parents + profs) s’est posé la question de savoir si l’on abordait ouvertement le sujet de ce handicap auprès des autres élèves de la classe.
                                          En substance, on faisait le coming-out de l’élève en leur disant : votre camarade est autiste.
                                          On a jugé cela trop risqué et on ne l’a pas fait.

                                          Ce qui est étrange c’est que l’autiste semblait y être favorable ....

                                          Alors il a essayé de se comporter comme les autres, intégration sociale oblige.

                                          Il a par exemple appliqué la loi du talion, loi essentielle.
                                          Sauf bien sûr qu’il était très maladroit, c’est en cela que je dis qu’il ne savait pas être vicieux.

                                          Est-ce qu’il aurait du rester chez lui, à l’écart, pour ne pas être confronté à ce genre de « normalité » ?


                                        • tf1Groupie 28 octobre 2016 14:02

                                          @doctorix

                                          Oui mais vous êtes anormal, il va falloir l’accepter ...


                                        • gaijin gaijin 28 octobre 2016 15:25

                                          @tf1Groupie
                                          " La construction sociale est indispensable et elle se fait naturellement : personne n’impose rien aux enfants, ils construisent leurs relations sociales en cherchant à les optimiser. « 
                                          oui la construction sociale est indispensable c’est évident mais elle ne se fait pas » naturellement « il n’y aucune société humaine » naturelle « par définition ..........mais peut être vouliez vous plutôt dire spontanément ? alors oui elle se fait spontanément en fonction du milieu dans lequel il évolue .

                                           » Et votre « équilibre émotionnel » de la mère me fait marrer : il n’y a absolument aucune garantie que la mère détienne le bon équilibre.« 
                                          non je parlais des besoins de l’enfant en tant qu’être humain bien évidemment la question de la mère est en amont ........mais c’est une autre histoire

                                           » Est-ce qu’il aurait du rester chez lui, à l’écart, pour ne pas être confronté à ce genre de « normalité » ? « 
                                          non, du point de vue d’un individu on ne peut que le préparer a évoluer dans le milieu dans lequel nous sommes ( encore que les modèles d’écoles alternatives ne semblent pas donner de si mauvais résultats ) mais ça ne nous empèche pas de remettre le modèle dans lequel nous nous trouvons en perspective .........

                                           » Je pense que le mélange, la mixité, donne la moins mauvaise des constructions."
                                          assez d’accord c’est pour cela que je trouve que les classes par age sont un mauvais modèle .....


                                        • JohnDoe 28 octobre 2016 12:33

                                          Bonjour je vais tenter de clarifier et de simplifier le débat

                                          Je suis autiste asperger diagnostiqué à 30 ans, c’est un professionnel de la santé qui m’a aiguillé sur mon autisme sans que je ne lui demande rien car avant cela je ne savais pas que l’autisme asperger existait.

                                          L’image que j’avais de l’autisme était celle que la plupart des gens ont de la trisomie pour simplifier. Une infirmité mentale tenant à la psychiatrie. C’est un peu comme si il m’avait dit que j’étais trisomique.

                                          J’ai mis 1 ans à réfléchir et comprendre que cela pourrait être autrement que je le pense et me dire que je pouvais me tromper sur toutes les années ou j’ai réellement cru que j’étais fou.

                                          J’ai donc été diagnostiqué, le choc passé je me suis documenté et la j’ai tout compris et j’ai surtout compris que continuer à nier ma condition d’autiste reviendrait à nier l’évidence.

                                          - Il y a autant d’autisme que d’autiste
                                          - Seuls les autistes peuvent expliquer ce qu’est réellement l’autisme
                                          - Il y a deux sortes d’humain 《Les neurotypiques et toutes les declinaisons》 《Les autistes et toutes les declinaisons》

                                          C’est comme 2 programmes informatiques différents

                                          Personnellement je pense que l’autisme est une mutation de l’humanité et que l’autisme asperger en est sa version hyper évolué.

                                          D’autres verront cela comme une anomalie, une tare génétique. La preuve les gens sur internet s’insultent d’autistes...

                                          Il faut se détacher et voir, ce que je dis, sur l’échelle de l’humanité et non sur notre siècle

                                          Je vous le dit clairement non ce n’est pas cool d’être autiste car nous vivons pour l’instant dans un monde de neurotypiques qui pensent sincèrement que seul son fonctionnement est normal

                                          Mais ce monde de neurotypiques n’à pas encore conscience de notre capacité d’adaptation et d’évolution.

                                          Je m’arrête la pour l’instant car j’ai horreur de lire « des tartines »

                                          Si vous avez des questions

                                          Cordialement


                                          • JohnDoe 30 octobre 2016 13:54

                                            @Pasfacil9

                                            Encore une fois vous interpréter au lieu de restituer fidèlement mes propos,

                                            Je n’ai rien dit de tel sinon faites un copier coller de mes dires...

                                            Je savais que vous parliez de quelqu’un d’autre avec qui vous me confondez visiblement...

                                            Dans mon message je voulais juste m’assurer que vous ne faisiez pas le parallèle avec moi car ce que vous décrivez de cette personne n’a strictement rien à voir avec mes propos...

                                            Vous étiez bon en explication de texte à l’école ? Car pour l’instant c’est une catastrophe.


                                          • JohnDoe 30 octobre 2016 13:57

                                            @JohnDoe Fassiez


                                          • JohnDoe 30 octobre 2016 14:10

                                            @Pasfacil9

                                            Certains de vos messages ont disparus.. Certains des miens aussi..

                                            Vous n’assumez donc pas.

                                            Bref si il manque des pages d’un livre, comment puis-je faire référence à ses pages si elles n’existe plus, je ne sais pas qui a fait ça mais bravo il a caché ce qu’il voulait cacher..

                                            Essayez de vous regarder dans une glace plus de 2mn vous n’y supporterez pas votre reflet..

                                            Bonne continuation dans le déni.

                                            Cordialement


                                          • gaijin gaijin 31 octobre 2016 09:53

                                            @JohnDoe
                                            d’autres messages ont curieusement disparu ..........


                                          • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 12:00

                                            @gaijin @JohnDoe

                                            Bonjour,

                                            Les messages ne « disparaissent » pas, ils sont supprimés.

                                            La question est alors de savoir par qui et... pourquoi.

                                            Une idée ?


                                          • simplesanstete 28 octobre 2016 18:35

                                            Quel est le pb au juste ?


                                            • JohnDoe 29 octobre 2016 01:27

                                              @simplesanstete

                                              Le problème est que les neurotypiques imposent leur « morale » (je préfère éthique) mais dans des décennies quand les aspis seront plus nombreux et plus cohérents, cette question ou ce problème ne se posera plus puisque nous vous aurons devancé car nous allons plus vite.

                                              L’optimisation est la clé de tout


                                            • guld 28 octobre 2016 18:59

                                              « Personnellement je pense que l’autisme est une mutation de l’humanité et que l’autisme asperger en est sa version hyper évolué. »


                                              Eh bien personnellement je ne pense pas que la meilleure réponse à leur mépris soit de prétendre que nous sommes des êtres plus évolués... 


                                              • JohnDoe 28 octobre 2016 20:30

                                                @guld

                                                Regardes autour de toi, c’est pourtant simple à comprendre.

                                                Après oui je comprends qu’il est trop tôt pour le dire et que les aspis préfèrent se fondre mais ce n’est pas mon cas.

                                                Il faut réagir et s’affirmer


                                              • Tsaag Valren Tsaag Valren 29 octobre 2016 01:34

                                                @JohnDoe
                                                Je pense que vous pourriez être un troll anonyme, peut-être même un ami des théories psykk, visant à faire passer les autistes pour des communautaristes avec délires de supériorité afin d’accréditer les « thèses » de M. Hochmann (ce qui serait assez cohérent avec votre choix de pseudo, après tout, sur le web, personne ne sait si vous êtes un singe). J’assume l’accusation de paranoïa potentielle qui pourrait s’ensuivre : fréquentant des forums d’autistes régulièrement, je n’ai jamais vu ce genre de comportement là-bas. Sauf chez quelques « aspies » Américains complètement siphonnés. 


                                              • JohnDoe 29 octobre 2016 05:57

                                                @Tsaag Valren

                                                Bonjour,

                                                Mon pseudo vient de la série John Doe avec Dominic Purcell

                                                Je ne connais ni les théories psykk ni ce Mr Hochmann et je peux vous assurer que je ne troll personne et que je suis bien un aspi diagnostiqué

                                                Je ne vois pas ce qu’il y a de pas raisonnable dans mes propos car je me base sur des faits uniquement

                                                Je pense simplement que j’ai arrêté de vivre dans un monde de bisounours car les gens gentils bizarrement on ne les voit que sur internet ou à la télé

                                                IRL personne n’aime personne et tout le monde se marche dessus, personne n’est loyal et juste, tout le monde ment, personne n’est méthodique, ce qui n’est pas mon cas donc je constate simplement des faits et la liste est longue

                                                Le mot « siphonné » m’à fait rire smiley mais je peux vous assurer que je suis sûrement la personne la plus équilibré que je connaisse

                                                Si je dis vrai, le monde n’en sera que meilleur il faut se rendre à l’évidence

                                                Après je suis près à discuter sur chaque point si vous le souhaitez


                                              • guld 29 octobre 2016 07:59

                                                @JohnDoe
                                                Si les gens gentils ça existe, ici en Alsace j’ai une quinzaine d’amis proches que je connais depuis une dizaine d’année et qui m’ont toujours accepté comme je suis, sans me juger, alors que je ne suis diagnostiqué que depuis quelques temps. 


                                                Comment tu veux que les gens te respectent si à la base tu te prends pour un être plus évolué qu’eux ? Ca peut pas marcher... 
                                                Si tu veux qu’ils soient gentils avec toi, commence par les accepter tels qu’ils sont, sans les juger par rapport à leurs défauts. 

                                              • JohnDoe 29 octobre 2016 08:39

                                                @guld

                                                Ça c’est votre interprétation, je ne me suis jamais « pris » pour plus évolué

                                                Je n’ai jamais dit que les gens étaient méchant avec MOI

                                                Je n’ai jamais dit que je n’acceptais pas les gens tels qu’ils étaient

                                                Je ne juge personne, je ne fait que des constats sur la base de fait concrets

                                                On ne peut pas échanger correctement si vous êtes sans cesses dans l’interprétation


                                              • JohnDoe 29 octobre 2016 09:38

                                                @Pasfacil9

                                                Ah bon ?^^

                                                J’espère que vous ne ferez pas le parallèle avec moi car ce n’est pas mon propos


                                              • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 30 octobre 2016 21:29

                                                Bonsoir à toutes et à tous,

                                                Pourvu que personne ne prenne le temps de contrôler la véracité d’au moins une des affirmations de l’auteure au sujet de ce qu’auraient dit, écrit ou fait Jacques Hochmann ou Bernard Rimland ou encore Oliver Sacks !

                                                Pourquoi « pourvu que » ?

                                                Parce que...euh.... comment dire...

                                                 smiley


                                                • Emilien Hamel 31 octobre 2016 20:09

                                                  @Tsaag Valren, merci pour votre article qui me fait chaud au coeur.

                                                  Je me permets juste de réagir par rapport à tout ce cirque en postant l’article de Albert Lima Kok Hooi publié le 24 février 2011 dans le New York Times qui a changé ma vie.

                                                  http://www.nytimes.com/2011/02/25/opinion/25iht-edlim25.html

                                                  D’abord, parce que effectivement je me suis trouvé moins seul mais surtout parce j’ y ai appris « qu’il y a environ 40 ans, l’homosexualité a été enlevée du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ».

                                                  En 1987, pour être précis et contre l’avis de nombreux psychanalystes pour l’être plus encore.

                                                  « La communauté psychiatrique » pensait qu’il y avait des garçons et des filles qui souhaitaient/ voulaient/ imaginaient être d’un autre sexe que celui que la nature leur avait donné .... apparemment à cause des fantasmes de leur maman. Et de nombreux thérapeutes avertis et de bonne foi (?) étaient convaincus qu’ils pouvaient soigner (normaliser) ces personnes ditezomos, tout en se remplissant les poches. J’imagine que les plus remontés s’acharnaient à démontrer à quel point ces personnes ditezomos et leus mères, les mèresdèzomos mystifiaient le monde. Surtout quand elles commençaient à avoir l’outrecuidance de fréquenter des cafézomos voire des gayprides

                                                  Sans doute étaient-ils aussi persuadés que l’homosexualité était un effet de mode puisqu’il « y » en avait de plus en plus et gageons qu’ils étaient « consternés parce que EUX étaient « conscients que le communautarisme (gay) desservait lui aussi « lakozdelasexodiversité ».

                                                  Et tout cela sans aucune « repentance ». Ni humilité. Jamais.


                                                  • Tsaag Valren Tsaag Valren 31 octobre 2016 21:28

                                                    @Emilien Hamel
                                                    Bonsoir Emilien, et merci beaucoup pour votre commentaire. 


                                                    Je partage totalement votre observation, d’autant plus que je connais personnellement un certain nombre de personnes autistes homosexuelles ou avec dysphorie de genre. Il est déjà compliqué d’être autiste, je n’ose imaginer le nombre de préjugés qu’une personne autiste, et homosexuelle, et appartenant de façon visible à une minorité ethnique, doit endurer au quotidien. Ces gens sont de vrais survivants. 

                                                    Vous avez mis le doigt sur un point qui m’amuse beaucoup : la critique du communautarisme par un psychanalyste. J’ai trouvé encore plus drôle le fait qu’il présente les associations de personnes autistes et celles de parents comme opposées dans son papier, alors que ce n’est nullement le cas en France. Peut-être que l’idée d’une convergence des intérêts des autistes et des associations de parents donne des cauchemars aux psychanalystes freudiens et lacaniens, au point d’entraîner l’un de ces phénomènes sur lesquels ils posent des mots abscons... Refoulement ? :D

                                                    Je comprend encore moins l’acharnement des mêmes à vouloir garder à tous prix l’autisme dans la CFTMEA sous ces étiquettes obsolètes de psychoses infantiles et consorts. 

                                                    Celà ne m’étonne pas qu’il n’y ait ni repentance ni humilité de leur part... Je pense que le plus déplorable est que les mêmes pseudo-professionnels interdisent à leurs « patients », pardon aux gens qui leur amènent leur rente, de s’informer par eux-mêmes. Il y a d’ailleurs un chapitre très drôle là-dessus dans un ouvrage récemment paru, Le psychanalyste parfait est un connard (j’y ai trouvé tellement de situations vécues !)

                                                  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 31 octobre 2016 22:14

                                                    @Emilien Hamel

                                                    Le DSM est une (très dangereuse) invention des médecins psychiatres américains rassemblés au sein de la très puissante « American Psychiatric Association » qui gouverne le monde de la santé mentale.

                                                    Cette bible des « maladies » mentales est un véritable catalogue qui, en à peine 60 ans et 5 éditions, est passé de 50 « maladies » mentales à plus de 400 aujourd’hui pour le plus grand bonheur de l’industrie pharmaceutique mondiale à laquelle ses promoteurs sont toutes et tous peu ou prou inféodés (conflits d’intérêts +++) !

                                                    Ce qui, ne serait-ce que dans le principe, n’a absolument rien à voir avec la démarche de la psychanalyse.

                                                    En effet, la psychanalyse, elle, ne parle que, pour faire court, de névroses, de psychoses et de perversions (et non pas de « maladies » au sens médical du terme).

                                                    Et de « cure psychanalytique » visant non pas à l’éradication de nos névroses, psychoses et perversions (car nous sommes toutes et tous névrosés, psychotiques et pervers et c’est ce qui nous « tient » en vie, aussi ) mais à la prise de conscience par le sujet que sa souffrance d’être ainsi provient uniquement de son refoulement de ses désirs inconscients au nom d’interdits moraux et/ou sociaux qu’il a plus ou moins accepté d’intégrer.

                                                    Et aussi étrange que cela puisse vous paraître mais c’est la réalité : oui, il y a eu, il y a et il y aura toujours des personnes qui « souhaiteront/ voudront/s’imagineront être d’un autre genre [et non pas »sexe« ] que celui que la culture dominante dans laquelle ils baignent depuis l’enfance leur impose d’appartenir [et non pas »que celui que la nature leur avait donné]".

                                                     smiley


                                                  • tf1Groupie 1er novembre 2016 13:07

                                                    @Emilien Hamel

                                                    Que Michael Jackson fut un autiste me semble très « hypothétique ».

                                                    Moi ce qui me frappe c’est qu’ici on ne parle que d’Asperger tout en généralisant à tous les autistes.

                                                    Or il me semble que Asperger ne représente qu’une population assez marginale et très particulière dans la population globale des autistes.

                                                    Si j’ai bien compris « La grande différence entre le syndrome d’Asperger et l’autisme classique est l’absence de déficience mentale »
                                                    On dit que l’autisme Asperger est un syndrome « de haut niveau » et il ne concernerait qu’environ un autiste sur 10.


                                                  • guld 2 novembre 2016 13:07

                                                    @Bruno Jean PALARD
                                                    Je trouve quand même assez dingue la manière que vous avez de retourner les choses. Sous prétexte que vous n’êtes pas d’accords avec le DSM V, alors il devient un l’arme absolue d’un complot de psychiatres dont le but est de vendre de plus en plus de médicaments. 

                                                    Quand on sait avec quelle facilité les psychiatres formés à la psychanalyse distribuent des médicaments à tour de bras ça en ferait presque rire s’il n’y avait pas des vies derrière. 

                                                    Pourquoi continuer à défendre la psychanalyse alors que cette dernière n’a jamais réussi à fournir la preuve de son efficacité autrement qu’en trichant sur ses résultats ?

                                                    C’est aussi un complot des américains si la psychanalyse est complètement décriée de par le monde ?

                                                  • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 2 novembre 2016 19:26

                                                    @ guld :

                                                    Je ne retourne aucune « chose ».

                                                    Je ne fais que rapporter des faits qui sont bien plus « têtus » que vous ne le serez jamais.

                                                    Mais comme vous ne faites toujours pas le moindre effort pour prendre conscience et de leur « têtuisme » et du vôtre...

                                                    Néanmoins je vous rappelle que  :

                                                    Les membres de l’APA et autres associations de psychiatres de par le monde intervenant pour l’élaboration du DSM et qui sont « en conflit d’intérêts » ne cachent plus désormais qu’ils sont « en conflit d’intérêts ».
                                                    Il n’y a donc plus nécessité de dénoncer un quelconque « complot » puisque c’est connu de tout le monde ! (« ultralibéralisme décomplexé » que ça s’appelle, il paraît... )

                                                    Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de « formation » à la psychanalyse.

                                                    Un-e psychanalyste qui prescrit des médocs à un patient est obligatoirement un médecin et se comporte en médecin face à son patient et non pas en analyste face à un analysant.

                                                    Et si cet analysant, c’était vous, guld, (ou moi), cela ne me ferait pas rire du tout, votre vie (ou la mienne) étant « derrière » comme vous dites (et moi aussi)...
                                                    Et les associations de psychanalyse qui supervisent l’activité des psychanalystes, encore moins.

                                                    Je ne défends pas la psychanalyse.

                                                    « Efficacité » de la psychanalyse :

                                                    « La psychanalyse est un remède contre l’ignorance. Elle est sans effet sur la connerie. » (Jacques Lacan).
                                                    Des millions de sujets l’ont confirmé et le confirment encore chacun-e de par leur propre expérience qu’elles et ils ont acquise au décours de leur propre analyse.

                                                    La psychanalyse n’est pas « complètement décriée de par le monde ».


                                                  • Emilien Hamel 31 octobre 2016 20:28

                                                    @Tsaag Valren. Merci d’avoir posté ce bel article.

                                                    Je me permets de réagir à l’article de Albert Lima Kok Hooi publié le 24 février 2011 dans le New York Times a changé ma vie.

                                                    http://www.nytimes.com/2011/02/25/opinion/25iht-edlim25.html

                                                    D’abord, parce que effectivement je me suis trouvé moins seul mais surtout parce j’ y ai appris « qu’il y a environ 40 ans, l’homosexualité a été enlevée du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ».

                                                    En 1987, pour être précis et contre l’avis de nombreux psychanalystes pour l’être plus encore.

                                                    « La communauté psychiatrique » pensait qu’il y avait des garçons et des filles qui souhaitaient/ voulaient/ imaginaient être d’un autre sexe que celui que la nature leur avait donné .... apparemment à cause des fantasmes de leur maman. Et de nombreux thérapeutes avertis et de bonne foi (?) étaient convaincus qu’ils pouvaient soigner (normaliser) ces personnes ditezomos, tout en se remplissant les poches. J’imagine que les plus remontés s’acharnaient à démontrer à quel point ces personnes ditezomos et leus mères, les mèresdèzomos mystifiaient le monde. Surtout quand elles commençaient à avoir l’outrecuidance de fréquenter des cafézomos voire des gayprides

                                                    Sans doute étaient-ils aussi persuadés que l’homosexualité était un effet de mode puisqu’il « y » en avait de plus en plus et gageons qu’ils étaient « consternés parce que EUX étaient « conscients que le communautarisme (gay) desservait lui aussi « lakozdelasexodiversité ».

                                                    Et tout cela sans aucune « repentance ». Ni humilité. Jamais.


                                                    • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 1er novembre 2016 13:38

                                                      Bonjour à toutes et à tous,

                                                      Pourvu que personne ne prenne le temps de contrôler la véracité d’au moins une des affirmations du Dr. Albert Lim Kok Hooi ( qui n’apporte aucune preuve de ce qu’il affirme dans son article d’opinion « Aspies, you are not alone »), par exemple celle traduite et rapportée ici par Emilien Hamel qui la précise sans apporter la moindre référence à l’appui de ce qu’il précise :

                                                      « En 1987, pour être précis et contre l’avis de nombreux psychanalystes pour l’être plus encore (Emilien Hamel), il y a environ 40 ans, l’homosexualité a été enlevée du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (Dr Albert Lim Kok Hooi) » .

                                                      Pourquoi « pourvu que » ?

                                                      Hé bien parce que...euh.... comment dire...

                                                       smiley


                                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 1er novembre 2016 23:59

                                                        @zardoz69

                                                        Ouiiiii ! smiley

                                                        Cet excellent billet de blog de « l’odieux connard » de 2014 intitulé « Choisis ton mot d’excuse », je l’ai moi aussi découvert grâce à « Fisspair » qui a effectivement posté le lien le 27/10 dans le fil sous mon article « De quoi autisme est-il le nom ? »

                                                        Et ce billet confirme ce que beaucoup constatent « sur le terrain » depuis des années :

                                                        quel que soit votre âge, dans la toute dernière collection « Troubles mentaux ( »manteaux ?« ) de chez DSM - CIM » il y aura toujours un « vêtement social » (Hochmann) qui vous ira à ravir - les modèles « TDAH » et « Asperger », bien que pas faciles à entretenir, ont beaucoup de succès actuellement - et qui, lorsque vous le porterez, fera et vous fera beaucoup parler de vous !

                                                        Et ça tombe bien parce que, comme tout le monde, vous ne rêvez que de ça !

                                                         smiley


                                                      • Emilien Hamel 3 novembre 2016 02:33

                                                        @Bruno Jean PALARD

                                                        Effectivement, en 1987, l’homosexualité est devenue dysphorie du genre. On l’a retiré comme pathologie du DSM en cette année (37% de personnes étaient contre ce retrait d’ailleurs, ce qui correspond à de nombreux psychiatres et psychanalystes pour moi, bizarrement), avec une première étape en 1973 (ratifié au congrès de Dallas de l’APA en 1974 suite à une extrêmement féroce campagne des anti gays).

                                                        Pour les références : http://psychology.ucdavis.edu/rainbow/html/facts_mental_health.html http://www.aglp.org/gap/1_history/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4695779/

                                                        Pour les personnes intéressées par ce processus, le livre de Bayer qui en parle : http://press.princeton.edu/titles/2535.html

                                                        Et pour les francophones : https://www.cairn.info/revue-sud-nord-2009-1-page-79.htm http://www.slate.fr/story/41351/homosexualite-maladie


                                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 3 novembre 2016 10:10

                                                        @Emilien Hamel

                                                        Constater et rapporter ici le fait qu’une chose a changé de nom ne démontre ni ne permet d’affirmer que cette chose a été enlevée de la catégorie dans laquelle elle avait été classée sous son premier nom.

                                                        En l’espèce, il s’agit de « homosexualité » qui, rebaptisée« dysphorie de genre » par les psychiatres because they accepted to be more« politically correct » at the time) , figure toujours dans le DSM en tant que « mental disease » !

                                                        C’est-à-dire figure toujours en tant que « maladie mentale » - hélas mille fois hélas pour toutes les personnes amoureuses d’une autre personne du même genre qu’elles - et toujours considérée comme « maladie mentale » par le monde de la psychiatrie !

                                                        Lequel monde de la psychiatrie est une partie du monde de la médecine qui, je le rappelle encore une fois, n’est pas celui de la psychanalyse !


                                                      • Tsaag Valren Tsaag Valren 3 novembre 2016 10:19

                                                        @Emilien Hamel

                                                        Extrait de https://www.cairn.info/revue-sud-nord-2009-1-page-79.htm

                                                        « l’apa (American Psychiatric Association) comme la psychiatrie américaine étaient, à la fin des années 1960, dominées par les psychanalystes »[...] « Outre la catégorie des névroses classiques, il comportait aussi une catégorie très inspirée de la psychanalyse, les déviations sexuelles, avec, en première position, l’homosexualité. »

                                                        Plus loin : "une table ronde gays-psys au congrès de 1973 à Honolulu, à laquelle participeront deux psychiatres psychanalystes favorables au maintien [de l’homosexualité comme maladie mentale](Bieber et Socarides), trois psychiatres favorables au retrait (Robert J. Stoller, Judd Marmor [...]

                                                        Merci pour cette piqûre de rappel librement consultable en ligne.

                                                        J’imagine que les psychiatres-psychanalystes ont été très contrariés de ne plus pouvoir prétendre guérir les homos déviants, et qu’il le sont tout autant de voir que les « psychotiques » et autres « dysharmoniques » n’auront plus l’obligation de passer par leurs théories/nosographies obscurantistes =)


                                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 3 novembre 2016 10:34

                                                        .
                                                        Confirmation if still needed that « gender dysphoria » also called « gender identity disorder » instead of « homosexuality » is still considered by american psychiatrists as something that must be treated/cured at least on symptomatics level :

                                                        https://www.psychiatry.org/patients-families/gender-dysphoria/what-is-gender-dysphoria

                                                        Never forget that for Big Pharma, there will always be a way to make business exploiting human everyday turmoils...


                                                      • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 3 novembre 2016 11:13

                                                        @ Tsaag Valren et Emilien Hamel :

                                                        Mille fois merci à tous deux qui êtes en train, sans doute sans vous en rendre compte, de recentrer le débat sur la véritable problématique à laquelle psychanalyse et psychiatrie sont toujours confrontées depuis maintenant plus d’un siècle et que Freud traduisait ainsi :

                                                        « Il n’y a rien dans l’essence du travail psychiatrique, qui pourrait se dresser contre la recherche psychanalytique. Ce sont donc les psychiatres qui s’opposent à la psychanalyse, pas la psychiatrie. »

                                                        (Sigmund Freud - "Conférences d’introduction à la psychanalyse [1916-1917], traduit par F. Cambon, Gallimard, "Connaissance de l’inconscient« , 1999.)

                                                        Cette opposition des psychiatres à la psychanalyse - donc à l’acceptation de »l’inconscient" - est bien réelle et a été maintes et maintes fois manifestée par les psychiatres ces 100 dernières années, notamment lors de leur décision de rejeter du DSM tout ce qui pouvait leur rappeler son importance.

                                                        Provoquant du coup et alors qu’ils espéraient le contraire, un attrait sans précédent pour la psychanalyse de par le monde...


                                                        • Emilien Hamel 3 novembre 2016 16:24

                                                          @Bruno Jean PALARD

                                                          Références et liens par rapport à ce que vous avancez.


                                                        • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 3 novembre 2016 16:54

                                                          @Emilien Hamel

                                                          Déjà fournis dans certains de mes commentaires de ce fil et dans d’autres ainsi que dans mon article.

                                                          Mais vous ne lisez pas, vous non plus.


                                                        • Emilien Hamel 4 novembre 2016 02:18

                                                          @Bruno Jean PALARD

                                                          Je parlais de vraies références.


                                                        • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 4 novembre 2016 12:47

                                                          @Emilien Hamel

                                                          Je fournis toujours de vraies références.

                                                          Mais vous ne lisez pas, vous non plus.


                                                        • Emilien Hamel 4 novembre 2016 14:32

                                                          @Bruno Jean PALARD

                                                          Dans le cadre de ce fil de conversation, vous vous êtes contenté de nous renvoyer vers vos article. Donc le terme « toujours » est faux. Je maintiens donc ma phrase. Je parlais de vraies références. Et l’ad hominem est ici inutile.


                                                        • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 5 novembre 2016 00:10

                                                          @Emilien Hamel

                                                          Sophisme.

                                                          Je maintiens donc que je fournis toujours de vraies références.

                                                          Mais que vous ne lisez toujours pas, vous non plus.


                                                        • Bruno Jean PALARD Bruno Jean PALARD 5 novembre 2016 00:12

                                                          @Emilien Hamel

                                                          Nouveau sophisme de votre part.

                                                          Je maintiens donc que je fournis toujours de vraies références et que vous ne lisez pas, vous non plus.


                                                        • Copper Lebrun Copper Lebrun 13 juin 2017 19:12

                                                          @Tsaag Valren merci de vos interventions pertinentes.

                                                          Comme vous pouvez le voir dans le texte suivant de Jacques Hochmann (http://www.balat.fr/UN-PHENOMENE-SOCIAL-L-AUTISME-par.html)

                                                          dont je reprends ici une partie particulièrement signifiante

                                                          « C’est ce sectarisme qui inquiète et qui nous a poussé à réagir. On peut comprendre, dans des cas individuels, la révolte de parents doublement blessés, d’une part par le handicap de leur enfant et ses conséquences sur leur vie quotidienne, d’autre part par les maladresses et le manque d’empathie de certaines équipes soignantes. Il est plus difficile d’accepter que des associations, se saisissant de ce malheur, cherchent à influencer l’opinion, les pouvoirs publics, les universités et les autres centres de formation, pour imposer leur définition extensive de l’autisme, leur conception sur l’origine du trouble autistique ainsi qu’une prise en charge particulière fondée exclusivement sur une technologie de modification du comportement. Il est difficile d’accepter que, pour arriver à leurs fins, tirant partie des insuffisances encore patentes de l’équipement national et des erreurs de certains, ils jettent l’opprobre sur l’ensemble des praticiens de la santé et de l’éducation spécialisée qui ont consacré leur vie professionnelle à traiter des personnes autistes, généralement dans une relation de confiance avec les familles. Il est encore plus difficile d’accepter que toute l’expérience et toutes les connaissances cliniques, rassemblées pendant des années par ces praticiens, dans une perspective dynamique qui valorise la part créative de la personnalité, soient présentées, sans l’ombre d’une analyse sérieuse, comme un tissu d’inanités. »

                                                          Nous avons une habile inversion de la réalité.

                                                          Les « méchants », ce ne sont plus les psychanalystes-thérapeutes à double casquette qui délivrent des diagnostics obsolètes (parfois carrément mensongers, comme ceux qui comportent le terme de « psychose » lequel signifie pour un psychanalyste « maladie issu d’un dysfonctionnement émotionnel ou psychologique » alors que pour un psychiatre digne de ce nom il signifie « pathologie conçue sur le modèle de la schizophrénie et des marqueurs neurobiologiques ») pour camoufler leur incapacité à diagnostiquer et à traiter l’autisme.

                                                          Ici les responsables sont les associations « sectaires » qui imposent « leur définition extensive de l’autisme » (on note que dans la perspective historique que l’on peut lire dans le lien posté en début de document, l’auteur « omet » d’évoquer l’école de Londres, Lorna Wing et leur influence sur l’élaboration de la triade autistique et du spectre de l’autisme... ceci dès 1980) et, au service d’infâmes lobbys (le fameux « lobby comportementaliste » en France) manipulent des personnes qui n’auraient apparemment pas la ressource nécessaire afin de déterminer en conscience quels sont les traitements efficaces pour leurs enfants.

                                                          Alors effectivement, les classifications psychanalytiques en matière de soins pour l’autisme et leur utilité n’ont jamais été invalidées par des « analyses sérieuses », mais j’ai envie de dire, l’utilité de la pierre taillée en tant qu’outil n’a jamais été invalidée non plus...


                                                          • Copper Lebrun Copper Lebrun 13 juin 2017 22:01

                                                            Correction : l’élaboration de la triade autistique par Lorna Wing et son équipe date de 1983.

                                                            Ces théories ont influencé le DSM-3 R en 1987.

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