• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La politique impérialiste de Poutine

La politique impérialiste de Poutine

La guerre en Ukraine trouve davantage son origine dans un affrontement entre deux puissances impérialistes que dans un conflit entre deux pays. C’est l’opposition entre les USA/OTAN et la politique de Poutine qui en est la cause principale. Nombreux sont ceux qui en sont convaincus mais beaucoup ne voient pas en cela un affrontement entre deux impérialismes. En effet nombreux sont également ceux qui considèrent que seuls les USA forment une puissance impérialiste.

Il convient donc, en premier lieu, de préciser ce que nous appelons l’impérialisme. Il s’agit de la politique d'un État qui vise à mettre d'autres États sous sa dépendance politique. Cela consiste à agir agressivement auprès de pays étrangers avec l’intention de gagner ainsi pour le profit de son propre pays. C’est estimer qu’un pays a le droit de tirer du profit d’un ou de plusieurs autres pays. La constitution d’empires coloniaux a été une forme d’impérialisme. La volonté d’élargir le territoire d’un pays en empiétant sur les territoires des voisins en est aussi une forme. La volonté de domination sur le plan économique aussi...

Il est évident que les USA/OTAN sont une puissance impérialiste parce que, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ils veulent dominer le monde. D’ailleurs, à propos de la guerre en Ukraine, les faits établissent certes que la responsabilité criminelle du régime de Poutine est une évidence. Mais, cette guerre s’inscrit aussi dans un contexte marqué par l’escalade militaire et les provocations répétées depuis des mois et des mois par l’impérialisme américain et son bras armé l’OTAN. Ainsi, les USA avec tous les gouvernements capitalistes des pays membres de l’OTAN ont aussi une écrasante responsabilité dans la situation qui a abouti à cette guerre. Je crois que tout le monde en est convaincu. Il est donc inutile que j’en dise davantage à ce sujet.

Quand des troupes françaises interviennent en Afrique, c’est aussi une politique impérialiste. C’est du néo-colonialisme c’est-à-dire une réminiscence de notre ancien passé colonial. Il s’agit de défendre les intérêts de sociétés capitalistes liées à la France. Nous nous opposons aussi à l’aide indirecte que la France apporte à des forces réactionnaires en leur livrant des armes. C’est le cas actuellement quand la France vend des armes à l’Arabie Saoudite qui combat les houthis au Yémen. En mai 2019, les dockers de Marseille qui ont refusé de charger des armes destinées à l’Arabie Saoudite donnent l’exemple. Nous saluons et soutenons leur initiative.

Il est pour moi évident aussi que Poutine mène une politique impérialiste pour la Russie. Mais ce point étant loin de faire l’unanimité, je vais essayer d’en faire la démonstration. Je vais d’abord montrer que Poutine énonce lui-même les principes de sa politique ultra-nationaliste. Celle-ci l’amène à considérer que tous les territoires qui faisaient partie de la Russie des tsars et de la Russie de Staline doivent revenir dans le giron de la Grande-Russie. Je montrerai ensuite qu’il ne se contente pas à ce sujet de déclarations mais qu’il a commencé les conquêtes impérialistes visant à étendre le territoire de la Russie.

Lors des guerres impérialistes, les internationalistes considèrent que le principal ennemi de la classe ouvrière dans chaque pays, est son propre gouvernement. En France, l’AGIMO non seulement demande le retour de toutes les forces françaises qui sont en « opération » à l’étranger mais elle demande aussi que la France quitte immédiatement l’OTAN. Nous demandons l’exemplarité et, bien évidemment, il n’est pas acceptable pour les militants de la classe ouvrière que leur pays soit partie prenante dans le conflit en appartenant à l’un des camps. Nous demandons aussi la sortie de l’UE car il est évident que l’extension de l’UE vers l’Est était destinée à repousser la zone d’influence de l’impérialisme US et de l’OTAN dans cette direction. Alors que les élections présidentielles approchent, il faut exiger que tous les candidats qui se réclament du mouvement ouvrier adoptent ces positions. Oui ! L’ennemi principal est dans notre propre pays et les traitres du mouvement ouvrier se mettent à son service.

Mais, puisque la confusion règne, je vais montrer que Poutine mène lui aussi une politique impérialiste. Ce qu’il dit pendant les 15 premières minutes de son discours du 21 février 2022 est particulièrement significatif à ce sujet. Il s’agit du discours qui précédait celui de sa déclaration de guerre du 24 février 2022. Il dit clairement que les territoires de la Grande-Russie des tsars et de Staline font partie de la Russie et qu’il est donc légitime, de son point de vue, de les récupérer. Il nous livre, par la même occasion, les fondements de son idéologie ultra-nationaliste. Il nous sert pour cela, comme bien d’autres, une version de son « histoire de la Russie » accommodée à sa sauce. Il s’agit pour lui de montrer que l’Ukraine, comme d’autres républiques indépendantes de la périphérie russe fait partie, par essence, de la Russie. Il considère que l’Ukraine est une création artificielle qui serait, de plus, gouvernée par des fascistes. De son point de vue, l’Ukraine serait, un morceau de la Russie qui en aurait été indûment détaché. Il prétend que la Grande Russie est l’héritière naturelle de la Rus’ Kiévienne. Je vais donc me livrer à un exercice de lecture commentée pour que chacun puisse vérifier que ce sont bien ses explications. Je serai amené à préciser quelques vérités historiques avec lesquelles Poutine prend un peu de liberté. Je prendrai la traduction immédiate faite sur la vidéo. Elle a le mérite de l’authenticité même si elle reste discutable. De multiples autres versions existent sur internet. Ce sont le plus souvent des rédactions plus lisibles faites après-coup mais elles frisent souvent l’interprétation peu conforme à la réalité. A 0mn50s, il dit :

« L’Ukraine, ce n’est pas seulement notre voisin mais c’est également une partie de notre histoire, de notre espace culturel. Ce sont nos proches, nos collègues. Ce sont nos amis mais ce sont aussi les gens de notre famille. Nous avons des liens de sang avec ces personnes. Depuis très longtemps, une partie des habitants des territoires au sud-ouest faisaient partie du même peuple. C’était déjà le cas à l’époque où ces territoires ont rejoint la Russie il y a des siècles. Tout le monde connaît cette histoire. Ce sont des faits connus par tout le monde. Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Pour expliquer les motivations de la Russie, je pense parler quand même, revenir à l’historique de ce sujet. ».

Le ton est donné. Une telle affirmation est en elle-même bien proche d’une déclaration de guerre. Cela rappelle les deux points de vue opposés lors des guerres mondiales à propos de l’Alsace et la Lorraine. Il assène que, par nature l’Ukraine est russe. Elle n’a, de son point de vue, aucune raison d’exister en dehors de la Russie.

Il exprime ensuite toute sa haine et sa rancœur à l’égard des bolchéviks, de Lénine et de la révolution d’octobre. Le principal reproche qu’il ait à leur faire c’est d’être à l’origine de la reconnaissance d’une indépendance pour les peuples qui le voulaient. D’après lui, ils ont inventé cette idée d’Ukraine indépendante qui n’avait pas lieu d’exister (01mn55s).

« Tout d’abord, l’Ukraine moderne a été créée entièrement, de toute pièce, par la Russie des bolcheviks, par la Russie communiste. Ce processus a commencé pratiquement tout de suite après la révolution de 1917. D’ailleurs Lénine et ses compagnons l’ont fait de manière assez brutale vis-à-vis de la Russie c’est-à-dire qu’ils ont séparé de la Russie, ils ont coupé une partie des territoires historiquement russes et des millions de personnes qui vivaient sur ce territoire n’ont pas pu exprimer leur avis. »

Ensuite, il donne quelques précisions supplémentaires sur la construction de l’Ukraine (entre 2mn32s et 3mn20s) en évoquant les ajouts de nouveaux territoires entre 1939 et 1954. Vous trouverez facilement plus de détails sur ces questions notamment sur la Wikipédia.

« Ensuite, à la veille de la grande guerre patriotique et après la grande guerre patriotique, Staline a rajouté des terres qui appartenaient à la Pologne, à la Roumanie et à la Hongrie. C’était en quelque sorte une compensation en donnant à la Pologne une partie des territoires allemands. Ensuite, Khrouchtchev a pris aux russes la Crimée et l’a donnée à l’Ukraine. Voilà comment s’est formé le territoire de l’Ukraine soviétique. Maintenant, je devrais également vous parler de la période du tout début de l’existence de l’URSS et c’est très important de revenir à ses débuts. Il faut revenir bien en arrière. »

Remarquons bien que ce qu’il dit sur la création initiale de l’Ukraine est entièrement faux car c’est avant que les bolchéviks prennent le pouvoir que les ukrainiens ont déclaré leur indépendance. La Wikipédia précise  :

« Ils (les ukrainiens) créent dès le 17 mars 1917 la Rada centrale dont Mykhaïlo Hrouchevsky devient président le 27 mars et le reste jusqu’au 29 avril 1918. Le 20 novembre, la Rada centrale proclame la République populaire ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918, et déclare son indépendance le 22 janvier 1918. Cependant, l’offensive des Bolchéviks contraint le gouvernement à quitter Kiev en février 1918. »

Cet acte de déclaration de la rada centrale stipulait :

« Sans se séparer du reste de la Russie, sans rompre avec l'Etat russe, est-il proclamé dans cet acte, le peuple ukrainien doit avoir sur son territoire le droit de disposer lui-même de sa propre vie... Toutes les lois visant à établir l'ordre ici, en Ukraine, ne peuvent être promulguées que par notre assemblée ukrainienne ; quant aux lois qui établiront l'ordre sur toute l'étendue de l'Etat russe, elles doivent être l'œuvre d'un parlement de toute la Russie. »

Le peuple ukrainien demandait donc « le droit de disposer lui-même de sa propre vie » sans pour autant se « séparer du reste de la Russie ». C’est effectivement ce qui sera réalisé en 1922 avec l’URSS. Cependant, nous voyons que ce ne sont pas les bolchéviks qui ont donné leur indépendance aux ukrainiens puisqu’ils l’ont ainsi obtenue dès la fin du tsarisme à l’issue de la révolution de février 1917. Rappelons qu’à ce moment personne ne pouvait prévoir qu’une seconde révolution pourrait, quelques mois plus tard, amener les bolchéviks au pouvoir. La révolution de février 1917 a certes sonné le glas du tsarisme mais elle a mis en place un régime capitaliste avec à sa tête Kérensky. Ce n’était nullement une révolution socialiste. C’était plutôt une révolution comparable à la révolution française de 1789-93.

Si Lénine n’est pour rien dans cette décision puisqu’il n’était nullement au pouvoir, il l’a par contre complètement approuvée. En juin 1917, dans le journal « La Pravda » il écrivait dans un article intitulé « Ukraine »  :

« Il (Le peuple ukrainien) réclame l'autonomie, sans nier le moins du monde la nécessité et l'autorité supérieure d'un « parlement de toute la Russie ». Pas un démocrate, pour ne rien dire d'un socialiste, n'osera contester l'entière légitimité des revendications ukrainiennes. Pas un démocrate, de même, ne peut nier le droit de l'Ukraine à se séparer librement de la Russie : c'est précisément la reconnaissance sans réserve de ce droit, et elle seule, qui permet de mener campagne en faveur de la libre union des Ukrainiens et des Grands-Russes, de l'union volontaire des deux peuples en un seul Etat. Seule la reconnaissance sans réserve de ce droit peut rompre effectivement, à jamais et complètement, avec le maudit passé tsariste qui a tout fait pour rendre étrangers les uns aux autres des peuples si proches par leur langue, leur territoire, leur caractère et leur histoire. Le tsarisme maudit faisait des Grands-Russes les bourreaux du peuple ukrainien, entretenant systématiquement chez ce dernier la haine de ceux qui allaient jusqu'à empêcher les enfants ukrainiens de parler leur langue maternelle et de faire leurs études dans cette langue »

Après la révolution socialiste d’octobre 1917 (novembre 1917 avec notre calendrier), l’Ukraine a immédiatement été déchirée par une guerre civile. Cette guerre a opposé de multiples camps parmi lesquels se trouvaient déjà les ennemis jurés de Poutine : les nationalistes ukrainiens de Symon Petlioura. Ils s’opposaient aux armées allemandes mobilisées dans le cadre de la guerre 14-18. Ensuite les armées polonaises et leurs alliés locaux avec les armées blanches nationalistes russes soutenues militairement sur le terrain par la France jusqu’en 1919 ont tous ensemble combattu les bolcheviks. A cette occasion, un certain De Gaulle qui n’était pas encore général est allé porter main forte aux ennemis de la révolution russe. Ce sont certainement les russes blancs qui auraient la préférence de Poutine si celui-ci ne passait pas un peu rapidement sur cette période.

Ensuite des combats ont opposé d’un côté les armées socialistes-révolutionnaires et anarchistes ukrainiennes, avec notamment « les bandes de Machno  », et de l’autre l’armée rouge. Ce fut donc une période d’affrontements multiples avec la fin de la guerre 14-18 et des révolutions avec trois camps (les rouges, les blancs et les noirs) mais aussi des mutineries de marins en Mer Noire en 1919. Les bolchéviks ont finalement triomphé et c’est donc seulement en mai 1919 qu’ils ont reconnu une République socialiste d’Ukraine. Ils ne pouvaient prendre aucune décision auparavant pour un pays déchiré par des conflits armés. Remarquons d’ailleurs qu’ils ont entériné un état de fait au sujet duquel ils n’avaient aucune raison de s’opposer. Nous sommes donc très loin de l’affirmation de Poutine : « des millions de personnes qui vivaient sur ce territoire n’ont pas pu exprimer leur avis. ».

Arrêtons-nous sur le cas de la Crimée dont il est maintenant beaucoup question. Cette péninsule avait été annexée par les tsars en 1783. Dès le lendemain de la révolution, les bolchéviks s’y sont intéressés. Le peuple tatar profite alors d’une courte période de reconnaissance de ses droits car Lénine lui octroie un statut d’autonomie. Le 18 octobre 1921, la république qui voit le jour en porte la trace dans son intitulé, puisqu’il s’agit de la « République socialiste soviétique autonome de Crimée ». Ce fait historique est complètement absent de toutes les « histoires de la Russie » revues et modifiées par les poutinolâtres. Ils ne parlent pas davantage de ce qui est advenu depuis des tatars. Je vais donc citer un article d’Aurélie Campana, professeur de sciences politiques au Québec, consacré à « la mobilisation des Tatars de Crimée pour leur réhabilitation ».

« Le 18 mai 1944, les Tatars de Crimée, une minorité turcophone musulmane du sud de l'Ukraine, ont été massivement déportés par le régime soviétique. Selon un schéma éprouvé lors des déportations massives organisées dans les années et les mois précédents, 190 014 Tatars de Crimée ont été expulsés de force en trois jours et dispersés sur le territoire soviétique. La minorité tatare de Crimée a été rayée de la carte des nationalités soviétiques. Dans le même temps, on les privait de leurs droits les plus élémentaires, faisant d’eux, selon la nomenclature soviétique, des “colons spéciaux”. Les effets multiples de la déportation ont été prolongés par l’exclusion de fait des Tatars de Crimée des processus de réhabilitation initiés par Khrouchtchev au lendemain du XXcongrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) en 1956. Les Tatars de Crimée recouvrent certes leurs droits à titre individuel, mais toute existence collective leur est déniée. De plus, ils sont interdits de retour en Crimée. » (…)

« En 1956, lors du XXcongrès du Parti communiste, Nikita Khrouchtchev dénonce les crimes du stalinisme, au nombre desquels les déportations massives qu’il qualifie de “crimes arbitraires et illégaux”. Pourtant, la liste des peuples déportés qu’il mentionne dans son discours est tronquée : les Tatars de Crimée, les Turcs meskhètes et les Allemands de la Volga, entre autres, ne sont pas cités. »

S’il est vrai qu’en 1954, Nikita Khrouchtchev a donné la Crimée à l'Ukraine, il est cependant certain que les tatars n’ont aucunement été rétablis dans leurs droits puisque leur retour en Crimée leur était interdit. Le 17 avril 2014, Poutine a encore interdit l’entrée sur le territoire de la Crimée à Moustafa Djemilev, l’une des figures politiques des tatars.

Revenons à la période qui suit la révolution, à ce moment l’idée de proclamer l’URSS n’est pas la préoccupation première de Lénine. Cela ne se fera qu’en 1922. Son seul objectif est alors la révolution socialiste mondiale et, de ce point de vue, son regard se porte principalement vers l’Allemagne. Pour illustrer cela, je rappelle le petit discours qu’il a fait le 3 avril 1917, lors de son retour d’exil. A son arrivée à la gare de Pétrograd, alors qu’il est acclamé par la foule. Voici ce qu’il dit  :

« Chers camarades, soldats, marins et ouvriers ! Je suis heureux de saluer en vous la révolution russe victorieuse (il s’agit de la révolution bourgeoise de février 1917), de vous saluer en tant que détachement d’avant-garde de l’armée prolétarienne mondiale...La guerre de rapine impérialiste est le commencement de la guerre civile dans toute l’Europe... L’heure n’est pas loin où, à l’appel de notre camarade Karl Liebknecht, les peuples tourneront les armes contre leurs exploiteurs capitalistes... L’aube de la révolution socialiste mondiale luit...En Allemagne, tout est en ébullition... D’un moment à l’autre, chaque jour, on peut s’attendre à l’écroulement de tout l’impérialisme européen. La révolution russe que vous avez accomplie en a marqué les débuts et a posé les fondements d’une nouvelle époque. Vive la révolution socialiste mondiale ! »

Je renvoie ceux qui veulent plus de renseignements sur cette période à mes deux articles : « Le combat des bolchéviks  » et « L’histoire de l’humanité bascule  ».

Quand l’URSS a été créée, quelques années plus tard, en 1922, Lénine voulait effectivement en finir avec l’empire russe des tsars qu’il dénonçait comme « une prison des nations ». Il voulait voir en l’URSS une association libre de différentes nationalités, libérées du joug tsariste, sur le fondement d’une égalité totale de droits. C’est cette idée des bolchéviks qui révolte Poutine. Celui-ci veut rétablir une Grande-Russie. Il estime que l’Ukraine est une nation artificielle. Il condamne la décision prise par les bolchéviks d’avoir séparé l’empire russe en républiques nationales au sein d’une fédération.

Poutine continue sa critique des bolchéviks en ne s’intéressant toujours qu’à la question des nationalités (3mn20s).

« Depuis le coup d’Etat de 1917 (Poutine ne dit pas « la révolution ») et ensuite de la guerre civile, les bolcheviks ont commencé à bâtir un nouvel État. Ils avaient d’ailleurs des dissensions assez sévères. En 1922, Staline était à la fois le Secrétaire général du Parti communiste russe (bolcheviks) et aussi le Commissaire du peuple des nationalités. Il a proposé l’autonomisation, c’est-à-dire qu’il a proposé aux républiques et aux régions autonomes une grande autonomie mais il y avait également d’autres voix. Celle de Lénine notamment qui était très critique vis-à-vis de cela. Donc, à l’époque, quand on construisait l’Union Soviétique ça a été déjà à la base. En 1922, on a créé l’URSS et après, à la mort de Lénine, dans la constitution de l’URSS on a introduit cette question d’autonomie et on se pose beaucoup de questions. La question principale est : pourquoi on l’a fait ? Pourquoi il y avait besoin de répondre et de satisfaire ces ambitions nationalistes parce que ces républiques soviétiques avaient de grands territoires et on ajoutait, à cause de ces ambitions, pour satisfaire ces ambitions, on ajoutait des territoires et on a donné un statut et la forme de formation étatique à ces unités. Question : pourquoi fallait-il faire ces cadeaux généreux ? Des nationalistes radicaux ont pu ainsi être satisfaits donc, on a donné à l’Ukraine ce droit d’avoir un statut d’Etat. Il y a une explication. Pourquoi ça a été fait ».

Tous ces territoires devraient, selon Poutine, faire partie de la Grande-Russie pour la seule raison qu’il le dit et qu’allait dans un autre sens serait s’opposer aux rêves de puissance et de domination de l’ultranationalisme russe. Les formules qu’il emploie sont déjà belliqueuses : « Pourquoi il y avait besoin de répondre et de satisfaire ces ambitions nationalistes… pourquoi fallait-il faire ces cadeaux généreux ? ». De son point de vue, seul le nationalisme russe doit être valorisé. Il est scandaleux que « Des nationalistes radicaux ont pu ainsi être satisfaits donc, on a donné à l’Ukraine ce droit d’avoir un statut d’Etat ». Poutine reproche aux bolchéviks de ne pas avoir imposé un seul pays : La Grande Russie, symbole à ses yeux d’un impérialisme grandiose et triomphant qui reprendrait l’idéologie nationaliste qu’il affectionne. Ah ! ces salauds de bolchéviks qui écoutent les peuples au lieu d’imposer un nationalisme Grand-Russe. Non ! En effet, ce n’était pas l’objectif des bolchéviks de faire une Grande Russie. Ils voulaient une république universelle des hommes dans laquelle il n’y aurait plus du tout de nationalisme puisqu’à terme la notion même de nation devrait s’estomper puis disparaître. En attendant, ils se concentraient sur la nécessité d’étendre la révolution à d’autres pays, notamment à l’Allemagne, pour sortir la révolution russe de son isolement.

Poutine explique ensuite à sa façon pourquoi les bolcheviks ont mené cette politique (5mn46s) :

« Il y a une explication. Pourquoi ça a été fait ? Après la révolution, les bolcheviks voulaient à tout prix garder le pouvoir. Je souligne : à tout prix. C’est pour cela qu’ils ont été prêts à tout. A la paix de Brest (Brest Litovsk) quand l’Allemagne et ses alliés étaient déjà dans une situation très difficile. On connaissait la fin pratiquement de la première guerre mondiale. Ils étaient prêts à satisfaire n’importe quelle demande des nationalistes. »

Les bolcheviks avaient en effet l’intention de sortir vainqueur de la guerre civile qui était en fait une guerre contre toutes les puissances capitalistes d’Europe lesquelles étaient coalisées pour soutenir les armées blanches. Poutine reproche aux bolcheviks d’avoir accepté le compromis signé à Brest-Litovsk. Il s’improvise en donneur de leçons à peu de frais. A son avis, il ne fallait rien lâcher et écraser l’adversaire. Outre que c’est facile à dire, cela donne une idée de son état d’esprit belliqueux actuel. Heureusement Lénine n’a jamais rencontré un guerroyeur fou de cet acabit pour lui donner des leçons. Il justifiait la signature de ce compromis en ces termes :

« Aujourd'hui, lorsque j'entends attaquer, comme le font par exemple les "socialistes-révolutionnaires", la tactique que nous avons suivie en signant la paix de Brest-Litovsk, ou lorsque j'entends cette remarque que me fit le camarade Lansbury au cours d'un entretien : "Nos chefs anglais des trade-unions disent que les compromis sont admissibles pour eux aussi, puisqu'ils l'ont été pour le bolchevisme", je réponds généralement tout d'abord par cette comparaison simple et "populaire " : Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l'agréable voisinage des bandits. C'est là un compromis, à n'en pas douter. "Do ut des" (je te "donne" mon argent, mes armes, mon auto, "pour que tu me donnes" la possibilité de me retirer sain et sauf). Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu'il n'ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis "inadmissible en principe", ou pour dénoncer celui qui l'a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l'auto, aient pu s'en servir, ainsi que des armes, pour de nouveaux brigandages). Notre compromis avec les bandits de l'impérialisme allemand a été analogue à celui-là. »

Mais Poutine, grand admirateur de la Russie tsariste est aussi nostalgique de la Russie stalinienne. Pourquoi admire-t-il Staline ? Tout simplement parce que c’était un dictateur. Staline effaçait les différences entre toutes les républiques de l’URSS qui, du coup, fonctionnaient à l’unisson et au même rythme comme s’il s’était agi d’un seul pays. Tant pis si cela c’était fait au prix des millions de morts des années 1930. Ce fut d’abord la « dékoulakisation », les déportations, les collectivisations forcées et toute cette politique aberrante qui a abouti à des grandes famines. Ce fut ensuite la grande terreur avec les procès de Moscou comme partie visible de l’iceberg. Rappelons que pendant environ 500 jours Staline a fait fusiller en moyenne 1 500 personnes par jour et qu’il en a déporté 1 600 autres. A ce prix-là en effet les rêves de Grande Russie de Poutine ont vu le jour sous Staline. Il faut décoder ce qu’il dit. Il commence par affirmer que la politique de Lénine était pire qu’une erreur et que c’est cette politique qui est à l’origine du conflit avec l’Ukraine (6mn20s) :

« Ces principes de la construction de l’État appliqués par Lénine étaient une grosse erreur. Mais, bien plus que cela. En 1991, à la dissolution de l’URSS c’est devenu évident que c’était une grosse erreur. On ne pouvait plus changer le passé. Mais, aujourd’hui, nous devons cependant dire honnêtement ce qui s’est passé sans essayer de le camoufler de manière politique »

Cette conception de la vérité d’après Poutine est simple : l’Ukraine est une invention contre nature des bolchéviks. Nous avons vu que tout cela est entièrement faux. L’existence de l’Ukraine avait été décrétée deux ans avant que les bolcheviks aient pu prendre le pouvoir sur cette région. De plus le mouvement nationaliste ukrainien y était puissant avec son leader Symon Petlioura qui fut le commandant suprême de l’armée et le troisième président de la république populaire d’Ukraine. Rappelons que de multiples camps s’opposaient. La guerre civile ne se réduisait pas à une lutte entre les rouges et les blancs. Les soi-disant anarchistes des bandes de Machno formaient surtout un mouvement paysan opposé à la fois aux blancs et aux rouges. Ils avaient étripé quelques blancs pour se partager leurs terres et ils s’opposaient aux réquisitions des rouges. Ajoutons que les nationalistes n’étaient pas tous ralliés aux bolchéviks et des combattants changeaient parfois de camp. Voilà tout ce que Poutine gomme rapidement en parlant très sérieusement d’ « honnêteté » et en affirmant qu’il ne faut rien « camoufler ». Il martèle ensuite, avec le bel aplomb des fieffés menteurs, que « ce sont des faits historiques » et que « c’est comme cela que ça s’est passé ». Il continue (6mn56s)

« Et, aujourd’hui, on peut dire que jamais on ne doit se fier justement à ses désirs et ambitions politiques du moment pour prendre des décisions aussi importantes. Je ne veux accuser personne. Evidemment, à cette époque, la situation était extrêmement complexe et critique. Mais, aujourd’hui, je dois vous dire que ce sont des faits historiques. C’est comme cela que ça s’est passé. »

Il insiste et martèle encore et encore pour faire passer ses vessies pour des lanternes : Ce serait Lénine qui aurait inventé l’Ukraine. Lénine n’a rien inventé. Il a entériné une situation de fait : l’Ukraine existait et elle n’avait pas besoin de lui pour exister (7mn33s).

« Suite à cette politique des bolchéviks, on a créé l’Ukraine soviétique. Donc, c’est l’Ukraine du nom de « Vladimir Ilitch Lénine ». C’est son auteur et c’est son architecte. Cela peut être démontré par les documents des archives et d’ailleurs Lénine a donné des directions concrètes concernant le Donbass ».

Pour tenter de nous convaincre, il nous envoie finalement l’argument suprême qui est habituellement celui d’Annie Lacroix Riz : « cela peut être démontré par les documents des archives  ». Mais évidemment nous ne voyons pas ces prétendues preuves. (8mn04s).

« Aujourd’hui, les descendants reconnaissants ont construit des monuments à Lénine dans ces territoires donc c’était la décommunisation. Bien sûr, nous sommes d’accord pour décommuniser mais il ne faut pas s’arrêter à mi-chemin, il faut continuer ce processus. »

Il trouve une nouvelle preuve de la paternité de Lénine dans le fait que les staliniens ont érigé d’énormes statues de Lénine lequel n’avait jamais demandé cela. Avec la fin du communisme, Poutine propose de revenir sur cette prétendue décision de Lénine de fabriquer l’Ukraine. Il affirme ensuite que le vaste territoire de la Grande Russie ne pouvait pas être gouverné avec les principes de Lénine. Les « traditions » exigeaient plus d’intransigeance (8mn30s) :

« Mais, je voudrais revenir encore une fois dans l’histoire. En 1922, dans l’espace de l’ancien empire russe, on a créé l’union soviétique : l’URSS. Mais, tout de suite, on a vu que c’était très complexe de gérer ce grand territoire. Ce territoire amorphe. Il n’y avait pas le lien avec les traditions. »

Mais, Poutine considère qu’une solution a été apportée pour retrouver « l’ancien empire russe » avec la terreur de Staline. Voilà enfin un remède aux dérives de ce pauvre Lénine ! (9mn02s) :

« Ensuite, il y a eu l’époque de la terreur de Staline : la nationalisation, le système planifié de l’économie. Tout cela a mené au fait que les principes qui ont été déclarés de cette construction étatique n’ont pas pu fonctionner. C’est-à-dire que ces républiques n’ont pas pu avoir de vraies volontés. En pratique, on a créé un système très centralisé donc c’était un Etat unitaire. Staline a pratiquement réalisé sa vision et non pas la vision de Lénine de construction de l’Etat.  » 

Le gouvernement mis en place par Staline n’avait aucun rapport avec ce que Lénine avait voulu. Nous sommes bien évidemment d’accord avec lui. En conséquence, les principes de Lénine n’ont pas été appliqués sous Staline « Tout cela a mené au fait que les principes qui ont été déclarés de cette construction étatique n’ont pas pu fonctionner ». Car, en fait, avec Staline « on a créé un système très centralisé donc c’était un Etat unitaire » et donc, du point de vue de Poutine, tout allait bien. Les républiques fédérées existaient sur le papier mais en fait elles n’avaient plus aucune existence puisque, dans tous les cas, tout le monde obéissait à la dictature stalinienne comme s’il s’agissait d’un seul pays. Contrairement à Lénine, Staline a donc toute la sympathie de Poutine. Cela se comprend car Staline était lui-même un nationaliste. Lénine en avait fait la remarque. Dans un texte qu’il dicte le 30 et 31 décembre 1922, il qualifie en effet Staline en des termes peu flatteurs de « Géorgien qui accuse dédaigneusement les autres de “social-nationalisme” alors qu’il est lui-même non seulement un véritable et authentique “social-nationaliste”, mais un grossier argousin grand-russe ».

Il reste que, pour Poutine, autre « grossier argousin grand-russe », Staline a commis une grave erreur : il ne suffisait pas de supprimer dans les faits les républiques fédérées. Pour Poutine, Staline aurait dû aussi les supprimer sur le papier, dans les textes constitutifs de l’URSS (9mn45s).

« Mais, on n’a pas fait de modification à la constitution et les principes qui ont été déclarés par Lénine n'ont pas été formellement démentis. Mais, de toute façon, c’était un régime totalitaire. Ça fonctionnait de toute façon et de l’extérieur on avait une bonne image d’un pays démocratique. Mais, quand même, il est à déplorer que on n’ait pas purgé toutes ces idées dans les bases juridiques. Ce sont des principes tout-à-fait fantaisistes. On n’a pas réfléchi à l’avenir comme d’habitude. Les leaders du parti communiste (il veut dire du « parti stalinien ») étaient persuadés qu’ils avaient réussi à fonder un système de gestion très solide et qu’ils avaient réglé la question des nationalités. Mais, en ce qui concerne les falsifications et les mensonges, il y a toujours un prix à payer. Le nationalisme, ce mal, cette maladie a prospéré. C’était donc une mine posée et ensuite c’est pour cela que l’URSS a échoué, a été démantelée. »

En effet, grâce à la propagande des partis staliniens en France et ailleurs « de l’extérieur on avait une bonne image d’un pays démocratique  ». Voilà un exemple apprécié par Poutine : une grosse dictature qui a une réputation de démocratie à l’extérieur. Du point de vue de Poutine, tout cela fonctionnait tout le temps que Staline était là pour garantir l’efficacité de la dictature mais, si Staline disparaissait, les principes inscrits dans la constitution risquaient de laisser à nouveau apparaître l’existence des républiques fédérées et cela viendrait contredire les visées nationalistes en faveur de la Grande-Russie. Et c’est finalement ce qui s’est produit. Passons directement aux années 80. (11mn25s).

« Depuis les années 80, il y avait de plus en plus d’appétit des petites élites locales mais la direction du parti « communiste » de l’URSS, au lieu de faire une analyse globale de l’économie, au lieu de transformer le système politique et l’Etat, a continué à parler du principe de Lénine de l’autodétermination nationale. » (12 mn)

Voilà bien le vrai crime des staliniens ! Poutine ne parle pas des millions de morts de Staline mais du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » que, même des membres du parti « Communistes » de l’URSS, ont mis en avant dans les années 80. En effet, après la période de décolonisation qui a marqué l’histoire de tous les grands pays d’Europe, ce principe commençait à être reconnu un peu partout dans le monde. Pour Poutine, il n’y avait rien de plus abominable.

« Dans le parti communiste, il y avait des divergences et les différentes parties ont commencé à stimuler au contraire les différentes visions et idées nationalistes. Donc, c’était des paroles populistes qui parlaient de l’économie, du passage à l’économie de marché mais personne, parmi ceux qui avaient le pouvoir, ne pensait aux conséquences tragiques de ces évènements. Ensuite, on a continué à suivre ce chemin de satisfaire les ambitions nationalistes de ces élites. Ils ont oublié qu’ils n’avaient plus les instruments pour garder le pouvoir. Les instruments comme sous Staline c’est-à-dire la terreur. Ils n'ont pas vu que le rôle du parti « communiste » n’était plus le rôle du parti leader. »

N'ayant plus « la terreur » pour maintenir l’unité de l’URSS comme sous Staline, ce serait donc les « ambitions nationalistes de ces élites » qui auraient causé la désagrégation de l‘URSS au moment où la question d’abandonner l’économie planifiée s’est posée. C’est ainsi que, pour Poutine, ce qui devait arriver arriva précisément en septembre 1989 (13mn07s) :

« En septembre 1989, lors de la plénière du parti « communiste » on a adopté la plate-forme du parti « communiste » de l’URSS. Je cite : « Les républiques de l’URSS ont tous les droits propres des états souverains socialistes ». Encore autre chose : « Les organes supérieurs de ces républiques peuvent aller à l’encontre des décisions du gouvernement de l’URSS ». Et encore : « Chaque république de l’URSS a la possibilité de donner la citoyenneté. Les citoyens de cette république ont la citoyenneté de cette république.

Voilà les principes ! Donc, aujourd’hui, et maintenant, on ne va pas parler du détail du droit constitutionnel mais, je vous pose la question : Pourquoi il a fallu, dans ces conditions difficiles, démanteler, faire cette déconstruction, de l’Etat. Avant le démantèlement de l’URSS, le destin de l’URSS était déjà scellé. Aujourd’hui, les différentes personnes en Ukraine, notamment, disent que c’est grâce à eux que le pays a gagné l’indépendance. Mais, en réalité, ce n’est pas comme ça que s’est arrivé. C’est à cause des erreurs des bolchéviks et des leaders du parti « communiste » de l’URSS. Le démantèlement de l’URSS c’est de leur faute. » (15mn05s)

Du point de vue de Poutine, le démantèlement de l’URSS est bien sûr une catastrophe et les responsables sont Lénine et les bolchéviks. Nous considérons que les peuples ukrainiens, tchéchènes ou autres ont le droit de disposer d’eux-mêmes et que c’est très bien qu’ils aient eu la possibilité de le faire. Rappelons aussi que ce ne sont pas les bolchéviks qui ont décidé en premier d’accorder ce droit aux ukrainiens. Ils étaient d’accord sur ce principe mais ils n’avaient aucunement le pouvoir d’agir au moment où cela a été fait. L’indépendance a été reconnue sous le gouvernement de Kérensky c’est-à-dire avant que les bolchéviks aient le pouvoir. Nous avons la substance de la politique ultra-nationaliste de Poutine qui estime que la désintégration de l’URSS est due aux affreux bolchéviks. Nous comprenons ainsi que Poutine est un admirateur, non seulement de la Russie des tsars, mais aussi de celle de Staline.

Je vais montrer maintenant que Poutine ne s’en tient pas à des idées et des discours mais qu’il est déjà engagé dans une lutte de reconquête des territoires qu’il veut faire revenir dans le giron de la Russie.

Le rappel de quelques dates illustre la réalité de la politique conquérante de Poutine :

Le 6 février 2000, Grozny, la capitale de la Tchétchénie est rasée par les troupes russes de Poutine. Avec l’aide du criminel de guerre tchétchène Kadyrov, Poutine remet la Tchétchénie au pas. Elle devra se satisfaire du nationalisme Grand-Russe.

Août 2008, après avoir installé l’armée russe en Géorgie à l’issue d’une guerre, Poutine annexe l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. La reconquête continue !

Mars 2014, Poutine annexe par la force une partie du territoire ukrainien : la Crimée. Il s’agit comme nous l’avons vu d’une enclave peuplée artificiellement par des russes à la suite de multiples déportations opérées par Staline. Cette russification a été poursuivie par Poutine. La reconquête continue et les tatars doivent s’en satisfaire !

Mai 2014, dans la foulée de l’annexion de la Crimée, Poutine apporte son soutien politique, économique et militaire (hommes et armes) à la Nouvelle Russie (novorossia), nommée Union des Républiques populaires du Donbass. Il s’agit d’un territoire de l’Est ukrainien, proche de la frontière russe. Poutine entend soustraire une partie de ce territoire à la souveraineté de l’Etat ukrainien. Vive la Grande-Russie !

Le 30 septembre 2015, Poutine décide d’aider le dictateur syrien, El-Assad, afin qu’il écrase la révolution syrienne. Celle-ci avait commencé avec le printemps arabe et s’était étendue à tout le pays par la répétition du cycle mobilisation-répression. A chaque itération, mobilisation et répression prenaient de l’ampleur. La Syrie va-t-elle devenir une province russe ? En attendant El-Assad est placé sous la tutelle de Poutine qui s’impose comme un contre-révolutionnaire en concurrence avec les USA.

6 janvier 2022. Les troupes de Poutine viennent briser le mouvement de protestation populaire au Kazakhstan. Elles procèdent à 8 000 arrestations. Elles commencent à repartir le 13 janvier mais la porte reste ouverte. Désormais, les troupes de Poutine sont partie intégrante du dispositif de répression au Kazakhstan et Poutine renforce son statut de contre-révolutionnaire.

Depuis janvier 2022 et sans doute même auparavant, les troupes russes se sont massées à demeure en Biélorussie où sévit d’une main de fer un satrape illégitime, allié de Poutine : Loukachenko. La Biélorussie, est ainsi devenue un état vassal de la Russie, et elle pourrait même accueillir une partie de l'arsenal nucléaire russe. A ses frontières a été planifiée l’attaque contre l’Ukraine.

— Le 24 février 2022, Poutine décide d’annexer la totalité de l’Ukraine, et déclare le Président de l’Ukraine, Zelensky, son ennemi n°1. Outre les bombardements, il envoie 10 000 mercenaires tchétchènes sous les ordres de Kadirov, le célèbre criminel de guerre. Les commandos Wagner payés par de riches moscovites anonymes (Poutine pourrait lui-même en faire partie !) sont requis pour terroriser les populations civiles dans les grandes villes d’Ukraine désormais encerclées et privées de ressources en gaz et électricité. Moscou aurait préparé une liste de “personnes à tuer” dans le cadre de la “dénazification” du pouvoir ukrainien, dont le Président ukrainien élu, Volodymyr Zelensky. Rappelons que celui-ci est juif. Pour Poutine il faut abattre ce juif afin de dénazifier… Il n’est pas à une contradiction près.

Les ploutinolâtres expliquent que l’invasion de l’Ukraine est un acte défensif de Poutine qui n’avait pas d’autres solutions pour se défendre contre les agressions des USA et de ‘l’OTAN. La notion d’« invasion défensive » est le produit d’esprits féconds en invraisemblables inventions. Nous savons qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais d’« invasion défensive ».

A ceux qui sont à la recherche d’une alternative à l’invasion, il faut dire que c’était très simple : il fallait que chacun reste chez soi. Ils s’écrient : « Mais c’était impossible, face à tant d’agressivité des USA/OTAN, il fallait bien que Poutine se défendent puisque les américains voulaient installer des armes atomiques à deux pas de la Russie. Rappelez-vous l’affaire des fusées de Cuba ! » Mais, Poutine installe des armes atomiques à deux pas de l’Europe notamment en Biélorussie, en Crimée et en Russie même. Personne n’a songé pour autant, qu’à titre défensif, il fallait envahir quoi que ce soit. L’invasion de l’Ukraine est évidemment une agression.

Si, par malheur, nous devions arriver à une guerre nucléaire, d’où viendraient les bombes qui vont raser Paris ? Quelles sont les fusées qui sont les plus dangereuses pour nous ? Est-ce que le danger que nous subissons justifierait que nous nous lancions dans une action guerrière qui ne pourrait qu’envenimer les choses ? Il me semble que c’est le raisonnement de ceux qui cautionnent l’invasion de l’Ukraine.

Même ceux qui ont l’habitude de faire référence au droit international ne peuvent pas justifier cela. Rappelons d’ailleurs qu’en plus de toutes les règles habituelles, cette invasion contrevient au Traité de Budapest, signé en 1994. Ce Traité signé par la Russie, les USA et le Royaume-Uni, stipule, noir sur blanc, que l’intégrité de l’Ukraine serait protégée si le pays acceptait de renoncer à ses armes nucléaires. Ce à quoi le gouvernement ukrainien avait aussitôt consenti.

Ensuite, examinez autant les discours de Poutine que les faits. Il mène une politique impérialiste particulièrement agressive : la Tchétchénie, la Géorgie, la Syrie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Ukraine agressée deux fois. Cela fait beaucoup et il n’a jamais dit qu’il avait l’intention de s’arrêter puisque, tout au contraire, il claironne qu’il veut reconquérir la Grande-Russie. Dans ces conditions, il faut une bonne dose de mauvaise foi pour affirmer que seuls les américains seraient responsables du conflit.

Les arguments des ploutinolâtres se réduisent à :

  • La propagande à sens unique  : Ils voient les troupes d’Azov mais ils ne voient ni les commandos Wagner, ni les troupes de Kadyrov. Ils s’abreuvent directement à la source avec la propagande de la presse à Poutine.
  • Les généralisations abusives  : Puisque les troupes d’Azov existent c’est que le gouvernement (dirigé par un juif) est néo-nazi. Envahir l’Ukraine c’est lutter contre les néo-nazis. Voici les performances, de l’extrême-droite aux élections en Ukraine  : « "Aux élections présidentielles de 2019, le candidat d'extrême droite fait moins de 2%. Aux élections législatives qui suivent, il y a une coalition de groupes d'extrême droite, dont l'émanation politique du bataillon d'Azov, qui fait 2,4%. »
  • Les procès d’intention  : Si le gouvernement se maintient, l’OTAN va mettre des fusées avec des bombes atomiques. Il faut envahir préventivement.
  • Les falsifications  : Dans le conflit au Donbass les forces ukrainiennes ont massacré 14 000 civils. Nous connaissons exactement la réalité à ce sujet (Rapport du HCDH -Voir aussi le chapitre « D’où vient le chiffre des 13 000 victimes ? » dans cet article).
  • La métaphore remplaçant la réalité  : Les américains ont envahi lors "du Maïdan" en 2014 (avec leurs chars !). Ce sont eux qui ont agressé les premiers !
  • En bref  : la mauvaise foi sous toutes les formes possibles et imaginables.

Le ménage ayant été fait nous pouvons maintenant aborder sereinement la question de la situation hors de toute considération propagandiste.

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les USA ont pris la place occupée auparavant par les grandes puissances européennes. Celles-ci, avec principalement l’Angleterre, tiraient leur puissance de leurs vastes empires coloniaux. A partir de la libération, ce sont les USA, vainqueurs avec la Russie de la guerre, qui vont dominer l’économie mondiale et s’équiper en armement avec le plus gros budget militaire du monde. Ils vont s’imposer sur tous les autres continents avec des méthodes variées. En Europe, ce sera le plan Marshall, puis la CECA et la CEE suivie de l’UE… Ils imposent maintenant leur volonté aux 27 pays de l’UE. Ils s’imposent militairement avec l’OTAN qui faisait face jusqu’en 1989 aux troupes du pacte de Varsovie. Pendant toute la guerre froide les deux puissances vivaient sur le délicat équilibre de la menace d’attaques nucléaires venant des deux côtés. L’équilibre semble fragilisé par la chute du mur de Berlin en 1989 puis la dislocation de l’URSS en 1991. Depuis, l'OTAN, n'a cessé de s'élargir aux pays de l'Europe de l’Est qui sont désormais sous domination américaine avec de multiples intégrations à l’UE. A sa création en 1949, l'OTAN ne comptait que 12 membres. Aujourd'hui elle en regroupe 30 dont 14 pays qui étaient membres du Pacte de Varsovie.

En tant que puissance dominatrice, les USA deviennent, à partir de la Libération, les champions de la lutte contre-révolutionnaire pour le compte du capitalisme mondial. La lutte des classes ne connait pas de répit et partout les travailleurs pour se défendre sont amenés à se mobiliser et à ébranler dans de multiples pays les bourgeoisies nationales. Régulièrement, les USA interviennent pour briser des révolutions et installer des dictateurs. Ce fut le cas notamment avec Augusto Pinochet au Chili, Jorge Rafael Videla en Argentine, Soeharto en Indonésie, Hosni Moubarak en Egypte… Mais les USA connaissent aussi des échecs en Chine (1949), à Cuba (1959), au Vietnam (1975), en Iran (1979), en Egypte avec la démission de Moubarak (2011), en Afghanistan (2021). Ils imposent des blocus économiques aux pays qui exproprient le capital mais, à l’évidence, ils ne font pas ce qu’ils veulent.

La situation internationale évolue et les stratégies de domination des USA aussi. Actuellement la Chine vient menaçait la domination économique des USA en se gardant d’adopter une attitude agressive. La politique des dirigeants des USA doit s’adapter à la situation dans divers autres pays mais aussi en fonction de la politique intérieure américaine. Ainsi, les protestations contre la guerre du Vietnam aux USA ont été un facteur important de la défaite américaine. Les attentats du 11 septembre 2001 ont grandement contribué à la mise en œuvre de la politique agressive de la « global war ». Au gré de ces évènements différentes factions de la bourgeoisie américaine l’emportent plus ou moins dans les prises de décisions. C’est en application de cette politique de la « global war » que les USA ont lancé la grosse cavalerie de l’invasion de l’Afghanistan à la fin de 2001 puis de l’Irak le 20 mars 2003 avec par la suite les événements en Lybie…

Mais, les USA opèrent un tournant à partir de l’élection d’Obama en 2009. La politique menée en Afghanistan et en Irak est un échec en ce sens qu’il s’avère impossible dans ces pays de mettre en place un gouvernement qui serait reconnu et respecté par la population tout en étant aux bottes des américains. Les forces américaines n’ont donc pas réussi à s’imposer dans cette région autour de l’Iran. La révolution iranienne, confisquée par les ayatollahs, reste leur principal ennemi dans cette région tandis qu’ils doivent défendre l’enclave israélienne qu’ils ont contribué à mettre en place pour favoriser ensuite son peuplement par des juifs venus de divers pays. Les dirigeants américains doivent, pour continuer leur politique, faire face aux exigences de la politique intérieure. Les occupations militaires sont maintenant impopulaires en Amérique. Obama avait promis de supprimer le sinistre camp de Guantanamo mais il n’a pas réussi à le faire. Les photos qui montrent les exactions des américains dans la prison d’Abou sont insupportables... Les dirigeants américains vivent sous la menace constante qu’un nouveau scandale éclate à propos du comportement de la soldatesque au proche orient. Les USA entrent donc dans une politique de désengagement sur cette région. Pendant tout le printemps arabe, ils évitent d’intervenir directement. Quand le conflit éclate en Syrie, ils n’ont nullement l’intention d’envahir ce pays contrairement à ce que beaucoup ont imaginé. La priorité est que la révolution Syrienne soit écrasée quels que soient les moyens utilisés. Hors, c’est le moment où Poutine apparaît sur la scène internationale.

Poutine a d’abord assis son autorité en Russie. Il a fait fortune en profitant de l’éparpillement des immenses richesses qui étaient auparavant sous le contrôle de l’Etat. Comme d’autres gangsters, il s’en est accaparé une partie pendant les « années noires ». Il s’est imposé ensuite comme homme politique puis comme dictateur à la tête de la Russie. Il a fait sauter toutes les dernières règles démocratiques qui lui interdisaient de rester au pouvoir. Puis, il a guerroyé en Tchétchénie et en Géorgie. Il s’est alors aussi imposé comme un chef militaire et nous avons vu qu’il ambitionne de reconquérir la Grande-Russie. Le conflit Syrien lui donne l’occasion de s’imposer sur la scène internationale puisqu’il prête main forte à Bachar el Assad et lui donne la possibilité d’écraser la révolution syrienne. Il détruit littéralement la Ghouta (banlieue de Damas) et la ville d’Alep en reproduisant la stratégie qu’il avait adopté pour détruire Grozny en Tchétchénie. Il devient ainsi à la fois allié et concurrent des USA dans la lutte contre-révolutionnaire. Il est candidat pour écraser les rebellions et les révolutions au moment où les USA se trouvent en difficulté pour le faire. Il confirme, en janvier 1922, au Kazakhstan ses talents de contre-révolutionnaire alors que l’échec de la politique américaine est particulièrement évident avec leur départ précipité d’Afghanistan en août 1921. L’armée américaine a été ridiculisée. Cela montre que les dirigeants américains ne savent pas se défaire de leur précédente politique d’invasion. Ils ne savent toujours pas comment abandonner totalement leur occupation sur le secteur Irak-Syrie.

Désormais, il est clair que Poutine et les dirigeants américains sont à la tête de deux puissances impérialistes en concurrence. Poutine se montre particulièrement agressif mais les américains aussi puisqu’ils cherchent toujours à étendre leur influence vers l’Est en Europe depuis le démantèlement de l’URSS.

Au-delà de ces réalités, il faut voir que la crise ukrainienne s’inscrit dans une crise plus générale du capitalisme qui est à bout de souffle. La recherche perpétuelle du profit ne peut pas perdurer car les marchés ne sont pas extensibles à l’infini. Le capitalisme ne survit qu’en engendrant de plus en plus de malheurs. La crise au Proche-Orient (Irak, Afghanistan, Syrie...) avec en plus la Libye a coûté des sommes faramineuses aux USA c’est-à-dire, en dernier ressort, du travail humain, pour aboutir à de monstrueuses catastrophes humanitaires. C’est cela la réalité du capitalisme actuellement. L’alternative « Socialisme ou Barbarie » devient de plus en plus évidente au moment où nous sommes menacés à la fois par la guerre nucléaire et par des épidémies incontrôlables dans le cadre du capitalisme. Il n’y a d’issue positive possible que dans le combat internationaliste pour le socialisme. Les forces qu’il faut mobiliser dans ce conflit sont les oppositions à Poutine en Russie même qui apparaissent de plus en plus clairement autant que les oppositions aux dirigeants des USA/OTAN dans tous les pays y compris en Amérique. La mobilisation du peuple ukrainien qui veut se défendre au-delà des divergences interne est aussi un signe positif. L’armement de la population et son auto-organisation sont déjà ressentis comme des dangers par tous les puissants. Ce n’est plus de la défense du gouvernement ukrainien qu’il s’agit et surtout pas, comme voudrait le faire croire Poutine, de la défense de groupes néo-nazis qui existent malheureusement bien mais qui sont très loin d’avoir l’importance que veulent leur donner les poutiniens de tout poil. La mobilisation, dans tous les pays du monde, tant en solidarité contre l’agression de Poutine que sur les revendications propres à chaque peuple porte en elle l’espoir d’une société meilleure.

Je ne veux pas revenir sur les détails du déclenchement du conflit. Je voulais principalement montrer que nous sommes bien en présence de deux puissances impérialistes contrairement à ce qu’expliquent la plupart des poutinolâtres qui considèrent que seuls les USA ont une politique impérialiste. Pour ceux qui veulent aller plus loin je conseille la vidéo intitulée « Ukraine : les oligarques et vendeurs d’armes derrière la guerre  » non pas pour les analyses politiques qui y sont déployées mais pour la quantité d’informations éparses qu'elle apporte. Vous y trouverez notamment des précisions sur la réalité des rapports de forces militaires dans le monde, sur le pouvoir du lobby de l’armement aux USA, sur le « système Poutine » dont les véritables ministres sont les 60 autres oligarques près à le dévorer alors qu’à 70 ans, avec sa maladie (probablement une sclérose en plaques), il sent sa fin proche politiquement et physiquement… Je m’en tiens là.

Les internationalistes qui s’opposent à toutes les formes d’impérialismes disent : 

— Troupes et matériel militaire des USA et de l’OTAN : hors d’Europe !

— Troupes russes : hors d’Ukraine !

— Troupes françaises : hors d’Afrique !

— Aucune vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite (guerre au Yémen) !

 

Les travailleurs et les jeunes qui sont confrontés à des occupations militaires crient toujours le même slogan que ce soit en français, en russe ou en anglais :

Rentrez chez vous ! Damoï ! Go home !


Moyenne des avis sur cet article :  1.7/5   (40 votes)




Réagissez à l'article

183 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Kaa 24 mars 17:20

    « Aucune vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite (guerre au Yémen) ! »

    moi, je suis pour qu’on ne vende des armes qu’à ceux qui s’en servent jamais


    • Gégène Gégène 24 mars 17:41

      @Kaa

      et comment on saura qu’elles marchent ?


    • Lynwec 24 mars 18:13

      @Gégène

      Si ce sont des F35 furtifs, on s’en rend compte, même hors combat...


    • charlyposte charlyposte 24 mars 18:27

      @Kaa
      La guerre des bouchons ! smiley


    • sirocco sirocco 24 mars 17:25

      « La politique impérialiste de Poutine »

      C’est ben vrrrai ça ! 

      Ce dangereux va-t-en-guerre a osé coller son pays au milieu de tant de bases militaires américaines... Quelle menace insupportable pour le gentil Axe du Bien !


      • Séraphin Lampion Kaa 24 mars 17:31

        @sirocco

        en plus, il s’en prend à un pays qui a donné plusieurs dirigeants au sien, dont Brejnev !


      • Gégène Gégène 24 mars 17:40

        comme si nous on emmerdait les corses smiley


      • Joséphine Joséphine 25 mars 09:09

        @sirocco

        On ne sait plus si ça relève de la Poutinophobie ou de la russophobie. Ils vont bien entendu monter sur leurs grands chevaux pour nous dire qu’en aucun cas ils ne sont russophobes et qu’ils n’ont rien contre le peuple russe, mais ces ukrainolâtres oublient que le peuple russe, dans son immense majorité , soutient le coup de force de Poutine. Les russes savent bien que les russophones ont été victimes des exactions de l’arée ukrainienne pendant presque 10 ans.  


      • pemile pemile 25 mars 09:14

        @Joséphine « Les russes savent bien que les russophones ont été victimes des exactions de l’arée ukrainienne pendant presque 10 ans. »

        Et c’est pour ça que Poutine est en train de raser toutes les villes russophones d’Ukraine ??!! smiley


      • microf 26 mars 23:43

        @pemile

        https://youtu.be/WA67pvbgDK4

        If there is a country that has commited unspeakable atrocities in the world it is the United States of America.

        They don´t care for human beings. Fifty seven years ago, when Japan was reteating on all fronts, they decided to drop an atom bomb on Hiroshima and Nagasaky, killed a lot fo innocent people, who are still suffering from the effects of those bombs.

        Those bombs were not aimed against the Japanese, they aimed against Soviet Union to say, look, this is the power that we have, if you dare oppose what we we do, this is what is going to happen to you.

        Because they are so atrrogant, the decided to kill innocent people in Japan who are still suffering from that. Who are they now to pretend that they are the policemen of the world ?

        Traduction version francaise :

        S’il y a un pays qui a commis des atrocités innommables dans le monde, ce sont les États-Unis d’Amérique. Ils ne se soucient pas des êtres humains.  Il y a cinquante-sept ans, alors que le Japon reculait sur tous les fronts, ils ont décidé de larguer une bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaky, tuant beaucoup d’innocents, qui souffrent encore des effets de ces bombes. Ces bombes n’étaient pas dirigées contre les Japonais, elles visaient l’Union soviétique pour dire, regardez, c’est le pouvoir que nous avons, si vous osez vous opposer à ce que nous faisons, c’est ce qui va vous arriver. Parce qu’ils sont si atrrogants, ils ont décidé de tuer des innocents au Japon qui souffrent encore de cela. Qui sont-ils aujourd’hui pour prétendre qu’ils sont les gendarmes du monde ?

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 mars 23:59

        @microf
        Tu radote , un effet de l’âge ?


      • Clocel Clocel 24 mars 18:09

        On va tenter de modérer la propagande buissonnante...

        Vera Sharav et Arianne Bilheran...


        • Pie 3,14 24 mars 18:45

          @Clocel
          Un lien vers France Soir, la classe ! 


        • Clocel Clocel 24 mars 18:58

          @Pie 3,14

          Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt...


        • Pie 3,14 24 mars 19:28

          @Clocel
          Et philosophe avec cela !


        • sylvain sylvain 24 mars 19:37

          @Clocel
          intéressant .Mais alors que dire des chinois qui ont une politique au moins aussi sécuritaire sur la question, et en totale cohérence avec l’occident, qui l’a pris comme modèle a de nombreuses reprises ??
          Je trouve que la réthorique du nazi trouve là une limite, en tant qu’héritage historique en tout cas


        • Clocel Clocel 24 mars 20:13

          @sylvain

          D’où provient la technologie, l’usine clé en main qu’ont reçu les chinois ?

          Si vous grattez un peu, vous retrouverez les mêmes à la manœuvre, ceux qui ont armé à la fois l’URSS et les nazis...

          La blitzkrieg, l’efficacité de la déportation, c’était IBM...

          Et méfiez-vous des chinois, vous connaîtrez leur vrai visage lorsqu’ils pourront se passer de nous.


        • sylvain sylvain 24 mars 20:25

          @Clocel
          l’ère industrielle a commencé son histoire en occident, c’est un fait .Elle s’est imposé au reste du monde du monde par la guerre et la conquête, ne fournissant que de nouveaux moyens a des logiques sociales qui étaient déja en place partout dans le monde .Les chinois s’y sont magnifiquement adaptés, il faut effectivement s’en méfier .

          Ce dont je parle, c’est de la convergence des grandes puissances vers les mêmes modèles .Quand on songe a l’opposition, a la concurrence féroce qu’elles ont entre elles, on ne peut que se dire que ce qui mène l’humanité, c’est une quête de puissance a laquelle elle se soumet elle même, par l’intermédiaire du système industriel .Nos inventions nous mènent par le bout du nez .quand on mêle ce constat avec l’émergence des technologies NBIC, ça fait froid dans le dos, qu’on parle de chinois, de russes, ou d’occidentaux


        • Buzzcocks 25 mars 11:25

          @Pie 3,14
          Bah oui, France Soir, et encore vous avez du bol, d’habitude, c’est Breizhinfo ou Egalité et réconciliation les références de ces tanches là. 


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 12:23

          @Buzzcocks

          Vous oubliez parml leur sources favorite Meyssan avec réseau Voltaire et toute la nouvelle extrême-droite mais ils ne savent pas qu’ils sont d’extrême-droite. On retrouve très logiquement les mêmes dans le « Collectif France-Russie » et le « Comité France-Donbass représentant français de Novorossia ». Svetlana Kissileva (Kysilyova), présidente de Novopole, André Chanclu et Alain Benajam, secrétaires et adjoints sont, rien de moins que les représentants officiels des « Etats indépendants de la Novorossia en France ».


        • sylvain sylvain 24 mars 18:10

          je pensais pas que votre article passerait .Très bon d’ailleurs, c’est très documenté

          Vous ne convaincrez pas les fans de poutine de l’impérialisme russe, qui est pourtant évident aujourd’hui .Je suppose qu’il représente pour eux une vengeance par rapport a notre société, en tout cas ça n’a plus de rapport avec la situation actuelle, ils ont une logique qui est devenue totalement partisane .


          • Fergus Fergus 24 mars 18:19

            Bonjour, sylvain

            Je partage votre commentaire.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 18:28

            @Fergus et @Sylvain

            Merci


          • Pie 3,14 24 mars 19:01

            @sylvain
            Pour moi c’est un mélange de militants d’extrême-droite, de complotistes aigris, de gens qui ne savent plus où diriger leur colère, de trolls payés par le Kremlin (en fait il n’y en a qu’un c’est Garev), d’imbéciles heureux qui s’amusent comme au bistrot, 
            de paumés influençables et de quelques uns ou unes clairement à l’Ouest.
            Cela fait une drôle de petite famille dysfonctionnelle qui après la bataille antivax mène celle de Poutine puis passera à la prochaine sans aucune transition ni remise en question.
            Ainsi va ce site, zoo des pensées minoritaires où je viens semble-t-il avec quelques autres régulièrement constater l’incroyable versatilité de l’humain. 


          • Fanny 24 mars 19:58

            @Pie 3,14
            Ainsi va ce site, zoo des pensées minoritaires où je viens semble-t-il avec quelques autres régulièrement constater l’incroyable versatilité de l’humain. 

            Félicitations mon brave majoritaire.

            Le Bourgeois Gentilhomme est le phare de notre temps.

            Pas plus que le bourgeois, le majoritaire ne peut devenir noble. C’est son drame mais au demeurant, il mange et digère bien. Bon appétit.


          • baliste 24 mars 20:30

            @sylvain
            Le vrais problème c’est la « culture » us qui pollue le monde , certes poutine n’a rien d’un sauveur , mais on peu avoir un petit espoir que son coup de pied dans la fourmilière , face avancé le schmilblick . On était déjà a bout depuis 2008 , on vivait a crédit en mort vivant dans un monde de plus en plus virtuel . Puis vient le covid , la plus grande arnaque de l’humanité , et on en est la : au précipice .
            On a le droit de préféré un poutine qu’un sleepy ou un micron , question d’homme et de culture . 


          • sylvain sylvain 24 mars 20:51

            @baliste
            On a le droit de préféré un poutine qu’un sleepy ou un micron , question d’homme et de culture

            tant qu’on a le droit de préférer aucun des trois, ça me va .

            Le shmilblick avancera quand on le fera avancer .L’état de guerre le fait avancer vers plus de propagande, de subordination, de censure et de misère, certes ce n’est que mon avis, mais regardez ce qui se passe, en russie comme en europe c’est exactement ça me semble t il


          • baliste 24 mars 21:09

            @sylvain
            Oui je suis d’accord , d’ailleurs je n’ais jamais eu la moindre confiance dans les hommes politiques . Mais l’équation est simple : 8 milliards d’êtres humains faibles et lobotomisé , les énergies fossiles sur leurs fin , le dérèglement climatique qui va entrainé des famines ... Comment vont faire nos glorieux dirigeants pour calmer les foules , quand elles vont prendre conscience qu’ils ni a plus de solutions (dans l’après guerres ils y en avaient encore ) , qu’on leurs a menti pendants plusieurs décennies ? A votre avis ? Moi je penche vers plus d’autoritarisme et d’envoyé les mougeons se massacrer entre eux ... Le covid a montré que le masse est prête a être sacrifier .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 06:04

            @baliste
            Bonjour,
            Je crains malheureusement que ce soit à partir du raisonnement que vous proposez que beaucoup se mettent à dérailler complètement.
            Vous dites : "certes poutine n’a rien d’un sauveur , mais on peut avoir un petit espoir que son coup de pied dans la fourmilière , face avancé le schmilblick".

            Le fait que Poutine est apparu, depuis peu, sur la scène internationale comme un concurrent des USA, en tant que dirigeant d’une puissance impérialiste, n’a rien d’un coup de pied dans la fourmilière. Dans mon analyse de la situation internationale, je montre que c’est au cours du conflit syrien, vers 2015, qu’il apparait en tant que tel après une préparation de quelques années où il avait déjà fait quelques dégâts.

            Cette nouvelle puissance impérialiste, ayant ni plus ni moins comme projet affiché de reconquérir la Grande-Russie, annonce d’emblée qu’elle veut prendre la suprématie sur les USA/OTAN car son projet ne pourra pas se réaliser sans cela. Une telle politique nous mène droit vers la guerre nucléaire. Ce n’est pas un coup de pied dans la fourmilière c’est l’asphyxie intégrale de la fourmilière. Pauvres fourmis !


          • baliste 25 mars 08:12

            @Jean Dugenêt
            Vous la voyez comment la fin de notre civilisation ? Car vous vous en doutez il y aura bien une fin . Vous l’avez imaginé comment ? Moi je pense être en train de la vivre . Ca ne me dérange pas beaucoup car je ne l’ais jamais vécu comme une civilisation « positive » (la tradition judéo-chrétienne ) , car pas née a la bonne époque . Quand on a un cancer incurable on espère que ca ne dur pas trop longtemps . C’est mon avis et tout ce qu’il se passe aujourd’hui est naturel , on deviens fous car on n’a plus aucuns repères stables , aucunes autorités digne de se nom , plus d’avenir pour les jeunes ... Si c’est poutine qui est le fossoyeur , c’est que c’est son rôle , mais je ne pense pas que c’est lui le plus dangereux , rien que micron me fait plus peur .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 11:21

            @baliste

            Nous sommes, depuis plus d’un siècle, face à l’alternative « socialisme ou barbarie ». La perspective d’une fin de l’humanité dans la barbarie est évidemment réaliste puisqu’il y a un risque certain de guerre nucléaire et qu’en plus notre civilisation est maintenant incapable d’enrayer une épidémie avec les laboratoires pharmaceutiques qui sont en concurrence et qui ont pour priorité absolue davantage de gagner du fric que de soigner.

            Heureusement je crois que la perspective d’arriver au socialisme redevient aussi réaliste. Nous sommes en passe de surmonter la coupure qu’a connu le mouvement ouvrier quand il était minuit dans le siècle précédent. A la suite de la première guerre mondiale les deux bastions du mouvement ouvrier étaient l’Allemagne et la Russie qui venait de faire la révolution. A la suite de la répression conjuguée du nazisme et du stalinisme le mouvement ouvrier a été anéanti dans ces deux bastions. C’est non seulement l’avant-garde qui a été physiquement exterminée mais tout ce qu’il y avait comme organisations politiques, syndicales, organisations de femmes, de jeunesse, organisations culturelles, de loisir... Tout le mouvement ouvrier a été anéanti. Jusqu’aux années 50 la répression c’est poursuivie dans le monde entier quand le stalinisme triomphait.

            Cette coupure dans le mouvement ouvrier a été dramatique pour l’humanité. Elle se fait encore ressentir par exemple dans le fait qu’il parait souvent saugrenu de vouloir construire une internationale révolutionnaire. Avant cette coupure c’était une vérité admise par tout le mouvement ouvrier. Il y avait alors en même temps la IIème et la IIIème internationale. A cette époque un Mélenchon qui veut construire une organisation franco-française n’aurait eu aucune écoute et quand en plus il promet des jours heureux sans faire de révolution... Cette coupure se fait aussi ressentir dans le fait qu’il existe maintenant une quantité d’organisation qui se disent trotskyste mais n’ont aucun rapport avec le trotskysme. Cette coupure explique aussi le peu de succès des trotskystes qui n’ont jamais réussi à prendre le pouvoir.

            Je crois cependant que maintenant avec le bilan de l’expérience des 50 dernières années, il devient possible de surmonter toutes ces difficultés. La possibilité de construire une internationale révolutionnaire devient elle aussi réaliste. A l’occasion des dernières élections en Argentine une pétition a été signée sur des bases proches du programme trotskyste par des milliers de militants politiques et syndicaux. C’est un événement considérable. En France la plupart des signataires sont derrière Anasse Kazib. Je leur ai envoyé une lettre ouverte. Ils n’ont pas répondu mais je ne désespère pas qu’ils puissent se prononcer pour le Frexit. C’est le seul point de divergence sérieux que l’AGIMO a avec eux. Il est possible de fusionner les trois organisations internationales qui se réclament de l’héritage de Nahuel Moreno et qui sont donc réellement trotskystes. La perspective de la révolution socialiste mondiale devient à nouveau réaliste comme elle le fut entre 1017 et 1923. C’est la chance que nous avons de pouvoir sauver l’humanité.


          • baliste 25 mars 11:53

            @Jean Dugenêt
            Avec beaucoup de chance , et beaucoup d ’espoir .Et je vous le souhaite . Moi je crois en la théorie des cycles , des boucles de plus en plus courtes qui finissent toujours de la même façon . Aucun retour en arrière n’est possible , les bonnes idées anciennes sont passées . Le niveau actuel de l’être humain est le plus bas jamais atteint ( a mon avis ) . L’autre solution aurait été du coté des peuples anciens , aborigènes etc ... Mais on a préféré les exterminés . On a coupé les liens avec nos origines , je ne vois pas de solutions réels en dehors d’un grand ménage .La nature va surement s’en mêlé , a moins que notre destin se finisse dans un hiver nucléaire . Je ne suis pas du genre optimiste au passage . A mon avis ils nous reste peu de temps d’où la panique autour du covid , ca sent le sapin , mon pronostique autour de 2030 max .... Et merci de vos réponses , même si on a pas le même avis .


          • Pie 3,14 25 mars 19:11

            @Fanny
            Si votre noblesse consiste à brailler des « Zemmour mon amour » ou à tracer de solides perspectives politiques du type « Asselineau/Fillon ticket gagnant » dans des articles de 40 lignes maximum, je vous laisse volontiers à votre retraite d’ingénieure.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 19:23

            @Pie 3,14
            « dans des articles de 40 lignes maximum »
            Je ne le croyais pas. Je viens de vérifier. Maintenant je proposerai un article pour chacun de mes commentaires. Enfin pour ceux qui font tout de même 20 lignes.


          • Pie 3,14 25 mars 19:36

            @Jean Dugenêt
            Après re vérification la moitié de ses articles font moins de 40 lignes avec un record à 31 lignes. Les cinq autres dépassent à peine les 50 lignes.
            Voilà ce qui s’appelle une pensée concise !


          • Fanny 26 mars 10:06

            @Pie 3,14
            Si votre noblesse consiste à brailler des « Zemmour mon amour »

            Perdu dans votre troupeau majoritaire, l’esprit assourdi par le bêlement du troupeau, vous ne pouviez évidemment pas avoir l’intuition que Zemmour deviendrait une personnalité nationale de premier plan. Ces intuitions sont réservées aux réfléchissants, pas aux bêlants.


          • Pie 3,14 27 mars 17:29

            @Fanny
            Elle n’aurait pas un peu les chevilles qui enflent la « réfléchissante » ?

            Etre fan de Zemmour ne fait pas de vous une flèche, juste une bornée d’extrême-droite.


          • Lynwec 24 mars 18:12

            Le titre, débordant d’impartialité autant que de respect de la réalité du monde, est une invitation remarquable à poursuivre la lecture, chacun sachant déjà à quoi il peut s’attendre...

            La juxtaposition imaginative employée par l’auteur de vérités objectives et d’affirmations de parti-pris flagrant pourrait circonvenir un lecteur peu habitué aux manipulations.

            Exemples choisis

            « C’est l’opposition entre les USA/OTAN et la politique de Poutine qui en est la cause principale. (La sienne seulement ?)

             »Il est évident que les USA/OTAN sont une puissance impérialiste parce que, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ils veulent dominer le monde. D’ailleurs, à propos de la guerre en Ukraine, les faits établissent certes que la responsabilité criminelle du régime de Poutine est une évidence.« 

            (Une évidence ? pas pour tout le monde, loin de là.)

             »Il dit clairement que les territoires de la Grande-Russie des tsars et de Staline font partie de la Russie et qu’il est donc légitime, de son point de vue, de les récupérer. Il nous livre, par la même occasion, les fondements de son idéologie ultra-nationaliste. Il nous sert pour cela, comme bien d’autres, une version de son « histoire de la Russie » accommodée à sa sauce. Il s’agit pour lui de montrer que l’Ukraine, comme d’autres républiques indépendantes de la périphérie russe fait partie, par essence, de la Russie. Il considère que l’Ukraine est une création artificielle qui serait, de plus, gouvernée par des fascistes. De son point de vue, l’Ukraine serait, un morceau de la Russie qui en aurait été indûment détaché.

            (On n’a pas cherché les ultra-nationalistes au même endroit . Qu’en est-il de la nation indispensable,phare du monde ? L’Ukraine est considérée comme le berceau initial de la Russie et n’en fut détachée que par les magouilles de dirigeants médiocres de l’URSS. Et bien sur, malgré les photos,reportages et preuves, il n’y aurait toujours pas de fascistes adeptes de Bandera, voire de son modèle nazi à moustache en Ukraine...)

            Pour faciliter la lecture, j’ai mis en normal les affirmations relativement modérées, en gras les citations les plus « impartiales » (l’impartialité étant souvent à géométrie variable) extraites de l’article et en mode souligné et italique mes propres observations.

            Une fois, ça passe, trois fois, ça lasse.Du coup, je n’ai pas terminé ma lecture.

            L’article s’améliore ensuite ? (Un reste de naïveté ....)


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 18:27

              @Lynwec
              Bonjour,

              « Le titre, débordant d’impartialité »

              J’espère que vous avez compris que j’ai énoncé dans le titre ce que je voulais montrer dans l’article. J’espère y être parvenu. J’ai en effet jugé important, surtout sur Agora Vox, de montrer que la politique de Poutine est, tout comme celle des USA/OTAN, une politique impérialiste.

              Vous dites en introduction que je mélange des « vérités objectives » et des « affirmations de parti-pris flagrant ».

              Je pensais que vous alliez énoncer mes « affirmations de parti-pris flagrant » et, puisque c’est flagrant, tout le monde devrait sans apercevoir. A la rigueur, quelques mots de votre part devraient le montrer. Je n’ai rien trouvé de tel.

              Vous avez encore la possibilité d’énoncer quelques unes de mes soi-disant « affirmations de parti-pris flagrant » et j’essaierai de montrer en quoi ce que j’énonce est vrai. Je pense avoir déjà amené quelques éclairages dans l’article.


            • sylvain sylvain 24 mars 18:29

              @Lynwec
              C’est l’opposition entre les USA/OTAN et la politique de Poutine qui en est la cause principale. (La sienne seulement ?)

              De toute évidence ce sont les deux .Il faut tout de même une sacré mauvaise foi pour ne pas le voir

              D’ailleurs, à propos de la guerre en Ukraine, les faits établissent certes que la responsabilité criminelle du régime de Poutine est une évidence.« 

              (Une évidence ? pas pour tout le monde, loin de là.)

              Chacun ses opinions, mais ne pas considérer comme criminelle le fait de donner l’ordre d’envoyer chars et missiles sur une population, en dit long sur la personne qui fait cette déclaration .

              L’Ukraine est considérée comme le berceau initial de la Russie et n’en fut détachée que par les magouilles de dirigeants médiocres de l’URSS.

              Vous ne pensez pas que ce qui compte, ce n’est pas ce que vous considérez que l’ukraine devariat être, mais ce que les ukrainiens considèrent ?? Vous critiquez l’ingérence des Etats Unis ,vous vous comportez exactement de la même manière, heureusement sans les mêmes moyens


            • Lynwec 24 mars 18:39

              @sylvain
              « sur une population » ?

              Je découvre avec stupeur qu’il n’y a aucun militaire en Ukraine, voila ce que c’est de ne pas regarder la télé...

              La notion de population mise en danger par une opération militaire serait-elle, elle aussi, apparue récemment, en février 2022, comme le crime de guerre et l’agression injustifiable ? Entre 2014 et 2022, aucune population en Ukraine ne courait le moindre danger...14 000 victimes d’accidents domestiques...

              Le vingt-et-unième siècle, que de progrès et de découvertes...

              "Vous ne pensez pas que ce qui compte, ce n’est pas ce que vous considérez que l’ukraine devariat être, mais ce que les ukrainiens considèrent ?? Vous critiquez l’ingérence des Etats Unis..."

              Dites-moi ; au moment du coup d’état en 2014, ce que les Ukrainiens considéraient fut vraiment pris en compte ? Un peu comme en 2007 le Congrès français prit en compte le référendum de 2005 ?
              Les arguments, c’est bien, mais encore faut-il les appliquer dans tous les cas de figure et surtout dans l’ordre chronologique...


            • sylvain sylvain 24 mars 19:02

              @Lynwec
              Je découvre avec stupeur qu’il n’y a aucun militaire en Ukraine, voila ce que c’est de ne pas regarder la télé...
              et je découvre sans stupeur que vous êtes de mauvaise foi .Il y a 1% de militaires environ, le reste, c’est la polpulation, et quand vous envoyez des missiles sur des villes, vous l’envoyez sur la population .

              au moment du coup d’état en 2014, ce que les Ukrainiens considéraient fut vraiment pris en compte ? Un peu comme en 2007 le Congrès français prit en compte le référendum de 2005 ?

              les ukrainiens se sont bien fait rouler, dans tous les sens, et les fançais sont pas mal non plus .Heureusement pour le moment on s’en sort mieux qu’eux, il faut dire qu’on a un seul impérialisme sur le dos, les ukrainiens en ont deux


            • eddofr eddofr 24 mars 18:13

              Liste non exhaustives des Nations pratiquant encore une politique impérialiste (plus ou moins « efficace » selon leur puissance) :

              U.S.A. (vis à vis du monde entier et même du système solaire),

              Angleterre (à l’intérieur de la Grande-Bretagne),

              Grande-Bretagne (envers le Commonwealth),

              France (partout où les miettes de son empire colonial le lui permettent),

              Russie (envers les anciens membres du bloc soviétique),

              Allemagne (envers l’Europe),

              Italie du Nord (envers l’Italie du Sud)

              ...

              Le seul impérialisme conquérant (qui ne s’exerce pas sur d’anciens dominions) est celui des U.S.A.


              • sylvain sylvain 24 mars 18:34

                @eddofr
                tous les nationalismes sont tentés par l’impérialisme, c’est inhérent a la logique de puissance nationale .Toutes les nations se sont, en outre, largement basées sur l’esclavage, la guerre, le colonialisme, la manipulation, la torture... pour s’établir


              • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 24 mars 19:50

                @sylvain
                En effet. C’est bien ça qui est revendiqué par les nationalistes, les patriotes. Mon pays avant le voisin, quitte à lui marcher sur les pieds.


              • sylvain sylvain 24 mars 18:17

                Je dis ça parcequ’on sent dans votre article que vous prenez en considérations les commentaires qui vous ont été fais, mais c’est peine perdue, ils répèteront ad nauseam les mêmes choses, quoique vous disiez .Soit vous rentrez dans leur clan, soit vous êtes un ennemi


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 18:39

                  @sylvain
                  Tu as sans doute raison. Je préfère être un ennemi à leurs yeux que de passer dans le camp de Poutine.


                • malhorne malhorne 24 mars 18:18

                  Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie a montré une carte d’enregistrement confirmant qu’exactement 30 laboratoires ukrainiens situés dans 14 colonies étaient impliqués dans des activités biologiques militaires à grande échelle en Ukraine.

                  alors , c’est qui les méchants !!


                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 18:37

                    @malhorne

                    "alors , c’est qui les méchants !!

                    « 

                    J’ai l’impression que vous n’avez pas lu l’article.

                    Vous attendez manifestement que quelqu’un réponde soit »c’est Poutine le méchant« soit »ce sont les USA/OTAN le méchant« . Je crois avoir montré qu’il y a deux méchants.

                    Évidemment pour »Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie« c’est Biden le méchant. Pour »Le ministère de la Défense des USA" c’est Poutine le méchant.

                    Ils ont tous des arguments mais ceux qui ont choisi de défendre l’un des deux camps ne se renseignent qu’à partir des informations des ministères de son camp.

                    J’aurais souhaité que le niveau de la discussion monte d’un cran.


                  • Lynwec 24 mars 18:46

                    @Jean Dugenêt

                    Il y a deux méchants, un situé très très loin, protégé par des milliers de km d’océan et qui n’a connu la guerre sur son territoire pratiquement que civile, et l’autre qui a connu les visites touristiques de Napoléon 1er, et de Hitler entre autres, s’y ajoutant les joies de l’expérience révolutionnaire importée, génératrice de bonheur insoutenable...
                    Bien entendu, je parle des dirigeants, les peuples étant régulièrement bernés par les propagandes respectives et les mensonges continuels, un méchant étant plus entrainé que l’autre à ce sport...

                    Le méchant en danger immédiat, ayant déjà beaucoup morflé par le passé, est bien entendu déclaré aussitôt « grand méchant » dès qu’il se rebiffe, personne n’arrivant à son niveau de méchanceté dans tout l’univers connu.


                  • charlyposte charlyposte 24 mars 19:14

                    @Lynwec
                    Les USA ont également tenté une incursion ( avortée ) en 1917 en venant à revers smiley profitant de la révolution imaginant que la chute des Romanov allait être un un joli coup de filet sur ce vaste empire ! smiley


                  • sylvain sylvain 24 mars 19:32

                    @charlyposte
                    Tous les pays capitalistes rêvaient de bouffer la russie a cette époque Heureusement que les européens étaient laminés par la guerre


                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 20:53

                    @Lynwec

                    Je ne vois pas l’intérêt de votre discours. Quand je fais une analyse de la situation internationale, il s’agit d’examiner les rapports de force entre différents impérialismes mais aussi la lutte des classes dans chaque pays. Ce ne sont pas tant les pays eux-mêmes qui sont concernés (USA d’un côté et Russie de l’autre) que leur impact économique, militaire... Bien évidemment que ces pays ont chacun leur positionnement géographique et des histoires différentes...

                    Que vaut un discours comme celui-là :
                    "Le méchant en danger immédiat, ayant déjà beaucoup morflé par le passé, est bien entendu déclaré aussitôt « grand méchant » dès qu’il se rebiffe, personne n’arrivant à son niveau de méchanceté dans tout l’univers connu."

                    J’avoue que je suis décontenancé pour répondre. Ce serait déjà plus simple si vous ne vous exprimiez pas par métaphore. Est-ce que le fait que la Russie ait eu un passé tumultueux justifierait qu’il faille avoir plus d’égard pour elle que pour les USA quand son armée envahit un pays ? J’avoue ne pas saisir la relation entre cause et conséquence.

                    Le US go Home des soixante-huitards contre la guerre au Vietnam se traduit aujourd’hui pas « Comboï » quand l’armée russe entre en Ukraine.

                    Êtes vous en train d’expliquer que c’est méchant quand les USA envahissent un pays mais que ça l’est moins quand la Russie en envahit un autre ?


                  • baliste 25 mars 02:34

                    @Lynwec
                    « Il y a deux méchants, un situé très très loin, protégé par des milliers de km d’océan et qui n’a connu la guerre sur son territoire pratiquement que civile » 
                    Juste pour rajouté le génocide des indiens d’Amériques , comme pour les aborigènes d’Australie .On aurait pu tellement apprendre d’eux . Les occidentaux ne sont pas chez eux en Amériques , ce sont des barbares violents et manipulateurs . Au moins les russes sont chez eux .... Ca fait quand même une grosse différence . Et en plus ils n’ont aucun début de culture .


                  • Lynwec 25 mars 08:22

                    @Jean Dugenêt

                    Non, je vous explique que c’est considéré comme juste,bien,humanitaire quand les Occidentaux (où je vis mais dont je ne me sens pas solidaire vu ce que les dirigeants font à leurs peuples et ailleurs) interviennent dans un pays (c’est le discours officiel, vous aurez du mal à me convaincre du contraire, je ne dis pas que c’est celui de tous les intervenants, vous compris), alors que cette fois-ci, sans tenir aucun compte du contexte historique, géopolitique et de sécurité réelle, la Russie devient aussitôt le grand méchant.

                    Citez-moi, si vous avez ça sous le coude, un exemple de guerre d’extermination menée contre les USA...
                    Les démographies comparées ont leurs raisons...


                  • charlyposte charlyposte 24 mars 18:34

                    L’occident semble perdre son leadership via une autre partie du monde qui avance à pas de géant ! smiley on va attendre un peu pour savoir qui va se coucher le premier smiley PS : par KO dés fois que ! smiley


                    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 06:09

                      @charlyposte
                      Si on attend que ça se passe je crains que tout le monde finisse KO.


                    • voxa 24 mars 18:39

                      On défonce encore des porte ouvertes...

                      Ca ressasse et ça recycle.

                      Bref cest du plagiat pur et simple de média dominant.

                      Comme d’habitude.


                      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 20:54

                        @voxa
                        Bonsoir et merci de votre éclairage.


                      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 10:38

                        @voxa

                        Vous êtes buté et sectaire.
                        Vous auriez pu faire un bon bidasse aux ordres.
                         Vous ne vous informez pas, ce n’est pas la peine, vous avez votre réviaire officiel et définitif.
                        Un peu comme le coran ou la bible.
                        C’est écrit, c’est indélébile, c’est définitif.

                        Si l’on cherche à comprendre, pour vous, on est bon pour le bucher.
                        Il n’y a qu’une vérité, c’est la votre.
                         Vous avez une très haute opinion de vous et ceux qui ne pensent pas comme vous, ou plutôt ceux qui pensent et analysent seuls sans tenir compte de votre haute intelligence sont des sots méprisables.

                        Je ne lis même plus vos écrits, c’est une perte de temps, je sais ce que vous allez dire, c’est la propagande des dictateurs (Poutine et el-Assad) reproduite par tous les poutinolâtres sur AgoraVox.

                        (Comprenne qui peut. Le style n’est pas de moi. J’aurais honte. je lui retourne ses ignominies)


                      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 18:43

                        Le problème de certains « complotistes », c’est qu’il confondent « mondialisme » et « impérialisme », comme le dit très bien ce texte. Mais les gens ont besoin de croire ^^

                        La Russie combat-elle VRAIMENT le mondialisme en Ukraine ?

                        On a récemment commencé à supposer que la Russie doit être antimondialiste parce qu’elle a été forcée d’être « anti-impérialiste ». Mais il s’agit là d’un amalgame entre deux concepts différents.

                        Le mondialisme n’est pas synonyme d’impérialisme. En fait, à bien des égards, il peut être considéré comme contraire à l’impérialisme unipolaire étatsunien, et je pense que de nombreux conservateurs étatsuniens de la vieille école le voient de cette façon. Et le mondialisme n’est pas et n’a jamais été un concept exclusivement occidental.

                        Lorsque la Russie dénoncera le mensonge de la « pandémie », abandonnera sa politique de vaccination, se détournera de la monnaie numérique et rejettera l’Agenda 2030, ALORS peut-être on pourra dire qu’elle est antimondialiste.

                        Mais pour l’instant, il est clair qu’ils embrassent le mondialisme, comme le montre leur déclaration commune avec la Chine de février 2022 [c’est nous qui soulignons]  :

                        « Afin d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies pour le développement durable, [la Russie et la Chine] appellent la communauté internationale à prendre des mesures pratiques dans des domaines clés de la coopération tels que la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, les vaccins et le contrôle des épidémies, le financement du développement, le changement climatique, le développement durable, y compris le développement vert, l’industrialisation, l’économie numérique et la connectivité des infrastructures. »

                        Klaus Schwab et le WEF approuveraient certainement cet agenda, n’est-ce pas ?

                        La Russie (et la Chine) semblent au moins soutenir pleinement les politiques mondialistes.


                        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 19:03

                          @bouffon(s) du roi

                          un autre lien, qui pousse à réfléchir ^^
                          10 raisons de remettre en question le récit « Poutine vs Davos » :

                          1. Le vaccin COVID de la Russie est le même que celui de l’ouest
                          2. La Russie collabore avec Big Pharma
                          3. Les passeports Covid-19 sont une chose en Russie
                          4. La Russie développe sa propre monnaie numérique de banque centrale (CBDC)
                          5. Le verrouillage du COVID en Russie était tout aussi strict que celui de l’Occident
                          6. Poutine a déclaré son soutien à la mondialisation et à l’Agenda 21
                          7. Poutine est un ami proche d’Henry Kissinger
                          8. Poutine a des liens avec le forum économique mondial
                          9. La guerre de Poutine en Ukraine accélère la montée des CBDC dans le monde entier
                          10. La guerre en Ukraine facilite la grande réinitialisation

                        • sylvain sylvain 24 mars 19:30

                          @bouffon(s) du roi
                          on pourrait tout aussi bien faire ce parrallèle avec la chine, peut être même plus.
                          Les grandes puissances convergent toutes vers le même modèle social, économique et sécuritaire .


                        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 19:36

                          @sylvain

                          Tout à fait, c’est le plan de toute façon.


                        • Clocel Clocel 24 mars 20:44

                          @bouffon(s) du roi

                          Marrant ! J’étais là ! smiley


                        • sylvain sylvain 24 mars 20:53

                          @bouffon(s) du roi
                          je ne savais pas qu’il y avait une forme de passeport vaccinal en russie, c’était pour moi un des grands mérites de ce pays que de ne pas en avoir mis en place


                        • alinea alinea 24 mars 21:08

                          @Clocel
                          C’est bizarre cet article ! Poutine dit désirer un monde multipolaire depuis, on va dire toujours !
                          On a pris les chinois pour nos boys à bas prix pour fabriquer tous nos petits objets fétiches, la Chine est devenue une grande puissance grâce à ça, ma foi, les USUE se retrouvent cons mais ne veulent pas l’avouer. Mais les Chinois ne désirent a priori pas le leadership mondial !
                          J’ai l’impression que cet article passe à côté d’une vérité de base..
                          Bon, c’est pas grave, il y en a tant ; mais bon dans cette ambiance malsaine, il embrouille plutôt.


                        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 06:16

                          @alinea
                          "J’ai l’impression que cet article passe à côté d’une vérité de base..
                          Bon, c’est pas grave, il y en a tant ; mais bon dans cette ambiance malsaine, il embrouille plutôt.
                          "

                          Vous êtes très critique dans vos affirmations mais vous ne faites aucune démonstration. Peut-être allez vous nous expliquer les « vérités de base » (il y en a tant) et faire en sorte que rien ne soit embrouillé. Vous allez certainement nous apporter toute la lumière qui nous manque. Merci d’avance.


                        • Doume65 25 mars 10:20

                          @bouffon(s) du roi
                          « Le vaccin COVID de la Russie est le même que celui de l’ouest »
                          Bouffonnerie !
                          Le Spoutnik V est un vaccin à deux vecteurs basé sur deux adénovirus humains. Ce qu’on nous a injecté est un morceau d’ARN faisant se multiplier des protéines de pointes (en anglais spike). Ça n’a rien à voir !

                          Si tous les autres points de tes élucubrations sont aussi crédibles que le premier, surtout ne change pas de pseudo.


                        • alinea alinea 25 mars 12:39

                          @Jean Dugenêt
                          Il n’y a que l’empire USUE qui désire leadership mondial ; c’est la maladie des anglo américains ; les autres ( de l’empire) ne sont que des serpillères.
                          Regardez la carte que donne Asselineau sur les pays qui « sanctionnent » la Russie : c’est une vérité de base !


                        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 11:55

                          @alinea

                          Quelles sanctions contre le Russie ? Qui nous le dit et dans quels médias ?

                          Du cinoche.
                          Quand on cherche on voit bien les liens des multinationales en Russie, en Chine, aux USA, en Europe ...Etc.

                          La vraie guerre c’est le 1 % contre le reste du monde


                        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 mars 12:05

                          @Doume65

                          oui oui ^^

                          Le vaccin sputnik est un adénovirus qui pousse les cellules à se transformer en protéines spike et
                          Flacons de Vaccins sous le microscope : Cansino, Pfizer, AstraZeneca, Sinopharm, Sputnik  : Dans ce document en PDF de 23 pages, Mik Andersen, auteur du blog Corona2Inspect, a passé en revue l’article de Monteverde, Femia et Lafferreire, intitulé “Flacons de vaccins sous le microscope : Cansino, Pfizer, AstraZeneca, Sinopharm, Sputnik”. Cette étude démontre clairement la présence de graphène dans les échantillons de vaccins.
                          http://xochipelli.fr/2022/01/nouvelles-des-brigades-anti-graphene-janvier-2022/


                        • Doume65 28 mars 19:00

                          @bouffon(s) du roi
                          « Le vaccin sputnik est un adénovirus qui pousse les cellules à se transformer en protéines spike »
                          Des cellules qui se transforment en protéines ! Même l’autolyse enzymatique (ouais je sais, c’est un pléonasme, mais c’est pour préciser) ne réussit pas un tel prodige. Je laisse tomber...
                          Ne cherche pas à étudier la biologie, c’est trop compliqué pour toi.


                        • Louis Louis 24 mars 18:46

                          Quel est le pire l’Impérialisme ou le Mondialisme ?

                          Autre mot le globalisme cher à Schwab de Davos

                          vive le souverainisme

                           smiley


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 18:49

                            @Louis

                            Tous les trucs en « isme » sont des trucs de l’élite.. Il n’y a pas de solution dans ce système, le reste c’est de l’entourloupe ^^


                          • charlyposte charlyposte 24 mars 18:54

                            @Louis
                            Ou un monde qui se veut unipolaire qui n’a pas pour ambition d’accepter un monde multipolaire ! smiley


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 19:05

                            @charlyposte

                            Il est relativement uniforme, le cheptel humain s’est fait domestiqué ^^


                          • sylvain sylvain 24 mars 19:06

                            @Louis
                            "La souveraineté désigne l’exercice du pouvoir sur une zone géographique et sur la population qui l’occupe. La notion de souveraineté ne doit pas être confondue avec celle de suzeraineté, même si les deux termes émergent avec la langue française à partir du Moyen Âge sur la base d’une racine latine commune, super, désignant ce qui est au-dessus, au sommet

                            "

                            Je préfère l’autonomie, littéralement faire sa propre loi .Mais je chipote surement un peu


                          • sylvain sylvain 24 mars 19:09

                            @charlyposte
                            un impérialisme qui n’a plus de concurrents deviendra naturellement mondialiste
                            Qu’il soit chinois, russe ou américain .
                            Vous rêvez de la chute de l’occident .Si l’occident chute, il y aura un mondialisme chinois, la seule différence étant que vous serez l’africain de ce nouveau monde


                          • charlyposte charlyposte 24 mars 19:16

                            @sylvain
                            Il est donc logique d’être dans un monde plutôt multipolaire smiley


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 mars 19:25

                            @charlyposte

                            Laurence D. Fink, PDG de Blackrock le dit aussi, comme quoi on se fait baiser de toute façon ^^


                          • Claude Simon Claude Simon 24 mars 19:06

                            Pour l’instant, il se positionne en gendarme de la sphère d’influence russophone, face à des états voyous.

                            Si l’on n’est pas capable de considérer la nécessité de reconnaître les tords de son camp pour insinuer l’opprobre sur son adversaire, Mr Dugenêt, vous insultez les prérogatives eurasiennes de sécurité et stabilité, dont l’importance va bien au delà (marchés alimentaires en l’occurence).


                            • sylvain sylvain 24 mars 19:11

                              @Claude Simon
                              les torts sont largement reconnus, dans cet article et dans bien d’autres avant .
                              Envahir l’ukraine n’est en rien une « prérogative eurasienne »


                            • Claude Simon Claude Simon 24 mars 20:16

                              @sylvain

                              « Signature Reduction » approuve votre message.


                            • sylvain sylvain 24 mars 20:27

                              @Claude Simon
                              désolé, je comprends pas votre réponse


                            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 06:19

                              @sylvain
                              Merci de ton soutien, de ton appui et de ton aide. Je persiste à penser qu’il faudra qu’on discute en visioconférence. Cela n’engage à rien.


                            • Claude Simon Claude Simon 25 mars 08:29

                              @sylvain

                              https://www.youtube.com/watch?v=xinmD6WY2Yc&ab_channel=BLAST%2CLesouffledel%27info

                              Oui, invasion d’un pays agresseur de deux états souverains, agressivité provoqué par la déstabilisation délibérée de pays étrangers.

                              La sécurité de cette zone de l’Eurasie est du ressort de l’OSCE. Pour l’instant, les russes se défendent d’invasion.
                              Ils proposaient des conditions acceptables : démilitarisation, dénazification, neutralité, reconnaissance de Lougansk, Donetsk et rattachement de la Crimée à la Russie.

                              Celles-çi ayant été sabotées par un cocaïnomane (dont l’addiction altère sensiblement la décision), qui souhaiterait accepter ces conditions maintenant que son pays est en proie à la destruction, et par referendum dont la population est à moitié en fuite, ne facilite pas pour l’heure la voie diplomatique rapide.

                              Pour ne pas envenimer le conflit, l’Otan, aux frontières de l’Ukraine, devrait faire comme les dockers de Marseille, à savoir empêcher la livraison d’armes à Kiev, contrairement aux desiderata destructeurs d’une marionnette aux abois.
                              Il en va de sa sécurité intérieure, du fait des risques de trafics d’armes qui peuvent se retourner contre ses pays membres.

                              Le fait est que le comportement russe sur le territoire ukrainien dépendra de l’hostilité des pays occidentaux et des populations ukrainiennes à son égard.

                              Pour l’heure, la sécurité de l’est de l’Ukraine majoritairement russophone risque fort d’être accompagné par une occupation permanente de l’armée russe.


                            • sylvain sylvain 25 mars 08:40

                              @Jean Dugenêt
                              pourquoi pas .c’était quoi votre protocole déja ??


                            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 12:16

                              @sylvain
                              m’envoyer un mail. Mon adresse email s’obtient en concaténant mon prénom et mon nom sans rien entre les deux. Ajouter le caractère arobas puis ce qu’il faut pour gmail.


                            • PascalDemoriane 24 mars 19:06

                              @Jean et @Sylvain

                              Désigner une catégorie de lecteurs / commentateurs de poutiniens poutinolâtres ne me semble pas à la hauteur d’une vue marxiste conséquente et distanciée.
                              C’est tomber dans l’anti-poutinisme de la russophobie ambiante. Pas sérieux. Laissez çà aux rose-marie à lunettes et autre rantanplans du site.

                              J’ai déjà objecté que renvoyer les impérialismes dos à dos est stérile, n’explique en rien la terrifiante dialectique mortifère et irréversible de la crise terminale du capital occidental, et est surtout une absurdité vue de France où nous sommes désigné de longue date par l’impérialisme otanien atlantiste anglo-saxon comme l’ennemi n°1 à abattre. Oui, nous prolétariat français, héritiers des communards ! Pas les russes !

                              Au lieu de faire un anti-poutinisme dérisoire de plus, en plus de la propagande éhontée de la réaction, mieux vaudrait regarder les investissements militaires allemands, et la destruction accélérée de notre appareil industriel français, de nos emplois.
                              Que je sache c’est pas Poutine qui détruit EDF et maintenant Renault.

                              Allez Jean, un petit effort, parlons de résistance à l’impérialisme de la mafia berlino-bruxelloise, pour voir comment on va survivre ici et maintenant sans se faire embrigader dans une liquidation non seulement économique où on va tout perdre mais en plus pourquoi pas dans une guerre militaire, voire atomique chez nous.

                              Oui atomique nouvelle manière. Poutine ne reculera pas. Si on a compris à quel stade en est la crise globale au XXIe siècle, on comprend pourquoi il n’a absolument pas le choix, et pourquoi cela pourrait aussi séduire les ricains !.

                              Bon, j’arrête là le propos parce que je sens que vais être désagréable tant cette fixette cléricale et dogmatique sur une personne de pouvoir qui n’est qu’un rouage m’indispose.


                              • sylvain sylvain 24 mars 19:28

                                @PascalDemoriane
                                Désigner une catégorie de lecteurs / commentateurs de poutiniens poutinolâtres ne me semble pas à la hauteur d’une vue marxiste conséquente et distanciée.

                                Il faut appeler un chat un chat .Des personnes qui reprennent systématiquement les éléments d’une propagande et qui insultent tous ceux qui osent un tant soit peu la remettre en cause sont es partisans, c’est pourtant simple .

                                la terrifiante dialectique mortifère et irréversible de la crise terminale du capital occidental

                                Ca fait plus d’un siècle qu’on est en peine crise terminale .De plus, je dirais que la seule différence significative entre le capitalisme chinois et occidental, c’est la disponibilité d’une main d’euvre bon marché et disciplinée .Pour les russes, c’est une profusion de matière première .La crise du capital occidental, c’est l’abscence d’esclaves locaux.

                                affirmer que poutine n’est pas un problème pour ensuite dire qu’il irait jusqu’à user de l’arme nucléaire me parait un peu paradoxal .Mais a part ça je suis d’accord, la critique de poutine n’est pas la solution a tous nos problèmes actuels, c’est juste un nouveau qui s’ajoute .

                                Pour ce qui du fait que les occidentaux seraient les ennemis du monde entier, je pense qu’il y a là une bonne part de culpabilisation judeo chrétienne .Ce n’est pas ce que j’ai ressenti en voyageant . Cependant c’est peut être quelque chose qui se développe, d’autant que nous faisons nous mêmes la publicité de cette culpabilité .


                              • charlyposte charlyposte 24 mars 19:33

                                @PascalDemoriane
                                Les USA on vraiment le don en mode silence de foutre la merde en Russie etp ar ricochet en Europe ! smiley tout baigne comme prévu dans la tête du Biden au service de l’hégémonie US smiley en même temps tous les larbins posent pour la photo de groupe au siège de l’OTAN sans oublier les courbettes ! les bisous ! une vraie cour des miracles ? smiley pathétique, vraiment smiley


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 24 mars 21:27

                                @PascalDemoriane

                                Bonsoir Pascal,

                                Le terme « poutinolâtre » que j’ai employé concerne l’admiration inconditionnelle pour Poutine que nous retrouvons souvent sur AgoraVox. Nombre d’intervenants n’ont jamais émis la moindre critique le concernant. Souvent ces mêmes intervenants se disent de « gauche ». Je suis en droit d’attendre de personnes qui prétendent être plus ou moins socialisantes qu’elles m’expliquent pourquoi ils admirent, par exemple, un archi-milliardaire qui a en plus accumulé sa richesse par des méthodes de gangster comme les 60 autres oligarques russes. Je veux dire par là que, avant même de parler de la crise ukrainienne, il y a lieu, pour le moins, d’avoir des jugements nuancés sur cette personne. Or, de nuances, je n’en trouve aucune. Je ne trouve que des louanges pour des actes tout de même critiquables. Il a décidé d’envahir un pays. Je demande à tous ceux, et ils sont nombreux sur AgoraVox, qui approuvent cela s’il y a d’autres cas où ils approuvent l’invasion d’un pays. Je ne crains pas de faire de l’anti-poutinisme. Tu pourrais même dire de l’anti-poutinisme-primaire. Je pense beaucoup de mal de lui comme pour tous les autres dictateurs. Je n’ai jamais vu autant de personnes vanter les mérites d’un dictateur. Ils n’ont apparemment aucune gêne à se trouver pleinement d’accord sur ce point avec toute une extrême-droite mondiale. J’avais déjà eu à faire cette démonstration pour el-Assad. Je suis prêt à recommencer pour Poutine. Je tiens à dire que je déteste ce dictateur autant que tous les autres et que je tiens, sur ce point, à me démarquer de tous les groupes et militants d’extrême-droite. Cependant je refuse les amalgames. Il n’y a aucune Russophobie chez moi. Il faut cesser cela. Il est tout de même possible de critiquer des dictateurs comme Hitler, Staline ou Franco sans se faire traiter respectivement de germanophe, russophobe ou hispanophobe.

                                Je ne comprends pas tout ce que tu dis. Tu utilises souvent le pronom très indéfini « on ». Il semble que dans ton esprit, il sert souvent à désigner les français. Or, tu sais très bien que je ne vois pas d’intérêt commun entre Bernard Arnault et une femme de ménage par exemple. Je préfère parler de lutte de classe. La concurrence entre le capitalisme français et le capitalisme allemand n’a d’intérêt que si nous parlons des travailleurs des deux pays.

                                Je m’en tiens-là pour ce soir. Je reviendrai demain.


                              • PascalDemoriane 24 mars 21:28

                                @sylvain, merci du dialogue
                                « affirmer que poutine n’est pas un problème pour ensuite dire qu’il irait jusqu’à user de l’arme nucléaire me parait un peu paradoxal » dites vous. C’est vrai mais il n’y a que vous pour le dire. Ce n’est pas mon propos du tout.
                                « Pour ce qui du fait que les occidentaux seraient les ennemis du monde entier, je pense qu’il y a là une bonne part de culpabilisation judeo chrétienne . »
                                Ami, qui a parlé de culpabilité occidentale, sinon vous-même !
                                Et je vous prierais de ne pas me parler de foireuse judeo-christianité, gardez cet amalgame pour les boutonneux incultes.
                                Après sur la nature profonde de la crise systèmique vous n’y êtes pas du tout. Faudra qu’on y travaille. Qu’est qu’il fout Dugenêt là dessus ? y s’occupe de sa fixette anti-tsar... !


                              • alinea alinea 24 mars 22:02

                                @Jean Dugenêt
                                Quand a-t-il eu le temps de devenir milliardaire, sans tomber dans « cette classe sociale » ? ; vous avez des écrits, des confessions, des preuves ?
                                Il n’envahit pas un pays : il interrompt une répression d’un gouvernement sur son peuple qui dure depuis huit ans.Il interrompt une manœuvre otanesque qui a commencé il y a longtemps mais qui s’accroît depuis huit ans.
                                Poutine défend son pays ; certes, cela, pour un occidental, est tout à fait répréhensible, lui qui vote pour un mec qui saccage, vends à la découpe les richesses du pays qui le paye grassement pour le diriger alors qu’il veut le détruire pour avoir son rond de serviette dans le camp des grands du gouvernement mondial ! Mais il se trouve que l’empire us et son OTAN vendu aux voisins de la Russie, étale un peu trop sa menace proche de la Russie ! Les 1mricains furent chatouilleux en leur temps..en pareilles circonstances.
                                Mais nous ne sommes pas tous macronistes : les pays sont là, l’Histoire est là qui nous a forgés, aussi, un type qui défend les siens n’est pas une mauvaise personne. Nous sommes nombreux à le penser.
                                Quant à Zelinsky, fouillez un peu, je suis sûre que vous lui trouverez quelques corruptions, malversations, vous découvrirez qui sont certains de ses ministres, qui est son armée, et, regardant de plus près le peuple ukrainien, vous y verrez de la misère accrue depuis 2014. Depuis que l’empire que vous défendez a décidé de s’attaquer à la Russie, mais, pas directement faut pas déconner, mais via l’Ukraine ! Qu’est-ce qu’un empire aussi puissant a à foutre d’un tel pays et de ses habitants, hein, je vous le demande ?


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 06:43

                                @alinea
                                "Quand a-t-il eu le temps de devenir milliardaire, sans tomber dans « cette classe sociale » ? ; vous avez des écrits, des confessions, des preuves ?« 

                                Je rêve ou quoi ?
                                Niez vous que Poutine est archi-milliardaire ?
                                Il y a certes une incertitude sur le montant de sa fortune. Le magazine Forbes ne sait pas le placer exactement dans son classement. Il pourrait être l’homme le plus riche du monde. Comme les 60 autres oligarques russes, il a acquis sa fortune initiale pendant les années noires c’est-à-dire entre 1991 et 2001. Il est probable qu’il se soit depuis considérablement enrichi. Il organise son pouvoir en »négociant« avec les 60 autres oligarques. Son pouvoir de ce point de vue ressemble autant à celui d’un parrain de toute la mafia russe qu’à celui du tsar. (voir la vidéo : « Ukraine : les oligarques et vendeurs d’armes derrière la guerre  »
                                voir aussi »Mutations du capitalisme et institutionnalisation de la corruption dans la Russie contemporaine".
                                https://www.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-2013-3-page-41.htm

                                Je crains que vous ne puissiez pas beaucoup nous éclairer si vous avez des doutes à ce sujet.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 07:49

                                @alinea
                                « Il n’envahit pas un pays »

                                Décidément, vous me faites rêver. Dois-je vous convaincre que des militaires russes sont autour de Kiev que d’autres sont à Marioupol ? Vos finasseries de langage ne changeront rien à la réalité. Libre à vous de respecter la censure de Poutine en parlant « d’opération militaire spéciale ». Pour moi, quand des armées pénètrent par la force dans un pays cela s’appellent une invasion. Si un propagandiste explique qu’il fait ça pour leur apporter le bonheur dont ils ne veulent pas cela n’y change rien.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 07:55

                                @alinea

                                « Poutine défend son pays »

                                Je rêve de plus en plus. Envahir l’Ukraine c’est défendre son pays.
                                Vouloir reconquérir la « Grande-Russie » c’est défendre son pays.
                                Quand les allemands vont vouloir reprendre l’Alsace et la Lorraine ce sera pour défendre leur pays.
                                Quand les autrichiens vont vouloir reconquérir l’empire Austro-hongrois ce sera pour défendre leur pays.
                                Quand les polonais vont vouloir retrouver la grande Pologne ce sera...
                                Quand les français vont vouloir retrouver l’empire de Napoléon Bonaparte...

                                Toute conquête impérialiste est un crime contre des peuples cela n’a rien à voir avec la défense de son pays.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 08:24

                                @alinea

                                "Depuis que l’empire que vous défendez a décidé de s’attaquer à la Russie, mais, pas directement faut pas déconner, mais via l’Ukraine« 

                                Est-ce un commentaire de mon article ? Vous avez dû en lire un autre. Vous confondez sans doute. Vous parlez de »l’empire que je défends". Je ne défends aucun empire. Si vous n’avez pas lu mon article je vous invite à le lire. Si vous voyez que je défends un empire citez moi la (ou les) phrases où vous voyez cela.

                                Mais, vous faites peut être partie de cette centaine de poutinocrâtes qui sévissent sur VlagoraVox et qui estiment que toute critique adressée à Poutine s’assimile à une défense des ricains.

                                C’est vrai que sur Vlagoravox on trouve peu d’intervenants qui estiment que toute critique des USA/OTAN est une défense de Poutine. S’il y en avait ils me reprocheraient sûrement de défendre Poutine. 

                                Il n’y a rien de nouveau. Cela fait plus d’un siècle que ça dure. Les internationalistes pendant la guerre 14-18 étaient déjà traités de traîtres partout. Je pensais que ceux qui se réclament du mouvement ouvrier étaient au courant. Sans doute que vous n’avez rien à voir avec le mouvement ouvrier. Vous défendez peut-être une puissance impérialiste contre une autre puissance impérialiste.


                              • sylvain sylvain 25 mars 09:00

                                @PascalDemoriane
                                Ami, qui a parlé de culpabilité occidentale, sinon vous-même !

                                Quand je parle de culpabilité occidentale, je parle d’affirmation d’une culpabilité historique et de l’idée que le monde entier en veut aux occidentaux .Des affirmations essentialisantes en somme .Pas de faits précis .Des faits moralement condamnables, je peux en exposer pour tous les pays du monde .Si les occidentaux font face a de l’hostilité aujourd’hui, c’est plus une question de faiblesse et de dépendance que d’histoire, de rancune .
                                Pour ce qui est des judeo chrétiens, on a notre héritage je n’y peux rien, et cela y correspond trop bien pour que je l’ignore

                                Pour ce qui est de la crise systémique, on peut l’aborder par tellement d’aspect différents que je ne sais pas précisémment de quoi vous parlez, il faudrait préciser


                              • Captain Marlo Captain Marlo 26 mars 07:29

                                @Jean Dugenêt
                                Salut Jean, je crois que tu es à côté de la plaque. Il ne s’agit pas d’admirer ou de soutenir Poutine. Il s’agit de combattre et de nous débarrasser de l’Otan et de sa tutelle mortifère. L’Otan est une association de criminels.

                                Quant aux responsables, ce sont bien les pays de l’Otan.
                                1/ Ils n’ont pas tenu leur engagement sur la non extension de l’Otan vers l’est.

                                2/ Pendant 30 ans ils ont ajouté mépris, mensonges et provocations envers la Russie. L’objectif des USA a été clairement exprimé par Brezinski : « Le Grand Échiquier », dans lequel il expliquait que le but stratégique des Etats-Unis consistait à s’emparer de l’Ukraine et démembrer la Russie pour briser sa puissance en Europe et l’empêcher de se joindre à l’Allemagne.etc

                                3/ Le plan stratégique des États-Unis contre la fédération de Russie a été élaboré il y a trois ans par le think tank américain Rand Corporation .


                              • Captain Marlo Captain Marlo 26 mars 07:43

                                @Jean Dugenêt
                                Toute conquête impérialiste est un crime contre des peuples cela n’a rien à voir avec la défense de son pays.

                                Il y a deux poids, deux mesures qui deviennent insupportables. Tu as raison sur un point, Poutine n’a pas respecté le droit international et l’armée russe est entrée en Ukraine, sans mandat de l’ONU.

                                Mais les armées de l’Otan font la même chose depuis longtemps, sans que personne n’y trouve à redire. Pourquoi les États-Unis et l’OTAN n’ont jamais été sanctionnés pour avoir déclenché des guerres. Pourquoi ?

                                Poutine a donc raison de dire que le droit international est un concept vide de sens lorsqu’il ne s’applique qu’aux ennemis des États-Unis. 

                                D’ailleurs l’ONU n’est jamais intervenu avec ses casques bleus pour faire cesser les persécutions des russophones dans le Donbass : 14 000 morts, pourquoi ? Silence complet « de la bienpensance » occidentale.

                                Pareil pour les massacres au Yémen, qui auraient fait près de 400 000 morts.
                                Silence radio sur les Saoudiens, les alliés pétrolifères préférés des USA.


                              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 12:31

                                @Captain Marlo

                                Apparemment, tu n’as pas lu l’article. Je condamne toutes les invasions notamment celles des USA. En principe l’OTAN (Atlantique Nord) n’intervient pas au proche orient.



                                • Fanny 24 mars 23:01

                                  J’ai approuvé cet article car il décrit cette guerre comme l’affrontement entre deux impérialismes, l’américain et le russe, l’Europe/UE n’étant dans l’affaire qu’un acteur de second rang. 

                                  Mais un impérialisme un peu particulier s’agissant de la Russie. Ce pays s’est constitué comme une tâche d’encre au cours des siècles, n’ayant jamais eu de colonies lointaines au sens occidental du terme. Avec une relation historique très particulière à l’Ukraine, relation linguistique et familiale, au sens où les gens ont circulé librement entre Ukraine et Russie pendant très longtemps, se considérant dans le même pays. De ce point de vue, le discours de Poutine fondé sur l’histoire est aussi convaincant que celui, formel, juridique-occidental de l’auteur de l’article pour qui l’Ukraine est devenue un Etat indépendant en 1918 et confirmé en 1991, libre de ses relations, libre de divorcer d’avec la Russie et d’installer l’armée qui lui convient à la frontière russe.

                                  A noter que les USA, pays sans racines, tente de séparer la Russie de son berceau, après avoir réussi à séparer la Serbie de son berceau. Les USA n’aiment pas beaucoup les slaves orthodoxes, et saisissent toute occasion de leur faire mal. Ce qui m’inquiète, c’est qu’ils n’aiment pas beaucoup les Français, non plus, et qu’ils saisiront l’occasion de leur faire mal si elle se présente, sous la forme d’un conflit ethnique en métropole par exemple (se rappeler la guerre d’Algérie).

                                  L’auteur défend l’idée que Poutine veut reconstituer l’empire tsariste. Faut nuancer, et même s’inscrire en faux contre cette thèse : Poutine cherche en fait à récupérer des régions russophones, un peu comme Milosevic cherchait à récupérer les Serbes dispersés en Yougoslavie. Si l’on veut à tout prix conserver la qualification d’empire, il s’agit d’un empire ethnico-linguistique.

                                  Poutine n’a aucune visée sur la Finlande. Les pays baltes sont germaniques, suffit de se promener dans Tallinn pour s’en convaincre, et l’on voit mal Poutine y reprendre pied. Il prétend ne pas vouloir occuper l’Ukraine. Ce qu’il ne supporte pas, manifestement, c’est que cette Ukraine stalinienne (au sens ou Staline y a adjoint les régions de l’Ouest d’origine polonaise …) se dote d’un pouvoir dont le centre de gravité est à l’Ouest, pouvoir manipulé par les Anglo-Saxons, et partant radicalement hostile aux russophones de l’Est et du Sud du pays. C’est le sujet de la guerre en cours.


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 07:04

                                    @Fanny

                                    Poutine annonce clairement qu’il veut reconquérir la Grande-Russie. Il n’en précise pas les contours. Quand il fait référence à Staline, il s’agit de toute l’URSS. Il faudrait comparer avec ce qu’était le plus vaste empire des tsars. En fait, je ne pense pas qu’une volonté impérialiste de conquêtes ait des limites. Pas plus aujourd’hui que pendant l’antiquité et qu’elle que soit la puissance conquérante.

                                    Par contre la stratégie est connue. Celle d’Hitler avait commencé par la Grande Allemagne pour se prolonger par la Nouvelle Europe (Das NBeue Europa). Toujours, pour commencer il s’agit de regrouper « un peuple » considéré comme tel puisqu’il parle la même langue. Hitler a commencé par l’Autriche, puis les Sudétes.

                                    Poutine en était encore, il y pu de temps à un projet de ce type. Il vient déjà de déborder puisqu’il ne se contente déjà plus des territoires où la langue parlée est le russe. Il veut déjà inclure les territoires où la langue parlée est l’ukrainien.

                                    "De ce point de vue, le discours de Poutine fondé sur l’histoire est aussi convaincant que celui, formel, juridique-occidental de l’auteur de l’article pour qui l’Ukraine est devenue un Etat indépendant en 1918 et confirmé en 1991"

                                    Je n’ai pas exprimé mon point de vue à ce sujet dans l’article. Je me suis contenté de prouver que les affirmations de Poutine sont fausses. Je dis bien que j’ai prouvé. Il n’est plus question à ce sujet de discuter. Les bolchéviks ne sont pour rien dans la proclamation d’indépendance de l’Ukraine en mars 1917. Ils n’étaient pas au pouvoir. Pourquoi y avait-il un fort sentiment nationaliste à cette époque et longtemps avant. C’est parce qu’il existait plus qu’un pays s’appelant l’Ukraine une nation ukrainienne. C’est à dire des liens culturels commun à un peuple. Le plus fort de ses liens étant la langue. Il faut avoir le culot d’un Poutine pour dire qu’il est artificiel de parler d’un pays qui s’appelle l’Ukraine. D’où sort donc la langue ukrainienne ?


                                  • Fanny 25 mars 08:40

                                    @Jean Dugenêt
                                    Le plus fort de ses liens étant la langue.

                                    Laquelle, l’Ukrainien ou le Russe ?

                                    On le saura bientôt, de quel côté penchent les habitants de Marioupol, Odessa, Kharki(o)v, Dniepro ... C’est à eux de décider.

                                    Vont-ils devenir des lecteurs de Hohol ou continuer à lire Gogol ?


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 08:54

                                    @Fanny

                                    « Le plus fort de ses liens étant la langue. Laquelle, l’Ukrainien ou le Russe ? »

                                    N’essayez pas de finasser. Je parle de la langue ukrainienne pour couper court à votre désir de laisser entendre que Poutine pourrait avoir raison de dire que l’Ukraine est un pays qui n’a pas lieu d’exister. Merci de ne pas me contredire.

                                    Maintenant, deux langues sont pratiquées actuellement en Ukraine : l’ukrainien et le russe. Nous savons que cela est souvent un obstacle pour ceux qui veulent cimenter l’unité nationale. Cela se voit par exemple en Belgique avec les flamands et les wallons. Fort heureusement, ce que Poutine vient de réussir à faire c’est justement de cimenter l’unité nationale ukrainienne. Le peuple ukrainien malgré toutes les divergences politiques qui peuvent exister est maintenant unanimement contre Poutine


                                  • sylvain sylvain 25 mars 09:03

                                    @Fanny
                                    On le saura bientôt, de quel côté penchent les habitants de Marioupol, Odessa, Kharki(o)v, Dniepro ... C’est à eux de décider.

                                    Vous voulez dire qu’une fois sous occupation russes, ils auront enfin la possibilité de s’exprimer librement ?? Vous vous rendez tout de même compte de l’absurdité de cette affirmation ??


                                  • alinea alinea 25 mars 10:20

                                    @Jean Dugenêt
                                    « Poutine annonce clairement qu’il veut reconquérir la Grande-Russie. Il n’en précise pas les contours »
                                    il le dit dans la vidéo que j’ai postée plus haut ?


                                  • Fanny 25 mars 19:52

                                    @sylvain

                                    L’information qui nous est servie rend impossible de savoir ce qui se passe en Ukraine.

                                    La guerre civile qui dure depuis 8 ans dans l’Est a été étouffée dans nos médias. On n’en sait à peu près rien.

                                    Ces populations de l’Est et du Sud Est sont aujourd’hui sous occupation de militaires venus de l’Ouest du pays, notamment à Marioupol dont les habitants s’étaient prononcés pour une séparation ou du moins une forte autonomie par rapport à Kiev. Demain, ils seront sous occupation de l’armée russe.

                                    Notre mainstream affirme que cette invasion russe a réuni tous les Ukrainiens, autrefois très divisés. J’ai personnellement un doute à ce sujet, d’une part parce que notre mainstream raconte un peu n’importe quoi à propos de ce conflit, d’autre part parce que cette guerre civile de 8 ans a sans doute laissé des traces indélébiles.

                                    Au fond, je n’ai pas la réponse à cette question (que veulent les habitants de l’Est et du Sud Est de l’Ukraine), mais vous non plus, malgré vos affirmations et vos certitudes.


                                  • Fanny 25 mars 21:00

                                    @Jean Dugenêt

                                    Je ne finasse pas, je me permets de critiquer vos certitudes concernant les Ukrainiens, leurs opinions à propos de leur avenir, leur vision de l’unité de leur pays alors que vous n’en savez à peu près rien. Vos désirs ne sont pas la réalité.

                                    Par ailleurs, vous instrumentalisez allègrement Lénine et sa politique des nationalités. Sans dire la vérité, à savoir que les communistes ont toujours maintenu ces nationalités sous pouvoir central du parti, sous l’autorité de Moscou. Simplement Lénine considérait que l’autorité tsariste c’était l’horreur, alors que les nationalités ne pouvaient qu’adhérer spontanément (en leur appuyant sur la tête au besoin) au pouvoir central socialiste/communiste, le bonheur. Dans les faits, ces nationalités avaient le droit de danser leurs danses folkloriques, c’est à peu près tout. Pour tout le reste, c’était le parti et Moscou

                                    Donc Poutine et Lénine, même combat contrairement à ce que vous laissez entendre. Les communistes, qui avaient le projet de dominer le monde au-delà de l’empire russe, étaient beaucoup plus ambitieux et autoritaires que Poutine le Grand Russe. Mais Lénine, c’était pour la bonne cause, bien évidemment, ce qui autorise tout, comme on le voit aujourd’hui avec les USA (cf. les guerres récentes des Etats-Unis pour répandre la démocratie : elles n’ont suscité ni haut le cœur et encore moins de sanctions malgré les centaines de milliers de victimes civiles. Coïncidence, Mme Albright, la dame au demi-million d’enfants « qui en valaient la peine » vient de mourir).


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 21:00

                                    @Fanny

                                    Pour ma part je doute fort qu’après ce que viennent de subir les habitants de Marioupol de la part des envahisseurs russes ils aient envie de les remercier pour ce qu’ils ont faits. Une fois qu’ils seront sous la domination du dictateur, c’est lui qui décidera de leur sort. Il dira ce qu’il voudra. Il ne se gênera pas de dire qu’ils ont accueilli l’armée à bras ouverts et qu’ils veulent absolument être russes.


                                  • Fanny 25 mars 21:14

                                    @Jean Dugenêt
                                    Une fois qu’ils seront sous la domination du dictateur, c’est lui qui décidera de leur sort.

                                    Possible, mais on ne sait dire aujourd’hui comment ils vivront cette dictature. Que se passe-t-il en Crimée, sous la dictature de VVP ? Nos médias sont assez discrets à ce sujet, c’est plutôt bon signe.



                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 25 mars 21:19

                                    @Fanny
                                    Comme nos médias sont discrets sur ce qui se passe en Corée du Nord. Le paradis sur terre .


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 21:43

                                    @Fanny

                                    "Je ne finasse pas« 

                                    1. Alors vous avez peut être maintenant compris que l’existence d’une langue ukrainienne prouve qu’il existe une culture ukrainienne portée de longue date par un peuple ukrainien et que Lénine et les bolcheviks n’y sont pour rien. Ils n’ont pas inventé ou fabriqué, la culture ukrainienne, le nationalisme ukrainien ni l’Ukraine contrairement à ce que dit Poutine. C’est ce que vous avez repris à votre compte.
                                    2. J’ai prouvé dans l’article, qu’en plus, la décision prise en 1917 de donner l’autonomie à l’Ukraine n’a pas pu être prise par les bolchéviks et Lénine puisqu’ils n’étaient pas au pouvoir quand cela a été décidé.
                                    Est ce que ces deux points sont vrais ? Avez vous compris ?

                                    Vous remettez ça en disant :

                                     »Par ailleurs, vous instrumentalisez allègrement Lénine et sa politique des nationalités. Sans dire la vérité, à savoir que les communistes ont toujours maintenu ces nationalités sous pouvoir central du parti, sous l’autorité de Moscou.« 

                                    En quoi donc est-ce que j’instrumentalise Lénine ? Où est ce que je ne dis pas la vérité ?

                                    J’ai l’impression que vous ne savez pas que le régime de Lénine n’avez rien de commun avec la dictature de Staline. Pourtant Poutine a compris cela.

                                    C’est sous Staline que les staliniens (que vous appelez des communistes) ont maintenu les nationalités sous un pouvoir et même une dictature centrale qui, en fait, leur enlevait toute autonomie. Poutine explique cela très bien et je suis d’accord avec lui sur les faits mais pas sur l’appréciation qu’il porte. Il trouve que tout cela était merveilleux alors que je suis certain que c’était une abomination. Apparemment vous ne comprenez rien à cela alors je m’en tiens là mais ne venez pas dire que »j’instrumentalise Lenine« où que je ne dis pas la vérité.

                                    Ce que vous dites ensuite est littéralement insensé.

                                     »Simplement Lénine considérait que l’autorité tsariste c’était l’horreur, alors que les nationalités ne pouvaient qu’adhérer spontanément (en leur appuyant sur la tête au besoin) au pouvoir central socialiste/communiste, le bonheur. Dans les faits, ces nationalités avaient le droit de danser leurs danses folkloriques, c’est à peu près tout. Pour tout le reste, c’était le parti et Moscou "

                                    J’ai donné dans l’article une citation de Lénine où il dit ce qu’il pense de l’autonomie de l’Ukraine. C ’est clair et net et il n’est nullement besoin ni d’interpréter ni de reformuler. Oui ! Lénine pensait, à juste titre, que l’autorité tsariste était l’horreur. Non il ne pensait pas tout ce que vous dîtes ensuite. Vous confondez Lénine et Staline. Lénine était pour laisser la plus grande indépendance aux diverses nationalités et Staline avait mis en place une dictature (au prix d’énormes massacres) ne laissant dans les faits aucune autonomie aux diverses nationalités.

                                    Je répète que tout ce qui suis et que vous prêtez à Lénine était en fait la politique de Staline :

                                    " alors que les nationalités ne pouvaient qu’adhérer spontanément (en leur appuyant sur la tête au besoin) au pouvoir central socialiste/communiste, le bonheur. Dans les faits, ces nationalités avaient le droit de danser leurs danses folkloriques, c’est à peu près tout. Pour tout le reste, c’était le parti et Moscou "

                                    Je répète que vous êtes dans la confusion alors que Poutine a très bien compris cela. Du coup, je crois que vous ne comprenez rien à ce que dit celui que vous voulez défendre.

                                    Si ce que je dis n’est pas clair demandez maintenant à quelqu’un d’autre de vous expliquer. Je ne peux pas faire plus. Mais ne venez pas dire que j’instrumentalise Lénine ou que je ne dis pas la vérité.

                                    Je ne supporte pas ces accusations. toute récidive entrainera l’exclusion.


                                  • Fanny 25 mars 23:04

                                    @Aita Pea Pea
                                    Vous posez une bonne question.
                                    Que se passe-t-il en Corée du Nord ?
                                    Les quelques rares reportages que j’ai vu m’ont sidéré. J’imaginais un pays en voie de développement, très en retard. Ce pays, totalement détruit par les USA, a priori isolé a construit des villes qui ont belle allure, des équipements de toutes sortes, des armes modernes ... Surprenant.
                                    Il y a des touristes occidentaux en CN, peu nombreux.
                                    Nos médias pourraient s’y rendre pour des reportages, certainement très encadrés mais on ne peut tout cacher.
                                    Nos médias préfèrent s’abstenir et s’en tenir à quelques clichés.
                                    Pas tout à fait surprenant, car il n’existe pratiquement plus de journalistes chargés d’enquêter de par le monde : trop cher. Nos médias payent des rédacteurs pour recopier les dépêches AFP, en ajoutant un peu de gras autour.


                                  • Fanny 25 mars 23:20

                                    @Jean Dugenêt
                                    J’écris sous la menace, donc je serai bref.

                                    Tenter de séparer Lénine, le révolutionnaire visionnaire, de Staline le sinistre dictateur, ne tient pas debout.

                                    Staline a mis en oeuvre le projet de Lénine.


                                  • Captain Marlo Captain Marlo 26 mars 08:04

                                    @Jean Dugenêt
                                    Poutine annonce clairement qu’il veut reconquérir la Grande-Russie. Il n’en précise pas les contours.


                                    Tu racontes ce que disent les médias, c’est à dire des mensonges.
                                    Éteins la télé et fréquente un peu plus le site de l’ UPR !
                                    L’Agence Reuters a publié ce que demande Poutine.
                                    "Le Kremlin annonce qu’il cessera aussitôt la guerre si l’Ukraine à 4 conditions :
                                    — Une Ukraine démilitarisée.

                                    — L’inscription de sa neutralité dans sa Constitution

                                    — La reconnaissance du rattachement de la Crimée à la Russie

                                    Et l’indépendance des Républiques de Donetsk et Lougansk« 

                                    C’est à dire la protection des régions russophones. Et la garantie de ne pas avoir de bombes nucléaires de l’Otan à 5 minutes de Moscou.

                                    Le reste de l’Ukraine n’intéresse pas du tout la Russie, elle est peuplée d’europhiles et de néo nazis ! Il ne s’agit donc pas »d’une invasion" de l’ Ukraine, mais de sécurité pour la Russie et les russophones.
                                    Appeler cela de l’ Impérialisme est grotesque.


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 12:08

                                    @Captain Marlo

                                    « Tu racontes ce que disent les médias, c’est à dire des mensonges. »

                                    Maintenant, quand tu m’accuses de mentir sans preuve, tu vires !


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 mars 12:25

                                    @Fanny

                                    « Staline a mis en œuvre le projet de Lénine. »

                                    Il faut retourner sur les bancs de l’école élémentaire. Lénine était pour la révolution socialiste mondiale et Staline pour « le socialisme dans un seul pays » ce qui l’a amené à établir une dictature dans ce pays. Lénine avait mené une révolution pour en finir définitivement avec la dictature des tsars ce n’était pas pour mettre en place une nouvelle dictature.

                                    Le comble c’est que vous voulez défendre Poutine qui fait très bien la différence entre Lénine et Staline. Pour lui, qui ne voulait pas que les nouvelles républiques soient indépendantes, il trouvait très bien la dictature de Staline. Ainsi, avec la dictature de Staline tous les pays de l’URSS fonctionnaient de la même façon comme s’il n’y avait qu’un seul pays. Le fait que c’était une dictature ne dérange nullement Poutine. Il n’emploie d’ailleurs pas le mot « dictature » mais le mot « terreur ». Sur la vidéo, A 9mn02 il dit : « Ensuite, il y a eu l’époque de la terreur de Staline ». Quelques secondes plus tard, il dit exactement : « Staline a pratiquement réalisé sa vision et non pas la vision de Lénine de construction de l’Etat. »

                                    Vous n’êtes pas d’accord avec Poutine.

                                    Quand on dit la vérité, voilà ce qu’il faut dire !


                                  • Fanny 27 mars 12:46

                                    @Jean Dugenêt

                                    Tout votre article repose sur un a priori erroné, à savoir que l’Ukraine dont on parle aujourd’hui existait comme nation peu de temps avant d’avoir été confirmée par les bolchéviques.

                                    A priori erroné car cette Ukraine initiale n’était pas la même que celle concoctée ensuite artificiellement et brutalement par les bolchéviques, par ajouts successifs de régions russes, polonaises, roumaines, hongroises.

                                    Cette manipulation des bolchéviques, vous ne voyez pas qu’elle est à l’origine du problème en Crimée (réglé en 2014, conformément aux droits des peuples reconnu par l’ONU) et du problème au Donbass (en voie de règlement par la guerre par séparation, le pouvoir de Kiev manipulé par les USA ayant refusé la fédéralisation).

                                    Cela dit, Poutine est effectivement un Grand Russe, partisan d’un pouvoir central fort, que vous pouvez nommer dictature si ça vous chante (Macron ne va pas jusque là), qui a très mal vécu la dissolution de l’URSS avec 20 millions de Russes se retrouvant hors des frontières de la Russie. Il tente de récupérer une partie de ces concitoyens en saisissant des opportunités (Crimée : réponse au coup d’Etat de Maïdan) ou en réglant par la force une guerre civile à sa frontière (Donbass).

                                    Il a tort, bien entendu, puisqu’il n’a aucun mandat de l’ONU, mais il se voit comme une grande puissance nucléaire qui peut ignorer les règles onusiennes, tout comme d’autres grandes puissances nucléaires, dont la France (Mayotte).

                                    Cette guerre est évidemment un pis-aller, un énorme échec pour la diplomatie russe. Elle affaiblit la Russie et l’Europe, et renforce les USA.

                                    Toute la politique des USA ces trente dernières années visait ce résultat. Face à cette stratégie américaine de division de l’Europe, France et Allemagne sont impuissants, ils ne peuvent défendre les intérêts européens, considérés tous deux par les USA comme des vaincus de la dernière guerre (même si la France a pu se joindre aux vainqueurs grâce à De Gaulle, mais pour les USA, nous sommes parmi les vaincus : voir les campagnes anti-françaises aux USA quand Chirac s’est opposé à la guerre d’Irak, campagnes visant les grenouilles qui ne savent pas se battre et se rendent ).

                                    PS : Je note que pour vous, le « socialisme dans un seul pays » est synonyme de dictature, alors que « la révolution socialiste mondiale » serait beaucoup plus chouette. C’est magique.

                                     


                                  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 mars 13:21

                                    @Fanny
                                    "Tout votre article repose sur un a priori erroné, à savoir que l’Ukraine dont on parle aujourd’hui existait comme nation peu de temps avant d’avoir été confirmée par les bolchéviques.« 

                                    Non ! J’ai dit dans l’article que l’indépendance de l’Ukraine avait été accordée par la Russie en Mars 1917 (de mémoire) avant que les bolchéviks soient au pouvoir. Mais, ce que je n’ai pas dit dans l’article, c’est que l’Ukraine existait bien avant. L’Ukraine existait en même temps que la langue ukrainienne qui est la trace la plus évidente d’une culture ukrainienne cimentant un peuple ukrainien. Ce peuple au cours de son histoire a connu des fortunes diverses mais la persistance de la langue prouve qu’il existe depuis longtemps y compris quand il ne lui était pas permis de vivre dans un état indépendant. Lénine n’a inventé ni la langue ukrainienne ni le nationalisme ukrainien.

                                     »A priori erroné car cette Ukraine initiale n’était pas la même que celle concoctée ensuite artificiellement et brutalement par les bolchéviques, par ajouts successifs de régions russes, polonaises, roumaines, hongroises."

                                    (entre 2mn32s et 3mn20s) dans son discours du 21 février (voir la vidéo) Poutine évoque lui-même les ajouts de nouveaux territoires entre 1939 et 1954. Vous trouverez facilement plus de détails sur ces questions notamment sur la Wikipédia.

                                    Ce ne sont donc pas les bolcheviks mais les staliniens qui ont faits ces ajouts. Ils avaient auparavant exterminé les bolcheviks. Je rappelle que pendant environ 500 jours Staline a fait fusiller en moyenne 1 500 personnes par jour et qu’il en a déporté 1 600 autres avec la volonté de supprimer tous les révolutionnaires de 1917 et tous les gradés de l’armée qui avaient gagné la guerre civile.

                                    "Cette manipulation des bolchéviques, vous ne voyez pas qu’elle est à l’origine du problème en Crimée (réglé en 2014, conformément aux droits des peuples reconnu par l’ONU) et du problème au Donbass (en voie de règlement par la guerre par séparation, le pouvoir de Kiev manipulé par les USA ayant refusé la fédéralisation)."

                                    Pour poursuivre la discussion, il va falloir que vous revoyez tout votre commentaire en prenant en compte ce que j’ai dit avec en plus pour la question de la Crimée toute l’histoire de la déportation des tatars et des difficultés qu’ils ont pour faire reconnaître leur droit. Il n’est nullement possible qu’il y ait eu une quelconque manipulation des bolchéviks à propos de la Crimée. Je fais un copier/coller de ce que j’ai déjà dit à ce sujet dans mon article. Mais, j’ai l’impression que vous venez le commenter sans l’avoir lu.

                                    ==========

                                    Arrêtons-nous sur le cas de la Crimée dont il est maintenant beaucoup question. Cette péninsule avait été annexée par les tsars en 1783. Dès le lendemain de la révolution, les bolchéviks s’y sont intéressés. Le peuple tatar profite alors d’une courte période de reconnaissance de ses droits car Lénine lui octroie un statut d’autonomie. Le 18 octobre 1921, la république qui voit le jour en porte la trace dans son intitulé, puisqu’il s’agit de la « République socialiste soviétique autonome de Crimée ». Ce fait historique est complètement absent de toutes les « histoires de la Russie » revues et modifiées par les poutinolâtres. Ils ne parlent pas davantage de ce qui est advenu depuis des tatars. Je vais donc citer un article d’Aurélie Campana, professeur de sciences politiques au Québec, consacré à « la mobilisation des Tatars de Crimée pour leur réhabilitation ».

                                    « Le 18 mai 1944, les Tatars de Crimée, une minorité turcophone musulmane du sud de l’Ukraine, ont été massivement déportés par le régime soviétique. Selon un schéma éprouvé lors des déportations massives organisées dans les années et les mois précédents, 190 014 Tatars de Crimée ont été expulsés de force en trois jours et dispersés sur le territoire soviétique. La minorité tatare de Crimée a été rayée de la carte des nationalités soviétiques. Dans le même temps, on les privait de leurs droits les plus élémentaires, faisant d’eux, selon la nomenclature soviétique, des “colons spéciaux”. Les effets multiples de la déportation ont été prolongés par l’exclusion de fait des Tatars de Crimée des processus de réhabilitation initiés par Khrouchtchev au lendemain du XXe congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) en 1956. Les Tatars de Crimée recouvrent certes leurs droits à titre individuel, mais toute existence collective leur est déniée. De plus, ils sont interdits de retour en Crimée. » (…)

                                    « En 1956, lors du XXe congrès du Parti communiste, Nikita Khrouchtchev dénonce les crimes du stalinisme, au nombre desquels les déportations massives qu’il qualifie de “crimes arbitraires et illégaux”. Pourtant, la liste des peuples déportés qu’il mentionne dans son discours est tronquée : les Tatars de Crimée, les Turcs meskhètes et les Allemands de la Volga, entre autres, ne sont pas cités. »

                                    S’il est vrai qu’en 1954, Nikita Khrouchtchev a donné la Crimée à l’Ukraine, il est cependant certain que les tatars n’ont aucunement été rétablis dans leurs droits puisque leur retour en Crimée leur était interdit. Le 17 avril 2014, Poutine a encore interdit l’entrée sur le territoire de la Crimée à Moustafa Djemilev, l’une des figures politiques des tatars.



                                  • Lynwec 25 mars 08:13

                                    Poutine est un dictateur ( rengaine connue ), la Russie est un pays où on ne peut pas parler contre lui sous peine de (remplir les blancs au gré du propagandiste)...

                                    En attendant, dans notre France éminemment « démocratique » ( dur quand on n’a pas l’habitude de mentir, dur...) on assiste à ça :

                                    https://www.apar.tv/societe/isabelle-ferreira-qui-allait-reveler-des-informations-sur-brigitte-macron-a-ete-retrouvee-noyee/

                                    (une version aquatique de la chute de balcon de Stéphane Blet ?), sur que quand on a un truc important sur le gril, on voyage loin, loin, loin et on se noie, c’est courant, un peu comme les jeunettes de 14 ans qui meurent d’une crise cardiaque.... On n’envoie pas au goulag, en France, on « accidente »...

                                    Ou ça :

                                    https://www.apar.tv/societe/lavocate-me-virginie-de-araujo-recchia-raflee-chez-elle-devant-ses-enfants-par-letat-francais/

                                    Imaginez un instant que ça se passe en Russie dans le contexte actuel....

                                    Et comme Poutine n’a pas été élu dans les règles ( ne parlons pas de démocratie comme le font les ignares / c’est vraiment dur de mentir, je n’ai pas le logiciel pour...), en France ( à l’image du parrain américain ), on va élire dans les règles, bien entendu, en toute honnêteté :

                                    https://www.apar.tv/societe/les-elections-francaises-vont-elles-etre-truquees-grace-a-la-societe-dominion-specialisee-dans-le-vote-electronique/

                                    Enfin, après un petit séjour dans mon jardin, à regarder le manège des pies (une surveille, l’autre picore, il faut dire qu’il passe parfois des chats dans mon jardin ) et le ciel bleu avec un soleil revigorant, ça va nettement mieux ( désolé, pas d’amoureux qui se bécotent, c’est pas un parc, mon jardin...ça sera dans un prochain nartik de rose.. qui en a marre de se lamenter sur les guerres...)


                                    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 08:48

                                      @Lynwec

                                      Votre discours semble visait à nous expliquer qu’il y a de la censure en France et de la propagande diffusée par les médias dominants. Votre style pour le dire se veut sans doute humoristique. Il est inutile de vous fatiguer nous sommes d’accord depuis longtemps. Je vous invite par exemple à lire mon livre intitulait « Macron démission — Révolution ». J’y explique notamment que c’est seulement par une opération médiatique que des milliardaires ont fabriqué le personnage Macron. Inutile d’enfoncer des portes ouvertes. Le chapitre 3 de ce livre est intitulé « un régime totalitaire et fascisant ». C’est dire que je suis loin de penser que notre régime est vraiment démocratique. Ne vous fatiguez pas pour me convaincre.

                                      Cependant, dans mon livre je ne dis pas que le régime politique de la France est une dictature. La nuance avec « régime totalitaire et fascisant » n’est pas négligeable. Si je parle de la Russie de Poutine, je parle en effet de dictature. Poutine et sa police font en sorte qu’il soit matériellement impossible de manifester. S’il y a le moindre risque un énorme déploiement policier permet de contrôler toute personne qui met le nez dehors et une quantité de simple passants sont envoyés immédiatement en prison de manière complètement arbitraire. Un étudiant a peu de chance, dans ces circonstances, de ne pas être envoyé en prison s’il est contrôlé. C’est à ce prix de la suppression totale de la liberté de manifester que Poutine a pu faire en sorte de limiter les manifestations contre l’invasion de l’Ukraine. Il faut saluer le courage des russes qui ont tout de même réussi à se faire entendre. Sur ce point il est préférable d’être en France. Les gilets-jaunes ont pu manifester même si ce fut au prix de bien des blessés.

                                      En ce qui concerne la censure en France, on est loin de ce qui se passe en Russie où les mots « invasion », « guerre » sont interdits quand on parle de l’Ukraine. Il est interdit de contester que l’opération militaire spéciale se déroule exactement selon les modalités prévues.

                                      Le comble c’est qu’il se trouve des intervenants pour nous abreuver sur Agora Vox d’articles qui ne sont que des traductions de cette propagande. Ceux-là expliqueraient bien que je suis abreuvé par la propagande occidentale.


                                    • Lynwec 25 mars 09:20

                                      @Jean Dugenêt

                                      La censure a toujours existé, partout, de même que les coups bas destinés à clore le bec aux opposants.
                                      La spécificité du bloc occidental est de ne pas reconnaître qu’il la pratique autant qu’ailleurs. Se rappeler les discours enflammés sur « la Pravda » présenté comme modèle de propagande et l’URSS comme modèle de censure...

                                      Bien qu’il soit, par facilité, présenté comme fou, Poutine (et ses collaborateurs),ayant pu juger du professionnalisme occidental dans la création de révolutions colorées, prennent logiquement des mesures pour empêcher la survenue « spontanée » d’un phénomène du genre en Russie.
                                      Cela semble compréhensible, à défaut d’être démocratique.

                                      En France, le droit de manifester (qui fut réduit sous le prétexte d’une nécessité inconstitutionnelle de déclaration préalable) s’accompagna lors des manifestations des Gilets Jaunes de bavures qui situées en Syrie, en URSS ou en Chine auraient fait la une des medias internationaux pendant des semaines.

                                      Les bienfaits du traitement occidental des manifestations m’échappent quelque peu. D’ailleurs, être mis en prison pour manifestation laisse l’espoir d’en sortir alors que des yeux crevés ou des doigts arrachés ne repoussent pas.


                                    • PascalDemoriane 25 mars 10:06

                                      @Jean

                                      1. Je relis ton article. Ta définition introductive de l’impérialisme est bien formelle et académique, absolument pas dynamique, historique, dialectique.
                                      C’est du dogmatisme quasi-moralisateur, impérialisme = pas bien, point. Si tu était avant tout marxiste tu ne procéderais pas ainsi. « Impérialisme, colonialisme » furent et sont des phases irrépressibles du développement des forces productives dans le cadre concurrentiel de la valeur d’échange, métrique totalitaire universelle qui se fait finalité d’elle-même sous la forme du capital.
                                      Donc partant, personne ne choisit, comme çà, subjectivement, un beau jour, de devenir dictateur impérial, colonisateur raciste, et milliardaire plutôt qu’une humble grande figure pacifiste et socialiste ! Faux arrêter ces conneries. Surtout quand on se donne du mal par ailleurs pour faire de histoire, au risque de lire le présent de ses propre dogmes dans le passé, d’inverser la marche du temps pour se la raconter...

                                      2. « les internationalistes considèrent que le principal ennemi de la classe ouvrière dans chaque pays, est son propre gouvernement. »
                                      Oui, c’est élémentaire.
                                      Sauf que...sauf que l’être collectif des « internationalistes », c’est une faction-fiction sans infrastructure productrice d’elle-même : c’est une église locataire du capital, titulaire du bénéfice d’un bail précaire au même titre qu’une ONG pseudo-écolo-humanitaire sorosienne : aucune autonomie ! Une robinsonade idéelle en réseau, réseau numérique qui n’est que la forme monétaire totalitaire actuelle... du post-capitalisme en réagencement total, en reset global.
                                      Il n’y a par définition et par construction dialectique qu’une seule internationale physiquement possible, c’est celle anti-nationale du capital.

                                      Donc les internationalistes théoriques peuvent considérer ce qu’il veulent, déployer du « cause toujours » en régime libéral vaguement démocratiques contre le « faire ta gueule » des régimes autoritaires illibéraux, oui !
                                      Sauf que... sauf que, dans les grandes lignes évolutives,
                                      les régimes démocratiques du cause toujours sont les initiateurs détenteurs et concentrateurs historiques du capital dominant hégémonique, essentiellement anglo-judéo-protestant,
                                      et les régimes autoritaires ne sont que ceux des plus grandes masses prolétaires, même des sous-prolétaires, des colonisés, des racisés, vassalisés, des « migrationnés », chrétiens, musulmans ou autres, etc...
                                      donc :

                                      3. Dictature et démocratie ne sont donc que des codes rhétoriques de moraline hypocrite pour cacher qu’il s’agit toujours des deux facettes de la même fausse pièce de monnaie conceptuelle : deux facettes de la guerre de classe !
                                      Les dictatures sont les usines des démocraties exploitantes, mais chut, faut pas le dire ! Donc gare au contremaître de l’usine (Poutine, Xi Jing Ping) qui voudrait exister géopolitiquement !
                                      Les peuples les plus prolétarisés aux économies principalement primaires, voire secondaires, n’ont d’autres choix que l’archaïsme autoritaire policier, religieux voire militaire pour survivre (pas même vivre) face à la violence aveugle du marché, du vampirisme du capital spéculatif, de la financiarisation et de sa fausse monnaie de singe ! Surtout face à l’expansionnisme palliatif à la célèbre baisse des taux de profit.

                                      La Russie et la Chine sont deux entités qui ont émergé au delà d’un stade de développement archaïque au prix de sacrifices humains astronomiques, héritant de tensions internes proportionnelles à ces sacrifices.
                                      Va t-on leur donner des leçons de solidarité internationalistes ? Faux pas trop se moquer du monde ! Quand tu veux tenir un tel navire dans la tempête de la barbarie capitaliste, t’as intérêt
                                      1. à être une poigne de fer armée,
                                      2. à être riche pour ne pas être dépendant. Donc à être un vrai parrain de mafia impitoyable, oui, PC Chinois, ou oligarchie Russe post soviétique, etc... oui, et alors ? Alors ?
                                      Quand l’occidental vit pour bavarder, l’oriental agit pour survivre !

                                      4. Bien maintenant qu’est-ce que la mafia ?, puisqu’on en parle à propos de Poutine : En France, la mafia, c’est l’état, l’UE. Ailleurs c’est juste le capitalisme archaïque de contrebande tribaliste et féodal du peuple plus pauvre, du peuple dominé qui tente de perdurer dans ses formes archaïques, dans les interstices interlopes !
                                      Et on s’aperçoit de quoi ?
                                      Eh ben que le capitalisme occidental formel d’abord, réalisé, mondialisé après 1918 ensuite, est entrain de se re-tribaliser, de se re-féodaliser, se « re-mafiociser » (USA, UE), mais autour de totems transhumanistes, de s’hyper-racialiser dans des techno-races, et de se dématérialiser, déterritorialiser, bref de faire sécession de l’humanité réelle qu’il veut déshumaniser, dé-sexuer, LGBTiser, débiologiser, esclavagiser, décérébrer, dé-subjectiver, comme un troupeau surnuméraire de gauchistes immatures (pléonasme !).

                                      Projet messianique de reconfiguration anthropologique délirant et non viable que les grands peuples historiques en réappropriation d’une vue géopolitique multipolaire et pluri-identitaire vont rejeter. Ce sera violent et se fera sans nous, européens, français, quoiqu’on fasse. Eh bien tant pis.


                                      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 14:00

                                        @PascalDemoriane

                                        Bonjour Pascal,

                                        Je ne comprends pas bien tout ce que tu expliques mais surtout je ne vois pas où tu veux en venir. J’essaie de construire une organisation révolutionnaire qui a besoin d’une analyse juste de la situation internationale afin de définir une stratégie révolutionnaire. C’était le but final de mon article après avoir montrer que nous ne sommes pas avec un seul camp impérialiste mais en présence de deux puissances impérialistes. Je ne parle plus là du stade suprême du capitalisme sur lequel il y a eu débat à la fin du XIXème siècle avec la contribution, en 1916, de Lénine sur le sujet. Il ne s’agit pas de décrire un stade du capitalisme mais plutôt de reprendre et prolonger ce que Lénine disait à propos de la guerre de 14-18 :

                                        "Ce livre montre que la guerre de 1914-1918 a été de part et d’autre une guerre impérialiste (c’est-à-dire une guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la distribution et la redistribution des colonies, des « zones d’influence » du capital financier, etc.« 

                                        Cela reste d’actualité quand je dis que  »la guerre en Ukraine trouve davantage son origine dans un affrontement entre deux puissances impérialistes que dans un conflit entre deux pays. C’est l’opposition entre les USA/OTAN et la politique de Poutine qui en est la cause principale.« 

                                        Maintenant, il s’agit d’une guerre entre deux puissances impérialistes  »pour la distribution et la redistribution des colonies, des « zones d’influence » du capital financier, etc...« . La seule modification à introduire vient du fait qu’il faut parler maintenant de néocolonialisme puisque la »décolonisation« est terminée.

                                        Il n’y a rien de nouveau en ce qui concerne les notions d’internationalisme ou celles de démocratie/dictature.

                                        La notion de »Mafia« fait simplement référence au gangstérisme avec la mise en place d’oligarchie. Cela devient prépondérant. J’ai montré cela avec l’exemple de la France dans mon livre »Macron démission Révolution« en expliquant comment concrètement les milliardaires qui ont mis Macron au pouvoir sont des truands. Le titre du chapitre 8 est précisément : »Ce sont des truands« . La même chose se produit en Russie mais à une échelle plus importante et avec une montée en puissance beaucoup plus rapide parce que tout démarre avec les années noires c’est-à-dire en 1991. Il n’y avait aucun capitaliste auparavant. Les affirmations du genre »en France la mafia c’est l’Etat, l’UE" n’apportent rien. Je préfère la liste des plus gros milliardaires : Arnaut, Pinault, Bolloré, Bettancourt, Niel...


                                      • I.A. 25 mars 10:26

                                        La majorité de ceux que vous surnommez « poutinolâtres » n’ont jamais pris Poutine pour un ange ni considéré que la Russie était différente d’une puissance impérialiste.

                                        Vos leçons d’histoire soviétique manquent des reliefs imposés par les deux grandes guerres (14-18 et 39-45), pourtant éclairants, ainsi que de celui lié à l’accélération-surprise de la machinerie de guerre mise en place par l’OTAN, avec les réactions et mises en garde russes et internationales afférentes.

                                        Par ailleurs, vous dites « Poutine installe des armes atomiques à deux pas de l’Europe [...] », un peu comme si la Russie n’était pas voisine de l’Europe, pour ne pas dire en partie européenne.
                                        Ça devrait justement vous rappeler que les USA, eux, ne sont pas voisins de la Russie ni de l’Europe, mais qu’ils y installent bien des armes atomiques.

                                        De même que le manque de matières premières à venir, sur le plus long terme, n’est pas le fait de la guerre Russie/OTAN (qui n’est qu’un chiffon rouge), mais bien de la surexploitation systémique... Réfléchissez-y bien : une immense friche entre la Chine et les États-Unis, ça arrangerait les puissances les plus éloignées...

                                        « Les forces qu’il faut mobiliser dans ce conflit sont les oppositions à Poutine en Russie même [...], autant que les oppositions aux dirigeants des USA/OTAN dans tous les pays. »
                                        Là, je vous arrête : s’opposer à Poutine ici et maintenant, c’est de l’inconscience, monsieur. Non seulement il fallait mobiliser vos forces AVANT le conflit, mais essentiellement vers les dirigeants des USA/OTAN, car censés être plus sensibles aux arguments « égalitaires ».

                                        « Je ne veux pas revenir sur les détails du déclenchement du conflit ».
                                        Pour n’y pas revenir, il ne fallait pas commettre cet article.


                                        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 12:08

                                          @I.A.

                                          Vous prenez tout à l’envers en faisant des citations hors contexte. J’ai effectivement écrit « Je ne veux pas revenir sur les détails du déclenchement du conflit ». Il s’agissait bien évidemment de la rédaction d’un article qui avait un autre but. Je suis bien évidemment d’accord pour discuter de tout. Dans mon article j’ai principalement voulu prouver que Poutine avait une politique impérialiste. C’est le titre et c’est la démonstration que j’ai faite en reprenant ce que Poutine dit lui même, en montrant ensuite qu’il ne se contente pas de paroles mais qu’il est passé aux actes. J’ai enfin replacé tout ça dans le contexte de la situation internationale.

                                          Je veux bien que vous ayez l’impression que :
                                          "La majorité de ceux que vous surnommez « poutinolâtres » n’ont jamais pris Poutine pour un ange ni considéré que la Russie était différente d’une puissance impérialiste.« 

                                          Mais précisément je ne considère pas comme des »poutinolâtres« ceux qui sont conscients que Poutine a une politique impérialiste et je souhaite qu’ils ne se contente pas de dire que ce n’est pas un ange. J’espère qu’ils ont compris que c’est un dictateur.

                                           »Vos leçons d’histoire soviétique". Je n’ai donné aucune leçon d’histoire. J’ai été amené à soulever quelques questions d’histoire quand il fallait que je montre que ce que dit Poutine est faux. J’ai aussi évoqué, bien évidemment, l’histoire récente pour donner mon analyse de la situation internationale.

                                          "Par ailleurs, vous dites « Poutine installe des armes atomiques à deux pas de l’Europe [...] », un peu comme si la Russie n’était pas voisine de l’Europe, pour ne pas dire en partie européenne.
                                          Ça devrait justement vous rappeler que les USA, eux, ne sont pas voisins de la Russie ni de l’Europe, mais qu’ils y installent bien des armes atomiques.« 

                                          J’ai l’impression que nous sommes d’accord. Mais des pays d’Europe font comme la Russie et pointe des fusées vers la Russie. Seulement, dans ces conditions pourquoi s’en prendre à l’Ukraine qui est un voisin de la Russie comme les autres voisins qui a donc autant le droit de pointer des fusées vers n’importe quoi comme le fait la Russie. La seule question qui pose problème est celle de l’existence de bases de l’OTAN. Il faut les interdire et les supprimer comme nous l’avons fait en France. Je n’ai pas entendu dire qu’il y en ait en Ukraine. Rien ne justifie cette invasion.

                                           »Là, je vous arrête : s’opposer à Poutine ici et maintenant, c’est de l’inconscience, monsieur"

                                          On voit revenir le poutinolâtre. Poutine aurait le droit de s’opposer à qui il veut mais ceux qui ne cèdent pas à toutes ses demandes sont des inconscients. C’est eux qui font peser les risques... Et ensuite Poutine ne s’arrêtera pas là. Il le dit lui même. Cependant se mettre au travers de son chemin serait de l’inconscience. Mettez vous tous à genoux devant lui.

                                          « il fallait mobiliser vos forces »

                                          Mes forces se sont celles d’un militant qui essaie tant bien que mal de construire une organisation révolutionnaire.


                                        • Lynwec 26 mars 08:03

                                          @I.A.

                                          Quelle horreur ! La Russie a des armes atomiques dans des silos sur le sol russe et des troupes à toutes ses frontières ! Une menace existentielle incontestable pour Paris et Londres, à combien de km déjà ? pour Washington, à combien également ?

                                          Bien sur que les combats sur le sol ukrainien n’auraient jamais du se produire.
                                          Il aurait fallu pour cela de la bonne volonté des DEUX côtés. Ce ne fut pas le cas.
                                          En passant, au Yemen, il y a aussi une guerre, un peu ignorée par les pacifistes de tous bords qui regardent de l’autre côté et comptent les bénéfices des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite...

                                          Mais ne pas revenir sur les origines d’un conflit est un signe évident qu’on a décidé par avance qui sera le coupable, et une méthode sure pour générer plus tard d’autres conflits, le premier n’ayant pas été résolu honnêtement (un peu comme d’avoir fait supporter à l’Allemagne TOUS les dommages de 1914-1918 a été le terreau du nazisme, arrosé avec l’engrais des banquiers anglo-saxons bienveillants).


                                        • eddofr eddofr 25 mars 10:39

                                          Il y a un truc qui me chiffonne.

                                          On sait tous (enfin je l’espère) que les Etats n’ont aucune morale.

                                          Un état ce n’est pas un individu, même si on prétend que le Président décide, en réalité un état c’est un ensemble de pouvoirs qui collaborent ou s’affrontent ou agissent indépendamment les uns des autres selon leurs intérêts propres.

                                          Et parmi ses pouvoir, celui qui a « le plus d’intérêts en jeu » met toujours plus de poids (de dollars) et plus d’influence pour que l’Etat agisse dans son sens.


                                          Donc, la Russie a un intérêt économique et stratégique dans cette histoire.

                                          Mais la Russie n’a pas d’intérêt dans un conflit généralisé sur le sol Européen.

                                          Par contre, aux U.S.A. il doit y avoir des « intérêts » qu’une guerre sur le territoire Européen arrangerait, et d’autres qu’une guerre ne dérange pas plus que ça tant qu’elle ne touche pas le territoire américain.

                                          Ainsi, même si Poutine est bien, à mes yeux, le principal responsable de cette guerre (non qu’il soit le seul, on l’a compris), je me demande si les Américains n’ont pas plus intérêt que lui à ce qu’elle dure ou s’étende « un peu » (pas trop non plus).

                                          Du coup, si on doit négocier un retour à la paix, j’aurais tendance à me méfier des interventions américaines.


                                          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 25 mars 10:42

                                            @eddofr
                                             
                                             ’’On sait tous (enfin je l’espère) que les Etats n’ont aucune morale.’’
                                             
                                            La morale des États c’est de respecter les mois internationales.


                                          • eddofr eddofr 25 mars 11:07

                                            @Francis, agnotologue

                                            Tant que cela les arrange et à condition qu’ils les aient ratifiées.


                                          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 11:40

                                            @eddofr
                                            Vous parlez de l’intérêt d’un état ou d’un pays. Mais ce n’est pas ainsi que fonctionne la politique. Par exemple, ce n’était ni l’intérêt de l’Etat allemand, ni l’intérêt de l’Allemagne, ni l’intérêt des allemands que le nazisme triomphe en Allemagne. C’est pourtant ce qui est advenu. Pourquoi ? Parce qu’Hitler a réussi à imposer sa politique quand les staliniens ont décidé que la priorité était de combattre les socialistes plutôt que les nazis.

                                            Ce n’est pas l’intérêt des américains (la femme de ménage qui nettoie les bureaux à Manhattan , le petit black qui vit à Harlem...) qu’il y ait une guerre en Ukraine. Il est fort possible par contre que le hobby de l’armement (le complexe militaro-industriel) voit ainsi s’ouvrir un débouché pour vendre ses « produits »...

                                            Le retour à la paix pourra se faire par l’irruption de la classe ouvrière dans les pays concernés et dans le monde entier. Le facteur positif actuellement c’est l’armement de la population et son autoorganisation. Il est possible que la classe ouvrière en Ukraine deviennent incontrôlable par les appareils politiques et qu’elle fasse émerger son propre pouvoir. Bref ! Une révolution ukrainienne est envisageable. Il faut œuvrer dans ce sens en Ukraine, en Russie et dans tous les pays. C’est le sens de la conclusion de mon article.

                                            Les internationalistes qui s’opposent à toutes les formes d’impérialismes disent : 

                                            — Troupes et matériel militaire des USA et de l’OTAN : hors d’Europe !

                                            — Troupes russes : hors d’Ukraine !

                                            — Troupes françaises : hors d’Afrique !

                                            — Aucune vente d’armes par la France à l’Arabie Saoudite (guerre au Yémen) !

                                             

                                            Les travailleurs et les jeunes qui sont confrontés à des occupations militaires crient toujours le même slogan que ce soit en français, en russe ou en anglais :

                                            Rentrez chez vous ! Damoï ! Go home !


                                          • chantecler chantecler 25 mars 11:45

                                            @Jean Dugenêt
                                            Cépagagné .
                                            Finalement c’est pas fatigant d’être internationaliste .
                                            Un qui bosse sur le net et dix qui roupillent en attendant le grand soir .


                                          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 12:34

                                            @chantecler
                                            Je compte sur vous pour faire mieux mais il faudrait que vous abandonniez définitivement le stalinisme. Savez vous combien il y a de militants dans l’UIT-QI sans parler de la LIT-QI et de la LIS-ISL ? Si vous voulez des précisions cherchez sur le web. C’est autre chose que « Un qui bosse sur le net et dix qui roupillent ». Je n’ai pas trouvé mieux pour construire une internationale. Je ne m’intéresse pas aux organisations franco-française. Je préfère être avec quatre pelés français dans une organisation internationale que dans un immense rassemblement franco-français.


                                          • charlyposte charlyposte 25 mars 13:02

                                            @eddofr
                                            Et oui, il faut vraiment se méfier des USA pourvoyeurs de conflits en tout genre tant que l’armement chante et danse sur une terre brûlée au détriment d’un peuple, des peuples qui comptent si peu ou qu’ils soient smiley une honte qui n’a pas de nom et c’est vraiment peu de le dire. smiley


                                          • chantecler chantecler 25 mars 13:08

                                            @Jean Dugenêt
                                            Pourquoi abandonner le stalinisme . ?
                                            Joseph est en pleine forme et a écrasé les mouvements trotskystes....
                                            Le communisme s’épanouit dans son pays et rien ne semble pouvoir l’arrêter .
                                            Sauf peut être les néoconservateurs ?
                                            Mais sur ce sujet vous en savez probablement plus que moi ....
                                            De plus vous pouvez apparemment , curieusement et facilement vous exprimer .
                                            Ce qui prouve que vous ne dérangez pas trop .....
                                            Profitez-en !


                                          • eddofr eddofr 25 mars 16:23

                                            @Jean Dugenêt

                                            C’est pourquoi je parle ici de l’intérêts des Etats, non de l’intérêt des Nations, et encore moins de l’intérêt des peuples.

                                            De nos jours, « l’intérêt de l’état » coïncide de moins en moins avec l’intérêt de la nation et de plus en plus avec des intérêts privés.


                                          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 17:03

                                            @eddofr
                                             Je ne peux que rappeler le b-a-ba des marxistes. Dans un pays capitaliste, l’Etat est l’émanation de la défense de la classe dominante. l’Etat d’un pays capitaliste est un Etat au service des capitalistes. Il est évident qu’il défend les capitalistes et non pas la « nation ». L’idée de « nation » est héritée des révolutions bourgeoises comme la révolution française de 1789-93. C’est une idée qui gomme les différences entre les classes sociales ou du moins entre capitalistes et prolétaires. Je rejoins donc ce que vous dites à part que j’affirme que cela a toujours été ainsi. Évidemment la propagande de la bourgeoise en régime « démocratique » vise à ne pas faire apparaître cet état de chose, à laisser penser qu’Etat et gouvernements sont au service du peuple mais il ne s’agit que d’illusions, de propagande.


                                          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 18:54

                                            @chantecler
                                            Vous êtes vraiment un nostalgique du stalinisme. J’ai une question :
                                            Si vous aviez la possibilité de m’assassiner sans prendre aucun risque, le feriez-vous ?


                                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 25 mars 11:20

                                            Propagande, propagande, ... enfin certains personnes comme Eric Denécé disant la variété ... écoutez le au lieu de tomber dans cette hystérie anti-Russe après l’hystérie sur la Fake pandémie du Covid-19 !

                                            .
                                            Éric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement | « Je suis choqué par la propagande de Zelensky ... »


                                            • alinea alinea 25 mars 12:34

                                              @eau-du-robinet
                                              Si les gens avaient les yeux ouverts plutôt que projeter leurs propres turpitudes sur celui qu’on désigne comme camp adverse c’est au choix du moment et du caprice du prince — si la population ne cédait pas à la populacerie, ici suivre aveuglement les ornières tracées pour elle, nous n’en serions pas là. Mais marcher dans un troupeau serré la réconforte et la rassure, protégée contre l’ennemi sanguinaire. Le traiter de multi millionnaire, pourquoi pas de pervers, on l’a vu monter dans un avion de Epstein dira-t-on bientôt pour blanchir notre camp  et qu’elle ne s’aperçoive pas de la fabrication d’un clone, qui a su remonter son pays, mais c’est parce qu’il est impérialiste !!
                                              C’est tout à l’envers et les gens sont si abîmés qu’il ne le perçoivent même pas.
                                              On est mal barrés je vous le dis.


                                            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 mars 12:39

                                              @alinea
                                              Oui, Je sais, les gens... Ah si tout le monde pensait comme moi il y a longtemps que ce serait le paradis sur terre ! Mais, il faut chercher les militants un par un au bouton de veste... C’est difficile. Déjà au Moyen âge La Boétie écrivait sur la « soumission volontaire » en se demandant comment des millions d’hommes « libres » acceptaient d’être sous la coupe d’un tyran alors qu’il suffisait de ne pas lui obéir.


                                            • alinea alinea 25 mars 14:43

                                              @eau-du-robinet
                                              À qui obéissez-vous ? En avez-vous conscience ? vous ne votez pas Macron, alors, ça vous démarque ? Mais vous portez les mensonges et idéologies de l’empire.


                                            • eau-du-robinet eau-du-robinet 26 mars 06:56

                                              Marioupol est enfin sur le point d’être complètement dénazifiée

                                              .

                                              La cible suprême est le changement de régime en Russie, l’Ukraine n’est qu’un pion dans le jeu – ou pire, de la simple chair à canon.

                                              Tous les regards sont tournés vers Marioupol. Mercredi soir, plus de 70% des zones résidentielles étaient sous le contrôle des forces de Donetsk et de la Russie, tandis que les marines russes, le 107e bataillon de Donetsk et les Spetsnaz tchétchènes, dirigés par le charismatique Adam Delimkhanov, étaient entrés dans l’usine Azov-Stal – le QG du bataillon néonazi Azov.
                                              .

                                              Azov a reçu un dernier ultimatum : se rendre avant minuit – ou sinon, une autoroute de l’enfer où l’on ne fait pas de prisonniers.
                                              .

                                              Cela implique un changement de donne majeur sur le champ de bataille ukrainien ; Marioupol est enfin sur le point d’être complètement dénazifiée – car le contingent Azov, longtemps retranché dans la ville et utilisant les civils comme boucliers humains, était sa force de combat la plus endurcie.


                                            • nono le simplet 26 mars 07:17

                                              @eau-du-robinet
                                              au bout d’un mois d’invasion pour annexion de l’armée russe, répéter ce genre de conneries ordurières sur la « dénazification » finit par de devenir comique ...  smiley


                                            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 28 mars 15:24

                                              @eau-du-robinet

                                              Je rejoins complétement nono le simplet. C’est de la propagande tellement grossière qu’on se dit qu’elle vient de types qui prennent leur auditoire pour des imbéciles. Mais, apparemment, certains sont satisfaits et en redemandent. Je vais essayer de les combler.

                                              Cela rappelle les messages qui ont suivi la « libération du Koweit » après la 1ère guerre du Golfe, quand la propagande américaine racontait les abominations faites par Saddam Hussein quand ses troupes avaient occupé le Koweit. Il y avait une version encore pire affichée par les princes arabes d’Arabie Saoudite. Je vous propose d’adapter cette version pour la « libération de Marioupol » :

                                              « Quand les troupes russes sont entrées dont Marioupol, elles on été saisies d’effroi par l’abomination de ce qu’avaient laissé les troupes néonazi d’Azov derrière elles.

                                              Des guirlandes de cadavre accrochées sur des poteaux de part et d’autres des voies de communication traversaient les rues et les avenues. Les cadavres étaient éventrées avec les intestins qui pendaient jusqu’au sol. Les pauvres hommes avaient manifestement étaient éventrés alors qu’ils étaient encore en vie. Les femmes ont subies des atrocités bien pire que nous ne pouvons pas décrire ici. Quant aux enfants, ces barbares d’Azov ont manifestement pris plaisir à leur faire subir... »


                                            • André 25 mars 12:36

                                              J’ai du mal à croire, que les gens puissent être si étroits d’esprit...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité