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Accueil du site > Tribune Libre > La proposition Estrosi : un droit à l’illégitime défense

La proposition Estrosi : un droit à l’illégitime défense

Le 10 octobre, Christian Estrosi a déposé une prosition de loi visant à élargir la notion de légitime défense. AUjourd'hui, elle est définie par l'article 122-5 du Code pénal qui dispose : 

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.

N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

Christian Estrosi propose de rajouter un troisième alinéa rédigé ainsi :

N'est pas pénalement responsable la personne qui en repoussant une agression a excédé les limites de la légitime défense en raison d'un état excusable d'excitation, de désarroi, de crainte, de terreur ou de saisissement causé par l'agression".

Cette idée est bonne dans ses principes, mais néfaste dans ses apllications.

 

1 UNE PROPOSITION QUI VA DANS LE BON SENS

L'article 122-5, dans sa rédaction actuelle, soumet la validité de la légitime défense à trois conditions : nécessité de la riposte, proportionnalité de la riposte, simultanéité de la riposte et de l'infraction. Ces trois conditions cumulées font que seule la meilleure réaction peut être validé par le juge. Or une personne victime d'une infraction grave ne peut, de manière générale, réagir de la meilleure des manières possibles autrement que par chance.

La jurisprudence n'a pas pu donner la souplesse nécessaire à ces conditions. En effet, la loi pénale est d'interprétation stricte et le pouvoir d'interprétation du juge est donc, en matière pénale, extrêmement limité. Une réaction du législateur était donc nécessaire.

 

2 UNE PROPOSITION QUI VA TROP LOIN 

Le potentiel futur alinéa 3 de l'article 122-5 est beaucoup trop général pour pouvoir être appliqué. Il n'y a qu'à analyser indépendamment chaque formule de cette proposition pour s'en persuader.

"en repoussant une agression"

Il est dommage qu'il ne soit pas précisé une agression en cours. En effet, rien ne dit qu'une agression ne peut être repoussée antérieurement ou postérieurement (encore que dans ce deuxième cas cela semble moins justifiable) à sa commission.

"excède les limites de la légitime défense"

Cette formulation, très générale, montre l'envie d'assouplir les critères de la légitime défense. Si cela est compréhensible pour les critères de nécessité et proportionnalité, qui sont vraiment beaucoup trop rigide, on ne peut pas en dire autant pour la simultanéité. En effet, il est absurde de donner aux simples citoyens un droit général à la riposte préventive à une infraction, alors que nos unités de police n'ont même pas ce droit. Il est tout aussi peu judicieux de donner un droit général de vengeance, même limité dans le temps.

"état excusable"

Le mot excusable n'apparaît qu'en droit civil, pour désigner une erreur donnant droit à une action en nullité d'un contrat. Il est totalement nouveau en droit pénal.L'apparition de ce mot semble démontrer que l'état n'a pas à être grave, sérieux ou même déterminant. On se trouve donc déjà dans un cadre trop large.

"excitation"

Cette notion n'est pas une notion de droit, comme chacun peut s'en douter. Le seul sens qu'il est possible de lui donner est l'état d'une personne qui ne se domine plus, un état très fréquent que chacun peut avoir en jouant simplement à un jeu vidéo. Ce terme mérite donc d'être supprimé.

"désarroi"

Cette notion n'est présente qu'en droit Allemand. Quant à son sens, les juriste allemands continuent de s'arracher les cheveux pour le déterminer. Pour éviter de tomber dans une telle incertitude, il vaut mieux abandonner également cette notion.

"crainte"

C'est l'un des rares termes du potentiel futur alinéa 3 de l'article 125-2 qu'on retrouve dans notre droit pénal, mais très indirectement. La jurisprudence pénale estime que la contrainte, une autre cause d'irresponsabilité pénale, n'est pas suffisamment caractérisée par la "crainte" d'un enfant vis à vis d'un de ces parents.

Il est évident que M. Estrosi ne comptait pas faire l'application de cette définition contextuelle. Nous pouvons supposer qu'en fait ce mot est un équivalent plutot mal choisi pour peur. 

"terreur"

Sans doute le seul mot qui ne mérite aucun reproche, même s'il n'est pas encore défini par notre droit pénal. Il démontre que, comme nous l'avons relevé, la présence du mot "crainte" relève plus d'une maladresse que de la volonté d'admettre la légitime défense dans des situations où le concerné ne se sent pas parfaitement menacé.

"saisissement"

En droit français, le déssaisissement est un acte de procédure par lequel une juridiction se déclare incompétente pour se prononcer sur un litige qui lui st soumis et indique la juridiction compétente. La notion de saisissement n'existe pas.

Elle provient du droit Suisse. Il est dangereux de s'inspirer de ce droit dns notre cas car il a une logique complètement différente de la notre en matière de légitime défense. En effet le droit Suisse considère que la légitime défense s'apprécie de manière subjective, autrement dit en tenant compte avant tout de la personne qui l'exerce. Alors que le droit français considère que la légitime défense s'apprécie de manière objective, en tenant compte avant tout d'éléments propres aux faits. Reprendre une notion de droit Suisse sur ce sujet ne peu donct qu'entretenir la confusion dans l'esprit du juge.

Il serait bien plus pertinent d'utiliser la notion d'altération des facultés de discernement : c'est le cas où une personne a commis une infraction alors qu'elle subissait une baisse de ces facultés mentales, insuffisante toutefois pour que son consentement à l'action puisse être mis en doute ( dans le cas contraire on parlerait d'abolition totale des facultés mentales). Cette circonstance n'est pas, de manière générale, une cause d'irresponsabilité pénale mais seulement une circonstance atténuante dont le juge doit tenir compte lors du prononcé de la peine. Dans le cadre de la légitime défense , il semble pertinent d'en faire une cause de légitime défense, d'autant plus qu'elle recoupe également, mais de manière très limité les notions de désarroi ou dessaisissement.

 

3 CONCLUSION : MA CONTRE-PROPOSITION 

Voici ce que je propose comme alinéa 3 de l'article 122-5 :

N'est pas pénalement responsable la personne qui, dans une des circonstance prévue aux alinéa précédents, a accomplit un acte de défense qui n'était pas proportionné ou nécessaire par rapport à l'infraction subie en raison d'un état grave et déterminant de peur, terreur ou altération des facultés mentales.

Et revoici la proposition de M. Estrosi : 

N'est pas pénalement responsable la personne qui en repoussant une agression a excédé les limites de la légitime défense en raison d'un état excusable d'excitation, de désarroi, de crainte, de terreur ou de saisissement causé par l'agression".

 Maintenant à vous de décider. Faut-il :

_ maintenir inchangé l'article 122-5 ? 

_ créer l'article 122-5 alinéa 3 proposé par M. Estrosi ? 

_créer l'article 122-5 alinéa 3 proposé par votre serviteur ?

_créer un autre article 122-5 alinéa 3 ?

 


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33 réactions à cet article    


  • jako jako 11 octobre 2013 12:33

    L’article modifié estrosi c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi, excusez moi Mr le juge, j’étais ivre alors je l’ai tué et hop, le votre est plus prudent mais trop permissif encore, l’article actuel est OK à mon avis.


    • Radix Radix 11 octobre 2013 12:44

      Bonjour

      Voici ma proposition : toute personne agressant un particulier ou un commerçant en étant armée, le fait à ses risques et périls.

      Cela a le mérite de la simplicité !

      Radix


      • arbinger 11 octobre 2013 15:23

        Je vote pour.


      • clemjuris clementsi 11 octobre 2013 13:14

        Sur l’autre proposition de Christian Estrosi, la présomption de légitime défense pour les commerçants agressés, je pense qu’elle n’ajouterait que peu de chose au droit actuel.

        En effet, en plein jour, il y a quasiment systématiquement des témoins oculaires capables de présenter les faits avec suffisamment de clarté pour que la légitime défense puisse être indubitablement rejetée ou acceptée par le juge. De plus, les commerces sont de plus en plus vidéo-surveillés.
        En pleine nuit, une présomption de légitime défense s’applique déjà pour tout ceux qui réagissent à une agression, commerçants ou pas. 

        • Gnaffron 11 octobre 2013 14:01

          Une « présomption de légitime défense » ?!? Je m’insur... j’objecte respectueusement.


          La légitime défense s’apprécie comme une exception pénale. Une telle exception inverse la charge de la preuve.

          Dans le cas d’un homicide par exemple, le parquet a la charge de la preuve pour faire condamner l’accusé. C’est le principe de la présomption d’innocence. Si la défense veut soulever une exception à la culpabilité (comme la légitime défense), c’est sur elle que repose la charge de la preuve que cette défense était légitime, proportionnée et concomitante à l’agression.

          On peut même aller encore plus loin. Il y a des exceptions à la légitime défense. Exemple, si « l’agresseur » est un policier agissant dans le cadre de ses fonctions. On ne peut pas résister avec violence à une interpellation, même musclée (c’est l’exception de la « permission de la loi »). Comme c’est une exception à l’exception, c’est à nouveau au parquet de prouver la qualité du policier (ce qui ne pose pas de problème) et que cette qualité était connue de l’accusé au moment des faits.

          Bref, il n’y a jamais de présomption de légitime défense, de nuit ou de jour.

        • clemjuris clementsi 11 octobre 2013 16:39

          J’ai mon deug de droit, je sais de quoi je parles !

          J’ai oublié de préciser (parce que cela me semblait évident) qu’une arrestation policière n’est pas une agression et que, en général, les présomptions peuvent entre combattues par n’importe quel moyen et ne servent que si le juge ne sait pas que décider au vu des autres éléments.

          Je (re)précise que mon avis sur cette présomption est neutre : je ne crois pas qu’elle aura une importance quelconque.


        • Mowgli 12 octobre 2013 14:34

          « J’ai mon deug de droit, je sais de quoi je parles ! »

          Moi grand savant, y’en a belle peau d’âne pour prouver ça. Alors vous, fermer gueule !


        • philippe913 13 octobre 2013 14:21

          @Gnaffron « il n’y a pas de LD de jour comme de nuit ».

          Je vous invite à relire l’article 122-6 alors.

          allez, je vous épargne la recherche :

          "Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :

          1° Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ;

          2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence."


        • bibou1324 bibou1324 11 octobre 2013 13:35

          Code pénal - Article 122-5


          N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.

          Un vol, même une insulte, sont une atteinte injustifiés, et rentrent dans le cas de la loi déjà existante. La question de la disproportion, elle, est délibéré par les juges. En d’autre termes, la loi actuelle est complètement inutile, car tout dépend de la volonté du juge. Comme l’intégralité des lois françaises.

          En fait, à y regarder de plus, près, c’est l’ensemble des lois françaises qui pourrait être supprimées, sans aucune altération du fonctionnement de notre régime. Car actuellement ce sont les juges qui font (ou ne font pas) respecter la loi. On pourrait ainsi facilement supprimer l’ensemble des députés (inutiles et coûteux), ainsi que l’assemblée nationale ou les sages. Ce qui a été fait en Belgique pendant l’absence de gouvernement. Ce qui a amené une meilleure croissance en Belgique que dans la plupart des autres pays de l’UE durant cette période (1.3%).

          • Gnaffron 11 octobre 2013 14:21

            Quel ramassis de sottises, c’est consternant.


            « Un vol, même une insulte, sont une atteinte injustifiés, et rentrent dans le cas de la loi déjà existante. La question de la disproportion, elle, est délibéré par les juges. En d’autre termes, la loi actuelle est complètement inutile, car tout dépend de la volonté du juge. Comme l’intégralité des lois françaises. »

            Donc pour vous si une loi ne peut pas être appliquée de façon totalement automatique, sans appréciation, sans débat ni délibération, cette loi est « complétement inutile » ? C’est grotesque. Ce débat a justement pour but de pouvoir apprécier l’entière diversité des situations qui peuvent être amenées devant un juge. jamais aucun texte ne sera en mesure de cerner tous les cas biscornus issus de l’expérience humaine.

            Grotesque aussi votre affirmation que tout dépend de la volonté du juge. Car celui-ci, déjà (très) encadré par les lois (il n’y a qu’à voir le débat sur la suppression des peines plancher), est en outre tenu par la jurisprudence. Il peut bien entendu tenter de renverser une jurisprudence établie, mais il a fort intérêt à motiver sa décision avec grand soin, sous peine de cassation. 

            « En fait, à y regarder de plus, près, c’est l’ensemble des lois françaises qui pourrait être supprimées, sans aucune altération du fonctionnement de notre régime. »

            D’accord, on tombe donc dans le grand n’importe quoi. Pour information, l’ensemble des pouvoirs et attributions du « régime » est réglé par... des lois. Et oui. Vous nous expliquerez donc comment, en supprimant toutes les règles de fonctionnement, comment ce fonctionnement est sensé rester inchangé.

            Bref, je vous enjoins vivement à un minimum de réflexion avant de venir braire votre incompréhension crasse des choses de la loi. Qui sait, ça nous permettrait peut-être de lire quelque chose d’intéressant de votre part.

          • bibou1324 bibou1324 11 octobre 2013 15:02

            Ce ne sont pas des sottises, c’est pousser le raisonnement à l’extrême, pour dénoncer une vérité affligeante : en France la jurisprudence n’existe pas. Ou alors vous m’expliquerez comment on peut violer 65 enfants sans aller en prison, alors que le viol d’un seul enfant peut mener à 20 ans de prison.


            Alors non, désolé, les juges ne sont absolument pas encadré, absolument tout le monde en France se fout complètement de la loi, chacun fait exactement ce qu’il veut. C’est un constat, pas une « sottise ».


          • Gnaffron 11 octobre 2013 16:05

            Ben non je vous expliquerai pas, parce que je n’ai aucune information sur ces affaires, en particulier sur la première. je ne vais donc pas prendre position sur des cas dont je ne sais rien, et je vous encourage à faire de même, ou alors de vous renseigner avec soin.


            Votre argument tombe de toute façon à plat. Ce n’est pas en balançant deux décisions de justice (parlant de viol sur enfant, en plus, histoire de bien faire primer l’émotif sur la raison) sans contexte, sans information, sans même un début de critique argumentée outre que le quantum des peines est différent que vous convaincrez quiconque qu’il n’y a pas (plus) de justice en France.

            Vous ne comprenez pas ces décisions ? Mon non plus. Mais je sais que ces décisions ont été motivées. Que dans le cas de crimes elles ont été rendu par un collège de magistrat de de jurés. Que le parquet a pu faire appel s’il estimait que la décision n’était pas « juste ». Qu’il pouvait même aller jusqu’en cassation le cas échéant. Je sais aussi qu’il est possible qu’une de ces décisions soit « mauvaise », que la justice ait bugué. La justice n’est pas parfaite, c’est une institution humaine. Ce n’est pas pour autant que je m’en vais gueuler à tout vents qu’il n’y a pas de justice, que les juges sont de petits autocrates enfermés dans leurs tours d’ivoire. Qu’ils se torchent avec les lois et se foutent de la jurisprudence et que le monde serait bien meilleurs si tout le monde rendait sa justice soit-même. Simplement parce que ces affirmations sont des conneries.

            Si vous voulez convaincre quelqu’un du contraire, je vous laisse prendre un arrêté de jugement, le lire, contre-argumenter les points que vous estimez relever de l’autocratie des juges en place des lois et enfin, montrer en quoi ces manquements relèvent d’un système généralisé, plutôt que d’une erreur individuelle. Lorsque vous aurez fait ceci, on pourra en reparler.

          • clemjuris clementsi 11 octobre 2013 16:33

            Ca s’appelle l’individualisation des délits et des peines (article 8 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen). C’est un système qui, il faut le reconnaitre, est intrinsèquement bancal et inégalitaire, mais est le seul pouvant permettre de prendre en compte la personnalité des accusés. Mais bien sur cela débouche aussi sur des injustices comme n’importe quelle règle de droit pénal.

            Autre chose, ne faites pas de malentendu. J’ai dit que la loi pénale est d’interprétation stricte. je n’ai pas dit que cela affectait les peines que doit prononcer le juge pénal. En effet, la loi ne fait que fixer des maxima et aucun minima (sauf dans le cadre très particuliers des peines plancher).


          • Gnaffron 11 octobre 2013 16:45

            Hmmm, je m’adressais dans mon message précédent surtout à bibou1324. 


            Quant à l’individualisation des peines, c’est un tout autre débat. Déjà je ne vois pas ce que vient faire l’interprétation strict du droit pénal ici. Rien n’empêche de définir strictement que les peines doivent être individualisées. C’est d’ailleurs bien ce qui est fait.

            Je veux bien considérer ce principe comme inégalitaire, si la définition de l’égalité est « à faits égaux, peines égale », hors de toute appréciation du contexte et des personnalités des accusés. C’est une définition que je ne partage pas, mais c’est une question de vocabulaire.

            Par contre, pourquoi bancal ? Et de quelles injustices parlez-vous ? Là je crois que vous m’avez perdu en route.

          • clemjuris clementsi 11 octobre 2013 23:49

            Je faisais régférence à l’exemple de bibou.


          • jef88 jef88 11 octobre 2013 14:13

            et si on reprenait la loi salique !


            • jako jako 11 octobre 2013 14:52

              jef88, deuxième degré ? on a mis 1500 ans pour en sortir


            • jef88 jef88 11 octobre 2013 20:51

              La part « succession royaliste » ne prend m^me pas une demie page...
              l’ensemble ce sont 70 pages format A5 ;
              En résumé en 3 à 4 lignes on trouve la description du délit et le tarif de la punition !
              mais bon
              - le code de la route n’existait pas encore .....
              - il n’y avait pas d’avocats nécéssiteux à nourrir !


            • Bernard Pinon Bernard Pinon 11 octobre 2013 16:41

              Il me semble irresponsable (pour ne pas dire pire) de passer un tel texte dans un moment ou l’émotion l’emporte sur la raison.

              Un débat sur la légitime défense serait sans doute souhaitable, mais pas tant que l’émotion liée à l’actualité ne soit apaisée.

              • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 11 octobre 2013 19:22

                au train où ça va c’est pas demain. Voir ci-dessous.


              • smilodon smilodon 11 octobre 2013 16:46

                Désolé pour l’auteur, mais je n’ai pas bien compris la question !....Alors je ne répond pas !... C’est quoi le sujet ??.. La légitime défense, ou la légitime « riposte » ??...... Exemple : Une bande de « cagoulés » vient de te braquer. Avec armes et bagages, armes surtout !.. Tu te relèves de derrière tes rayons, tu prends un flingue, tu cours sur le trottoir, et tu les « allumes » en canardant dans la direction de leur scooter ou leur bagnole !... Comme çà !.. Par peur, par colère, par « dépression » !..... T’es en état de quoi ??... Légitime « défense », NON !.... Légitime « riposte » !... OUI !... Après, faut juste à la « justice » de dire qui des deux, l’agresseur ou l’agressé, à le droit à la légitime « connerie » !!?.?... On m’a toujours dit : « A con, con et demi » !.... Un homme restant un homme, pourquoi pardonner plus à celui qui attaque qu’à celui qui se défend ????!!..Nous ne sommes que des hommes !... Autant droit au pardon à celui qui défend sa croûte qu’à celui qui veut lui bouffer !... Désolé pour Madame TAUBIRA !!.. Femme que je ne respecterai que lorsqu’elle voudra s’occuper autant des victimes que des agresseurs !......Puisqu’elle préfère les agresseurs, qu’elle se fasse donc agresser d’abord !....Elle aussi !.... Qu’elle vire son équipe de policiers d’élite, et qu’elle parte en vélo à travers PARIS, seule !.... En passant par certains quartiers, si elle veut savoir comment CA vit là-bas !.... Son vélo, elle va se le faire « tirer », vite fait !... Elle, vu sa « silhouette », risque beaucoup moins que son cycle !..... C’est de l’humour, même si je doute qu’elle en ait beaucoup !... Adishatz.


                • Gnaffron 11 octobre 2013 16:55

                  Vos messages sont illisibles


                • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 11 octobre 2013 19:21

                  Je le connais.
                  C’est un cas intéressant.


                • clemjuris clementsi 11 octobre 2013 23:47
                    • J’ai pas tout compris dans ce que vous écrivez smilodon parce que c’est un peu confus. 

                      J’ai juste compris que vous n’avez pas saisi ce que j’entends par riposte. Il s’agit de l’infraction commise par la personne invoquant la légitime défense pour faire cesser le trouble du à l’agression qu’elle subie. Autrement dit, rien de plus que l’acte de légitime défense, ne cherchez pas à élargir ce sens


                • Laurenzola Laurenzola 11 octobre 2013 23:13

                  Il faut conserver la notion strique de légitime défense, une réaction à une action de menace, rien d’autre.

                  Courir après des braqueurs en tirant dessus est injustifiable, je ne comprends pas cette polémique, c’est totalement surréaliste.


                  • Luc le Raz Luc le Raz 12 octobre 2013 13:57

                    Casse avec violence : braqué avec une arme, tabassé et au final dévalisé La victime en tirant après l’’évènement a-t-il toute sa rête ou est il en état de stress post-traumatique, ou ESPT ?
                    Donc je voterai pour votre contre-proposition.


                    • marmor 12 octobre 2013 14:34

                      J’ai entendu un responsable militaire israelien affirmer sans embages :
                      Nous tuons systématiquement les gens qui viennent pour nous tuer.
                      Réaction très humaine, car depuis la nuit des temps, l’homme n’a pas changé. Il se défend d’une agression, ou il attaque pour piller l’autre, et s’attend à une riposte. Ce qui a été perverti, c’est le droit à la riposte, et ceci a transmis une image faussée aux délinquants, leur laissant penser qu’ils pouvaient agresser en toute impunité, sans risque de riposte.
                      Alors en riposte à une attaque commise par des hommes animés des plus bas instincts, il faut répondre avec la violence des mêmes bas instincts puissance 2 et appliquer la loi du talion puissance 2
                      Pour un oeil, les deux yeux, pour une dent, toute la gueule !!


                      • Gnaffron 16 octobre 2013 16:41

                        C’est beau de les voir affirmer qu’ils n’ont pas évoluer depuis l’homme des cavernes. En même temps on s’en doutait un peu.


                      • clemjuris clementsi 12 octobre 2013 22:46

                        En tout cas, je suis heureux de voir que tous sont d’accord pour qualifier d’excessive l’idée de Christian Estrosi. 

                        Ma contre-proposition n’a pas eu le soutien escompté mais c’est vraiment secondaire. 
                        Je suis donc heureux que mon article ait servi. 
                        En espérant que la proposition Estrosi sera rejetée et en vous souhaitant à tous une bonne continuation. 

                        • smilodon smilodon 13 octobre 2013 15:09

                          @ clementsi : J’espère pour vous que jamais aucune « bande » de « cancrelas » ne croisera votre chemin, ni ne vous tapera sur les os de manière « excessive » !... Je vous promet.... Ca fait mal !... Et c’est long à se remettre !.... Un « corps » !... Mais je leur pardonne !.. Après tout, chacun ne m’aura mis que 2 ou 3 coups de pied ou de poing !.... Sauf qu’ils étaient 5 ou 6, (me souviens plus), et qu’à la fin..............Ca fait mal !.... J’vous assure !.... Mais, jugé l’un après l’autre, effectivement, c’était pas grand-chose !........ Je plaisante !.. Je vous souhaite de tout coeur de savoir ce que c’est qu’une « agression » !..... De TOUT COEUR !.... Tu verras mon ami, comment la douleur des « os » changera ton « esprit » !.... Pourvu que tu te fasses « agresser » !...... De tout coeur, je te le souhaite !.... J’ai presque envie de te montrer !.... Après ce genre de « truc », les idées changent !.... Crois-moi !... Pourtant, j’en avais vu d’autres, avant !... J’suis pas un mouton !.. Ni un loup d’ailleurs !.... Un chien dressé, peut-être !..... Sûrement !.... Plus question de me laisser mordre sans réagir... Et la « justice », n’est rien d’autre qu’une loi mal interprétée !.... Adishatz.


                        • Gnaffron 16 octobre 2013 16:37

                          Et ces cancrelats ont même cassé la touche « return » de votre clavier, quel dommage...


                        • smilodon smilodon 13 octobre 2013 14:55

                          Ok !.. Estrosi est un âne !... OK !... Sauf que moi, un mec me met son poing dans la tête, je riposte, autant que je peux... Et si le mec part en courant, je cours après pour lui mettre mon pied au cul !... En plus !... Et ouais !.. J’suis qu’un pauvre mec !..... J’me défend autant que je peux !... C’est pas la « justice », certes !... Mais c’est ancré dans mes gênes !.... On m’agresse, je sauve ma peau !... Tant que je peux. Et si le choix c’est mourir ou tuer......Je tue !.... On appelle ça, l’instinct de survie !..... Un « truc » qu’on ne commande pas !... Après, libre aux « érudits », bien installés au chaud, autour d’une table et devant les caméras, 6 mois après, de dire que j’avais tort !.........N’empêche !... Je serai encore vivant pour les voir et les entendre !... Ils pourront bien me prouver par A + B que j’ai eu tort !..... Si j’avais eu raison, y’a 6 mois que je serais mort !...... Et je n’aurais pas eu le plaisir ni de les voir ni de les entendre !.....Adishatz.

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