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Accueil du site > Tribune Libre > La reine rouge de l’immunité va-t-elle gagner face au SARS-CoV-2 (...)

La reine rouge de l’immunité va-t-elle gagner face au SARS-CoV-2 ?

 Cette étude propose d’interpréter l’évolution du SARS-CoV-2 et de l’épidémie à la lumière de concepts inventés dans le cadre de la compréhension de l’évolution. Elle tente de conférer un sens aux observations scientifiques mais ne propose aucune solution thérapeutique. Quant aux mesures de freinage, elles relèvent du politique.

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 La mécanique rationnelle peut calculer avec une précision inouïe la trajectoire d’une comète, en revanche, les simulations sur le climat ou sur l’évolution d’une épidémie ne sont pas fiables car elles dépendent de deux indéterminismes, l’un épistémologique, l’autre ontologique. Le modélisateur ne connaît pas tous les paramètres et les processus étudiés dépendent des conditions quantiques, autrement dit, ils sont fondamentalement probabilistes et influent sur les prédictions. Le ciel est réglé par le Kosmos et la gravité, les phénomènes terrestres dépendent du Kronos et des fluctuations quantiques. Y compris le vivant. Ce double indéterminisme explique que les récentes prédictions sur le cours de l’épidémie de Covid-delta se sont avérées erronées. 50 000 contaminations/j devaient affecter les enfants après la rentrée scolaire. Le chiffre relevé est inférieur à 2500, soit une division par 20. A quoi joue l’épidémie ? On peut tenter d’y voir plus clair en utilisant l’hypothèse de la reine rouge.

 

 1) La reine rouge (extraits d’un essai en préparation du l’évolution)

 Il y a quelque 50 ans, l’évolutionniste Van Halen cherchait quelles causes pouvaient expliquer l’extinction des souches microbiennes et des espèces. Il proposa de concevoir une évolution dynamique imposant à chaque organisme de s’adapter en permanence, non pas pour faire face aux conditions physiques mais pour rester dans le jeu existentiel en présence d’autres organismes amenés eux aussi à s’adapter. Le principe est assez simple, calqué sur la concurrence entre entreprises, chacune devant innover sans cesse pour éviter de disparaître face à des concurrents plus audacieux. Cette hypothèse a été nommée hypothèse de la reine rouge, en référence au livre de Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir. Lors d’une course effrénée Alice remarque que : « l’on arriverait généralement à un autre endroit si on courait très vite pendant longtemps, comme nous venons de le faire. » Et la reine de répondre : « Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite ». Le principe est simple, pour rester en place dans un biotope, chaque espèce doit s’adapter avec la même vitesse que les autres espèces. Et donc suivre la reine rouge qui donne la cadence. A l’origine, l’hypothèse de la reine rouge a été formulée pour expliquer la course aux « armements géniques » réalisée par des micro-organismes. Elle a été étendue aux organismes pluricellulaires. Cette hypothèse doit cependant être mise au point. L’image de la course aux armements est trompeuse, laissant penser qu’il y aurait une intention sélectionnée. En réalité, le génome des micro-organismes ne cesse de muter, de créer des cartes, mais ce sont les phénotypes qui déterminent le résultat de la sélection. La reine rouge n’est ni à l’origine de ce processus ni une règle, elle décrit le résultat du jeu adaptatif joué par les micro-organismes, et comme le précise Van Halen, le jeu est à somme nulle.

 Il n’y a aucune reine rouge qui détermine le rythme adaptatif, ce sont les organismes qui contribuent à déterminer la vitesse nécessaire pour suivre le rythme, à l’instar des coureurs de fond qui règlent la vitesse de la course et non pas un directeur de course assis sur le banc de touche. L’hypothèse de la reine rouge, formulée en 1973, a nourri les spéculations sur les ressorts de l’évolution, en s’appuyant sur la masse colossale de séquençages génomiques.

 Une autre figure est entrée dans le jeu génomique afin de décrire une évolution réductive (Que je suggère d’opposer à une évolution productive). La reine noire désigne elle aussi un résultat et non pas une règle. La reine noire conduit vers une issue en sens inverse de la reine rouge. Cette hypothèse a été introduite par Jeffrey Morris en 2011. Lorsque des cartes apparaissent, les conserver et les transmettre impose un coût du point de vue de la logistique mnésique. Alors, il arrive que des organismes se délestent de gènes pour diverses raisons. Parce qu’une protéine structurale ou fonctionnelle n’est plus utilisée, parfois remplacée par une autre, ou quand se produit une coopération symbiotique, les organismes comptant alors sur d’autres espèces pour assurer quelques fonctions vitales. La reine noire tire son origine d’un jeu de cartes américain « Heart » ; certaines cartes donnent une pénalité à celui qui les détient. La plus grosse pénalité est attribuée à la reine de pique qui est la carte par excellence dont il faut se délester pour espérer gagner la partie. Dans un certain sens, la reine noire décrit une évolution plus subie que poussée par un élan vital, une invention de forme. Je ne parlerai pas de la reine écarlate dans l’évolution, qui n’a pas sa place en virologie, et que j’ai introduite dans mes recherches sur l’évolution.

 Pour résumer, l’évolution des micro-organismes se conçoit comme un jeu de cartes génomiques transmis de génération en génération avec un brassage de cartes, des insertions de cartes et d’autres dont le jeu s’est défaussé. Les cartes sont à l’image de notices de montage, elles sont lues, décodées, transcrites en épigénomes puis en protéome ce qui permet de produire les phénotypes fonctionnels dans l’existence. La « mécanique » de la diversification joue sur deux niveaux au moins, le génome qui fournit l’identité spécifique et génotypique du spécimen, de l’espèce ; le monde des ribosomes qui gouverne en relation avec le génome et avec l’environnement l’identité phénotypique. C’est ce second niveau qui gouverne les phénomènes de pléomorphisme, autrement dit des variations induites par l’environnement, ou alors stabilisées par ce même environnement. La diversification phénotypique est un processus de type source effectué en réaction aux variations du champ qui représente la partie de l’environnement pouvant influer sur les sources.

 

 2) La reine rouge et le développement des virus

 Les mécanismes de diversification génétique utilisés dans le jeu de la reine rouge ont été observés dans le monde des micro-organismes mais aussi des animaux. Il ne faut pas oublier que la sélection et l’adaptation se jouent avec les cartes génomiques transcrites et traduites en épigénome et protéome. Le jeu de la reine rouge s’applique au développement de l’épidémie de Covid sous réserve que l’on effectue deux sauts (shift) de paradigme. D’abord concevoir une diversification au niveau épigénétique, puis admettre que les acteurs en présence sont les cellules immunitaires de l’organisme et les cellules infectées. Le système immunitaire ne combat pas un virus mais les cellules transformées par le virus et qui deviennent des agents étrangers. Les cellules infectées sont lancées dans une lutte pour proliférer en utilisant les signaux viraux qui transforment le phénotype cellulaire, cette lutte se joue contre les cellules immunitaires. C’est un combat non pas génétique mais épigénétique qui se joue avec les phénotypes. Avec d’un côté les armes épigénomiques fournies par le virus et combinées aux mécanismes épigénomiques des cellules infectées, de l’autre les armes épigénomiques des cellules dendritiques, des lymphocytes CD4+, CD8+, des cellules B et T de la réponse adaptative, plus d’autres cellules recrutées pour la réponse inflammatoire.

 Le jeu phénotypique de la reine rouge immunitaire est en principe asymétrique dans la mesure où l’armement épigénomique des cellules immunitaires est plus vaste, intégré dans le génome, sélectionné depuis des millions d’années. Contrairement à ce qu’indique la thèse néodarwinienne, la diversité génétique n’est pas un processus accidentel et aléatoire, comme un jeu de dés ; elle est souvent générée par les organismes vivants en réponse (réaction) à une situation d’instabilité, de stress, de nouveauté (Muraille, 2018). Lors de l’infection virale par le SARS-CoV-2, les cellules infectées utilisent les armes épigénétiques pour en infecter d’autres, mais aussi pour se défendre contre l’offensive menée par les cellules immunitaires. Cette guerre entre phénotypes utilise la diversité épigénétique, traduisant des deux côtés une multiplication de déterminants phénotypiques si bien qu’un pléomorphisme immunitaire se développe chez un patient infecté. Ce pléomorphisme concerne également le virus. Les virions produits par les cellules infectées ne sont pas tous identiques si l’on note que chaque virion doit être fabriqué en ajoutant des composants supplémentaires sur les protéines structurale et notamment des sucres, surtout sur la protéine S qui possède 22 sites pouvant être glycosylée, l’opération se déroulant lors de la phase de maturation dans l’appareil de Golgi.

 La reine rouge décrit la variabilité génotypique et phénotypique dans les organismes vivants. Elle est un élément important dans l’explication du vivant, signalant la place des générateurs de diversité dans les équilibres écosystémiques ainsi que la réponse adaptative lorsque les déséquilibres se produisent. Elle est rarement invoquée pour expliquer les infections virales et les épidémies. Car le virus n’est pas considéré comme un organisme. En revanche, si un virus est interprété comme un générateur de diversité agissant de manière inappropriée, alors les cellules infectées peuvent être insérées dans le jeu de la reine rouge. Lorsqu’un virus pénètre dans un tissu, les cellules changent de phénotypes et adoptent un comportement aberrant, si bien que la réponse de l’organisme est interprétable comme une maladie auto-immune. La maladie virale est un désordre phénotypique, alors que le cancer est un désordre dans les génomes cellulaires dont l’effet devient incontrôlable et conduit à une croissance de la tumeur. Lors d’une infection virale, il n’y a pas de croissance cellulaire mais la propagation dans les tissus d’une modification phénotypique.

 Pour résumer, un virus réalise en utilisant le principe du transfert horizontal de gènes un transfert horizontal de phénotype, alors que la cellule mature d’un organisme résulte d’un transfert vertical de phénotype, autrement dit l’expression d’un des phénotypes possibles encodé par le génome et généré en réaction à un environnement. Le virus est un mécanisme archaïque, hérité des origines de la vie et qui n’a pas été éliminé pour on ne sait quelle raison. Le virus génère des phénotypes chimériques, autrement dit une diversité phénotypique dans les cellules infectées qui n’en n’ont pas besoin mais qui se laissent en quelque sorte piéger par la ruse du signal encodé par le virus. Plusieurs scénarios sont alors joués au sein d’une population servant de réservoir à un virus.  

 

 a) virus endémique et reine noire. La plupart des virus ne sont pas détectés car ils sont hébergés dans des réservoirs d’espèce sans occasionner de pathologie. Les organismes ont alors développé des mécanismes de freinage viral permettant de contenir la puissance de transformation phénotypique. Un équilibre se dessine, une symbiose en quelque sorte. Cette conjoncture a été observée dans de nombreuses espèces animales et tout particulièrement dans celles qui nous intéressent au plus haut point, les chauves-souris. La reine noire peut être teintée de rouge lorsqu’un virus crée des affections en nombre, au rythme des saisons, comme on le constate avec les virus causant le rhume, coronavirus historiques, rhinovirus, grippe H1N1. La situation ne diverge plus, elle est stabilisée et le virus est classé comme endémique.

 

 b) Divergence épidémie et reine rouge. Lorsqu’un virus engendre une épidémie, c’est que son mécanisme de perturbation phénotypique influence les cellules hôtes et que l’infection virale prend un ascendant sur la réponse immunitaire des populations infectées. C’est ce qui s’est produit avec l’émergence de la pandémie causée par le SARS-CoV-2. Le générateur de diversité a produit une conjoncture de type reine rouge. Le virus historique a généré plusieurs phases pandémiques avec la diversification des variants. Cette évolution n’a rien d’inédit si l’on se réfère à une revue sur les générateurs de diversité dans les interférences biologiques : « Les générateurs de diversité jouent un rôle clé dans la relation hôte/pathogène. L'hôte et l'agent pathogène présentent tous deux des mécanismes DG (génération de diversité) et une grande partie de leurs interactions dépendent de ces mécanismes. La relation hôte/pathogène peut, en partie, être considérée comme une compétition entre les DG au niveau de la population. L'importance de la diversité individuelle dans le contrôle des épidémies n'est actuellement pas prise en compte dans les stratégies vaccinales. Dans le cadre des campagnes de vaccination, il peut être important d'éviter l'uniformisation des réponses immunitaires. Ainsi, comme je l'ai suggéré précédemment, il pourrait être intéressant d'administrer des vaccins distincts ciblant le même pathogène au sein d'une population donnée. » (Muraille, 2018)

 Le principe de la reine rouge a accompagné l’évolution de la pandémie avec l’apparition des variants grâce à la ruse de la diversification. Actuellement, trois variants delta circulent, 21A, 21I et 21J. Face aux variants, les humains infectés disposent des générateurs de diversification immunologique employés par les cellules en première puis seconde ligne dans la défense contre les tissus infectés. La diversité en immunoglobuline est un atout qui peut être renforcé par un vaccin bien ajusté, capable de rendre plus efficace la partie réglée par la reine rouge immunitaire.

 

 c) la fin de l’épidémie. La convergence endémique se produira lorsque le jeu de la reine rouge sera achevé et que le virus basculera dans une tendance de type reine noire. La reine rouge de l’immunité aura alors réduit l’infection virale au sort réservé par la reine noire. Cette éventualité nous échappe, même si la vaccination peut freiner modérément l’offensive virale tout en préservant les sujets à risque des formes graves. Le schéma le plus probable est la convergence endémique, avec une circulation modérée du virus et c’est la tendance observée dans la plupart des pays.

 

 

 Muraille, E. ; Diversity Generator Mechanisms Are Essential Components of Biological Systems : The Two Queen Hypothesis ; Front. Microbiol., 13 February 2018

 https://doi.org/10.3389/fmicb.2018.00223

 


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32 réactions à cet article    


  • Schrek Docteur Faustroll 15 octobre 08:08

    vous savez bien que dans toute cette opération, l’aspect sanitaire n’est qu’un prétexte


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 octobre 08:47

      @Docteur Faustroll
       
      ’’ ... dans toute cette opération, l’aspect sanitaire n’est qu’un prétexte 

      Il ne faut pas se laisser abuser par les mots de l’ennemi : en appelant correctement les choses votre phrase est caduque,
       
       Leurs vaccins sont en réalité des anti-vaccins. Le Pass n’est pas sanitaire mais insane : il n’y a aucune composante sanitaire, leur projet est morbide.



    • Schrek Docteur Faustroll 15 octobre 08:57

      @Francis, agnotologue

      c’est encore pire


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 octobre 10:27

      @Docteur Faustroll Merci à tous les lecteurs de discuter du contenu scientifique et de ne pas noyer les commentaires de bavardages sur les vaccins et les mesures sanitaires. Ce n’est pas le sujet de l’article


    • Alain Dussort Alain Dussort 15 octobre 12:36

      @Francis, agnotologue
      bien d’accord avec toi, mais Dugué ne veut pas que les profanes polluent les réponses à son éminent article, pardon son éminence Dugué (qui visait le Nobel).Certes il a percé dans la conne naissance mais il a été si peu reconnu. J’essaye de le comprendre pendant que mes lentilles cuisent, mais je sais que j’en rajoute sur les votes négatifs sur mes propositions d’articles. En attendant, je prédis que les directs des matchs de foot vont être complétement différés, car il y a trop de joueurs qui s’évanouissent et meurent en direct suite au vaxxins, la suite normale des shootés du tour de France qui pédalent la nuit pour ne pas avoir de tromboses. 


    • etonne 15 octobre 14:42

      @Alain Dussort
      votre commentaire démontre que Bernard Dugué a raison.
      Les trolls sont vraiment du poison


    • Clocel Clocel 15 octobre 09:25

      Article illustré par un pentagramme, on est dans le ton de l’époque.


      • Clocel Clocel 15 octobre 10:00

        Sont-ils en train de hacker notre système immunitaire ?

        Ce serait bien dans le ton des cintrés du moment et ça expliquerait bien des choses, il faut se rendre à l’évidence, les fous se sont rendus Maître de l’asile...


        • sirocco sirocco 15 octobre 13:25

          @Clocel

          La vidéo n’apparaît pas (pour moi en tout cas) lorsque je clique sur votre lien. Aurait-elle été déjà supprimée ? Si oui, c’est signe qu’elle est pertinente et que le rôle des vaxxins est bien de bousiller notre système immunitaire naturel.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 octobre 13:38

          @sirocco
           
           elle n’apparait plus pour moi non plus. Je n’ai u qu’en voir le début, puis plus rien.
           
          Ceux qui l’ont vue jusqu’au bout pourraient-ils en dire quelques mots ?


        • SilentArrow 15 octobre 15:45

          @Francis, agnotologue

          J’ai pu la voir en entier, mais de façon distraite, car occupé par d’autres choses en même temps. Je me préparais à la repasser pour en faire une copie, et elle avait disparu.

          Pour faire court, la vidéo prétend que le vaccin a démoli le système immunitaire de la personne en question. Bon, il s’agit d’une seule personne, et il faudrait voir si ce résultat se vérifie à grande échelle.


        • eau-pression eau-pression 15 octobre 15:54

          @Francis, agnotologue

          Ce matin, elle était visible. Le gars disait de se dépêcher avant qu’elle ne disparaisse. On va dire que ce n’était pas un appât à complotiste, voici ce que j’ai retenu (suis pas allé jusqu’au bout, c’est très chronophage ces vidéos).

          Le gars est donc toubib et parle d’un patient à lui. Ce patient est sorti d’un diabète de type x (B je crois, je ne savais pas qu’on pouvait sortir d’un diabète) par un gros effort de volonté. Il a une bonne hygiène de vie : 5km de course à pied par jour, poids maintenu, compléments alimentaires.
          Le patient se fait donc vacciner rapport à son boulot. Le toubib nous présente les analyses avant et après première injection. Avant, tout va bien, après apparaît un taux anormal qui se retrouve dans les cas de maladies autoimmunes. Après la deuxième injection, c’est pire : 3 lignes en rouge au lieu d’1. Le toubib précise que ces lignes dans le rapport d’analyse correspondent à une demande particulière qu’il a faite.

          Il y a tout un tas d’explications sur les cellules détectées dans ces lignes et leur rôle, ainsi que sur le fonctionnement des différentes lignes de défense de notre système immunitaire auxquelles elles appartiennent. Je n’ai pas entendu que le toubib relie ce phénomène au diabète.

          Voilà tout. Quelqu’un de plus spécialiste serait le bienvenu.


        • eau-pression eau-pression 15 octobre 15:57

          @SilentArrow

          Oui, avec le temps on a plus de mal avec le multitâche. Faudrait des verbatim.

          J’ajoute que ça se passe aux USA, et qu’il faudrait une meilleure connaissance que la mienne pour capter les éléments culturels de sérieux.


        • ChrisWiss ChrisWiss 15 octobre 15:59

          @sirocco
          Si j’ai bien compris le monsieur , on va tous mourir ? J’ai peurrrrr !


        • Clocel Clocel 15 octobre 16:06

          @sirocco

          En insistant, on finit par la voir, je viens d’essayer avec ce lien :


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 15 octobre 18:03

          @tous
           merci
           
          à eau-pression, j’étais arrivé jusqu’à la présentation des marqueurs « avant piqûre ».
           
          Je connais quelqu’un qui avait un traitement pour le diabète 2. Il a suivi un régime draconien sur la base des repas à l’index glycémique bas, et aujourd’hui il n’a plus besoin de traitement.
           


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 octobre 08:40

          @eau-pression,
           
           j’ai pu aller jusqu’au bout. Les « preuves »devant étayer son discours catastrophiste ne m’ont pas sauté aux yeux. Mais je ne sais pas interpréter correctement une NFS.


        • eau-pression eau-pression 16 octobre 09:21

          @Francis, agnotologue

          J’ai compris qu’il ne prétend pas que le constat qu’il fait sur ce patient soit généralisable. Il s’interroge sur le nombre de personnes sur lesquelles on pourrait observer par analyse les mêmes anomalies, et préconise qu’on généralise la surveillance particulière qu’il a pratiquée sur l’ex-diabétique.

          Comme dit plus haut, je ne maîtrise pas suffisamment la culture US pour chercher des sous-entendus. Le gars se présente assez modestement.


        • jefresi 15 octobre 12:20

          Merci pour cet article qui tente d’expliquer l’interaction entre corps étrangers et cellules d’un organisme. Peu pédagogique pour les profanes puisqu’il s’adresse aux « instruits », par essence. La reine rouge aura sans doute sa chance face à la dame de pique.

          Toutefois, les raisonnements utilisés qui auraient une tendance généraliste semblent se cantonner à un espace bien réduit. En effet, le mot « le virus » revient 20 fois alors que le mot « les virus » ne le sont que 2 fois, ces derniers n’étant que les rhinovirus et la grippe H1N1. Il est vrai qu’actuellement nos esprits ne sont concernés que par Le virus qui semble ignorer tous les autres.

          D’autre part, l’étrange bataille entre la cellule et le virus, mais aussi entre les cellules et les virus… Or un organisme n’est pas par définition réduit à une cellule, sauf à quelques exceptions près, mais d’une certaine quantité de cellules organisées et coordonnées pour donner vie et mouvement à quelques choses somme toute assez variées et ayant la qualité d’êtres vivants. Il semble très difficile se séparer une cellule de l’organisme vivant sans affecter l’un comme l’autre et donc de le désorganiser quelque part. A fortiori, l’infection d’une cellule par un virus semble tout aussi imaginaire. Seul des images d’artistes sont en mesure d’en figer l’image colorée, voire d’images animées... Réduire les interactions probables entre une cellule extraite à quelque chose d’étranger et tenter d’en généraliser la conjecture à l’organisme relève d’une spéculation funeste.

          Enfin, l’expression admirative d’introduction du technicien : "La mécanique rationnelle peut calculer avec une précision inouïe la trajectoire d’une comète". Certes, heureusement qu’au cours de la trajectoire et surtout vers la fin les approximations successives permettent de compenser les erreurs de calculs préalablement conçus, car toutes trajectoires dans l’espace subissent les perturbations des champs gravitationnels, inconnus par nature.


          • Mellipheme Mellipheme 15 octobre 12:49

            @jefresi
            L’auteur parle bien de l’infection d’un tissu, et pas seulement d’une cellule. Si je comprends bien, il fait implicitement l’hypothèse que pour un tissu donné (pulmonaire par ex.) les cellules vont présenter des réactions phénotypiques identiques à un virion donné.
            En tout cas, merci à l’auteur pour cet article stimulant.


          • eau-pression eau-pression 15 octobre 12:37

            Peut-on rapprocher ces considérations théoriques des constats de D.Raoult sur les variants ? Par exemple, les branches mortes (les variants principaux qu’on voit s’éteindre) seraient une manifestation de l’effet « reine noire ».

            Que pense E.Muraille de la capacité de l’humain à créer des virus ? Ca me semble mal s’insérer dans son modèle.


            • Durand Durand 16 octobre 17:35

              @eau-pression

              « Par exemple, les branches mortes (les variants principaux qu’on voit s’éteindre) seraient une manifestation de l’effet « reine noire ». »

              A mon avis, certainement mais on ne peut pas négliger l’effet ”reine rouge” que nos organismes respectifs ET l’organisme formé par l’ensemble de nos organismes respectifs (en tant que système organisé) leur ont opposé. Inséparable binôme entropie-néguentropie, comme croissance-décroissance d’ailleurs...

              La guerre contre une pandémie se mène chacun pour soi – on la gagne ou on la perd – mais aussi tous ensemble et nous la gagnons toujours, sauf si l’on ”soigne” tout le monde avec un poison mortel, bien entendu...

              ......

              J’ai visionné V. Mignerot sur l’autre fil... Chapeau !

              ..


            • eau-pression eau-pression 19 octobre 10:52

              @Durand

              A vrai dire, y’a trop à dire.

              Jeune, les fans de Prigogine me faisaient peur. Leur fascination pour les modèles me semblait exclive des surprises que nous réserve la nature.

              Puis la découverte de F.Roddier m’a rendu plus humaine cette démarche.

              Les discussions qui suivent l’article du Monde (votre lien plus bas) montrent bien que ces considérations sont très pertinentes pour aider aux choix politiques.

              Le mot « lien » n’a pas été choisi pour désigner la balise de base en hypertexte : il s’imposait.


            • jefresi 15 octobre 12:53

              Il est remarquable de lire que la vaccination avec une mixture de sorcier tout droit sorti de l’enfer capitaliste pourrait ralentir la circulation du virus. Vaste supposition, sans fondement puisqu’elle ignore les effets secondaires et les moyens de les contrer. Supposition guidée par la nécessité des gouvernements et des médias dorénavant contraints de passer à d’autres choses plus politiques comme des élections, ou d’expliquer la hausse du gaz et de l’électricité vivement désirée par les Etats-Unis pour tenter de sauver leur économie pétrolière, gazière et chimique. Ainsi, quand on se gèlera dans les foyers les malades redeviendront légions devant les hôpitaux et le cirque sanitaire repartira.


              • Perplex Perplex 15 octobre 17:39

                « Le virus est un mécanisme archaïque, hérité des origines de la vie et qui n’a pas été éliminé pour on ne sait quelle raison ».

                Discours hygiéniste ?!

                Conserver cet acteur du commencement est peut-être une chance pour le maintien de la vie, en cas de coup dur sur notre planète.


                • Clocel Clocel 15 octobre 18:42

                  Bernard Dugué, vous êtes cité (en bien) dans la dernière revue de presse de Samuel Despot, actuellement en direct.


                  • Clocel Clocel 16 octobre 15:01

                    @Clocel

                    Slobodan Despot... Sorry Slobodan...


                  • Durand Durand 16 octobre 12:48

                    J’arrive un peu tard sur cet article fort interessant et je mets en lien un article plus généraliste mais tout aussi pointu pour ceux qui voudraient mieux comprendre l’effet de la reine rouge...

                    C’est , quoi qu’il en soit, un excellent moyen, sinon le plus pertinent, de parler de l’évolution des virus en se référant au contexte plus général des structures dissipatives...

                    https://www.lemonde.fr/blog/petrole/2013/10/30/francois-roddier-par-dela-leffet-de-la-reine-rouge/

                    ..


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 octobre 10:28

                      @Durand
                      Merci pour ce lien, fort éclairant


                    • Valas Valas 17 octobre 22:40

                      @Bernard Dugué

                      Que pensez-vous de l’article ci-dessous ?

                      Le virus inexistant ; une interview explosive de Christine Massey

                      Avec une formation en biostatistique, Christine Massey a utilisé les demandes de liberté d’information (FOIA) comme un outil de recherche, comme une fraise à diamant, pour découvrir la vérité sur le SARS-CoV-2. C’est-à-dire : Le virus existe-t-il ?

                      Son approche a donné des résultats choquants.

                      Dans un monde à moitié sain d’esprit, le travail de Christine remporterait de nombreux prix et bénéficierait d’une large couverture médiatique. Dans le monde actuel, de plus en plus de personnes, de leur propre chef, s’éveillent à ses découvertes et révisent complètement leur perception de la “pandémie”.

                      Lien traduit en français : https://cv19.fr/2021/10/13/le-virus-inexistant-une-interview-explosive-de-christine-massey/

                      Lien source (anglais) : https://blog.nomorefakenews.com/2021/10/07/the-non-existent-virus-explosive-interview-with-christine-massey/

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