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La rénovation de la politique : le mauvais exemple de certains députés UDF

« Le Figaro » tient minutieusement la chronique des députés UDF qui rallient avec armes et bagages le camp de M. Sarkozy et appellent à voter pour lui. Après M. Besson, le transfuge du Parti socialiste, ces ouvriers de la 11e heure reçoivent l’accueil évangélique qui leur est dû.

Ils ont droit à photo et interview sur le site Internet du journal. L’effet attendu est, bien entendu, d’amener leurs électeurs à les suivre. Mais est-ce bien le meilleur moyen de les séduire ?

Un électorat exigeant

L’électorat considérable - près de 8 millions d’électeurs - qui a suivi François Bayrou dans son projet présidentiel paraît, en effet, se distinguer par une qualité de réflexion et peut-être aussi une exigence morale et politique particulière. Il en faut pour tenter de sortir des schémas politiques figés depuis au moins deux siècles, qui opposent invariablement un camp de droite à un camp de gauche avec leurs familles internes respectives vivant en plus ou moins bonne intelligence.
Il faut au moins en être arrivé à admettre avec lucidité et sincérité - pour peu qu’on se retourne sur soi-même sans complaisance - que chacun porte en soi des aspirations de gauche et de droite à des doses variées et que chacun agit en citoyen tantôt de droite ou tantôt de gauche au gré des circonstances. N’est-ce pas sacrilège de le penser et encore plus de le dire ?

La pire démonstration qui soit

Pour les supporters d’un candidat qui a construit sa campagne présidentielle sur cette rénovation de la politique, est-il pire démonstration que de constater que ces députés qui ont apparemment soutenu cette audace, entendent en fait surtout ne rien changer, puisqu’aux premières menaces brandies par une UMP dominatrice de leur opposer un candidat aux prochaines législatives, ils ont accouru pour, espèrent-ils, sauver leur siège. Mais quelle image croient-ils donner d’eux-mêmes quand François Bayrou a forcé le respect en proposant justement d’en finir avec ces combines misérables qui n’ouvrent que sur l’immobilisme ? Il est consternant de les entendre dire que cela ne les empêchera pas de rejoindre le nouveau « parti démocrate » que F. Bayrou s’apprête à créer. En somme partout où il y a manger, on est sûr de les y retrouver à table avec leur rond de serviette. Mais quelle confiance placer en de tels individus qui renient en quelques jours ce qu’ils ont défendu pendant des mois de campagne et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur siège ?

Une opposition radicale entre deux projets

Car s’il est un fait établi, c’est bien l’opposition radicale entre le projet de société de M. Sarkozy et ses méthodes d’une part et, d’autre part, la vision de la société apaisée proposée par François Bayrou, attaché à la liberté d’expression, au pluralisme des opinions, et donc au débat démocratique hors de toute pression des puissances industrielles et médiatiques qui tendent à les museler. A-t-on jamais entendu dénonciation plus catégorique de l’immixtion de ces puissances dans les organes de presse ou les chaînes de radio et de télévision que celle de F. Bayrou, vendredi 27 avril sur RTL ?

La preuve du mouvement en marchant

Le débat qui, malgré ces pressions, a pu se tenir samedi 28 avril sur RMC et BFM TV entre François Bayrou et Ségolène Royal est un commencement de preuve par l’exemple qu’une autre façon de faire de la politique est possible. La haute tenue de ce dialogue rend dérisoires les vitupérations venimeuses de M. Sarkozy. Les divergences ont été clairement identifiées. Mais l’ont été tout autant les convergences majeures sur la rénovation des institutions, les règles du jeu démocratique, le traitement de la délinquance, la dette publique, des mesures sociales comme l’augmentation des retraites les plus faibles.

On reste médusé devant la manière dont le journal Soir 3 de France 3, samedi 28 avril, a minimisé ces convergences pour surtout faire ressortir les désaccords, en prenant soin en contrepoint d’offrir la relation complaisante d’une journée de campagne de M. Sarkozy à Valenciennes. Si on avait eu besoin d’une nouvelle preuve de l’information sous autocensure, on l’avait devant cette chaîne pourtant dite de service public.


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26 réactions à cet article    


  • Icks PEY Icks PEY 30 avril 2007 10:49

    La liberté de vote donnée par Bayrou à ses électeurws serait-elle battue en brèche par la diabolisation naissante qui atteint dans cet article les députés UDF (les 3/4 en tout cas) qui ont décidé en leur âme et conscience de soutenir le projet de Sarkozy ?

    C’est là la preuve de vtre mauvaise foi : alors que Bayrou dit qu’il faut savoir travailler ensemble, de gauche comme de droite, vous commencez à vilipender ceux qui penchent à droite : elle commence bien votre nouvelle politique !!!

    Icks PEY


    • La mouche du coche La mouche du coche 30 avril 2007 11:22

      Est-ce que quelqu’un peut me dire quelle honte plus grande pourrait arrivé à ces députés de l’UDF qui AU PREMIER TOUR, appellent à voter un autre parti que le leur ?

      Y a-t-il une bassesse plus grande de leur part que celle-ci ? smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 30 avril 2007 11:39

      à part le fait de faire des fautes d’orthographe smiley


    • istrati 30 avril 2007 16:24

      Les députés UDF qui ont rejoint l’UMP craignent pour leur réélection. Manoeuvre politicienne des Sarkozystes qui visent à réduire sur l’échiquier politique le poids de l’UDF, moribond. Mauvais calcul ! Les français ne se dédient jamais, bien au contraire. Il y a fort à parier qu’ils entérineront les 18,5 pour cent aux législatives en votant pour le « parti démocrate » de Bayrou. Ainsi il y aura des triangulaires et Sarko devra faire avec. A qui peut profiter l’élection de Sarko ? Je me demande... Je me demande...


    • istrati 30 avril 2007 16:31

      Les députés UDF qui ont rejoint l’UMP craignent pour leur réélection. Manoeuvre politicienne des Sarkozystes qui visent à réduire sur l’échiquier politique le poids de l’UDF, moribond. Mauvais calcul ! Les français ne se dédient jamais, bien au contraire. Il y a fort à parier qu’ils entérineront les 18,5 pour cent aux législatives en votant pour le « parti démocrate » de Bayrou. Ainsi il y aura des triangulaires et Sarko devra faire avec. A qui peut profiter l’élection de Sarko ? Je me demande... Je me demande...


    • IP115 30 avril 2007 16:48

      Les députés UDF ont rejoint Sarkozy parce que ce sont des hommes de droite, élus sur des programmes de droite, par un électorat de droite et grâce à des alliances de droite avec l’UMP !

      Que F. Bayrou découvre que c’est un homme de gauche entre les 2 tours, c’est un retournement de veste, c’est une traitrise à son camp, mais c’est son droit. Tous comme c’est le droit des députés UDF de ne pas le suivre dans cette aventure personnelle et suicidaire.

      Aux présidentielles les jeux sont déjà fait et on ne peut voter qu’entre 2 candidats.

      Aux législatives ça ne va pas être la même chose :

      - Il n’y aura plus de vote utile et chacun défendra ses couleurs, et ça m’étonnerais que LCR, LO ou verts se désistent pour un PS allié Bayrou (déjà les critiques fusent et Emmanuelli parle de faire une scission). Surtout après la traitrise à laquelle ils ont eu droit pendant ces éléctions (le « votez utile » au premier tour, et le virage à droite au second).

      - Il n’y aura plus de vote contestataire Bayrou, les électeurs votent pour des candidats qu’ils connaissent. Hors nous savons que 45% des votes Bayrou sont des votes contestataires.

      - Que vont faire les électeurs de droite qui ont voté Bayrou (un homme qui conteste la manière de faire de la politique certes, mais un homme à priori de droite) et qui ont découvert entre 2 tours que leur candidat s’est transformé en homme de gauche ? Ils vont suivre leurs députés UDF.

      Bref je prédis une bérézina pour le PS et Bayrou aux législative (s’il le PS n’a pas explosé d’ici là) !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2007 01:03

      A Ick Pey. Si on veut un débat constructif, il est important de discuter des arguments de l’adversire et non pas de les modifier pour les pourfendre. A mois que j’aie mal compris, l’auteur ne blâme pas les députés de se rallier à Droite, mais de de rallier, tout simplement. Corrigez moi si je me trompe

      PJCA


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er mai 2007 01:07

      A Ick Pey. Si on veut un débat constructif, il est important de discuter des arguments de l’adversaire et non pas de les modifier pour les pourfendre. A moins que j’aie mal compris, l’auteur ne blâme pas les députés de se rallier à Droite, mais de se rallier, tout simplement. Corrigez-moi, si je me trompe. smiley

      PJCA


    • Ornithorynque Ornithorynque 30 avril 2007 11:09

      Imaginez une seconde que Nicolas Srkozy ait organisé un débat avec François Bayrou, laissant Ségolène toute seule avec Bové...

      Imaginez un instant que des députes UDF déclarent massivement leur ralliement à Ségolène Royal.

      Votre article de donneur de leçons aurait-il été le même ?

      Assumez enfin votre parti pris ! Ce n’est pas une honte d’être de Gauche, assumez donc, plutôt que de dire que vous êtes dans une stricte neutralité à la quelle personne ne croit !

      Les députés UDF ont tous étés élus « contre » des candidats de Gauche.

      Vaut-il mieux aujourd’hui qu’ils trahissent FB, où qu’ils trahissent les électeurs qui leur ont fait confiance ?

      Dans les deux cas , ils trahissent, mais dans un cas, c’est les électeurs, et celà me semble plus grave.

      PS : je ne suis pas neutre. Mes pensées sont de droite. Et j’assume.


      • jak 30 avril 2007 11:12

        Bayrou a réunit 8 millions d’électeurs sur sa candidature, mais rien n’autorise a penser qu’une réflexion,une exigence morale et politique particulière, anime une majorité de son électorat. A l’inverse, ceux pour qui le risque de perdre peu ou prou, quelques avantages, prébendes ou tout simplement une vie sans heurts et sans risques si possible, en un mot la France molle, c’est reconnu dans François Bayrou.


        • Josep Gard 30 avril 2007 11:51

          Un point qui a été omis. Les députés UDF qui ont rejoint Bayrou l’ont rejoint il y a 5 ans. Le discours de François Bayrou n’était pas non plus « l’UDF pense que » mais « je pense que ».

          Il n’est pas surprenant de voir que la majorité d’entre eux se rallient à Nicolas Sarkozy. Après tout ces gens sont quand même proche de la droite ; et on le sait. La nouveauté de ce parti devrait se consituer aux prochaines législatives, ou cette fois des gens de gauche devrait aussi le représenter.

          Je ne vois donc aucune raison de penser à quelconques trahisons. Si ces gens là avaient pu soutenir le candidat UDF lors du deuxième tour face à NS, je suis sur qu’ils l’auraient fait.

          En revanche, je suis complètement d’accord sur l’analyse médiatique du débat et sa « retranscription » par les autres médias.

          Et puis « Jak » : je ne me considère loin d’être mou ; merci de ne pas stigmatiser les électeurs qui ont soutenu un autre candidat que le votre.


          • Keruel 30 avril 2007 12:01

            Je partage l’analyse et applaudis des deux mains. Ce ralliement inconditionnel mais malheureusement prévisible est écoeurant... que l’on pense à Maurice Leroy qui, en qualité de porte parole, a tant bataillé aux côtés de F. Bayrou pendant la campagne, s’exprimant largement le soir du premier tour en indiquant que « plus rien ne serait comme avant » et qu’« une nouvelle force était née »... et qui fait partie des premiers ralliés à N. Sarkozy ! Après le 22 avril 2002 et le Non européen,... encore une fois, des responsables politiques refusent de comprendre les messages qui leur sont adressés et préférent s’accrocher à leurs privilèges personnels. En sortira - t - on un jour ?


            • Pierre Arrighi Pierre Arrighi 30 avril 2007 12:30

              Bonjour, je trouve votre article pertinent et intéressant. Mais il me semble aussi qu’il y a, chez Bayrou, un manque de projet qui devient très inquiétant. Je crois que le projet Sarkozy est cohérent et que, contrairement à ce que dit Bayrou, sa politique va de pair avec son économie. Idem pour Royal, son projet aussi est cohérent. D’ailleurs le projet de Sarkozy est celui de Raffarin, à peu de choses près. Et celui de Royal celui de Jospin, à peu de choses près. On ne peut pas alors dire, je prends l’économie de celui-là et la politique de celui-ci. Ça n’est plus cohérent. Car le problème ce n’est pas de s’occuper différemment de la politique ou de l’economie en restant toujours dans la verticalité actuelle, mais de s’occuper de la société, qui n’est pas le centre, mais qui est l’énergie fondatrice, la base, et qui étouffe. Quand Bayrou parle de « la société », de la « créativité de la société », il y a là quelque chose d’intéressant mais de pas développé. Il y a une intuition. Mais ça reste des mots encore vides. Et le politique doit transformer ce sentiment en projet précis. C’est sur « le blocage de la société » que les électeurs de gauche et de droite se sont retrouvés pour un vote « décalé » sur Bayrou. Sarkozy, qui tape sur mai 68, a bien compris cet enjeu. Et pour ne pas « débloquer la société » il ramène tout « aux valeurs », à l’ordre vertical dont on étouffe, ce qui n’est pas pragmatique et qui est de mauvais augure, ce qui augmente la méfiance là où on devrait mettre de la confiance. Ce n’est pas de valeurs qu’il s’agit, mais de changements concrets dans la société de manière à ce que la verticalité (du projet de droite et du projet de gauche, de l’entreprise et de l’Etat) trouve le contre-poids dans la « libération » de la société, dans la créativité des gens, des enfants, des ados, des chercheurs, des ingénieurs, des ouvriers. Même si cela ne fait pas des employés et des ouvriers soumis et dociles. La société a besoin d’ouvriers et d’employés créatifs aussi et surtout. Et non d’une chaîne de petits chefs. Cette troisième composante, « la société », qui commence à l’école, à la maison, qui est la vie des gens et la source créatrice d’un pays, c’est elle que l’on bloque, c’est elle qui est arrêtée net par des structures verticales réglementées pour ça, avec une verticalité très bien explicité, visible et descriptible au quotidien, parfaitement détectable. Dans ce sens, le diagnostic de Bayrou n’y est pas. Diversifier ne suffit pas si des contenus nouveaux n’apparaissent pas. Où sont les problèmes et quelles sont les solutions ? A cela il n’y a toujours pas de réponse. Il ne reste que l’attente et aussi l’exemple de pays voisins plus ouverts, libéraux ou sociaux-démocrates peu importe, mais qui accordent la confiance aux personnes, et qui, ce n’est donc pas un hasard, peuvent créer plus de richesse parce qu’ils sont plus à la créer, qu’ils sont poussés à le faire, formés pour le faire, récompensés quand ils le font. On ne peut plus séparer société, culture, économie et politique. La vitalité et la confiance du tissu social, depuis l’enfance, la place accordée à son énergie « naturelle », c’est cela qui fait les chercheurs, les idées, la vitalité d’un pays, qui augmente la création de richesses et ramène le chômage à des niveaux et des formes acceptables de mobilité. Cordialement, Pierre Arrighi


              • QUENTIN QUENTIN 30 avril 2007 12:33

                Choisir son camp, le camp de la démocratie ! Pour une société apaisée il faudrait pouvoir sortir de la 5ème République, Le coup d’état permanent avait écrit un certain FM qui ensuite a modulé sa fréquence FM en s’accomodant de la personnalisation à outrance et présidentialisation de la démocratie.

                En attendant la 6ème République et le retour de pouvoirs issus des représentants des élus du Peuple à l’Assemblée nationale ainsi que l’arrêt de l’élection d’un président-roi issu du suffrage universel (il n’est de sauveur suprême) le coeur n’est pas en balance, hier était la date anniversaire du 29 avril 1936, Front Populaire en vue en 2007 ?, 7 millions (et plus) de travailleurs pauvres, un livre à lire Jacques Cotta en est l’auteur. Un autre livre ReVive la République, Denis Collin en est l’auteur.

                Et en attendant Vivement dimanche et des jours meilleurs, ci-dessous de soie quelques paroles

                Sarkozy dénonce les fraudeurs et les « fautes » des syndicalistes PARIS, 29 avr 2007 (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé dimanche être allé durant la campagne « à la rencontre de la France qui paye » pour « les fautes des politiques, des technocrates, des syndicalistes, qui paye pour les fraudeurs ».« Je suis allé à la rencontre de la France qui paye toujours pour tous les autres, de la France qui paye les conséquences de fautes qui ont été commises par d’autres, de la France qui paye pour les fautes des politiques, des technocrates, des syndicalistes, qui paye pour les fraudeurs, qui paye pour les voyous, qui paye pour ceux qui profitent du système, qui paye pour ceux qui demandent toujours et qui ne veulent jamais rien donner », a déclaré M. Sarkozy, lors de son meeting à Bercy (Paris).

                Message quinquénal exceptionnel des agents CGT EDF-GDF Loire —)http://www.edf-gdf-loire-cgt.com/modules/news/ Dépannage ELECTRICITE : la roulette russe ! Explications sur notre site. décret en préparation contre les utilisateurs du net, article de Philippe JANNET (président du GESTE)paru dans Le Monde du 21/04/2007 : http://www.edf-gdf-loire-cgt.com/modules/icontent/inPages/accueil/libertenet.php Le 6 mai 2007, votez contre le candidat tueur de la liberté d’expression sur le Net.


                • bernard29 candidat 007 30 avril 2007 12:53

                  Pour moi, bayrou n’est pas sérieux. Il dénonce Sarkosi comme une véritable menace pour la démocratie, dit pis que pendre de sarko, prône avec ses députés UDF une sixième république avec 50 % de proportionnelle et lors de sa rencontre avec Royal, il n’est pas capable de forcer Royal à discuter sérieusement de ce thème et de proposer un engagement présidentiel sur cette nécessaire rénovation démocratique.

                  Au contraire même, s’agissant de l’UDF !!!

                  Voilà des députés et élus UDF qui veulent une sixième république ( ils ont même rédigé une nouvelle constitution) et ils se rallient à Sarkosi, grand défenseur de la V éme, qui glorifie le clivage droite gauche.

                  Qu’il ne se rallie pas à Royal, d’accord mais au minimum, il doit annoncer qu’il votera lui même Royal, qui lui propose un référendum insitutionnel à l’automne 2007.

                  C’est du grand quignol ...


                  • QUENTIN QUENTIN 30 avril 2007 14:45

                    Oubli de recommandation de lecture, je répare :

                    La gestion des stocks lycéens, auteur Gilbert Molinier, édité chez L’Harmattan,c’était encore au 20 ème siècle mais rien n’a changé encore que ce soit dans le domaine de l’instruction ou autres chefs d’oeuvres en péril.

                    Rénovation de la politique pour que « Revive la République », ed Armand Colin, auteur Denis Collin, auteur aussi de « Comprendre Marx », dernier livre sorti. Aucun lien de famille entre Collin et Colin, l’un a 2 ailes, l’autre n’en a qu’une et un autre de ses livres va bientôt passer aux oubliettes « Questions de Morale »

                    Veuillez bien vouloir excuser la pub pour des auteurs inconnus et dont personne ne parle mais sur cette place de l’agora il m’est souvent arrivé de lire d’autres signalisations de parution pour la rénovation de la poilitique, vie de la cité interdite qui n’est pas qu’en Chine.

                    Le livre de Serge Portelli, Ruptures qui devait être publié par Michalon et soudain fut un temps refusé, va paraître chez L’Harmattan le 3 mai...

                    Fin de la publicité de l’heure de l’Eure


                    • AlexisL 30 avril 2007 16:00

                      UN DEBAT DSK v Besson BESSON DIT QUE LE PRG DE SEGO EST NUL... D’AC... PROUVE LE...


                      • IP115 30 avril 2007 16:12

                        L’UDF est un parti de centre droit, d’ailleurs les 2/3 de l’UDF ont rejoint l’UMP à sa création. Tous ces députés ont été élus sur des programmes de droite au travers d’alliances avec l’UMP.

                        Que Bayrou se déclare tout d’un coup un homme de gauche (et nous avons tous lu les déclarations de TOUS les éléphants du PS déclarer qu’il était de droite et que son programme était calqué sur celui de l’UMP), c’est un retournement de veste et une traitrise au moment des élections, mais son droit. De même que c’est le droit des députés de ne pas le suivre et de rester fidèles à leurs électorat et surtout leurs convictions de DROITE !

                        Les manoeuvres électoralistes mesquines nous les voyons en ce moment avec le cinéma de SR qui après que tous les éléphants aient défilés pour dire le contraire, touvent maintenant qu’il est Sego compatible du haut de ses 18,5%. C’est lamentable !


                        • morice morice 30 avril 2007 17:16

                          Centre droit, centre droit. Oui, mais n’oublions pas les déçus de gauche qui sont allés chercher l’aile protectrice nouvelle de son bon abbé Bayrou, tout auréolé de candeur politique. Des jeunes, pour la plupart, à qui on dit depuis qu’ils sont tous petits que la gauche et la droite c’est pareil. Des jeunes qui ignorent l’histoire, et qui n’ont pas vu chez Sarkozy tous les relents d’extrême droite, qu’ils viennent juste de découvrir. Qu’ils choisissent maintenant, donc. Dans cette histoire on a aussi le ministre actuel de ces jeunes, qui annonce sans sourciller prendre déjà la place de Bayrou à la tête des UDF ralliés. Un parti sans tête, ça devient presque drôle, si ce n’était sinistre, tant on sait pourquoi ils se rallient : par peur de perdre leur strapontin, et rien d’autre. A imaginer maintenant, si Sarko perd, ce qui est toujours possible et le vieil aigri borgne le sait bien, qui risque fort demain de lui donner l’estocade, que leurs électeurs s’en souviendront en les éjectant manu-mimitari du circuit politique. Ils pensent avoir eux aussi déja gagné, ils peuvent BEAUCOUP perdre dans les mois à venir...pour les jeunes, étudiants, tout est à craindre aussi : le prochain ministre de l’éducation sera Calude Goasguen... et sera bien pire encore.. ue peite idée de son programme, assez surréaliste, ici : http://www.primo-europe.org/interview.php?numdoc=In-772624810 Tout simplement effrayant ! Un neo-con dans toute sa splendeur, un Dick Cheney bis.


                          • morice morice 30 avril 2007 17:21

                            Bon l’autre Mako là, avec ces suicides de profs, ils peut arrêter, c’est on dixième poste similaire..en couper coller pur en prime ! l’intox ça va un temps.. mais quand on lit tous les jours, ç’est un tantinet rasoir. Signé : un prof de mai 68, et très fier de l’être, n’en déplaise à l’admirateur des chanteurs aveugles brailleurs.


                          • Héloïm Sinclair 30 avril 2007 17:21

                            Il était dit que la présidentielle aurait sa surprise, et la surprise est là, à retardement : naissance de la rénovation sociale démocrate française. Une recomposition du paysage politique avec un « opni » (objet politique non identifié) en France : le Parti Démocrate. Que le PS ou UMP gagne ou perde, n’infléchira pas la dynamique de rénovation portée par les sociaux démocrates.

                            Bayrou est un bon stratège, qui va bénéficier d’une opportune dynamique, malgré sa relative défaite du 22 avril. En provoquant un bouleversement au PS, dont une partie va nécessairement tomber du côté de la social démocratie (et de l’Europe), il pousse les lignes assez loin à gauche. Ce que le dernier Congrès du PS n’avait pas fait (l’acceptation du social réalisme et du projet européen sans ambiguïté), il a poussé Ségolène à l’accepter en quelques jours. Une victoire de Ségolène confirmerait ce mouvement d’ouverture au centre, une défaite imposerait une mue inévitable au PS. Bref, les deux combinaisons profitent au Parti Démocrate.

                            Pour l’UMP, Sarkosy doit gagner par la « modération » et devrait gouverner avec la droite modérée. Après le flirt de l’extrême au 1er tour, il lui faut rassurer et respecter ses électeurs. Rassembler à un coût, et sa politique en serait vraisemblablement marquée, s’il habitait le poste de président. D’autant qu’il n’est pas certain d’obtenir une majorité UMP à l’Assemblée, le Parti Démocrate risque de sérieusement perturber le 3ème tour : celui des législatives.

                            Ils sont lamentables, ces dinosaures de la politique, qui clament que la finale se joue à deux, et que Bayrou doit quitter la scène jusqu’au 6 mai. Les notables, élus de l’actuel UDF n’ont pas encore intégré la nouvelle donne du Parti Démocrate (un parti central, qui va loin à gauche, qui intègre l’écologie dans son génome, le libéralisme dans son action, ...). Ils vont à la mangeoire que leur propose Sarkosy et l’UMP.

                            Le reproche que l’on peut faire au Figaro, c’est de faire honneur et lumière à des pleutres (sans compter ceux qui avaient combattus contre leur camp à la 1ère bataille, Santini, De Robien et consorts ...) et de ne pas faire échos au Sénateur Lyonais Michel Mercier, trésorier de l’UDF. Je le cite à la réunion stratégique de l’UDF, mardi dernier : « Il faudrait savoir si nous avons des couilles ou pas, la force est en vous et dans vos électeurs anciens et nouveaux ». Les Démocrates doivent se penser comme une puissance, et pourront troubler la « république UMP » lors des législatives. Sur la dynamique du vote du 22 avril, le parti Démocrate peux imposer des triangulaires dans au moins 250 circonsriptions, et l’emporter dans 1/3 des cas.

                            La rénovation sociale démocrate va à l’encontre de la posture clivée, celle qui bloque la France depuis 25 ans (cf droit d’inventaire). A l’encontre du pouvoir d’obstruction des conservatismes, qui nous engluent dans l’idéologie et la guerre politicienne faite par une caste de (vieux) cumulards.

                            Pour finir ce commentaire, une invitation à la réflexion : « La politique est une école de la déception, et nous sommes des élèves inattentifs. Notre leçon n’est pas bien apprise et nous croyons toujours - de moins en moins - à une possible rédemption et à un prochain salut ... Notre condition est sans issue, la catastrophe consommée. »

                            En dépit de la passion et des illusions qui se cristallisent sur cette présidentielle, le 7 mai se réveillera presque pareil au 6 mai, la même aurore sur la même réalité du monde. Et si la politique pouvait avoir pour seule et humble ambition de « rendre le nécessaire possible », ce serait déjà pas si mal.


                            • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er mai 2007 11:51

                              MONSIEUR VILLACH

                              Je vous apprécie plutôt d’habitude mais là vous êtes de mauvaise foi .

                              Je suis désolé mais entre des députés qui respectent leurs électeurs qui sont tous des gens de droite et du centre droit et un Bayrou qui en termes peu clairs est prêt à favoriser l’élection de la candidate socialiste , il n’y a pas photo .

                              Qui trahit qui ?

                              J’ai toujours voté UDF ou RPR ou UMP je ne me retrouve pas dans le cheminement de tous ces gens qui sur AGORAVOX sont socialistes , ont voté Bayrou et maintenant appellent à voter ROYAL .

                              Vivent les députés UDF qui ont rejoint leur camp naturel qui est opposé au socialisme par essence .

                              Salut et fraternité .


                              • Paul Villach Paul Villach 1er mai 2007 12:11

                                Cher Cambronne, moi qui apprécie autant la pertinence de vos interventions, permettez que je me défende.

                                Comme l’a souligné un lecteur, je reproche aux députés UDF d’avoir couru cette aventure audacieuse d’une rénovation de la politique française avec François BAYROU et d’y renoncer pour sauver leur siège en se ralliant sans condition à M. Sarkozy.

                                Que je sache, puisque vous mettez en avant leur loyauté envers leurs électeurs, la campagne de F. Bayrou à laquelle ils ont participé activement, a pris à témoins leurs électeurs des changements qu’il s’agissait d’introduire dans la vie politique française. Cela s’est fait dans la clarté des débats de la campagne. La situation en 2007 n’est plus celle de 2002.

                                Or, en se ralliant à M. Sarkozy sans autre discussion qu’une assurance de ne pas être en concurrence avec un candidat UMP aux législatives, ne font-ils pas le contraire de ce qu’ils ont promis à leurs 7 millions d’électeurs pendant la campagne ? Ne se renient-ils pas ?

                                N’avaient-ils pas la possibilité de voter blanc ou de s’abstenir pour ménager l’avenir ?

                                Cher Cambronne, qu’en pensez-vous ? Me rendez-vous ma bonne foi ? Paul VILLACH


                              • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er mai 2007 13:52

                                Mon cher Paul

                                Je vous la rend de bon coeur votre bonne foi d’autant plus qu’en politique il faut savoir raison garder .

                                Même en étant particulièrement méfiant on se laisse toujours influencer et comme nous avons tiré des conclusions différentes de tous ces évènements il est normal que nous ayons des points de vue différents .

                                Nous avons deux vues sur cette trahison des électeurs et ce sont eux qui donneront la réponse . Attendons donc Dimanche pour rendre des conclusions définitives ..Encore que ...les législatives me paraissent le moyen le plus sur de faire le point .

                                Vive la république quand même .


                              • CAMBRONNE CAMBRONNE 1er mai 2007 13:58

                                Encore moi

                                Reconnaissez quand même que depuis des semaines je me tue à répéter que les députés UDF étant élus avec les voix de la droite ils vont quand même regarder à deux fois s’ils soutiennent FB et que celui ci risque fort de se retrouver à poil .

                                On m’a souvent rit au nez en m’expliquant que j’étais un vieux con et que je n’avais rien compris au changement de la politique . Surtout Voltaire et le Taverneux .

                                Nopus y sommes , observons ! et vive la république quand même .


                              • daryn daryn 3 mai 2007 16:54

                                Que des députés UDF élus il y a 5 ans avec l’UMP déclarent vouloir voter NS, à cette *présidentielle*, au *second* tour, dans la mesure où leur champion (du moins on l’espère) en est absent, ne me paraît absolument pas choquant. Je ne vois pas en quoi cela devrait constituer une trahison. Et pourquoi ils ne devraient pas être les bienvenus au futur parti démocrate, dont ils ont contribué à jeter les bases.

                                En tant que candidat à une élection *présidentielle*, FB a fait, à mon avis honnêtement et correctement, les ouvertures à gauche (et à droite) nécessaires à sa crédibilité en tant que président aspirant à gouverner au centre. Il était évident que s’il avait été élu, on aurait eu aux législatives suivantes création d’un grand parti du centre, avec un discours plus large et des personnalités plus variées que l’UDF actuel. Mais on ne peut pas attendre des députés UDF existants qu’ils incarnent cette diversité.

                                Il n’y aura pas d’occasion de ’voter FB’ au sens strict, c’est à dire sur sa personne son programme et ses idées indépendemment de toute alliance et pression (quasiment inévitables aux législatives, fortement conditionnées par les situations et enjeux locaux) avant les prochaines élections européennes. Entre temps il faut bien qu’existe une représentation démocrate à l’assemblée. Je subodore que derrière certains de ces ralliements il y a des considérations tactiques plus profondes qu’un simple passage à la soupe individuel.

                                Enfin, et c’est peut-être un excès d’optimisme de ma part, je trouve amusant que nombre de ces ralliés déclarent voter ’naturellement’ pour NS. Cette formulation est intéressante quand on la rapproche de la déclaration de Jacques Chirac apportant ’tout naturellement’ son soutien à NS...

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