• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La Seine-Saint-Denis ou le laboratoire de la France à deux vitesses (...)

La Seine-Saint-Denis ou le laboratoire de la France à deux vitesses ?

À de nombreux égards, ce département donne l’impression d’une France à deux vitesses, celle d’un département qui n’irait pas à la même allure que les autres départements français.

Entrons dans le vif du sujet et soulignons que l’économie de ce département est florissante, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Ainsi, « le PIB de la Seine-Saint-Denis s’élevait en 2000 à 32,350 milliards d’euros [...] Le revenu moyen des ménages s’élève selon l’Insee en 2004 à 15 175 euros/an alors que la moyenne nationale s’élève à 15 027 euros/an ». Mais ce département semble à la traîne, notamment au regard de son fort taux de chômage, son taux de mortalité infantile (la plus élevée de France), des problèmes d’assimilation des populations variées qui s’y trouvent (département de France comptant le plus d’immigrés, la plupart des nationalités envisageables étant représentées, et parfois en communautés quasi-majoritaires - la deuxième ville du monde en terme de population malienne s’y trouve) et, bien évidemment, de la criminalité qui y est galopante (en moyenne un ou plusieurs vols à main armée par jour aux alentours de Noël, alors que le vol à main armée est un événement exceptionnel hors de la région parisienne). Bref, pour les Séquano-Dionysiens, l’image négative du « neuf trois », du « neuf cube », est à la fois une réalité et une simplification dissimulant les disparités présentes (lien). Finalement, seule la nation, via ses institutions, offre une forme de stabilité dans le temps et, en théorie, dans le comportement.

Et, ce jour, l’actuelle ministre de l’Intérieur nous déclare la « Seine-Saint-Denis doit être un laboratoire d’excellence » (lien). Laboratoire, ce département l’est déjà. Un laboratoire dans lequel les autochtones servent de souris, qu’on gave par-ci d’insécurité, de laxisme par-là, de déconsidération généralisée par là-bas, etc. Mais au lieu d’insuffler un regain d’égalité de droit, on s’apprête, semblerait-il, une fois encore, à donner dans le deux poids deux mesures.

Ainsi, la ministre précise qu’elle « trouve anormal qu’il n’y ait pas davantage d’officiers et de commissaires de police issus des quartiers ». Vocabulaire étonnant : existe-t-il des citoyens, en français, qui ne soient pas issus de quartiers ? N’habitons-nous pas tous dans un quartier, ou faut-il déduire que le terme quartier aurait un nouveau sens qu’on se refuse à expliciter ? Mais, outre ce détail purement lexical, qu’est-ce que signifie cette contestation d’un membre du gouvernement des critères de sélections des fonctionnaires ? Est-ce à dire que pour le gouvernement, les concours de la fonction publique, qui assurent l’égalité entre tous les citoyens, sont à supprimer ? Est-ce cela, le laboratoire promis, la suppression de la sélection au mérite égalitaire ? La ministre ajoute vouloir « aller vers un concours régionalisé [pour l’ensemble des fonctionnaires de police]. Ainsi, les candidats postuleront pour la région parisienne, et auront vocation à y rester entre huit et dix ans. Ils auront naturellement des contreparties ». Un concours régionalisé, est-ce à dire que très concrètement, le niveau des reçus sur l’ensemble du pays sera fluctuant selon les départements ? Y aura-t-il des concours au rabais, se superposant aux concours dits déconcentrés ?

Et « quelles seront ces contreparties » pour les bénéficiaires de ces concours ? La ministre dit qu’« en travaillant dans des quartiers difficiles, les policiers acquièrent une qualification particulière qui doit être reconnue. Je pense, par exemple, à des promotions plus rapides. Nous mettrons aussi en place des mesures, en liaison avec les communes, pour faciliter leur vie quotidienne : logement, garde d’enfants... ». Étonnante réponse, des contreparties qui sembleraient légitimes pour l’ensemble des fonctionnaires, policiers ou pas, travaillant dans des quartiers difficiles sont évoquées à propos de ceux qui passeraient un concours qui ne serait plus d’envergure nationale. En plus d’avoir un département à deux vitesses dans un pays à deux vitesses, y trouverons-nous des institutions à deux vitesses avec des statuts inégaux entre fonctionnaires ?


Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

42 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 15 janvier 2008 09:38

    Ce département est en train de changer petit à petit par l’installation avec des facilités municipales de siège sociaux de sociétés qui ne veulent plus subir le "racket" de la politique économique spéculative de la Mairie de Paris PS-VERT-Hezbollas

    Mais le 93 reste un département difficile avec des HLM qui n’ont pas eux les investissements necessaires à leur modernisation et encore moins des transports sécurisés sans parler des bandes de voyous extremement difficile à gerer pour les autorités publics,car déjà structurées comme des gangs à l’américaine.

    C’est donc une bonne initiative qu’à prise MAM en expérimentant ,des nouvelles approches concernant la sécurité publique qui pourront ensuite etre élargies à d’autres départements.

     

     

     


    • wiztricks 15 janvier 2008 09:47

      Excellent !

      Mais en forçant (légèrement) le trait nous pourrions nous demander dans quelle mesure cette expérimentation préfigure la France à deux vitesse que le gouvernement risque de/souhaite de construire... IE les possibilités de garder sous contrôle un mélange que nous pensons à priori instable.

      Cordialement

      - W


      • Brif 15 janvier 2008 11:09

        La France est déjà à deux vitesses. Ce n’est pas un souhait mais un constat. Doit-on empêcher les pôles d’excellences d’avancer au niveau mondial, parceque des zones à gros problèmes sociaux existent ?

        La France pourra progresser quand nous serons pragmatiques et plus idéologues. La moitié des posts d’Agora Vox se résument à : « c’est la faute à Sarko » ou « Démagolaine et ses conneries ». plutôt que d’argumenter sur la poule et l’oeuf pour savoir si la police de quartier a été créée par la droite ou la gauche, expérimentons plutôt des solutions concrètes pour venir à bout de la délinquence. Faisons varier les paramètres un par un pour obtenir une courbe d’expérience positive et résoudre les problèmes.

        Puisque « l’économie de ce département est florissante »,c’est que tout n’est pas perdu. Le concours régionalisé est probablement une bonne chose. Car pour habituer un policier au 93, il faut mieux que ce dernier n’est pas passé toute sa jeunesse dans un coin complètement agricole du centre ou du sud ouest où la problématique n’est pas la meme. Et même si ce n’est pas la solution définitive, expérimentons.


        • wieeinstlilimarleen 15 janvier 2008 11:17

          Je pense au contraire qu’il est préférable dans le 93 d’avoir des policiers qui ne soient pas issus du 93, qui ne considèrent pas comme normale la délinquance hors norme qui y sévit, qui ne soient pas formatés au rapports irrespectueux qui y sont l’habitude.

           

           


        • naudin 15 janvier 2008 11:57

          Soyons davantage pragmatiques. Il faut en Seine Saint Denis des policiers issus de ce département et issus des minorités visibles avec d’autres venant d’ailleurs. Tant pis pour l’entorse à l’égalité républicaine. Pour cela il faut offrir de (très) bons salaires, des logements, des possibilités d’avancement plus rapide etc... et ainsi on recrutera les meilleurs parmi les jeunes du 93 qu’ils soient blanc, black ou beur.


        • wieeinstlilimarleen 15 janvier 2008 12:17

          Je veux bien être pragmatique, mais il ne suffit pas de dire vouloir l’être pour réellement l’être.

          S’il est question de pragmatisme, il faudrait être sur que nous ayant a y gagner.

          Qu’avons nous à gagner ? Quel est notre intérêt à avoir une vision raciste des policiers, quel est notre intérêt à se soucier de l’origine ethnique de celui qui porte un uniforme ?

          Tant pis pour l’entorse à l’égalité républicaine ? Qu’est-ce donc que la France, si les principes de la France ne sont plus des objectifs primordiaux de ses institutions ?

          Et au nom de quoi donnera t-on de meilleurs salaires aux policiers issus du 93 ? En quoi sont-ils plus méritant que les autres ? Parce qu’ils auront passé un concours au rabais, ils devraient avoir plus de droit que les autres policiers et autres fonctionnaires ?

          Et pour l’école, va t-on prévoir un CAPES au rabais, pour avoir une sélection ethnique des enseignant, avec l’idée folle que cela va éléver le niveau scolaire moyen déplorable ?

           


        • naudin 15 janvier 2008 12:30

          Qu’y aurait il de choquant à régionaliser les concours administratifs ? Cela se faisait avant 1940 pour la police. Offrez de très bons salaires et autres avantages à un concours administratif et vous aurez le choix des candidats. Vous pourrez prendre les meilleurs. Après fidélisez les d’une manière ou d’une autre : avancement, primes etc...


        • wieeinstlilimarleen 15 janvier 2008 13:20

          Avec 40000 postulants pour moins de 1000 postes à chaque session du concours de gardien de la paix, 4500 postulants pour moins de 50 postes à chaque session du concours d’officier de police, je ne crois pas que l’on puisse dire qu’existe un problème de recrutement. L’administration en question n’a qu’un seul embarras, celui du choix.

          Bien evidemment, pour ce qui est de la fidélisation, la solution des primes n’est pas absurde. Elle est déjà partiellement en oeuvre. Mais c’est plus à la mode de faire du flanc sur les contours de la discrimination positive (insultant pour les fonctionnaires d’origine étrangère entrés dans la police du fait de leur simple mérite ; délicat au niveau du résultat, lorsqu’on voit le parcours d’individus comme Jamel Boussetta).

          Si les policiers du 93 avaient des véhicules et, globalement, du matériel en bon état, la question de la fidélisation serait déjà moins problématique.

          Si en plus les juridictions pénales du 93 faisaient en sorte que les individus multiréitérant soient écartés, la délinquance, qui n’est que le fait d’une minorité comme tout le monde s’accorde à dire, ne serait plus un problème si pregnant. Evidemment, cela implique aussi un développement des centres carcéraux. Quelques centaines de places pour quelques milliers d’individus multiréitérant, c’est trop léger.

           

           


        • naudin 15 janvier 2008 13:59

          @ l’auteur

          D’accord avec vous évidemment, le recrutement n’est qu’une partie du problème. 

           


        • cza93 cza93 15 janvier 2008 16:04

          Concours au rabais .... et un peu plus loin dans le même texte "minorité ethnique" .... Pour vous résumer, vu que vous n’abordez pas franchement le développement de votre point de vue : minorité ethnique = concours au rabais ?????

          Mais c’est quoi cette vision de colonialistes ????

          Mais qu’est ce que vous croyez ? Que le 9-3 c’est Chicago et qu’il n’y vit que des arriérés illettrés de couleur ???

          Bravo !!!! Belle vision du savoir vivre ensemble !! On voit de plus que vous y allez souvent dans le 93 !

          Certes c’est un département qui cumule pas mal de difficultés (manque de logements et logement insalubre, fort taux de chômage - supérieur à la moyenne nationale dans certaines parties du département -, afflue d’une immigration récente qui n’arrive pas à se loger ailleurs dans la région à cause des prix pratiqués et de la pénurie de logements qui est générale à toute l’ile de France, ce qui participe à constituer durablement des ghettos, niveau de formation peu élevé de cette population qui a de plus des difficultés d’intégration, ...) MAIS qui a également des atouts : population jeune, des difficultés telles pour poursuivre ses études puis s’intégrer dans la vie active pour les jeunes des quartiers issus de l’immigration, que l’on peut leur reconnaitre, lorsqu’ils sont parvenus à bout de ce parcours du combattant, des qualités d’opiniatreté et de persévérance rares !!! Des territoires comme celui de Plaine Commune qui sont en passe de devenir des pôles technologiques de premier ordre ; un foncier qui, notamment si l’on considère la quantité de friches industrielles existantes et les possibilités de redensifier un territoire urbain mal organisé et finalement peut dense (grands ensembles), laisse pas mal de possibilités de développement ... Et enfin, même si tout le monde n’est pas forcément sensible à ce type d’argument, une mixité culturelle qui peut évoluer vers un enrichissement culturel de tous, si au lieu d’envisager les différentes origines sous l’angle de la confrontation, on les envisageait sous un angle de partage et d’échange ...

          Considérant le problème de la présence policière en seine-st-denis, il est à noter que comme d’habitude avec Sarko, qu’il soit ministre de l’Intérieur ou Président, elle n’est vue que sous son aspect répressif. Or ce n’est notoirement pas suffisant dans ce département où la violence est parfois l’expression du désespoir d’une population qui se sent délaissée, sans avenir, sans espoir.

          Une police de proximité, connue du "voisinage", présente régulièrement et partout, représentant la diversité de population que l’on constate chaque jour quand on va travailler ou faire ses courses, - car je suis désolée, mais femmes-blacks-beurs et jaunes restent relativement rares dans la police ! -, serait je pense mieux acceptée par la population, car lui ressemblant plus et lui faisant donc moins ressentir ses différences. Cela commence par ça l’intégration : se sentir bien, se sentir l’égal des autres, se sentir reconnu en tant que citoyen et non en tant que jeune-beur-qui-habite-à-clichy (synonyme de délinquant) !

           Pour revenir aux "concours au rabais" qu’il faudrait organiser si l’on veut intégrer ces jeunes "indigènes" dans la police française, je voudrais juste vous parler de ces jeunes que j’ai pu rencontrer lors de débats, de rencontres organisées dans ces quartiers sensibles, qui à l’issue d’un BTS (bac+2) ou même de formations bac+5, ne parviennent pas à décrocher de CDI ou d’emplois correspondant à leur niveau, et se contentent de cumuler des missions d’intérim avec de longues périodes de chômage entre chaque, ou d’occuper des postes de caissier(e)s dans la grande distribution, avec des salaires de misère, des temps partiels imposés, parce que leur teint est un peu bronzé ou que leur patronyme a des consonnances maghrébines ...

           


        • Cascabel Cascabel 16 janvier 2008 00:47

          Commentaire typique de la culture victimaire des banlieues.

          1 Quand on parle de discrimination positive, il y a forcément rabais du niveau puisque l’excellence n’est plus le premier critère. Imaginons que l’on décide un jour de mieux représenter la population de X communauté chez les médecins et que pour cela on crée de nouveaux concours. Trouveriez vous cela rassurant pour la profession ? Moi pas.

          2 vous parlez de problèmes à l’embauche pour les populations issues de ces quartiers. Or si il est vrai qu’ils ont des BAC ou autres diplômes, posez-vous la question sur la qualité de l’enseignement de l’éducation nationale. Car une grande partie du problème se trouve là. Ce sont des idéologues qui tiennent la France depuis trop longtemps, et pour eux les banlieues à forte population immigrée sont une occasion en or pour appliquer leur politique soviétoide. L’école dans ces endroits là est devenue une vraie poubelle. En dehors de l’idéologie marxisante (et encore) rien n’y est enseigné. Les malheureux ayant eu à subir ce système en sortent intellectuellement abîmés : ils savent à peine lire, et ne savent même pas se comporter. Voilà la réalité. Alors pour justifier les milliards d’euros qu’on engouffre dans ce système éducatif, on invente ensuite des BAC bidons, des formations professionnelles bidon et des universités bidon. Or, une fois la réalité du marché du travail arrivée, l’employeur ne veut bien évidemment prendre aucun risque. A cela l’état à trouvé un super argument : la discrimination, rendant ainsi l’employeur fautif de tout. Comme ça les populations des banlieues au lieu de s’intégrer pour de bon et de demander des comptes à l’état sur la qualité de l’éducation elles s’empêtrent dans une culture victimaire, en se rendant détestables pour beaucoup de Français. 

          3 Pour ajouter de la difficulté l’état détruit l’identité culturelle du pays qu’il est censé administrer. Il n’y a plus de culture de souche, oserais-je dire indigène. Il y a des communautés. Quel sens peut donc avoir le mot intégration ? Là dessus arrivent les nouveaux arrivants, sortes d’esclaves modernes qu’on appelle les sans papiers. Les grosses sociétés comme Bouygues les adorent, ils viennent faire baisser le coût de la main d’oeuvre ! Alors que proposer dans ces conditions là à nos "jeunes" des banlieues ? Rien si ce n’est  de la démagogie, du chômage et de l’assistanat public. Je donnerais ma chemise à parier que vous soutenez les sans papiers, et pourtant ils font partie d’un système qui contribue à marginaliser les populations des banlieues !

           


        • vinvin 15 janvier 2008 11:34

          Bonjour.

           le 93 ?

          C’ est où ça ?

          C’ est un département Français  ? .................

           

           Cordialement.

           

           VINVIN.


          • admimot 15 janvier 2008 12:02

             

             

             Il existe déja, et depuis plusieurs années, des concours ’’adaptés’’ pour les adjoints de sécurité issus de ces ’quartiers’, qui n’ont pas un niveau suffisant pour se présenter au concours de gardien de la paix..

             


            • naudin 15 janvier 2008 12:21

              Salut Admimot,

              OK mais je vais plus loin, il faut recruter les meilleurs pas les moins bons ! Il faut rivaliser avec les entreprises du privé et pour cela offrir de meilleurs salaires et tout le reste. 

               


            • Rosemarie Fanfan1204 15 janvier 2008 13:50

              Moi j’y habite dans le 9.3 et mon fils âgé de 26 y est policier. Et dans le 9.3

              Au concours de gardien de la paix, il y avait plus de provinciaux de franciliens et plus de poste à pourvoir en RP, et 93, qu’en province. A ’issue de leur fomation, les gardiens provinciaux sont donc obligés (par le biais du classement) de prendre les postes disponibles mais ils ont forcément envie de partir vivre le plus vite possible dans leur région d’origine (voire DOM). Ce qui explique la jeunesse des gardiens dans le 9.3.


              • wieeinstlilimarleen 15 janvier 2008 13:58

                Ce n’est pas propre au 93 mais à toute la région parisienne, 75 inclus. Ce n’est pas propre à la police mais c’est une situation générale, qui dépasse la fonction publique. Beaucoup viennent à Paris pour y trouver l’emploi qui leur convient, avec à l’esprit l’envie de retourner dans leur région d’origine - ou en tout cas de ne pas rester à Paris.


              • bede 15 janvier 2008 15:50

                Provincial d’origine je vis en Seine St Denis depuis 1970 et y ai travaillé dès 67. J’aime mon département, même si avec les années de laxisme, "pas de vagues en banlieue", la situation s’y est dégradé je m’y trouve bien. Le problème est que ce département a été abandonné par l’ensemble de nos gouvernements depuis une trentaine d’années.

                J’ai participé, fin des années 80, aux travaux du Schéma directeur de développement et d’urbanisme de la région Ile de France, le SDAURIF de l’époque. Lorsque le Préfet a présenté nos travaux aux élus et à la presse en 91 j’ai eu l’impression de vivre dans un pays en voie de sous-développement, au sens économique du terme.

                La Seine St Denis manquait de tout. Ecoles, hopitaux, police, transports, justice, poste ....Nous étions dans le trente sixième dessous bien loin de la France à deux vitesses. Pratiquement rien de ce que nous avions proposé pour améliorer la vie quotidienne, les services publics, n’a été fait. A l’exception du grand stade, le stade de France, et des gares de RER qui desservent........ le stade de France. Quand on a chauffé la pelouse du stade pour prendre soin du gazon quelques sans abris mourraient de froid...... en Seine St Denis dans un silence radio significatif, c’est où la Seine St Denis ?

                Où en sommes-nous ? Toujours pareils, sauf que c’est le premier gouvernement qui se rappelle que la Seine St Denis est un département français. La gauche a plutôt tendance à y décentraliser ses problèmes. Recyclage de ses élus de province vidés aux élections, Guigoux, Voynet, en vidant des élus qui connaissent nos problèmes puisqu’ils y vivent et ne viennent pas y chercher une situation économique confortable, Députée, Sénatrice ce n’est pas si mal pour des provinciaux incapables de se faire élire où ils ont sévi. La trés socialiste municipalité de Paris loge à St Denis, dans des résidences hôtelières, le joli mot, les sans abris de la capitale, laissant aux habitants délaissés de la Seine St Denis, l’honneur de faire face aux coûts sociaux, écoles, secours, aides....

                Alors ,quelle que soit la façon d’y arriver, quels ques soient les termes employés, je me félicite de voir enfin un ministre de l’intérieur se pencher réellement sur ce département français si cher au coeur de nos compatriotes. C’est à St Denis, en Seine St Denis, que l’équipe de France a gagné la coupe du monde. Le monde entier avait les yeux rivés sur nous, et penser que les Francs Moisins, où se déroulera l’expérience d’Alliot Marie, se situe juste derrière..... le Stade de France.


                • Cascabel Cascabel 16 janvier 2008 13:41

                  @ Bede

                  Ne croyez-vous pas le foot être de la démagogie mondialiste ? Ce dont un pays à besoin ce n’est pas de quelques tapeurs de ballon surentraînés mais des maçons, des artisans, des artistes, des ingénieurs, des scientifiques, une morale commune.... Le reste c’est du pain et des jeux. D’ailleurs en quoi un footballeur est un exemple ? Il sait taper sur un ballon et gagne pour cela des millions, et alors ? Après tout ce n’est qu’un vulgaire étalon sur lequel certains parient leurs billes. Est-là l’exemple de réussite que l’on offre aux jeunes des banlieues ?

                   


                • Jocrisse Jacques 15 janvier 2008 16:49

                  L’auteur

                  Est-ce à dire que pour le gouvernement, les concours de la fonction publique, qui assurent l’égalité entre tous les citoyens, sont à supprimer ?

                  Certainement pas mais, à adapter OUI

                  Exemple des recrutements à Sciences Po et maintenant HEC.

                  Il y a des jeunes gens méritants et à potentiels, détectés par les profs qui n’auraient jamais eu la possibilité de passer ces concours sans ce dispositif.

                  Idem pour les concours de la fonction publique. Si personne ne les aide à franchir le pas, beaucoup n’y penseront même pas (par méconnaissance souvent) .

                  Je ne vois rien d’anormal dans cette approche, au contraire, car il faut intégrer par exemple dans la police des personnes diverses et surtout à des niveaux plus importants que ceux dans lesquels on les trouve aujourd’hui. C’est bon pour le moral !

                  Le recrutement par concours reste certainement un moyen impartial de recruter dans la fonction publique, mais est-ce que l’on recute les personnes vraiment adaptées ?

                   

                   


                  • fouadraiden fouadraiden 15 janvier 2008 18:11

                     

                    auteur ;

                     

                     vous faites semblant d’ignorer un problème sous prétexte de sauvegarder une vision juridique qui n’existe que là ou les problèmes liés à la discrimination sont absents.

                     qd des officiels parlent d’ouvrir la fonction publique à la diversité (discours de Sarko encore récemment)et aux candidats issus des quartiers , que faut il comprendre ?

                     

                     ils (les politiques) veulent maintenant des flic arabes et noirs,une manière comme un autre ,croient-ils, de solutionner un problème qui ds les faits n’a trouvé aucune solution satisfaisante.

                     

                     en mettant des arabes ou des noirs sous l’uniforme tricolore la classe politique cherche à éviter le scénario chronique des émeutes qui ,vs l’aurez remarqué, implique presque tjrs des policiers tricolores un peu trop monocolores avec une jeunesse bien ciblée.

                     

                     vous croyez qu’ils iront j’usqu’à la promotion de la diversisté dans leurs sous-marins nucleaire ? 

                     


                    • wieeinstlilimarleen 15 janvier 2008 18:48

                      Des policiers trop monocolores face à une jeunesse bien ciblée ?

                      La jeunesse du 93 ne me semble pas particulièrement ciblée. Vu qu’elle est composée en large part de populations de différentes éthnie (l’Islam y est la première religion), la jeunesse du 93 est de fait très variée, peu « monocolore » pour reprendre vos termes. La jeunesse délinquante du 93 est donc aussi variée que la jeunesse et la population en général de ce département. Si les policiers du 93 contrôlent souvent l’identité de jeunes d’origine d’immigrée, c’est avant tout parce que la plupart des jeunes sont d’origine immigrée ! Le fait statistique découle d’une situation statistique plus générale.

                      Ensuite, on pourra faire un sondage parmi les policiers d’origine immigré qui oeuvrent dans le 93. Ils ne sont pas majoritaires, certes. Pas plus que les personnes d’origine immigrée récente ne sont majoritaire au sein de la population française - il n’y a donc pas d’anomalie statistique. Ils ne sont pas majoritaires, disais-je, mais on en trouve dans les commissariats du 93, ils ne sont pas des cas rares. Or, si on fait un sondage parmi eux et que l’on demande combien d’entre eux ne sont pas régulièrement insultés comme les « monocolores », combien d’entre eux ne sont pas carrement traités de traitres, on aura un résultat proche de zéro.

                      Maintenant, s’il faut prendre en considération le découpage ethnique du 93 pour y définir l’identité des fonctionnaires, j’ai hate de voir comment on se chargera du recrutement des enseignants dans des lieux où plus de 100 ethnies sont représentés.

                      Globalement, je pense que cette approche racialisante de la situation n’est pas dans l’intérêt des institutions. Et donc des citoyens, qui sont en droit d’attendre des institutions un fonctionnement en rapport avec les lois définissant leur mission, et non pas un fonctionnement découlant de l’identité ethnique des fonctionnaires, identité que le devoir de réserve et les principes de neutralité et d’égalité des institutions imposent de méconnaitre.


                    • Jocrisse Jacques 15 janvier 2008 21:58

                      Fouad et l’auteur

                      Je ne pense pas que le but soit de bâtir un service public (police ou autres) multicolore. L’objectif , à mon sens consiste à débloquer une situation, car, enfin ,il faudra bien un moment que toute cette jeunesse puisse s’intègrer dans le monde du travail et à tous les niveaux. Travailler = dignité.

                      Le principe ne consiste pas à les exempter de passer les concours, mais de faire en sorte qu’ils puissent les préparer et s’y présenter avec des chances de succès.

                      C’est bien quand même le minimum qu’on puisse leur offrir.

                       


                    • fouadraiden fouadraiden 15 janvier 2008 23:33

                      jacque,

                       

                       cent pr cent d’accord avec vous si votre raisonnement n’était pas une simple vue de l’esprit que meme les plus optimistes parmi la classe politiques ont renoncé à prendre au sérieux,du moins en privée.

                       ils(les administraiteurs) sont obligé de laisser croire, en fabriquant des dispositions adhoc, que lécole pour ts existe bel bien, étant ds l’impossibilité de traitrer le problème à sa soucre .l’école est déjà ,qd vs observez les choses de près ,un repère ethnique qui sert aux parents soucieux de l’avenir de leurs gosses à identifier les bons des mauvais établissement.les choses se reproduiront donc tant qu’on ne dissuadera pas les parents(comment ??) des élèves(de souche) d’éviter les "immigrés".la facilité accordée par quelques gdes écoles aux élèves des quartiers difficles est une farce.derrière une resussite "anormale" 10 000 cas ordinaires échouent leur cycle primaire.

                       

                       la volonté politique est proche de zéro et le coût économique(trop cher d’autant que le probleme traine depuis 40 ans et que la population la plus touchée est considérée par les Français comme étant étrangère) dissuadentl es politiques à prendre ce probleme des banlieues à bras le corp.

                       

                       


                    • fouadraiden fouadraiden 15 janvier 2008 23:35

                      Si les policiers du 93 contrôlent souvent l’identité de jeunes d’origine d’immigrée, c’est avant tout parce que la plupart des jeunes sont d’origine immigrée ! Le fait statistique découle d’une situation statistique plus générale.

                       

                       vous êtes sérieux ?


                    • admimot 16 janvier 2008 17:32

                       

                       afligeant ...


                    • tvargentine.com lerma 15 janvier 2008 22:21

                      La meilleure solution serait de supprimer les départements et de constituer le Grand Paris qui intégre les départements d’Ile de France et de donner aux élécteurs le choix d’élire un Maire de Paris Ile de France qui pourrait gouverner et mettre en application un projet ,un programme validé par les électeurs.

                      A ce jour,la situation des departements,des conseils generaux,des conseils regionals ne font qu’empiler de la bureaucratie,des contraintes,des taxes et des impots en plus pour moins de services !

                       


                      • En.marge 15 janvier 2008 22:54

                        Permettez-nous de signaler cette autre particularité de notre splendide "démocratie", concernant les départements de la grande banlieue de Paris : l’extraordinaire inégalité de leurs électeurs face aux électeurs provinciaux.

                         

                        Par exemple : C’est avec 34 374 habitants que la 2e circonscription de Lozère a droit à un député. Il en faut 188 200 pour la 2e circonscription du Val-d’Oise (recensement 1999). Un rapport de 1 à 6 !

                         

                        Plus là-dessus ici ou sur le site du Conseil Constitutionnel, qui s’en offusquait en 2005, sans que rien n’ait été fait.

                        http://www.editoweb.eu/legislatives-France-2007-Le-poids-des-electeurs_a2390.html

                        http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2003/obsleg02.htm

                         

                         


                        • fouadraiden fouadraiden 15 janvier 2008 23:42

                           

                          auteur,

                           tiens pour completer et inviter l’auteur ,issu des lumières française ,à renoncer à la manipulation statistique. un criminologue belge vient de publier ds une revue spécialisée ce que j’ai tjrs ressenti comme l’évidence même..

                           

                          "Les personnes d’origine étrangères sont plus souvent condamnées à une peine de prison que les Belges de naissance car la justice est sélective et vise les minorités ethniques, estiment samedi des criminologues belges dans De Standaard. Les personnes d’origine nord-africaine se retrouvent plus souvent en prison que les Belges, montre cette étude publiée dans Orde van de dag (ordre du jour) un périodique flamand spécialisé en criminologie. "Il y a suffisamment d’indications qui permettent de parler d’une justice sélective qui vise certains groupes (ethniques)", souligne la criminologue Kristel Beyens (VUB). Il s’agit principalement de jeunes d’origine marocaine. Ils sont notamment plus souvent soumis à des contrôles d’identité et reçoivent plus facilement une peine de prison. Selon Orde van de dag, il y a un préjugé négatif de la part des policiers, des magistrats de parquet et des juges qui joue en défaveur des personnes qui ne sont pas d’origine belge."

                           

                           en France ça doit etre deux fois pire l’injustice vis à vis des arabes, noires, etc...

                           


                          • Cascabel Cascabel 16 janvier 2008 12:22

                            Statistiquement ce sont aussi les populations d’origine immigrée qui posent le plus de problèmes en ce qui concerne la délinquance. Certes si vous me demandez des chiffres exacts à ce sujet je serais incapable de vous répondre pour la bonne et simple raison que ces chiffres sont tenus secrets. Je me fie donc à mon expérience personnelle. Depuis que suis en France j’ai remarqué que certaines populations sont plus agressives, plus violentes et plus problématiques que d’autres. Il ne m’est jamais arrivé de voir un groupe de jeunes Suédois ou de Français de souche agresser gratuitement des personnes âgées, je n’ai jamais eu dans mon immeuble de squatteur allemand agressant et intimidant tout le monde, je n’ai pas vu non plus au lycée des bandes de Français de souche se regrouper pour violenter les populations d’origine africaine...

                            Ce que j’ai vu en revanche c’est beaucoup de lâcheté de la part des "de souche". Contrairement à ce que vous affirmez, la justice en France est plus tolérante à l’égard des populations "ethniques". C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les "de souche" ont peur. Ils n’ont de fait que très peu de protection et ne peuvent même pas faire justice eux même si jamais ils subissent des vexations car il seraient accusé du pire des crimes : celui de racisme. Or de mon point de vue les Français sont chez eux. Ils devraient avoir le droit de se faire respecter. Selon le droit de propriété la France est leur héritage, après tout ce sont leurs ancêtres qui ont bâtit la France et ce depuis déjà plusieurs siècles. Si les populations d’origine immigrée ne se plaisent pas ici elles peuvent toujours retourner chez elles.

                            Vous m’opposerez alors la misère des pays d’origine. En quoi cela regarde les Français ? Si ils (les populations d’origine immirée des pays du tiers monde) n’arrivent pas à s’organiser chez, peut-être que leur méthodes ne sont pas les bonnes. Donc au lieu de revendiquer ici leur différence et de vouloir imposer leur façon de faire, inefficace chez eux, peut-être qu’un peu d’humilité leur feraient le plus grand bien. Peut-être qu’en observant sans détester la culture du pays hôte ils pourraient à leur tour en tirer des leçons pour ensuite mieux réussir. On ne peut pas toujours faire porter le responsabilité de ses échecs sur les autres, ou bien on part du principe que l’on est par nature irresponsable. C’est là je crois la première leçon, que nous occidentaux pouvons donner aux pays du tiers monde et en particulier à ceux dont la religion fait croire que l’on n’est en rien maître de son destin. Vous allez considérer mes propos arrogants. J’assume. Je constate que certains peuples s’en sortent mieux que d’autres et je constate que leurs philosophies et leurs façons de faire y sont pour quelque chose. Tous les peuples qui pleurent sur leur sort en regardant le passé se transforment, pour citer un clairvoyant passage de la bible, en statues de sel. Se morfondre sur le passé ou sur le présent n’est pas productif. Dans la vie on avance, on lutte, on se bat, on croit, c’est la règle. Si on hésite, on a peur, on devient faible et on disparaît.

                            D’ailleurs n’avez vous pas remarqué que souvent les idéologues qui promeuvent la culpabilité de l’Occident vis à vis de l’échec économique des pays (non) émergeants sont souvent les mêmes qui appuient les guerres faites au nom de la démocratie ? Est-ce pour vous des alliés ces gens là ? Moi qui soutiens la légitimité historique des Français à vivre souverainement chez eux condamne sans équivoque les agressions barbares des USA au Moyen Orient. Chacun de mon point de vue devrait avoir le droit de vivre sa propre histoire. On a imposé l’anti-racisme en France comme on a imposé par les bombes au Moyen rien "le virus de la démocratie". A nous de ne pas tomber dans le piège et de ne pas nous laisser faire.

                             


                          • Cascabel Cascabel 16 janvier 2008 12:59

                            En me relisant je viens d’apercevoir un horrible faute de frappe, j’ai écrit au Moyen rien au lieu de Moyen Orient. N’y voyez pas malice, c’est vraiment une faute et vous prie de bien vouloir m’en excuser. Merci d’avance de votre compréhension.

                            Croyez-moi j’en suis tout confus, une faute de genre détruit à elle seule le fond de ma pensée.

                            Cordialement vôtre, Cascabel.

                             


                          • jzk 16 janvier 2008 14:03

                            Tout à fait d’accord. Vous êtes objectifs et tout le monde sait bien que cela se passe comme vous le dîtes mais vous risquez malgré tout la pire des sanctions, être taxé de raciste, pour avoir simplement énoncé une vérité qui dérange. Il y a des gens que l’on ne peut pas toucher en france, parce que certains culpabilisent... Mais ce ne sont pas eux les victimes du racisme "anti-blanc".

                             


                          • fouadraiden fouadraiden 16 janvier 2008 16:55

                            "Vous m’opposerez alors la misère des pays d’origine. En quoi cela regarde les Français "

                             

                             réflechissez deux secondes !

                             

                             ça vs concerne directement car ce sont vos gouvernements qui ont incité nos parents à venir et plus tard se regouper.vs etes donc totalement responsables.


                          • admimot 16 janvier 2008 17:30

                             

                             ’incité’.... ben voyons....

                            dictionnaire : pousser, entrainer à.. (ex : pousser à la révolte) 

                            sans commentaires.

                             


                          • Cascabel Cascabel 17 janvier 2008 14:00

                            Pour aller dans votre sens, il est vrai que les grandes sociétés sont allées directement chercher de la main d’oeuvre pas chère dans les pays d’Afrique du Nord. On peut donc bien parler d’incitation à l’immigration. Le regroupement familial est aussi une incitation, il faut bien l’admettre. Donc oui je pense comme vous que les Français sont entièrement responsables de ce qu’il leur arrive, je n’ai jamais dit le contraire. Même si on ne leur a jamais demandé leur avis par le biais d’un référendum sur la question de l’immigration, les Français n’ont pas fait preuve entre eux de solidarité et de détermination face à ce qui est devenu aujourd’hui une invasion de peuplement. Pourquoi ne sont-ils jamais sortis dans la rue, en masse, quand les viols collectifs (les tournantes) ont commencé à apparaître avant de devenir une pratique courante ? Ne trouvent-ils  pas le temps ? Pourtant en 2002 quand les médias les ont sommés de protester contre un vote (notez l’absurdité) ils se sont immédiatement exécutés, et ont les a vus défiler par centaines de milliers sur tout le pays bêlant comme des vaux contre le résultat des urnes au nom de la démocratie ! Donc oui et mille fois oui en ce qui concerne la responsabilité des Français sur leur sort.

                            Mais, car il y a un mais, les peuples des pays du tiers monde ne sont-ils pas eux aussi responsables de leur situation économique catastrophique ? Pourquoi les Algériens après leur indépendance s’en sont si mal sortis ? Et suivant cette même logique, les immigrés en France, si ils sont si malheureux, même en ayant été incité à venir, personne ne les a forcé à rester ; ils sont libres de partir à tout moment.

                            Comme Voltaire je pense que chacun est responsable de son propre jardin. Le tort de beaucoup de Français est de vouloir s’occuper de celui de son voisin tout en oubliant les obligations qu’il a vis à vis du sien. C’est en cela que la pauvreté des pays du tiers monde ne devrait pas concerner les Français. C’est en cela que les problèmes d’identité des immigrés ne les concernent pas non plus. Chacun est responsable de son sort, immigrés et fils d’immigrés compris.


                          • fouadraiden fouadraiden 17 janvier 2008 17:16

                             

                             oui bien sur la misère des gens du sud est d’abord la leur,il faut etre idiot pr passer son tps à refuter ce pt là.

                             

                             mais ns parlions d’ici et de ceux qui n’ont pas choisi de naître ici ...


                          • fouadraiden fouadraiden 17 janvier 2008 17:18

                            essayez les dictionnaires des métaphores alors...


                          • admimot 17 janvier 2008 18:14

                             

                             puisque vous y êtes cherchez ’victimisation’ pour voir..


                          • Cascabel Cascabel 17 janvier 2008 23:51

                            @ fouadraiden

                             Très bien, oublions donc un instant le sort des pays du sud et concentrons-nous sur celui de "ceux qui n’ont pas choisi de naître ici".

                            Question pour un champion : qui en ce bas monde à choisit son lieu de naissance ? mmm ? Moi peut-être ?


                          • fouadraiden fouadraiden 19 janvier 2008 00:14

                             

                             non vs ne saisissez pas les choses on dirait....

                             nos parents n’ont pas choisi ,ou alors ce fut pour eviter le pire, la misere du bled, de ns faire naitre ds une société dont il savait qu’elle ns rejeterait.

                             

                             tu piges ?

                            soit l’exempe suivant :

                             de Villepin ,ex premier, n’a pas choisi non plus de naitre à Rabat, mais c’est parents ont fait ce choix car il savait qu’il ne comportait aucun risque pour son avenir français....

                             comprendo !

                             

                             ce sont nos parents,à cause de leur bled de merde, qui ont été contraints de nous livrer à vous....


                          • fouadraiden fouadraiden 19 janvier 2008 00:19

                             

                             

                             pkoi ! les victimes n’aurait-il plus le droit au chapitre....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès