• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La stratégie pour changer le monde

La stratégie pour changer le monde

Les réformes menées un peu partout dans le monde depuis plus de 40 ans vont toutes dans le même sens : il faut libéraliser l’économie, libérer les mœurs, abattre toute autorité liée à un statut, un savoir, un sacré. Les dirigeants voguent-ils au fil d’un courant qu’ils ne maîtriseraient pas en ne se préoccupant de rien d’autre que d’être réélus ?

 Octobre 1973. Le prix du baril de pétrole est triplé sous l’impulsion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ceci entraîne une diminution du Produit Intérieur Brut de nombreux pays et, partout, les gouvernements acceptent des déficits budgétaires et des niveaux d'inflation importants afin d’amortir la récession. Le premier choc pétrolier sera le point de départ d’un profond bouleversement économique, politique et sociétal dans la plupart des pays du monde.

 Margaret Thatcher, arrive au pouvoir en 1979, Ronald Reagan en 1981, tout comme François Mitterrand. Les économistes néolibéraux considèrent que le marché est un bien meilleur régulateur de l’économie que l’État : les décisions peuvent être mieux décorrélées de préoccupations politiciennes. Les mesures de dérégulation des marchés financiers vont alors s’empiler pour déposséder les États de leurs pouvoirs sur l’économie. La croyance qu’une théorie économique vraie et incontournable a été trouvée va s’installer un peu partout. La démission du monde politique se cachera derrière l’inéluctabilité de faits scientifiques prétendument établis. Élections après élections, les citoyens, dessaisis de leurs richesses, veulent punir ceux qui les conduisent à moins d’industries, moins de services publics, moins de sécurité, moins d’éducation, moins de santé, moins de travail… Pourtant, si les dirigeants politiques, toutes tendances confondues, ont bien installé un système, ils ont pris soin de faire savoir qu’ils n’avaient pas d’autre choix et qu’ils travaillaient pour le bien de tous. Leur objectif commun : faire une planète peuplée de semblables en gommant les différences autres que patrimoniales. 

 La mise en œuvre de l’édification de la société du futur se fit en évitant deux écueils : expliquer rationnellement les choix faits, brusquer la multitude par des décisions trop tranchées. La transition se fera ainsi d’une façon imperceptible à l’aide d’une succession de microdécisions allant toutes dans le même sens : on échangera les pouvoirs qu’avait pu conquérir le peuple contre des concessions satisfaisantes pour le bien-être de l’instant mais changeant dramatiquement leur condition.

 Qui doit diriger ? Les plus riches comme on le soupçonne depuis la nuit des temps, mais cette fois seuls et sans contreforts ! L’argent relègue les dieux, les savants et les sages et les Hommes politiques aux oubliettes. Une des difficultés des démocraties réside dans le fait que le système électoral ne peut que très difficilement dégager une ligne politique qui puisse imposer des solutions imposant des efforts à tous, en particulier les privilégiés et les démunis : « Nous avons tous assez de force pour supporter les maux d'autrui. » Les dirigeants concentrent donc tous leurs efforts pour satisfaire les désirs immédiats des communautés les plus turbulentes en se focalisant sur les problèmes sociétaux les plus spectaculaires, la complication des normes, la création d’officines de certification et tout ce qui permet de rendre compliquées des choses simples afin d’accompagner la tertiarisation des sociétés. Les pays occidentaux perdent peu à peu le sens du réel pour se plonger dans une société de consommation onirique : les gens ont besoin de ce qui se vend, et ni l’État, ni la Raison n’ont à intervenir dans ce choix : le marché suffit ! Le commun des mortels des pays riches va donc consommer abondamment des produits médiocres en grande quantité jusqu’à devenir obèse, jusqu’à s’adonner aux stupéfiants, aux stimulants, aux tranquillisants. Le peuple a choisi sa propre voie, de toute façon il ne sert plus à rien puisque d’autres peuvent être trouvés ailleurs.

 La loi de l'offre et de la demande sur laquelle l'économie de marché repose permet la détermination d’un prix pour un bien donné, à un instant donné. Mais l’économie de marché n’est pas un projet de société, en d’autres termes, si elle est efficace pour faire fonctionner dans l’immédiat ce qui existe, elle n’est pas adaptée pour bâtir un futur, réaliser un idéal. Et la civilisation chrétienne résulte d’un idéal. La planète affronte des défis énergétiques et de raréfaction des matières premières inédits. Deux objectifs peuvent être ciblés : les Übermensch dominateurs et bardés de technologies 2.0 (qui s’accompagnent évidemment d’une nuée de sous-homme) et des Hommes nouveaux qui se satisferaient d’une sobriété heureuse. L’économie de marché donne-t-elle accès à l’une et l’autre des possibilités ou bien ne peut-elle faciliter que l’émergence de surhommes 2.0 qui continueront à imposer leurs vues au reste du monde ? Les critères de décision dans un monde purement financier reposent uniquement sur un gain ou un espoir de gain à court terme et aucune idéologie ou philosophie qui promet un bonheur futur n’est indispensable pour les prendre. L’économie de marché met sur un même plan le nécessaire, le superflu et le nuisible à condition qu’ils se vendent et que la main mise sur les corps comme sur les esprits se maintienne. Aucun but, aucun objectif n’est à atteindre. 

 Il faut discerner à ce point le type d’élite qui va être appelé à dominer les sphères intellectuelles et économiques.

 La bourse est une sorte de jeu à somme nulle, les 10 % qui gagnent de l’argent s’enrichissent au détriment des 90 % qui en perdent. L’élite d’un tel système se reconnaît donc à son état de fortune. Aussi bien ce qui détermine la valeur des acteurs que leur puissance est lié à leurs revenus et capitaux. Il n’y a aucun autre critère de sélection : la culture n’a de prix que par son audience, le savoir que par les utilités marchandes qu’il peut engendrer, le dévouement que par l’affichage médiatique que l’on peut y donner. Comme pour toutes les autres élites, pour l’intégrer il est nécessaire de leur ressembler : il faut donc en premier lieu être riche. Il faut garder « l’œil sec » face à la détresse des miséreux pour lesquels on peut cependant démontrer de la compassion si la scène est filmée. L’élite est née pour organiser au jour le jour les énergies des gens du commun en se basant sur les prétendument inéluctables lois du marché, c’est à dire pour l’essentiel leur intérêt personnel. Le monde de la finance est abondé par les plus fortunés, il ne prend pas de décisions globales, celles-ci résultent d’une succession de microdécisions, systématiquement en faveur du monde financier lui-même. Des mécanismes de rétroaction sont efficaces pour accentuer le caractère moutonnier et cohérent des décisions : l’investissement se fait en effet en repérant les investisseurs avisés ou les fonds d’investissement les plus reconnus qui servent de référence. 

 Mais le commun des mortels n’est pas toujours tenu à l’écart du monde boursier. Quelquefois, le système financier s’enfonce trop profondément dans l’irréalité et une crise mondiale éclate. Après 2007, l’augmentation de la dette publique des états est forte et brutale, conséquence du sauvetage des banques par les pouvoirs publics. Pour la France, la dette va augmenter d’environ 1000 milliards d’euros qui devront être remboursés par les contribuables qui n’avaient pas pris eux le « risque » de jouer en bourse. En 2017, l'ensemble des dettes accumulées à travers la planète représente 200.000 milliards de dollars soit plus de 300 % de la production économique annuelle.

 Un autre moyen est offert pour permettre aux États d’avoir une prise sur les marchés, ou du moins d’impliquer les électeurs dans ceux-ci. La banque centrale d'un État surveille la production de monnaie par les banques. Elle gère également la politique monétaire du pays, fixe les taux de rémunération des dépôts… Mais c’est la sphère financière qui injecte des crédits dans l’économie réelle. L'argent ne passe que très difficilement d'une sphère à l'autre. Il en résulte un monde financier qui a trop d'argent et un monde réel, dans lequel la réduction des coûts et l’austérité sont devenus l’antienne des décideurs.

 Le système économique et politique qui règne de nos jours se présente comme naturel : compétition, combat, sélection du plus fort, assujettissement des moins bons ou des perdants. Cet aspect existe évidemment dans la Nature mais les soins attentifs que porte une mère pour son enfant, un homme pour sa compagne, un sage pour l’humanité existent bel et bien eux-aussi. En d’autres termes, l’Amour est aussi important que la domination pour assurer la perpétuation d’une espèce et notre civilisation fut le fruit d’un mariage entre deux impossibles. Et notre espèce est menacée ! Ce ne doit pas être le mépris qui découle de l’esprit de concurrence, ce ne doit pas être l’habileté qui remplace l’honnêteté, il ne faut pas que la technique remplace l’espérance.


Moyenne des avis sur cet article :  3.6/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

21 réactions à cet article    


  • bibou1324 bibou1324 28 mars 12:08

    « notre espèce est menacée ! »


    Non. On n’a jamais été aussi nombreux, on n’a jamais été aussi peu menacé.

    Les espèces animales que l’homme détruit chaque jour, elles, sont menacées. Non seulement on détruit une richesse non renouvelable, mais on dégrade nos conditions de vie en même temps. Ce qui n’est pas près de nous menacer.

    Même en cas de guerre nucléaire avec des épidémies mondiales, tant qu’il reste quelques milliers d’humains, même avec une espérance de vie de 30 ans, l’espèce ne risque rien.

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 13:44

      @bibou1324
      Pour redevenir chasseurs-cueilleurs, il faudra du gibier et des baies. Mais le meilleur prédateur de l’Homme, c’est l’Homme : il fera la majeure partie du travail.


    • Salade75 28 mars 12:52

      Bonjour,

      Article intéressant quoique touffu.

      Il me semble qu’il y a un point clé que vous n’abordez pas, et qui pourtant pourrait vous concerner en tant que chercheur : c’est la collusion d’intérêt entre la finance / le pouvoir et la science pour nous amener à vitesse de plus en plus grande dans ce monde sans sens.
      La science offre à la finance, souvent sans qu’elle n’ait rien demandé, des armes pour continuer à déstructurer et mettre en danger le monde.
      Les périodes de guerres militaires étaient historiquement celles ou la science faisait des bonds pour permettre les conquêtes.
      La guerre économique remplit aujourd’hui tout aussi bien cet usage, et les savants fous sont légion qui alimentent le marché en inventions en tout genre, en toute irresponsabilité des dangers qu’ils génèrent. Il est même des savants qui vont oublier leur science pour, contre rétribution, déclarer inoffensives des technologies dangereuses, ou au moins dont l’innocuité n’est pas avérée.
      Dans tous les cas, on se réfugie derrière les arguments ultimes : « Si c’est dangereux, on trouvera l’antidote plus tard. Mais à court terme, avouez que c’est génial ! » ou, « nous on a juste mis à disposition une technologie. Nous ne pouvons pas être jugés responsables de l’usage qui en est fait ».

      Science sans conscience n’était que ruine de l’âme.
      Aujourd’hui, c’est aussi la ruine du monde.


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 13:53

        @Salade75
        C’est exact que l’article pourrait être plus clair.
        Je vais traiter dans un autre article des aspects de la Science que je connais et l’influence des modes de financement sur ceux-ci est flagrante : le spectaculaire remplace le rationnel, le verbiage ou le charabia domine le vrai.
        Il est vrai que Becquerel, Marie et Pierre Curie n’imaginaient pas les armes meurtrières que l’on ferait plus tard avec leur découverte. Mais les scientifiques eux-mêmes sont très souvent raisonnables si ils ne sont pas trop dépendants des businessmen. 


      • Vous remarquerez que l’arrivée de Thatcher et Reagan au pouvoir côïncide avec son antidote obscur : la montée de l’islamisme ;


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 13:55

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Je ne pense pas qu’à l’époque les deux phénomènes étaient liés. Ils le sont peut-être maintenant.


        • @Jacques-Robert SIMON


          il y eut à l’époque où je postais sur le Figaro (pseudo Mélanippe), un article qui faisait le lien avec la traversée du Christ dans le désert ( le diable associé au matérialisme, vous aurez saisi) qui avait duré quarante ans. Le christ étant incarné bien sûr par Fillon-filiation. Fillle à Sion.

        • julius 1ER 28 mars 14:54
          La révolution islamique, en Iran, de 1979, entraînant l’instauration de la république islamique montre la capacité mobilisatrice de l’islamisme ce qui conforte les islamistes dans leur espoir et inquiète en Occident

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.

          Ce qui est certain à mon avis c’est que l’Islamisme a remplacé le communisme comme Idiot utile du Capitalisme ... quelle aubaine pour les occidentaux que ces quelques terroristes qui entretiennent l’Etat d’Urgence et l’insécurité permanente ....

          le Capitalisme peut assommer les peuples sans discussion ni contrepartie au nom de l’horizon indépassable du sacro-saint Marché .... je me demande qui serait en mesure de servir d’alibi au système si du jour au lendemain les djihaddo-islamistes changeaient d’optique et se radicalisaient dans un mouvement à la Gandhi ????

          qui seraient donc les heureux élus pouvant servir d’idiots utiles au système ultra-libéral incapable de proposer un avenir à cette humanité ???

        • @julius 1ER


          la prostituée capitaliste réprésentée par les Deux Tours jumelles ou selon un regard plus coquin : deux jambes de femmes.

        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 18:05

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Je ne suis pas sûr que l’on puisse associer matérialisme et diable. Avec une analyse purement matérialiste, il est possible d’arriver aux mêmes conclusions qu’en suivant une voie spiritualiste.


        • @Jacques-Robert SIMON


          je suppose que vous êtes cartésien moi psy jungienne base Freud. Et hier, regardant une émission sur Copernic et les Lumières (et Giordano Bruno), je me suis fait la réflexion suivante. d’accord, la terre tourne autour du soleil et pas l’inverse. Mais à bien y réfléchir (retour à Platon), à l’échelle de l’univers, le soleil est bien minuscule. Cela dit en passant.

        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 18:12

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Je n’appartiens à rien ni à personne. Je ne suis donc pas cartésien.


        • @Jacques-Robert SIMON


          Comme moi : Divergente.

        • Je m’excuse, ce sont les poissons qui mon mise sur la piste christique. Et quarante années, c’est en 2019. Au tarot-Thora : le 19 : le soleil.


          • Durand Durand 28 mars 15:10

            « Jesus-Christ osa s’opposer aux « changeurs de monnaie », et pour cela, il fut assassiné. Aussi longtemps que le Christ limitait son enseignement au domaine de la morale et de la justice, il ne fut pas dérangé ; il ne le fut pas jusqu’à ce qu’il s’en prît au système économique établi et renversât les tables des changeurs, c’est à cause de cela qu’il fut condamné. Jésus a accusé « les changeurs de monnaie » d’avoir transformé le Temple en « une caverne de voleurs ». (...) Le lendemain de sa contestation du système monétaire, il fut interrogé. Le jour suivant il fut trahi, jugé le jour d’après et le quatrième jour, il fut exécuté.«  »

            Frederick Raphael Burch, The True Function of Money & the False Foundation of Our Banking System Bank, 1923

            « Il est impossible de ne pas évoquer, à la suite de celle du Président Lincoln, la tentative du Président John Fitzgerald Kennedy de dépouiller la FED de sa puissance , tellement elle lui est parallèle. Elle eut lieu un siècle exactement après celle de Lincoln. Les coïncidences biographiques, politiques et même numérologiques qui rapprochent les destins de ces deux hommes politiques sont, il faut le reconnaître, tout à fait extraordinaires et ont fait saliver de nombreux Sherlock Holmes amateurs. Leurs morts violentes semblent les avoir liés pour l’éternité dans un parcours historique en miroir. 
            En effet, le 4 juin 1963 , le Président Kennedy signait l’Executive Order n° 11110 (4) par lequel le gouvernement retrouvait un pouvoir inscrit dans la Constitution, celui de créer sa monnaie sans passer par la Réserve Federale. Cette nouvelle monnaie, gagée sur les réserves d’or et d’argent du Trésor, rappelait les greenbacks et le coup de force du Président Lincoln . »



            « En effet, le journal israélien Ha’aretz 5 février 1999 écrivait, dans sa critique de l’ouvrage d’Avner Cohen, »Israel et la bombe : « L’assassinat du Président américain John F. Kennedy mit un terme brutal à la forte pression de l’administration des Etats-Unis sur le gouvernement d’Israël afin de l’amener à interrompre son programme nucléaire... » L’auteur ajoute que « si Kennedy était resté vivant, il est douteux qu’Israël aurait aujourd’hui une défense nucléaire. » Le Président Kennedy avait, en effet, fermement annoncé au Premier Ministre israélien David Ben Gourion qu’en aucun cas il n’accepterait qu’Israël devînt une puissance nucléaire.



             

            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 28 mars 18:10

              @Durand
              Je ne peux discuter vos hypothèses n’ayant aucun élément à ce propos. Pour le Christ :
               Jésus trouva dans le Temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de colombes et les changeurs assis. Se faisant un fouet de cordes, il les chassa tous du Temple, et les brebis et les bœufs ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables ...


            • Durand Durand 29 mars 09:24

              @Jacques-Robert SIMON


              Mon com met l’accent sur le problème de la création monétaire « Rothschild » qui est à l’origine de tous les autres. Toutes les banques centrales du Monde sont des banques Rothschild sauf trois d’entre elles : en Iran, à Cuba et en Corée du Nord...


              Plus récemment, la Russie et la Bolivie ont soldé leurs emprunts aux Rothschild...






            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 29 mars 17:09

              @Durand
              Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’associer des noms aux riches, ils sont avant tout riches.



              • microf 30 mars 12:34

                @ Durand

                L’usure, axe central de l’histoire de l’Occident

                Que peuvent les lois, là où seul l’argent est roi ? "
                Pétrone
                " Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin . "
                L’industriel Henry Ford.

                Je suis entièrment d´accord avec l´industriel Henry Ford.

                J´ai lu l´article du lien oú sont écrit ces mots, c´est très intérèssant, et je trouve que les changements pour rendre ce monde vivable, ne pourront jamais avoir lieu tant que subsistera cette donne de L’usure, de l´argent Roi qui rend les détenteurs de cet argent superpuissants, et qui les empêche d´être des êtres normaux.

                J´ai fait un commentaire une fois sur l´un de ces riches aux Usa« Rothschild » .

                Si on dit est qu´il est si riche, et qu´il ya des problèmes de crise économique comme ceux qu´il ya dans le monde en ce moment avec les tragédies que cela causent, ne serait-il pas possible qu´ un riche comme lui, puisse prendre l´initiative de règler ou du moins d´allèger ces problèmes en s´engageant avec sa fortune ?, et nombreux qu´ils sont ne serait ce qu´aux Usa, serait suffisant pour règler ces problèmes, pour apporter ces changements ?.

                Je faisais un simple calcul, si un de ces riches donnait gratuitement á chaque pays 10 milliards de dollars y compris aux Usa pour relancer l´économie, et en les demandant uniquement de faire des affaires avec les entreprises de ce riche, non seulement il ne serait pas ruiné, il lui restait autant pour vivre, mais il serait encore plus riche, car ces pays faisant des affaires avec ses entreprises, le rendrait encore plus riche.


                En prenant le problème de la dette qui est un handicap pour tant de pays aujourd´hui á relancer leurs économies, ne serait-il pas possible que toutes les dettes soient carrément effacer pour relancer l´économie ?.

                Le feu Président Thomas SANKARA du Burkina-Faso a dit une fois ceci« si nous payons nos dettes, nous allons mourir, mais si nous ne payons pas nos dettes ceux á qui nous devons cet argent ne vont pas mourir ». Et c´est vrai, aujourd´hui tant de pays souffrent parcequ´ils doivent payer leurs dettes, alors que s´ils ne les payent pas, les créanciers ne vont pas mourir car immensément riches.

                                    Nous sommes aujourd´hui le vendredi Saint, jour oú les chrétiens célèbrent la mort du Christ. Le Christ a été cruxifié avec deux bandits, un á sa droite, un á sa gauche. Celui de gauche ne faisait que se moquer du Christ, celui de droite reconnu qu´il avait fait du mal c´est pourquoi il était cruxifié, alors que Jésus n´avait rien de mal pour mériter la cruxification. Ce bandit repentit demanda á Jésus de se souvenir de lui lorsque Jésus sera dans son Royaume. Jésus lui répondit, aujourd´hui même, tu seras avec moi dans le Royaume. Prions pour qu´un de ces si riches aujourd´hui se repentisse, change, en s´engageant avec sa fortune á apporter des changements dans le monde qui en a très grand besoin.

                Hier 29-3-2018, j´ai récu une video, dans une Église au Texas aux Usa, le Pasteur Paul MUSSAGO distribuait des chèques de 250 á 1000 dollars aux Paroissiens, en tout il a distribué 125.000 dollars. Cet argent a été donné par certaines personnes de la Paroisse pour qu´il serve á soulager ceux qui sont dans des problèmes.

                Voici quel était les conditions d´utilisation de cet argent :

                1- retirer cet argent á la banque avant 30 jours.

                2- ne pas redonner cet argent á l´Égflise.

                3- l´utiliser oú besoin est ou sera.

                Je ne sais pas si ce qui sur la video est vrai, mais le fait que cela a été mentionné, est déjá une indication que cela peut se faire, á savoir, que ceux qui ont plus participent á faire du bien autour d´eux.



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès