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Accueil du site > Tribune Libre > La Syrie, notre héritage oriental - Volet N° 1

La Syrie, notre héritage oriental - Volet N° 1

Aujourd'hui où la Syrie est quasiment détruite par une guerre ignoble que lui mène l'Occident par factions interposées – des mercenaires recrutés un peu partout dans le monde – dans le seul but de renverser le Président de la République arabe syrienne, Bachar El Assad, de s'emparer de toutes les richesses sous-minières de ce pays dans le cadre du processus de recomposition du Grand Moyen-Orient, il est bon de se pencher sur l'histoire riche et dense de la Syrie, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, à travers une série de plusieurs articles.
Je tiens à démontrer ce que, depuis Washington, le gouvernement néo-conservateur états-unien tente de faire disparaître, raser de la terre : une des plus anciennes civilisation humaine, après s'en être pris successivement à l'Irak, à l'Afghanistan, etc. La Grande Syrie, carrefour d'échanges, fut, pour nous Européens un apport civilisationnel non négligeable dont nous ressentons encore, à travers les mille et une facettes de son histoire multi-millénaire, les influences intemporelles.



Géographie physique et humaine de la Syrie.

La Syrie est un des plus vieux Etats d'Asie du Sud-Ouest. Située au cœur du Moyen-Orient, elle a des frontières communes avec, au Nord la Turquie, à l'Est l'Irak, au Sud la Jordanie, au Sud-Ouest la Palestine, Israël et le Liban. Dès l'Antiquité, elle est le cœur battant de cette région immense qui s'étend depuis la Phénicie, entre les montagnes du Liban et Djabal Aansarîyé (ou Alaouite). Ces reliefs montagneux sont la suite d'une plaine arrosée par le fameux fleuve Oronte -ou Nahr-al-Assi – fleuve qui inspira écrivains et poètes. A l'intérieur du pays, les monts Liban, des reliefs assez accidentés s'avancent jusqu'aux contreforts du Taurus 1
A l'est, la zone semi-désertique du Hamad formée au tertiaire a donné naissance au lit de l'Euphrate. C'est la partie septentrionale nord, formée de zones alluvionnaires où est venu s'encastrer le grand fleuve. Au sud de Damas, les Djebel-ed-Drouz au nord de la ville et jusqu'à l'extrémité Nord-Est du pays, une suite de chaînons : Djabals charqui, Bichri, Abdulazziz et Sindjar.
La Syrie jouit d'une climat méditerranéen, tout le long de la bande côtière en façade de Méditerranée : (pins, chênes et cèdres, peupliers). Plus en retrait, un climat continental contrasté où les étés sont caniculaires et les hivers rigoureux. Nous passons d'une steppe herbeuse, au désert. Trois fleuves importants l'arrosent : l'Oronte, l'Euphrate et le Khabour.

La Grande Syrie. Précisons que ce qu'il reste actuellement de la Syrie ne représente plus qu'une partie de l'espace total syrien. Car ce territoire était immense et englobait : l'actuel Liban, la Jordanie, la Palestine, Israël. Il allait d'Alexandrette jusqu'au Sinaï et mordait largement sur les vastes déserts arabiques.

60 % de la population syrienne est urbaine.
La Syrie a toujours été un pays multiconfessionnel où musulmans (sunnites – alaouites et chiites) sont répartis plutôt sur la côte, dans les montagnes et tout le long de l'Euphrate. Les Druzes au sud du pays, les Ismaéliens dans le Hama. Les Chrétiens : (Orthodoxes, Jacobites, Arméniens, Nestoriens et Catholiques) les Juifs, les Bédouins, ainsi que les minorités kurdes, viennent s'ajouter à une mosaïque interconfessionnelle syrienne. Jusqu'à une époque récente, ces différentes communautés vivaient en paix, ensemble. En 1967, d'après un rescencement, 160 000 Palestiniens sont venus en tant que réfugiés en Syrie. Aujourd'hui, il ne reste pratiquement plus de chrétiens en Syrie, la plupart ayant été massacrés dans des conditions atroces, par les troupes mercenaires de Daech. Rajoutons à la sinistre liste des malheureuses victimes de Daech, les milliers de syriens musulmans restés fidèles au Président de la République arabe syrienne : Bachar El Assad. 

Quelques grandes villes, dont Damas la capitale. Mais aussi Alep, Homs, Lattaquié, Deir Ez Zor, Quaîtra.
Ces villes sont d'anciennes haltes sur la route que suivaient les caravaniers. Elles se sont développées au rythme des transactions commerciales tout le long du « croissant fertile ». En effet, du nord à l'ouest du désert syro-arabique, les terres étaient très fertiles et cultivables. Arrosées par des fleuves tels que l'Euphrate, ou l'Oronte, le (Nahr-al-Assi), et le Khabour, ainsi qu'une multitude de cours d'eau, affluents, cette zone était en quelque sorte le jardin de la Syrie. Le grand souci majeur des gouvernements successifs, ce, depuis l'antiquité était de mettre en place de vastes plans d'irrigation pour assurer la continuité des cultures, souvent menacées par la sécheresse.

La vallée de l'Oronte. 2

Nous y trouvons des vergers, cultures horticoles, tabac, coton, céréales, orge et blé, dans la région du Djebel-er-Drouz, betteraves à sucre, mais aussi maïs et riz. Deux variétés de lentilles cultivées, une pour les chameaux qui en raffolent, l'autre variété réservée aux humains. Nous trouvons dans ce jardin d'Eden, des mandariniers, des Eucalyptus, des aloès. L'aloès dont se servent tous les moyen-orientaux en médication depuis la plus haute antiquité. Les betteraves à sucre, la tomate, une des culture de loin la plus nombreuse comme dans la presque totalité des pays méditerranéens, des cultures maraîchères, des orangers, mais aussi bananiers de Chine, abricotiers - très appréciés - et toute une déclinaison de cultures céréalières, comme le blé, l'orge, l'avoine, le sorgho et le sésame, et la Tuzelle, une variété de blé importée de France par les pères missionnaires. Beaucoup de figuiers, des plantations d'oliviers, de grenadiers, d'orangers et de citronniers, mûrier, pommiers et la pomme de terre, consommée en Syrie. Luzerne et minette, de grandes prairies bien vertes viennent compléter ce paysage foisonnant ce qui permet l'élevage d'ovins, de caprins et de chameaux, une part importante des ressources du pays nonobstant les ressources sous-minières. 
En Syrie, deux saisons dominent avec des pluies abondantes de novembre à mars et tout le reste de l'année une sécheresse où la question de l'eau et cruciale.
Les plaines de la Békaa, Damas et la Ghouta, Baalbeck, la plaine de Homs, Zableh et Saïda sont irrigués du fait des débits réguliers des cours d'eau qui les arrosent. Mais ailleurs, il faut recourir aux captages, aux forages en creusant des puits très profonds et faire venir l'eau, grâce à des moteurs. Ensuite, l'eau captée est canalisée pour l'arrosage des cultures. Les Syriens utilisent également le système antique des norias.



Le savoir-faire des artisans syriens.

Au paléolithique dit supérieur, la Syrie est peuplée de « natoufiens » – des tribus de chasseurs. Des traces de pierre taillée et polie, de silex, ont été retrouvées et témoignent du savoir-faire de ces peuplades qui privilégiaient surtout l'obsidienne utilisée couramment vraisemblablement pour sa dureté et sa brillance. Les archéologues ont également trouvé des traces de transports de silex vers l'Anatolie datant de – 8300 avant notre ère.
Très habiles artisans, les Syriens experts en poterie, entretenaient des relations commerciales sur tout le croissant fertile. Des traces ont été retrouvées 6700 ans avant notre ère. Ce commerce se répand en Cilicie, en Syrie septentrionale jusqu'à Byblos, vers – 5800 et la Palestine vers – 5 500 avant notre ère.
Mais entre-temps, les potiers anatoliens se mettent à produire une céramique décorée de motifs rouges sur fond clair, tandis qu'ont lieu les premières poteries métalliques de cuivre. La maturation de la fabrication des objets de cuivre se fait pourtant très lentement, il faut se mettre dans le contexte de l'époque, transports lents, à dos de chameaux, voyages risqués, depuis les zones commerçantes de Ras Shamra à Alep. De plus, les mines peu nombreuses sont très vite épuisées.

La culture du Halaf.

Elle est née comme son nom l'indique à Tell Halaf, sur la frontière turco-syrienne, près de Ras el Aïn, et se répand jusqu'en Mésopotamie, aux contreforts du Zagros jusqu'à l'Euphrate, puis vers le Nord dans les régions de Diyarbakir et d'Adiyamon. Sur la Rive droite de l'Euphrate à Karkemish, le centre le plus occidental de la culture Tell Halaf, cet art original atteint son apogée et son succès, les motifs de la céramique sont géométriques et colorés. Le bucrane se répand également, pour orner les édifices religieux – sanctuaires.





Sources : wikipédia. Bucranes – (musée Catal Hüyük en Turquie)

4000 ans avant notre ère, la Syrie septentrionale très riche en forêts de pins et de cèdres, permet la construction de bâtiments magistraux et cette architecture va subir l'influence de la puissante Mésopotamie voisine.
3200 ans avant notre ère, c'est l'âge du bronze où dans tout le bassin méditerranéen ce matériau sera privilégié pour la fabrication de nombreux objets militaires, religieux et profanes. La Syrie constitue un vaste carrefour d'échanges avec la Mésopotamie, l’Égypte et la Cité de Troie. C'est la période d' »Amug G » qui va de 3200 à 2800 avant notre ère.

Les céramiques sont de plus en plus raffinées, produites en grande série, et subissent les influences connexes de Byblos et de la Palestine.

Les Khirbet Kerak : cette peuplade originaire des rives du Jourdain vient s'installer en Palestine. Les archéologues ont mis à jour, une grande muraille de blocs de lave, d'une épaisseur de 4 mètres. Ce sont les restes de l'architecture militaire syrienne issue de la Palestine du Bronze moyen. Dans cet édifice monumental de forme circulaire, entourant une cour carrée, de très nombreuses poteries de toutes beauté ont été retrouvées. Elles sont vraisemblablement l’œuvre de ce peuple.


Du XXe siècle avant JC au XVIIe siècle avant JC, c'est la dynastie amorrite qui règne sur la Syrie. A partir du du XVIIe avant JC, les Hykkos, expulsés d’Égypte conquièrent la Syrie et se trouvent au contact des tribus Hittites. Égyptiens et Hittites s'allient face à l'expansionnisme des Assyriens. De l'ouest, les « peuples de la mer », les Phéniciens, Philistins, Araméens et Hébreux s'installent en Syrie. Le pays est prospère mais de trop nombreuses incursions des Assyriens et des Égyptiens mettent à mal la prospérité du pays et l'affaiblissent.
C'est alors que le roi des Perses, Cyrus, fait passer la Syrie sous la domination des Perses achéménides.
Au tour d'Alexandre le Grand de Macédoine, après la victoire d'Issos, d'occuper la Syrie avec l’hellénisation des Syriens. C'est au tour des Séleucides du Nord et des Lagides du Sud de se disputer la Syrie. Égyptiens, Parthes, Romains se joignent à la mise à sac du pays et chassent les Séleucides.
C'est à partir de l'an 64 avant JC que commence la domination romaine, où, la Syrie va connaître un réel essor et un développement économique assurant la prospérité des cités syriennes comme : Béryte – actuelle Beyrouth, Sidon – actuelle Saïda, Tyr, Césarée, etc.

Palmyre, Pétra, Damas, Antioche, se développeront grâce au commerce avec le reste de l'Asie mineure et jusqu'aux confins les plus lointains de l'Orient. Car la Syrie est un passage depuis les temps les plus reculés, y compris pour les premiers chrétiens qui partiront à partir du IIe siècle après JC évangéliser tout le monde grec. La Syrie va devenir un des plus grand centre intellectuel et religieux de l'Orient chrétien, en concurrence directe avec Byzance.
A partir de 630 les Arabes victorieux à Yarmouk occupent toute la Syrie sans aucune résistance de la part des habitants. La dynastie Omeyyade s'installe à Damas et la Syrie devient le centre d'un Empire florissant.

750 : les Abassides prennent Bagdad et la Syrie devient une province où les populations se soulèvent fréquemment.

IXe siècle la Syrie passe sous les dynasties égyptiennes puis sous l'autorité des Turcs Seldjoukides.

Les Chrétiens, - « Croisés », venus de l'Occident à la faveur des divisions, querelles intestines et luttes d'influences entre les dynasties installées en Syrie, prennent sans rencontrer beaucoup de résistance trois Etats : Tripoli, Antioche et Edesse.

Saladin et Nour al Din, liquident les États Latins d'Orient en 1290. Les sultans ne pourront pas s'opposer à la déferlante des tribus Mongoles à la tête de qui, Tamerlan prend Alep et Damas en 1400-1401.
Ces trois « vilayets », Alep, Damas et Tripoli se retrouvent sous l'administration des Pachas turcs.

Pendant trois siècles l'Occident et L'Orient établiront des relations commerciales et diplomatiques qui permettront à travers les « Echelles du Levant », des comptoirs commerciaux disséminés sur tout le pourtour méditerranéen, qui enrichiront des deux côtés les armateurs et les commerçants.

A suivre...

Sources bibliographiques : Encyclopédie Alpha, Quillet, et Universalis.
Histoire de la civilisation de Will Durant, Editions Rencontre – Genève.


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58 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 25 février 11:17

    Une société multiculturelle, mutliethnique n’est pas naturelle et amène un ensauvagement.


    • symbiosis symbiosis 25 février 11:38

      @Jean Roque

      Elle amène l’ensauvagement de la diversité à l’inverse de la pureté consanguine qui donne des tarés ?

    • Decouz 25 février 11:45

      @Jean Roque
      Brésil ? Inde ? Chine ?

      tous ces pays sont multi ethniques ou ont des minorités conséquentes.
      Sont ils sauvages ?
      Les USA ? d’accord les Blancs ont apporté leur propre sauvagerie.

    • Jean Roque Jean Roque 25 février 11:45

      @symbiosis
      Le Japon consanguin, sans ressource naturelle, à comparer à l’Algérie abâtardie par les vandales où les arabes, plein de pétrole et de gaz : 2 types de QI et de développements économique très différents ! smiley


    • symbiosis symbiosis 25 février 11:49

      @Jean Roque

      Ah, oui, le Japon consanguin, tout à fait, où les tarés se sont transformés en robots.

    • Jean Roque Jean Roque 25 février 11:54

      @Decouz
      Inde : massacres religieux multiples
      Chine : tout le monde se croit han où équivalent, mais avec les ouïghours et les tibétains pb
      Brésil : les indiens ont été exterminés. Gangs favellas. Les métis ne sont pas des « multiethniques ». Malgré ça, les classes sociales sont fortement racialisées en Amérique du Sud colons/indiens+noirs, notamment au Brésil


    • Jean Roque Jean Roque 25 février 12:16

      @Decouz
      Comme la Russie, mais de 2300 ans, la Chine est un empire, chaque ethnie amène un territoire au commun, évidement pas le cas des africains d’UE...


    • Decouz 25 février 14:39

      @Jean Roque
      Le Japon est sans doute une exception, due à son insularité, il y a eu des affrontements avec les pays voisins, il a hérité le bouddhisme de la Chine ainsi que des traits de langage.

      Il a maintenu son homogéneité ethnique oui mais il a en partie perdu son âme après sa défaite en 45, et son occidentalisation. A moins de considérer qu’il s’agit d« une réussite de synthèse.
      On a le cas, comme l’Allemagne de cette époque, ou l’équilibre entre sauvegarde de la particularité/supériorité supposée et l’ ouverture a joué dans le sens »supériorité raciale ou ethnique" supposée et poussée dans une direction finalement destructrice.
      On peut aboutir dans les deux cas à des situations déséquilibrées... Une saturation qui mènera à un affaiblissement, une juxtaposition de bric et de broc ou une prédominance d’un des éléments, 
      sinon idéalement et positivement un mixage harmonieux (les éléments restent distincts comme dans une mosaique) ou un métissage (les éléments fusionnent) il faut prendre en compte l’époque actuelle qui ne favorise pas l’isolement géographique des différentes composantes, l’Europe ou la France ne sont pas les seules concernées.
      Il faudrait distinguer : la race (qui n’existe pas dans le droit français) ou ethnie, traits plus ou moins extérieurs, et la caste (n’existe plus depuis la révolution en France) ou statut intellectuel, social, la caste l’emporte sur la race, deux êtres de statut social/intellectuel/culturel équivalents pouvant être plus solidaires entre eux que deux êtres de même race/ethnie. 

      Oui il y a le cas des empires qui englobent des pays/ethnies/ langues différents.

    • JC_Lavau JC_Lavau 25 février 15:03

      @Decouz. Pas de caste ?

      Essaie un peu de tenter de séparer le CRIF de l’état français, tu verras ce qu’il t’en coûtera.

    • Decouz 25 février 18:39

      @kelenborn
      Je ne suis pas un bobo, et je n’ai pas le crâne rasé, sauf qu’avec l’âge on perd ses cheveux !



    • Decouz 25 février 19:05

      Chasse au bison ? L’allusion m’échappe, par contre j’ai envie d’essayer la méthode « Iceman ».


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 février 19:31

      @Jean Roque
      Il n’y a qu’une seule ethnie sur terre ! La France est un pays métissé depuis ses origines, un mélange de Celtes, de Gaulois et de Romains. Les échanges commerciaux ont mélangé ces peuples avec d’autres venus de tous les continents connus, Inde, Chine etc


      Et comme tout ce petit monde est venu d’Afrique, le berceau de l’ humanité, ils n’étaient pas tous blondinets, ils ressemblaient plutôt à Chabal !
      Et ils ne digéraient pas le lait.

      Les gènes responsables de la peau blanche... viennent du Moyen Orient !
       « Quand les européens étaient noirs. »

      "(...) Ce sont les agriculteurs néolithiques du Moyen-Orient qui ont définitivement apporté la peau blanche en Europe — se mêlant avec les indigènes, ils ont répandu le gène SLC24A5 en Europe centrale et méridionale.

      Les anthropologues ont confirmé le fait, connu auparavant, qu’il y a 8 000 ans les chasseurs-cueilleurs européens ne pouvaient pas digérer le lait de vache. Les migrants néolithiques étaient également privés de cette capacité — tant les agriculteurs du Moyen-Orient (il y a 7 800 ans), que les éleveurs de la culture Yamna (venus des steppes orientales il y a 4 800 ans). Ils ne disposaient en effet pas du gène de tolérance au lactose LCT. Ce gène s’est répandu en Europe il y a seulement 4 300 ans, à l’âge de bronze.( ...)



    • Cyrus Cyrus 27 février 16:08

      @Fifi Brind_acier

      Il n’y a qu’une seule ethnie sur terre ! La France est un pays métissé depuis ses origines, un mélange de Celtes, de Gaulois et de Romains. Les échanges commerciaux ont mélangé ces peuples avec d’autres venus de tous les continents connus, Inde, Chine etc

      Le phenotype se voit (et provoque le racisme ) , le genotype lui voyage en nous sans frontiere . L’ humanité est un polybride entre cro- mag , neanderthal et peut etre d’ autre , mais ceux ci e constitue pas des race , mais un reservoir de diversité que l’ on peut tracer .

      C’ est la ou je ne suis pas d’ accord avec toi , il y a nombre de phenotype de variété , Un seul bassin genetique pour une especes , mais dans l’ ethnie intervienne des facteur culturelle autant que genetique . Je prefere docn dire qu’ il existe une seule espece biologique .



    • Attilax Attilax 25 février 11:21

      Super petit cours d’histoire... La suite !



      • Attilax Attilax 26 février 11:11

        @Fifi Brind_acier

        Merci Fifi, bonne piqûre de rappel.


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 26 février 11:46

        Bonjour, ne pouvant répondre à tout le monde, je fais une réponse commune. D’abord, sur la multiplicité des ethnies, des religions en Syrie. Jusqu’à ce que les néo-conservateurs anglo-saxons flanqués des Français, reprennent le principe de la balkanisation de la Syrie du début du 20eme siècle, (accords secrets et non secrets, Sykes-Picot en 1916), la Syrie vivait en paix et toutes les religions cohabitaient. Mais l’Occident a toujours joué la corde de la division religieuse et des tribus pour monter les uns contre les autres, Anglais, main dans la main avec les Français ont outrageusement développé dès le milieu du XIXe siècle, profitant de l’affaiblissement de l’Empire ottoman, une situation d’instabilité au Moyen-Orient. Cela a toujours profité aux Occidentaux, les Anglais d’une part qui ont pu élargir à l’infini leurs condominium et les Français leurs colonies. Deux Empires conquérants et en apparence concurrents, mais soudés dans la recherche des intérêts des industriels des deux côtés du Channel, et de la grande bourgeoisie de la fin du XIXe siècle, florissante qui cherchait dans les territoires lointains, sur tous les continents à affermir l’accaparement des ressources de ces territoires et populations. Il faut dire qu’elle bourlinguait ferme, la Bourgeoisie, il lui poussait des ailes, et cela a donné des annexions multiples qui souvent ne se sont passées ni dans la paix, ni dans la concorde avec les peuples soumis,ce, contre tous principes moraux.

        Et aujourd’hui cela continue ! Nous n’en avons pas fini, nous, les Occidentaux à venir mettre notre fouinard dans les affaires d’autrui, et de se poser en grands donneurs de leçons.

        Les néo-conservateurs actuels, répandant dans le Moyen-Orient une politique post-coloniale, n’en ayant pas fini avec la Syrie, et le partage de la Syrie après la guerre 14/18, continuent de démolir ce pays, pour l’approvisionnement en pétrole et se rapprocher dangereusement de la Russie et de la Chine, d’y importer leur Démocratie, c’est-à-dire « l’Ordre Nouveau » selon Washington. Washington, finançant des mercenaires armés jusqu’aux dents, et animés des pires intentions criminelles envers le peuple Syrien. Mais ce n’est pas tout, non contents de détruire la Syrie, l’Occident se sert de l’idiot utile Erdogan, qui pour des cacahuètes s’est fourré dans l’Otan et espère toujours rentrer dans l’UE. Un pied dedans, un pied dehors, deux pas en avant, deux en arrière, l’Idiot utile Erdogan de l’Occident, participe à la mise à sac de la Syrie. Bien sur, ses ancêtres Turcs, ne l’auraient pas entendu de cette oreille-là, comme le roi Fayçal qui voulait la « Grande Syrie » et que les Occidentaux ont empêché par leurs manoeuvres de réaliser. Comme toujours.

        La suite de mes articles sera consacrée à cette question très ancienne qui n’a jamais été réellement réglée, essentielle, pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui avec ce pays que la France très hypocritement appelle pays « ami » alors qu’elle s’est alliée avec la pire racaille pour le détruire. La France n’a jamais renoncé à ses anciennes possessions, elle a toujours gardé un œil sur les affaires internes de ses anciennes possessions et se lance dans un interventionnisme insupportable, partout où elle était présente, Afrique, Moyen-Orient. Et cela a un prix. Celui du sang de milliers de Syriens.


      • leypanou 25 février 11:45

        Aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus de chrétiens en Syrie, la plupart ayant été massacrés dans des conditions atroces, par les troupes mercenaires de Daech : c’est çà le plus malheureux, mais rectificatif, al-Nusra ne vaut pas mieux (ainsi que d’autres d’ailleurs).


        • Nestor 25 février 17:58

          Salut Leypanou !

          « al-Nusra ne vaut pas mieux »

          C’est clair ! Le front al norsa celui la même qui en 2013 a saccagé la ville de Maaloula et a pris les habitants en majorité chrétiens en otage ... Ce même front qui d’après un ancien ministre des affaires étrangères faisait du bon boulot ...

          Je voudrais bien savoir d’ailleurs qui sont ceux qui se planquent derrière les civils à la Ghouta ...


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 février 06:21

          @leypanou
          Il y a une flopée d’organisations terroristes, enfin, il y avait ..., cette enquête date de 2013 :

          " Les différentes factions islamistes présentes en Syrie sont Hizb ut-Tahrir, Jund al-Sham et Fatah al-Islam, des groupes sunnites libanais, Liwa Al Tawhid, l’armée syrienne libre, Jabhatou Al Nosra, Ghouraba al-Sham (des Turcs et des combattants venus d’Asie centrale), Front de libération de Syrie qui comprend de puissantes unités comme les Brigades Farouq de Homs, les Divisions Suqour al-Sham d’inclination salafiste à Idleb et l’alliance Ansar al-Islam, qui domine l’insurrection autour de Damas. Les Brigades Ahrar al-Sham, (un groupe de salafistes syriens, épaulés par des Irakiens et des Libanais) bien implanté dans le nord-ouest de la Syrie et qui a commis des attentats-suicides et veut établir un régime théocratique. La Division Haqq rassemble plusieurs groupes à Homs, le Groupe islamique d’avant-garde, les martyrs de Lattamneh, Bataillon Abdallah ibn Al-Zubayr, les brigade Fateh, Brigade Ahfad Al Rassoul(petits-fils du prophète), la brigade Souqour Al-Ezz (les Aigles de la volonté), la brigade Hamza Abou Moutalib, Jabhatou AnNasr, Ahrar Al Islam, Jabhatou Thouar Al Cham, Tajamaou An Nçar Al Islam, Liwa Al Islam, Liwa Darea Al Cham, Rijal Al Moussalihoun Lil Ikhwa Al Mouslimine, Liwa Achahba, Liwa Al Habib Al Moustapha, Ferkatou Souleimane Al Hamwi...

          ... voir suite


        • pallas 25 février 12:44
          Nicole Cheverney

          Bonjour,

          Vous faites une erreur de pensée, tout comme ceux qui prônent l’idéologie du vivisme (transhumanisme et l’homme nouveau).

          Le multiculturalisme est une erreur biologique, en cas de catastrophe de type virus, climatique, l’espèce ne survie pas.

          La Vie n’a pu perdurer qu’en se diversifiant et non en restant en état primaire d’une seule forme et indivisible.

          L’Humain pour survivre doit se différencier et croitre en multiples espèces, la dernière grande glaciation à tué les huit espèces humaines, n’en laissant qu’une seule, la notre.

          La diversité est le contraire du multiculturalisme, il est le seul moyen d’échapper à une situation de type extinction massive d’espèce.

          L’Utopie et la Dystopie ne sont que des faces d’une même pièce, qui n’est autre que l’enfer.

          La guerre en Syrie, Irak, touchant en vérité la Mésopotamie, le berceau de la civilisation, en devient son tombeau, le lieu ou tout à commencé est celui ou tout fini.

          Salut


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 février 20:12

            @pallas
            La diversité est le contraire du multiculturalisme, il est le seul moyen d’échapper à une situation de type extinction massive d’espèce.

            Tout dépend de ce que vous entendez par le mot « culture », non ? Vous parlez de génétique ? Quel rapport avec la culture ? La culture, c’est du savoir assimilé et transmis. Mais on peut transmettre plusieurs cultures !

            La diversité, le genre humain la connaît depuis les origines.
            Tous les groupes humains qui se rassemblent à un moment donné, finissent tous par se mélanger aux autres...


            Si vous allez visiter Marseille, vous y trouverez des gens venant de tous les pays de la Méditerranée, et même un peu plus ! Et quand ils deviennent Français, ils sont multiculturels, ils empilent la culture française par dessus la culture arménienne, grecque, malgache, tunisienne etc
            Et ils vous diront :« Je suis français d’origine arménienne, grecque etc ».

            Tout le monde a plusieurs origines, un savoyard qui épouse une bretonne, vous pensez qu’il va oublier de faire une fondue en hiver, et d’emmener ses enfants découvrir la montagne ?

            Si nous parlons de Paris, on y trouve le monde entier représenté + toutes les régions de France ! Où est le problème ??


          • cétacose2 25 février 12:55

            Tous les malheurs qu’endure la Syrie sont fomentés et orquestrés par son voisin Israel et les pays qui sont à sa botte dans le but tellement évident de l’annexer .C’est aussi simple que cela !


            • pipiou2 25 février 14:57

              @cétacose2

              Vous êtes sûr qu’il n’y a pas encore plus simple ?


            • pipiou2 25 février 12:58

              « de s’emparer de toutes les richesses sous-minières de ce pays » ... oui, oui.

              Dès le début on aura compris que la vérité historique ne sera pas invitée à cette série de volets et que l’Histoire sera l’otage d’un discours ideologique.

              Somme toute assez habituel sur Agoravox.


              • foufouille foufouille 25 février 14:26

                d’après wikipedia, c’est beaucoup plus compliqué.


                • Alex Alex 25 février 14:48

                  Quand on écrit un article sur un pays étranger, il me semble indispensable d’y insérer une ou plusieurs cartes, comme je l’avais fait dans cet article.
                  Cela permet aussi de ne pas écrire trop d’erreurs sur les ressources du sous-sol.


                  • François Vesin François Vesin 26 février 14:38

                    @Robert La Figue
                    Ce sont des vérités citoyennes


                    Et quelle vérité se cache-t-elle 
                    derrière l’abandon du pampre
                    au risque mitoyen de « barbarie » ? 

                  • Matlemat Matlemat 25 février 15:49

                    Un pays magnifique, une histoire riche, devenue aujourd’hui un exutoire de la sauvagerie humaine.


                    • UnLorrain 26 février 10:00

                      J’vois plus beaucoup de chromosomes quand la genetique apparaît ? Z’etaient biens ces films pourtant..passés de mode sans doute.


                      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 26 février 11:48

                        Bonjour, ne pouvant répondre à tout le monde, je fais une réponse commune. D’abord, sur la multiplicité des ethnies, des religions en Syrie. Jusqu’à ce que les néo-conservateurs anglo-saxons flanqués des Français, reprennent le principe de la balkanisation de la Syrie du début du 20eme siècle, (accords secrets et non secrets, Sykes-Picot en 1916), la Syrie vivait en paix et toutes les religions cohabitaient. Mais l’Occident a toujours joué la corde de la division religieuse et des tribus pour monter les uns contre les autres, Anglais, main dans la main avec les Français ont outrageusement développé dès le milieu du XIXe siècle, profitant de l’affaiblissement de l’Empire ottoman, une situation d’instabilité au Moyen-Orient. Cela a toujours profité aux Occidentaux, les Anglais d’une part qui ont pu élargir à l’infini leurs condominium et les Français leurs colonies. Deux Empires conquérants et en apparence concurrents, mais soudés dans la recherche des intérêts des industriels des deux côtés du Channel, et de la grande bourgeoisie de la fin du XIXe siècle, florissante qui cherchait dans les territoires lointains, sur tous les continents à affermir l’accaparement des ressources de ces territoires et populations. Il faut dire qu’elle bourlinguait ferme, la Bourgeoisie, il lui poussait des ailes, et cela a donné des annexions multiples qui souvent ne se sont passées ni dans la paix, ni dans la concorde avec les peuples soumis,ce, contre tous
                        principes moraux.

                        Et aujourd’hui cela continue ! Nous n’en avons pas fini, nous, les Occidentaux à venir mettre notre fouinard dans les affaires d’autrui, et de se poser en grands donneurs de leçons.

                        Les néo-conservateurs actuels, répandant dans le Moyen-Orient une politique post-coloniale, n’en ayant pas fini avec la Syrie, et le partage de la Syrie après la guerre 14/18, continuent de démolir ce pays, pour l’approvisionnement en pétrole et se rapprocher dangereusement de la Russie et de la Chine, d’y importer leur Démocratie, c’est-à-dire « l’Ordre Nouveau » selon Washington. Washington, finançant des mercenaires armés jusqu’aux dents, et animés des pires intentions criminelles envers le peuple Syrien. Mais ce n’est pas tout, non contents de détruire la Syrie, l’Occident se sert de l’idiot utile Erdogan, qui pour des cacahuètes s’est fourré dans l’Otan et espère toujours rentrer dans l’UE. Un pied dedans, un pied dehors, deux pas en avant, deux en arrière, l’Idiot utile Erdogan de l’Occident, participe à la mise à sac de la Syrie. Bien sur, ses ancêtres Turcs, ne l’auraient pas entendu de cette oreille-là, comme le roi Fayçal qui voulait la « Grande Syrie » et que les Occidentaux ont empêché par leurs manoeuvres de réaliser. Comme toujours.

                        La suite de mes articles sera consacrée à cette question très ancienne qui n’a jamais été réellement réglée, essentielle, pour comprendre ce qu’il se passe aujourd’hui avec ce pays que la France très hypocritement appelle pays « ami » alors qu’elle s’est alliée avec la pire racaille pour le détruire. La France n’a jamais renoncé à ses anciennes possessions, elle a toujours gardé un œil sur les affaires internes de ses anciennes possessions et se lance dans un interventionnisme insupportable, partout où elle était présente, Afrique, Moyen-Orient. Et cela a un prix. Celui du sang de milliers de Syriens.


                        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 26 février 13:16

                          Suite : Et Erdogan lorgnant du coté de Chypre, et de la Grèce, prétextant récupérer ce que la Turquie a perdu il y a cent ans ! Mais qui peut bien souffler dans l’oreille de Erdogan et l’inspirer OTAN ?


                          • François Vesin François Vesin 26 février 14:45

                            @Nicole Cheverney
                            « Mais qui peut bien souffler dans l’oreille de Erdogan et l’inspirer OTAN ? » 


                            Laissons durer le suspens !!!
                            Merci infiniment pour votre article.


                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 février 18:10

                            @Nicole Cheverney
                            Je ne crois pas que l’ OTAN soutienne Erdogan..., ils ont déjà essayé de le virer par un coup d’état et il combat les Kurdes, désormais alliés de l’armée syrienne.
                            Ce qui ne fait pas du tout les affaires de l’ OTAN...


                            Leur objectif était un Kurdistan indépendant pour dépecer la Syrie, se mêler du futur de la Syrie, et plus si affinités ... Cf le billet de Gibertie :« Bachar protège les Kurdes et les USA protègent les Islamistes »

                            La preuve, Macron vient de rappeler à Erdogan, « que la trêve s’applique aussi à lui à Efrin... »

                          • doctorix doctorix 27 février 19:25

                            @Fifi Brind_acier
                            Poutine a obtenu une dérogation à l’accord, qui veut que la chasse aux terroristes n’est pas fermée.

                            Autant dire que cet accord est une pantalonnade pour que le conseil de sécurité puisse se gargariser, mais il est entièrement pipeauté.
                            Et c’est encore Poutine qui gagne.

                          • Jonas 27 février 15:30

                            @Nicole Cheverney.

                            Vous , vous appuyez sur une citation d’Albert Einstein : « Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font mal mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ». Je pourrais ajouter : « Qu’à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux , celles et ceux qui falsifient l’histoire ou occultent , les faits et les événements dans un but de tromper et de refaire l’histoire soit par ignorance crasse soit par idéologie sont plus dangereux et participent à décerveler les individus faibles d’esprit. 
                            Pour comprendre le Proche et Moyen-Orient , il faut partir de la colonisation de ces pays par l’Empire Ottoman pendant plus de quatre siècles. 

                            Depuis 1516, jusqu’à la fin de la Grande Guerre et la dislocation de l’empire Ottoman plus de 50% des pays d’aujourd’hui n’existaient pas à l’époque ottomane. Les pays tels que l’Irak, la Syrie, la Jordanie , le Koweït, Israël, la Palestine , le Liban , et bien d’autres étaient des vilayets ou des Sandjaks appartenant à l’Empire Ottoman. La Syrie Sandjak de Damas , vilayet d’Alep, la Jordanie Sandjak de Zor, Israël , Sandjak de Jérusalem etc . Un vilayet désigne une province sous l’autorité d’un gouverneur général. Un Sandjak est une subdivision de la vilayet. 

                            Lorsque des personnes comme vous évoquent soit un » complot« soit une »main invisible « elles font l’économie d’explications qui dispensent d’aller à l’essentiel et de mettre le doigt sur la réalité des régimes en place , qui ce sont installés dans ces pays par la violence, les coups d’Etat , le mépris de l’individu, l’écrasement des libertés , la corruption , le népotisme etc.

                            Le régime que vous défendez à travers le Parti Baas a pris le pouvoir en 1963 à la suite d’un coup d’Etat et c’est le Conseil de commandement de la » révolution " qui avait accaparé et dirigé le pays en s’attribuant , l’industrie , le pétrole ,le commerce etc. La minorité Alaouite , s’est partagée la grande part du gâteau au détriment de la majorité sunnite. En 1970 , c’est à la suite d’un coup d’Etat , que le général Hafez Al-Assad a pris le pouvoir en mettant les Alaouites a la tête de tous les rouges de la direction de l’Etat.
                            Le fils Bachar Al-Assad n’est rien d’autre , que le fils d’un dictateur , qui a hérité d’un d’un pays sans avoir les capacités de le diriger , c’est son clan qui le fait pour lui. 

                            La révolte, des peuples, s’est faite justement à cause de la misère , la pauvreté ,le manque de liberté , le mépris ( Hogra) dans les pouvoirs tenaient leur peuple. 
                            Ce ne sont ni les Occidentaux ,ni les Martiens qui ont formé , les Talibans, Ansar al-charia, Ansar dine, Al-Qaïda du Maghreb, Al-Qaïda de la péninsule islamique , Abou Sayyaf , Boko Haram, Jemaah islamisa, Front al-Nosra , Etat islamique etc mais bien les régimes dictatoriaux par leur manière d’accaparer , pour eux , et leurs clans, tribus familles les biens du pays en laissant des miettes aux peuples. 

                            Nicole Cheveney, regardez simplement , dans ces pays du Poche et Moyen -Orient l’Index de la corruption 2017, pour avoir le coeur net . Egypte :117e, Turquie 81e, Bahrein, 103e, Liban 143e, Tunisie, 74e, Algérie 112e, Syrie 178e etc. Les peuples voient cela depuis des décennies. Ce sont des femmes et des hommes qui ont des yeux et des oreilles pour voir et entendre. 

                             

                            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 février 18:37

                              @Jonas

                              Bonjour,

                              Mon Dieu ! Je suis très étonnée du ton que vous utilisez à mon égard, dans cet étonnant commentaire à charge. Cette période ottomane du Levant, et du Maghreb, je l’ai étudiée, d’abord par passion du monde arabe, je suis née dans le Maghreb, Tunisie, il y a de cela 65 ans, du temps du Protectorat français, et je voue au monde arabe beaucoup de respect. Ensuite, pour écrire mon roman sur la Grande Peste à Marseille, peste venue du Levant par le Grand Saint-Antoine, je me suis penchée sur cette période ottomane qui a couvert plusieurs siècles. Louis XIV, Louis XV eurent ce génie de ne jamais entretenir avec les Ottomans, de relations explosives, tout au contraire, ils entretinrent des relations commerciales cordiales où chacun, de l’Europe et du Levant, y trouvait son compte, dans tout le bassin Méditerranéen.
                              Je crois que nous ne connaissons, nous les Occidentaux, rien de ces peuples multiples, nous avons de l’Islam une version fausse très occidentale, extravertie par une vision tout à fait néo-coloniale, résiduelle des poncifs que les Européens développaient à travers l’image qu’ils voulaient donner du monde arabe qu’ils n’ont cessé de coloniser. Je répète, il n’y a pas une seul Islam, il y a plusieurs tendances, bien qu’il y ait qu’un seul Coran. Les Arabes, je les ai côtoyés tout au long de mon existence, dans le travail, dans la vie courante, et pendant quelques courtes années de mon enfance. Femmes et hommes, laïques, ou plus religieux, qu’importe ! Ils m’ont toujours témoigné beaucoup d’amitié. Et je leur en sais gré. Chez l’Arabe, il y a le respect de l’autre, si l’autre lui témoigne non pas de la condescendance et de l’hypocrisie comme le font beaucoup d’Européens, pour se mettre à l’abri de soupçon de racisme, mais réellement le sens de l’échange et de l’amitié. Ce n’est pas une vision idyllique, due justement à la vision enfantine de ce monde oriental dont nous avons beaucoup à apprendre et beaucoup de leçons à tirer, nous, les égoïstes occidentaux. C’est la juste réalité, faite de l’observation sereine et pointilleuse de la réalité de notre société actuelle. Au delà de cette vision et de ces souvenirs forts de mon enfance, je refuse l’idée du racisme anti-musulman, parce que je sais, au plus profond de moi, quels sont les ressorts secrets des musulmans qui vivent en France. Ils veulent vivre en paix, la plupart et entretenir avec les Roumi, les chrétiens et les autres, des relations basées sur la concorde. L’immigration qui fut pour le parti socialiste et la droite extrême et dite républicaine, une source inépuisable de divisions de la France en montant les ethnies les unes contre les autres, de préférence les classes populaires, et les classes moyennes, les enfants issus de cette immigration, n’ont jamais été vraiment considérés comme des Français à part entière, tous les jours confrontés au racisme ordinaire des institutions, et des particuliers.

                              Mais les thuriféraires de la « guerre des civilisations », n’ont cure de ces prédispositions naturelles des peuples à bien s’entendre entre eux. Ils tranchent dans le lard, ils occultent les intérêts politiques et géo-politiques des peuples. Parce que l’Occident n’acceptera jamais que le monde arabe puisse accéder à un véritable développement économique et social. Tous les partis baas ont été laminés par des interventions occidentales, des pays où toutes les ethnies vivaient en paix, comme la Syrie. La chute de l’URSS a permis cela.

                              Votre commentaire est affligeant.


                            • doctorix doctorix 27 février 19:35

                              @Nicole Cheverney
                              Jonas nous parle de temps anciens, du déluge.

                              Les arabes sont aujourd’ui pacifiques quand on ne les paye pas pour tuer. et si on ne vient pas les emmerder chez eux.
                              La barbarie, elle est depuis toujours occidentale, et spécialement américaine, avec pour commencer les millions d’indiens massacrés (on estime à 100M) pour, déjà, voler leurs terres, le financement du nazisme, en passant par Hiroshima et Nagasaki, et depuis lors, plusieurs millions de morts sur tous les continents au travers de 70 guerres d’agression.
                              Mais dans le genre, nous ne sommes pas mauvais non plus.

                            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 février 20:11

                              @doctorix

                              Bonsoi et mercir, votre commentaire rejoint le mien. Je crois que@ Jonas dans sa déclinaison de « pays qui n’existaient pas du temps de l’Empire ottoman » de ces Etats qui composaient la Grande Syrie et que les Européens ont « balkanisée ». Et de là sont partis tous les problèmes.

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