• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La tournée du prince héritier saoudien  : Fortes implications

La tournée du prince héritier saoudien  : Fortes implications

JPEG

Avant la prochaine visite du président américain Joe Biden à Riyad, il est difficile de résumer les objectifs de la récente et importante tournée du prince héritier Mohammed bin Salman d’Arabie saoudite.

Cette tournée va au-delà de cette visite pour impliquer l’annonce formelle de plusieurs choses, notamment tourner la page des tensions saoudo-turques, mettre fin à une ère de discorde et entamer une nouvelle phase de coopération conjointe avec tous les résultats stratégiques que cela signifie au niveau régional.

Il est également central de renforcer les relations de partenariat entre l’Arabie saoudite et l’Égypte, de souligner la continuité du soutien saoudien à l’Égypte et à la Jordanie compte tenu des conditions et des changements économiques mondiaux actuels, et de démontrer le rôle central du Royaume dans le soutien aux pays arabes frères pour relever les défis auxquels ils sont confrontés.

Le prince Mohammed bin Salman est en bonne voie sur le plan politique, régional et international à un rythme qui répond aux aspirations des nouvelles générations saoudiennes, en établissant un rôle pour le Royaume à la mesure de son poids, de son statut stratégique et des aspirations de son peuple.

Cette tournée de Son Altesse, qui s’est déroulée notamment en Égypte, en Jordanie et en Turquie, a constitué une voie importante pour discuter des points de vue et se concerter sur toutes les questions et tous les sujets qui pourraient être abordés lors de la prochaine visite du président américain Joe Biden en Arabie saoudite, où il accueillera une réunion d’urgence des dirigeants du Conseil de coopération du Golfe (CCG), de l’Égypte, de la Jordanie et de l’Irak.

Le sommet devrait être une étape importante pour repenser le rôle des États-Unis et leurs relations avec les pays arabes et du Golfe, en échangeant des positions, d’autant plus que le conflit et la concurrence entre les grandes puissances s’aggravent sur fond de la situation en Ukraine et des frictions liées aux positions de Riyad et d’Abou Dhabi sur la crise ukrainienne.

Assurément, la situation actuelle dans les régions du Golfe et des pays arabes n’est pas ce qu’elle était il y a quelques mois, notamment en ce qui concerne les efforts pour ressusciter l’accord sur le nucléaire iranien, qui est entré dans un tunnel sombre, étant un accord en état de mort cérébrale.

L’échec de ces efforts n’est entravé que par le désir de chaque partie d’éviter la responsabilité de l’échec, en particulier l’administration américaine, qui est désireuse de couper tout accord, même pour sauver la face, tant qu’il détient un minimum d’attrait politique et médiatique pour les électeurs américains.

La récente tournée du prince héritier saoudien est certainement un complément aux récents gains qualitatifs dans les relations régionales. La diplomatie saoudienne a réussi à détendre l’atmosphère dans le golfe Persique et à tourner la page de l’amer conflit avec le Qatar.

La résolution effective du différend entre l’Arabie saoudite et la Turquie est un atout supplémentaire dans les efforts déployés pour apaiser les tensions régionales.

La réponse de Riyad aux efforts visant à discuter des tensions avec son voisin iranien est un autre geste audacieux qui montre le sérieux et le courage de la diplomatie saoudienne pour s’attaquer aux causes des tensions et les résoudre en proportion du rôle, du statut et du poids stratégique du royaume en tant qu’acteur actif à la fois dans l’environnement régional et au niveau international.

Pas de doute, nous assistons à la naissance d’un nouveau Moyen-Orient basé sur la coexistence et la paix.

Atteindre cet objectif a nécessité de grands efforts de la part de plusieurs pays. En particulier, les Émirats arabes unis ont pris la tête de la locomotive de ce que l’on pourrait appeler la deuxième vague de paix israélo-arabe en signant l’accord d’Abraham en septembre 2020. L’Arabie saoudite et son jeune prince héritier, quant à eux, ont ajouté au rôle de leader de la diplomatie saoudienne dans cette phase historique de notre région.

Un nouveau monde avec toutes ses possibilités et ses défis est en train de prendre forme. Une nouvelle réalité stratégique se dessine, au milieu de tous les bouleversements des systèmes de sécurité et économiques et des équilibres de pouvoir entre les acteurs régionaux et mondiaux.

Et cela appelle des efforts coordonnés, une consultation soutenue et la construction de positions qui consolident les acquis nationaux dans le contexte des crises du coronavirus et de l’Ukraine, qui n’excluent personne de leurs nombreux effets, manifestations et conséquences  : en termes énergétiques, alimentaires, sanitaires, économiques et financiers.


Moyenne des avis sur cet article :  2/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • Philippulus Séraphin Lampion 27 juin 11:35

    C’est bien lui qui a transformé son consulat à Istanbul en boucherie, non ?

    Je croyais que Jeff Bezos, l’ancien employeur de Jamal Khashoggi lui gardait une chien de sa chienne ?


    • MagicBuster 27 juin 13:31

      Sympa la robe de l’Emir, il n’y a pas la même pour homme ?

      Si possible en noir , c’est pour Hallaween smiley


      • Clocel Clocel 28 juin 11:12

        Le boucher Halal du Yemen, grand ami des droits-de-l’hommiste faisandés...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité