• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > La Turquie : le nouveau domino ?

La Turquie : le nouveau domino ?

Le Moyen-Orient ouvre un nouveau chapitre de l’actualité avec l’effondrement de la livre turque ; cette crise apparaît, d’une certaine manière, comme un dégât collatéral de la guerre en Syrie qui a précipité des événements dont les racines étaient présentes depuis longtemps dans une certaine fragilité structurelle de la Turquie.

Mon propos n’est pas de gloser sur les répercussions au niveau mondial de ce coup de froid, outre que je ne suis pas un spécialiste des réactions en chaîne, j’avoue mon ignorance de l’avenir d’autant que les spécialistes supposés avisés sont eux-mêmes dans l’expectative prudente, échaudés, il est vrai, par la crise de 2008 qu’ils furent fort peu à voir venir et encore moins nombreux à trouver les moyens d’y faire face sinon en appelant les états à la rescousse au grand mépris de toutes leurs professions de foi libérales.

Cette crise latente de la monnaie turque fut accentuée par l’attitude ambiguë d’Erdogan, allié des USA dans l’Otan mais obsédé par le PKK autonomiste au point d’entrer en confrontation plus ou moins directe avec les USA, soutiens des insurgés kurdes, dans le Nord-est de la Syrie.

Ajoutons à ce facteur l’imprévisibilité manœuvrière de Donald Trump qui s’est trouvé en Erdogan un nouveau punching ball et nous avons le cocktail qui a plongé l’économie turque dans le marasme.

 

Confronté aux mesures américaines visant à porter le niveau de taxation des importations de Turquie notamment d’aluminium et d’acier à des hauteurs ( que d’aucuns estiment extravagantes ) la manière est à tout le moins insolite dont Erdogan a répondu : en appeler à Allah pour protéger son pays.

Faire face aux effets de cette énième trumpitude sur la santé chancelante de l’économie et du système bancaire en en appelant à la protection divine n’est pas inédit mais résonne bizarrement à notre époque matérialiste.

C’est un comportement dont on a plus ou moins perdu la trace dans l’Occident moderne « déreligionisé », en l’occurrence déchristianisé mais qui subsiste encore chez nous à l’état résiduel dans certaines couches de la population.

En soi un parti qui se revendique de l’Islam en terre musulmane n’est pas plus insolite qu’un parti qui se revendique du christianisme en Occident ou qu’un Président qui jure fidélité à la constitution des Etats-Unis sur la Bible.

 

 

En réalité, cette mesure annoncée par un tweet de Trump a des effets plus symboliques que réels : l’ensemble incriminé représente moins de 3 % du total des exportations de la Turquie mais elle a servi de révélateur pour entraîner la Livre turque dans des profondeurs qui s’annonçaient déjà depuis pas mal de temps en raison de l’abus du déficit budgétaire pour assurer le financement du développement du pays et son industrialisation.

 

Pendant une décennie, la Turquie a connu une croissance continue à deux chiffres assurant au peuple turc un réel progrès économique et permettant à de plus en plus de monde d’accéder à la classe moyenne et de bénéficier de l’accès à la société de consommation.

Comme il est fort peu probable que les dirigeants turcs croient eux-mêmes aux fadaises religieuses qu’ils avancent mais qu’ils sont confrontés à un risque d’éclatement de la bulle économique qui leur avait facilité l’accession au pouvoir, ils sont contraints de bomber le torse et en conséquence en bons Musulmans de rallier Allah à leur cause mal engagée.
On peut tout de même douter que de tels artifices convainquent les couches éduquées du peuple turc même si le lumpenproletariat anatolien - qui voit dans son dénuement persistant une signe de la volonté divine - pourrait répondre à ce genre d’arguties et, ne possédant rien, il n’a de toute manière rien à perdre.

 

La Turquie moderne dont une grande partie – nullement islamiste et à peine musulmane – avait été séduite par le miracle économique dont l’Erdogan des premiers temps avait favorisé l’éclosion et qui a participé à ses triomphes électoraux risque de se détacher d’un régime qui n’apporte plus le progrès et la prospérité mais risque de déboucher sur l’exclusion de ceux qui avaient à peine réussi à goûter aux joies de la consommation..

Maintenant que la Livre turque plonge face aux autres monnaies ( elles-mêmes ébranlées face au dollar), que l’économie entre en récession profonde et que l’espace politique et le marché potentiel sur la face sud de la Méditerranée que Erdogan dans ses rêves de grandeur rêvait d’offrir à ses entrepreneurs et industriels se sont fracassés sur des réalités géo-politiques qui ne se sont pas pliées à la volonté du nouvel empereur ottoman, il ne lui reste plus qu’une carte à jouer, celle du nationalisme accessoirement teinté de religiosité.

Reste à voir si le nationalisme quand il s’accompagne d’une sévère régression sociale est encore à même de fournir à Erdogan une base suffisante pour le suivre dans ses délires.

La Turquie des années 2000 n’est plus celle des Ottomans et pour le Turc moyen la grandeur ne se mesure pas à l’aune du passé mais de l’avenir qui garnira son portefeuille et du maintien des premiers bienfaits auxquels la prospérité passée lui a permis d’accéder.

Il sera très difficile de mobiliser autour du pouvoir des gens qui ont connu les premiers émois de la société de consommation et à qui l’impécuniosité coupera immanquablement l’accès à des biens dont ils venaient à peine de faire la connaissance.

Chacun sait aussi que Dieu appelé à la rescousse partout dans le monde depuis le plus profond des âges n’a en aucun temps favorisé les desseins de ceux qui agissaient en son nom.

 

 

Depuis Clovis se convertissant au christianisme pour des raisons politiques jusqu’à Staline faisant allégeance à la Russie éternelle pendant la seconde guerre mondiale pour galvaniser les énergies, Dieu ou Allah ou Yahvé n’ont jamais servi qu’à rallier autour du drapeau de personnes qui se figuraient incarner le destin de la nation ou de l’état en devenir : les plus déterminés ont chaque fois vaincu qui ne sont pas nécessairement les plus croyants ou les plus bêtement fanatiques.

 

Ce qui est certain, c’est que le Turquie est entrée dans une période noire, que Erdogan ne cédera pas le pouvoir – d’ailleurs démocratiquement acquis – mais qu’il ne pourra résoudre la quadrature du cercle : faire de son pays une grande puissance économique et continuer en creusant le déficit budgétaire de caresser les rêves de grandeur nés des révolutions arabes dont il espérait bien tirer profit et dont l’évolution devrait lui avoir coûté ses dernières illusions.

Que ce soit en Égypte où ses amis, les frères musulmans font connaissance avec la paille des cachots, en Tunisie où Enahdha a, dès le début, pris ses distances avec le souvenir de l’impérialisme ottoman ou en Syrie où ses tentatives de renverser Bachar Al Assad se sont dissipées dans le vent du désert, Erdogan est aujourd’hui contraint par la force des choses de prendre langue avec ses ennemis mortels d’hier, la Russie et l’Iran dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils accueillent avec un intérêt mêlé de beaucoup de circonspection ses revirements contraints.

 

La Turquie reste membre de l’Otan mais quand on sait aussi le peu d’intérêt que Trump porte à cette organisation ( dont l’objectif n’est maintenant plus que d'attendre des jours meilleurs en laissant passer l’orage trumpien et une présidence imprévisible ) on peut aisément imaginer que les menaces répétées de la Turquie de quitter l’organisation de défense atlantique ne risquent pas d’impressionner beaucoup le locataire de la Maison Blanche...

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.94/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

61 réactions à cet article    


  • NEMO Dr Faustroll 15 août 09:14

    Erdogan joue avec les Etats-Unis le même jeu que de Gaulle avait joué : miser sur deux chevaux en même temps pour tirer son épingle du jeu en manipulant le peuple et en ménageant les intérêts de la bourgeoisie nationale dont il fait partie. Grâce à la situation géostratégique exceptionnelle de son pays situation exploitée depuis toujours par Byzance, puis Constantinople puis Istanbul, avec les Grecs, les Romains et les Ottomans), il va essayer de tenir le sucre devant le museau des Russes et celui des Américains en restant dans l’OTAN (et en menaçant d’en sortir), et en achetant des armes à Moscou (mais en jouant les vierges effarouchées dès qu’il s’agit d’aller au lit).


    Erdogan st un fin stratège, il ne faut pas le sous-estimer. Pour suivre les mailles du réseau dans lequel il se meut, il ne faut pas oublier Israël et l’Arabie Saoudite. Il n’échappe pas au rouleau compresseur américain : il essaie d’en faire profiter sa « clientèle » (au sensmédiéval du terme).

    • Passante Passante 15 août 09:54

      il ne s’agit pas seulement de nationalisme religieux

      après tout, en ces domaines si concrets, Allah a une adresse, une P.O.box :
      il habite dans le golfe, villa d’Ormuz.

      pour le reste, ce domino est simple, quoique difficle à mener à son terme :
      trump s’est tiré une balle dans le pied.

      • Jason Jason 15 août 10:43

        Je trouve votre article très bon : sobre, factuel, avec une vue claire depuis l’Europe de l’ouest. Je crois que les pays du proche-orient auraient sans doute une autre analyse.


        Cependant, je me pose la question de savoir pourquoi le déficit budgétaire de la Turquie, source de la baisse de sa monnaie, aurait une telle importance au regard des déficits de la plupart de pays du monde. Toutes les économies ou presque vivent à crédit, ce qui ne cesse d’inquiéter les économistes, et le système (fragile) fonctionne. Mais, pourquoi le déficit de la Turquie serait-il plus grave que celui d’autres pays ?

        En invoquant la religion, Erdogan espère gagner du temps. Mais, pour accomplir quoi dans l’avenir ?

        • Jelena Jelena 15 août 11:11

          Pour info le sultan n’a pas fait que s’en remettre à Allah, il a imposé des taxes sur les cigarettes, alcools et automobiles made in USA. Il a également demandé aux turcs de boycotter les produits électroniques de l’oncle Sam.


          • Passante Passante 15 août 11:42

            @Jelena


            il va arrêter Apple en Turquie ?
            ou HP ? ou caterpillar ? ou nike ?
            il va lui falloir du muscle Allah...

          • Dron 15 août 12:44

            @Jelena
            Vilaine sorcière , raciste et xenophobe , as tu fini de cracher ton venin ?


          • Jason Jason 15 août 12:54

            @Passante

            Bonjour,

            Les 4 ou 5 entreprises américaines que vous nommez ne sont pas en position de monopole, elles sont leader, et encore. La concurrence asiatique est très active (informatique, engins de TP) et supplantera aisément celles que vous nommez. Nike fabrique en Chine comme Apple. Donc le souci n’est pas là.

          • Passante Passante 15 août 12:56

            @Jason

            oui, et en plus erdo vient d’annoncer le boycott des produits électroniques américains
            première sourate donc ! de la grande histoire de turquie devenant cuba
            c’est très disney donald trump finalement...

          • kader kader 15 août 13:34

            @Passante

            le boycott est une arme extrêmement puissante. C’est pour cela que les états l’utilisent abondament contre la Russie ou l’Iran.
            C’est pour cela aussi que le boycott est interdit en France contre Israël.

            Faire un achat éthique est un choix. L’état ne peux pas s’y opposer.

            La France se fait essorer en Iran par les Usa... Les patriotes sauront ce qu’il y a à faire.

            C’est pas la peine de nous dire que le boycott ne sert à rien c’est faux. Dans une économie de marché le moindre pourcentage de part de marché coute une fortune en pub.

            Allah ou Dieu n’a rien à voir. On parle de pognon.

          • Passante Passante 15 août 13:49
            mais justement kader, c’est parce que c’est une arme puissante
            qu’on se demande pourquoi trump tire sur tout ce qui bouge...

            c’est ça the art of the deal  ?
            un monde de boyscouts qui s’boycottent pour avoir la cote...

            c’est l’europe qu’il va ou veut briser, 
            bien, dont acte messieurs,
            on va où après ? chez les zoulous ?

          • lautrecote 15 août 21:56

            @kader
            Le boycott n’est pas interdit en France, ni contre Israël, ni contre qui que ce soit.

            C’est l’appel au boycott qui est interdit. Et l’appel au boycott de n’importe quoi.

          • jmdest62 jmdest62 16 août 07:36

            @Passante

            bah !! il va acheter du « lenovo » pour les PC , du « Hyundai » pour les machines et pour remplacer « nike » il va relancer la « babouche ».....
            @+

          • Passante Passante 16 août 07:42

            @jmdest62

            c’est une bonne idéee ça les « babouches de Nike » smiley
            je suis déjà htclenovo et hoka one one
            reste à trouver la bonne caisse...

          • JL JL 15 août 11:15
            bonjour Elliot,
             
            Bon article, d’hab.
             
            J’aimerais réagir sur un détail, vous écrivez :
             
            ’’Chacun sait aussi que Dieu appelé à la rescousse partout dans le monde depuis le plus profond des âges n’a en aucun temps favorisé les desseins de ceux qui agissaient en son nom.’’
             
            Pas faux, mais je dirais qu’il ne les a pas défavorisés non plus. Pas plus qu’il n’est intervenu dans le sort des opprimés qui croyaient en lui. Bien au contraire !
             
             PS. Peut-être Lui est-il parfois arrivé d’intervenir en faveur de ceux qui ont appliqué scrupuleusement ce principe : ’’Aide toi, le ciel t’aidera« .
             
            Mais comme disait Desproges : »il y a comme ça des jours où l’on se demande si dieu ne bois pas’’.

            • leypanou 15 août 11:18
              Erdogan a beau avoir toutes les tares du monde, mais il a au moins une qualité : oser défier l’exceptionnalisme états-unien jusqu’à un certain point, au contraire d’autres qui s’aplatissent au moindre regard de désapprobation.

              Bien sûr qu’il est imprévisible, mais le fait déjà qu’il semble donner priorité à tout prix aux intérêts turques est tout de même un bon point, contrairement par exemple aux Polonais qui sont prêts à acheter du gaz de schiste états-unien pour ne pas acheter du gaz russe nettement moins cher et aussi payer pour avoir une base militaire états-unien permanente sur leur sol pour cause de menace russe fantasmée.

              PS sur l’affaire Skripal, vous avez-là la liste des pays aux ordres en expulsant des diplomates russes sur de simples accusations sans preuves, la Turquie n’y est pas.

              • Jason Jason 15 août 13:55

                @leypanou


                Bonjour, 

                Non seulement il ne s’est pas incliné, mais il réclame l’extradition de M. Gulen qu’il accuse sans preuves d’avoir fomenté le putsch du 16 juillet 2016. Sans preuves, les USA ont refusé.

                En rétorsion la Turquie a arrêté un pasteur américain accusé d’espionnage, accusation courante dans les dictatures.

                Et depuis, la tension monte, d’autant plus que les USA soutiennent les Kurdes, bêtes noires d’Erdogan vu que les Kurdes revendiquent un territoire situé en Turquie.

                OTAN ? Non-OTAN ? Jusque-là la base d’Incirlik a pu servir de point d’appui US dans la région, mais ce n’est plus indispensable dans la phase de retrait US en cours.

                Pour le reste, si les Turcs veulent aller se jeter dans les bras de l’ours de Moscou, je leur souhaite du plaisir...

                Pour moi, les deux personnages sont grotesques et se livrent à un concours de...

              • Oceane 16 août 20:30

                @Jason

                Qui peut sincèrement croire que la démocratie existe ? Par ailleurs, les « democraties » et leurs « démocrates » devraient remercier les « dictatures », car sans elles comme soupape de sécurité à la violence inhérente aux « democraties » s’exercerait sur les « democrates ». Les prisons volantes sont bien une une invention « démocratique », non ? Et où testeraient-elles les armes qu’elles fabriquent s’il n’y avait plus de « dictatures » ? Les Zunis interdisent aux autres de commercer avec l’Iran, mais ce n’est pas de la dictature !


              • Matlemat Matlemat 15 août 12:54

                 Si la turquie sort de l’OTAN ça ne sera pas une bonne affaire pour l’Amérique.


                • zzz'z zzz’z 15 août 13:17

                  @Matlemat
                  Moi je vois bien l’OTAN comme une garantie de ne pas se prendre un carpet bombing ; Chicago, les assurances de la mafia, toussa ! Ok, il faut des sous pour se payer cette invulnérabilité, mais une fois que l’on a vu D. Trump faire la relève des compteurs en Union Européenne, on se doute bien que les pays, une fois leur contrat dans la poche, en ont que foutre de la protection étasunienne. 


                • Massada Massada 15 août 13:37

                  En 5 jours, du 8 au 13 août, le rouble russe a perdu 9%, passant de 63 à 69 roubles pour un dollar. 

                  La livre turque a perdu 33%, passant de 5,25 à 7 livres pour un dollar. 
                  Le rial iranien a lui aussi perdu 7,5%, passant de 99.500 à 107.000 rials.
                  L’explication de cette chute parallèle réside dans les mesures prises par les Etats-Unis contre les économies des pays qui cherchent à s’opposer à eux dans la politique mondiale.
                  L’objectif avoué de Trump est de faire tomber le régime des mollahs.
                  Le renversement des mollahs – ne viendra pas d’une intervention étrangère. Il sera le résultat naturel du mécontentement croissant de la population contre un régime qui n’a pas su lui assurer des conditions d’existence normales.
                  Il est très bien ce président smiley


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 août 13:55

                    @Massada

                    Trump joue avec ses dernières cartouches ...a savoir sa devise comme monnaie internationale et sa croyance en ce que sa nation pese encore sur les échanges internationaux par ses importations.


                  • Jason Jason 15 août 14:01

                    @Aita Pea Pea


                    Mais ils gardent encore un pouvoir de nuisance considérable. Au point de vue technologique et des brevets, on l’a vu lors des pressions exercées sur la France lorsqu’ils nous fournissaient des pièces détachées et des services (satellites) critiques.

                    Et Trump a encore assez de pouvoir pour refroidir nombre d’investisseurs en Iran.

                  • NEMO Dr Faustroll 15 août 15:09

                    @Jason

                    pour les brevets, c’est vrai tant que c’est la justice d’état (ou même privée) américaine qui sert de tribunal international, mais si le droit américain cesse d’être l’étalon or ome l’a été le dollar depuis la libération, les autres états vont s’asseoir sur les brevets comme Trump s’est assis sur l’accord que son pays et ses vassaux avaient signé avec l’Iran.
                    Quand le pull va commencer à se détricoter, il suffira de tirer sur le fil pour que toute la laine vienne !

                  • jmdest62 jmdest62 16 août 07:57

                    @Massada

                    Tous ces mouvements de monnaies ne sont que transitoire ...le pognon est momentanément en train de changer de poche ....Total doit quitter l’Iran ..même pas mal !!! la CNPC prend aussitôt le relais etc etc...
                    Avant l’accord l’iran était sous sanction...le pays est de nouveau sous sanction et vous pensez que , entre-temps , les dirigeants de ce pays sont restés les deux pieds dans le même sabot .
                    Au fait ! Renseignez-vous , pour la Russie , l’Iran , la chine ... ...la comparaison de leur monnaie avec le dollar n’a plus beaucoup de signification .
                    Seuls ceux qui sont encore pour quelques temps englués dans des alliances devenues obsolètes et nuisibles ont encore besoin de se comparer au dollar.
                    @+

                  • Oceane 16 août 21:02

                    @Massada

                    Il n’y pas de mécontents chez Trump. Il paraît pourtant que certains coins du pays sont comme le « Tiers-Monde ». Pourtant, le « Tiers-Monde » là-bas reste stoïque et il ne lui vient pas à l’idée de faire « tomber le régime » pour sa misère quotidienne.

                    Aux Iraniens, je dis d’écouter et de mediter les paroles pour son pays de Mr. Lavrov en réponse à son interviewer : "Nous ne nous opposons pas à la levée des sanctions. Mais nous pouvons également profiter de l’opportunité qu’elles offrent pour développer nos propres capacités dans les secteurs-clés de l’économie, de la sécurité nationale et dans d’autres domaines essentiels pour un État souverain.

                    Ces dernières années, nous avons beaucoup appris, notamment qu’on ne pouvait pas compter sur l’Occident dans ces domaines. Nous ne peut pas compter sur la technologie occidentale parce que leur fonctionnement peut être suspendu à tout moment, pas plus qu’on ne peut compter sur les produits du quotidien pour la population en provenance de l’Occident parce que les livraisons peuvent être suspendues à tout moment". S. Lavrov.

                    C’est valable pour les Turcs et tous les peuples qui entendent se soustraire à la dictature occidentale.




                  • Oceane 17 août 18:19

                    @Passante

                    Vue et stupéfaite ! Merci.


                  • zygzornifle zygzornifle 15 août 14:01

                    Que ce soit en Égypte où ses amis, les frères musulmans font connaissance avec la paille des cachots...


                    En France ils font connaissance de la CAF de la CMU du RSA du chômage rémunéré etc ....

                    • Francis Lon 15 août 14:02
                      Bon j’ai cherché pour affirmer plus fort mais il est litéralement manquant, le texte de cet accort international : https://basedoc.diplomatie.gouv.fr/exl-php/cadcgp.php?CMD=CHERCHE&QUERY=1&MODELE=vues/mae_internet___traites/home.html&VUE=mae_internet___traites

                      Je demande la mise a jour...

                      Mais bon vous trouvez pleins de trace comme quoi extradition libre échange et coopération en renseignement franco-truc, c’est plié depuis 70 ans, et qu’on n’a négocié que des broutille depuis.

                      ++

                      • Francis Lon 15 août 14:03

                        Pardon le TRA19570212 « Protocole économique et financier franco-turc » signé en 1957 a Ankara.



                      • Jean nemare Jean nemare 15 août 16:03

                        « Chacun sait aussi que Dieu appelé à la rescousse partout dans le monde depuis le plus profond des âges n’a en aucun temps favorisé les desseins de ceux qui agissaient en son nom. » La dessus je vous donne raison. Mais Dieu ne s’appelant point Allah, il ne peut répondre a ceux qui invoquent un Dieu étranger, ça c’est le premier point .


                        Ensuite parce que Dieu n’a que faire des affaires de ce monde ! Son royaume n’est point de ce monde, car ce monde est sous l’emprise de Satan, le diable.

                        « Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire » (1 Corinthiens 2 : 7-8) 

                        Ce monde porte la marque de l’infamie, c’est ce pourquoi Dieu va bientôt juger le monde et le détruire dans une grande fournaise. 

                        « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront et la terre, avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée » ( 2 Pierre 3:10) 

                        La seule porte de salut, pour faire partie de l’enlèvement des Chrétiens, qui va précéder ces événements, c’est Jésus-Christ ! Repentez-vous et acceptez-le dans votre vie. 



                        • cathy cathy 15 août 19:09

                          @Jean nemare
                          Où est le verset biblique qui raconte que les chrétiens vont être enlevés avant les événements destructeurs ? Moi, je l’ai vu nulle part. 

                          Non le Christ aura besoin de toutes ses troupes sur terre pour aller au devant de ceux qui souffrent et parler en son Nom. Nous sommes des ambassadeurs du Christ.

                        • Christian Labrune Christian Labrune 16 août 18:14

                          @Jean nemare
                          Amen !


                        • Oceane 16 août 20:36

                          @cathy

                          Et ceux qui ont le malheur de refuser sont massacrés. Aurais-tu été dans la coloniale comme Moderatus ? Ou alors es-tu une de ces héritières de Jules Ferry et son devoir de civiliser ?


                        • jjwaDal jjwaDal 15 août 17:03

                          La Turquie avait déjà perdu le marché Russe en récompense d’avoir descendu un avion russe opérant en Syrie. Il est possible que ce soit la goutte de trop. Je pense que la France qui a tant oeuvré pour mettre le bordel en Syrie devrait prier pour que le projet russe et syrien de faire revenir les réfugiés en masse se concrétise. La Turquie n’a pas vocation à recueillir par temps de crise intérieure tous les réfugiés de notre intervention imbécile en Syrie, soutien massif au terroristes compris.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès