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Accueil du site > Tribune Libre > La Vérité dans l’ordre du Discours

La Vérité dans l’ordre du Discours

La Vérité dans l'ordre du Discours, c'est-à-dire la place du vrai discours dans l'organisation naturelle du dire. Ce qui, vous me le concéderez, n'est pas à rien. Il s'agit (quand même) de toute l'entreprise de la philosophie ! Par conséquent, j'essaierai d'établir un fait qui ne me semble pas douteux (l'accroissement de notre misère) pour m'en servir comme d'une perche salvifique par laquelle – ce pour quiconque – qui demandera aura l'assistance. Je tente aussi d'établir un rapport quasi mathématique entre le Discours et le Discours du Discours, l'essence de mon propos qui recoupe justement au domaine de ladite perche. 

  • Comprenez-y vous quelque chose ?

 

C'est très simple et je vous le dis d'emblée : la vérité, c'est le discours du discours, c'est-à-dire ce qui est inatteignable à aucune pensée. 

Comment entendrait-on en effet quelque chose au discours qui nous conditionne ?

Il s'agit donc de savoir ne pas savoir, pour toute une répercussion de paradoxes retors et de jeux grammaticaux (lesquels sont déjà nombreux dans mes articles). Car la vérité du seing de T, dont j'ai fait mention ayant l'heur bon de vous savoir lire, touche au symptôme en faisant montre de probité par son empreinte. À savoir ce qu'on intuitionne dans le cas du saint.

Le saint fait d'ailleurs mouche par l'intuition, à quel titre je parle du symptôme qui ne relève apparemment que de l'intuition, ce à cause de sa marque (le seing) sur le réel, le vrai, qu'on sent comme ça en dehors de toute Réalité (ersatz du réel). 

La Réalité, étant l'image qu'on se fait à loisir du réel (indicible), s'ébranle de l'effet de saint, entendre l'émoi des gestes exécutés (pourquoi pas rituels) dont la teneur frappe de ses assertions antipodales. Au nom de quoi pouvons-nous dire que le saint c'est l'inatteignable d'aucune pensée qui nous montre combien nous sommes pris dans les rets d'un mythe, d'un dogme pervers qui, au titre de la Volonté de puissance l'animant, estampille le réel de la rubrique de la Réalité – soit de notre préjugé du réel ! 

Alors l'Amour, contre lequel s'arme la Réalité (discours), souffre d'un paradoxe. C'est bien sûr.

En revanche, ça ne souffre-t-il pas d'un paradoxe pour une bonne raison ?

Lisez correctement : le Bien dont on s'imagine (à notre aise) le représentant, se fonde entier sur la capacité d'admettre à plein un discours ou un mythe à l'opposite du nôtre. 

À accentuer le jeu du chat et de la souris, l'acceptation de la vérité du discours à l'opposite du nôtre implique d'abord la mise au jour fondamentale du conditionnement par le discours, c'est-à-dire embourbage dans les pièges de l'Ennemi, qu'on nomme résultante du péché originel. Admettre la vérité de ce mythe qui diverge, c'est dès lors pénétrer dans le domaine éthéré des archanges : nous sommes dans une sacrée merde, tout le monde a raison au titre de notre conditionnement universel, cependant que tout le monde a tort au même titre que ce conditionnement-là est une faute partagée.

Le Verbe l'indique. Le péché originel n'est pas de notre fait, mais d'Ève et d'Adam. Or, nous en sommes (selon la théologie) autant responsables (puisque porteurs), ce à un identique degré. 

Comment donc se voit-on infligés la faute de quelque chose qui ne ressort pas de nos petites vies ?

Il est certain que ça demande des ressources, pour y répondre, dont je ne dispose pas. Le péché originel nous met plutôt en position de réprouver quelque réponse, c'est à savoir d'éclaircir davantage. Car voilà, si je parle de péché originel et de paradoxes, ça n'est pas pour apporter des réponses et dissoudre les contradictions dans une pensée édulcorée, à cause d'un supposé inconfort du lecteur. (Qu'il aille voir chez les Hellènes si la fille de Déméter est de retour.)

À quel titre le jungisme se sentit permis d'étendre le constat à Dieu Lui-même !

Vous voulez donc être, en vous dotant d'un centre, pour ne plus vivre en situation, en situation (si vous me permettez le jeu de mots) de périphérie... Or, insatisfaisant. L'origine de l'incomplétude ressentie tient aussi bien à votre entêtement qui n'aboutit à rien qu'à un vrai sentiment intérieur. Deux causes : (1) tirée des faits, (2) positivement présente sans intervention du dehors. Contre cela on adopte aussitôt des réflexes déréalisants où le sujet botte en touche son problème par félonnes contorsions. 

Il est des pierres trop lourdes à porter mais portables pour autant. Ce qu'on appelle le royaume de Dieu en est rempli de partout, qu'on croit le contraire n'y change rien (à cause que le Ciel range par des chemins de croix tous les ennemis de saint Georges). 

Comment s'armerait s'il (saint Georges) savait ce qu'attend l'Universel Sacrifice dont la femme n'est plus la récompense ? Voici de quoi s'émouvoir ! Qu'en effet la grande aventure, derrière les vitres de sa chaumière dirait Gandalf, sont une opportunité dans une certaine mesure, en quoi Nietzsche s'émouvait à son tour de voir combien nous étions pusillanimes à la limiter.

La jouissance du Moi enflé n'a qu'à bien se tenir, puisqu'elle mettra sûrement en place mille plans d'assauts afin que l'erreur triomphe. Mais la Vérité a vocation de rester dans son puits et de taper la voûte du ciel, sans que personne n'y puisse mais. 

Nous sommes sur AgoraVox après tout ! Soit un site d'énervement chronique, où les volées de bois vert se conjuguent à quelque calme lacustre, montrant en cela à quel point nous nous cherchons – ce qui en définitive ne laissera jamais de m'étonner.

A+


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8 réactions à cet article    


  • Chantecler relou 13 avril 13:09

    Y comprenézivous rien ?


    • popov 13 avril 17:03

      C’est quoi le péché originel ?

      Puisque vous en parlez, vous devez savoir.


      • Le Vautre Oméga Le Vautre Oméga 13 avril 18:48

        Un groupe de K-pop.


      • rogal 13 avril 17:06

        Jouissance du Moi enflé : bien dit

        « A+ » vel « +a » ? Faudrait savoir, dit Phi.


        • popov 13 avril 17:39

          @Le Vautre Oméga

          Je n’ai trouvé aucune vérité à extraire de cet article ampoulé.


          • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 23:15

            @popov

            Vous n’auriez donc aucune connaissance des oeuvres admirables de Jacques Lacan ? C’est du même tonneau. On peut très bien ne pas comprendre, mais il ne faut pas le dire parce qu’on passe alors pour un imbécile, du moins aux yeux des plus cons - ce qui est tout de même une appréciable consolation !


          • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 23:10

            Excellent pastiche de ce que pouvaient produire, dans le milieu des années 70, quelques plaisantins du genre Deleuze, lesquels, très innocemment, finissaient par se croire intelligents parce qu’il s’était trouvé quand même des imbéciles pour les prendre au sérieux.

            Mais tout cela est bien passé de mode, fort heureusement !


            • baldis30 15 avril 09:22

              bonjour,

               il est urgent que le professeur VAZLIN vienne nous traduire au moins en langue de bois énarchique le discours mythocondriaque (*) de l’article.

              (*) j’ai crée un mot ... ah quel plaisir !

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