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Accueil du site > Tribune Libre > La Vérité, la Raison et la Foi

La Vérité, la Raison et la Foi

Non, l’islam à lui seul n’est pas le problème. Le problème est la Vérité... Le problème vient des trois religions dites abrahamiques qui se sont imposées à une partie de l’humanité en se prévalant d’une Vérité divine révélée par la voix de leurs prophètes. C’est cette vérité prophétique qui pose problème. Elle avait amené Averroès à lui apposer une vérité philosophique afin de pouvoir exprimer et faire avancer ses spéculations… Pourtant il était loin de proférer hérésies.

 

En vérité, l’islam naissant avait du mal à s’imposer parmi les Mekkois et notamment les Khoreychites, contribules de Mohamed, lesquels voyaient en lui un hurluberlu et accueillaient à coups de sarcasmes, de moqueries et même de jets de pierres et d’ordures ses prêches ponctués du récit de sa rencontre avec l’archange Gabriel et de son ascension dans les sept cieux... Du reste, ils avaient fini par le bannir. Et, c’est confiné à Yathrib (future Médine) dont les habitants avaient accepté de lui prêter l’oreille qu’il put libérer son discours et affirmer ses croyances. Cependant, dans cette ville vivaient trois tribus juives. Et Mohamed voulut saisir l’occasion de se présenter à ces « gens du Livre » comme le Prophète qu’ils attendaient ; celui annoncé par la Torah. Certes ces juifs l’écoutèrent avec un certain intérêt : il connaissait leurs Ecritures et leur parlait de Moïse... Mais pouvaient-ils voir en lui ce Messie que le rabbin Caïphe en personne n’avait pas reconnu en Jésus, lui-même juif et se prétendant « roi des juifs » ; il n’y avait vu qu’un usurpateur et n’avait pas hésité à le livrer au gouverneur Ponce Pilate pour le faire crucifier. C’est donc dans ce contexte où, rejeté par les juifs, que Mohamed dut revenir sur la sourate des mécréants ou des infidèles, 109ème sourate du Coran, texte par lequel il avait pourtant pris acte de l’existence d’autres religions et indiquait ses intentions par rapports à leurs adeptes. Cette sourate est ainsi formulée :

Dis-leur, Mohamed : « Oh vous incroyants !

Je n’adore pas ce que vous adorez,

Vous n’adorez pas ce que j’adore,

Je n’adorerai pas ce que vous adorez,

Vous n’adorerez pas ce que j’adore :

À vous votre religion ; à moi la mienne ».

Malheureusement Mohamed ne s’en tint donc pas à cette sourate qui affublait sa nouvelle religion d’un esprit de tolérance. Au fur et à mesure que s’affermissait son pouvoir sur Médine, il allait enrichir et étoffer le Coran - qui lui était dicté à ses dire par l’ange Gabriel - de croyances, les unes reprenant celles de la Torah ou des Evangiles, d’autres jetant l’anathème sur ces mêmes livres attribués en l’occurrence à des « mécréants qui ont déformé la parole divine » ou vouant tous les infidèles au feu éternel de la Géhenne, voire à l’élimination physique ainsi que l’indique la sourate de la Vache :

190. Combattez vos ennemis dans la voie de Dieu, et ne sortez jamais de celle-ci...

191. Tuez-les partout où vous les rencontrerez et chassez-les d’où ils vous ont chassés : (…).

Ainsi certaines vérités débitées par les sourates semblent-elles venir en écho à celles énoncées dans la Bible. Et Moïse, prophète et messager, né dans la cour du Pharaon, est cité 120 fois, « raconté en toute vérité » (Coran 28 : 3-4). Puis, cité dans 13 sourates, Jésus, fils de Marie, fille de ‘Imran, né dans les circonstances contées par les Evangiles. Et Adam, et Eve, et Caïn et Abel… Sans oublier Abraham ni Agar, son esclave, mère d’Ismaël… Ou David et Salomon… Ou encore des histoires telles que celle de la Caverne d’Ephèse, etc.

Et, par-delà ces personnages, dont beaucoup sont purement légendaires, aussi fictifs que des personnages de roman, le Coran répète ce que dit la Bible au sujet de l’univers, créé en six jours et ayant la terre fixe en son centre. Dans la sourate du Créateur, verset 41, il est dit que « Allah retient les cieux et la terre pour qu’ils ne s’affaissent pas. Et s’ils s’affaissaient, nul autre après Lui ne pourrait les retenir… » Tandis que selon la sourate Ya-sin, verset 38 « le soleil court vers un gîte qui lui est assigné ». Dans le Psaume Dieu Roi de l’univers, les auteurs de la Bible ont écrit, ligne 93 : « Tu as fixé la terre, immobile et ferme ». Ils avaient repris la théorie géocentrique conçue par Ptolémée, qu’avait soutenue Aristote, et qui restera d’ailleurs en vigueur jusqu’à la révolution héliocentrique déclenchée à la fin du 16ème siècle suite aux découvertes de Galilée, Kepler et Copernic. Ce dernier reprenaient de fait celles des astronomes arabes Nasr ad-Din at-Tusi (1201-1274) et Ibn Al-Shatir(1304-1375) qui, les premiers, avaient émis l’idée des rotations de la Terre. Celles-ci ont remis en question non seulement le géocentrisme, mais aussi la valeur des textes bibliques, entraînant du même coup dès la fin du 17ème siècle le doute sur les croyances religieuses et le scepticisme dont fut marqué le siècle des Lumières. A vrai dire, le doute sur ces croyances religieuses avait commencé à se manifester près de 10 siècles auparavant. Le débat avait été ouvert au 8ème siècle à Bassorah par le penseur Wasil ben ‘Ata et son ami ‘Amr ibn ‘Ubeïd, fondateurs de l’école mu’tazilite, qui posèrent par exemple la question de savoir s’il fallait accepter ou rejeter le caractère absolu et éternel des ordres et des interdictions composant la révélation divine. Désirant combiner les doctrines de l’islam avec les principes inspirés de la philosophie grecque, ils fondèrent donc une théologie sur les bases d’un discours logique et rationnel posant le scepticisme comme point de départ du raisonnement dialectique pour parvenir à la certitude. Théologie adoptée par Al Ma’moun (786 – 833), fils de Haroun er-Rachid et calife éclairé, qui avait fait traduire en arabe les philosophes grecs et l’Almageste de Ptolémée.

Viendront dans cette lancée les philosophes Al Farabi – appelé « le Second Maître » (après Aristote) par Averroès et Maïmonide, – Avicenne, Al-Ghazali et le même Averroès. Pour faire avancer ses spéculations, celui-ci avait été amené à apposer une « vérité philosophique » à la vérité prophétique en affirmant que le Coran possède un « sens obvie ou apparent et un sens caché ou profond  » et que partant, « la religion n’est jamais en désaccord avec la philosophie  ». Thèse qui sera adoptée par ses disciples juifs et chrétiens, de Maïmonide à Thomas d’Aquin qui, à leur tour, chercheront à concilier les contenus de la révélation biblique avec ceux de la pensée aristotélicienne. 

Alors qu’il avait émis des thèses qui remettaient en question les révélations de la Bible et du Coran, Averroès n’éveillera de son vivant les soupçons des Oulamas qu’autour de sa pratique religieuse. Il lui sera en fait reproche d’émettre des blasphèmes, comme celui d’avoir désigné les prophètes abrahamiques comme étant « trois imposteurs ». Ce qui lui vaudra un bref bannissement en 1195 et l’assignation à résidence à Lucena, non loin de Cordoue. Il termina sa vie trois ans plus tard à Marrakech auprès du roi Ya’qub al-Mansour en qualité de médecin personnel.

Pourtant ses spéculations tendaient à démentir les Ecritures en affirmant que :

- Il n’y a jamais eu de premier homme ; 

- Le monde est éternel ; 

- La volonté humaine veut et choisit par nécessité ;

- L’âme, qui est la forme de l’homme en tant qu’homme, périt en même temps que son corps ;

- Après la mort, l’âme étant séparée du corps ne peut brûler d’un feu corporel ; 

- Dieu ne connaît pas les singuliers ;  

- Dieu ne connaît que lui-même ; 

- Les actions de l’homme ne sont pas régies par la Providence divine ; etc.

Thèses qui ont circulé au sein de la scolastique latine et animé le débat et les spéculations à la faculté des arts de Paris tout au long du siècle qui suivit la mort d’Averroès, jusqu’au jour où les philosophes chrétiens, et du même coup l’averroïsme qu’ils dispensaient, furent soupçonnés d’athéisme. La double vérité qu’ils professaient ne pouvait ne pas apparaître comme dangereuse aux yeux des théologiens de l’époque et l’italien Thomas d’Aquin (né dans le royaume de Naples en 1225), qui tentait quant à lui de réconcilier la pensée d’Aristote avec les dogmes chrétiens, était troublé par le fait qu’on « osât assimiler un article de foi à une opinion philosophique ». Et, prenant distance par rapport à Averroès, il écrivit : « S’ils disent cela, c’est donc qu’ils pensent que la foi porte sur des contenus dont on peut affirmer le contraire par un raisonnement nécessaire. Donc, puisqu’un raisonnement ne peut établir nécessairement que ce qui est à la fois vrai et nécessaire, et que l’opposé du vrai nécessaire est le faux et l’impossible, il résulte de leurs propos mêmes que la foi porte sur quelque chose de faux et d’impossible ».

En 1270, Etienne Tempier, évêque de Paris, interdit l’enseignement des thèses d’Averroès, désormais considérées comme « erreurs exécrables »…

Pourtant les vérités philosophiques d’Averroès ne relevaient pas de l’erreur. Il ne proférait pas des hérésies. Lui, qui n’avait que ses yeux pour scruter le ciel et son intelligence pour juger de la réalité des choses, croyait que dans l’immensité du cosmos d’autres mondes pareils au nôtre pouvaient exister, et ne pouvait ne pas croire que l’ascension de Mohamed dans « les sept cieux » sur le boraq, cheval ailé à tête de femme, était d’une naïveté, pour ne pas dire niaiserie déconcertante, ou que l’immaculée conception de Jésus ou encore la séparation des eaux de la Mer Rouge par Moïse appartenaient au domaine des contes et des fables.

Pour ces mêmes croyances, pour avoir remis en question le géocentrisme et affirmé à son tour que « l’univers est infini et peuplé de mondes pareils au nôtre », le frère dominicain et philosophe italien Giordano Bruno fut condamné par le cardinal Robert Bellarmin à être brûlé vif. Et il le fut le 17 février 1600 sur la place de Rome où se dresse sa statue et qui porte un nom chargé de dérision : Campo dei Fiori… 

Quatre siècles se sont écoulés depuis. Quatre cents ans au cours desquels la science n’a cessé de progresser et de procurer à l’humanité les moyens d’améliorer sa condition et de mieux se connaître soi-même et d’approfondir sa connaissance de l’univers. Malgré cela, les dogmes de la foi, ceux des trois religions abrahamiques, appartenant aux « révélations divines », continuent jusqu’à nos jours à résister à celles de la science, et même à les défier en accordant aux « textes sacrés » des interprétations au bout desquelles on voit par exemple le mot jour exprimer une dimension temporelle que l’on pourrait mesurer en millénaires…

Cependant l’on ne peut faire fi des découvertes archéologiques et cosmographiques qui ne cessent de révolutionner depuis la fin du siècle dernier nos connaissances en tous domaines, en particulier au niveau de l’histoire de l’humanité et de la constitution de l’univers. Les puissants télescopes Hubble et Kepler, ainsi que diverses sondes spatiales ont donné raison à Averroès et Giordano Bruno en révélant l’existence d’exoplanètes susceptibles d’abriter une forme de vie.

Et, en 2001, les archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman publiaient dans leur livre La Bible dévoilée les résultats de cent cinquante ans d’exploration archéologique de l’Égypte ancienne et un siècle d’archéologie palestinienne. Au sujet du peuple hébreu réduit en esclavage en Egypte ils écrivent : « ... nous n’avons pas la moindre trace, pas un seul mot, mentionnant la présence d’Israélites en Égypte : pas une seule inscription monumentale sur les murs des temples, pas une seule inscription funéraire, pas un seul papyrus ». S’appuyant sur les travaux des archéologues, ainsi que ceux de nombreux historiens et autres confrères, l’égyptologue allemand Rolf Krauss a rédigé un ouvrage édifiant, Moïse le pharaon, dans lequel il explique de façon catégorique et sans faille au moyen d’une documentation étendue, méticuleuse et ne laissant nulle place au doute  : il n’y a pas eu de séjour des Fils d’Israël en Égypte ; pas plus que les Israélites en sont sortis, qu’ils n’ont conquis par les armes le pays de Canaan, et ce que la Bible raconte à ce sujet a été inventé du début à la fin ». Rolf Krauss montre comment les rédacteurs de la Bible ont inventé Moïse en s’inspirant de l’histoire d’un obscur pharaon, Masesaya - dont la contraction du nom donne Mose -, petit-fils de Ramsès II. Ils ont tout simplement calqué leur légende sur la vie réelle de Masesaya, de la naissance incestueuse - Masesaya était fils de Takhât, fille de Ramsès II et sœur de Mérenptah, donc tante de Sehti II qu’elle avait épousé - à la lutte pour le trône et la révolte. Sauf que Masesaya, dont les traces se perdent au pays de Koush en Nubie, noyées dans les profondeurs de l’histoire égyptienne, ne fut pas exposé aux eaux du Nil dans un berceau en osier...

Ces révélations font s’écrouler tout l’édifice des révélations prophétiques. Moïse, que Maïmonide appelait « Notre Maître » et considérait comme « père de tous les Prophètes, ceux qui l’ont précédé et ceux qui l’ont suivi », est un personnage surgi de la fantaisie humaine, comme tous les miracles que lui ont attribués les rédacteurs de la Bible. Que Mohamed l’ait vu au cours de son voyage fantastique dans les cieux, installé au sixième ciel juste avant Abraham qui siégeait au septième, semble pour le moins une pure allégorie. L’admettre au titre d’extravagance onirique est le maximum que puisse accorder la Raison. L’imposer au nom de la Foi comme vérité sainte et sacrée revient à une offense au bon sens.

Mokhtar SAKHRI 

Mokhtar Sakhri est auteur de l'essai Les démons de la foi - Edilivre - 2012.

 


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108 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 15 mai 14:13

    Houlà c’est le blougiboulga intégral dans la tête là. J’invite l’auteur à sortir un peu de ses pensées et réfléchir à ceci : 


    Darwin a écrit : "Si ma théorie est vraie, un nombre illimité de variétés, qui serait le point commun entre toutes les espèces du même groupe, aurait sûrement dû exister. Par conséquent, la preuve de leur existence peut être trouvée seulement parmi les fossiles."

    Charles Darwin, The Origin of Species : A Facsimile of the First Edition, Harvard University Press, 1964, p. 179

    . 


    Et qu’observons nous ? Les évolutionnistes, malgré leurs laborieuses recherches longues de 140 années, n’ont pas été capables de trouver ce "nombre illimité de variétés, qui serait le point commun entre toutes les espèces du même groupe", DONC ils n’ont pas trouvé de preuves, DONC LA THÉORIE EST FAUSSE. Elle n’est pas scientifique mais une croyance.

    .

    Les principales critiques des opposants à l’évolutionnisme me semblent recevables et toutes dirimantes (elles étaient d’ailleurs déjà formulées en son temps par Darwin lui-même et les évolutionnistes feraient bien de commencer par lire son livre ) :

    .

    • - Absence dans la nature de fossiles “intermédiaires” bizarres, imparfaits, avec des moignons, des bouts d’ailes, des écailles à la place de plumes, etc. que réclame obligatoirement cette théorie alors qu’on a plus de 150 ans de recherches archéologiques derrière nous.

    • .


    • - Présence très ancienne par contre de fossiles très sophistiqués comme les araignées, oiseaux, etc. qui détruit l’idée d’une évolution allant dans le sens d’une complexification croissante de la cellule vers le mammifère. 


    .

    Je devrais m’arrêter là, cela suffirait, mais il y a encore :

    • - Théorie darwinienne du HASARD, mot qui n’explique rien alors qu’une théorie scientifique digne de ce nom a pour mission de SIMPLIFIER et PRÉDIRE, ce que la théorie évolutionniste ne fait pas. Avec Newton, on peut prédire la trajectoire d’une pomme, que peut-on prédire avec Darwin ? En réalité le mot HASARD n’est qu’un mot-valise pour dire “je ne sais pas”. On pourrait le remplacer aussi bien par CARAMBAR ou DIEU. Cela expliquerait tout autant, c’est-à-dire rien du tout. Tout ceci n’est pas scientifique.

    .

    Devant de telles difficultés, les évolutionnistes devraient s’arrêter et chercher une autre théorie plus précise, plus scientifique et plus sérieuse, mais ils ne le font pas, et ceci nous alerte qu’ils ne sont plus des scientifiques mais de nouveaux clercs d’une religion absconse, comprise uniquement par eux comme sous l’ancienne Égypte. De ces religions bidons, l’histoire en est gorgée et l’évolutionnisme n’est juste que la dernière. Elle disparaitra comme les autres. 


    • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 16:59

      La couche du moche est exemplaire du syndrome de Dunning-Kruger : plus on est ignorant, plus on se croit omniscient.


      Nullité partout, mais ô combien outrecuidante...

    • La mouche du coche La mouche du coche 15 mai 18:49

      @JC_Lavau
      Au lieu de vous complaire dans la bienpensance officielle pourriez vous me démontrer que j’ai tort ?


    • Alren Alren 15 mai 19:15

      @La mouche du coche

      Darwin a écrit : "Si ma théorie est vraie, un nombre illimité de variétés, qui serait le point commun entre toutes les espèces du même groupe, aurait sûrement dû exister. Par conséquent, la preuve de leur existence peut être trouvée seulement parmi les fossiles."

      Darwin se trompait : la théorie de l’évolution qui a bien ... évolué depuis l’héritier des observations de Lamarck, définit au contraire que seules les mutations qui procurent à ceux qui en sont porteurs un avantage, peuvent être à l’origine de nouvelles espèces.

      Or de quel(s) avantage(s) s’agit-il ?

      Cela peut-être une meilleure exploitation de sa niche écologique, une meilleure capacité de fuir un prédateur ou une plus grande aptitude à capturer une proie.

      Mais après des millions d’années d’évolution, même s’il est difficile d’estimer à quel degré d’optimisation une espèce est parvenue pour sa survie, on peut augurer que celui-ci est très élevé.

      Autrement dit, il sera très rare, de plus en plus rare, qu’une mutation améliore encore les « performances » d’une espèce. La quasi totalité des mutations entraîne la disparition du porteur avant qu’il se reproduise. Le cas classique est celui de l’albinisme.

      Et celles-ci, du moins pour les vertébrés, ne sont pas « illimitées », d’autant plus qu’il existe des mutations neutres, couleur de plumage ou de pelage entre autres, qui créent deux espèces entre animaux très proches génétiquement.

      Ce phénomène de mutations neutres sera encore plus fréquent pour les insectes. Malgré le million ou davantage d’espèces estimées, l’on peut former de grands groupes partageant le même biotope, mais dans des lieux différents. L’exemple typique est celui des papillons.

      On remarquera que certaines espèces, comme les cloportes et bien d’autres, ont très peu évolué depuis des centaines de millions d’années. Tout simplement parce que l’espèce primitive était si bien adaptée à son milieu de vie qu’elle a traversé la grande extinction Permien-Trias (primaire-secondaire) et celle plus connue qui a vu la fin des dinosaures et de l’ère secondaire au profit des mammifères et des oiseaux de l’ère tertiaire.

      La théorie de l’Évolution est amplement confirmée. Le fixisme d’origine biblique ne résiste pas à ses contradictions. Il n’y a guère qu’aux USA qu’on trouve des individus volontairement ignorants pour la défendre.


    • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 21:28

      @La mouche du coche. Depuis toutes ces années que tu délires, tu es incurable.

      Je ne suis pas payé pour m’occuper de toi, je ne suis qu’un bénévole.

    • zzz999 16 mai 13:45

      @Alren

      Si la théorie de l’évolution est si bien établie que ça vous m’expliquerez volontiers comment des sous-fonctions organiques patrfaitement synchrones et harmonieusement réglées peuvent être apparues SIMULTANEMENT (sauf à voir l’espèce correspondante mourir) pour qu’une fonction organique fonctionne, comme par exemple la digestion qui nécessite : un estomac, un foie, des sucs gastriques, un pancréas, et une foule d’autres choses ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 mai 15:49

      @zzz999. Pour remédier à ton insondable ignorance, je te suggère d’aller faire un tour chez le libraire le plus proche, et d’y faire l’emplette de quelques Dawkins, par exemple :

      Le gène égoïste.
      Il était une fois nos ancêtres.
      Qu’est-ce que l’évolution ?
      Si tu savais lire - ce dont je doute - cela te permettrait de ne plus te ridiculiser systématiquement à chaque fois que tu ouvres la bouche.

    • Remosra 16 mai 15:54

      @zzz999

      Commencez par chercher « La soupe primitive » sur google. Cela vous donnera peut être une base.


    • zzz999 16 mai 20:41

      @JC_Lavau

      Plairait-il au moins à son immense majesté du savoir de seulement commencer à argumenter sans m’envoyer derechef sur des liens en m’ayant préalablement insulté ?...c’est tellement facile.


    • zzz999 16 mai 20:43

      @Remosra

      La fameuse soupe primitive qui vous transforme un tas de ferraille par la grâce du hasard en avion de ligne (l’équivalent en effet du passage des acides aminés à la cellule la plus petite) ?


    • Remosra 16 mai 20:49

      @zzz999

      J’hésite entre deux réponses, mais je crois que je vais m’abstenir, je suis las.... !


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 mai 21:54

      @zzz999. Tu devrais en parler à ton psychiatre.


      Ici, nous ne sommes que des bénévoles.

      Mais le pro, lui, il faudra le payer.
      La meilleure solution pour ne pas payer, est que tu fasses un gros excès de vitesse devant les flics. Ils te rattrapent et t’arrêtent, tu te bagarres avec eux, et dans la journée tu es incarcéré d’office.
      Si par avarice tu préfères cette solution...

    • La mouche du coche La mouche du coche 17 mai 08:50

      @Alren
      Où sont les formes intermédiaires entre les espèces dont vous nous parlez ? smiley


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 mai 09:52

      @La mouche du coche. Tchiô rappel : Zéro traces fossiles connues du coelacanthe pendants 70 millions d’années. C’est donc ton dieu des trous qui s’est occupé personnellement de le faire disparaître puis réapparaître ?


    • La mouche du coche La mouche du coche 17 mai 20:15

      @JC_Lavau

      L’erreur du coelacanthe : les poissons ne se sont pas développés en amphibiens à quatre membres


      Les évolutionnistes considéraient autrefois les fossiles du coelacanthe
      - un poisson rhipidistien que l’on pensait éteint depuis 70 millions d’années - comme une forme intermédiaire entre les poissons et les amphibiens, dans leur scénario de transition de l’eau vers la terre. En 1938, cependant, un spécimen vivant de coeacanthe fut péché dans l’Océan Indien. Jusqu’à maintenant, plus de 200 spécimens ont été attrapés. Les études de ces coelacanthes modernes ont révélé que ce poisson n’a rien de transitionnel, mais qu’il possède une structure complète parfaite, et que les interprétations précédentes basées sur ces fossiles sont entièrement erronées.


    • JC_Lavau JC_Lavau 17 mai 21:16

      @La mouche du coche. Pourquoi ne sélectionnes-tu que des charlots pour tes lectures ?

      Pourquoi as-tu besoin de demeurer fou ?
      Quelles représailles encourrais-tu si tu décidais de balancer ces délires par dessus les moulins ?

    • La mouche du coche La mouche du coche 17 mai 22:15

      @JC_Lavau

      .
      J’aime la VERITÉ, et en plus ça énerve les mougeons, ce qui m’amuse. smiley

    • JC_Lavau JC_Lavau 18 mai 09:38

      @La mouche du coche. 70 millions d’années sans un seul fossile de coelacante qui ait été retrouvé. DONC le dieu des trous, etc. etc.


    • MagicBuster 15 mai 15:43

      Franchement on a du bol - Heureusement qu’on n’a pas trouvé un texte datant de -1000 AV JC.

      Imaginez des hurluberlu avec des os dans le nez et des habits en peaux de bêtes en train de se battre avec des gourdins dans les cités au 21ème siècle. . .

      Bref - Heureusement que les arabes sont évolués (ou pas).


      • Hermes Hermes 15 mai 15:52

        Texte courageux et bien écrit.


        • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 16:56

          Dès les deux premières lignes, assaut de contre-vérités. Alors pourquoi lire la suite ?

          La Mecque n’existait pas du vivant de celui qu’actuellement vous appelez « Muhammad ». Elle a été fondée par Muawiya en 670 environ.
          Les ruines du caravansérail des Qoraish étaient encore visibles en 1920, et figuraient sur les cartes de la Syrie. Elles sont à présent sous les eaux du lac de barrage Tishreen.
          Celui qu’à présent vous appelez « Muhammad » n’était pas mecquois mais Syrien. Il recrutait des supplétifs arabes pour reconquérir Jérusalem.
          Votre coran a été écrit par une cinquantaine de scribes différents, sous les règnes des premiers khalifes, pour justifier les guerres et conquêtes. Il est optimisé pour la guerre. Et « coran » est un mot juif... Un lectionnaire en français.

          Impostures à tous les étages, voilà ce qu’est la secte des mahométans. Certainement une des pires de toutes les sectes.

          • PiXels PiXels 15 mai 18:59

            @JC_Lavau
            .

            « Dès les deux premières lignes, assaut de contre-vérités. Alors pourquoi lire la suite ? »

            Du coup on comprend mieux pourquoi ça marche également avec votre commentaire.

            Vous êtes bien ^sur de les avoir lues ... les « trois premières lignes ? »

            « . Le problème vient des trois religions dites abrahamiques qui se sont imposées à une partie de l’humanité en se prévalant d’une Vérité divine révélée par la voix de leurs prophètes. C’est cette vérité prophétique qui pose problème.  »

            Et l’article... vous l’avez lu ?


            Et la conclusion...c’est elle qui vous inspire
            « ...voilà ce qu’est la secte des mahométans. Certainement une des pires de toutes les sectes. »

            «  Que Mohamed l’ait vu au cours de son voyage fantastique dans les cieux, installé au sixième ciel juste avant Abraham qui siégeait au septième, semble pour le moins une pure allégorie. L’admettre au titre d’extravagance onirique est le maximum que puisse accorder la Raison. L’imposer au nom de la Foi comme vérité sainte et sacrée revient à une offense au bon sens. »

            Mais bon.. c’est peut-être moi qui ne sait pas lire. smiley

          • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 20:31

            @PiXels. Si les prémisses sont déjà des contre-vérités, à quoi bon la suite ?


          • PiXels PiXels 15 mai 20:55

            @JC_Lavau
            .

            Je suis très loin de partager toutes vos opinions mais je respectais une forme d’honnêteté intellectuelle.

            Mais là.. ??? !!

          • PiXels PiXels 15 mai 21:13

            Pour rappel les « prémisses »... c’est ça (j’ai pris l’initiative de supprimer certains caractères « gras » afin d’en mettre les autres « ezn évidence ».. je prie l’auteur de me pardonner cette « liberté »)



            « Le problème vient des trois religions dites abrahamiques qui se sont imposées à une partie de l’humanité en se prévalant d’une Vérité divine révélée par la voix de leurs prophètes. C’est cette vérité prophétique qui pose problème. »

          • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 21:25

            @PiXels. La toute première religion « abrahamique » avait quelque chose de bon, très innovateur : On ne fera plus de sacrifices humains.
            Depuis que le retour du Matriarcat et de la gynarchie a réintroduit les sacrifices humains, j’apprécie ce qui fut le coup de pub d’Abraham, pour des raisons personnelles et conjugales (la baraka a fait que j’ai réchappé à deux tentatives d’assassinat, par voie de sabotages de freins furtivement faits).


            Toutefois, depuis la bataille de Badr, à ce que dit la légende, le mahométisme a réintroduit le sacrifice humain sous une autre forme, en promettant 72 vierges aux guerriers. Si tu étais syrien ou iraki, je crains que tu n’aies une opinion réservée, sur les effets de ce genre de promesse.

          • PiXels PiXels 15 mai 21:39

            @JC_Lavau
            .

            Merci de ne pas me prendre (que) pour un con.. et de répondre aux VRAIES questions.

            L’auteur fait-il du prosélytisme pour une quelconque religion ?

            Et je vous laisse seul juge des bénéfices apportés à notre civilisation par les « religions abrahamiques »

            Perso : si les religions pouvaient être éradiquées de la planète Terre..., quel bénéfice ce serait pour l’humanité !!! (mais ça n’engage que moi)

          • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 22:26

            @PiXels. Rappel des deux premières lignes en question :

            « En vérité, l’islam naissant avait du mal à s’imposer parmi les Mekkois et notamment les Khoreychites, contribules de Mohamed, lesquels voyaient en lui un hurluberlu et »...

            Il n’y avait pas de Khoreichites dans une ville qui n’existait pas encore.
            Muhammad ne prêchait pas l’islam, mais le judéo-nazaréisme. Et il n’était pas mekkois mais syrien, exilé par sa tribu (syrienne rappelons-le) le temps de risques de représailles par l’armée byzantine.

            Toute la légende ci-dessus a été composée entre dix ans et deux siècles plus tard, par les scribes aux ordres des khalifes.

            On ignore quel fut de son vivant le nom réel de celui qui depuis est désigné par l’éloge « Muhammad ».
            Le Djebel Nassiriya existe toujours, porte le même nom depuis pas loin de deux millénaires. Ce n’est pas un hasard mais un héritage logique si cette région entre Djebel Nassiriya et Lattaquié est amplement peuplée de ’alaouites.

          • PiXels PiXels 15 mai 22:47

            @JC_Lavau
            .

            Merci pour ces très instructives remarques .. mais :
            ça ne répond toujours pas à....

            « Merci de ne pas me prendre (que) pour un con.. et de répondre aux VRAIES questions.

            L’auteur fait-il du prosélytisme pour une quelconque religion ? »

          • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 15 mai 17:19

            Le 11 octobre 1962 s’ouvre le concile Vatican II. Ce grand bouleversement vient achever le ralliement à la modernité initié par Léon XIII, comme l’a très bien démontré Philippe Prévost [1]. Cette modernisation de l’Église imposait de revenir sur le dualisme fondateur du catholicisme : nature/surnature ou monde/Dieu. En annihilant cette distinction, le concile a fait des hommes des dieux.

            Ce propos est déjà lourd de sens. La société marchande produit, pour fonctionner, des narcisses contemporains, de petits individus à la recherche permanente de la satisfaction immédiate de leurs désirs. Tuer Dieu, ou le père assimilé au surmoi dans la psychanalyse freudienne, revient à autoriser ses créatures à jouir sans entrave.

            Le pape Jean XXIII, l’initiateur du concile, avait bien préparé son coup avec un système de listes qui bénéficiait amplement au clergé européen, réputé plus libéral. La première exigence était la suppression du latin comme langue exclusive de la liturgie. Il en ressort une conséquence assez importante, à savoir la fin du contrôle du Vatican sur les différentes conférences épiscopales.

            etc..voir ici....


            • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 15 mai 17:21

              @Hecetuye howahkan

              Il n’est donc pas étonnant que l’Église soutienne ouvertement la démocratie, qui octroie à l’homme-Dieu une liberté de conscience à travers ses droits de l’homme, qui sont aujourd’hui l’alibi idéal pour déclencher des guerres. L’Église a abandonné Dieu pour se consacrer à l’homme. En se soumettant intégralement à la démocratie libérale, elle a tiré une croix sur deux mille ans d’enseignement catholique prodigué par les Pères de l’Église. Si l’Église se prosterne devant l’homme, elle ne reconnaît plus Dieu.

              Laissons le mot de la fin à l’historien Philippe Prévost, ayant largement inspiré ces lignes, qui conclue son admirable livre de la sorte, à propos de l’Église :

              « Un jour viendra où elle se détachera du monde, mot qui n’est que l’anagramme du démon. Elle se souviendra de ses origines et elle reniera le dogme du ralliement. Elle n’a d’ailleurs pas d’autre choix : elle a le couteau sous la gorge, car Satan, à la différence de Dieu, ne fait pas de crédit. »


            • Tribidule Tribidule 15 mai 17:27

              Aucune chance de trouver ici de simples prémices de la recherche d’une vérité...
              La Vérité pour eux a été donnée telle quelle , elle est inamovible , insurpassable etc etc ....pas besoin de la chercher

              Les soucoupistes procèdent de la même manière mais eux au moins sont rigolos


              • grangeoisi 15 mai 17:41

                Exact, Dieu n’existe pas, jusqu’à preuve du contraire, mais les croyants hélas si !!!!


                • La mouche du coche La mouche du coche 15 mai 18:52

                  @grangeoisi
                  Dieu existe, jusqu’à preuve du contraire, et les incroyants hélas aussi


                • Remosra 15 mai 18:58

                  @La mouche du coche

                  Vous l’avez vu ou entendu Dieu ?
                  Ben non, comme toute le monde. Donc il n’existe pas.


                • JC_Lavau JC_Lavau 15 mai 20:24

                  @Remosra. La couche du Moche n’écoute que son délire, qui est bavard et lui suffit.


                • Remosra 15 mai 20:37

                  @JC_Lavau

                  Depuis que je suis gamin j’ai entendu un nombre de conneries pas croyable à ce sujet.
                  Le pire c’est quand ils essaient de vous démontrer l’existence de DIeu.
                  Encore pire, c’est quand vous croisez un curé et que lorsque vous entamez une discussion, il vous demande de l’appeler ’mon père". Que dalle, ils ne l’ont jamais entendu de ma bouche et ils ne l’entendront jamais, je suis toujours resté correct mais j’en pensait pas moins !
                  J’ai même fini par arrêter de discuter avec ce dernier.
                  Encore pire, quand mon père c’est remarié pour la seconde fois, le curé lui a dit qu’il ferait la cérémonie à condition que nous, ses enfants fassent le catéchisme. Si c’est pas lamentable ça !
                  Heureusement mon père a fait mine d’accepter mais n’a jamais tenu sa promesse.


                • La mouche du coche La mouche du coche 16 mai 13:03

                  @Remosra
                  Vous l’avez vu ou entendu l’électricité ?
                  Ben non, comme toute le monde. Donc elle n’existe pas.


                • JC_Lavau JC_Lavau 16 mai 13:22

                  @La couche du moche. En revanche ta niaiserie, nous l’avons lue. Donc elle existe ou pas ?

                  Ou que c’est juste que tu fais semblant ?
                  La foudre, nous l’entendons et la voyons, donc elle n’existe pas...
                  La ddp électrique, l’intensité d’un courant, le spin d’un électron, nous les mesurons, donc ils n’existent pas, selon ta logique de Shadok.

                • Remosra 16 mai 13:27

                  @La mouche du coche

                  Loool, vous êtes ridicule et votre exemple je vais le plier, le macher, l’écraser, l’enterrer, l’incinérer, le détruire plus rapidement que le temps que j’ai pris à écrire ces quelques mots.

                  BOBINE TESLA  !!!

                  Allé, cherchez un autre exemple, celui ci était drôle !  smiley

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Mokhtar Sakhri

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