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La vérité sur l’histoire de la Guerre israélo-arabe en 1973. Les non-dits du jeu des puissances et les « Nécessités de l’histoire »

3ème partie

 

 

 Cette étude cherche à faire redécouvrir le sens réel de l’histoire. Nombre d’événements, ces dernières décennies depuis 1970, ne sont pas compris à leur juste mesure. Le sens profond n’apparaît pas et souvent l’histoire n’est saisie que par ce que laisse signifier les éléments bruts des événements sans réellement faire ressortir les forces qui les ont générés. Au point où la réalité commentée par les médias, intentionnellement déformée, ne parle pas et reste loin des véritables enjeux. Ainsi, sans comprendre le sens, la guerre est soit encensée par les parties qui en sont sorties victorieuses, soit maudites par ceux qui ont subi la défaite. Oubliant les ruines et les malheurs qui frappent les peuples. Pourtant la guerre a un sens éminemment historique et joue dans le sens du progrès du monde.

Cette incompréhension de la guerre comme la vision exaltée, passionnée qui en ressort, chacun la cultive à sa manière. Par exemple : « Ça, c’est la joyeuse fiction des Egyptiens qui célèbrent la guerre du kippour comme une grande victoire, mais la ligne Bar-lev ne fut qu’une première bataille, et point du tout décisive ! Après ce qui allait suivre, Sadate qui n’était pas tout à fait idiot, ne tarda pas à comprendre qu’un traité de paix serait certainement plus profitable Dans l’article de Wikipedia consacré à ce conflit, chacun pourra lire les paragraphes suivants :

« Après plusieurs jours d’attente, Sadate voulut reprendre l’offensive dès le 11 octobre afin d’aider les Syriens en difficulté. Une crise de commandement l’opposa alors à Saad el-Shazly, chef d’état-major. Shazli estimait qu’une sortie des blindés hors de la protection du parapluie de missiles sol-air égyptien, mettrait les chars en danger (en effet, une brigade blindée égyptienne fut anéantie en menant une attaque à l’est avant la tombée de la nuit). Tous les commandants des deuxième et troisième armées égyptiennes étaient hostiles au développement d’une attaque en profondeur.

Néanmoins, Sadate, obstiné, lança le 14 octobre une attaque concentrée. Celle-ci se révéla un échec cuisant. 400 chars égyptiens attaquèrent 800 chars israéliens en position défensive, soutenus par la force aérienne. Le résultat fut le tournant de la guerre du Kippour. Les Israéliens malmenés depuis le 6 réussirent finalement à reprendre l’initiative : le 14 octobre, sur 400 chars égyptiens, 250 furent anéantis. En outre, pour développer cette attaque, Sadate utilisa la 4e et la 21e division blindée, vidant ainsi l’ouest du canal de Suez de réserves stratégiques, ce qui déséquilibra le dispositif général égyptien. Les généraux israéliens exploitèrent ce point faible en traversant le canal à leur tour, et en commençant à liquider au sol le redoutable dispositif égyptien de missiles SA-6 qui paralysait jusqu’alors quasi totalement l’aviation israélienne, et lui avait infligé, entre le 6 et le 14 octobre, les plus grandes pertes de son histoire. » (1)

Ce texte qui décrit les combats, donne le nombre de chars détruits et donc l’évolution de la guerre fait l’impasse sur les vraies raisons de la guerre. Sans rentrer sur les problèmes politiques qu’a engendrés la création de l’État d’Israël en Palestine, et nous avons donné dans un précédent article l’implantation de l’État d’Israël dans un monde arabe dont la complexité est toujours plus exponentielle. Pourquoi ? Parce que c’est le seul monde qui retient aujourd’hui l’attention du monde tant les conflits et les guerres sont concentrés en lui. (1)
 

  1. L’énigme Égypte-URSS du 18 juillet 1972

 

 La guerre d’octobre 1973 qui a opposé une coalition de pays arabes menée par l’Egypte et la Syrie avait pour principal objectif la récupération du Sinaï, du plateau du Golan et de la bande de Gaza que Israël a occupé depuis la guerre des Six jours en 967, et les revendications de l’OLP concernant le problème palestinien.

Pour comprendre la situation géostratégique du monde arabe, à l’époque, on avait la superpuissance aux côtés d’Israël, la deuxième superpuissance, l’Union soviétique, au côté du monde arabe. C’est ainsi qu’il s’est opéré un équilibre entre les camps. Malgré la défaite humiliante pour les pays arabes, lors de la guerre des Six jours, Israël est sorti victorieuse et a occupé des territoires en Égypte, en Syrie et en Palestine, une « guerre d’usure » a suivi entre l’Égypte et Israël.

Ni l’Égypte ni l’URSS n’avaient d’alternative. Pour l’Égypte, en tant que première puissance du monde arabe, et une population de 38,41 millions, il était inacceptable de laisser, un petit pays, Israël, peuplé de 3,178 millions d’Israéliens (entre juifs et arabes), continuer à occuper son territoire. Cela évidemment ne pouvait pas passer. De même pour l’Union soviétique, il était inacceptable qu’elle laisse tomber ses alliés d’autant plus qu’il assure des positions hautement stratégiques en mer Méditerranée. Le canal de Suez qui est fermé depuis 1967 est devenu une zone de combat.

Et l’URSS l’a montré lors de l’opération militaire lancée en novembre 1956 par le Royaume-Uni, la France et Israël, en réaction à la nationalisation du canal de Suez, en sommant par un ultimatum les « agresseurs  » de se retirer faute de quoi elle interviendrait militairement et utiliserait l’arme nucléaire pour défendre l’Égypte.

Donc, l’Égypte, la Syrie et l’URSS ont un destin lié. Par conséquent, en aidant ses alliés, l’URSS contrebalance la position des États-Unis dans la zone que l’on peut la plus stratégique du monde. Et ce que renferme cette région n’est pas seulement le pétrole, mais une arme encore plus insidieuse, et d’une « importance géoéconomique à l’échelle planétaire ».

Et c’est ainsi que, grâce à l’armement massif envoyé à la Syrie et à l’Égypte, en termes d’aéronefs, de chars, de batteries de missiles de défense aérienne – des armes les plus avancés –, et une armée restructurée et renforcée va amener l’Égypte, à travers son président Sadate, à annoncer ouvertement qu’elle est prête à partir en guerre contre Israël.

Évidemment, Israël n’est pas en reste, équipé par les États-Unis, et certainement, par ses victoires passées, est capable de supporter toute attaque arabe. Les États-Unis, ayant toujours parés à une défaite de l’État hébreu, ont octroyé tout l’armement nécessaire (avions de combat, chars, missiles, etc.), pour immuniser Israël une attaque même menée par deux pays, l’Égypte et la Syrie, puissamment armés.

Cependant, il n’empêche que les menaces de guerre annoncés par l’Égypte, dès 1972, pour récupérer le Sinaï, une partie de son territoire, laissaient poindre un fait pour ainsi dire anormal qui vient remettre en question tout l’équilibre des forces entre Israël et l’Égypte. En effet, « le 18 juillet 1972, d’après les raisons avancées et invoqués que, n’ayant pu obtenir les livraisons d’armes sur lesquelles il comptait, selon des accords conclus en mai 1971 avec l’URSS, le président el-Sadate décide de renvoyer les 20 000 conseillers soviétiques présents en Égypte. »

Un autre fait insolite survient trois mois plus tard. « EGYPTE - U.R.S.S. — Le 18 Octobre 1972, un communiqué commun publié à l'issue de la visite à Moscou du Président Sadate annonce une visite au Caire des dirigeants soviétiques. » (2)

La situation militaire de l’Égypte était incompréhensible. L’Égypte qui se disait prête à entrer en guerre contre Israël, et renvoie de 20 000 conseillers militaires soviétiques, signifie qu’une autre carte est entrée dans le jeu égypto-israélien ? C’est l’évidence même. L’armée égyptienne entièrement équipée par l’armement soviétique, ne pourrait affronter Israël suréquipé sans l’appui de l’URSS. Surtout si, en cas de guerre, elle est à court de munitions et doit être d’urgence approvisionnée par l’URSS. Et combien même l’Égypte s’est fortement préparé par des manœuvres militaires répétées, il demeure que la question de l’armement joue un rôle central dans le déroulement de la guerre.

Mais alors où est le motif pressant qui a obligé l’Égypte à se séparer des 20 000 conseillers militaires soviétiques ? D’autant plus que le jeu qui se jouait à quatre ne va plus jouer qu’à trois, i.e. l’Égypte, Israël et les États-Unis. Une véritable énigme que cette décision égyptienne envers la deuxième superpuissance, dans un contexte de guerre explosif au Moyen-Orient ? 
 

  1. Le renvoi des 20 000 conseillers militaires et l’« ultimatum caché » de l’Égypte à l’Union soviétique, en 1972

 

 Il est évident qu’il y a eu une interférence américaine dans la décision égyptienne de renvoyer les coopérants soviétiques. On peut aisément se représenter les avertissements des États-Unis lancés à l’Égypte concernant les menaces de guerre proférées contre Israël. Les Américains auraient pu, par des sous-entendus, suggérer qu’ils risquaient gros de se lancer dans une guerre contre Israël. Et leur rappeler avec quelle facilité les forces armées israéliennes ont détruit l’essentiel de l’armée de l’air égyptienne le premier jour de la guerre en 1967. Une « guerre-bis des Six jours » pourrait de nouveau se reproduire, et donc une destruction des armements soviétiques à même le sol égyptien. Signifiant une nouvelle guerre humiliante guettant l’Égypte.

D’autant plus que la « guerre-éclair des Six jours » n’a pu être possible que grâce à l’armement américain le plus sophistiqué octroyé à Israël et en quantité au-delà des besoins de Tsahal et surtout au « Renseignement militaire ». Il faut se rappeler les centaines de satellites dont disposent les États-Unis dans l’espace qui surveillent la Terre. Depuis le lancement du premier spoutnik dans l’espace, en 1957, les Américains ont découvert, en 1961, que l’URSS disposait déjà de 115 satellites en orbite autour de la Terre. Depuis, les États-Unis se sont constitués une armada de satellites surveillant le monde, en particulier les puissances adverses. A l’époque l’URSS (la Russie aujourd’hui), la Chine et les pays ennemis dont ceux de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient.

Par conséquent, tout mouvement de troupes égyptiennes ou de forces massées le long du canal de Suez, de déplacement d’aéronefs ou de navires de guerre dans les théâtres futurs de guerre sont aussitôt rapportés par les satellites-espions américains et transmis à l’armée israélienne qui aura alors à préparer rapidement une riposte foudroyante pour briser les préparatifs de guerre du camp adverse. Et c’est ce qui s’est passé à partir du 5 juin 1967, l’attaque et la destruction d’une partie importante des forces armées égyptiennes, syriennes, jordaniennes et libanaises n’ont pu s’opérer que grâce au renseignement américain.

On comprend dès lors que l’avertissement n’est pas passé dans l’oreille d’un sourd, et le renvoi des 20 000 conseillers militaires devenait une nécessité. Quel sens serait de mener une guerre quand tous les moyens pour garantir une victoire aux forces armées israéliennes sont là ? Les États-Unis armant Israël, même si besoin est en moyens humains américains (pilote, opérateurs), et en matériel militaire les plus performants (moyens de défense chars de combat, radar de longue portée et de tir, de missiles et anti-missiles, etc., les plus récents) ? Les médias occidentaux font état de pilotes soviétiques dans les opérations militaires arabes durant la guerre d’usure entre 1967 et 1972, et omettant l’inclusion de pilotes américains dans le camp adverse.

C’est ainsi que l’Égypte a pratiquement mis en quelque sorte un « ultimatum qui ne dit pas son nom » à l’Union soviétique, par le renvoi de ses conseillers, qui a tout à perdre si l’Égypte décide de négocier avec les États-Unis pour faire la paix avec Israël en échange de la restitution de son territoire, le Sinaï. Et c’est, à ce moment-là, que les Soviétiques allaient tout perdre au Proche-Orient, et leur crédibilité en jeu. Puisque le combat était inégal. Un tout petit pays de 3 millions d’Israéliens dont toute la puissance militaire a été construite par les États-Unis qui menace près de 100 millions d’Arabes dont le soutien de l’URSS est de loin inférieur au soutien américain pour Israël. Pourquoi suivre l’Union soviétique si c’est pour perdre ?

L’issue de la guerre donc ne se raisonnait pas en millions d’hommes mais en armements et en renseignement sur le mouvement des forces. C’est ainsi que la situation changea entre l’Égypte, la Syrie et l’URSS. Des armements conséquents ont été mis à la disposition de leurs alliés arabes. Et on comprend pourquoi, trois mois plus tard, jour pour jour, après l’expulsion des 20 000 conseillers militaires soviétiques, « Le 18 Octobre 1972, un communiqué commun est publié à l'issue de la visite à Moscou du Président Sadate annonce une visite au Caire des dirigeants soviétiques.  » Ce qui signifie cette fois le retour en force de l’aide soviétique à l’Egypte et à la Syrie. (2)

Reste le renseignement. Il est évident que les États-Unis comme l’Union soviétique ont la situation précise des forces de combat des deux camps et de leur mobilité en temps réel. Donc tout mouvement de troupes paraissant hostiles d’une partie ou de l’autre, ou préparant une attaque, est immédiatement perçu, et peut-être l’objet de représailles immédiates surtout par Israël. Évidemment, ce danger de guerre et les représailles à mener intéressent surtout Israël puisqu’occupant des territoires indus, et la menace omniprésente.

Mais alors une question se pose. Pourquoi lors du déclenchement de la 4ème israélo-arabe, les Américains n’ont pas averti Israël du danger de guerre imminent qui les menace ? Si le renseignement américain avait averti les Israéliens des forces armées égyptiennes massées sur la rive occidentale du canal de Suez – et les États-Unis savaient l’imminence de la guerre –, et même aurait conseillé une riposte, l’effet de surprise aurait été à l’avantage d’Israël. Et cela n’a pas été fait. On est alors en droit de s’interroger pourquoi les États-Unis n’ont pas informé des préparatifs de guerre et de l’imminence de la guerre que l’Égypte et la Syrie vont déclencher contre Israël ?
 

  1. Les Vérités sur la 4ème guerre israélo-arabe, en octobre 1973

 

 Pour comprendre, il faut se mettre à la place des Américains. Tout d’abord, en 1972, toutes leurs forces de combat avaient déjà quitté le Viêtnam, en 1972. Et, en 1973, ça a été une débâcle que les Américains, toute une grande puissance qu’ils sont, ne pourront jamais l’oublier dans leur histoire. Ceci est le premier élément.

Le deuxième élément. Ils étaient, depuis la fin des années 1960, en guerre monétaire avec l’Europe et le Japon. Déjà en 1971, les États-Unis ont mis fin à la convertibilité du dollar en or. Les crises monétaires entre les pays d’Europe et les États-Unis ont débouché sur une « impasse  ». Leurs partenaires européens et japonais, refusant d’accepter des dollars émis ex nihilo, i.e. sans contreparties productives, et se retrouvant à payer l’inflation des États-Unis, et par ce biais financer gratuitement les déficits extérieurs de leurs balances commerciales, ont décidé de passer, dès 1971, aux changes flottants. La fin du système Bretton woods aura des conséquences considérables pour les États-Unis. Ils ne pourront plus répercuter leurs déficits commerciaux sur l’Europe et le Japon comme ils l’ont fait avec le dollar convertible en or. Et, par conséquent, ils seront sommés de diminuer leur voilure sur le plan international. Et même, ils devraient revenir à la doctrine isolationniste, et, par conséquent, cesser d’être un « gendarme du monde », et mettre fin à leurs guerres dans le monde.

Le troisième élément. Il leur fallait trouver une solution à cette situation extrêmement préjudiciable dans leur guerre monétaire avec l’Europe et le Japon. Précisément, il fallait trouver un « substitut » au système Bretton Woods qui reposait sur le dollar-or. Mais comme le stock d’or américain avait fortement diminué et dont une grande partie de l’or a servi à financer les déficits commerciaux avec les pays tiers, dont une grande partie pour régler l’Allemagne, le Japon, et les autres pays d’Europe et du reste du monde, les États-Unis ont opté, en accord avec la l’Arabie saoudite, pour la facturation des exportations pétrolières saoudiennes en dollar. Une mesure qui sera étendue à tous les pays d’OPEP. Par ce substitut monétaire, les pays d’Europe, du Japon et les autres pays importateurs de pétrole seront obligés de payer l’inflation des États-Unis. Et donc, par l’achat par les pays tiers des dollars créés ex nihilo (planche à billet), les Américains pourront financer leurs déficits extérieurs.

Le quatrième élément. Il était d’une nécessité absolue que l’Arabie saoudite procèda au quadruplement du prix de pétrole pour l’absorption de la masse de dollars en excès sur les marchés monétaires. L’effet comme il a été déjà dit est de permettre aux États-Unis de nouveau de répercuter leurs déficits commerciaux sur les pays du reste du monde et de pondérer la dépréciation du taux de change du dollar. Et pour cela, il faudrait trouver une conjoncture idoine pour justifier l’annonce saoudienne du quadruplement du prix du pétrole. Quelle est cette conjoncture ? Cela va de soi. Il fallut un événement majeur qui justifiait cette décision d’augmenter fortement le prix du pétrole. Et l’événement, c’est précisément « la guerre qui se profilait entre les pays arabes et Israël.  »

Le cinquième élément. C’est le renseignement militaire. Il est évident pour que le plan étasunien fonctionne parfaitement, il faut que la guerre débute normalement, sans informer Israël de l’imminence de la guerre. Que ce n’est pas Israël qui a provoqué la guerre. En effet, si, par exemple, Israël informé de l’imminence de la guerre et avait détruit par surprise en quelques jours les armées arabes grâce à sa puissance aérienne et terrestre, cela va de soi que tous les pays arabes comprendraient que leur échec ne vient pas de la faiblesse de leurs armées, mais de l’aide massive américaine et du renseignement par le système de surveillance satellitaire spatiale. Dès lors, si l’Arabie saoudite viendrait à quadrupler le prix du pétrole, et à instaurer l’embargo contre les États-Unis, la pression de la rue arabe serait telle que les pays arabes seront obligés d’abandonner le dollar américain comme monnaie de facturation de leurs transactions pétrolières.

Et c’est ce frein qui a obligé les États-Unis non seulement de ne pas prévenir de l’imminence de la guerre que l’Égypte et la Syrie allaient déclencher une guerre contre Israël mais même ont interdit à Israël de mener les premiers une attaque surprise, préventive. Et c’est ce que les médias occidentaux ont rapporté des révélations d’Henry Kissinger. « Que Si Israël avait attaqué en premier (même de façon préventive), aucune aide ne serait venue des États-Unis. Cela fut confirmé par Henry Kissinger plus tard. »

Comme on le lit sur la Revue d'histoire 2011 : «  Compte tenu du niveau des exigences israéliennes, l’impasse était inévitable. Dans ses mémoires, Abba Eban note pudiquement que, bien que le gouvernement israélien fût d’accord sur le principe d’un retrait partiel de ses forces, « l’application de cette mesure le trouvait malheureusement assez désuni. 

Dans de telles conditions, l’idée de l’accord intérimaire fut peu à peu enterrée. La guerre trancha le nœud gordien. La gestion américaine de la guerre du Kippour obéit à quelques principes simples : empêcher l’écrasement d’Israël dans un premier temps ; puis, dans un second temps, éviter une contre-attaque destructrice et éviter aux Arabes une humiliation similaire à celle de 1967 ; enfin, en profitant des bouleversements, tant stratégiques que psychologiques, créés par la guerre, poser les bases d’un processus de paix, en évinçant, au passage, l’Union soviétique de la région. » (3)

Donc, tout a été fait pour que l’effet de surprise revienne à l’avantage des pays arabes, contrairement à la guerre des Six jours. C’est ainsi que la 4ème guerre israélo-arabe a été déclenchée par l’Égypte et la Syrie, le 6 octobre 1973, à 14 heures, alors qu’Israël était en pleine fête du Kippour (jour du Ramadan).

Le sixième élément. C’est l’extrême confiance qu’ont les Américains dans leurs forces de combat et pourquoi ils ont laissé l’Égypte et la Syrie à attaquer par surprise simultanément dans la péninsule du Sinaï et sur le plateau du Golan. En effet, pensant connaître la faiblesse des armées arabes, faiblement organisées, ils ont déduit que la riposte israélienne, avec un armement beaucoup plus performant, aura vite fait de reprendre le dessus. Le problème est qu’ils n’ont pas pris en compte quelques données stratégiques telles les pompes civiles, de simples pompes à eau qui ont rapidement emporté les fortifications de la ligne Bar-lev construite sur du sable, et jugée par les experts « infranchissable  ». Par l’eau pompée du canal et attaquant la ligne Bar-lev qui est construite sur du sable tout le long de la rive orientale du canal, et par le pilonnage massif des positions israélienne, les forces égyptiennes ont traversé le canal et défoncé la ligne Bar-lev, le premier jour même de la guerre. Le rempart des missiles anti-aérien et anti-char ont eu des conséquences désastreuses sur l’armée israélienne (air et terre). Et surtout ni les Israéliens ni les Américains n’ont compris pourquoi l’armée égyptienne pouvait changer, devenant mieux armée, plus entraînée et plus aguerrie. Ils ont pris conscience qu’un monde nouveau naissait pour les pays arabes sur le plan de la connaissance, de la maîtrise des armements et leur emploi tactique et opérationnel sur les théâtres de guerre.

Le septième élément. Comme les Etats-Unis ne pouvaient laisser en aucun cas leur protégé, Israël, de se trouver submergé par les forces égyptiennes et syriennes, ils ont prévu un pan B au cas où la guerre tournait mal pour Israël. Précisément la traversée facile de la ligne de Bar-lev par les pompes à eau et le pilonnage par l’artillerie alors qu’elle était jugée infranchissable et la forte préparation au combat de l’armée égyptienne qui a fait beaucoup de pertes israéliennes ont pris de court les stratèges américains. Et certainement le pan B a été mis en application motivé par la déroute des forces israéliennes. Le plan B américain, il est simple, il fallait à tout prix permettre le retournement de la situation. Et tous les moyens humains et matériels américains ont été mis à cet effet.

Le huitième élément. Comme Israël, l’Égypte et la Syrie sont dépendants en tout plan (armements, renseignement, etc.) de leurs protecteurs, les deux superpuissances, les États-Unis et l’Union soviétique imposèrent, le 22 octobre 1973, le cessez-le-feu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Qui deviendra effectif quelques heures plus tard.

 Le neuvième élément. En réaction au soutien américain à Israël, les pays arabes décidèrent, le 17 octobre 1973, un embargo sur le pétrole à destination des États-Unis et le quadruplement du prix du pétrole. Le prix du pétrole passait de 3 dollars à environ 12 dollars. « Le plan américain pour l’augmentation du pétrole a bien fonctionné.  » Le choc pétrolier dû au quadruplement du prix du pétrole sera suivi d’un deuxième choc pétrolier, en 1979.

Ainsi, par cette analyse, on comprend que tout n’a pas été dit sur les vraies vérités de la quatrième guerre israélo-arabe. Elle avait en fait des conséquences planétaires puisqu’elle va donner pour la première fois un nouveau souffle à l’économie américaine, et par son biais, à toutes les économies du monde. Une guerre qui, paradoxalement, permettra de dépasser les guerres monétaires intra-occidentales qui, sans l’entrée du pétrole, en tant que substitut du système Bretton Woods, le monde aurait renoué avec la dépression économique des années 1930, et un cloisonnement du monde en zones monétaires.

Arrivé à la fin de l’analyse, et les « vérités » que l’on a fait ressortir sur la 4ème guerre israélo-arabe, que constate-t-on sur le plan de la métaphysique-monde ? Qu’il y a des « Nécessités de l’histoire ». Certes un petit pays peuplé de 3 millions habitants et d’une superficie actuelle de 20 400 km2 a vaincu des pays entiers sur le plan militaire. Certes aidé par la première puissance mondiale. Mais « la Nature a horreur du vide ». Elle a vite remis les pendules à l’heure. Pour cette Nature, ce n’est pas l’Israélien, l’Arabe ou l’Américain qui prime mais l’ordre du monde, et celui-ci doit être ordonné n’en déplaise ceux qui ne s’en satisfassent pas. Et ils doivent s’exécuter parce que ce sont les lois de l’histoire. Et ce sont elles qui mènent le monde. Et l’homme, les peuples comme les puissances n’en sont que les instruments dans l’application des lois dans l’histoire

Et c’est la raison pour laquelle, au nom de facteurs extrêmement vitaux pour l’humanité, l’histoire s’oriente selon ses forces vitales, immanentes en elle-même, et transcendante au-delà d’elle-même, vers le progrès qui marque son devenir qui est le devenir du monde. 

Et cette remise à l’ordre du monde est innée, perpétuelle et tout le temps en transformation. Telle est la destinée du monde humain. Et c’est pourquoi l’histoire du monde ne l’a pas entendu ainsi, comme ont voulu l’entendre certains peuples qui, dans leur ignorance des forces de l’histoire, ont cherché à prolonger le statu quo alors que le monde est en perpétuel devenir. Et un statu quo est toujours éphémère le temps qu’il remplisse son rôle dans l’histoire.

Comme la « guerre des Six jours » devait avoir lieu, comme l’« expulsion des 20 000 conseillers militaires » devait survenir, comme le prix du pétrole devait être « quadruplé » et « son libellé monétaire devait être le dollar », parce que leur irruption dans l’histoire n’était pas fatale mais « nécessaire  » parce qu’ils relèvent d’un principe historique qui est un principe, une loi de l’histoire, pour que survienne la « guerre du Kippour » qui, à son tour, remplit un rôle pour faire avancer l’histoire, et se faisant, transformant l’ordre du monde, ouvre une nouvelle étape historique du monde. Telle est la marche nécessaire du devenir du monde.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective.
www.sens-du-monde.com

Notes :

1. L’herméneutique de la création de l’État d’Israël dans l’évolution du monde arabe. Les « Nécessités de l’histoire », par Medjdoub Hamed. Le 5 février 2019
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-hermeneutique-de-la-creation-de-212374

2. Annuaire français de droit international. Chronologie des faits internationaux d'ordre juridique
https://www.persee.fr/docAsPDF/afdi_0066-3085_1972_num_18_1_1736.pdf

3. « Judaïsme et politique étrangère Le cas de Henry A. Kissinger  » par Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2011/3 (n° 111), pages 89 à 103
https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2011-3-page-89.htm

 


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17 réactions à cet article    


  • Arthur S François Pignon 11 février 17:46

    « Telle est la marche nécessaire du devenir du monde.  »

    Le fait que l’histoire est un sens est déjà du domaine de la croyance, mais la « nécessité » donnerait à ce sens une « finalité » et donc la mise en pratique d’une intention.

    Je vous renvoie à l’excellent texte de Jacques Monod, Le hasard et la nécessité ». Si l’humanité a un destin, ce destin est biologique et rien d’autre.


    • Hamed 12 février 09:18

      @François Pignon

      Bonjour François,

      Réponse très judicieuse. Mais qu’est-ce que le destin qu’à l’humanité ? Vous dîtes :
      «  ce destin est biologique et rien d’autre. » Et vous me renvoyez à l’excellent texte de Jacques Monod, je crois qu’il a été nobélisé.

      Le préfixe « bio » vient du grec « bios » et signifie vie. Et qu’est-ce que la vie dans son sens le plus profond, ou plutôt le plus absolu et le superlatif absolu au-delà duquel il n’y a plus rien.

      Donc l’humanité a un destin de vie, les êtres humains vivent par l’essence « biologique » qui est en eux. et au terme bio est ajouté le suffixe logique. Par conséquent l’humanité est une entité vivante et évoluant logiquement. 

      Et vous dîtes et c’est très juste : « Le fait que l’histoire est un sens est déjà du domaine de la croyance, mais la « nécessité » donnerait à ce sens une « finalité » et donc la mise en pratique d’une intention.  » 

      Précisément, il y a une intention visible et invisible dans l’ « esprit de l’homme », et cette intention n’est pas figée, elle est évolutive sinon il n’y a pas d’histoire pour l’humanité. L’humanité combien même elle serait bio, elle resterait inerte historiquement parlant comme une ruche d’abeilles qui ne feraient que bourdonner sans qu’elles créent l’histoire.

      Or, l’humanité créé à son corps défendant l’histoire, et elle a des croyances. Par exemple, il y a longtemps, l’humanité pensait que la terre était plate, aujourd’hui elle a beaucoup évolué, elle sait que la Terre tourne.

      Ce qui nous amène à ce destin biologique. Les humains que nous sommes et nous ne sommes que par cette essence qui est en nous, et elle est à la fois « bio », donc vivante, et « logique », donc organisé.

      Par exemple, l’humanité est arrivé à la conclusion que la Terre n’était pas plate, mais ronde et elle tourne sue elle-même et autour de la Terre pour les besoins de l’écosystème, sinon la vie serait impossible.

      Dès lors que c’est ainsi, et qu’au fond l’homme n’a rien fait pour savoir, et que ce savoir est venu de lui-même, et non de son bios-soma qui fait qu’il n’est qu’un corps physique venu à l’existence, il y a des millions d’années dont réellement on ne connaît pas l’origine sinon les données bibliques, mais de l’essence d’un esprit qui existe en lui et dont l’homme aussi ne sait rien. Et même la Terre aurait pu rester plate si l’écosystème aurait néanmoins fonctionné, et que la Terre ne tournerait pas, nous signifierait que tout ce qui arrive et arriverait à l’humanité est soit programmé avec un certain degré de liberté, soit il y a une intention libre et raisonnée de l’univers qui fait que nous soyons ainsi. 

      Par exemple, des Sionistes qui expulsent un peuple de sa terre. Un Hitler qui cherche à conquérir le monde et à imposer la race aryenne au-dessus de toutes les races. Un communisme qui veut damer le pion au capitalisme, un impérialisme qui veut endiguer le communisme. Des pays arabes qui ont perdu tous repères jusqu’à ce que, aidé par l’impérialisme, créé une doctrine l’« islamisme » et qui n’est qu’un fourre-tout pour prendre le pouvoir.

      Et dans tous ces événements, il y a en réalité un ordre logique et nécessaire venant de l’ « Essence de l’esprit du monde »,

      Et jacques Monod, dans le « hasard et la Nécessité » écrit pages 198, 1999 :

      « La notion de cerveau et celle de l’esprit ne se confondent pas plus pour nous dans le vécu actuel que pour les hommes du XVIIème siècle. [...] Renoncer à l’illusion qui voit dans l’âme une »substance« immatérielle, ce n’est pas nier son existence, mais au contraire commence de reconnaître la complexité, la richesse, l’insondable profondeur de l’héritage génétique et culturel, comme de l’expérience personnelle, consciente ou non, qui ensemble constituent l’être que nous sommes, unique et irrécusable témoin de soi-même. »

      Et Monod n’a pas si bien dit : « Par ce bio-logique, nous sommes que nous le sachions ou non, notre propre destinée de ce qui a été, de ce qui est et de ce qui sera parce que nous sommes ainsi constitués, unique dans notre genre humain. » Sauf que nous ne l’avons pas compris suffisamment. Et ce sera à l’histoire de nous le faire comprendre.

       


    • Massada Massada 11 février 18:53

      Je vous la résume en 3 phrases.

       
      « On va détruire Israel »
      « Aye caramba, encore raté »

      « On signe la paix avec Israel »


      • Hamed 12 février 09:21

        @Massada

        Signer la paix avec Israël, ou Israël signera la paix sera inévitable. C’est dans les gènes même dans l’histoire. Tout est une question de temps et si possible avec le moindre casse possible si l’Histoire le permettra.


      • OMAR 13 février 09:11

        Omar9
        .
        @massacrada
        .
        Le Mal et sa laideur existent depuis la nuit des temps.
        .
        Bien qu’il soit continuellement combattu et vaincu par le Bien, il a cette résilience, et donc cette faculté de se reconstituer sous d’autres formes, couleurs ou idéologies.
        .
        Hier, c’était les vandales, les Huns, les esclavagistes, les fascistes, les nazis, les afrikaners racistes...
        .
        Heureusement, et pour le bien de l’Humanité, toute cette racaille, tous ces barbares furent terrassés, et dans leur majorité, éradiqués.
        .
        Il en sera de même pour les tenants de ce sionisme abjecte et inhumain.
        C’est juste une question de temps....


      • Christian Labrune Christian Labrune 11 février 21:56

        Aujourd’hui, je ne sais quel chef de guerre iranien, dans le cadre du quarantième anniversaire de la révolution islamique, déclarait que si l’Amérique attaquait demain l’Iran, l’armée des mollahs raserait immédiatement Haïfa et Tel Aviv !

        Ah, les cons ! Et dire que c’est avec ces gens-là que l’Europe s’est acoquinée pour achever de nous déshonorer !

        D’autres, depuis soixante-dix ans, se sont déjà bien souvent risqués à de pareilles menaces. Il n’a pas tardé à leur en cuire, et c’était justice.

        Je n’ai pas lu l’article. J’en ai ras-le-bol de lire des inepties sur Israël. racontées laborieusement par des gens qui n’y entendent rien du tout.


        • Raymond75 12 février 07:27

          @Christian Labrune

          Heureusement Massada, Labrune, Daesh, Zak5 et Galilée sont toujours présents pour nous expliquer le monde selon Israël  smiley


        • Massada Massada 12 février 07:44

          @Christian Labrune
           
          Pas lu l’article non plus, inutile.
          Tous ces gens n’ont jamais mis les pieds en Israël et pensent etre des experts !
          Ils se prennent pour des chirurgiens parce qu’ils ont vu des épisodes de la série TV Urgence.
           
          Heureusement pour eux que le ridicule ne tue pas


        • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 12 février 10:11

          @Massada

          Se prendre pour un chirurgien en regardant la merde americaine , est a peine plus idiot que de se prendre pour un généraliste en regardant michel cymes .
          Tout aussi ridicule que de se prendre pour un pro des fusé en regardant michel chevalet qui oubli de nous dire comment on as copier les V2 pour rearmer la france apres guerre .... 

          Ici il n’ y a pas d’ acte antisémite , car il n’ y a ni sioniste ni dhihadiste .
          Il n’ y as que des ruraux ardechoix de coeur qui s’ entraide jour et nuit .

          vive la république d’ ardeche-drome lol smiley


        • Massada Massada 12 février 10:17

          @Cyrus
           
          Je ne connais pas l’Ardèche, ça doit etre sympa mais je ne sais pas si je supporterais les hivers. smiley
          C’est bien une communauté qui s’entraide, ça commence à se perdre en Israel dans les grandes villes du moins.


        • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 12 février 10:32

          @Massada

          Tu supporterais tres bien , ce n’ est pas non plus l’ alaska , on as a peine plus froid que dans le neguev la nuit (-15) , l’ humidité est gommé par la neige .

          Mais surtout , les guerre de religions ont écrémé ce « racisme » religieux , les gens travaillent ensemble pour le bien comun du village et non pas d’ une seule comunautée .

          Toi qui est militaire , tu y trouverais un esprit de « corp » sur lequel on peut s’ appuyer 
          Israel ne va pas si mal , c’ est plutot l’ expansion qui est bloqué par la geopolitique actuel .

          Pour lutter contre le rechaufement climlatique , il est temps de ramener de gros glacon des pole , vers les desert israelien et saoudien , on accederais au ressource de l’ antartique , et on donnerais des millier d’ hectare au moyen orient pour batir un « nouvel eden » productif et pacifique.

          Allez courage l’ amis , l’ hiver est bientot finit , bientot la saison des cote de boeuf au BBQ


        • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 12 février 10:47

          @Massada

          Dans le racisme ordinaire , je vais t’ en raconter de bien bonne sur l’ europe .
          Tu comprendra mieux ainsi le probleme du racisme en france .

          Nous nous disputons avec nos voisin italien , nationaliste et fortement antifrancais.
          Nos frontalier , sont mal acceuillis en italie , mais le gouvernement italien exige que les frontalier italien puisse etre bien acceuillis alors meme que les francais n’ en veulent pas .

          La situation n’ est guerre meilleur avec les espagnol , les suissie , les allemand ou les belge (ou meme les anglais , qui veulent le beure , largent du beure et une pipe de la cremiere ?).

          Comment veut tu qu’ on cree une europe la dessus sans renforcer nos destiné nationale et en cultivant nos difference avec les americain , les moyen orientaux , les russe ou les asiatique . , 

          Meme a l’ interieur du terrictoire francais , il y a des « concurence » etnique et societal entre region , departement et meme village .... des querelle de clocher .


        • Massada Massada 12 février 10:57

          @Cyrus
           
          oui, j’ai lu qu’il y avait de fortes tensions entre la France et l’Italie.
          Tout le défis des européens est de s’unir sans perdre les identités locales.
          Sans doute qu’une Europe des nations ou plus ambitieux une Europe des régions serait à construire.


        • Cyrus (TRoll de DRame) Cyrus 12 février 11:27

          @Massada

          La france aussi a ses tord , certain membre des « brigade rouge » sont protéger malgres le meurtre de civil .
          Alors meme que nous avons mit en taule les membre d’ action directe ou plus recement les saboteur de jarnac .

          Sans coherence , il n’ y as pas de respect entre pays


        • machin 12 février 07:19

          Bel article que l’on peut, résumer par :

          L’on ne peut être trahi que par ses amis...

          Concernant les USA, plus que tout autres pays, il n’y a aucun exemple d’un traité, ou d’une alliance qu’ils n’aient pas trahis.

          C’est tout simplement indéniablement historique.


          • Hamed 12 février 08:28

            @machin

            C’est vrai ce que vous dîtes, les Israéliens ne savent pas qu’ils sont instrumentalisés par leurs coreligionnaires américains. Et s’ils le savent après coup, ils ne peuvent rien faire parce que c’est ainsi la politique internationale.

            Et puis Israël, un tout petit pays ne peut gagner à tous les coups. Surtout que le monde avance, et un Israélien est tout compte fait est un humain. Comme l’arabe, l’européen, l’américain. Ils ont, comme on le dit chez nous, tous neuf mois dans le ventre de leur mère.

            Il n’y a pas de grandes différences. On n’a voir que la civilisation arabe a été une grande civilisation, aujourd’hui, les Arabes sont très en retard et dépassé dans tous les domaines. Je pense même dans le mensonge humain.

            En Occident, le « mensonge humain » est devenu « scientifique », et « impalpable ». Les humains que nous sommes n’y voient que du feu. Pourtant, il est impalpable. Pour cause les « quantitative easing » qui passent comme des lettres à la poste.

            Et pourtant c’est une « science », ou plutôt une trouvaille de la science économique juive. Il faut leur tirer néanmoins chapeau parce cette trouvaille était et est nécessaire. Et l’Occident tout entier doit les remercier. Parce qu’ « ils ont sauvé économiquement l’Occident. »

            Merci pour le post


          • OMAR 12 février 20:34

            Omar9

            .

            Bonsoir @Hamed : « Sadate, obstiné, lança le 14 octobre une attaque concentrée. Celle-ci se révéla un échec cuisant. »

            .

            Vous avez oublié un élément fondamental dans cette guerre de 1973 : l’arsenal nucléaire israélien.

            Quand Moshé Dayan annonça à la Knesset la destruction par l’Égypte de mirages israéliens et le percement de la ligne « Bar-Lev », et, par conséquent une possible défaite militaire, l’entité sioniste a instantanément programmé l’utilisation de l’arme nucléaire contre les pays arabes.

            Israël demanda le consentement des USA qui se fit plaisir d’informer l’URSS de cette intention.

            Les russes avertirent Sadate tout en fournissant à l’Égypte des missiles à ogives contenant des déchets radioactifs.

            .

            Donc, la décision de Sadate n’émane surtout pas de son « obstination », mais plutôt d’un calcul machiavélique concocté avec les américains : équilibrer les forces armées en présence, en vu d’un arrêt des combats, les américains garantissant la récupération pacifique, après accords de paix, du Sinaï, par l’Égypte

            .https://www.letemps.ch/monde/israel-avait-prevu-dutiliser-larme-nucleaire-cas-debacle-militaire

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