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Accueil du site > Tribune Libre > LA VIE DE CHATEAU - Volet n° 1

LA VIE DE CHATEAU - Volet n° 1

LA VIE DE CHATEAU – (1)

Qu’ils soient renommés ou moins connus du grand public, les châteaux, massifs ou élancés, élégants et raffinées, où l’harmonie le dispute à la fantaisie et l’imagination, incarnent la « grande et la petite Histoire de France ». A travers cette série d’articles, pérégrinons donc à travers le temps.

la vie de chateau volet 1 {JPEG}

Je commencerai d’abord, avant de rentrer dans le vif du sujet, par rendre un vibrant hommage à tous les constructeurs, architectes, maîtres-compagnons, compagnons, ouvriers, etc. qui portèrent les métiers d’art à leur plus haut degré de perfection et participèrent à la richesse patrimoniale de la France. Ces monumentaux chefs-d’œuvre, des plus complexes aux plus simples, des plus hardis aux plus austères, ont donné à notre pays un visage particulier. On ne peut mettre le pied sur le sol français, sans s’enquérir immédiatement dans un souci de curiosité avide et de désir inconscient de luxe, de grandeur et de volupté visuelle, de quel château ou demeure, ou castel ou gentilhommière, l’on pourrait bien remplir ses yeux avant de repartir. Plus de 10 000 châteaux ! Le choix est prodigieux.

Nous avions, à ce titre, en France, toutes les matières premières à disposition pour mener à bien leur achèvement : la pierre, l’ardoise, la tuile romaine, la brique, le silex, le granit, le fer, le bronze, le bois rustique et rude, les essences les plus fines et les plus rares, l’ardoise, le calcaire. Quant au marbre, il fut importé d’Italie et d’Espagne, taillé, poli ; des cohortes de sculpteurs italiens ou espagnols, depuis le Moyen-Age traversaient les Alpes ou les Pyrénées pour joindre leur art inégalable à celui des compagnons du tour de France. De cette immersion dans le monde de la construction autochtone, ont jailli des tourbillons de savoir-faire hérité de la riche Antiquité gréco-romaine par des techniques précises que j’énumérerai plus avant.

Nous avons tout ! A commencer par l’art du vitrail, maîtrisé par les maîtres-verriers coloristes. Nombres de vitraux ornent nos églises avec l’art sacré, mais aussi les châteaux. Ils furent ces mosaïques de verre qui tranchaient avec la nudité de la pierre comme des éclats célestes, des bouts de ciel, ou de feu.

 L’art de la tapisserie que nous avons disputé aux Flamands passés maîtres dans le tissage de monumentales tentures qui servaient à masquer l’aride ordonnance de la pierre de taille dans les couvents, les abbayes, les châteaux. Les tisserands produisaient de monumentales tentures qui, petit détail amusant, tendues dans les longs couloirs interminables des châteaux, servaient parfois de pissotières occasionnelles, avant de pouvoir atteindre le pot d’aisance.

Car la vie de château aux temps jadis, n’offrait que peu de confort où l’hiver poussait ses rudes frimas à l’intérieur, des coursives aux chambres, en passant par les grandes pièces où se réunissaient les familles.

Pourquoi tant de châteaux dans notre pays ? Pourquoi ont-ils été construits ? Par qui ?

Ils furent les symboles de la réussite seigneuriale. Au Moyen-Age, le château représente le ventre, l’épicentre de la vie féodale, le pivot des « institutions vassaliques ». Il fait office à la fois de forteresse militaire et de logement civil. Il domine par ses positions géographiques – souvent en hauteur. Les temps sont troublés, les grands féodaux veulent marquer leur prédominance sociale et territoriale. Il est la marque fidèle de la puissance du seigneur : le suzerain. Or, petit à petit les pouvoirs des suzerains vont s’éroder, ils perdront de leur puissance et n’auront plus l’apanage « d’établir l’ordre sur la notion d’État », privilège hérité de l’Empire romain. En effet, le roi Philippe-Auguste (1180-1223) va sans cesse empiéter sur les grands domaines féodaux. La dynastie capétienne amorcera contre la grande féodalité, des luttes décisives. Philippe Auguste sera le premier à assurer l’idée d’unité territoriale et monarchique de France, il organisera le domaine royal par baillages, sénéchaussées et prévôts, réduisant du même coup, la prédominance des domaines des grands feudataires. Pour cela, il convoquait régulièrement l’assemblée des pairs et des grands officiers et fit instituer la quarantaine-le-roi. C’ est-à-dire la prescription de 40 jours entre la déclaration de guerre entre seigneurs et le début des hostilités.

Les grands suzerains se mettent à déléguer à leurs vassaux qui, à leur tour, prennent de la puissance. Jusqu’au XIe siècle, le vassal n’avait pas le droit de se faire construire un château, privilège du suzerain : « Le vassal dispose de l’usufruit des terres ».

A partir du XIe siècle, les vassaux accèdent au droit de succession héréditaire des fiefs. Ils prennent de la puissance et la mettent à profit pour imiter le suzerain, par les divers droits de ban, d’ hérédité et exercice de la justice, nouvellement acquis. Ces vassaux deviendront de redoutables adversaires et concurrents des rois que la politique énergique et sans scrupules de Philippe IV le Bel – 1285-1314 – réussit à assujettir. Il aura pourtant fort à faire avec deux vassaux redoutables : le duc de Guyenne et le duc de Flandre, ainsi que les Templiers). La politique des Capétiens a toujours été attachée à la centralisation de l’État, où le souverain l’emporte sur le suzerain et le propriétaire seigneurial, capitale Paris, tandis que dans les Provinces les prévôts, baillis et sénéchaux assurent les services publics et concentrent dans leurs mains les pouvoirs de justice, de finance et militaires.

Dans toutes les Provinces du royaume de France, les vassaux, pourvus de ces droits désormais héréditaires, de plus en plus indépendants et riches, se font construire des châteaux et payent de leurs deniers des compagnies de soldats mercenaires pour en assurer la défense. Puisque le droit héréditaire leur a été accordé, leur nom et la terre se transmettront de génération en génération. « Ce système sera le garant de la conservation du patrimoine pendant 10 siècles ». Ce, jusqu’à la Révolution.

Étymologie du mot château.

Il tire son origine du nom romain Castellum. Au départ, à vocation militaire et défensive, il est massif et les conditions d’accès, à dessein, escarpées, difficiles. Les constructeurs privilégient l’éperon rocheux, la butte, boudent la plaine trop accessible en cas d’invasion. Haut-perchés, ils bénéficient d’une vue imprenable sur tout le pays, en cas d’incursion ennemie et ils pensent en tirer le meilleur bénéfice du point de vue de la défense.

Le principe de construction.

Il est établi une bonne fois pour toutes pour tous les châteaux du Moyen-Age. La pièce maîtresse c’est le donjon où réside le seigneur, « symbole de sa puissance et la retraite ultime, en cas de danger ».

Les moyens de défense.

Par la conception dans la construction, par l’épaisseur des murailles, par la présence de fossés – les douves - il offre à son propriétaire un gage de sécurité.

Les armes.

D’abord rudimentaires, au fil du temps elles vont se perfectionner et à partir du XIIe siècle les moyens de défenses s’adapteront aux nouvelles armes.

Dès le retour des croisades, les chevaliers s’inspirent des villes fortifiées de l’Empire d’Orient comme celles de St-Jean d’Acre, Damas, etc. Des places fortes, qui, pour êtres prises demandaient des moyens militaires ou de ruser soit par les famines, les sièges, les infiltrations, etc.

Ils en ont aussi tiré la leçon que « cent hommes derrière de bons murs peuvent tenir tête à des milliers d’assaillants ».

C’est la raison pour laquelle, les premiers châteaux construits au Xe siècle sur des bases de bois et de palissades de rondins, les étages reliés entre eux par des escaliers de bois, disparaissent au profit exclusif de la pierre exploitée dans les nombreuses carrières et les productifs filons du royaume. Notons aussi l’occasion pour les seigneurs propriétaires de ces carrières, de s’enrichir encore plus.

Ce sera le règne de la pierre de taille montée sur d’énormes talus avec une « double enceinte de murailles crénelées, donjons et leurs bailles, tourelles et chemin de ronde... ».

Les batailles se feront « autour des châteaux », moins vulnérables que les forteresses du temps des mérovingiens, et, les judicieuses machines de l’Antiquité vont ré-apparaître, modernisées par de nouvelles techniques comme le trébuchet par exemple.

Trébuchets et mangonneaux.

Ces machine de jet, de la famille des catapultes, vont envoyer violemment sur les assaillants toutes sortes de projectiles comme des boulets de pierre, de fer, y compris des cadavres d’animaux domestiques, des gros bouchots de paille enflammée et pourquoi pas, des « plénipotentiaires vivants ».

Les mercenaires.

On les appelle les « sergents » - (Déformation du mot serviteur ou servant).

Les armures.

Seuls les seigneurs portent la riche armure de facture de métal, lourde et malaisée à porter. Mais elle protège. Les sergents, eux, portent sur la tête, le bassinet, sorte de casque protecteur, ainsi que des armes dont je dresse ici la liste : les haches, les massues généralement renforcées de métal, piques, coutelas, javelots, hallebardes, épées longues et courtes, arbalètes.

Le rôle de l’armure.

Elle distingue son porteur des autres soldats, elle est une marque sociale distinctive du seigneur par rapport aux soldats qui se contenteront de la cote de maille. En effet, ces armures sont chères. Leur fabrication est complexe et demande un très grand savoir-faire.

Elles sont forgées dans le fer et sur mesures, «  dans le meilleur métal, un étincelant habit de guerre qui ne paralyse pas rigoureusement son propriétaire. De plus en plus enfoui sous les plaques, les tampons et les chiffons, l’homme ressemble à un homard, ou à un automate capable d’un nombre de mouvements restreint. Il attache ses armes afin de pouvoir les rattraper si elles lui échappent des mains ! Sous le poids de cette armure, les seigneurs écrasent leurs percherons...  »

La monture caparaçonnée est considérablement alourdie mais constitue un véritable char d’assaut. Lancée au galop, elle devient avec son cavalier de redoutables armes en mouvement. Les chocs sont terribles dans les mêlées où s’affrontent les cavaliers et se désarçonnent. Lorsqu’ils ne tombent pas de leurs montures, les combattants en descendent pour se livrer à des corps à corps sans rémission. Les blessures sont irrémédiables, entraînant des gangrènes et la mort. Dans ce genre de batailles, les prisonniers sont nombreux, car un chevalier qui tombe à terre avec sa monture, ne peut plus se relever. S’il n’est pas tué, il est contraint de se rendre, il peut racheter sa liberté en versant une rançon, généralement élevée.

Les tournois.

Portés en haute estime par la caste seigneuriale de l’époque, ils font partie intégrante de « l’art de la guerre » dont ils s’inspirent. Entre les affrontements sur un champ de bataille et une joute en arme sur une lice de tournois, il n’y a de différence que dans les armes employées.

3000 chevaliers sur toute la période de cette mode frénétique seront engagés dans les tournois. La littérature courtoise contribuera à leur donner leurs lettres de noblesse. Littérature à son tour très prisée au XIXe siècle, lorsque les auteurs de romans de chevalerie revisiteront ces épiques récits et les vertus martiales du Moyen-Age. Au XXe siècle, les cinéastes en donneront, ensuite, des scènes marquantes et célèbres où gracieuses et belles dames répandaient autour des lices d’affrontements des preux chevaliers, leurs cillements d’yeux énamourés et leur effroi devant les chocs brutaux. Portrait légèrement édulcoré d’une chevalerie qui ne manquait ni de courage, ni d’ardeur, sous l’empreinte d’une foi ardente. Les historiens contemporains ont donné de cette époque une vision injuste, la taxant d’obscurantiste, alors qu’elle fut tout autant flamboyante à bien des égards, ne serait-ce que par l’application des « codes d’honneur » acquis dans la chevalerie, perdue depuis, au fil du temps par nos contemporains. Ne négligeons surtout pas de cette époque, les trésors architecturaux qu’elle a produits.

C’est une époque à la fois d’un condensé de fougue et de douceur, d’idéal de foi également puisque les femmes et les hommes de ces temps jadis s’abritent derrière la bannière de la chrétienté. On arguera que ce fut par ignorance et superstition, quoiqu’il en soit, les « portes du ciel  » étaient pour eux la seule porte de sortie possible après une vie tapageuse et de nombreuses turpitudes.

Nous nous garderons donc de bien vouloir les juger à l’emporte pièce, défaut majeur de notre époque actuelle, sans essayer de nous pencher intelligemment sur leur mentalité déroutante pour nos contemporains.

La vie quotidienne des châteaux va évoluer.

Des témoignages par les enluminures et les textes n’en donnent qu’une idée malheureusement incomplète. Mais nous pouvons malgré tout retracer le quotidien des seigneurs et de leur entourage familial, social et militaire, en élaguant bien entendu les images d’Épinal laissées par les conteurs, les chroniqueurs où le Seigneur est paré de toutes les vertus ; de la piété et valeur humaine et spirituelle, vêtu magnifiquement de brocards et de velours, adeptes de plaisirs fins, de spectacles de jongleries.

La réalité est tout autre. D’abord parce que animaux et humains cohabitent dans ces espaces. Les conditions de vie sont austères, rudes et sans confort. Pour la plupart chasseurs, ils sont « sales et puants » comme les décrivent certains historiens, d’autres seront plus modérés pour nous en parler, mais ils reconnaissent que ces femmes et ces hommes, ignorant les conditions d’hygiènes qui viendront bien plus tard, se vêtent et se nourrissent de manière rustique. Ils chassent et mangent beaucoup, de préférence un régime carné, de viande et de gibier qui échauffe le sang, de produits conservés dans la saumure et de quelques légumineuses et céréales. La gastronomie n’existe pas encore, elle ne viendra que vers le XIIIe siècle, avec des nouveautés ramenée d’Orient, d’Afrique et d’Asie mineure, ce qui changera radicalement les habitudes alimentaires.

Physiquement, ils sont vigoureux, plutôt trapus d’apparence, 1 m 70 en moyenne, pour les plus grands de taille comme en témoignent les armures conservées dans les châteaux et les musées. Ils sont robustes, taillés en force et endurants, caractéristiques des populations contraintes d’affronter des conditions atmosphériques rudes et de vie difficile, où la notion de confort n’existe pas encore. Femmes comme hommes. Peu ou très mal chauffés l’hiver, ils portent des vêtements épais et par dessus des vêtements de velours ou de laine épaisse, des fourrures pour se protéger du froid, hommes, femmes et enfants. Leur existence est brève, autour de 40/45 ans chez les hommes, les femmes bien plus jeunes, puisqu’elles meurent en couches bien souvent. La mortalité infantile est répandue. Mais une sélection naturelle s’opère.

La période des croisades va apporter quelques changements.

L’on va importer d’Orient quelques modifications quant aux habitudes alimentaires, avec les épices, mais aussi avec le bain chez les plus fortunés, dans lesquels on rajoutera des parfums aux fragrances de fleurs ou de musc.

XIIIe – XIVe siècle.

Nous assistons peu à peu, à une évolution des mœurs et des habitudes où la littérature courtoise fait son apparition dans les cours d’amour : de preux chevaliers déclament à leur dame de cœur, des poèmes raffinés. Nous entrons directement dans la période dite de première renaissance.

XVe siècle.

Les guerres d’Italie qui vont précipiter le cours forcé de l’Histoire.

Sources  :

Encyclopédie Quillet, Alpha, Larousse, Nouvelle Encyclopédie Larousse – Editions 1957.

Les citations mentionnées en italique ont été puisées dans des textes de Georges Conchon, d’Alba de Céspedes, Martine Hérold.

Philippe Auguste de Jacque Levron. Editions de Crémille.

 

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93 réactions à cet article    


  • pierre 27 janvier 17:44

    Bientôt la tour d’Emile Mourey ?


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 18:46

      @pierre

      Bonsoir, pourquoi pas si Mr Mourey nous donne des informations sur l’architecture de son chateau. 




    • @Nicole Cheverney

      il y a pas mal d’ info sur google maps ainsi qu’ au cadastre.

      Voici quelqeu photo d’ un joli bijoux dans un ecrin de verdure , 
      sauver pour le moment , mais qui meriterais peut etre un peut plus de subvention pour retrouver sa gloire d’ antan .

      https://image.noelshack.com/fichiers/2021/04/5/1611879569-gros-plan-3d.jpg

      https://image.noelshack.com/fichiers/2021/04/5/1611879602-vue-du-ciel-taisey.jpg


    • @Emile Mourey

      en vous saluant en passage .


    • Bendidon Bendidon 27 janvier 18:21

      Bonjour Nicole je crois avoir reconnu le chateau de JOSSELIN (Bretagne)

       smiley


      • Bendidon Bendidon 27 janvier 18:24

        @Bendidon
        En face un magnifique hotel, l’hotel restaurant du chateau
        Avec comme apéro un excellent négroni (gin, vermouth rouge et campari)
        C’était le bon temps smiley


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 18:45

        @Bendidon

        Bonjour, effectivement il s’agit du chateau de Josselin en Bretagne sur lequel je reviendrai plus en détail dans mes prochains volets. Je l’ai choisi en illustration en tête d’article car je le trouve d’une grande harmonie au niveau des proportions. Et j’aime particulièrement les tours et la forme de leurs toitures. Merveilleux. 
        Bien à vous.


      • Fergus Fergus 27 janvier 19:31

        Bonjour, Bendidon

        Une photo assez ancienne de Josselin, en effet. 
        Superbe château, mais aussi très jolie ville, riche en maisons médiévales. Qui plus est, une situation en bordure de l’Oust qui la rend très agréable. 
        Une ville très prisée des Britanniques. Il y d’ailleurs eu longtemps une librairie anglaise qui a malheureusement fermé il y a 2 ou 3 ans.


      • Fergus Fergus 27 janvier 19:44

        Bonsoir, Nicole

        « Pourquoi tant de châteaux dans notre pays ? » écrivez-vous. Ce à quoi je serais tenté d’opposer cette question : Pourquoi si peu de châteaux (médiévaux) dans notre pays ?

        La faute à Richelieu qui, pour renforcer la puissance royale, en a fait raser des dizaines, à l’image de celui de Carlat (Cantal), une sacrée forteresse dont il ne reste rien des... 2,5 ha de fortifications.

        Mais ceci est une longue histoire...


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 19:53

          @Fergus

          Très longue en effet, et j’y reviendrai. Effectivement, il reste peu de chateaux forts, c’est un grand dommage pour notre patrimoine. Richelieu aimait les manières fortes et c’était un homme d’une grande rigidité, comme le démontre ce grand portrait de lui, au Louvres, représenté en otge cardinalice. 

          Cependant, il nous reste encore quelques trésors, notamment dans le midi, avec le chateau de Tarascon, très particuliere énorme forteresse intacte, au bord du Rhône. Elle serait d’après les historiens la copie exacte de la Bastille. Amusant.


        • velosolex velosolex 28 janvier 16:06

          @Fergus
           J’ai visité énormément de châteaux quand les enfants étaient petits.
          La citadelle de seyne les alpes leur proposait un questionnaire à remplir. « Quel est le point faible de l’ouvrage »...Trop facile, un gamin trouvait facilement la réponse : Une colline surplombe les fortifications, et il est très difficile alors à défendre, surtout face à des machines de guerre...Vauban qui avait commandé la forteresse avait piqué une sainte colère, en venant la visiter.... 
          Le chateau Gaillard en Normandie, possession alors anglaise, construit par Richard Cœur de Lyon, dans une boucle de la seine, près des Andelys, présentait lui aussi des faiblesses structurelles, mais qui avaient été astucieusement renforcées.
          Mais Jean sans terre, son frère, qui prit la succession, après la mort de Richard, trouva l’ouvrage trop austère, et pensa pertinent de lui greffer une chapelle, accolée au mur d’enceinte intérieur, et perça les murailles de fenêtres en ogives, pour avoir de la lumière. 
          Ce qui fut une aubaine quand Philippe Auguste attaqua....C’est bien d’avoir dieu de son coté, mais il vaut mieux réserver la déco aux temps de paix. 


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:09

          @velosolex

          Bonsoir et merci de votre éclairage historique.

          Voilà ce que pense G. Conchon de Ch. Gaillard « Les ruines de Château-Gaillard illustrent l’échec exemplaire, affligeant, de la technologie avancée. Formidable talutage du donjon pour catapulter sur l’assaillant toute masse tombant des mâchicoulis, enceinte intérieure en éllipse, dite »chemise« maçonnée de sorte que les archers puissent croiser leurs tirs sans l’ombre d’un angle mort, on n’en finirait pas d’énumérer les dispositifs encoe jamais vus en Occident que Richard Coeur de Lion voulut de ce promontoire. » 

          Sauf que, Richard Coeur de Lion copiant sur les forteresses franques de Syrie, manqua de génie car il fit concevoir tout cela dans la rage et la précipitation, la croyant imprenable. 

          Bien sûr, tout cela fut construit à toute vitesse, — en 1 année  et comme s’intérroge G. Conchon : « à quelles cadences pour l’ouvrier, sous quels fouets ! — il l’êût, son chateau-piège, son arme absolue ! A l’usage, un fiasco ! »

          Les François « entrent par la fenêtre des latrines ! Et plus rien ne marche ».
          La garnison s’empêtre dans le techniques de pointe". 


        • Et hop ! Et hop ! 30 janvier 12:57

          @Fergus

          Ce n’était pas pour renforcer la puissance royale, c’est parce que ces châteaux étaient très peu gardés, et que pendant les guerres de religion des bandes calvinistes (comme le baron des Adrets ou le capitaine Merle) les prenaient, s’y installaient, puis pillaient les églises et rançonnaient les habitants des environs pendant des mois. Il fallait alors qu’une armée royale viennent les assiéger ou que les gens du roi proposent de racheter le château en échange d’un sauve-conduit pour allerse réfugier à Genève

          Après les guerres de religion, les fortifications des châteaux sont devenues inutiles.


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 19:46

          Bonsoir Fergus, la photo est ancienne, elle date de 1975, en effet. Je me réfère souvent à des sources qui datent, mon regretté père m’a laissé un joli stock de livres d’art. Bonne soirée. 


          • alinea alinea 27 janvier 19:47

            J’ai toujours été époustouflée par les horreurs que l’humanité a vécues ! C’est bizarre mais, justement, cette armure, ce cheval, cette chute et cette impuissance qui te laisse crever, m’ont toujours apparu comme le comble de la folie humaine.

            Par ailleurs, j’ai vécu de nombreuses années à l’ombre de ce château cévenol, et quand on clique sur son nom, on ne trouve, exceptée cette image, juste les prix de locations, de chambres ; tourisme quoi !! Il appartient, à ce que j’en sais, à un avocat nîmois.

            Ce château se trouve au pays des lauzes, ces ardoises grossières qui, pesant des tonnes, nécessitaient des charpentes de châtaigniers, mais qui ne craignaient pas le poids de la neige !!

            Châteaux de Lozère : Château du Poujol

            Merci pour ce premier volet ; en attente du second et d’autres voyages !


            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 19:58

              Bonsoir Alinéa, 

              Comme je l’écris dans mon article, nous avons tendance à regarder l’histoire avec nos yeux modernes. Mais je dois avouer que le harnachement des soldats avec l’armure était assez rocambolesque. Si on réfléchit bien, les tenues des soldats actuellement sont aussi lourdes, massives, laides et celles des policiers s’inspirent des armures, moins lourdes mais pas plus confortables. 

              Merci pour ton témoignage et ton lien, chère Alinéa, je m’accorde encore deux jours pour envoyer les volets 2 et 3 et les autres... Bonne soirée.


              • Xenozoid Xenozoid 27 janvier 20:12

                @Nicole Cheverney

                d’ailleur la plupart n’utilisait pas les épés ils avaient deux dagues pour passer entre le joint de l’armure


              • Xenozoid Xenozoid 27 janvier 20:15

                @

                je suis né a fougeres avec son chateau, mon oncle était le guide (+-80) j’y ai vu mes plus beau clair de lune


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:16

                @Xenozoidi 

                Bonsoir, détail très intéressant, car il semblerait que les épées courtes aient précédé les épées longues réservées aux chevaliers. Merci pour ce renseignement. 


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:20

                @Xenozoid

                Peut-être que je rajouterai un texte supplémentaire réservé à ce chateau. 


              • @Nicole Cheverney

                non non , pas non plus des glaive , 
                plutôt des misericorde , c’ est une arme de pointe pas de taille smiley


              • @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

                la main gauche etait souvent occupé par l’ arme du meme nom ..
                https://fr.wikipedia.org/wiki/Main-gauche


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:26

                @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

                Bonsoir, les « miséricordes » étaient les armes du dernier recours, au moment où le combattants, à terre, se trouvait pratiquement vaincu. J’en parle dans mes prochains volets. 


              • alinea alinea 27 janvier 20:35

                @Nicole Cheverney
                Les robocops qui nous servent de sadiques justiciers, sont pitoyables aussi ! On n’évolue guère hein !
                je te suis !!


              • @Nicole Cheverney

                Bonsoir nicole , 
                en fait c’ est très relatif , et ca dépend des époque ...et des régions
                l’ avantage de ces lame fines est de contrer des armure en s’ insérant entre les plaque et a travers les cote de maille ....mais elle sont bient plus vielle que l’ invention des armure et effectivement servait a a pas mal d’ autre usage , dont achevé les blessé et agonisant . 

                De même face aux cavalier , on utilsait souvent des fauchard pour couper les jarret des chevaux https://en.wikipedia.org/wiki/Fauchard

                Bon courage pour l’ écriture des suivant , je repasserais vous lire .


              • @alinea

                bonsoir egalement alinea


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 janvier 20:40

                @Nicole Cheverney . Bah les longbow anglois ont réglés le problème a Crecy en Ponthieu puis Azincourt pour le deuxième effet kiss cool , plusieurs décennies après. Con comme un chevalier français ...


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:52

                @Aita Pea Pea

                Bonsoir, avec l’utilisation des flèches, ils ont vaincu les François. J’y reviendrai.


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:53

                @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

                Avec plaisir. 


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:58

                @alinea

                Une différence tout de même, c’est l’esprit chevaleresque qui animait certains. Ils n’étaient pas tous des soudards ou des gens sans pitié. Il y avait vraiment au sein de la chevalerie, un esprit. 
                Par exemple, aujourd’hui cet état d’esprit a pratiquement disparu. Et c’est bien dommage, avec la technocratie. Les militaires sont devenus des technocrates, de plus en plus, avec les tares attachées à tous les régimes technocrates. L’armée n’a pas été épargnée. Il y a une différence flagrante entre les anciens et les actuels. 


              • alinea alinea 27 janvier 21:54

                @Nicole Cheverney
                Oui ! évidemment ! je m’étais laissée aller à la vision de la tenue ! mais ce qui est dedans, rien à voir !


              • Fergus Fergus 28 janvier 09:10

                Bonjour, Nicole Cheverney

                « le harnachement des soldats avec l’armure était assez rocambolesque »

                A noter que les simples soldats qui constituaient l’infanterie ne portaient pas d’armure, tout au plus une cotte de maille.

                A propos d’armure, si cela peut vous intéresser, j’ai relaté en 2015 le déroulement d’un fameux duel médiéval :
                Un duel légendaire : Du Guesclin contre Cantorbery.


              • Fergus Fergus 28 janvier 09:14

                Bonjour, Xenozoid

                Si vous évoquez Fougères, vous allez faire venir Mélusine (la nôtre, pas la fée). smiley

                Superbe château, Fougères, et très belle ville où je prends plaisir à retourner de temps à autre (j’y étais encore cet été avec mes petits-enfants).


              • osis 28 janvier 15:17

                @Fergus

                « A propos d’armure, si cela peut vous intéresser ...blablablabla »

                On avait dit : << Pas de réclame>>


              • velosolex velosolex 28 janvier 15:48

                @Aita Pea Pea
                As tu le dimanche de Bouvines, de Duby ? La sociologie du moyen âge au coeur de la bataille. Formidable fresque. Je me souviens du vieux prince du Luxembourg, 80 ans, hissé sur son cheval ,pratiquement aveugle, les membres enchainés à deux chevaliers pour guider ses gestes, et son fléau d’armes....Sa dernière bataille...

                extrait de ce livre somptueux. Duby, un historien et un grand styliste’. L’année 1214, le 27 juillet tombait un dimanche. Le dimanche est le jour du Seigneur. On le lui doit tout entier. J’ai connu des paysans qui tremblaient encore un peu lorsque le mauvais temps les forçait à moissonner un dimanche : ils sentaient sur eux la cooère du ciel. Les paroissiens du XIII° siècle la sentaient beaucoup plus menaçante. Et le prêtre de leur église ne prohibait pas seulement, ce jour-là, le travail manuel. Il essayait de les convaincre de purifier tout à fait le temps dominical, de le garder des trois souillures, celles de l’argent, du sexe et du sang répandu. C’est pourquoi, en ce temps, nul ne maniait volontiers les deniers le dimanche. C’est pourquoi les maris, le dimanche, évitaient, s’ils étaient pieux, d’approcher de trop près leur femme, et les hommes d’armes, s’ils étaient pieux, de tirer l’épée. Or, le dimanche 27 juillet 1214, des milliers de guerriers transgressèrent l’interdit.
                Un conglomérat de noyaux durs que soude les uns aux autres l’amitié de leurs chefs , des hommes du même âge et souvent du même sang : telle est l’ost du roi de France . Les guerriers qui la forment viennent , pour leur plus grande part , des contrées voisines du lieu de bataille , l’Artois , la Picardie , le Soissonnais , le Laonnais , la Thiérache .
                De l’Ile-de-France et du Vexin , aucune commune, car il ne fallait pas laisser Paris sans défense , et peu de chevaliers : beaucoup d’entre eux guerroient à ce moment dans le Midi , derrière Simon de Montfort en zone albigeoise , derrière le prince Louis aux lisières de l’Anjou . La chevalerie de Bourgogne est ici , suivant son duc . Celle de Champagne est également présente ; mais son comte ne la conduit pas lui-même : c’est alors un enfant de douze ans .
                Les Normands sont peu nombreux , parce que le duché , annexé depuis peu au domaine royal , est encore mal sûr et que ses hommes de guerre pourraient bien tourner bride . Pas un chevalier , pas un sergent , pas un piéton qui soit du Sud de la Loire : ce pays est un autre monde . L’armée royale , à Bouvines , est d’abord celle de la vieille Francia : de fait , c’est l’armée franque . ...


              • Xenozoid Xenozoid 28 janvier 16:13

                @Fergus

                Fougeres

                en 83 ou 84 avec des potes on avait mis un drapeau noir sur la tour du même nom,resté tout le week end en plein hiver

                a propos du musée/visite a l’intérieur du chateau il est nul, (en 2015), celui de la chaussue a disparu, comme l’industrie, mais pourquoi le musée ?


              • Xenozoid Xenozoid 28 janvier 16:14

                @Xenozoid

                chaussure


              • velosolex velosolex 28 janvier 16:30

                @Nicole Cheverney
                Les armures étaient adaptées à leur temps. La chevalerie fut pendant longtemps un idéal pour les hommes de guerre. Ils étaient relativement bien protégées, par rapport à la piétaille. Les combats étaient relativement courtois. Les chevaliers au cœur de la bataille étaient protégés par leur hommes à pieds. Ils défiaient les chevaliers adverses, et un duel dans la bataille s’enclenchait. Il n’y avait pas de mise à mort, sauf accident possible. Mais l’usage voulait qu’on fasse prisonnier, puis qu’on négocie la liberté contre rançon. Ainsi constaté la victoire de l’un sur l’autre, le serment sur l’honneur permettait au prisonnier de rester libre de ses mouvements ans être entravé. 
                Le grand tournant ce fut la bataille d’Azincourt, en 1415 : Les Français qui encerclaient les anglais, dans un bassin, et avaient la bataille gagnée, se ruent sur eux en désordre, les chevaliers en armure allant jusqu’à passer sur leurs propres fantassins pour arriver plus vite au contact. Ils sont alors la cible des archers anglais, et des hommes à pieds, légers, qui sautent à l’arrière de leur canasson et les égorgent, à moins qu’ils se perdent sur leur élan dans les marais. 2000 prisonniers. Toute la fine fleur de la chevalerie française. Pour ne pas risquer d’être confrontés à une armée de renfort, les anglais ne respectent pas la tradition et les égorgent sur place. C’est un traumatisme à plusieurs niveaux. La fin des codes de l’honneur, celle de la chevalerie à l’ancienne, supplantée par la mobilité et l’efficacité des archers anglais pourvus d’arc à longue visée. La chevalerie restera un idéal pour les nobles, que le livre ’don quichotte" de Cervantés évoque comme révolu mais propre encore à faire prendre la route à une illuminé. Les codes de chevalerie existaient bien mais concernaient la plupart du temps le respect des nobles entre eux, guère des femmes du peuple par exemple. Tout nous semble baroque dans cette époque, où les codes sont pris à la lettre. Les hommes de dieux, qui ne doivent pas porter l’épée, contournent la loi en participant aux batailles avec des gourdins et des fléaux d’armes....Le séjour sur terre est habité par la peur de dieu, et toute l’énergie déployée est liée au fait d’acheter sa part de paradis. 


              • Xenozoid Xenozoid 28 janvier 17:40

                @velosolex

                c’est la poudre qui a mit fin a tout ça,le chateau change de forme, puis disparait comme objet statégique maintenat ce sont les bases avec accords ,et plus dans le fond, toute la finance comme au bon vieux temps des colonies


              • velosolex velosolex 28 janvier 18:59

                @Xenozoid
                L’arbalète puis l’arquebuse furent de leur temps jugés déloyaux, des armes non conformes à l’honneur de l’affrontement direct.
                Un débat sans cesse déplacé vers la modernité, et dont le dernier acte critique est représenté par le drone. 
                Pour les châteaux, c’est sans cesse l’adaptation aux armes nouvelles, qui commande l’épaississement des murailles. 
                Les villes elles mêmes établirent pendant longtemps le choix de leur implantation en rapport à la stratégie de la défense, avant que les nouvelles routes du commerce ne rendent dépassés leur choix. 
                On en est au dernier stade du bras de fer, avec toujours la menace qu’un fou ne disjoncte avec la valise atomique. Ou alors un virus ?
                Le chantage à la destruction instantanée en retour, rendant impossible le cataclysme a été pensé par des joueurs d’échecs, pensant qu’aucun joueur ne sera assez stupide pour se suicider, en foutant un coup de pied dans l’échiquier. 
                Je pense aux illuminés islamistes, fanatiques religieux, qui eux aussi ne datent pas d’hier. Les anabaptistes, au seizième siècle, sous prétexte d’évangélisation, prirent la ville de Munster et se livrèrent aux pires débauches, s’appropriant plusieurs femmes, sous couvert de dieu, dont ils étaient disaient ils le fer de lance. 
                Tout près de chez moi un oppidum gaulois est le vestige d’une époque disparue, où la prise d’une simple colline et son renforcement établirent les premières bases de la féodalité. Impossible de ne pas entendre les esprits des anciens guerriers. Il y a même un trône taillé dans un rocher...


              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:11

                @Fergus

                Bonsoir, merci pour ce lien. 


              • Xenozoid Xenozoid 28 janvier 19:26

                tu as une idée pouquoi ils ons dégagé le musée de la chaussure ?


              • Xenozoid Xenozoid 28 janvier 19:28

                @Xenozoid
                ont


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 janvier 22:52

                @velosolex . salut pas lu mais entendu parler. Pour ce qui est de Bouvines j’y ai pensé , bataille qui doit intéresser notre auteur , Nicole.


              • velosolex velosolex 29 janvier 10:01

                @Aita Pea Pea
                Bouvines est emblématique pour la France.
                Duby est lui aussi en état de grâce quand il écrit « le dimanche de Bouvines »
                Azincourt est la catastrophe.
                Il n’y a pas de plus grand plantage. Les français étaient tellement sûrs de leur victoire qu’ils avaient ripaillé et bu la veille de la bataille. 
                Il n’y a guère que François Fillon, avec l’affaire « Pénélope » à avoir possédé autant de morgue, et brûlé ses vaisseaux, en jetant une allumette par la fenêtre
                Etonnant que les anglais n’est pas choisi le nom pour en baptiser une gare, rien que pour nous enmerder. 
                Bon, le covid est une autre façon de faire la guerre. Dans le temps, et principalement en Angleterre, les pandémies permettaient redistribution des terres, mises en jachère possible, et rebond économique, 


              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 29 janvier 10:29

                @velosolex .

                Salut , tu m’as convaincu . Vais commander le livre. Merci. Pis ça parle de par chez moi. Azincourt , jeune j’ai habité à 3 km . Bon y’a pas de marais ...


              • arthes arthes 27 janvier 20:19

                https://youtu.be/8n3c0wDQ2qM

                Ma contribution !!!

                De rien

                (on peut remplacer vieux château par vieux bateau)


                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:49

                  @arthes

                  Bonsoir et merci pour le lien.


                • arthes arthes 28 janvier 16:20

                  @Nicole Cheverney
                  Je vous en prie.

                  Il y avait la version par Brassens, mais je préférais l’original, c’est un peu de fraîcheur par ces temps brrrrrr et « brouillardeux » que nous vivons.


                • troletbuse troletbuse 27 janvier 20:22

                  Je pensais que c’était un article sur la vie de château à l’elysée et à l’assemblée nationale ou au sénat avec homard à le clé.


                  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 27 janvier 20:51

                    @ Troletbuse

                    Bonsoir

                    Bof, pas de temps à perdre à parler de ces tristes sires. Je préfère encore les vrais sires de l’Histoire, malgré leurs défauts.


                    • Pauline pas Bismutée 28 janvier 11:39

                      Bonjour

                      Une expérience vraiment intéressante, dans l’Yonne (je l’ai visitée à

                      son début)

                      https://www.lecurionaute.fr/guedelon-construisent-chateau-fort-foret-francaise/


                      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:16

                        @Pauline pas Bismutées 

                        Bonsoir, Nos techniques actuelles dites avancées étaient déjà connues aux temps anciens, notamment et ça peut étonner certains, le système du « béton ». J’ai visité un jour dans le Périgord un chateau médiéval qui reprenaient exactement le système du ferraillage, et les murs étaient en caillasse agglomérée bardée de bois et de fer, pour résister aux attaques. Je trouve l’idée de construire à nouveau des chateaux-forts avec les techniques de l’époque est absolument géniale. Merci pour le lien. 


                      • Réflexions du Miroir AlLusion 28 janvier 11:55

                        Bonjour Nicole,

                         Beaucoup de château en France, bien sûr.

                         En Belgique aussi, mais ils sont souvent utilisés par des descendants de grandes familles historiques. 

                         Souvent pour payer la maintenance, ils sont ouverts au public moyennant payement.

                         Pour leur histoire, il faut peut-être lire les livres de Ken Follet qui lui parlent des châteaux anglais.

                         « Les piliers de la terre », « un monde sans fin », « une colonne de feu », « le crépuscule et l’aube » apportent un éclaircissement sur ce qui se passait derrière les murs.  


                        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:24

                          @AlLusion

                          Bonsoir et merci. La Belgique  Wallons et Flamands  possèdent de véritables trésors architecturaux. A Gand, notamment le chateau au bord de l’Escault qui fut lieu de naissance de Charles Quint, que j’ai visité il y a des années, par joue de pluie. C’était tout de même extraordinaire, car j’avais complété la visite par une promenade en barque sous ce petit crachin sous des parapluies, et c’était tout bonnement magique. La Belgique a pu conserver son patrimoine
                           et les familles se les léguer de père en fils, la Révolution française n’étant pas passée par là avec la dépossession et les ventes nationales de notre patrimoine important. La plupart des familles d’aristocrates ont été spoliées, ainsi, je ne porte là-dessus aucune jugement de valeur. Ce qu’on ne sait moins, c’est que même Karl Marx s’est émué, et oui, et oui, de la dilapidation des terres pour atterir entre les mains des grands bourgeois, aggravant du même coup, la misère des paysans. 


                        • agent ananas agent ananas 28 janvier 12:18

                          Intéressant site qui recense tous les châteaux de France (par départements)

                          http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/


                          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:25

                            @agent ananas

                            Bonsoir, merci pour le lien. 


                          • agent ananas agent ananas 29 janvier 07:51

                            @Nicole Cheverney

                            De rien ...
                            Si cette base de données riche et passionnante peut vous aider ...
                            Cdmt


                          • Decouz 28 janvier 12:41

                            Si quelqu’un connait la réponse : dans les films historiques chinois qui sont sur le net, presque d’une manière systématique toute blessure à l’abdomen par arme blanche est accompagnée d’une hémoptysie, c"est le terme médical qui désigne un rejet de sang par la bouche ; or, si c’est impressionnant visuellement, je ne pense pas que toute blessure interne ait cette conséquence. ??? En tout cas cette image ne me parait pas fréquente dans les films occidentaux.


                            • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:26

                              @Decouz

                              Bonsoir, peut-être un petit élément de réponse, tout dépend où la pointe de l’arme blanche frappe dans le corps. Mais je peux me tromper, ou alors il s’agit d’effet cinématographiques pour accentuer le drame. 


                            • Decouz 28 janvier 20:32

                              @Nicole Cheverney
                              merci, oui, je pense qu’il faut une frappe qui perfore l’appareil respiratoire ou le haut de l’appareil digestif, il doit s’agir plutôt d’un effet.
                              Du coup j’ai consulté quelques sites sur la traumatologie des blessures :

                              https://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708_2000_num_19_39_1498

                              http://www.laboratoiredanthropologieanatomiqueetdepaleopathologiedelyon.fr/ THESE%20BIOLOGIE%20HUMAINE%20PERROT%201982.pdf


                            • velosolex velosolex 28 janvier 20:36

                              @Decouz
                              Ce qui est sûr c’est que toute blessure à l’abdomen était pratiquement toujours mortelle, en raison des infections récurrentes, qu’on ne savait pas soigner, et des règles d’aseptise qu’on ne maitrisait pas
                              . La chirurgie de guerre s’est amélioré avec Ambroise Paré, qui a mis au point les ligatures des artères sur les membres blessés. Avant, on ampute et on cautérise au fer rouge.
                              J’ai lu un écrit d’un médecin arabe, autrement plus qualifié que les nôtres, à l’époque des croisades, et qui fait prisonnier donne son avis et fait des cataplasmes sur une blessure, au point que celle ci s’améliore. Ce qui rend furieux un médecin française qui décide d’amputer, d’un grand coup de hache...Et ainsi le chevalier français mourut presque aussitôt. 


                            • velosolex velosolex 28 janvier 20:51

                              Decouz
                              Sans doute l’hémoptysie est à mettre en relation avec la valeur symbolique du sang chez les chinois qui est lié au souffle vital, qui s’échappe ainsi, dans une blessure mortelle. Le souffle est yang, mâle, et le sang est yin, femelle. 
                               


                            • Pauline pas Bismutée 29 janvier 07:44

                              @velosolex

                              J’ai lu que sous Napoléon, sur le champ de bataille, une amputation (sans anesthésie !) devait prendre moins de 7 secondes, sinon le choc tuait le patient...
                              Et tout a fait d’accord pour la médecine arabe, bien en avance sur la notre a ce moment la (d’ailleurs la « première » infirmière n’a jamais été Florence Nightingale mais une infirmière arabe, j’ai oublié son nom)


                            • velosolex velosolex 29 janvier 09:00

                              @Pauline pas Bismutée
                              J’ai lu dernièrement plusieurs bouquins de Gurgand et Barret, auteurs un peu oubliés et passionnants, ayant beaucoup écrit sur le moyen âge. C’est dans « Si je t’oublies Jerusalem » que j’ai lu ce passage, très révélateur de la différence de culture à cette époque entre croisés et arabes. Le jugement de dieu, l’ordalie, la superstition, les visions d’illuminés, la certitude d’être investis de la vérité et par dieu sont souvent les déterminants des croisés, leur permettant de faire les pires exactions. Il y a un décalage total entre envahisseurs et envahis. La seule chose qui étonne turques et arabes, c’est le courage parfois suicidaire des croisés,, certains d’avoir dieu à leur coté. 


                            • Stupeur Stupeur 28 janvier 15:02

                              Merci Nicole smiley

                               

                              Des châteaux de pierre...

                              et des châteaux de papier :

                               
                              « K., à son arrivée au village, ne parvient pas à voir le Château : « La colline du Château restait invisible, le brouillard et l’obscurité l’entouraient, il n’y avait pas même une lueur qui indiquât la présence du grand Château. K. s’arrêta longuement sur le pont de bois qui mène de la route au village, et resta les yeux levés vers ce qui semblait être le vide » »
                               (...)

                              « K. n’est pas architecte, comme Dédale, il est simplement « géomètre » ou « arpenteur ». Son métier, Landvermesser, consiste à « mesurer le pays ». Ainsi que le remarque Edouard Gaède, « mesurer, c’est d’une certaine manière , écrire ; écrire, c’est toujours - du moins pour nous - mesurer : mesurer le pays en termes de soi-même, mesurer le monde à l’aune de l’homme, « mesure de toutes choses » ». Le Château décrit un univers de papier, de paperasses, de lettres périmées et sans valeur, de dossiers inutiles. Quelques épisodes burlesques signalent l’inquiétude de Kafka quant à la validité de toute cette activité écrivassière : celui du bureau de Sordini, où l’on entend, à de courts intervalles, le fracas des liasses empilées qui s’effondrent (95), ou celui de la distribution des dossiers, au petit matin, dans le désordre, la confusion, l’arbitraire, au milieu des réactions de fonctionnaires qui se comportent plutôt en collégiens (chapitre 24). Le roman mène incontestablement une réflexion sur l’écriture, sa vanité, et le devoir de s’y adonner. K., de même que Kafka, connaît « le tourment de l’artiste exilé de son oeuvre au moment où celle-ci s’affirme et se referme », le tourment de l’ inaccomplissement, de l’inachèvement. »

                               Taillade Nicole. L’œuvre littéraire et le labyrinthe (Le Château de F. Kafka, L’Aleph de J.L. Borges, L’Emploi du temps de M.Butor). In : Littératures 31, automne 1994. pp. 129-156

                               


                              • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 janvier 15:12

                                @Stupeur . Hommage à Max Brod ...La trahison est quelques fois positive.


                              • Stupeur Stupeur 28 janvier 15:25

                                @Aita Pea Pea
                                 
                                 oui smiley
                                 
                                « La littérature doit beaucoup aux testaments trahis. La plus grande partie de l’œuvre de Kafka, par exemple. Histoire connue. Franz Kafka demande à son ami Max Brod de détruire – vernichten, dit-il, « anéantir » – après sa mort les papiers inédits qu’il laisse derrière lui, ses manuscrits littéraires aussi bien que ses écrits personnels, journaux et lettres. Brod refuse d’obtempérer. Sa trahison, si c’en est une, est double. Il ne se contente pas de conserver les inédits : il les fait paraître. Aux romans et récits s’ajoutent bientôt, dans des versions d’abord édulcorées, les écrits intimes. Quant aux éditions françaises réunissant plusieurs textes, elles ne respecteront pas les recueils organisés et publiés par Kafka, mais mêleront – nouvelle trahison – récits publiés et écrits posthumes... »


                              • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:38

                                @Stupeur

                                Bonsoir et merci pour le lien. Le parallèle fait dans cet extrait entre écriture et le travail des arpenteur est intéressant, car il procède de la même entreprise. Pas à pas, mètre après mètre, c’est l’empreinte et en même temps, comme les géomètres,prennent possession d’un terrain nu pour en marquer les limites, où rien n’existe encore, pour ériger, l’écrivain, prend possession du néant, pour marquer par son oeuvre, la narration. 

                                Ce qui m’amène, à penser que ce métier de géomètre dont on parle très peu est essentiel, sans calcul précis, pas d’architectes et de maçons. Les Egyptiens, ont, à cause des crues du Nil, multiplié les arpentages pour sans cesse reconstituer leurs parcelles de cultures. De ces expériences, ils ont tiré un très large bénéfice... Mais ceci est une autres histoire.


                              • Stupeur Stupeur 28 janvier 22:31

                                Une autre histoire...
                                Le monstrueux château Banat dans L’Aube écarlate de Lucius Shepard :
                                 
                                « L’intérieur du château Banat n’avait pas été conçu en fonction des considérations pratiques, comme celui d’une forteresse ou d’un lieu de résidence, mais en accord avec les délires architecturaux d’un artiste italien qui avait été l’amant du Patriarche quelques six siècles auparavant, et son immensité démente reflétait l’envergure et la complexité du problème que Beheim avait à résoudre. Des salles aussi grandes que des châteaux ordinaires traversées par des ponts parfois des ponts-levis donnant sur des murs nus ; des escaliers larges de trente mètres débouchant sur le vide, et des chambres s’ouvrant sur des gouffres dans les profondeurs desquels on apercevait encore d’étranges édifices. Des tours poussaient dans les endroits les plus improbables, se dressant vers des voûtes enténébrées... »
                                 


                              • Stupeur Stupeur 28 janvier 22:42

                                « Où que l’on se trouvât, si l’on levait la tête c’était pour découvrir - à la lueur des omniprésentes lanternes en fer forgé - des perspectives apparemment infinies d’arches et d’escaliers, auxquels de fortes chaînes pendaient comme des lianes, des poulies et des cordes sans utilité apparente, et des balcons haut perchés décorés de nymphes en bas-relief et de visages de faunes mordant à pleine bouche de grands anneaux de fer.
                                (...) La taille de l’édifice était telle qu’il jouissait de son propre climat. Des nuages se formaient dans ses hauteurs ; la pluie y tombait de temps en temps... »


                              • osis 28 janvier 15:11

                                Merci, ce fut très agréable et enrichissant à lire.


                                "Nous avions, à ce titre, en France, toutes les matières premières à disposition pour mener à bien leur achèvement : la pierre, l’ardoise, la tuile romaine, la brique, le silex, le granit, le fer, le bronze, le bois rustique et rude, les essences les plus fines et les plus rares, l’ardoise, le calcaire.« 


                                Et la Corvée des gueux...

                                Corvée abolie en 1789...

                                Aujourd’hui, appelée »Impôts locaux" grâce auxquels nous avons moult ronds-points où se réfugient les manants jaunes...

                                Hélas, ils ne sont point fortifiés... (les ronds-points)

                                .


                                • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:45

                                  @osis

                                  Bonsoir et merci. Hélas, je me suis surtout polarisée sur le volet patrimonial, la beauté de ces constructions, mais il est évident que les accidents du travail étaient pléthores, et notamment pour la construction du chateau de Versailles qui a coûté la vie à des milliers d’ouvriers. Sur toute la période de la construction. Mais, sans écarter la compassion que nous puissions ressentir, il me semble que c’est aussi leur rendre hommage que d’aimer leur réalisations. 
                                  Si nous regardons l’histoire avec coeur et âme, nous devons, à l’aune du passé, ne rien pardonner à nos « maltôtiers » actuels, peut-être encore pires que ceux d’autrefois. Ni oubli, ni pardon ! 


                                • osis 29 janvier 09:52

                                  @Nicole Cheverney

                                  J’attends la suite avec beaucoup d’intérêts...


                                • Olivier 28 janvier 15:35

                                  Bel article, mais il reste à nous expliquer pourquoi ces gens si rustiques ont réussi à faire des oeuvres d’art que nous admirons encore, alors que nous si raffinés n’arrivons à pondre que des HLM ! 

                                  Note : s’agissant des armures, en fait elles ne gênaient que très peu la mobilité contrairement à une idée reçue 

                                  Voir une reconstitution moderne : https://www.youtube.com/watch?v=uGlDFrrZFrE


                                  • osis 28 janvier 16:05

                                    @Olivier

                                    « Note : s’agissant des armures, en fait elles ne gênaient que très peu la mobilité contrairement à une idée reçue »

                                    Celles que j’ai vu mesuraient tout au plus 1,60 mètre, pour un poids d’environs 25 kilos, m’a t’on précisé...

                                    Essayez donc d’imaginer la démarche de Monsieur Sarkosi avec ça sur le dos...


                                  • velosolex velosolex 28 janvier 17:33

                                    @osis
                                    Par contre le prix d’une armure était démentiel, un pognon de dingue ; Le gars qu’avait pas une armure à cinquante balais avait raté sa vie. Mais fallait débourser ! Une simple côte de mailles c’était le prix de deux ou trois chevaux, élément incontournable pour être reconnu chevalier, les premiers étant choisi par le seigneur en raison de leur intendance et de leur fortune, l’achat de l’armement étant un achat que bien peu de gens étaient capables de faire....Armes, outils en fer représentaient une fortune. Les inventaires de notaires, lors de successions rapportent ainsi que les outils ne dépassaient pas le plus souvent une bèche une faux et une faucille. Le vol ou la casse d’un outil était une vraie catastrophe. 


                                  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:48

                                    @Olivier

                                    Bonsoir, c’est une question à laquelle je n’ai pas de réponse précise. Je pense que, plus les technologies avancent, plus nous nous enfonçons dans la médiocrité, la bassesse et la décadence. Ne pas oublier aussi l’appat du gain de plus en plus prégnant dans la société actuelle, et la seule réponse qu’elle nous propose, c’est l’Hubris, la démesure. 


                                  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:50

                                    @velosolex

                                    Comme la plupart des soldats étaient des mercenaires, leur employeurs devaient les équiper de pied en cap. Mais les armures étaient couteuses en effet.


                                  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 19:52

                                    @osis

                                    Pour faire bon poids, rajoutez la Rollex. 


                                  • @Nicole Cheverney

                                    HA non , les mercenaire ’ avait pas droit aux armure metal , c’ etait un privilege de la noblesse . Les gradé avait parfois des cotes de maille maos la plus part du temps « la »chair a canon" , ne portait que de modeste armure en cuir .


                                  • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 28 janvier 20:04

                                    @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

                                    Dans mon précédent commentaire, je me suis mal exprimée. Vous avez parfaitement raison, les armures comme je l’expliquais dans mon article ’étaient réservées qu’aux nobles. Les cotes de mailles aux moins gradés. 


                                  • @ㄈϤ尺Цら(« ochlocrate »)

                                    au passage , si la technique des cote de mail vous interesse ...
                                    https://www.youtube.com/watch?v=tJGtZHUKEBc
                                    https://www.youtube.com/watch?v=rMqQI0ItmRo
                                    ainsi que les motif et « façon » les plus courant
                                    https://www.blackowlstudio.com/cotte-de-mailles/


                                  • velosolex velosolex 28 janvier 20:21

                                    @Nicole Cheverney

                                    Pas toujours. Ce sont les lois de la féodalité qui crée le recrutement. Les mercenaires n’apparaissent qu’au douzième siècle, et ne s’éteindront qu’au dix septième, avec ce rôle important qu’ils eurent pendant la guerre de trente ans, qui épouvanta les pays nordiques et l’Allemagne..

                                    Les milices populaires étaient fréquentes aussi. En fait, soldats ,brigands, et mercenaires passent de l’une à l’autre catégorie, surtout en temps de paix, quand le travail se fait rare. A noter la valeur des mercenaires suisses, très appréciés du fait de leur qualité et de leur entrainement. Des gens de guerre qu’on disait cruels, et dont les costumes bigarrés et hétéroclites avaient pour but d’épouvanter, et de montrer à l’autre à qui ils avaient affaire. Les gardes suisses du vatican gardent cette coutume des tenues chamoirées

                                    Un bon bouquin, « le cavalier suédois » de Leo Perutz, un auteur génial un peu oublié


                                  • velosolex velosolex 28 janvier 20:24

                                    @Nicole Cheverney
                                    Même la côte de maille vaut un prix dingue. Bien peu en bénéficient. La plupart des soldats n’ont qu’un casque, des chausses et des protections en cuir. 


                                  • velosolex velosolex 29 janvier 10:27

                                    @Nicole Cheverney
                                    L’appât du gain était tout aussi démentiel au moyen âge. Les croisades derrière l’argumentation religieuse avait pour but de s’emparer des richesses d’un monde qui fut une vraie révélation pour des croisés incultes et brutaux.
                                    A noter la valeur extraordinaire qu’ils accordaient aux reliques, toutes évidemment fausses, la plupart du temps, comme les fameuses couronnes du christ, ou les clous de la croix, qui atteignaient le prix des œuvres dites d’art maintenant, toutes souvent d’ailleurs contestables dans leur valeur, mais qui n’ont d’intérêt que par leur engouement auprès de la jet set.
                                    C’est la reconnaissance et l’envie qui donne du prix. 
                                    La seule chose qui les faisait rentrer en repentance, c’était la peur du jugement dernier, déterminant tout de même de toute vie à cette époque, qui les faisait parfois donner tous leurs biens à l’église, et rentrer au monastère, pour faire pénitence et acte de contrition.
                                    Nos possédants à l’heure actuelle n’ont même plus cette vertu. 


                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 28 janvier 21:29

                                    Rien ne vaut un documentaire serieux , mais malheuresement fait par de perfides anglois : En vf et gratos sur Youtube , « Sacré Graal ».


                                    • Philippe Huysmans, Complotologue Philippe Huysmans 28 janvier 21:47

                                      @Aita Pea Pea

                                      Oui par le gars qui a fait le même boulot sur la révolte des paysans de 1381, c’est ça ? Je te conseille celui-là, et m’est avis que tu y trouveras de sérieux parallèles avec la situation actuelle.


                                    • Pauline pas Bismutée 29 janvier 07:34

                                      Tous ces arts « dinosaures » disparaissent de par le monde et c’est vraiment triste… (tailleurs de pierre, cordiers, forgerons, charpentiers, verriers, travailleurs de cuir, tisserands…). Même les tisserands de Vârânasî (Bénarès), autrefois réputés dans le monde entier ne peuvent tenir face à la compétition chinoise…(à part en Asie Jim Thomson peut-être-disparu en Malaisie en 1967- dont la société est toujours là, et qui avait fait connaître le talent des tisserands thaïlandais).

                                      Je trouve tous ces endroits particulièrement émouvants (le crac des chevalier en Syrie, les mosquées à Ispahan, les temples Jain en Inde, Shibām et Say’ūn au Yémen, Borobudur en Indonésie, etc., etc…), où on aperçoit un coin de l’âme humaine, celui qui donne son meilleur, où on accepte avec ferveur d’être juste une toute petite pièce d’un puzzle que l’on ne pourra peut-être jamais admirer de son vivant… cette émotion-là est peut-être celle qui manque à ces  pays « neufs » (USA, Australie…) qui ont préféré écraser le passé de même pas « leurs » terres..

                                      Pardon de la digression, mais les « vieilles pierres » et ce qui va avec, c’est important.


                                      • velosolex velosolex 29 janvier 09:46

                                        @Pauline pas Bismutée
                                        L’émotion est encore plus grande quand on est pas préparé. Je me souviens avoir été interpellé par des indiens en voiture, dans un village au sud de Madras, étonné de voir un européen ici. Ils m’ont proposé d’aller voir des temples, à une cinquantaine de kms. Je n’avais pas un rond avec moi, juste une laitière, car je revenais d’acheter du lait au paysan. J’étais pieds nus, en short,. Mais ma fois je me suis dit que c’était pour l’affaire d’une heure. On est arrivé ainsi aux temples de Mahäbalipuram. Un ensemble millénaire merveilleux, avec des sculptures étonnantes dansant sur les édifices.
                                        Je ne m’attendais absolument pas à un tel choc. Le soir tombait. Un bouddha sculpté était allongé dans un petit temple qui s’enfonçait dans la mer. Je suis resté bien plus longtemps que prévu, j’avais perdu de vue mes indiens, et j’ai trouvé un bus bondé qui ma ramené au village. Le conducteur a accepté que je revienne le lendemain le payer. Tout le monde rigolait de me voir avec ma laitière à la main. Il semblait que l’atmosphère des temples influençait le comportement des gens. 
                                        En Grèce, ce ne sont pas les grands ensemble de temples qui m’ont le plus ébloui, mais davantage les cirques et les théâtres perdus parfois dans la nature, comme je traversais le Péloponnèse en vélo. Tel celui de Megalopolis, qui ne doit pas exister sur les guides. Le pèlerinage sur la presqu’ile du Mont Athos d’une semaine, marchant d’un monastère à l’autre, alors en total abandon, en 75 m’avait aussi impressionné.
                                        Je me souviens d’un monastère où ne restait plus que dix moines orthodoxes russes, sur les 2000 qu’avait compté le monastère. C’était les derniers survivants, présent d’avant la révolution d’octobre 18. Au mur toute la famille impériale était accrochée encore dans des cadres poussiéreux. Le temps s’était figé depuis la révolution d’octobre. 


                                      • Pauline pas Bismutée 29 janvier 11:00

                                        @velosolex

                                        « L’émotion est encore plus grande quand on n’est pas préparé »
                                        Oui tout a fait, ça m’est aussi arrivé, devant de « simples »découvertes par hasard (ou pas ?), comme glisser dans un autre espace temps, c’est peut-être ce qui est arrivé d’ailleurs, qui sait....mais ça serait un peu long a raconter ici..

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