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Accueil du site > Tribune Libre > La voie du Juste (3) « rien de trop »

La voie du Juste (3) « rien de trop »

Le précepte le plus célèbre de Delphes est "connais-toi toi-même". Le second précepte gravé au fronton de ce temple est "rien de trop". Les Anciens le connaissaient mais aujourd'hui, les gens ne retiennent que le premier. Normal, le "toujours plus" ayant effacé le "rien de trop" des Grecs. Or,les deux sont complémentaires du point de vue du sens. Les deux préceptes sont des paroles que le dieu Apollon (auquel est dédié le temple) adresse aux mortels : "connais-toi toi-même" veut d'abord dire "souviens-toi que tu es un mortel et que tu dois être digne de te présenter devant moi" (et donc sois digne et juste).

Le second précepte, "rien de trop", ne complète pas le premier dans l'idée de dire "ne te connais pas trop" mais veut dire : souviens-toi qu'il est vain pour toi de vouloir trop posséder et désirer puisque à tout moment je peux t'ôter la vie avec tous tes biens et tes désirs. Alors, sois sobre et dispose-toi à mourir sagement à tout moment. Comme ce second précepte était connu des Anciens, ces derniers l'ont déjà expliqué et il convient, par conséquent, de s'en remettre avant tout à leurs écrits sur ce point. Je commencerai par Sénèque parce qu'il offre un début logique à l'examen de la question du juste dans l'idée de "rien de trop".

I - Les trois limites générales

Sénèque a eu l'excellente intuition suivante : la satisfaction des besoins se manifeste soit par la nature (y compris notre nature personnelle, autrment dit notre caractère) soit par l'action de la raison. « Voilà ce qui arrive à ceux qui évaluent la richesse non à l’aune de la raison, dont les limites sont fixées, mais à celle d’un usage perverti, dont les caprices sont infinis et illimités. La convoitise n’a jamais assez tandis que pour la Nature, pas assez c’est encore assez. » (…) On ne saurait soupçonner Sénèque d'insincérité ou d'affectation car il écrit ceci dans sa "Consolation à Helvia, ma mère". Trois limites ainsi se dégagent : la limite de la nature, la limite de la raison, la limite du raisonnable.

  • La limite de la nature veut qu’une fois le besoin satisfait, un signal de contentement nous soit adressé : la satiété est le signal que le besoin de se nourrir est satisfait. Au-delà de la satiété, nous entrons dans le « trop ». Une vasque ne peut pas contenir plus qu'il n'est prévu. Voilà la première limite, elle est naturelle et il nous revient de la respecter. Parfois, la religion reprend cette conception par des commandements ou interdits : le péché de gourmandise et le blâme dont sont l'objet l'ntempérance, l'envie et la jalousie, par exemple.
  • La limite de la raison est celle de notre entendement : lorsque l’esprit n’est plus à même de concevoir, malgré ses louables efforts, les proportions dont il est question (sommes d’argent astronomiques par exemple), ou que lui échappe complètement la vision du rapport entre ces proportions et les besoins et/ou les mérites, c’est qu'il y a problème, c'est que l'on a glissé insensiblement dans l'incompréhensible et donc dans le "trop", dans l'excès. La raison nous fait comprendre que nous excédons par là ce qui est juste aux yeux de l'entendement humain.
  • Enfin la limite du raisonnable est dépassée quand les usages et coutumes, les conventions, sont foulées au pied. Car la notion du juste a quelque chose à voir avec l’idée de normalité. Dans le langage courant, nous disons qu’une chose injuste n’est pas normale.

Il faut écouter ces trois voix pour évaluer ce qui est suffisant et éviter ce qui est excessif, extravagant, choquant.

II - Les vertus intellectuelles et les vertus morales n'ont pas les mêmes limites

Aristote, dans « Ethique à Nicomaque » (Livre II – De la vertu), écrit ceci : « Nous disons, en effet, qu’il y a des vertus intellectuelles et des vertus morales, que la sagesse, la compréhension, la sagacité, sont d’ordre intellectuel, mais la générosité et la tempérance, d’ordre moral. »

Les deux catégories de vertus ne s'acquièrent pas de la même façon

La raison permet ainsi de fixer facilement des critères et des limites à ces vertus, puisqu’elles sont elles-mêmes limitées (tout comme la raison elle-même).

En revanche, les vertus morales sont plus incontrôlables, du fait de leur nature illimitée. On peut néanmoins les réguler mais par une réponse différente de celle que l’on applique aux vertus intellectuelles : « Si elle est intellectuelle, c’est en grosse partie à l’enseignement qu’elle doit de naître et de croître…Mais si elle est morale, est le fruit de l’habitude. » Ainsi, dit Aristote, si l’on éduque les vertus intellectuelles par l’enseignement, on règle les mœurs (les vertus morales) par les habitudes et au besoin par des lois pour changer les habitudes.

Comment fixer les vertus morales ?

Les vertus de la morale ont ceci de particulier qu'elles sont en lien avec le désir. La raison ne l'est pas, et c'est pourquoi elle se confronte vite à des limites. Or, le désir est une chose proprement humaine car elle ne réside pas le seul instinct : le désir est excité par l'imagination, cette tendance propre à l'homme. L'animal satisfait son instinct puis, une fois repu, apaisé, ne se met pas à rêver de ses prochaines pulsions ni de la façon dont il va les assouvir. Ce n'est pas le cas de l'homme qui, lui, passe en revue dans son esprit toutes les possiblités qui s'offre à son désir infini. Il ne se limite plus au simple insinct, au simple besoin ; il rêve et anticipe des situations toujours plus optimales pour satisfaire ses désirs, lesquels sont par nature sans limites. Par ailleurs, son désir s'accroît à la vue des désirs de ses congénères et il suit ainsi un cercle sans fin. C'est le désir du désir de l'autre (le "désir mimétique" comme dit René Girard), la spirale qui fait si bien fonctionner la société et spécialement depuis qu'elle est devenue une société de consommation de masse.

Ne devrait-on pas dire d'ailleurs "société de sommation" ? Sommation de consommer et de désirer toujours plus ? Quant à savoir à qui s'adresse cette injonction moderne, on ne dira pas que c'est au "sage" mais on trouvera un indice de réponse dans le préfixe du mot : "con" ! Mais revenons à notre sérieux...

L’imagination doit rester une faculté au service de la raison

La publicité flatte les désirs et excite l’imagination. Mais l’usage de notre imagination devrait rester raisonnable.

L’imagination est une faculté mise au service de la raison, sans laquelle celle-ci serait infirme et bornée. Mais l’imagination ne doit pas prendre le pas sur la raison ni lui dicter ses normes. Nous revenons ici à l’idée de normes. C’est à la nature et à la raison, ainsi qu’aux conventions et lois, de fixer les normes. Si nous laissons le soin à l’imagination d’aller à sa guise aussi loin qu’elle le peut, alors nous sommes esclaves de ce qui ne doit rester pour nous qu’un instrument de la raison. D’où l’appétence sans limite pour des sommes d’argent toujours plus considérables et insensées, les addictions pour le jeu, etc.

A propos du jeu, Aristote montre qu’il est une bonne chose pour la raison car il permet à celle-ci de faire une pause dans la prise au sérieux. Mais il ne doit pas être celui qui décide de nos comportements, la vertu lui est supérieure : « Le jeu est une activité de ce genre pour le grand nombre. » « Mais le jeu ne peut être le bonheur pour plusieurs raisons. » « L’existence heureuse, semble-t-il, est l’expression de la vertu. » (Ethique à Nicomaque, Du bonheur)

Aristote conclut : « L’équilibre entre l’excès et le défaut favorise et préserve la vertu. » Ainsi, entre l’absence de code moral et l’excès de règles de morale, il y a un équilibre à trouver tant au plan personnel qu’au plan général. Il ne convient pas de manquer totalement de générosité ni de se montrer par trop prodigue. Il faut rechercher le point d’équilibre, ou plus exactement les deux points d’équilibre : celui qui convient à notre société et celui qui convient à notre personne. L’excès de générosité est aussi blâmable que son défaut.

« La vertu fait viser le milieu. Ainsi, quiconque s’y connaît fuit alors l’excès et le défaut. Il cherche au contraire le milieu et c’est lui qu’il prend pour objectif. Et ce milieu n’est pas celui de la chose, mais celui qui se détermine relativement à nous. (…) D’où l’habitude de déclarer, à propos des œuvres réussies, qu’on n’y peut ni retrancher, ni ajouter quoi que ce soit… », « Donc la vertu morale est un moyenne », « Cette moyenne est une excellence »., « Par conséquent, la vertu est un état décisionnel qui consiste en une moyenne, fixée relativement à nous. »

III - Poser des limites

La faculté d'indignation est un marqueur du précepte "'rien de trop" et de l'injustice. Mais ce qu'exprime l'indignation est à prendre avec beaucoup de précaution, car chacun (même le plus vil d'entre nous : le criminel, le traître, le terrosriste) peut user de cette faculté en trouvant des motifs de s'indigner. L'indignation n'est pas en soi un preuve de vertu et de justice. Elle n'est pas probante sur ce sujet.

Et d'ailleurs, cette justice est à adapter selon la société dans laquelle nous vivons et selon notre nature personnelle.

1°) Les lois de l’indignation

Si l’indignation est indispensable, elle ne doit pas se manifester à tous propos et sans un certain discernement. "Empört euch !" est le titre de l'ouvrage de Stéphane Hessel qui a eu un retentissement mondial. En français, "Indignez-vous !" Ce mot d'ordre a eu un succès inattendu et il a engendré des mouvements sociaux comme celui des Indignés, des Podemos en Espagne, des opposants à la Bourse aux Etats-Unis, de Nuit Debout...Hessel a raison : nous ne devons pas perdre notre faculté à nous indigner. Mais...

Mais, il faut s'en remettre à la sagesse d'Aristote pour contenir notre faculté d'indignation qui bien souvent s'aveugle dans ses motifs ou se répand au-delà du juste et du nécessaire.

Aristote (Ethique à Nicomaque) : « L’indignation. De son côté, l’indignation est une moyenne entre l’envie et la jubilation maligne. Et ce qui est alors en jeu, c’est le chagrin ou le plaisir suscités par ce qui arrive aux proches. En effet, celui qui est porté à s’indigner s’afflige de leurs succès non mérités, tandis que l’envieux, qui est un excessif, s’afflige de tous leurs succès. Quant au malveillant qui jubile, il est si peu accessible au chagrin qu’il va se réjouir de leurs revers. »

Aristote nous dit ainsi que l'indignation est un juste milieu, un équilibre, mais qu'elle n'est saine que lorsqu'elle vise à dénoncer les succès ou avantages qui sont attribués à des personnes qui ne le méritent pas ou qui, du moins, ne méritent pas autant que ce qu'on leur donne. L'actualité récente en France nous donne l'exemple flagrant de l'injsutice de la suppression de l'ISF qui va enrichir encore davantage l'infime proportion des super riches dont les besoins sont pourtant satisfaits bien au-delà du superflu.

"Indignez-vous" mais vertueusment et pas pour prendre des poses moralisantes ou pour intrumentaliser l'indignation à des fins personnelles (carrière politique, élections, besoin de restaurer notre image...).

2°) Les limites par rapport à soi-même

Notre condition humaine :

Sénèque règle le sens du second précepte, « rien de trop », sur la compréhension du premier précepte de Delphes : « …Tout ce que tu aimes et respectes et tout ce que tu méprises sera également réduit en un seul tas de cendres. C’est sans aucun doute le sens de la formule ‘connais-toi toi-même’. » (Sénèque, Consolation à Marcia) Autrement dit, si tu prends bien conscience de ta finitude et de la vanité des possessions, tu ne t’attacheras pas trop aux biens matériels qui te seront tous soustraits avec tous tes désirs qui leur sont liés.

« Ainsi, nous n’avons pas de quoi être fiers de nous comme si nous étions entourés de biens en notre possession ; ce que nous avons reçu nous a été prêté. Nous en avons l’usufruit pour un temps déterminé par celui qui décide des faveurs qu’il octroie ; nous devons tenir à disposition ce qui nous a été prêté jusqu’à une date que nous ignorons et une fois mis en demeure, le rendre sans nous plaindre : ce serait faire un bien piètre débiteur que de chercher querelle à son créancier. » (ibidem, infra)

« A quoi bon, dès lors, prolonger ce qui, même augmenté considérablement, ne dépassera guère le néant ? Nous ne vivons beaucoup que d’une seule manière : en ayant vécu suffisamment. »

On peut juger aujourd’hui que la doctrine de Sénèque est quelque peu excessive dans l’autre sens : puisque l’on va mourir, ne désirons rien, ne possédons rien. Mais le principe qui fonde sa philosophie ne doit pas pour autant être écarté dans notre conduite à tenir. Un attachement excessif à des choses qui ne sont là que provisoirement serait déraisonnable.

Attachons-nous en priorité à ce qui est stable voire éternel. Qu’est-ce qui est stable et éternel ? Sénèque répond : « Deux biens, qui sont les plus merveilleux qui soient, nous suivront quel que soit le lieu où nous nous retrouverons : la Nature est universelle et la vertu qui nous est propre. » (Consolation à Helvia, ma mère)

Notre condition personnelle

Aristote, « De la vertu »

« La vertu fait viser le milieu. Ainsi, quiconque s’y connaît fuit alors l’excès et le défaut. Il cherche au contraire le milieu et c’est lui qu’il prend pour objectif. Et ce milieu n’est pas celui de la chose, mais celui qui se détermine relativement à nous. (…) D’où l’habitude de déclarer, à propos des œuvres réussies, qu’on n’y peut ni retrancher, ni ajouter quoi que ce soit… ».

« Donc la vertu morale est un moyenne », « Cette moyenne est une excellence »., « Par conséquent, la vertu est un été décisionnel qui consiste en une moyenne, fixée relativement à nous. »

Montaigne (Essais III) « Mes actions sont réglées et conformes à ce que je suis et à ma condition. Je ne puis faire mieux. Et le repentir ne touche pas proprement les choses qui ne sont pas en notre force, ou bien le regretter. »

Platon, Ménexène : « Il a toujours passé pour sage, ce vieux précepte, rien de trop, et en vérité c’est un mot plein de sens. L’homme qui tire de lui-même tout ce qui mène au bonheur ou du moins en approche, qui ne fait pas dépendre son sort des autres hommes, et ne met point sa destinée à la merci de leur bonne ou de leur mauvaise fortune, celui-là a bien ordonné sa vie ; voilà l’homme sage, voilà l’homme ferme et prudent. »

3°) Des limites sont à fixer par notre société

La justice est une chose à géométrie variable, « autres temps autres mœurs ». Pascal et Montaigne se sont exprimés de façon éloquente sur la question : Pascal, qui reprend Montaigne (1), dans ses Pensées dit : « Plaisante justice qu'une rivière borne ! Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. »

(1) (Essais - Apologie de Raymond Sebond », Livre 2 chap. 12).

Il n’en reste pas moins que chaque société doit fixer quelques règles et limites aux mœurs et à son besoin de justice. Montaigne le reconnaît : « La nécessité compose les hommes et les assemble. Cette couture fortuite se forme après en lois… » (…) « On demandait à Solon s’il avait établi les meilleures lois qu’il avait pu aux Athéniens : Oui bien, répondit-il, de celles qu’ils eussent reçues. Varro s’excuse de pareil air : que s’il avait tout de nouveau à écrire de la religion, il dirait ce qu’il en croit, mais, étant déjà reçue et formée, il en dira selon l’usage plus que selon la nature. Non par opinion mais en vérité, l’excellente et meilleure police est à chacune nation celle sous laquelle elle s’est maintenue. » (Essais, Livre III, chapitre 9 – De la vanité)

Notre société, même si elle est imparfaite, doit fixer des limites pour se préserver. Ces limites doivent être justes, à savoir conformes à ce qu'elle est, fidèles à l'idéal qu'elle défend.

Le précepte a deux sens : justice et justesse. Voltaire : « sans connaître le principe de nos pensées, il faut tâcher de penser avec justesse et avec justice… ». Mais voilà qui soulève une question qui nécessitera un nouveau débat...

 


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11 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 octobre 2017 17:44

    Bah, si l’être humain ne comprend pas (instinct mortifère ou délétère), la nature se chargera de le remettre sur les rails. La question du bien est du mal est d’autant plus délicate face à l’art, la créativité qui inévitablement est transgressive....(Simenon et ses milliers de prostituées).


    • Taverne Taverne 18 octobre 2017 20:00

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Parlons de l’art justement. Les prix astronomiques de certaines oeuvres montrent comment la règle « rien de trop » est allègrement violée. Les sommes dépensées sont sans commun rapport avec ce que la raison peut comprendre. C’est l’exemple type de l’immodération et c’est très révélateur du travers humain qui consiste à désirer toujours plus, à valoriser les choses sans aucune limite ni même décence. Quand il n’y a plus de mesure, il n’y a plus d’étalon de mesure, on est dans l’excès le plus absurde.

      Bref, c’est tout l’opposé de « rien de trop ».


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 octobre 2017 22:06

      @Taverne
      Tout à fait d’accord. il suffit de voyager un peu sur ebay. J’ai vu un porté-clé en plastic avec un cochon qui allait de gauche à droite (n’y voyez aucun humour smiley partir à 500 euros.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 octobre 2017 17:49

      Personnellement je n’ai jamais été indignée. Mes réactions relèvent plutôt d’une forme de dégoût. Quand j’entends parler d’homoparentalité, j’ai envie de vomir.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 18 octobre 2017 18:50

        Et une autre petite voix me dit que dans le monde d’aujourd’hui, une certaine déraison est signe de santé mentale.http://www.lalibre.be/debats/opinions/ne-mettez-pas-freud-aux-oubliettes-chronique-59e62297cd70be70bd0a08bb. Si la raison consiste à lobotimiser ou anesthésier l’inconscient alors qu’il continue à opérer en sourdine, ce sera comme avec la casserole à pression : BOUM. Le carnaval et le fou du village ont toujours rempli ce rôle de soupape. Raison pour laquelle je préférerai toujours Hermès Trismégiste : Un mal cache souvent un bien et l’inverse (l’enfer pavé de bonnes intentions).


        • exocet exocet 18 octobre 2017 21:50

          « c’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches »
          Victor Hugo


          • Sozenz 18 octobre 2017 22:31

            quel dommage de ne rester toujours qu ’ au stade de l état d étude .
            beaucoup de refs ; mais cela reste toujours très distant . impersonnel .
            ça ne décolle pas .


            • Sozenz 19 octobre 2017 14:11

              @Shaw
              ok , je viens de voir les quelques commentaires que tu viens de poster .....

              Vous avez fais le mauvais choix de vie ,
              attention au game over !


            • Crab2 19 octobre 2017 11:58

              C’était un fan du Hamas, un triste clown - Ça se passe en France :

              Elle aurait été « fière  » de lui. Aurait enseigné à ses fils que « les Arabes sont nés pour haïr les Juifs  ». Que « le prophète permet de tuer des enfants juifs  »

              https://laicite-moderne.blogspot.fr/2017/10/proces-dabdelkader-merah.html


              • Taverne Taverne 19 octobre 2017 12:37

                @Crab2

                « Entre la justice et son fils, elle a choisi son fils » Cette référence à la position prise par Albert Camus qui, lors des évènements d’Algérie, avait dit qu’il choisirait plutôt sa mère à la cause de l’indépendance, est non pertinente dans ce procès. En effet, Camus évoquait les risques de mort violente de sa mère dans un attentat possible des indépendantistes. Ici, c’est le fils ne risque pas de se faire tuer. L’avocat devrait s’estimer content que la mère ne comparaisse pas en accusée et qu’elle profite de cette tribune (« tribunal » et « tribune » : deux mots qui se ressemblent trop...).

                La question soulevée par Camus est néanmoins intéressante dans le cadre de ce propos philosophique : faut-il choisir la juste cause ou la vie de sa mère ? Camus a aussi écrit la pièce « Les Justes » dans laquelle il exprime l’idée du juste à travers la cause et le sacrifice pour la cause déclarée juste.


              • rosemar rosemar 19 octobre 2017 18:49

                Rien de trop : méden agan, en grec ancien...


                Voilà un précepte que nous avons tendance à oublier dans notre société de surconsommation et d’excès en tous genres.
                La sagesse antique nous apprend beaucoup.

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