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Accueil du site > Tribune Libre > Le Brexit, l’œuf et la poule

Le Brexit, l’œuf et la poule

Si le titre de cet article ressemble bien à celui d’une fable, il ne s’agit ni d’un conte de fées ni d’un récit imaginaire, mais d’une allégorie dont chacun peut tirer la moralité qui lui convient.

Certains gourous présentent le Brexit comme un modèle à suivre par les membres de l’Union Européenne assurément technocratique pour recouvrer leur indépendance, leur souveraineté et, pendant qu’on y est, le fonctionnement démocratique de leurs institutions. Mais à y regarder de plus près, peut-on considérer cette politique comme une stratégie cohérente et une transposition de cette partition dans une tonalité plus gauloise que galloise produirait-elle d’autres effets ?

Depuis quelques semaines, les officiants des JT de 20 heures présentent la situation actuelle de la Grande-Bretagne comme une apocalypse imminente quelle que soit la solution adoptée pour le retrait de l’UE, avec ou sans accord négocié. Cette alternative supposée entre la peste et le choléra ne permet pas aux téléspectateurs de déterminer leur propre opinion sur le meilleur choix entre l’un ou l’autre des ces fléaux, mais elle reflète pour le moins une confusion.

Pourtant, contrairement à ce qui se passe en France au même moment, aucun mouvement significatif ne se manifeste dans la population outre-manche. Tout se passe au parlement et dans la presse, pas dans la rue ni dans les chaumières où la vie quotidienne est rythmée par les démarches liées au pouvoir d’achat, au logement, à l’emploi et à la santé, les secteurs fragiles du système.

Dans les zones géographiques les plus touchées par une paupérisation évidente des catégories les plus modestes de la population, les banques alimentaires n’ont pas disparu après l’accalmie qui a suivi la crise financière de 2008. Or, ce sont les bénéficiaires de ce « SAMU social » qui ont voté massivement pour quitter l’UE, en grande partie par peur d’une immigration assimilée à une ouverture incontrôlée des frontières et perçue comme la cause du chômage par une sorte de dumping social local dont seraient coupables les principales victimes (les salariés eux-mêmes) et non pas les responsables (les employeurs et les dirigeants du pays).

Aujourd’hui, contrairement à l’« élite », ces populations ne parlent pas beaucoup du Brexit auquel elles n’y comprennent d’ailleurs plus grand-chose sinon qu’il s’agit d’un grand gâchis. Comment sauraient-elles ce qui va se passer si le gouvernement de leur pays n’en a aucune idée ?

Alors que les parlementaires du Royaume-Uni débattent aujourd’hui du retrait de l’UE en termes d’avantages et de désavantages économiques « nationaux » (comprendre : les intérêts des nantis, financiers, entreprises et rentiers), les arguments qui avaient emporté la décision pour le référendum sur le Brexit portaient, eux, sur les ravages de la mondialisation et de la privatisation, qui ne sont pas directement liés à l'UE mais aux politiques économiques menées depuis Margaret Thatcher et relayées par Blair puis par leurs successeurs respectifs dans une alternance semblable celle de la fameuse UMPS (qui n’a pas non plus disparu). Dans cette campagne, Bruxelles avait joué le rôle de bouc émissaire, responsable de manquements avec lesquels elle n'avait rien à voir ou pas grand-chose, non pas que la gouvernance de la commission européenne soit légitime ou justifiable, mais elle n’est que l’émanation des gouvernements des pays membres et c’était avant tout à ces gouvernants qu’il fallait s’en prendre. Sortir de l’UE sans remettre en cause leurs conceptions revient aujourd’hui à gommer les effets sans toucher aux causes.

Tout se passe comme si l'opposition à l'UE avait été et reste avant tout un rêve de retour à un passé idéalisé : « puisque c’était mieux avant l’adhésion (partielle) à l’UE, sortons de l’UE et ce sera mieux », raisonnement similaire à « puisque j’étais en meilleure santé avant d’avoir un chat, tuons le chat et j’irai mieux », en oubliant qu’on m’avait donné le chaton alors que j’étais déjà malade. Avec ou sans accord, le Brexit sera toujours éloigné de ce que ses partisans en attendaient. L’accord proposé par Theresa May reflète un équilibre des pouvoirs qui ne va pas changer, et la saga du Brexit peut encore durer des années, voire des décennies, sans que les questions d’emploi et et de pouvoir d’achat soient réglées.

La moralité de cette histoire, c’est qu’un mauvais diagnostic conduit à un mauvais traitement et ne soigne pas, si ce n’est par l’effet placébo temporaire que procure la prescription d’un remède. Pour reprendre la métaphore musicale, on pourrait dire que l’Union Européenne met en œuvre une partition qui, si elle n’est pas été composée par les dirigeants politiques des états adhérents, a bien été orchestrée et interprétée par eux, et ils sont tous issus de systèmes de « démocratie représentative ». Remettre en cause l’intégration à un orchestre symphonique pour garder le même répertoire ne fait que changer le style de l’interprétation, pas le programme du concert.

Pour certains, la sortie de l’UE (et de l’OTAN) est une condition sine qua non au retour à une souveraineté qui pourrait mettre en œuvre sa propre politique, sans ingérence extérieure. Pour d’autres, il faut commencer par mettre en place de nouveaux dirigeants sur la base d’un mandat se sortie de l’UE car les dirigeants actuels ne le feront jamais. Les péripéties du Brexit montrent que non seulement il ne s’agit pas de savoir par quoi il faut commencer, mais que de toutes façons, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, les politiques de privatisations, de désindustrialisation et de marchandisation des services publics ont toujours les mêmes résultats.

Est-ce la poule qui fait l’œuf ou l’œuf qui fait la poule ? To be or not to be in E.U. ? Est-ce vraiment la question ? Tiens, au fait, pour reconquérir leur souveraineté aucun Britannique n’a évoqué à aucun moment le retrait du Royaume Uni de l’OTAN. Etrange, n’est-il pas ?


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35 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 23 janvier 15:59

    " Depuis quelques semaines, les officiants des JT de 20 heures présentent la situation actuelle de la Grande-Bretagne comme une apocalypse imminente"

    vous rigolez ?

    ça fait des années que l’on nous explique que l’angleterre coupée du continent va sombrer sous les eaux telle une moderne atlantide , que les survivants réduis a l’age de pierre vont pleurer des larmes de sang en souvenir de l’époque bénie ou ils faisaient partie du machin ....des années que trump veut construire un mur pour empêcher les réfugiés anglais de venir envahir les usa

    mais ça vient ....promis demain il va se passer un truc ...enfin surement ....


    • Arthur S François Pignon 23 janvier 17:25

      @gaijin

      « trump veut construire un mur pour empêcher les réfugiés anglais de venir envahir les usa  »
      Private joke ?
      Cela dit, le mur de l’Atlantique était un autre projet, en partie réalisé, mais en d’autres temps, et le long de nos côtes, pas de l’autre côté de l’océan.


    • gaijin gaijin 23 janvier 17:33

      @François Pignon
      " Private joke ?

      "
      non juste une joke ....trump ne semblant pas en effet attendre une immigration massive des anglais .........( coutumière en cas de famine )


    • aimable 24 janvier 08:00

      @gaijin
      Ace moment la , ils reprendrons leurs bonnes vieilles habitudes d’une certaine époque , celles de faire des razzias sur les côtes Normande .  smiley


    • JL JL 23 janvier 16:11

      ’’ Les péripéties du Brexit montrent que non seulement il ne s’agit pas de savoir par quoi il faut commencer, mais que de toutes façons, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, les politiques de privatisations, de désindustrialisation et de marchandisation des services publics ont toujours les mêmes résultats. ’’

       

      Bien d’accord, mais je soutiens que la tare congénitale de l’UE c’est d’avoir mis en place un mécanisme rédhibitoire conduisant à la surenchère, ou peut-être devrait-on dire sous-enchères en matière de fiscalité sur les multinationales.

       


      • Arthur S François Pignon 23 janvier 16:42

        @JL

        l’eau coule toujours vers le bas !
        l’UE a été mise en place dans le but d’« optimiser » les performances des systèmes de concurrence à la base de la mécanique capitaliste, l’offre et la demande étant la seule loi que le far-west du ce monopoly admet.
        il ne s’agit pas de faire une plaidoyer pour montrer le bien-fondé de ces mécanismes, mais de dire qu’un retour à la case précédente ne permettra pas de retrouver la situation qui était celle du tour précédent car dans cette partie, la situation de chaque joueur a changé depuis
        les règles du jeu de ce monopoly sont fixées par ceux qui y jouent, les financiers et industriels pour qui les citoyens et électeurs ne sont que des pions assimilables aux petites maisons en bois qu’ils mettent sur leurs cases
        la seule différence, c’est qu’ils font semblant de leur demander leur avis pour désigner le politicien à qui ils confieront la banque pour un tour
        dans l’UE ou pas, la GB comme les autres pays acceptant le jeu de la destruction des services publics et la privatisation à outrance de l’économie resteront dans ce jeu mondial
        la seule façon d’en sortir est de contrôler l’économie, dans l’UE ou sans l’UE, et non pas que ce soit l’économie qui contrôle l’état et les institutions..


      • Alren Alren 23 janvier 19:35

        @François Pignon

        L’UE a été mise ne place pour assurer la pérennité du capitalisme et empêcher non seulement un communisme à la russe mais aussi un gouvernement de type Front populaire.
        La symbolique du drapeau était explicite : le bleu s’opposant au rouge et les étoiles de Marie reine-du-ciel de la cathédrale de Strasbourg (12 étoiles alors qu’il n’y avait que six pays au début) rappelait les étoiles à cinq branches du drapeau US.

        « La seule façon d’en sortir est de contrôler l’économie, dans l’UE ou sans l’UE, et non pas que ce soit l’économie qui contrôle l’état et les institutions. »

        Qui va contrôler l’économie ? Cela ne peut être le peuple que si celui-ci recouvre sa pleine souveraineté. Ce qui ne peut avoir lieu qu’en dehors de l’UE.
        Ensuite, c’est vrai, la politique suivie dépendra du gouvernement que les électeurs auront choisi ou se seront laissés choisir à coup de propagande.

        Sachant qu’actuellement seule La France Insoumise fera une politique radicalement en faveur du peuple.
        Qu’on le veuille ou non, c’est un fait.


      • François Vesin François Vesin 23 janvier 16:59

        Merci

        Vous signalez l’absence de mouvements de rue mais

        avez-vous remarqué l’absence de réactions de la City ?

        Vous trouverez ci jointe une analyse qui s’en explique :

        http://lesakerfrancophone.fr/geopolitique-du-brexit 


        • Eric F Eric F 23 janvier 19:40

          @François Vesin
          D’après l’article dont vous donnez le lien, l’UK sort de l’UE pour prendre la tête d’un gouvernement mondial sous l’obédience de la City, avec en vue une monnaie unique mondiale. Pourtant la Livre est en train de se déprécier, le dollar est toujours prépondérant, et les alternatives sont plutôt en Asie.
          Au passage, l’analyse du traité d’Aix la Chapelle est assez surprenante, la plupart des points mentionnés ne figurent pas dans le texte.


        • baldis30 23 janvier 17:51

          bonsoir,

           le catastrophisme médiatique est à la mode ... le brexit n’échappe pas à la mode ...

          la solution tient en un seul mot : Islande

          Et en quelques lieux privilégiés destinés à accueillir les banquiers, nourris, logés, couchés..... pour le blanchiment on verra autre chose ....


          • Arthur S François Pignon 23 janvier 17:55

            @baldis30

            vous vouliez sans doute dire « Irlande » ?
            Parce qu’en Islande, les banquiers ont reçu le traitement adequat !


          • samy Levrai samy Levrai 23 janvier 18:06

            "Certains gourous présentent le Brexit comme un modèle à suivre par les membres de l’Union Européenne

            " je ne suis pas allé plus loin, dans le minable le cocotier était déjà atteint.


            • Arthur S François Pignon 23 janvier 19:28

              @samy Levrai

              Je sais pas si je vais m’en remettre !


            • samy Levrai samy Levrai 23 janvier 23:41

              @François Pignon
              Si tu savais ce que je m’en tape, des minables, ceux qui ont la télé en voient tous les jours, un de plus un de moins...


            • samy Levrai samy Levrai 24 janvier 08:30

              @samy Levrai
              Mais perdre des lecteurs parce qu’estampillé minable et pas par son talent de bretteur, je n’envie pas trop quand meme...
              l’offre sur internet étant tellement pléthorique qu’il me sera tellement facile de t’ignorer, mon tout petit.


            • Arthur S François Pignon 24 janvier 08:40

              @samy Levrai

              alors dégage au lieu de venir éructer ici !
              t’as pas de toilettes, chez toi ?


            • samy Levrai samy Levrai 24 janvier 10:13

              @François Pignon
              minable, disais je... pourquoi mes analyses se révèlent elles toujours si juste ? 


            • Arthur S François Pignon 24 janvier 11:07

              @samy Levrai

              Des insultes et des invectives ne sont pas des analyses, mais tout juste des incantations qui permettent à celui qui les profères de se rassurer en remplaçant les arguments par des litanies.

              En quoi être vexé serait une analyse ? C’est tout juste une réaction épidermique au désagrément d’avoir le nez dans le caca.


            • samy Levrai samy Levrai 24 janvier 12:35

              @François Pignon
              Je comprends que tu as des problèmes de vocabulaire... Traiter l’UPR de secte et François Asselineau de gourou serait une « analyse » et pas une insulte grossière et que ta brillante « analyse non épidermique » reposerait sur de la réflexion et me mettrait le nez dans le caca ... minable disais je ? mais quelle est donc la définition de ce mot ? n’est ce pas mediocre le mot le plus proche ?


            • Arthur S François Pignon 24 janvier 13:45

              @samy Levrai

              je n’ai évoqué l’UPR nulle part.
              Je ne connais d’ailleurs pas ce truc.
              CIAO


            • samy Levrai samy Levrai 24 janvier 14:16

              @François Pignon
              tu vois avec mes analyses tirées de ton article et de nos échanges, j’en ai déduit que tu étais un minable diffamateur insultant qui remplace les arguments par des litanies ... Un type qui se croit malin mais avec lequel il n’y a pas besoin de creuser beaucoup pour s’apercevoir que le vide domine.


            • velosolex velosolex 23 janvier 18:46

              L’europe c’est peut être pas la panacée, mais elle offre tout de même des avantages. Déménager c’est bien, mais faut il encore avoir choisi sa barraque avant. Le Brexit s’est fait par hasard. Ceux qui l’on provoqué ne s’attendaient pas à cette réponse du tout. On s’aperçoit que le monde n’a pas changé, que même les technocrates, et les politiques continuent à jouer à la roulette russe. Voilà la première leçon du Brexit. La deuxième, on l’attend..

              Pour le moment, l’Europe et la GB sont deux conducteurs lancés sur une route, face à face. Le premier qui se dégonflera, qui voudra éviter l’accident aura tort, se disent ils. Le second empochera la mise. Que faire. Surtout ne pas freiner. 

              Les bookmakers sont contents,...Les anglais moins. Ca dépend non seulement de leur opinion politique, et du cours du pound, mais aussi si leur volant est à gauche, ou à droite. Beaucoup d’anglais paumés dans ce centre bretagne où je vis ; j’ai accompagné un couple d’amis à la préfecture de quimper, afin de leur servir d’interprète. Ils s’imaginaient vivre ici jusqu’à leur fin. D’un seul coup vous n’êtes plus rien. Des apatrides. Les anglais du continent vont très mal. Un employé, très pointilleux, semblant sorti d’un roman de Kafka nous a reçu, entre un Turc et un Togolais, dans le service qualifié. IL s’agissait de demander un permis de séjour, de revenir à la case de départ, comme au jeu des petits chevaux. Tous les actes de propriété devaient être traduits par un traducteur assermenté, 10 euros la page. Ca faisait un joli paquet. Finalement, Sheila pourra peut être rester en France en se faisant naturaliser Irlandaise. Pour son mari, qui n’a pas de grand parent né à Dublin, c’est une autre histoire. 

               Dickens faisait aussi beaucoup dans ce genre d’absurde humour. Bloody hell ! 


              • Eric F Eric F 23 janvier 19:49

                @velosolex
                On dirait qu’il est plus facile de demeurer en France si l’on arrive d’un autre continent que pour des britanniques ! Ceux qui résident depuis plusieurs années devraient conserver automatiquement les droits que leur donnait le statut de membre de l’UE à leur arrivée, cela pourrait se négocier de gré à gré avec le Royaume Uni indépendamment de l’hypothétique accord global.


              • Jean Keim Jean Keim 23 janvier 19:01

                Dans ce genre d’affaire on sait ce qu’on perd mais on ne sait pas ce qu’on gagne.


                • alinea alinea 23 janvier 19:32

                  C’est un peu la guerre des grands ça, la GB et l’UE ; nous si on voulait bien, avec quelques potes, être petits et socialistes, discrètement on pourrait peut-être petit à petit sortir de ce bourbier ?


                  • Odin Odin 23 janvier 20:00

                    Bonsoir,

                    « à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, les politiques de privatisations, de désindustrialisation et de marchandisation des services publics ont toujours les mêmes résultats. »

                    A l’intérieur de l’UE c’est une certitude.

                    A l’extérieur de l’UE il y a deux possibilités :

                    A : conserver les mêmes renégats (young leaders / Bilderberg) à la tête de l’état et le résultat sera strictement le même qu’en étant à l’intérieur de l’UE.

                    B : avoir à la tête de ce même état des femmes et des hommes faisant passer l’intérêt du peuple avant celui de la finance en interdisant les privatisations et en re-nationalisant (autoroute, barrage etc..) en mettant des taxes à l’importation etc.. (Ce qui peut être possible que hors de l’UE)

                    Donc, une sortie de l’UE ne pourra être que bénéfique que si elle inclue l’option B.

                    http://lesakerfrancophone.fr/geopolitique-du-brexit

                    Bonne soirée.


                    • Arthur S François Pignon 23 janvier 20:22

                      @Odin

                      on est bien d’accord
                      bonne soirée aussi


                    • Attilax Attilax 23 janvier 20:51

                      @Odin

                      Et on ne pourra avoir l’option B qu’en changeant les institutions en profondeur, notamment la constitution.


                    • Ruut Ruut 24 janvier 07:38

                      Techniquement l’œuf est toujours arrivé avant la poule.

                      C’était un oeuf non de poule mais un oeuf quand même.


                      • P.-A. Teslier 24 janvier 10:18

                        Qui de l’oeuf ou de la poule ? Réponse anachronique ICI


                        • Arthur S François Pignon 24 janvier 11:10

                          @P.-A. Teslier

                          ... anachronique (décalée dans l’actualité) et impertinente (décalée dans le bien-fondé).


                        • zygzornifle zygzornifle 24 janvier 12:25

                          Bonne chance aux Anglais et j’espère que vous nous prouverez que c’était un grand bien de vous tirer de l’univers carcéral de l’Europe ....


                          • Michel DROUET Michel DROUET 25 janvier 16:36

                            La conclusion est intéressante (comme le reste). Elle montre bien les limites du débat dans un système corseté d’information.

                            PS / il y a quand même un mouvement de panique au royaume : la crainte d’une pénurie de papier toilettes et ça c’est bien emmerdant et je sens que les britanniques vont opter massivement pour le retour pour cette simple raison !


                            • Alcyon 26 janvier 11:25

                              Quand les leaders du « Brexit Camp » refusent le poste de premier ministre, on commence à comprendre qu’il y a anguille sous roche.

                              Actuellement, les élus anglais sont coincé entre le marteau et l’enclume. Aucun ne veut voir son nom associé à la catastrophe (qui au moins durera quelques mois) annoncée, mais aucun ne veut voir son nom associé à une annulation d l’article 50. Et donc ils sont dans l’impasse depuis 2 ans.

                              Mon pari sur l’avenir :

                              1. Les anglais demandent une extension.
                              2. L’UE leur en donne une mais à condition qu’il y ait un second référendum
                              3. Les électeurs doivent classer « remain » « deal » « no deal » pour faire comme une élection à 2 tours.
                              4. Le remain l’emporte.

                              Ainsi les politiciens de tous bords sauvent la face. Les brexiters expliquent qu’on a nié leur choix, les eurosceptiques disent que l’UE a imposé le référendum et les remainers ont la décision qu’ils veulent.


                              • Arthur S François Pignon 26 janvier 13:00

                                @Alcyon

                                En attendant, quel gâchis, quelle perte de temps
                                les parlementaires britanniques n’ont rien à envier aux nôtres pour ce qui est d’utiliser l’argent des contribuables à l’organisation de joutes verbales stériles qui occupent la une des journaux pendant des mois alors que leur « élite » se livre de par le monde à des activités militaires coordonnées avec l’OTAN liées à du business juteux pour des gens très discrets qui n’ont pas envie que l’on parle d’eux.

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