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Accueil du site > Tribune Libre > Le châtiment corporel à l’école au Japon

Le châtiment corporel à l’école au Japon

A l'heure où la France se pose la question de la fessée parentale, le Japon se retrouve face à un phénomène qui met à mal son éducation, en particulier son école : il existe encore des enseignants qui utilisent la violence pour « éduquer » leurs élèves.

 La semaine dernière, les Japonais ont pu apprendre par le journal télévisé qu’un enseignant d’Osaka n’a rien trouvé de mieux que de se servir d’un élève pour cible de lancer de disque lors de l’entrainement du club d’athlétisme. Sachant qu’une personne recevant un disque lance à pleine puissance peut perdre la vie... Qu’avait donc fait cet élève de si terrible pour que son crime puisse « justifier » un tel châtiment ? Eh bien il avait été nombre de fois en retard à l’entrainement d’athlétisme. Oui, juste pour cela.

 Cette violence et ce harcèlement de la part des enseignants japonais peut parfois atteindre une telle ampleur que certains élèves ne trouvent pas d’autre moyen pour y échapper que de se suicider. C’est le cas d’un capitaine du club de basketball, violemment frappé au visage plus d’une trentaine de fois par l’enseignant en charge du club, qui s’est suicidé le jour suivant. Il ne pouvait plus supporter la violence quotidienne à laquelle il était soumis de la part de cet enseignant.

 Et ces enseignants qui emploient la violence pour discipliner leurs élèves sont bien plus nombreux qu’on ne le pense. Ainsi, une enquête sur le sujet dans les écoles publiques d’Osaka a révélé que 72 professeurs ont déclaré (d’eux-mêmes, oui) employer la violence pour discipliner leurs élèves. 72 enseignants de 33 écoles pour un total de 185 écoles interrogées. On imagine sans peine que le chiffre doit bien plus important si on prend en compte le nombre d’enseignants n’ayant pas osé avouer appliquer une telle... « discipline ».

 

Alors pourquoi cette violence ?

 Premièrement, on peut dire que la réponse est en lien avec l’enquête sus citée : pourquoi donc des enseignants déclareraient de leur plein gré faire preuve de violence envers leurs élèves ?

 Une des explications est que bien que l’emploi de violence par les enseignants sur leurs élèves soit interdit dans les établissements scolaires japonais depuis 1941, nombre de Japonais pensent encore aujourd’hui que faire preuve de violence pour discipliner un élève récalcitrant est tout à fait acceptable, du moment que la « faute » commise par l’élève le nécessite. De plus, certains Japonais estiment que la violence est tout simplement une façon efficace de discipliner au quotidien les enfants. Ainsi, dans une enquête de 2017, 20 000 Japonais (10 000 avec enfants, 10 000 sans enfants) pour la question « Pour éduquer/discipliner un enfant, que pensez-vous de l’utilisation du châtiment corporel ? », ont répondu à 1.2% qu’« il faut l’utiliser activement/fortement », à 16.3% qu’ « il faut l’utiliser si nécessaire » et à 39.3% qu’ « il faut l’utiliser si on pense qu’il n’y a pas d’autre moyen », soit près de 57% de Japonais ayant participé à cette enquête qui reconnaissent le châtiment corporel comme méthode acceptable d’éducation.

 Dans cette enquête, les moyens de châtiment corporel dont il est question sont approuvés à : 69.3% pour la fessée, 65.5% pour la tape sur les mains, 30.7% pour la claque, 11.1% pour le lancer d’objet (taille non précisée) sur élève, 9.4% pour le coup de poing, 8.1% pour le coup sur la tête. Il n’a pas été étudié le degré d’acceptation de ces châtiments corporels selon la force du coup utilisée. Quant à appliquer eux-mêmes ces châtiments corporels, 70% des parents ayant répondu à cette enquête ont indiqué avoir déjà frappé leur enfant sur une partie du corps. Des chiffres plutôt en dessous de ceux concernant les parents français, mais la différence principale est que les parents japonais se reposent sur les enseignants de leurs enfants en ce qui concerne l’éducation et la discipline.

 A l’école, cette violence employée par les enseignants pour discipliner les élèves a lieu surtout après l’école durant les heures consacrées aux activités de club. Elle est associée à la pratique sportive de façon très étroite, pour preuve le cas de 15 athlètes féminines de Judo qui se sont plaintes à la Fédération Japonaise de Judo du harcèlement et de la violence que leur coach et son staff exerçaient sur elles. Et pour preuve que cette violence est encore aujourd’hui considérée comme acceptable, la Fédération Japonaise de Judo a trouvé tout à fait suffisant de faire faire de simples excuses aux athlètes de la part du coach et de son staff. Les athlètes en question ont dû aller se plaindre au Comité Olympique Japonais et alerter la presse pour que l’affaire soit enfin prise au sérieux.

 L’emploi du châtiment corporel comme méthode acceptable de discipline est donc ancrée dans la culture japonaise. Mais ce n’est pas la seule raison. On peut par exemple se demander pourquoi les jeunes continuent à subir ces violences en silence ou bien pourquoi les personnes témoins de cette violence ne donnent pas l’alerte.

 

Pourquoi personne ne dit rien ?

 Dans le cas des élèves qui subissent ces violences, il faut avoir conscience du lien très étroit qui les unit avec leurs enseignants. J’en ai déjà parlé dans un précédent article : les enseignants ont de nombreux rôles et en particulier celui de parent de substitution pour leurs élèves. Peu d’enfants victimes de maltraitance arrivent à dénoncer leurs bourreaux de parents.

 De plus, il existe au Japon le concept de « amae » qui est défini par le psychanalyste Takeo Doi dans son livre « L’anatomie de la dépendance » (paru en 1971), comme une relation d’interdépendance entre deux personnes. « Amae » vient du verbe « amaeru », qui décrit le comportement d’une personne essayant de faire en sorte qu’une figure d’autorité (parent, enseignant, époux, patron etc.) prenne soin de lui. Ce comportement est aussi observé chez les animaux. L’éducation en Occident tend à faire cesser ce comportement le plus tôt possible tandis que ce comportement persiste jusqu’à l’âge adulte au Japon dans toutes les facettes des relations interpersonnelles. Ce genre de comportement est toléré car il permet le tissage de liens émotionnels étroits entre les personnes d’un groupe, ce qui nourrit l’interdépendance entre les membres de ce même groupe.

 Quel rapport ?, me direz-vous. Eh bien il y en a un : ce modèle de comportement est caractéristique de la relation enseignant-élève au Japon. L’élève est affectivement dépendant de son enseignant dans ce contexte. Par conséquent, l’enseignant exerce un très fort control sur son élève au niveau affectif. Ce dernier ne peut donc pas envisager une seule seconde de refuser la violence qu’il subit. Qui aime bien, châtie bien.

 Et les autres enseignants ne pourraient-ils donc pas s’opposer à ces collègues violents, les dénoncer ? Eh bien non. La réponse se trouve encore dans ce concept d’ « amae » et de dépendance entre deux personnes. Il existe en effet au Japon un système hiérarchique nourrit par ce phénomène d’ « amae » : la relation senpai-kohai. Autrement dit « l’ainé » et le « cadet ». Chie Nakane décrit cette relation particulière dans son ouvrage « La société japonaise » (1970). Il s’agit d’une relation verticale où le senpai s’occupe de son kohai, lui enseigne des choses, le conseille, le protège, tandis que le kohai doit une loyauté et une obéissance absolues à son senpai. Autrement dit, un jeune enseignant japonais s’autorisera très difficilement à dénoncer un collègue violent plus âgé (même d’une seule année), comme il lui sera très difficile de s’opposer à la demande de son senpai de participer à ces violences envers les élèves. Un senpai a souvent plein contrôle psychologique sur son kohai.

 Pour finir, revenons à ce lycéen obligé de servir de cible de lancer de disque. Savez-vous justement ce que le kohai (collègue aussi donc) de l’enseignant violent a répondu lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’avait ni rapporté les faits, ni refusé de participer à ces violences ? Eh bien il a répondu : « C’est mon senpai, je ne pouvais donc pas refuser d’obéir ». On peut penser que cet enseignant est un demeuré, mais le conditionnement que subissent les Japonais en ce qui concerne la relation senpai-kohai en est à ce point. C’est une différence culturelle importante assez difficile à comprendre pour nous Français.

 

Pour avoir un autre exemple de ce que ce genre de relation représente au quotidien au Japon, vous pouvez aller lire un article qui raconte comment j’ai dû composer avec ce type de relation lorsque j’étudiais à la fac au Japon.

 

Les mentalités changent petit à petit vis à vis de ce problème de société, mais surement pas assez rapidement pour tous les élèves subissant le harcèlement ou la violence de leurs enseignants au quotidien. Il s’agit pourtant d’une urgence, étant donné que des enfants et adolescents en arrivent à vouloir s’ôter la vie pour pouvoir échapper à la souffrance physique et morale qu’ils subissent sur un lieu dans lequel ils sont censés être en sécurité et par des personnes qui sont censées s’occuper d’eux, les éduquer, et les protéger.


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35 réactions à cet article    


  • Jean Roque Jean Roque 7 mars 16:53

    Le français sans plus de peuple n’est qu’un sous-humain.
     
    Le droitddelhommisme n’est pas le droit de l’humain, il est alibi du collabo mondialiste.


    • Michael Gulaputih Michael Gulaputih 7 mars 17:16

      @ nemuyoake


      Merci de nous avoir fait part de votre expérience japonaise tant il est vrai que l’enseignement français de ce qui se passe dans le grand Monde ne dépasse pas les limites de la civilisation judéo-chrétienne.

      • nemuyoake nemuyoake 7 mars 21:47

        @Michael Gulaputih
        Merci, je trouve aussi interressant de voir ce qui se passe dans les autres pays.


      • Clocel Clocel 7 mars 19:07

        Pour un occidental qui s’intéresse à l’Asie, les japonnais sont des extra-terrestres, aussi fascinants que déroutants...

        Bien que sur le plan des châtiments corporels, ils n’ont que quelques décennies de retard, les européens n’ont rien à apprendre dans le maniement de la chicotte.

        J’ai lu un article il y a quelque temps, me souviens plus où, mais apparemment ils ont aussi un problème de relations intersexes. Les filles se plaignaient d’un comportement rugueux qui tendrait à se généraliser.

        Todd attribue ça à la constitution de la structure familiale.


        • nemuyoake nemuyoake 7 mars 21:50

          @Clocel
          Ils ont plein de problèmes sociaux dus à leur type de société et leur histoire, c’est sûr. Nous avons les notres dus à la notre, notre histoire etc.


        • Jean Roque Jean Roque 7 mars 22:19

          Dans les écoles de Bismarck il y avait jusqu’à 100 élèves par classe, pas 15 comme chez les colons chéris du mondialisme.
           
          Discipline prussienne militaire, avec passage sous les coups de schlague par toute la classe...
          Au début du 20ème siècle, presque un prix Nobel sur 2 était germanique. Voir la photo du congrès Solvay de 1927 !
           
          PISA, QI, en chute libre chez les gauchistes dégénérés, chiures finales de l’histoire d’Occident...


          • nemuyoake nemuyoake 7 mars 23:57

            @Jean Roque
            Moi aussi j’ai recu des fessees. C’est surement pour ca que j’ai un bac +5...


          • pipiou 8 mars 00:35

            Mais le Japon a d’excellents résultats PISA : ils sont sur tous les podiums.


            • nemuyoake nemuyoake 8 mars 00:51

              @pipiou
              Ils ont 2 ans d’avance en sciences compare aux programmes francais. Mais surtout, faire des efforts et donner le meilleur de soi-meme sont consideres comme un devoir moral.


            • pipiou 8 mars 01:03

              @nemuyoake
              Et apparemment ils sont assez égalitaires.

              Ce sujet m’intéresse à une epoque où en France on maintenant complètement obsédé par le bien-être de l’élève à un point où on veut lui éviter toute frustration. « Bienveillance’ est le maître mot.
              L’enseignant prend plus souvent le rôle de facilitateur ou de psychologue que celui de figure d’autorité.

              Au lieu de cadrer les élèves on préfère s’adapte à leurs souhaits. On veut donc rendre l’apprentissage des sciences plus ludique, moins austère, moins difficile.

              Au Japon comment son considérés des méthodes dites »innovantes" comme on en parle beaucoup en France : Montessori, école nouvelle, ... ?


            • nemuyoake nemuyoake 8 mars 02:03
              @pipiou
              Dans les annees 80-90, il y avait beaucoup de competition et les eleves souffraient beaucoup du systeme scolaire (comme maintenant en Coree) donc le gouvernement japonais a decide de passer de 6j de classe a 5j et d’enlever 30% des contenus des programmes. Ils ont aussi donne l’ordre que l’ecole soit plus « cool » envers les eleves, plus « bienveillante ».

              Ca a produit des resultats terribles, la « generation yutori » comme on l’appelle (ne savent rien, egocentres etc selon les employeurs) et donc le gouvernement japonais est en train de faire marche arriere. Pas au point de retourner a un systeme scolaire aussi exigeant qu’avant tout de meme. Ils cherchent un point d’equilibre, pas encore trouve a mon avis.

              Les methodes innovantes ont leurs adeptes jusqu’a l’ecole primaire. Mais il y a tres peu de parents, surtout a Tokyo et dans les grandes metropoles, qui ne tombent pas dans le discours de l’excellence : la frequentation des juku (ecole apres l’ecole) ne faiblit pas et beaucoup de parents poussent leurs enfants a entrer dans les meilleurs lycees, les meilleures universites. 

              Il y a penurie de main d’oeuvre au Japon, mais comme je dis toujours a mes eleves : « Du travail, ca vous en trouverez vu qu’on manque de bras, mais pour decrocher les postes les mieux payes, avec les meilleurs horaires et les plus interessants, il y a enormement de competition. Ceux qui ne donnent pas le meilleur d’eux memes ne seront pas choisis. »

            • pipiou 8 mars 11:35

              @nemuyoake
              Merci pour toutes ces précisions ; c’est toujours intéressant de comprendre les différences entre pays concernant l’éducation. Il est clair que les différences culturelles conditionnent la manière dont l’école fonctionne.

              Continuez à nous faire part de vos expériences.


            • Cadoudal Cadoudal 8 mars 12:30

              @pipiou

              « Que nul n’entre ici s’il n’est scientifique »Les candidats doivent remplir les conditions suivantes :
              1. ne pas êtres nés avant le 1er janvier 2000 ;
              2. ne pas avoir redoublé une classe du cycle moyen ;
              3. avoir obtenu, aussi bien en classe de Quatrième que de Troisième, une moyenne annuelle au moins égale à 15 sur 20 dans chaque discipline scientifique (Mathématiques, Sciences de la Vie et de la Terre et, le cas échéant, Sciences Physiques) ou avoir obtenu à l’examen du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) une note au moins égale à 15 sur 20 dans chaque discipline scientifique ; ces notes de l’examen du BFEM sont attestées par l’Inspecteur d’Académie ;
              4. avoir obtenu, aussi bien en classe de Quatrième que de Troisième, une moyenne générale annuelle au moins égale à 14 sur 20 ou avoir obtenu à l’examen du BFEM une moyenne générale au moins égale à 14 sur 20 aux épreuves du premier groupe ; cette moyenne générale de l’examen du BFEM est attestée par l’Inspecteur d’Académie.

              https://concoursn.com/concours-dentree-au-lycee-scientifique-dexcellence-de-diourbel-2017/


            • Alren Alren 8 mars 15:50

              @pipiou

              De bons résultats PISA signifient que le type d’enseignement infligé est une sorte de dressage de singes savants.

              Cela fait de bons techniciens supérieurs d’exécution mais cela étouffe les authentiques surdoués, esprits originaux sur lesquels ce dressage autoritaire a un effet négatif.
              Or les surdoués originaux, comme Albert Einstein, le plus célèbre, ont fait avancer la science et l’humanité, pas les techniciens d’exécution.

              L’enseignement à la française permet à ce pays d’avoir, au regard de sa population, une quantité inégalée de mathématiciens créatifs et d’informaticiens originaux, au point que les US ont créé en France une école d’Intelligence artificielle, la clé de l’avenir informatique.



              • nemuyoake nemuyoake 8 mars 08:01

                @phan
                Je trouve que c’est justifie : on ne fait pas acte de violence sur une personne, meme si on la pense coupable de violence elle-meme. La justice a ete dure dans ce cas si on compare avec les parents qui agressent/tuent des enseignants et qui sont trop peu punis, mais ne vous inquietez pas : avec les remises de peine, la peine va etre bien plus courte...


              • phan 8 mars 09:50

                @nemuyoake
                Et la violence faite aux femmes et aux vieillards : la justice est comment en France ou au Japon ?
                Le Japon est un pays riche avec un niveau de vie élevé, par contre la majorité des pauvres sont des vieillards.
                Je ne vous parle même pas la violence envers les enfants :
                - En France, malgré que la loi contre la fessée soit votée, 730 enfants meurent chaque année de maltraitrance.
                - En Asie, le seul pays des 53 États interdisant toute punition corporelle y compris dans le cadre de la famille est la Mongolie et rien qu’au Japon près de 400 enfants sont abandonnés en 3 ans.


              • phan 8 mars 11:11

                @phan
                Il y a environ 500 suicides par an lors de la rentrée scolaire au 1er septembre chez les moins de 20 ans, raisons évoquées : culture de la réussite, communication insuffisante dans la famille japonaise et brimades à l’école (Ijime).


              • Alren Alren 8 mars 15:55

                @phan

                Il ne s’agit pas d’une simple gifle mais d’une volée de coups qui n’a été interrompue qu’après l’intervention d’un parent d’élève !
                Quand on donne une information, on ne la tronque pas.

                Que la justice n’ait pas accordé le sursis montre que l’agression était particulièrement violente et totalement disproportionnée à ce qui était reproché, d’ailleurs un soupçon sans preuve.


              • phan 9 mars 01:00

                @Alren
                Quand on donne une information, on ne la tronque pas.

                Faites donc une recherche avec votre moteur la phrase : « un an de prison ferme pour avoir giflé la maîtresse de sa fille » et vous sauriez faire la différence entre une information et un titre d’un fait divers.

                Mettez vous à la place des parents »des 15 athlètes féminines de Judo qui se sont plaintes à la Fédération Japonaise de Judo du harcèlement et de la violence que leur coach et son staff exerçaient sur elles" , comment allez vous réagir en sachant que votre fille soit battue à coups de shinaïs ?

                Le suicide du jeune japonais frappé par son entraîneur de basket, celui-ci a été condamné à un an de prison avec sursis et une vidéo au Japon où le prof de sport gifle l’élève 13 fois en 16 secondes

                L’auteur parle de la violence Enseignant-Elève mais pas sur la violence Elève-Elève à travers le terme Ijime, mais ce problème d’harcèlement est partout présent dans le monde.



              • sleeping-zombie 8 mars 08:08

                Les mentalités changent petit à petit vis à vis de ce problème de société, mais surement pas assez rapidement
                ...

                Et si cette « mentalité qui doit changer » était la raison pour laquelle il y a si peu de crimes au Japon ?


                • nemuyoake nemuyoake 8 mars 08:14

                  @sleeping-zombie
                  La mentalite qui doit changer concerne celle qui considere la violence comme moyen d’education. Je ne pense pas que la criminalite soit faible parce que la violence est utilisee comme moyen educatif...


                • sleeping-zombie 8 mars 08:57

                  @nemuyoake
                  Je veux bien te croire, j’aimerai bien te croire.
                  Mais dans ce cas, comment ont-ils fait pour avoir un pays si sûr ? (en tant qu’expat, tu vas probablement pas me répondre : on limitant l’immigration)


                • Alren Alren 8 mars 15:58

                  @nemuyoake

                  « Je ne pense pas que la criminalité soit faible parce que la violence est utilisée comme moyen éducatif... »

                  C’est en effet tout le contraire. On le voit bien avec ces jeunes de banlieue élevés trop souvent avec des coups de la part des parents et pour qui, ensuite, la violence va de soi.


                • ZenZoe ZenZoe 8 mars 10:02

                  Article fascinant, et surtout venant de quelqu’un qui vit sur place !
                  De mon séjour de jeunesse là-bas, je retiens l’extrême gentillesse et serviabilité des Japonais et aussi, en effet, une certaine dose de violence rentrée, que je comprends mieux à présent.
                  La violence se reproduit aussi, et si nous voulons un monde apaisé demain, cela passe par le respect absolu des enfants aujourd’hui.


                  • nemuyoake nemuyoake 9 mars 00:30
                    @ZenZoe
                    Merci !
                    Il y a beaucoup de violence dans la societe japonaise mais on ne la voit pas a premiere vue.

                  • McGurk McGurk 8 mars 12:28

                    La France a également son lot de violences, que ce soit de la part des professeurs ou des élèves eux-mêmes.

                    Les enseignants peuvent parfaitement s’en prendre aux étudiants en les prenant régulièrement pour cible pendant les cours, à leur faire sans cesse des reproches, sermons et les punissant de bien des manières. Le plus ironique, c’est que, lorsqu’on en parle avec l’académie ou la direction de l’établissement, on nous répond « on a une fiche sur eux qui nous dit qu’ils sont excellents » et on passe pour des menteurs ou des affabulateurs.

                    Les élèves, quant à eux, perpétuent cette violence aussi bien en classe que pendant les pauses ou les activités sportives : exclusion sous des motifs aussi divers que farfelus, agressions physiques et verbales quotidiennes, humiliation fréquentes, destruction du matériel d’autrui, empêcher l’élèves d’écouter par tous les moyens,etc.

                    Il ne faut pas s’étonner que pas mal d’élèves détestent l’école ou bien qu’ils y aillent à reculons, qu’ils ne s’investissent pas comme l’Education nationale le voudrait et surtout qu’ils n’y voient pas la finalité (avoir un travail, une vie et être indépendant). Libérer l’école est urgent, on en parle toujours en début de mandat mais ensuite on l’enterre avec les autres dossiers « gênants » (le chômage, Pôle emploi, la SNCF, l’économie en général, l’UE, etc.).

                    En France, on fait des études pour faire des études et on ne s’intéresse pas au stade suivant. Et on fait de l’éducation sans donner des perspectives d’avenir aux élèves, c’est bien pour cette raison qu’ils s’en fichent. Les « centres d’orientation » sont minables, remplis de conseillers au point de vue étriqué et limité aux fiches qu’ils ont à disposition.


                    • nemuyoake nemuyoake 9 mars 00:31

                      @McGurk
                      de part mon experience (qui ne vaut pas etude scientifique), oui, il y a des enseignants francais violents, que ce soit au niveau des mots ou des coups.


                    • pipiou 9 mars 02:10

                      @McGurk
                      En France maintenant les violences physiques d’enseignants sont plutôt rares, car, contrairement au Japon, les élèves Français n’hésitent pas à dénoncer leurs profs (voire à tort).

                      Les cas de phobie scolaire sont souvent liés aux relations avec les autres élèves plutôt qu’avec les profs.

                      Et ça veut dire quoi « libérer l’école » ? Sous les pavés la plage ?


                    • Zolko Zolko 9 mars 11:17

                      @McGurk : "Les enseignants peuvent parfaitement s’en prendre aux étudiants en les prenant régulièrement pour cible pendant les cours, à leur faire sans cesse des reproches, sermons et les punissant de bien des manières"
                       
                      exact, et ce genre de châtiment est bien plus pernicieux, car déguisé, voire faux-cul. Tandis qu’une bonne tape sur les doigts avec une règle en bois, PAF ! et on n’en parle plus.


                    • McGurk McGurk 9 mars 12:43

                      @pipiou

                      Je parlais surtout de la violence verbale et psychologique en ce qui concerne les professeurs envers leurs étudiants.


                    • Maitre Ratatouille Ratatouille 8 mars 13:22

                       la religion te dit que la terre à été crée en 6 jours et à l’école c’est des 4 ou 5 milliards d’années ,des deux cotés tu t’en prend plein la tronche et en plus si tu habite dans une commune communiste,tu te tape la propagande .
                      3 systèmes DQ bleu et en lutte les uns contres les autres pour ceux qui comprennent .Il te reste la prison , le travail à la chaîne,l’alcoolisme,la folie,la fuite ou la compréhension même là c’est encore des problèmes .
                      si tu passes par l’université tout dépendra des prof et des programmes.
                      un coup de chance ou pas .évolution,stagnation,involution des systèmes dans lesquels tu évolues .


                      • Pere Plexe Pere Plexe 9 mars 10:07

                        La violence des méthodes nippones est vraiment effrayante.

                        Je la connais surtout par le judo ce pays étant la Mecque de tout pratiquant.
                        Les exemples d’abus absurdes sont légions.
                        J’ai personnellement vu une fille de 14 15 ans d’un gros niveau contrainte à des entraînements intenses avec une méchante entorse. Et comme elle traînait ça depuis des semaines il est probable qu’elle en gardera séquelles et qu’elle ne connaîtra pas le très haut niveau. Le tout accompagné de douleurs à peine imaginable...
                        Le plus terrible est sans doute l’acceptation de tous, y compris des victimes...


                        • nemuyoake nemuyoake 9 mars 10:42

                          @Pere Plexe
                          Le judo et tous les sports traditionnels au Japon ont de nombreux coaches qui pratiquent ces méthodes. Ils sont persuadés qu’employer la violence permet aux athlètes de donner le meilleur d’eux memes.


                        • Zolko Zolko 9 mars 11:11

                          Moi j’avais reçu des fessées quand j’étais jeune, et mes enfants en ont aussi reçu quand ils étaient petits. Faire une loi qui contre ça serait une débilité d’une société dégénérée.
                           
                          Il ne s’agit pas des donner des coups de poing ou de fouetter, mais une grosse claque sur des fesses à nu laisse des souvenirs. Il vaut mille fois mieux que ce soient les parents qui inculquent ça à leurs enfants que la police 20 ans plus tard.

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