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Accueil du site > Tribune Libre > Le Covid accompagne la fin de l’homme historique

Le Covid accompagne la fin de l’homme historique

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 0) Un court texte en forme de parabole offre un regard d’ensemble sur les faits de l’histoire. Cette parabole écrite en mode intuitif prolonge une méditation de Jünger consignée dans quelques lignes consacrées à Hérodote pris comme prétexte à un questionnement sur la situation de l’homme contemporain face à l’Histoire.

 

 1) Par convention, la période historique coïncide avec la naissance de l’écriture il y a quelque 6000 ans à Sumer. Mais c’est avec Hérodote que l’homme prend conscience qu’il est un homme dans l’Histoire. Hérodote appartient à la période axiale. L’homme antique se sépare progressivement de l’influence des mythes. On trouve chez Hérodote la superposition des puissances mythiques et des puissances historiques. L’homme s’émancipe des mythes. Une frontière sépare la temporalité du mythe et celle de l’histoire, au même titre qu’une topologie sépare les espaces sacré et profane. La claire lumière du savoir historique jaillit avec Thucydide. Qui arrive après Sophocle qui jeta une lumière toute nouvelle sur l’âme humaine. Les puissances mythiques sont laissées de côté. Elles étaient encore présentes dans l’œuvre d’Eschyle, son aîné de 30 ans.

 

 2a) Les hommes abandonnèrent progressivement les dieux, du moins dans cet espace gravitant autour de la Méditerranée. L’homme n’habite pas uniquement dans un espace géographique occupé par les représentants du cosmos naturel, pierres, végétaux, animaux. Il vit dans un second lieu en étant habité par une présence qui le dépasse, qui le suit en projetant un souffle insaisissable, insondable. La nature (l’essence) de cette présence détermine les types d’hommes qui ont occupé les âges historiques, disons depuis six millénaires.

 

 2b) Jünger essentialisa en quelques sorte les hommes mythiques auxquels succédèrent les hommes historiques, sans oublier la persistance des hommes primitifs jouant sur les forces magiques naturelles. Jünger pensait en termes de figures métaphysiques, dont on retiendra la fameuse analyse du Travailleur, figure apparue conjointement avec les usines et le développement du monde industriel. La figure métaphysique doit être comprise comme ce qui donne une forme au monde, autrement dit, une cause efficiente et formelle à la fois. En métaphysique, l’essence, autrement dit le contenu formel, a toujours été écartelée entre l’être et l’existence. L’essence est ce qui perdure mais c’est aussi une puissance, une force, qui agite les hommes et les pousse dans l’action. La philosophie a oublié l’être. Heidegger aurait dû intituler son essai Puissance et Etre.

 

 3a) La forme imprimée à une société se traduit dans les actes, les événements mais aussi dans les régimes politiques dont les lois et règles reflètent les dispositifs transcendantaux. Voegelin a décrit trois figures politiques, plaçant au centre le cosmos, l’homme (j’ajoute historique au sens d’Hérodote), Dieu. Trois modèles, cosmologique, anthropologique, sotériologique. Pour faire simple, l’Inde, le Monde gréco-romain, l’Europe chrétienne.

 

 3b) L’homme historique s’est déployé en trois phases, gréco-romaine, christiano-médiévale, industrieuse – contemporaine. Les deux derniers types sont adossés à une sotériologie. La question du salut prédomine. Le salut médiéval n’est pas dans le monde temporel. Leibniz imagina une conception de l’Histoire accordant une place au salut providentiel. Cette théodicée fut moquée par Voltaire. Hegel fit entrer l’homme comme figure métaphysique produisant l’Histoire.

 

 4a) La fin de l’homme historique arrive avec le crépuscule des empires, dans les années 1960. L’Algérie devient indépendante. Les dernières grandes figures de l’ère historique, en connivence avec la graphosphère chère à Régis Debray, occupent le devant de la scène. Khrouchtchev et Kennedy, De Gaulle en France. Cette fin de l’homme historique se poursuit avec une seconde génération où figurent Reagan, Gorbatchev, Thatcher et Mitterrand.

 

 4b) Les penseurs avertis ont interprété les signes de la fin de l’homme historique. Oscillant entre prophéties, anticipations et rêveries futuristes. Les exégètes de la philosophie sauront apprécier la formule de Foucault clôturant Les mots et les choses. La disparition de l’homme tel une figure de sable balayée par la mer signifie-t-elle la fin de l’homme historique ? L’apparition des Stones, Beatles, BB et autre Marylin est-elle le signe de l’apparition d’une génération a-historique ? Une génération très éloignée des hommes à venir prophétisés par Heidegger vers 1937 (Das Ereignis). Années 1960, nouvelle vague au cinéma, nouvelles musiques, et l’apparition de l’homme seul selon Frochaux. Un homme seul ne peut pas être historique.

 

 4c) L’homme historique n’a pas tout à fait disparu. Il se maintient, pour l’essentiel dans l’armée, lieu par excellence où l’homme seul n’a pas sa place et l’esprit de corps est une puissance assurant la solidarité et la cohésion des soldats. Le général démissionnaire Lecointre a su rappeler ces réalités qui nous sont devenus étrangères. L’armée française est un sanctuaire pour l’homme historique, à l’image du temple antique, lieu dédié à l’homme mythique dont s’est progressivement écarté l’homme historique à partir d’Hérodote. Le mur du temple pour les anciens, le mur du temps pour les modernes.

 

 5a) L’homme économique s’est superposé à l’homme historique. Pendant les années 1980, les Américains étaient face aux milliers d’ogives nucléaires. Mais ce qui les inquiétait, c’était la puissance du yen et du mark. La peur d’un déclassement économique sans doute fantasmée. La chute de l’empire soviétique aurait signé la fin de l’Histoire. L’homme festif occupe la scène occidentale et se répand dans le monde. Le rock a perdu sa revendication politique. Les musiciens du groupe Metallica se mobilisèrent contre la diffusion sauvage de la musique sur le Net. L’argent génère en l’homme une puissance métaphysique.

 

 5b) De 1990 à 2020, que s’est-il produit dans le domaine de la création, de l’Art, de la pensée, qui mérite d’être considéré comme remarquable, ayant une signification historique, marquant une innovation, une rupture, une avancée radicale ? Rien ou presque !

 

 5c) La résignation des populations face aux restrictions sanitaires liberticides confirme la sortie de l’Histoire. La confrontation avec la mort est un trait significatif. L’homme historique et révolutionnaire risque la mort aurait dit Kojève, auteur d’une interprétation saisissante sur la dialectique du maître et de l’esclave exposée par Hegel. En scrutant les événements de mai 68, Kojève y vit plus une récréation qu’une révolution. De nos jours, il aurait été assez discret sur la crise sanitaire .

 

 5d) Les dirigeants du monde accompagnent la fin de l’Histoire. Les guerres de conquêtes ont été supplantées par des opérations de maintien de l’ordre ou alors des querelle de voisinage. Les préoccupations des gouvernants sont la plupart sécuritaires. Sécurité financière, économique, ressources vitales, techniques de surface, sécurité physique, sécurité sanitaire, hygiénisme et climat. L’Histoire n’est plus. Le réformisme est partout. Le monde est géré comme un ensemble de grands parcs industriels, destinés au travail et loisir, placées en compétition, en concurrence. 

 

 6a) La sortie de l’Histoire nous place face à un mur, le mur du Temps. Le technocosme est devenue une caverne planétaire, une superposition de parcours, avec ou sans accompagnants, un Fort Boyard planétaire dont il faut apprendre les règles fixées par les ingénieurs du système. Le bon opérateur, celui qui actionne correctement les commandes, les applis et les clics, fera tomber les boyards dans son escarcelle. Le technocosme se transforme. Il se referme sur nous. Il ne donne aucun sens à nos existences excepté le plaisir du jeu et de la technique. Réussir, gagner, perdre. Les joueurs occupent le terrain avec une courte vue. En revanche, les voyageurs disposent d’une double vue.

 

 6b) Les manipulateurs ont pris le dessus sur les éducateurs. L’amitié et le respect de l’autre se perdent. Les jeux de rôle prennent le dessus sur le jeu de l’existence. Une atmosphère de pseudo-guerre civile se dessine, surtout aux Etats-Unis, avec le genre et le woke. Le but n’est plus l’émancipation collective des minorités mais plutôt une sorte de réaction agressive, motivée par une pulsion immunitaire, un ressentiment à l’égard de l’autre devenu coupable et devant donc être puni, ou alors contaminé, dont il faut se préserver, qu’il faut ignorer ou alors agresser. 

 

 7) Pour traverser le mur, Dieu ?

Fin et Renaissance de l’Histoire

Ou une autre Histoire ? 

 

 


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27 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 18 juin 09:27

    Pas l’armée, please… Il y a assez de nostalgiques des généraux comme ça ici.

    Attendre son salut de l’Histoire est un leurre. Si l’homme n’y croit plus, c’est un progrès. On ne peut pas tout avoir, attendre son salut à la fois de l’Histoire et de Dieu. La situation est désespérée, sans espoir, à la fois au point de vue individuel et collectif. La Bible s’est confrontée à cette dure réalité (psaumes). C’est le premier pas indispensable pour ne plus se bercer d’illusions.


    • Clocel Clocel 18 juin 09:40

      @Laconique

      "Pas l’armée, please… " 

      Si le but, c’est bien de rebooter la bécane, l’armée est une valeur sûre qui a fait ses preuves, elle peut faire crever les forces vives de tout un pays en quelques mois et redonner à ceux qui restent le goût de la fête, ce qui laisse aux leaders le temps de préparer la catastrophe suivante.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 juin 10:01

      @Laconique

      Attendre son salut, individuellement et collectivement, “de l’Histoire ou/et de Dieu“ c’est, dans les deux cas, une grave erreur.

      Il est vrai que le “technocosme“ - pour parler comme l’auteur de l’article - est désespérant. Mais nous ne sommes pas contraints de nous y soumettre. On peut vouloir et promouvoir une évolution technique qui soit réellement un progrès technique, c’est-à-dire un progrès au service de l’homme, pas un “progrès“ qui exige son asservissement.

      Par ailleurs, si la Bible s’est bien, comme vous dites, confrontée à la dure réalité désespérante, on n’est nullement obligé d’en rester à sa mauvaise (son insuffisante) confrontation. Il est plus que jamais indispensable de désacralier la violence religieuse, que les théologiens nous demandent au contraire de garder divine.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 juin 10:30

      @Laconique
      Vous m’avez mal lu. Je n’ai jamais parlé de salut par l’armée, juste évoqué le militaire comme un homme historique dans son univers spécial, à l’instar du mystique que l’on trouve plus souvent dans un monastère que sur les gradins de foot.
      Pour être dans le sujet, vous auriez pu évoquer l’Isaïe, ou même l’Apocalypse. On y trouve une vision de l’Histoire non moderne. 


    • Laconique Laconique 18 juin 11:30

      @Clocel

      You’re sure right.

      Bonjour Pierre Régnier,

      Heureux de vous voir. Votre humanisme de progrès est sincère, et je vois que vous êtes en forme intellectuellement. Vos interventions sont toujours pertinentes, engagées, sans malveillance. Pour nos controverses théologiques, je pense que ce n’est pas le lieu d’y revenir (une fois de plus).

      @Bernard Dugué

      Merci pour votre réponse. Parfaitement. Vous tapez juste. Les prophètes, l’Apocalypse développent une théorie de l’histoire incompatible avec celle des philosophes et historiens, laquelle est causale, matérielle, linéaire, etc. C’est sous-entendu dans votre article, peut-être aurait-il fallu y revenir. Vos synthèses historiques sont justes, très denses, un peu trop peut-être. Presque elliptiques. Il est intéressant de constater qu’Hérodote et Thucydide n’ont pas développé un esprit historique chez les Grecs, qui en sont restés à une histoire événementielle sans philosophie de l’histoire, à une pensée de la permanence (Platon, Plotin). La conception occidentale de l’histoire est venue d’ailleurs… Toujours est-il que je continue à soupçonner chez vous une arrière-pensée prométhéenne, anti-biblique, du genre : « Quelque chose de fondamental est sur le point d’advenir qui va nous permettre d’accéder à un nouveau stade de conscience, etc. ». L’humanité se berce de ces millénarismes depuis longtemps…


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 juin 15:12

      @Laconique

      Vous ne pouvez pas à la fois soupçonner une arrière-pensée anti-biblique, mettre en lumière les prophètes et l’Apocalypse et, d’autre part, considérer que ce n’est pas le lieu de revenir (une fois de plus) sur nos controverses théologiques.

      Il y a chez vous, comme partout ailleurs aujourd’hui, une part de ce que Renaud Camus qualifie, avec raison selon moi, de négationnisme global.

      Il faut opposer à cela une forte affirmation d’un nécessaire “réalisme global“, d’une reconnaissance du réel précédant les analyses historiques et sociétales, fussent-elles de grande qualité spirituelle.


    • Laconique Laconique 18 juin 15:37

      @Pierre Régnier

      Je ne voulais pas revenir sur le sujet, car ce n’est pas le sujet de l’article de B. Dugué, qui traite de l’histoire, et non d’une prétendue sacralisation de la violence religieuse.

      Quant à ce dernier point, il me semble que c’est vous qui faites preuve, sinon de négationnisme (gardons-nous des termes excessifs), du moins d’une grande inculture sur ce sujet. Les massacres des livres de la Bible qui vous obsèdent font partie des écritures saintes juives et chrétiennes, or je ne vois aucun attentat terroriste juif ou chrétien. Croyez-vous que si le pape retirait du Canon ces textes, ou les assortissait de notes explicatives obligatoires, ou whatever the fuck you want, cela changerait quoi que ce soit ? Croyez-vous que les terroristes vont chercher leurs consignes chez Benoît XVI ou Jean-Paul II ? Ces textes vous choquent car vous les lisez avec votre morale de ce siècle, sans faire le moindre effort exégétique ou culturel de remise en contexte. J’ai cru savoir que vous avez été un homme de télévision. Peut-être que vous êtes trop dans l’instantané. La perspective historique vous manque.


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 juin 16:05

      @Laconique

      Ne pas considérer l’Histoire religieuse comme une partie de l’Histoire est selon moi, c’est vrai, une grosse sottise. Je suis surpris de vous voir l’alimenter.

      Que les attentats terroristes soient essentiellement islamistes et non pas juifs ou chrétiens ne justifie évidemment pas que, avant la naissance de l’islam, ceux qui se disaient ou/et se croyaient juifs ou chrétiens aient eu raison d’inventer les prétendus “bons massacres“ prétendument “commandés par Dieu“.

      Ces “bons massacres“ que, six siècles après que le juif Jésus de Nazareth ait donné sa vie pour tenter de leur retirer leur caractère divin, les croyants de l’islam ont réinventés et re-justifiés, jusqu’à les mettre encore massivement en pratique aujourd’hui.


    • Clocel Clocel 18 juin 09:30

      Vision occidentalo-centrée, lieu de l’enfance spirituelle de l’humanité ou chaque génération produit ses veaux d’or (et ses démons).

      J’ai envie de penser que l’humanité est bien plus complexe que cet être frileux en perpétuelle quête de confort et d’expansion qui voit le monde à l’aune de sa finitude.

      La « science » et la technique ont fait de nous des avortons pas viables totalement abrutis par la rumeur de la ruche, capables de brûler ses vaisseaux au moindre virus ou à la moindre saute du thermomètre.

      Cet affolant, avec le potentiel que nous avions, nous n’aurions pas pu prendre de pires options.

      Ita est.


      • Clocel Clocel 18 juin 09:42

        @Clocel

        « C’est affolant »... désolé.


      • gnozd gnozd 18 juin 18:29

        @Clocel

        "La « science » et la technique ont fait de nous des avortons pas viables totalement abrutis par la rumeur de la ruche, capables de brûler ses vaisseaux au moindre virus ou à la moindre saute du thermomètre.

        "

        Constat terrifiant, mais lucide !


      • gnozd gnozd 18 juin 18:30

        @Clocel

        « 

        C’est affolant, avec le potentiel que nous avions, nous n’aurions pas pu prendre de pires options. »

        Idem


      • Eric F Eric F 18 juin 09:52

        L’homme mythique, l’homme historique, et maintenant l’homme festif ?

        Mais je n’ai pas bien compris comment se placent dans ce cadre l’aspect « sécuritaire » §5d (est-ce une manière d’évincer la mort ?), et la culpabilisation vis à vis des minorités §6b (est-ce une manière de déboulonner l’histoire ?).

        Remarque à propos de la phrase « La résignation des populations face aux restrictions sanitaires liberticides confirme la sortie de l’Histoire »  : si on observe l’histoire, on est surpris au contraire par cette constante qu’est la « résignation des masses » face aux inégalités, injustices, oppressions. Les mouvements protestataires sont des épisodes minoritaires dans l’histoire. Marx a parlé de la religion en tant qu’opium, maintenant que la religion est sortie de notre civilisation, quelque chose comme l’hédonisme est le nouveau dérivatif.
        Ainsi on nous parle de réouverture des terrasses et des discothèques comme le symbole de la « reprise » après les restrictions sanitaires, pas un mot sur l’économie productive.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 juin 10:15

          @Eric F

          Vous ne dites pas ce que vous mettez sous le terme d’économie productive.

          Pour ma part je crois qu’une politique de redressement humaniste, en France et ailleurs, doit nécessairement comprendre comme premier point la ferme décision de réduire, de façon importante, la consommation dans de nombreux domaines.

          Et donc de réduire, aussi, la production.


        • Eric F Eric F 18 juin 10:41

          @Pierre Régnier
          par « économie productive » je désignais l’ensemble des activités agricoles, artisanales, de construction et infrastructure, industrielles, de recherche et développement, de services à valeur ajoutée, etc.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 18 juin 12:18

          @Eric F

          Merci pour cette précision. Ces activités sont nobles et nécessaires mais, même si l’on doit le faire différemment, en différant un peu (en éloignant la réalisation) après la pandémie, il faut selon moi programmer leur ferme décroissance le plus tôt possible.

          Il est déraisonnable, et même complètement fou de croire à un futur valable dans la poursuite de l’augmentation de ces productions et consommations qui doivent être réduites.


        • Eric F Eric F 18 juin 12:29

          @Pierre Régnier
          réduites pour ce qui est du « jetable » et du « futile », mais de mon point de vue d’abord être rapprochées du lieu de consommation, c’est cela qui recréera un tissu d’emploi.


        • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 18 juin 13:04

          @Eric F

          Pour qu’il y ait une économie productive, il faut qu’il y ait une augmentation de la consommation énergétique par habitant. C’était possible pendant les 30 glorieuses, mais quand la consommation par tète n’augmente plus ou très peu comme c’est le cas depuis les années 1970, vous n’avez plus d’autres choix que de créer de la richesse fictive par la dette et par l’endettement.
          Et depuis que la consommation par tète baisse dans les pays Occidentaux, soit depuis 2008, c’est la planche à billet continuelle qui crée la richesse. 


        • Eric F Eric F 18 juin 13:52

          @Florian LeBaroudeur

          « Pour qu’il y ait une économie productive, il faut qu’il y ait une augmentation de la consommation énergétique par habitant »

          On peut relancer la production « locale » sans augmentation de la consommation énergétique planétaire, d’une part en économisant le gaspillage du transport intercontinental, et d’autre part parce que nous avons des « standards » écologique plus contraignants.

          "la consommation par tète baisse dans les pays Occidentaux, soit depuis 2008, c’est la planche à billet continuelle qui crée la richesse« 

          Ce n’est pas la »consommation« par tête qui diminue en occident, mais c’est la valeur-ajoutée par tête, la consommation de produits importés est financée par la planche à billet/la dette, c’est ça le »quoi qu’il en coute« .

          J’aurai préféré que les centaines milliards de dette collective dilapidés depuis l’année dernière soient utilisés pour améliorer les infrastructures durables, ou réinvestir dans la production locale de ce que l’on importe désormais (médicaments, biens de consommation et d’équipement...). Certes le »local« c’est souvent plus cher, mais le »durable« ne devrait-il pas remplacer le »jetable" ?
          Mais en réalité, une Toyota Yaris produite en France n’est pas vendue plus cher qu’une Renault Clio produite en Syldavie ou en Bordurie ?


        • lejules lejules 18 juin 11:00

          et si nous étions a une période de mutation de l’espèce ? rappelons nous le temps des dinosaures ; Les poules qui avaient des dents les ont perdues face a l’horloge génétique qui poursuit inexorablement ses mutations.

          ne sommes nous pas dans « l’homo cosmotus » l’homme jardinier de l’espace, de la biologie et de l’intelligence artificielle


          • lejules lejules 18 juin 15:36

            @lejules

            « L’homme mythique, l’homme historique, et maintenant l’homme .... »
            pour moi cette évolution prend sa source dans des mutations génétique comme il y a put avoir lieu lors de profond changement religieux ou philosophique dans l’antiquité la renaissance ou pourquoi pas à la révolution industrielle.


          • nemesis 18 juin 11:06

            Peuples du monde méditerranéen, nous sommes devenus l’arrière cour de la Planète... selon Zemmour, le nouveau maitre à penser, l’important à court et moyen terme s’est déplacé autour de l’océan Pacifique ( Russie, Chine, USA... ).

            Peuple européen nous avons fini de manger notre pain blanc dans notre petit confort dont beaucoup voudraient venir partager les restes.

            Le « quoi qu’il en coûte » peut bien avoir été notre dernière cuillerée de caviar...

            S’il a dit la Vérité, il doit être exécuté ! smiley


            • gnozd gnozd 18 juin 18:38

              @nemesis

              La réalité est encore plus noire : déjà en 1974, René Dumont nous prévenait que le modèle occidental n’était pas transposable à 3,5 milliards.
              Nous sommes presque 8 milliards, en 2050 probablement 10 milliards.

              Pendant ce temps là les forêts disparaissent, les surfaces agricoles vont finir par être totalement stérilisées à cause de leur sur-exploitation, bref...

              ...moi je vous le dis, la concurrence va être rude !!!


            • nemesis 18 juin 23:12

              @gnozd

              la deuxième moitié du XXè aura été catastrophique... cette course à l’industrialisation effrénée accentuée par l’émancipation de la Chine...
              Quand je pense aux temps de ma jeunesse et que je fais le constat à ce jour... c’est proprement ahurissant !
              Les jeunes ne peuvent pas comprendre, les pauvres.... ils nous maudiront.


            • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 18 juin 12:28

              Evidemment, quand vous êtes sous dépendance et que vous n’avez plus besoin de lutter pour survivre, le jeu de l’existence devient caduque.

              L’être devient un adolescent attardé à vie, un bourgeon qui ne peut poursuivre sa croissance faute de pouvoir expérimenter par lui-même.

              Ainsi le monde devient un peu plus chaque jour une immense cours de récréation où il suffit que les maitres tapent dans leurs mains pour que les marmots s’attèlent aux consignes.


              • jefresi 18 juin 21:40

                Un gloubi-boulga qui se voudrait remue-méninges à base de poncifs verbeux de café de commerce parfaitement superficiels. De platitudes en platitudes l’auteur nous mène à Dieu. Heureusement, qu’il surgit du buisson ardent de la technique et non de la science. Car la science a engendré la technique aux seuls besoins marchands du capitalisme et pas l’inverse. Mais le double langage n’est pas la dialectique des Grecs mème réhabilité par Hegel les pieds au ciel et quelques autres. C’est sans doute là que la dialectique mise dans la poubelle de l’histoire qu’apparaît le dépassement de Darwin, de la sélection naturelle, tant appelée par l’auteur, c’est-à-dire l’aliénation de l’humanité, de son action donc de sa pensée et donc de son histoire.


                • Vivre est un village Vivre est un village 25 juin 17:29

                  6b) Les manipulateurs ont pris le dessus sur les éducateurs. L’amitié et le respect de l’autre se perdent. Les jeux de rôle prennent le dessus sur le jeu de l’existence. Une atmosphère de pseudo-guerre civile se dessine, surtout aux Etats-Unis, avec le genre et le woke. Le but n’est plus l’émancipation collective des minorités mais plutôt une sorte de réaction agressive, motivée par une pulsion immunitaire, un ressentiment à l’égard de l’autre devenu coupable et devant donc être puni, ou alors contaminé, dont il faut se préserver, qu’il faut ignorer ou alors agresser. 

                   

                   7) Pour traverser le mur, le positivisme appuyé par l’esprit quantique https://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_quantique ?

                  Fin et Renaissance de l’Histoire pétainiste et début d’une autre histoire ?

                  OUI avec François Boulo http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Reprendre_le_pouvoir-9791020907585-1-1-0-1.html, Frédéric Lordon https://lafabrique.fr/figures-du-communisme/ soutenus par des Gilets Jaunes ayant le niveau de conscience requis !!!

                  A bientôt.

                  Amitié.

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