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Accueil du site > Tribune Libre > Le cri d’un prolétaire insoumis : Que faire de la valeur-travail au (...)

Le cri d’un prolétaire insoumis : Que faire de la valeur-travail au 21ème siècle !? (...même sans parler de l’« Innommable » !!)

L’argent, qui a tendance à disparaître de nos poches, sous forme d’espèces et autres, n’en continue pas moins, et même plus que jamais, à dominer le monde. Tout s’achète et tout se vend. Une seule question semble, en dernier ressort, devoir trancher toutes les autres :

« Combien ça vaut ? »

Mais l’argent lui-même, qui semble devoir signifier la valeur de toutes choses, des plus triviales jusqu’aux consciences que l’on croyait parfois si hautes, s’il disparaît de nos poches, et généralement, plus vite qu’il n’y rentre, réapparaît de façon mystérieuse, et sous la forme de chiffres astronomiques, sur les comptes des banques centrales, pour renflouer, en quelques conciliabules et quelques clics, les « valeurs financières » les plus artificiellement boursoufflées par les actifs pourtant reconnus « toxiques »… Une prime légale à l’escroquerie bancaire à grande échelle.

La « planche à billets » électronique est en fait devenue une méthode de gouvernance mondiale.

Dans ces conditions, vouloir simplement vivre décemment de son travail, est-ce encore un espoir raisonnable de nos jours ?

La campagne médiatique de promotion du candidat Hamon, dans les premières phases de l’élection présidentielle, visait manifestement à introduire dans l’esprit du public, et notamment des travailleurs eux-mêmes, l’idée qu’il s’agissait là, avec cet espoir, d’une vision passéiste, et que, pour l’essentiel, le travail n’est plus créateur de valeur.

La robotique nous étant présentée aussi, dans ce domaine, comme l’équivalent de la « planche à billets » électronique des banques centrales : une sorte de génération spontanée de la valeur, déconnectée du travail humain.

Dans cette nouvelle « vision » du monde que l’on tente, comme un ballon d’essai, de nous imposer, le travailleur ne serait plus qu’un appendice résiduel et provisoire des machines en voie d’automatisation totale, et quasiment, d’autonomie autoreproductrice.

Le travailleur se trouverait ainsi dépourvu, en tant que tel, de toute fonction sociale valorisante, et réduit, selon cette « vision », à n’être qu’un consommateur appauvri destiné à absorber la production massive et essentiellement « bas de gamme » des dites machines.

En cours de route, le ballon d’essai s’est donc avéré n’être qu’une baudruche gonflée de mensonges démagogiques grossiers et s’est fort réalistement dégonflé à peu près totalement, mais sans doute pas sans laisser de traces.

Il a concouru, et c’était sans aucun doute l’un de ses rôles, à l’idéologie dominante selon laquelle le travailleur, et notamment le prolétaire industriel, serait devenu une sorte d’accessoire superfétatoire dans l’économie moderne, disparaissant derrière les mirages de la société de consommation.

Faire disparaître la réalité du travail derrière l’argent et la marchandise, ce n’est pas, en soi, une nouveauté. C’est même l’une des bases idéologiques essentielles sur laquelle a pu s’édifier le capitalisme moderne, plongeant lui-même ses racines dans les héritages multiples des rapports sociaux antérieurs.

 

Bref retour sur les origines du problème :

« Combien ça vaut ? »

A première vue, la question ne laisse guère de place aux notions ésotériques de valeurs éthiques, morales ou philosophiques.

Pour le travailleur, il s’agit d’abord de comprendre la relation entre sa rémunération et la valeur marchande de ce qu’il crée, comme produits ou services.

Un produit n’existe que par ce qu’il correspond à un besoin, fut-il dans certains cas illusoire, mais dans une société un tant soit peu évoluée, le producteur n’en est qu’occasionnellement l’utilisateur, et même dans bien des cas, jamais.

Pour le consommateur ou l’utilisateur, le bien ou service n’a donc plus, en dernier ressort, on le voit bien, qu’une valeur d’usage.

La valeur marchande, elle, ayant déjà été réalisée au moment de l’achat.

Mais en quoi cette valeur marchande est-elle ou non encore connectée avec le travail qui a permis de la produire ?

Pour le comprendre, remontons carrément à l’origine du problème, à l’époque lointaine où quelques producteurs isolés pouvaient encore échanger directement entre-eux, et même le plus simplement du monde, sur la base du troc. Il n’est pas douteux que chacun tendait à valoriser au maximum, dans l’échange, ses propres efforts, son propre travail, pour produire et obtenir la marchandise à échanger. Le premier marchandage porte donc sur la comparaison directe des efforts et travaux respectifs des producteurs.

La valeur d’échange, ainsi définie, porte donc sur l’égalité supposée, ou du moins, considérée comme telle par les parties, entre les efforts et travaux des uns et des autres, même s’ils sont, concrètement, de par leur nature pratique et technique, complètement différents, et pour produire des biens tout à fait différents, mais de valeur d’usage convenant aux uns et aux autres.

C’est donc l’évaluation, la mesure commune du travail fourni par les uns et par les autres qui devient, à travers l’échange, la substance de la valeur.

Le travail est donc, à la base, la substance de la valeur.

C’est par une suite d’échanges répétés entre marchandises diverses que se fixe cette évaluation, considérée comme valeur d’échange socialement acceptée entre toutes ces marchandises. C'est l'évaluation du temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des diverses marchandises qui est, au départ, la mesure pratique de leur valeur.

C’est pourquoi on peut définir la valeur d’une marchandise, en dernier ressort, par la quantité de travail qui y est incorporée, considérée comme temps de travail moyen socialement nécessaire à sa production.

Avec l’apparition d’économies plus complexes, l’apparition de l'"argent", la monnaie métallique (qui était d’abord « or », du reste, avant d’être argent ou autres métaux) , n’échappe nullement, au départ, à ce principe, n’étant utilisée que pour faciliter les échanges, par des transactions différées dans le temps.

La monnaie métallique n’est donc elle-même, au départ, qu’une marchandise considérée à la fois simplement comme telle et comme équivalent général de toutes les autres, dans les proportions respectives de leur valeurs d’échange.

Toutefois, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la fonction monétaire d’une telle marchandise ouvrait déjà la voie aux formes primitives de spéculation, et notamment, à l’usure, lointain ancêtre du crédit bancaire et donc du capitalisme du même nom, sinon, du « même métal », la monnaie tendant précisément à devenir aujourd’hui purement virtuelle…

Dans le développement du commerce antique, la limite reste floue, entre utilisation comme objet de troc ou utilisation véritablement monétaire des métaux, mais avec le moyen-âge et l’approche de l’époque moderne le développement des échanges commerciaux, grâce à la monnaie métallique, d’abord, puis scripturaire, ensuite, donnera naissance au capital commercial proprement dit, et au capital bancaire, qui permet son développement encore plus grand, et ensemble ils donnent naissance à la bourgeoisie moderne, pré-industrielle.

Avec le développement du commerce, l’échange se fait donc de moins en moins souvent directement entre producteurs.

Apparaissent alors l’influence plus importante de l’offre et de la demande, comme facteurs indépendants de la production, et, pourrait-on dire, la notion de marché, au sens moderne du terme, et avec elle, les premières possibilités de dissociation entre valeur constituée par le travail et valeur marchande, finalisée par le prix du marché.

Mais si le profit commercial antique est principalement réalisé sur les aléas de cette dissociation prix du marché/valeur-travail, une autre source de profit se développe, fortement encouragée par ce commerce florissant, mais directement à la production par contre, avec le développement de différentes formes de production socialisée, d’abord sous des modes primitifs, depuis l’antiquité, avec l’esclavage, puis avec le servage et le compagnonnage, au moyen-âge, pour évoluer jusqu’à l’industrie moderne, via les premières manufactures.

De ces formes diverses de production socialisée, seule la forme industrielle moderne a donné lieu à une accumulation durable de capital. Les formes antiques et moyenâgeuses, pour brutales et féroces qu’elles furent, ayant été supplantées, en termes d’accumulation, notamment, par le capital commercial et bancaire.

En quoi le mode socialisé de production capitaliste se distingue-t-il du simple bénéfice commercial, pour le profit et l’accumulation du capital, c’est ce que nous allons tenter de résumer ici, avant d’aller plus loin.

On en revient ici au point essentiel concernant la notion de valeur-travail, comprise dans son sens premier de valeur réellement créée par le travailleur, et aussi à la raison pour laquelle l’idéologie du système capitaliste s’acharne à dissimuler cette réalité derrière le spectacle de la « société de consommation » et tous ses écrans publicitaires, où n’existent plus de travailleurs, mais seulement des consommateurs.

Ce point fondamental a trait aux conditions dans lesquelles, au départ du processus de production capitaliste, le capitaliste achète la force de travail.

Le salaire que le capitaliste paye au prolétaire est estimé en fonction des besoins vitaux nécessaires et suffisants pour le maintenir en état de travailler.

Cette estimation peut varier, selon le contexte, développement ou crise, selon l'environnement économique, et en fin de compte, selon le rapport de force dans la lutte des classes.

Néanmoins, si les proportions peuvent changer, tant que dure le capitalisme, le principe de création de la plus-value, lui, ne change pas :

Considéré selon la loi de la valeur, c'est à dire en parlant de valeur-travail, ou valeur d'échange, telle que définie ci-dessus, et en résumé simplifié, la plus-value, c'est donc la différence entre la valeur des biens dont le prolétaire a besoin pour sa survie, valeur résumée dans son salaire, et la valeur ajoutée, apportée par son travail aux biens qu’il peut produire pendant la durée contractuelle de travail. C'est cette différence que l’on appelle plus-value.

Car en effet, au final, une partie de la production a permis au capitaliste d’amortir le salaire du prolétaire, tandis qu'une autre est bien, simplement et purement, une survaleur ajoutée par le travail, la plus-value.

La plus-value est donc une partie de la valeur ajoutée par le travail, partie que s'approprie le capitaliste propriétaire des moyens de production.

C'est cette partie qui est à la base de l'accumulation du capital.

Il ne s’agit pas, ici, d’analyser en détail tous les aspects, multiples et complexes, de la plus-value, mais, travers cette définition simplifiée, d’en comprendre le principe, pour pouvoir en analyser les conséquences et répondre, in fine, à la question de départ, que pouvons nous faire, au 21ème siècle, de la valeur-travail !?

L’une des premières conséquences, la plus flagrante, et toujours d’actualité à notre époque, après plus d’un siècle et demi de luttes sociales, porte donc toujours sur la durée du travail.

On s’est rappelé, notamment à l’occasion du 1er Mai, que des prolétaires de Chicago, en 1886, on péri dans le combat pour la journée de huit heures, qui n’était pas encore acquise, loin de là. En France, malgré le massacre de Fourmies, en 1891, ce ne fut le cas qu’à partir de 1919, sur la base des 48 heures de la semaine de 6 jours, néanmoins.

On mesure évidemment la distance parcourue par les luttes sociales, mais on comprend mieux, également, pourquoi, encore aujourd’hui, un tel acharnement du capital et du patronat à vouloir faire tourner à rebours la roue de l’histoire, sur cette question de la durée du travail.

C’est bien de l’origine réelle de leur profit, qu’il s’agit, et cette origine, ce n’est autre que la valeur crée par le travail, ce qu’ils s’acharnent encore davantage à vouloir dissimuler, y compris avec l’aide de leurs séides idéologues « de gauche », sociaux-démocrates, le plus souvent, mais parfois prétendument « marxistes », également, comme le courant de la « wertkritik », et tous les « gauchistes » qu’elle influence .

On comprend également mieux la propension qu’ont eu les capitalistes français à liquider l’industrie nationale pour investir leurs capitaux là où les conditions de travail sont proches ou parfois pire, même, que ce qu’elles étaient chez nous au XIXème siècle.

On comprend également pourquoi ils agissent pour recréer chez nous des rapports de force sociaux qui imposent des retours en arrière sur tous les acquis sociaux, et notamment sur la durée du travail, le travail du week-end, la rémunération des heures supplémentaires, etc…

Concernant les principes juridiques qui ont inspiré les véritables auteurs de la « loi-travail », dont un absolument et particulièrement innommable, ( Encore « innommable », au sens figuré, pour la majeur partie de ce Week-End, mais au sens propre, très certainement, pour quelques années à venir, et donc, ci après, dénommé simplement « L'Innommable »...), on a pu constater, en dépit de leurs prétentions « modernistes », combien ils étaient plutôt alignés, en réalité, sur les pratiques sociales du XIXème siècle.

Et comme « L'Innommable » vient encore de le confirmer, cela ne lui suffit pas, selon sa vision « futuriste », et il entend bien nous imposer rapidement un recul supplémentaire du droit du travail.

Au delà des discours « modernistes », le but est clairement, on le comprend bien, maintenant, de permettre au capital et au patronat de se réapproprier une part toujours plus importante de la valeur créée par le travail, au détriment des conditions de vie des travailleurs de toutes catégories, y compris et notamment, des prolétaires industriels.

Mais au delà des conditions de survie, déjà précaires, dont il faut au moins freiner la dégradation, on comprend bien, dans les conditions de la crise chronique actuelle, durable et clairement sans issue, que l’avenir des luttes sociales est de construire une alternative où la valeur réelle du travail est reconnue comme base de la vie en société et la rend possible sur une base équitable déterminée démocratiquement entre les travailleurs.

C’est pourquoi il est utile, pour les militants ouvriers, et pour tous les travailleurs qui veulent lutter pour une transformation sociale positive, d'entreprendre l'étude pour comprendre la nature réelle de la valeur-travail, le rôle qu’elle joue encore dans le système économique capitaliste actuel, et le rôle prépondérant qu’elle doit être amenée à remplir dans la construction d’une alternative réellement socialiste et prolétarienne.

 

Luniterre

 

 

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Sources de l'article :

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/03/le-cri-dun-proletaire-insoumis-que-faire-de-la-valeur-travail-au-21eme-siecle/

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/05/04/valeur-loi-de-la-valeur-plus-value-un-essai-de-breve-definition/

 

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Sur le même thème :

 

2017, Pour sortir de l’impasse… La Révolution du retour au réel !

 

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017-pour-sortir-de-limpasse-la-revolution-du-retour-au-reel/

 

Marx au banc d'essai de l'Histoire

 

https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2016/09/marx-au-banc-dessai-de-lhistoire_vf.pdf

 

Débat sur la loi de la valeur : Vers une première synthèse utile !

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/04/26/debat-sur-la-loi-de-la-valeur-vers-une-premiere-synthese-utile/

 

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35 réactions à cet article    


  • rogal 6 mai 13:26

    « Il n’est pas douteux que chacun tendait à valoriser au maximum, dans l’échange, ses propres efforts, son propre travail, pour produire et obtenir la marchandise à échanger. »
    Très douteux, au contraire. Au bon vieux temps, comme aujourd’hui, chacun cherchait à gruger les autres en leur piquant un max.


    • Luniterre 6 mai 13:45

      @rogal

      Il n’y a pas encore si longtemps, quelques décennies tout au plus, beaucoup d’affaires se faisaient encore simplement en se « tapant dans la main »...

      Les papiers n’étaient là que pour formaliser.

      Il arrivait évidemment parfois que l’affaire soit malsaine... Auquel cas on se tapait éventuellement autrement que dans la main... !!

      Quoi qu’il en soit, « gruger » n’était pas forcément ni simple ni avantageux...

      Bonne fin de WE...

      Luniterre


    • Blé 6 mai 14:26

      La valeur travail n’a jamais été discutée à armes égales par les travailleurs et ceux qui peuvent payer ce travail que ce soit des seigneurs, des princes, des bourgeois, des propriétaires d’esclaves, des patrons ou chef d’entreprises, PDG des multinationales.

      Capitaliser, c’est entasser des richesses en s’appropriant la richesse produite par des individus qui n’ont aucun pouvoir (ou si peu)dans la société.
       La première institution qui a su s’approprier les richesses et les capitaliser ces richesses se trouve au sein de l’église catholique depuis le Moyen-âge et le système continue à fonctionner. Depuis cette époque, la force de travail a toujours été évaluée selon les besoins de la classe dominante. La seule chose qui a un peu évolué, les travailleurs se sont petit à petit organiser mais depuis la chute du mur de Berlin, le Capitalisme a bien l’intention de reprendre tout les acquis sociaux,c ’est « En Marche » et c’est bien parti pour que ça dure.

      Faire croire que permette aux plus grand nombre que d’aller voter changerait la structure inégalitaire de la société n’a rien de nouveau, là aussi l’église Catholique possède des trésors d’expérience qu’il suffit de réactualiser, de modifier pour que rien ne change.


      • Spartacus Spartacus 6 mai 20:41

        @Blé
        Et donc en vertus de ce laïus, d’armes égales, le travailleur quand il y a des pertes doit avoir un revenu négatif ?

        Assumer sa non qualité et les pertes ?

      • samuel 9 mai 11:07

        @Spartacus

        « Et donc en vertus de ce laïus, d’armes égales, le travailleur quand il y a des pertes doit avoir un revenu négatif ?
        Assumer sa non qualité et les pertes ? »

        Oui à la condition que la société appartienne et soit gérée et à part égales entre tous. Mais en économie capitalistique de marché ce n’est pas le cas...



      • samuel 9 mai 11:12

        @Spartacus

        Quant à parler de revenu « négatif » c’est idiot ! Les investissements consentis (machine, salaire, etc...) sont tout simplement remboursés - au moins en partie - par leur revente lorsque l’entreprise ne démontre pas sa capacité à être rentable.

        Encore que dans un modèle ne mettant pas en avant la marge, ça a peu de chance d’advenir.

        Maintenant on ferme des usines parce que la marge n’excède pas les 10%. on marche sur la tête !

        Entre 1945 et 1975, il fallait qu’une entreprise démontre son incapacité à être rentable sur plusieurs années avant de mourir ! Maintenant il faut que ça crache du cash tout suite.



      • Jeekes Jeekes 6 mai 14:39

        Le cri d’un prolétaire insoumis ?

        C’est :
        « Aïe ! Merde, trop tard, c’est rentré bien à fond. J’aurais du y penser avant de voter comme un con... »
         


        • Le421 Le421 6 mai 17:49

          @Jeekes
           ???

          Et en clair ?


        • Jeekes Jeekes 8 mai 15:25

          @Le421
           
          J’ai un peu attendu pour vous répondre, vous me pardonnerez...

          Maintenant la réponse, vous l’avez ; micron président.

          Voila, élu par les sans-dents et les abstentionistes/blancs/nuls.
          Vous pourrez triturer les chiffres autant que vous voudrez, les faits sont là.

          Le pantin gérontophile EST président, et on l’a tous dans le cul...
          Aïe, je disais, c’est rentré bien profond !


        • antiireac 6 mai 15:48

          Les insoumis vont faire dans l’histoire un petit tour et puis s’en vont.


          • Le421 Le421 6 mai 17:53

            @antiireac
            Mais bien sûr !!
            Si c’était le cas, je ne vois pas pourquoi le « Mélenchon-bashing » marche à fond actuellement.
            Pourquoi s’occuper de quelqu’un de si « dérisoire ».
            Faut vraiment être con, non ?

            A moins que, si on réfléchit un minimum...

            Et quand je vois les deux busards qu’on nous propose demain...
            Heureusement, je m’abstiens, ça m’évitera de gerber sur l’urne.
            Je ferais partie des dix ou quinze français qui ne voteront pas.*

            *Tant qu’à raconter des conneries, autant bien le faire.  smiley


          • Odin Odin 6 mai 20:11

            1917 / 2017 Quel belle similitude avec le grand capital.

            En 1917 il finançait Lénine (via l’Allemagne) et Trotsky (via Wall Street).

            En 2017 il finance Macron (via Soros, Rothschild…)

            « L’histoire ne se répète pas, elle bégaie »

            Ceux qui furent bernés, par ignorance, le seront encore demain, 1 siècle plus tard, 

            toujours par cette même ignorance. 


            • Luniterre 6 mai 20:37

              @Odin

              Bon sang ! ...Mais c’est bien sûr !!

              Et donc, « L’Innommable » ne serait-il pas le Lénine de notre temps !??

              Waouhh !! Quelle puissance d’analyse !

              Il suffisait d’y penser... Bon, mais ceci-dit, demain, pour ma part, ce « Lénine » là attendra...

              Luniterre


            • Spartacus Spartacus 6 mai 20:38

              Pour le travailleur, il s’agit d’abord de comprendre la relation entre sa rémunération et la valeur marchande de ce qu’il crée, comme produits ou services.

              Hélas ils faut donner des cours d’économie au marxistes....

              Le salaire est payé par le capital, pas par la valeur marchande de ce qu’il crée.
              Quelque soit la destination de ce qui est créé, vendu ou pas le travailleur salarié est payé. 
              Seul l’indépendant ou le non salarié a une relation directe avec la valeur. 
              Le travailleur salarié lui est payé par le capital. POINT.

              • Luniterre 6 mai 20:52

                @Spartacus

                « Le travailleur salarié lui est payé par le capital. »

                Tout comme l’était Lénine, selon @Odin.... Logique implacable de l’analyse...

                Grâce à vous deux, tout s’éclaire enfin...

                En ces temps obscurs, c’est plus qu’une lueur...

                C’est carrément un feu d’artifice !!!

                Reposez-vous quand même un peu...

                Luniterre


              • Gavroche 6 mai 21:05

                @Spartacus


                Quelque soit la destination de ce qui est créé, vendu même très cher, le travailleur salarié est payé au lance pierre. Point.
                  
                POINT. qu’il a dit ! à prendre où à laisser.

                Au moyen âge les nobliaux auto-proclamés disaient de même : « tout est à nous, de droit divin ou par héritage, Point. »

                Ça a duré longtemps jusqu’au jours où on leur a coupé la tête, point !

                Tout peut se changer quand c’est légitime mon ami, rien n’est immuable.

              • Jean Pierre 7 mai 09:31

                @Spartacus
                « Le travailleur salarié est payé par le capital » grace à la plus value réalisée par le capital grace au travail. 

                Ou alors si le travail n’est qu’une charge non génératrice de plus value et de profit, expliquez nous clairement, si vous le pouvez bien sur , pourquoi le capital s’encombrerait, par les embauches, de la charge de travailleurs ne lui rapportant rien ?
                Je vous ai déjà posé cette question mais vous semblez incapable d’y répondre.


              • Le421 Le421 7 mai 09:52

                @Jean Pierre
                Il ne vous répondra pas, sachant que c’est exact.
                Imagine t-on une usine produisant sans aucun personnel ?
                Le rêve.
                Peut-être avec la robotique et des automates auto-réparables et auto-construits...
                Et inventés et imaginés par eux-mêmes.
                Ces mêmes robots qui achèteront des smartphones et des écrans plats...

                Connerie, quand tu nous tiens !!  smiley


              • gimo 7 mai 10:18

                @Luniterre
                 C’est     s imple  les ingrediens   :::sont     la cupidite ou la convoitise ou la necessite 


                L’en jeu  :: :: ::  l’espace temps  ( le temps c’est de l’argent)

                l’offre et la demande :: ::  de cette valeur ajoutée le travail salarier offre trop disponible en gerenal  donc peu valorisée le drame du proletaire donc peu penalisante pour le capital

                Le but  :: :: dans l’espace temps maximiser les profit



              • Le421 Le421 7 mai 11:22

                @Gavroche
                « Plus dangereux que le bruit des bottes, le silence des pantoufles. » Martin NIEMÖLLER


              • Spartacus Spartacus 8 mai 15:07

                @Jean Pierre


                La plus value est transformée en capital. 
                C’est le capital qui paye les coûts de fonctionnement dont le travailleur n’est qu’une partie. 
                Le travailleur est une « dépense » parmi les autres.

                Pourquoi a chaque réponse, vous répondez a vos propres extrapolations et affirmations de ce que penserai l’autre.
                Il n’a jamais été dit que le travailleur ne rapportait rien. Il a juste été dit que le travailleur était payé par le capital. Le travailleur est un moyen. C’est un « coût », comme une perceuse ou une brique de construction.

                On ne demande pas a un « moyen de faire » de recevoir des bénéfices...
                Comme on ne demande pas à une perceuse, une brique de recevoir des loyer d’un logement dont elle aura été le moyen de faire.

              • Luniterre 8 mai 19:21

                @Spartacus

                Remontons la « logique » de ce raisonnement, en 3 propositions qui s’y trouvent :

                ___Le travailleur est un moyen. C’est un « coût », comme une perceuse ou une brique de construction.

                ___Il n’a jamais été dit que le travailleur ne rapportait rien.

                ____La plus value est transformée en capital.

                La différence entre le « coût » du travailleur et la valeur de ce qu’il produit, c’est donc bien la plus-value.

                Qui, effectivement, est transformée en capital !!

                Et comment la produit-il, sinon par son travail ???

                La « brique » à la retraite que je suis vous salue bien, M « l’économiste »

                Luniterre

                 


              • Jean Pierre 9 mai 00:00

                @Spartacus
                « Le travailleur est payé par le capital, pas par la valeur marchande de ce qu’il créé ». C’est textuellement votre commentaire précédent alors ne dites pas que j’extrapole.

                 Sans création de valeur marchande, le capital est dilapidé sans être rémunéré d’une part, et d’autre part le travailleur ne peux être payé. Le travailleur est donc bien rémunéré grace à la création d’une valeur marchande. 
                Tout le monde vous le dit. 


              • samuel 9 mai 10:39

                @Spartacus

                Je ne sais pas de quelle boite vous êtes le patron. En revanche ça me plairait de forwarder votre discours directement à vos employés.

                Donc la prime d’intéressement aux bénéfices c’est niet pour eux !!

              • Spartacus Spartacus 9 mai 12:47

                @Luniterre

                La différence entre le « coût » du travailleur et la valeur de ce qu’il produit, c’est donc bien la plus-value.

                Non ! 
                C’est l’entreprise qui produit, le travailleur ne fait que travailler à la production. 



              • JL JL 9 mai 13:03

                @Spartacus
                 

                 oui, comme les abeilles qui ne produisent pas du miel, mais qui travaillent à la production du miel.
                 
                 Pfff !

              • Remosra 9 mai 13:14

                @Spartacus

                Ah ben c’est sur que si les travailleurs ne viennent pas dans votre usine, la production va quand même continuer.
                C’est bien connu qu’un travailleur ne sert à rien et qu’on peut facilement le remplacer par un autre venant des pays de l’Est et qui permettrait de réduire ton pseudo capital de mise, calculé à partir de ton compte de résultat et bilan annuel afin de sécuriser les dépenses de la société et éviter ainsi les emprunts bancaires ! Mais encore faut il que l’entreprise soit pérenne et que les dirigeants soient capable de faire face à toute difficulté qui diminuerait ses bénéfices et non pas qu’ils mettent ces derniers dans leur popoches ou celles des actionnaires qui verront d’un mauvais oeil l’augmentation des salaires car eux ne verront pas leur dividendes augmenter.
                Rapaces qui bouffent sur le dos des autres jusqu’à qu’il ne reste que des cadavres. Vous mériteriez que le malheur s’abatte sur vous sans épargner votre famille, peut être alors aurez vous une vision différente.


              • samuel 10 mai 12:09

                @Spartacus

                Amis travailleurs, partons tous en vacances. c ’est l’entreprise qui produit !

              • lephénix lephénix 6 mai 22:59

                certes, ce qui fait société repose encore sur la valeur travail et la métaphore du moteur humain qui fait le joint entre nature et culture... mais de moins en moins...

                 cette conception date du XIXe siècle industriel avant les délocalisations et le flash trading... le produit du travail n’est jamais que ce que l’on a extorqué à la nature souvent selon la pente d’un productivisme sans finalité véritablement humaine... il faut faire la part entre un aveuglement productiviste en perte de vitesse (« toujours plus » !), la centralité du travail prégnante au XIXe siècle jusqu’aux « trente glorieuses » et les nouveaux paradigmes de « l’activité humaine » en voie d’émergence avec un nouveau système de représentation qui déplace le « travail » du centre vers la périphérie...du moins de la pensée de ce XXIe siècle si prometteur...

                on assiste bien au déclin de la société axée sur « la valeur travail » et il faudra bien en prendre la mesure pour limiter les ponctions de plus en plus inutiles et donc parasitaires sur une « nature » qui peine à renouveler ses ressources tout comme la « ressource humaine » ne saurait plus être davantage pressée au laminoir du « profit »...


                • Luniterre 6 mai 23:19

                  @lephénix

                  Confondre ou vouloir assimiler le « travail », c’est à dire l’activité créatrice humaine, avec la destruction industrielle systématique de la nature, c’est un peu simpliste, comme raisonnement, non ??

                  A moins de vouloir en revenir plus ou moins au moyen-âge, comme c’est la mode chez pas mal d’« anti-systèmes », ces derniers temps...

                  Voire à l’âge de pierre... Pas de pollution, OK, mais tailler des silex, c’est encore un sacré boulot, tout de même !!

                  Bon courage...

                  Luniterre


                • papijef papijef 7 mai 08:44

                  déjà il faudrait que tu me prouves que tu es un prolétaire ... et ça c’est pas gagné ! voudrais-tu par là me faire croire que tu parles « au nom du peuple » ? faisant partie du peuple, je te dénie le droit d’être mon porte-parole. comme à tout autre menteur prétendant parler en mon nom. si certains ont besoin d’un porte-parole, pas moi.

                  ensuite je te ferais remarquer qu’un cri est un son assez court, mais pas du tout une longue suite de phrases ordonnées selon une « logique » qui n’est, à y bien regarder, qu’une bouillie de mots, maigre brouet, destinée à me réduire au silence et m’enlever la parole. normal ! puisque tu « es » mon porte-parole ...

                  et puis l’étiquette « insoumis », le badge, comme d’autres arborent « nike » ou n’importe quelle étiquette qui fait le buzz. insoumis se décompose ainsi « in/sous/mis », qui n’est pas mis sous. se mettre sous l’étiquette ou l’éthiquette d’insoumis est une étrange contradiction qui me fait bien rêver.

                  ton insoumission, quand on va voir ton site « tribune marxiste-léniniste » ? oui, du haut de la tribune, comme l’autre qui se prétend tribun du peuple, tu me jettes ton discours « dialectique » qui, finalement se résout à dire « j’ai RAISON » contre tout autre argument, regardez la « logique » de mon discours.

                  sais-tu, qu’étymologiquement, « peuple » vient d’un mot qui signifiait « ravager, dévaster » ?


                  • Luniterre 7 mai 10:38

                    @papijef

                    Je ne pense pas avoir de comptes à te rendre sur ma vie personnelle, mais il se trouve que le sujet a déjà été évoqué dans les commentaires Agoravox, a propos de savoir si il état possible de toucher une retraite inférieure au prétendu « minimum vieillesse », ce qui est actuellement mon cas, à 67 ans, même si de peu. Lorsque cette situation sera rétablie, cela ne fera jamais que 800€/mois...

                    Le propos du blog Tribune Marxiste-Léniniste est de rappeler les fondamentaux de ce courant de pensée, non d’une manière dogmatique, mais en les confrontant, par l’analyse, à ce qu’en ont fait l’histoire et l’actualité.

                    Y a-t-il des leçons utiles à en tirer ou pas, telle est la question en débat.

                    Cela suppose de l’étude et de la recherche, et non pas de répéter les âneries médiatiques habituelles, aux quelles, précisément, le système cherche à nous soumettre...

                    De l’insoumission, donc...

                    Jouer sur les mots, on voit bien où ça nous mène, aujourd’hui...

                     Bonne fin de WE, malgré tout...

                    Luniterre


                  • papijef papijef 7 mai 13:36

                    @Luniterre
                    ah ? bin si justement. ou bien tu es un prolétaire, ou bien un usurpateur du « titre » ; qui se défend en parlant d’autre chose. je te signale en passant que le marxisme-léninisme a une définition bien précise du prolétaire.

                    quant à « l’analyse » « bien précise » du marxisme léninisme, tu me fais bien rigoler. tu récites un vieux catéchisme dont nous avons vu les effets « en actions » de par le monde. ce sont idées d’un autre temps, mon pauvre vieux, ou plutôt mon vieux pauvre comme beaucoup de vieux de par le monde.

                    tu veux rester dans « l’analyse » et découper les choses en petits morceaux, comme si découper un boeuf en petits morceaux me donnait à savoir ce qu’est un boeuf. un boeuf en morceaux, c’est de la bavette, du tendron, de l’aloyau, mais pas un boeuf. c’est en cela que la soi-disant analyse marxiste ne fait que rester dans une compréhension du monde dont tu vois les résultats tout autour de toi. celle des Descartes et des autres.

                    et quand je vois les régiments d’insoumis marcher au pas deux par deux ... je me dis que l’in-soumission n’étant que le contraire de la « sous-mission », on ne sort pas du piège dans lequel ce langage nous enferme. et les contradictions sans fin dans lesquels tu sembles toi-même enfermé puisque tu signes « luniterre » et que tu prônes une philosophie dualiste.

                    ou alors l’unité viendra lorsque nous obéirons tous à l’analyse bien précise du marxisme-léninisme ?

                    je te souhaite une excellente journée pleine de contradictions.


                  • Luniterre 7 mai 21:13

                    @papijef

                    En fait, à part jouer sur les mots, tu n’as toujours pas vraiment d’argument...

                    Et moi, je n’ai toujours pas à te raconter ma vie...

                    Une vie de prolétaire comme tant d’autres, certes...

                    « une compréhension du monde dont tu vois les résultats tout autour de toi. celle des Descartes et des autres. » dis tu...

                    Je vois surtout que la raison semble avoir déserté le monde, avec ou sans Marx et Descartes, et que le résultat n’est pas brillant, et va même plutôt vers l’obscurantisme, fut-il style « new age »....

                    Ces « vieux raisonneurs », Descartes, Marx et d’autres, étaient là aux temps ou l’humanité était dans des phases de progression, et non de régression, comme aujourd’hui.

                    Il n’est donc pas vain de chercher à comprendre pourquoi.

                    Chercher à comprendre, ce n’est donc pas réciter un catéchisme. Ni passer son temps à jouer sur les mots.

                    Luniterre


                  • izarn izarn 7 mai 10:06

                    Il y a deux lois du marchés :
                    -Ceux des puissants qui controlent les banques, banques centrales...
                    -Le marché des boursicoteurs des « petits porteurs », peu dominant face au con moyen qui se laisse entuber par son banquier qui place votre fric selon le marché des puissants, bref pour vous entuber, un moment ou à un autre.
                    -Quand Greenspan, Bernanke, Yelen vous disent que ca mieux et qu’on hausse les taux, le boursicoteur dit : « Il est temps de vendre et de prendre ses bénéfices ! » smiley
                    -Quand les zozos ci-dessus disent qu’ils baissent les taux et font du QE (Ce qui veut dire que ça va mal) :« Il est temps de prendre des positions à l’achat ! »
                     smiley
                    Quand les merdias et les sondages vous disent que c’est un tel qui va gagner aux érections pestilentielles :
                    « Il serait judicieux de voter pour le perdant ! »
                     smiley
                    Et figurez vous, c’est TOUJOURS la meilleure chose à faire !
                    Bref, nous les « petits boursicoteurs » nous sommes de sales cons, et ne sommes pas « Charlie » ?
                    Ouais, j’assume !
                     smiley
                    Bon dimanche !
                     smiley

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