• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Le déclin de l’empire américain a t-il commencé ?

Le déclin de l’empire américain a t-il commencé ?

Sa monnaie, le dollar, à la dérive, ses banques embourbées dans une crise qui n’en finit pas de s’aggraver en ampleur et en profondeur, des guerres sanglantes et coûteuses qui épuisent l’économie et révoltent la majorité des citoyens du pays, des alliés qui abandonnent leurs alliances passées, un pouvoir isolé et désorienté, un gouvernement aux abois qui a perdu tout sens des réalités nouvelles internationales, une « arrière-cour » en Amérique latine qui rejette sa suprématie et ses anciens gouverneurs-dictateurs, un multilatéralisme qui revient au centre des affaires du monde.

Tel est l’état présent, incomplètement présenté ici, de l’empire américain à qui on prédisait en 1991 une longue période de domination mondiale sans partage. Retour sur un passé qui explique le présent et prépare l’avenir...

La constitution de l’empire (1945-1991) et son apogée (1991- 2000)

En 1945, au sortir des terribles pertes humaines et destructions matérielles de la Seconde Guerre mondiale en Europe, les Etats-Unis ont constitué de facto un empire aux frontières changeantes, qui recoupait, de gré ou de force, la plupart des pays dits non communistes de l’époque. L’empire était dit le « maître » - le mot est ici explicite - du monde dit « libre ».

Par leur puissance économique dont le vecteur invincible était leur monnaie, le dollar, par leurs capacités militaires, par la situation de perte d’influence et de déclin irrémédiable sur tous les plans des anciens empires coloniaux français, anglais, japonais, belges, hollandais et italien, les Etats-Unis ont formé un empire, un vrai, comme le fut à son époque l’Empire romain.

Ils ont été la clé de voûte des affaires internationales, le gendarme du monde, jusqu’en 1991 - date de la dislocation de leur adversaire-partenaire de l’ordre conjoint de Yalta et Postdam, l’URSS, même si dès la décision du 15 août 1971, date de la rupture du lien de parité fixe or-dollar, les problèmes monétaires et financiers sont clairement apparus comme rongeant les fondements de cet empire.

Fin 1991, dans les milieux financiers internationaux, le dépeçage de l’ex-URSS, l’orientation des autorités chinoises vers le capitalisme, même plus ou moins encadré par l’Etat, la situation relativement calme en Amérique du Sud et au Proche-Orient après la guerre avec l’Irak en février, l’optimisme est général et frôle la béatitude absolue.

Dans les milieux dirigeants de la planète, l’avenir apparaît radieux pour le système en place - le capitalisme, dit économie de marché alors que fondé sur la spéculation financière bien plus que sur les échanges matériels. La suprématie des Etats-Unis sur tous les plans paraît établie pour un temps illimité, ses valeurs politiques dominent presque sans partage les échiquiers politiques du monde entier, à quelques rares exceptions près. Les conceptions mêmes de nationalisation, d’intérêt public, de service public, d’entreprises publiques, de socialisme, de communisme, de lutte de classes, de changements radicaux de société, tout cela paraît dépassé, désuet et à remiser dans le passé de musées, de livres ou des mémoires.

Le futur semble n’avoir qu’un nom : le libéralisme, tout ce qui s’y oppose semble condamné à périr ou à se dissoudre devant son mouvement invincible. Le monde devient américain. La pensée semble être coulée dans un moule unique : le moule impérial américain.

L’empire américain paraît alors à son apogée.


L’effondrement-dislocation de l’empire américain a commencé

Fin 2007 : changement total de décor politique, économique, moral, social et militaire.

L’empire américain a ses armées engluées dans deux conflits sans fin visible, sanglants et onéreux, sa monnaie est au plus mal, les spécialistes les plus qualifiés en économie, dont J. Stiglitz, Prix Nobel, entrevoient la possibilité d’une récession d’une gravité et d’une ampleur non mesurables, le dollar est même suspecté de perdre bientôt son rôle de monnaie d’échange et de réserve internationale.

Et ce n’est pas tout, à l’extérieur, les affaires de l’empire vont de plus en plus mal.

Les alliés traditionnels, et même les vassaux de l’empire, s’écartent de lui et l’abandonnent :

- le Japon prend ouvertement ses distances d’avec les intérêts, la monnaie et la politique américaine. Il veut s’impliquer plus dans les affaires de l’Asie en pleine expansion au travers de l’ASEAN ;

- l’Australie, avec le Labor Party au pouvoir, annonce qu’elle va rapatrier ses soldats en Irak et rééequilibrer ses relations internationales, au profit de la Chine notamment ;

- le Pakistan, qui servait de base américaine arrière en Asie centrale et au Moyen-Orient, est entré dans des remous internes qui mènent à réévaluer, de fait, ses capacités à soutenir la politique américaine dans la région et affaiblissent tout le dispositif politico-militaire américain dans ce secteur, avec des conséquences encore peu mesurables à cette heure.

Le Proche-Orient continue à être un poudrière dangereuse pouvant exploser à tout moment, les pays arabes du Golfe transforment progressivement leurs dollars en euros, soulignant ainsi que leur confiance dans l’empire s’effrite rapidement. Là aussi, alliés et vassaux régionaux sont dans une évolution de rupture lente avec la cité impériale, Washington. Les liens avec les pays de l’Asie, notamment la Chine, se développent.

En Amérique latine, l’ancienne « arrière-cour » de l’empire a chassé les anciens dictateurs qui n’étaient de facto que des émissaires ou gouverneurs impériaux nommés et choisis par la capitale de l’empire, Washington. Des Etats ont même chassé les intérêts américains de leur sol et de leur sous-sol, du Venezuela à la Bolivie, de l’Equateur au Nicaragua, sous la forme, de retour dans l’actualité, de nationalisations, c’est-à-dire, dans ce cas précis, de restauration de la propriété nationale collective sur le sol, le sous-sol et leurs produits. Cela nourrit d’importants programmes sociaux dont l’urgence était et est indéniable pour les populations concernées.

Dans les autres pays du continent, la contagion des nationalisations, du retour de la propriété au peuple et à la nation, notamment des sources d’énergie, se répand avec force. La haine et le rejet de l’empire du Nord fédère des forces politiques d’origines diverses. Le rejet de la domination nord-américaine est unanime, du Mexique à l’Argentine, du Chili au Brésil dans les populations.

Et le bilan d’échec global impérial ne s’arrête pas là : les anciens Etats dits « communistes », la Russie et la Chine notamment, mais pas seulement, reviennent en force sur la scène politique, diplomatique, militaire et économique mondiale.

La Russie avec son pétrole et son gaz, dont les prix de vente s’envolent, a relancé son économie et sa formidable machine industrielle et militaire. Et elle veut visiblement retrouver toute sa place dans les affaires du monde.

Symbole des profonds changements intervenus et signal fort de l’échec politique intégral de l’empire à faire valoir ses idées et principes dans le monde : les deux partis qui seront les seuls représentés à la prochaine Douma russe, selon les sondages successifs, seront issus tous deux de l’ancien appareil d’Etat de l’URSS. Il s’agit bien sûr d’abord du parti du président Poutine. Mais, derrière lui, le plus intéressant sera le score final du Parti communiste qui renaît de ses cendres, comme la Russie recouvre sa santé économique après l’ère catasrophique du gouvernement Eltsine. A l’opposé, les partis « libéraux », ceux qui prônaient les conceptions de l’empire, notamment les théories des « Chicago boys », devraient disparaître de la carte politique, rayés purement et simplement par les électeurs !

La Chine, de son côté, dispose des plus importantes réserves monétaires mondiales et son expansion, quoique un peu chaotique et lourde de dangers divers, en fait un partenaire mondial qu’on ne peut plus traiter avec mépris ou condescendance. Sa force et son poids militaires aboutissent maintenant à mettre fin, avec la Russie, à la suprématie militaire américaine totale née des événements de 1991.

La Chine joue aussi un rôle de plus en plus influent et prépondérant en Afrique par ses accords économiques et ses investissements adroitement calculés pour aider à s’emparer des richesses minières du continent, au détriment il est vrai des sociétés américaines, mais pas au profit des peuples qui vivent au-dessus de ces sous-sols si convoités.

Enfin, l’Inde, certes partenaire calme pour l’heure des Etats-Unis, n’en est pas moins travaillée en interne par une montée en puissance des forces communistes et maoistes, et elle se rapproche toujours, dans les cadres d’associations régionales asiatiques, de la Chine et de la Russie.

Tout ceci nourrit la crise de direction politique aux Etats-Unis, qu’aiguise encore plus la perspective des élections au poste de président de l’empire fin 2008. Les autorités actuelles sont discréditées largement dans l’opinion par leurs mensonges manifestes et leurs erreurs graves, la confiance des citoyens dans les responsables politiques actuels a disparu. De leur côté, les dirigeants ne savent plus quelle stratégie claire et cohérente adopter. Même sur des dossiers à court terme, comme celui du nucléaire iranien, le désarroi est patent et général dans l’administration impériale.

Le spectre de l’effondrement-dislocation de l’empire américain hante donc bien la scène politique mondiale et les hautes sphères de Washington.


Et la province « Union européenne » dans cette situation ?

Le tableau dessinée ici à grands traits serait incomplet si l’on oubliait de jeter un oeil à cette « province », parente éloignée de l’empire, appelée Union européenne.

A l’ouest de cette province, l’empire n’a plus qu’un seul gouvernement qui affirme son soutien inconditionnel et sa fidélité sans faille aux autorités de l’empire : le gouvernement français.

Mais, tous les analystes et les sondages le montrent, la position du gouvernement ne recoupe pas du tout celle de la majorité des citoyens français sur la question. Le chef de l’empire américain est donc soutenu, en France, par des gens qui n’ont eux-mêmes sur ce point aucun vrai soutien populaire, bien au contraire, mais sont de plus isolés au niveau européen sur cette ligne politique.

Les autres gouvernements européens sont préocccupés surtout par des problèmes concrets issus de la crise de l’empire, et notamment son dollar si faible, l’inflation des matières premières et les hausses de prix déstabilisatrices, qui apportent chômage et inquiétudes sociales.

Plus à l’est, si les gouvernants regardent vers l’ouest, les populations, elles, ont plutôt leur attention, voire leur affection, tournées vers l’est, vers la Russie, qui, avec son gaz et son pétrole dont elle sait négocier habilement les tarifs « attractifs », voire « amicaux » aux pays qu’elle juge « proches », apparaît comme se préoccupant plus des intérêts essentiels des habitants que la lointaine bureaucratie de Bruxelles dont on se méfie largement.

Au sommet de l’Union européenne, on fait semblant de ne rien voir et on se préoccupe de gérer les problèmes courants, comme ce nouveau TCE que l’on se refuse à soumettre à un vote démocratique des citoyens concernés. La raison de ce désarroi réside dans la perte des repères habituels que l’empire représentait, tel une boussole.

Il n’est pas exclu de plus que les difficultés économiques que l’empire a générées dans le passé, conjuguées aux pressions inflationnistes croissantes et à la politique russe de compétition pour la suprématie en Europe orientale et centrale, provoquent la dislocation-éclatement de la province formée de 27 pays aux intérêts bien plus divergents que convergents, laissée ainsi à elle-même.


Annonce de grands boulversements historiques en vue

Le monde fondé sur les illusions et apparences de 1991 s’écroule.

Un autre monde, multilatéral, instable, imprévisible, ramenant à la vie des forces que certains croyaient mortes, naît lentement.

La chute de l’empire américain a commencé. Et ses conséquences seront mondiales, donc aussi essentielles pour le devenir des pays européens et de leurs citoyens, entre autres. Les centres de gravité politique et économique vont aussi bouger, probablement vers l’est et le sud.

Regarder la vérité en face à partir des faits, c’est se préparer au mieux aux bouleversements historiques à venir avec l’effondrement de cet empire et à la naissance d’un monde nouveau, à déterminer et à construire dans de nouveaux rapports. D’où la nécessité de travailler à élucider les processus en cours afin de les comprendre et d’agir si possible sur eux.


Moyenne des avis sur cet article :  4.23/5   (120 votes)




Réagissez à l'article

229 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 28 novembre 2007 11:29

    Brillante et pertinente analyse. Paradoxe : en ayant gagné la guerre contre le communisme et voulu imposer partout l’hypercapitalisme financier mondialisé, l’Empire a créé les conditions de son effondrement.

    Certains contrats signés entre la Chine et la France étaient en euros, et ce n’est sans doute qu’un début. Mais la Chine n’a aucun intérêt à voir s’écrouler l’Empire vu les investissements massifs qu’elle y a fait et vu que c’est l’un des plus gros clients de produits manufacturés... Les prochaines années vont être terribles. Et on se rappelera de 2008, plus tard, comme l’année d’un tournant décisif.


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 12:51

      Marsupilami,

      Votre commentaire aborde des questions de fond qui sont actuellement en voie d’évolution.

      Ainsi, la Chine diversifie ses sources d’approvisionnement comme ses débouchés : Afrique, Amérique du Sud, Canada, Europe, Asutralie, Russie, Inde et autres pays d’Asie.

      Elle fait basculer progressivement ses réserves du dollar vers l’euro.

      Les paramètres exposés sont donc en voie d’évolution, au détriment de l’ancien Empire.

      Bien cordialement,


    • wesson wesson 28 novembre 2007 13:50

      Excellent Article, même si je peux regretter un traitement un peu superficiel.

      D’une part, il me semble qu’une des raison de cette fin de règne et l’absence d’un adversaire sérieux comme l’as été par exemple l’union soviétique de Staline. L’islamisme radical est un bien piètre épouvantail car il ne dispose ni des moyens, ni des troupes lui permettant de réellement rivaliser avec les EU.

      d’autre part, la suprématie militaire américaine existe toujours, et ces milliers (millions) de bombes vont elles rester sagement dans leur hangard pendant que l’empire s’effondre ? Le seul propos d’une bombe étant d’exploser, en quel honneur elle ne le fera pas in fine ? C’est l’aspect peut-être le plus inquiétant de la fin d’un empire, la tentation de la fuite en avant.

      Voila, merci à l’auteur pour son point de vue


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 15:30

      Wesson,

      Je ne suis pas pas spécialiste en armes nucléaires, ni en littérature fantastique.

      Les bombes nucléaires n’ont rien à voir avec le sujet abordé et, de toute façon, ce que vous entrevoyez comme possibilité avec elles ne règlerait rien pour personne. Un conflit atomique achèverait le déclin en désastre totale universel.

      Par contre, en Irak ou en Afghanistan, sans vouloir être un spécialiste militaire, je constate que les troupes américaines sont bien en difficulté et ne peuvent gagner les guerres dans lesquelles elles sont engagées.

      Etre fort ne signifie rien en soi. C’est une notion relative face à un ennemi de même nature et comportement que soi-même. Et ici, ce n’est pas le cas du tout, d’où une force énorme en apparence qui ne peut rien faire d’efficace contre l’ennemi qu’elle a choisi.

      Un proverbe chinois dit : « Les dents du tigre sont puissantes, mais il ne peut manger de l’herbe avec ».

      L’idée est là. Il suffit de la transposer sur le terrain.

      Bien cordialement,


    • wesson wesson 28 novembre 2007 18:27

      Philippe, Je ne vous demandais pas si vous auriez des informations sur l’apocalypse nucléaire en version populaire ...

      je n’ai pas parlé d’armes nucléaires sauf erreur, j’ai parlés d’armes tout court... En fait je visais plus l’industrie militaire Américaine, tant elle me parait être une partie intégrante de l’économie US. C’est l’aspect économique de tout cela qui me paraissait interessant à traiter. La première guerre du golfe a été très bénéfique economiquement pour les EU (?), vu que c’est en fait les autres pays qui l’on financée. Mais quid des conflits actuels, à qui ils coutent, est-ce qu’ils pèsent sur l’économie US, ...

      voilà, je m’était mal exprimé


    • Nobody knows me Nobody knows me 29 novembre 2007 12:04

      Les 2 baudruches que sont les USA et la Russie se sont faîtes éclatées toutes seules, laissant la place aux suivants : Chine & co.

      Pas sûr que l’avenir soit meilleur que pendant la guerre froide, les dirigeants restant des humains avant tout, corrompus, fanatiques, avides de pouvoir et d’argent, ... et intelligents.

      Merde on est mal !


    • marc 29 novembre 2007 15:40

      Wesson

      En fait les USA font payer une grande partie de l’effort de guerre au peuple irakien. ILs lui volent son pétrole, entre autres.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 novembre 2007 02:22

      @ l’Auteur : D’accord sur le déclin. Quant aux causes, j’en vois la première dans la disparition de l’URSS qui, en privant les USA d’un rival crédible, a exacerbé les clivages internes dans un État qui, sous un habile vernis de démocratie, est depuis longtemps un corporatisme fascisant. Si j’avais a mettre une date sur la fin de l’Empire Américain, ce serait le lendemain de Katrina. Une nation ne peut exister sans une certaine solidarité. http://nouvellesociete.org/5175.html

      Pierre JC Allard


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 30 novembre 2007 16:05

      @ Agoravox : Un article de Martin « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens ? » a été publié hier et a reçu 121 commentaires. On a dit de cet article qu’il était raciste, ce qui n’est pas mon propos ; je suis contre toute censure.

      Mon propos est que la seule réaction d’Agoravox est venue une heure avant que l’article ne soit enlevé. En trois (3) lignes, on est venu avouer que l’article était trop long - ce qu’il appartenait à la modération d’empêcher - pour ajouter, avec une rectitude politique parfaitement puérile, qu’il faut parfois contrevenir à la rectitude politique.

      Je trouve navrante cette lâcheté de venir feindre de vous exprimer en vous assurant qu’on ne vous entendra pas et, surtout, que personne ne pourra engager avec vous un débat dont le passé semble indiquer qu’Agoravox n’aurait ni la culture, ni l’intelligence de sortir indemne. J’ai peur d’avoir dit trop de bien des médias citoyens avant de voir ce que des gens comme vous pourriez en faire. Je vais maintenant être plus critique.

      Je viens vous le dire ici, parce que vous n’êtes plus là... et que, puisque vous n’avez ni nom ni visage, on peut bien cracher n’importe où en pensant que le vent apportera à chacun ce qu’il mérite.

      Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/auteur.html


    • L'équipe AgoraVox L’équipe AgoraVox 30 novembre 2007 17:53

      @ Pierre : Le pseudo AgoraVox dans l’article en question n’est pas le notre bien entendu. Sinon le commentaire serait en bleue. C’est un plaisantin qui a utilisé le pseudo AgoraVox.


    • jjnoel 1er décembre 2007 19:13

      « l’islamisme radical » est une créature yankee.


    • Odal GOLD Odal GOLD 2 décembre 2007 20:40

      L’Amérique est toute entière constituée et consacrée à ces flux financiers. Les âmes et les corps y brûlent fiévreusement, au nom des grands prêtres et de leur temple de Wall Street. Tout l’édifice ne fait que reposer sur un principe de confiance.

      Le moindre dollar est béni : dessus on peut lire « In God We Trust ». La croyance dans l’argent est le nœud de l’existence de l’Amérique.

      Est-ce qu’il serait vraiment surprenant que l’empire américain implose, comme a déjà implosé l’empire soviétique : sans faire de mort (pour changer), brusquement, terrassé d’un coup, d’un accès de manque de foi ?

      Est-ce que cela nous étonnerait vraiment ?

      > http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323835.html

      Odal GOLD www.odalgold.com


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 12:55

      Arthur Mage,

      Je vous remercie de votre commentaire qui nous renvoie de 2007 à 1851.

      L’Empire peut certes regarder son passé, avec ses bons et mauvais côtés. Mais, il importe peut-être plus de s’occuper du présent et donc du futur.

      Enfin, il me semble que c’est là une remarque de bon sens.

      Bien cordialement,


    • Philou017 Philou017 28 novembre 2007 14:37

      des articles sérieux, objectifs, très complets

      Arthur Mage a le sens de l’humour...


    • Philou017 Philou017 28 novembre 2007 15:16

      Je note votre incitation à la presse Française de s’aligner sur les médias Américains, et je vous rassure, elle le fait déjà !

      Quand au reportage sur les djihadistes, est-on en droit d’espérer un reportage précis sur les 19 pirates qui auraient détourné des boeings en 2001 ? Leur curriculum me parait très imprécis...


    • ZEN ZEN 28 novembre 2007 12:18

      @ Philippe

      Excellent diagnostic , qui rejoint par bien des points les analyses d’E.Todd (« Après l’empire »)et de JP Immarigeon.

      Problème : que fera la Chine qui soutient le dollar et l’american way of live par ses dépôts dans les banques us(bons du trésor) et qui a un besoin vital de ce marché en contre-partie ?


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 13:01

        Zen,

        Excellente question qui renvoie aux mouvements actuels des autorités chinoises qui basculent progressivement leurs dollars en euros et se rapprochent vite et fort d’autres pays : Australie, Canada, Amérique du Sud, Russie et Inde notamment, sans oublier le début d’activités intenses en Afrique.

        La suite dans quelques semaines avec de nouveaux développements sur le marché monétaire comme des rachats d’entreprises américaines en difficulté qui deviennent donc ...chinoises !

        Pour l’heure, c’est Abu Dhabi qui finance la recapitalisation de la banque CITIGROUP aux Etats-Unis, pas la Chine.

        Un signe ?

        Bien amicalement,


      • jean-christophe 28 novembre 2007 12:23

        Le terme « Empire » provient pour l’essentiel de l’analyse de Bonner « L’empire des dettes ». On l’oublie souvent, ce monsieur Bonner...

        En bref, je ne suis pas d’accord avec votre constat.

        D’abord, nous ne voyez que les points négatifs qui font aujourd’hui les choux gras de la presse économique, et de ceux (Leap2020 pour ne pas les citer) qui n’attendent que la chute de l’empire US (« On vous l’avait bien dit ! »).

        Il y a des points positifs dans l’économie US (une économie productive et dynamique, des investissements en recherche pour l’avenir, ...).

        De plus, la chute de l’empire US ne sera pas sans conséquences pour l’Europe ; c’est l’Occident tout entier qui est menacé par l’asie.

        Enfin, votre -soi-disant- connaissance historique est vraiment limitée ; en matière économique, quelque chose arrive parcequ’il existe autrepart dans le monde, une contrepartie.

        Si les USA sont dans une situation économique difficile c’est en grande partie parcequ’ils ont sauvé le monde entier d’une crise économique et financière dans les années 90 : pour que l’asie puisse sortir de son implosion économique, les USA ont accepté d’acheter en masse leurs produits, d’ou les deséquilibre que nous connaissons maintenant.

        Aujourd’hui, ces ingrats d’asiatiques se moquent des économies occidentales alors que c’est bien l’Occident qui les a sortis de la misère smiley


        • Zalka Zalka 28 novembre 2007 13:07

          N’importe quoi...


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 13:10

          Jean-Christophe,

          Je vois que vous contredites sans pitié le Prix Nobel d’Economie J Stiglitz sur le rôle des Etats-Unis dans la crise asiatique de 1997.

          Lien : http://www.taipeitimes.com/News/editorials/archives/2007/11/21/2003388904

          Ce qui est votre droit le plus strict dans un débat libre.

          On peut certes épiloguer moralement sur des faits passés, cela ne les fait pas disparaître, ni ne changera le présent.

          Vous convenez aussi que l’Empire américain est dans un état de déclin, ce qui ne veut pas dire qu’il le lui reste pas de forces dynamiques. Nous en sommes d’accord.

          Un processus en cours n’est ni uniforme, ni surtout son point d’arrivée ultime.

          Le problème posé, c’est le sens de la dynamique des forces aujourd’hui et les processus en cours que l’on ne peut pas ne pas voir.

          C’est cela que cet article veut mettre en lumière.

          C’est tout et c’est déjà beaucoup.

          Bien cordialement,


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 13:12

          Zai ka,

          Votre commentaire bref ne fait pas avancer le débat. Mais,c’est un droit de ne pas débattre.

          Bien cordialement,


        • fouadraiden fouadraiden 28 novembre 2007 13:15

          jean christophe,

          tout-à-fait, et imaginez le scénario démographique suivant dans moins de 50 ans : des Hisphano -Asiatiques aux commandes des valeurs occidentales.

          ce n’est pas temps la chute de l’Empire que celle des Américains occidentaux(les « Blancs ») qu’il faut appeler de ses voeux.

          des Américians occidentaux minoritaires dans leur propre Empire,voilà ce qui est bcp plus intéressant que la simple chute de l’Occident(qu’il faut sauver à tout prix).


        • jean-christophe 28 novembre 2007 13:22

          Philippe,

          Je ne contredis pas Stiglitz. Stiglitz n’a jamais dit que la crise financière asiatiques était due aux USA.

          La crise asiatique des années 90 s’est déroulée en plusieurs étapes. Dans le processus de décomposition de l’économie de cette région, le FMI et la Banque Mondiale (e.g., les occidentaux) ont joué (comme d’habitude) un rôle de pyromanes vis-à-vis d’économies pas prêtes à la libéralisation de leurs économies.

          Mais cette action est arrivée bien après les « folies » économiques asiatiques, les bulles spéculaties industrielles et immobilières, dont les acteurs économiques locaux sont seuls responsables !!!

          Ce ne sont pas les USA qui sont à l’origine de la crise asiatique, ils n’ont joué que le mauvais rôle de catalyseur.

          Vous dites (et c’est en partie vrai) que leur tableau de bord économique est terrible (la liste des indicateurs virant au rouge sont nombreux). Mais cette situation deséquilibrée date de cette époque, d’il y a 10 à 15 ans. Ce laps de temps correspond à l’inertie de l’application des décisions économiques.

          Les vrais fautifs de cette histoire restent les asiatiques, qui comme seul modèle économique de développement ne jurent que par l’export. C’est le productivisme totalitaire avec des capacités de production excédant largement les besoins intérieurs. Ca marche un temps, lorsque quelqu’un est prêt à acheter. Puis ça ne marche plus du tout...


        • Zalka Zalka 28 novembre 2007 13:47

          Phillippe Vassé : je m’adressais à l’auteur du commentaire. Prétendre que la dette américaine vient du désinterressement des américains pour mettre fin à la crise asiatique, c’est effectivement n’importe quoi.

          J’estime qu’une personne qui sort un argument aussi caricaturalement « Mickey » n’apporte rien au débat et ne mérite pas vraiment qu’on lui réponde autre chose.

          Pour le moment, je n’ai fait que lire votre article avec intérêt, de même qu’une bonne partie des commentaires.


        • jean-christophe 28 novembre 2007 13:57

          D’un point de vue économique, pas tant que ça.

          Avez-vous déjà comparé les courbes de progression de la dette des USA (intérieure et extérieure) avec les exports des asiatiques (Japon, Hong Kong, Corée, Taïwan, la Chine) ?

          Ce sont les Etats-Unis qui ont sauvé le monde d’une crise économique majeure à la fin des années 90 et ils en payent aujourd’hui le prix fort.


        • Philou017 Philou017 28 novembre 2007 14:11

          «  »Les vrais fautifs de cette histoire restent les asiatiques, qui comme seul modèle économique de développement ne jurent que par l’export. C’est le productivisme totalitaire avec des capacités de production excédant largement les besoins intérieurs. Ca marche un temps, lorsque quelqu’un est prêt à acheter. Puis ça ne marche plus du tout...«  »

          les asiatiques se sont développés en fonction de l’économie mondiale telle qu’elle existait, cad sur un modèle libéral basé sur la concurrence féroce et la constitution de multinationales. Cad en fonction de leurs intérêts ou plus précisément de ce que les dirigeants asiatiques estiment être leurs intérêts. Critiquer ce mode de fonctionnement, c’est critiquer le modèle libéral, cad le chacun pour soi.

          Je n’y connais pas grand-chose en économie. Mais si il y a une chose que j’ai apprise, c’est que les gouvernement et les puissances financières ne voient que leurs intérêts à court terme. Spécialement aux Etats-unis, qui ont poussé le libéralisme partout en s’en servant pour favoriser leurs intérêts.

          Si les États-unis ont réellement aidé les Asiatiques, c’est qu’ils y avaient intérêt. Dire autre chose relève d’une formidable naïveté.

          Si les Etats-unis connaissent des problèmes, ils le doivent surtout à eux-mêmes. C’est eux qui :
          - font fonctionner la planche à billets de façon irresponsable depuis longtemps
          - Vivent à crédit , notamment par l’émission de bons du Trésor, dont de grosses quantités sont dans les mains des Chinois, par l’émergence de bulles financières successives, par un déficit abyssal, par l’entretien d’un crédit individuel monstrueux (8000$ par américain, la dette extérieure est estimée à plus de 3.000 milliards de dollars)
          - ont augmenté de façon exponentielle leur budget militaire, afin d’aller apporter la « démocratie » en Irak notamment.
          - ne font aucun effort pour diminuer leurs dépenses, notamment énergétiques (sauf d’envoyer l’armée occuper les régions pétrolières)

          Pour les familles :
          - La famille américaine moyenne dépense 1,22 $ par dollar gagné, possède 13 cartes de crédit dont le solde débiteur s’élève à 9 312 $ - le double d’il y a 10 ans |16|.

          - Les citoyens américains ont emprunté 1 600 milliards de dollars sur la valeur de leurs maisons à une époque où de nombreux observateurs prédisent que la bulle immobilière est prête à éclater.

          - À la fin de 2004, l’endettement des sociétés américaines non financières atteignait 2 900 milliards de dollars.

          Et ça continue : Pour financer leurs déficits, courant et budgétaire, les É.-U empruntent quotidiennement 2,6 milliards de dollars, s’appropriant 80% de l’épargne mondiale nette. C’est un montant faramineux. http://www.cadtm.org/article.php3?id_article=2009

          Accuser les pays asiatiques est une contre vérité, à mon avis.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 14:18

          Zal ka,

          Toutes mes excuses pour mon erreur sur le sens de votre commentaire initial.

          De plus, je partage votre analyse sur les commentaires de Jean-Christophe qui se focalise sur la crise de 1997 sans que l’on puisse comprendre en quoi elle a un rapport avec la situation décrite par l’article et ses racines profondes et anciennes.

          Comme vous, je m’interroge sur le sens de ces commentaires.

          Bien cordialement,


        • jean-christophe 28 novembre 2007 14:19

          C’est malheuresement tellement vrai...


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 14:24

          Jean-Christophe,

          Il me semble que vous vous focalisez sur la crise de 1997 et ne voyez pas qu’elle a été le produit de la politique « pyromane » du FMI qui est, inutile de le nier, le cache-sexe des intérêts américains d’abord et le moyen d’assurer la suprématie économique de ce pays sur le monde.

          Les remèdes du FMI et le libéralisme ont fait faillite en Asie comme ailleurs.

          Il serait temps de le reconnaître et d’en tirer les leçons.

          S’acharner sur les « Asiatiques » comme vous le faites me paraît à la fois malsain, inutile et sans objet.

          Et cela ne changera pas le cours de la chute de l’Empire américain. Au contraire, l’incompréhension « libérale » de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique du Sud et de la Russie ne font qu’accélérer les choses.

          Bien cordialement,


        • Zalka Zalka 28 novembre 2007 16:14

          Il n’y a pas de mal. Je n’étais pas précis et la confusion est parfaitement compréhensible. Par ailleurs, votre reproche pourrait être parfaitement valable puisque je n’argumente pas face à ce commentaire.


        • fouadraiden fouadraiden 28 novembre 2007 13:05

          et à qd peut-on estimer la fin de cette chute à peine caricaturale ?


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 13:18

            Fouadraiden,

            Etablir un processus sur les faits que chacun peut constater n’est pas établir le pronostic final ou la date d’échéance de ce processus.

            L’article se cantonne à donner la dynamique générale des processus en cours.

            Pour les vérités révélées sur le futur, cela ne relève pas de ce domaine, mais plus des futurologues patentés qui lisent dans le marc de café ou les boules de cristal.

            Bien cordialement,


          • siouox 28 novembre 2007 13:10

            Les discussions intergouvernementales tendent à se défaire de dollar. Il doit sans doute se discuter dans les chancelleries la possibilité de revenir à l’etalon or que Nixxon avait laché a l’entour des années 1975-80. La crise militaire des etats unis en Irak n’est pas qu’un debut. D’autres conflits risques de se jouer au Moyen Orient avec l’Iran ou le Liban. On risque d’assister à d’etrange manoeuvre dans ces pays. La feuille de route indiquéé par les hauts responsables avant l’an 2000, ne se doutaient surement pas de l’evolution considerable de la Chine et de la Russie si rapide. Pour preuve, une alliance tripartite s’est inscrite tacitement changeant totalement la donne des Etats-Unis dans la region. Il ne faut pas non plus sous-estimer le pouvoir qu’ils ont. L’asservissement des pays dans diverses regions du monde ne peut disparaitre en quelques mois, ils gardent assez d’influence dans l’échiquier mondial. L’OPEP sera l’une sinon la seule organisation qui pourra lancer réellement l’operation « anti-hegemonique americaine » et ce ne sera pas pour demain. Les societés peterolieres americaines conservent leur territoire, leurs part de marchés dans ces regions. Peut etre, si la decision est donnée par l’OPEP de lacher le dollar, verrons nous certains evenements qui declencheront un conflit dans certains pays producteur, un peu comme une autre guerre du Golf, dans ce cas, seul les E-U pourront intervenir et les valeurs libellées en dollar reprendront de plus belle, telle une fuite en avant avec leur monnaie de singe. Il reste à suivre l’evolution géopolitique du moyen orient et du monde dans son ensemble pour les cambiste avertis, soucieux de benefices. Seule des operations bien menées remonteront les E-U. D’une part des negociations de paix (conference Annapolis)et d’autre part, un pays traitre plantant un couteau dans le dos des E-U. Enfin, on se doute.. A suivre.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 14:15

              Siouox,

              Votre commentaire est un peu difficile à suivre car il aborde des questions différentes et pas toujours forcément liées.

              Mon objectif n’est pas de faire des hypothèses sur le futur, mais de tracer les processus en cours.

              Pour le reste, je ne suis pas un partisan de l’établissement de thèses fondées sur des appréciations diverses et contradictoires par essence.

              Une seule remarque sur un fait où vous faites erreur pour le présent : les compagnies pétrolières américaines perdent du terrain dans le monde entier, comme dans le secteur gazier, en termes de production et de capitaux.

              Pour le reste, c’est un vaste débat d’opininons.

              Bien cordialement,


            • Internaute Internaute 28 novembre 2007 14:23

              Lors de la dernière réunion de l’Opep, alors que le Vénézuéla et l’Iran demandaient à ce que soit inscrite la faiblesse du dollar comme question à traiter, l’Arabie-Saoudite s’y est totalement opposée.

              Les USA « apportent la démocratie » en Irak mais savent trés bien soutenir les monarchies féodales quand c’est leur intérêt.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 14:30

              Internaute,

              Remarque excellente et rappel d’une situation ironique qui fait que l’OPEP se scinde de fait en deux factions rivales.

              Par ailleurs, la baisse du dollar continue, avec ou sans le veto séaoudien. Par contre, les pays arabes de la région jouent sur les deux tableaux du dollar et de l’euro : ils transforment leurs réserves en euros tout en soutenant certaines banques américaines en difficulté.

              Ce qui n’endigue pas la crise financière de se développer...

              Bien cordialement,


            • jean-christophe 28 novembre 2007 13:40

              De toutes façons, qu’est qu’il va se passer ?

              Les occidentaux sont propriétaires de dettes bancaires vis-à-vis des quelques pays asiatiques et de producteurs de pétrole.

              Un jour, on dira, « et bien mes amis, vous les asiatiques vous me vendez des produits à un prix tellement bas que nous ne pouvons pas refuser. Evidemment, nous savons que vous truquez les taux de change pour qu’on ne voit pas de l’extérieur que la croissance de votre économie est à deux chiffres. Vous les habitants du moyen orient (pour rester courtois), vous me vendez un pétrole à un prix élevé, et ce depuis longtemps. L’argent que je vous ai donné vous a servi à racheter mes propres entreprises, mais bon, c’est la mondialisation. Aujourd’hui, je crois que je ne vais pas être capable de rembourser. Alors et bien puisque vous êtes en partie responsable de cette situation, on n’a qu’à faire comme les russes, annuler la dette... tellement désolé smiley »


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 novembre 2007 14:34

                Jean-Christophe,

                Je pense que ce dernier commentaire marque des erreurs factuelles énormes.

                La Chine et le Japon sont, avec Taiwan et quelques autres pays, les créanciers des Etats-Unis, pas leurs débiteurs.

                Ce qui invalide totalement votre hypothèse, elle-même basée sur rien en dehors de ces erreurs stupéfiantes.

                Bien cordialement,


              • jean-christophe 28 novembre 2007 15:41

                « propriétaires de dettes bancaires » ce sont eux qui ont des dettes : les pays en question leur ont prété de l’argent, c’est d’une évidence...


              • Internaute Internaute 28 novembre 2007 14:00

                Voilà un trés bon article qu’on lit avec intérêt bien que je mettrais un bémol sur quelques points.

                Les USA ne sont pas un empire. Le propre d’un empire est de diriger des territoires conquis. Il peut y avoir un empereur ou l’empire peut être dirigé par des gouvernements démocratiques. Dans les deux cas de figure, les exemples historiques ne manquent pas - Empire romain, de Charlemagne, de Napoléon, d’Hitler et de l’URSS, empire français avec ses colonies et empire britannique. En dehors des îles du pacifique, les USA n’ont jamais exercé aucun pouvoir direct nulle part.

                Les empires ont tous apporté une valeur ajoutée qui a perduré bien au-delà de leur fin. (oui, oui, je sais, on peut se poser la question de la valeur ajoutée par Hitler ou Lénine smiley ) Rome nous laisse les bases du droit, Napoléon apporte la démocratie et le code civil en Europe, l’empire français crée de toutes pièces les nations du Magrebh et leur apporte la civilisation.

                Que laisseront les USA ? Je ne vois pas trés bien à part le souvenir de massacres de masses dans le monde entier. De l’Allemagne au Japon en passant par Belgrade, le Vietnam, l’Irak, l’Afghanistan et peut-être l’Iran, les USA n’auront laissé qu’une traînée de destructions sans lendemains.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires