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Accueil du site > Tribune Libre > Le démantèlement de la société française à coups de sondages

Le démantèlement de la société française à coups de sondages

Depuis que le gouvernement s’est lancé dans le vaste programme de réformes promis par Sarkozy pendant la campagne présidentielle, la France est bombardée de sondages - enfin, encore un peu plus que d’habitude.

Si 82% des Français sont favorables à la réforme (sondage Ifop pour Métro, paru le 16 octobre juste avant la journée de grève nationale du 18) et 55% trouvent la grève « non justifiée » (sondage BVA pour Le Figaro)... il faut vraiment être obtus, corporatiste, rétrograde, dépassé... pour être du côté des grévistes ! N’est-ce pas ?

Sarkozy ne s’y trompe pas : « il compte sur le soutien de l’opinion publique pour remporter l’épreuve de force avec les syndicats ». (cf. nouvelobs)

Le sondage, par lequel on peut prouver tout et son contraire, en fonction des questions et de l’interprétation des résultats, est devenu l’outil privilégié des gouvernants pour forcer les réformes : dans un monde de plus en plus individualiste, tant qu’une catégorie d’individus n’est pas touchée directement, elle ne « bouge » pas, ou pire, elle supporte activement « le changement ». Et quand elle est finalement concernée, elle se retrouve à son tour seule, et donc affaiblie pour défendre ses intérêts.

Concernant la réforme des retraites, si, sur le fond, l’idée d’aligner l’ensemble des régimes paraît raisonnable, il y a au moins cinq bonnes raisons d’accorder son soutien aux grévistes :

Premièrement : parce que le déficit des régimes de retraites est en bonne partie généré artificiellement par des baisses de charges non compensées.

D’ailleurs, certains régimes spéciaux, tel celui des électriciens et des gaziers, sont bénéficiaires, et financent le régime général.

Deuxièmement : parce que si réforme il doit y avoir, elle doit être juste : or si aujourd’hui sont stigmatisés les « nantis » des régimes spéciaux tels que les cheminots, nos députés parlent un peu moins du régime « très spécial » qui les concerne : http://www.dailymotion.com/video/x396sg_la-retraite-de-nos-elus.

Pourtant, côté déficit, on peut difficilement faire pire : http://www.bakchich.info/article1734.html

Mais quand l’on regarde la réforme que les députés « sont disposés à s’appliquer »... il y a de quoi rire... amer !

Troisièmement : parce que sur un sujet aussi sensible, qui a un impact significatif sur la vie de millions de personnes, le minimum que l’on doit exiger du gouvernement c’est un réel dialogue, ouvert et constructif. Dans ce domaine, le gouvernement a été exemplaire (presque du niveau Juppé 95) : il est arrivé à se mettre à dos la quasi-totalité des syndicats, y compris les plus modérés.

Quatrièmement : parce que s’il y a un problème de déficit (chose en soi déjà contestable - voir point 1), quand il y a la volonté politique, il est toujours possible de trouver des solutions non pénalisantes.

Ainsi, à l’arrivée sur le marché des graveurs de CD, l’impact du piratage musical a été compensé par un impôt spécifique sur les CD vierges. Quand le piratage est devenu immatériel (Internet, iPod, etc.), le politique a envisagé la licence globale (impôt sur l’accès Internet).

Quand la source de financement traditionnelle d’un secteur d’activité est touchée, les politiques font preuve de grande créativité. Quand cela concerne le maintien du système social, beaucoup moins. Un peu plus de pression sociale pourrait peut-être permettre aux citoyens d’égaler, en termes de lobbying, l’industrie du disque !

Enfin, cinquièmement : parce qu’une fois ré-alignés les régimes spéciaux sur le régime général, la casse recommencera du côté du régime général, à chacun son tour ! D’autant plus que de ce côté-là, les résistances sont minimes.

A dire vrai, il y a une sixième bonne raison de sympathiser et de se mobiliser avec les hommes et les femmes qui seront dans les rues ces prochains jours. Et c’est peut-être la meilleure des raisons.

Comme le résume très bien, et avec beaucoup de cynisme, Denis Kessler (ancien numéro deux du Medef) dans un article de Challenges, au-delà de la réforme des régimes spéciaux, le projet de ce gouvernement n’est ni plus ni moins que de défaire méthodiquement le modèle social mis en place au sortir de la Seconde Guerre mondiale par le Conseil national de la Résistance !

Voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1316

Ce danger a été dénoncé le 8 mars 2004 par un groupe d’anciens résistants lors d’une conférence de presse, appel touchant et percutant à la fois, qui situe très bien les enjeux actuels : http://www.re-so.net/spip.php?article3465

Nous avons tous profité et nous profitons toujours des acquis pour lesquels les générations qui nous ont précédés se sont battues : une école de qualité accessible à tous, un système de santé qui est un modèle dans le monde, les congés payés, l’allocation chômage, le CDI, la retraite, la liberté de la presse, etc.

Pourtant, par un mélange de crédulité, d’apathie et d’égoïsme, nous laissons détruire cet héritage sans lever le petit doigt, sans grand souci pour les générations qui suivront.

Il est peut-être temps de changer, d’assumer nos responsabilités et d’agir ! Pensez-y dans les prochains jours : la société que nous laisserons à nos enfants dépendra de notre action ou de notre inaction aujourd’hui.


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74 réactions à cet article    


  • 5A3N5D 14 novembre 2007 10:07

    Souhaitons qu’à l’avenir, les usagers des transports en commun puissent voir des conducteurs de trains âgés de 60 ans. Un train « fou » pourrait rendre la raison à tous les démolisseurs d’un système de retraite qui ne pénalise personne et qui ne constitue en aucune façon un « privilège ».


    • Rage Rage 14 novembre 2007 12:45

      Bonjour,

      Enfin ! Un article qui expose des arguments.

      Oui, je partage votre position.

      Non pas que je sois favorable au maintien des régimes spéciaux mais plus parce qu’il ne peut y avoir d’alignement sans discussions sur le fond (pénibilité, décotes etc...)

      Le vrai problème par ailleurs, n’est pas tant le focal qu’on nous vend sur ces « usagers pris en otage » et cet « alignement équitable » que sur le VOLUME de cette disposition : Est-ce que cela va fondamentalement changer la donne ?

      Est-ce que cette attaque frontale des bastions syndiqués ne cache pas une volonté de se « payer » le noyau dur pour ensuite faire avancer le troupeau de crédule vers plus d’annuité sans pour autant voir la retraite grossir d’un seul euro ?

      La machine à « penser pareil » est bien rodée : on préfère focaliser sur le nombre de trains que sur les contenus du problème. D’ailleurs, on ne sait toujours pas quels sont les « 14 propositions SNCF » et autres noeuds à dénouer.

      Pire, on ne sait toujours pas si, finallement, travailler plus longtemps sera « meilleur » pour la qualité de vie et pour l’économie. On peut le penser à priori, mais rien ne dit que cela ne freine pas l’accès à l’emploi, gèle les salaires ou rétablisse un tant soit peu les finances publiques...

      Regardons aussi du côté des « aides » aux entreprises, des exonérations pour les pêcheurs, de la non taxation TIPP sur les agriculteurs etc...

      Ca + ça + ça , ça finit aussi par peser lourd.

      Certains financent alors avec des CSG/CRDS sur les « salaires » le poids des erreurs du passé ainsi que les charges de certaines filières mieux organisées que d’autres.

      La feuille de paie est un labyrinthe de ponctionnements que personne ne comprend.

      Quand on comprendra que sur cette fiche, on sert un peu tout le monde (valises UIMM, exo patronales etc...) on pourra peut-être se dire : et si on s’occupait un peu de rééquilibrer tout ça dans le sens du pouvoir d’achat ?

      Et puis, il y a aussi l’aspect humain.

      Aujourd’hui « 40 annuités », soit pour un diplômé la retraite à 65 ans, demain plus encore ? Pour quelle vie, quelle qualité, quel progrès ?

      Me casser les roubignolles pour ramer 40 ans et misérer avec une petite retraite : est-ce cela le progrès de société ?

      On ne met pas aux yeux des citoyens les bonnes questions : si on leur disait ce qui est balancé par les fenêtres dans les poches de certains, on aurait vite fait de comprendre qu’en France, une partie de la société vit au dépend de l’autre.

      Mais c’est bien plus marrant de donner les coups de bâtons aux uns puis aux autres tout en les montant tous contre tous : ça permet à ceux qui savent de vivre sur la naïveté des autres.


    • Alpo47 Alpo47 14 novembre 2007 14:45

      Dire, comme les médias et le GVT le font, que 82% des Français sont « favorables aux réformes » ne signifie rien, tant qu’on ne précise pas : A quelles réformes, précisément ?

      Si on détaille réforme par réforme, les nouveaux chiffres devraient être bien différents. Simplement car ce chiffre additionne tous les mécontents du système actuel, et tous parfaitement différents, lorsqu’ils ne sont pas opposés.

      Comme d’habitude, la réponse dépend de la question posée.

      Etes vous favorable à « des réformes » pour préparer l’avenir ? 90% de OUI. Qui doutait du résultat ?

      Les médias poursuivent actuellement une campagne de désinformation, en ne présentant qu’un point de vue. A titre d’exemple, sur Europe1, ce matin. Suite aux grèves des transports, les auditeurs appelés à commenter à l’antenne étaient très majoritairement, sinon totalement, des usagers gênés par le mouvement.

      Diviser pour régner. Vieille tactique, hélas, très bien utilisée par Sarkozy.

      Cela rappelle le langage des politiques en campagne. Tous parlent de « changement », un mot auquel chacun va accoler ce qu’il veut, lui donner le sens qui lui convient. Et le tour est joué.

      Encore de la communication.


    • Fred 14 novembre 2007 16:09

      Vous pouvez partir avant 65 ans sauf que vous n’aurez pas toute votre retraite (moi je dois partir à 69 si rien ne change, cad 42 ans).

      Quand le système des retraites a été créé, nous cotisions 37.5 ans pour vivre 12 ans à la retraite soit en gros 3 ans de cotisation par année de retraite. Aujourd’hui, nous vivons 20 ans en retraite. Si on conserve ce ratio de 1 pour 3, on obtient 60 ans de cotisation, hors nous en sommes loin heureusement d’ailleurs car je me vois mal travailler jusqu’à 90 ans. Cela dit ça permet quand même de voir le rapport années travaillée/années à la retraite.

      Aussi quand le système a été créé, il y avait 5 cotisants pour un retraité dans une époque de 1% de chômage et 5% de croissance, nous en sommes maintenant à 1.7 dans une époque à 8% de chômage et 2% de croissance. On voit donc bien un problème mathématique pour payer ces retraites. Certains parlent d’un démantèlement du système des retraites, ceci serait vrai si le système était viable hors en première approximation ce n’est pas le cas sans réforme. La France comme beaucoup de pays dans le monde a profité des 30 glorieuses ; le problème a été de croire que cette époque était normal au niveau économique. Les générations des 30 glorieuses ont joué à la cigale alors qu’il aurait fallu faire la fourmi. Bilan, ces générations ont profité d’une période économique faste et partent à la retraite tôt, ceux qui doivent payer sont eux derrière.

      Un système par capitalisation n’est pas forcement une bonne chose mais un système par répartition doit savoir accepter les réalités démographiques et économiques : cotiser 25% de son salaire pendant 40 ans va difficilement financer 20 ans à 75% du salaire surtout si on oublie les 17 années les plus mauvaises ou que l’on ne prenne que les 25 meilleurs au choix.


    • La mouche du coche La mouche du coche 14 novembre 2007 18:29

      Cette semaine est la grande semaine du Président.

      S’il arrive à casser ces syndicats qui sont parmis les plus durs, les autres suivront et il arrivera à réformer le pays comme l’a fait Mme Tatcher dont le pays nous dépasse aujourd’hui après avoir stagner pendant des années. S’il n’y arrive pas, nous continuerons de descendre vers l’Espagne. smiley


    • dapoya 14 novembre 2007 19:50

      ah tati tatcher, je l’aime ! elle a donné en son temps d’excellents groupes punks ! dieu sait ce qu’une telle rage festivo-culturelle pourra donner en france, pays où un beau jour initiatique on a coupé les têtes des nobles et des curetons ! plus vite onc’ sarko !live fast, die young telle est la moderne devise.


    • Martin Kellenborn 14 novembre 2007 22:46

      AGORAVOX CENSURE

      On n’a pas le droit de censurer mais un journal peut toujours refuser une contribution de ceux qui contribuent à sa construction pour des motifs divers et variés. Tel est le cas por agoravox à condition toutefois de préciser que la motivation doit être sérieuse.Dans ce cas précis, l’article ci dessous a été refusé parcequ’il n’apportait rien de neuf à ce qui a été déjà écrit : à ma connaissance il n’a jamais rien été dit comme critique du concept de développement durable ou comme critique du totalitarisme vert !!! MR REVELLI ? 1 Agoravox est il sous influence et cet articlE valait il le traitement qui lui a été réservé ? 2 Pourriez vs rendre transparentes les règles de choix d’édition sur AGORA

      MERCI A TOUS DE VOS REACTIONS

      DE L’ESCROQUERIE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

      Dans les années 70 , lors d’un congrès de la CFDT, les délégués, portés par on ne sait quelle brise ou bercés par on ne sait quelle mélopée décidèrent, en cours de nuit de mettre l’autogestion au cœur du projet syndical. Pendant quelques décennies, on parla donc d’autogestion sans jamais vraiment savoir ce dont il s’agissait et sans , bien sûr, la mettre un tant soit peu en pratique.

      Le développement durable , entonné sur un mode incantatoire a pris aujourd’hui le relais comme une sorte de prolongement de ces vapeurs étranges qui , dans la Grece antique faisaient délirer la Pythie.

      Première remarque : comme le note fort justement Wikipedia, le développement durable fait figure d’axymore . D’aucun lui préfèrent une traduction beaucoup plus fidèle à son origine anglo-saxonne qui est celle de développement soutenable ( sustainable developpment ». Mais cette version met à nu l’ADN du concept en faisant apparaître son origine clairement malthusienne. Le développement soutenable, théorie élaborée par une certaine Bo Gruntland, premier ministre norvégien à la retraite, n’est jamais qu’une copie des thèses du club de Rome, lesquelles reprennent avec d’autres paroles la musique composée par Malthus et dont on connaît la pertinence à l’échelle de la vérification par les faits. Pour le club de Rome, en 1970, nous n’avons plus que pour 28 ans de réserves de pétrole et cette prévision , pour ne pas dire cette prophétie n’est qu’un des éléments d’un délire plus général sur les catastrophes qui nous attendent à compter de 2010 2050 ! Le problème est que ces théories malthusiennes sont fondamentalement viciées par une erreur fondamentale dans le diagnostic : la négation du progrès technologique qui fait que toutes les exponentielles chères aux Diafoirus de tous poils (Albert Jacquard en tête) finissent non pas en apocalypse mais dans le marais d’une pensée qui n’en a que le nom tant on l’imagine issue de la sauce blanche que décrit Boris Vian dans la Java des bombes atomiques !

      Deuxième problème : les tentatives de faire accoucher la notion d’autre chose que de l’incantatoire ont débouché sur les fameux trois cercles ou trois ovales en partie superposés et qui sont censés constituer l’essence même du concept. Le schéma ci dessous est celui qui figure dans Wikipedia

      Economique

      Selon se schéma , seule le champ qui résulte de l’imbrication des trois éléments relève du développement durable. C’est ici que le bât blesse.

      La quasi totalité de la planète fonctionne en économie de marché . Depuis la mondialisation la régulation économique et sociale par les Etats est d’ailleurs à l’agonie.

      Dans ce schéma, on voit vient que l’environnemental, l’économique et le social ne relèvent pas du même statut de gouvernance . L’environnemental est le seul qui fasse l’objet de régulations par les Etats ou les organisations internationales. Celles ci s’imposent au champ économique dont elles compliquent la tâche. D’ailleurs, leur mise en oeuvre dans certaines régions de l’espace économique plutôt que dans d’autres produit des distorsions de concurrence et pénalise les pays qui les mettent en oeuvre,

      Il n’en va pas du tout de même de l’économique ou du social lesquels ne sont plus régulées par les Etats mais par les grandes entreprises et les organisations financières internationales. Sauf dans le monde d’Arlette Laguiller et peut être d’Olivier Besancenot, on n’imagine pas que l’on puisse interdire les licenciements ou imposer des conditions de travail à la hauteur des enjeux de bien êtreet de santé qui sont ceux des travailleurs.

      Il en résulte cette impression que le champ de l’économique et du social relèvent d’une sorte de point aveugle , d’un espace totalement irréel. D’ailleurs, assez curieusement, les objectifs cités tiennent de l’exotique ( un commerce équitable moins juteux pour les consommateurs et les producteurs que pour ceux qui en maîtrisent les rouages opaques) ou de l’affirmation totalement virtuelle de droits « ovnusiens « ( droit à l’éducation ou à la culture) ou encore de l’économie verte:droit à l’eau potable. L’économique et le social dans le champ du développement durable , c’est d’abord un ensemble vide, un espace de logorrhée et ce pour deux raisons fondamentales:d’une part, l’écologie est avant tout antinomique du développement économique et social, en tout cas dans une perspective de court et moyen terme, d’autre part, comme on l’a vu, leur mode de régulation n’est pas le même .

      A ce stade, une question s’impose : La notion de développement durable est sans doute une escroquerie intellectuelle et conceptuelle ; il n’en reste pas moins qu’elle constitue aujourd’hui l’alpha et omega d’une classe politico-administrativo-médiatique en mal d’imagination . Elle est même devenue l’équivalent de ce que pouvait être le discours liturgique au moyen âge en tant que Sésame du salut de tous. J’y vois trois raisons fondamentales.

      - Le développement durable trouve un maximum de soutiens chez un certain nombre d’anciens chantres de la planification et des charmes de l’économie stalinienne. Alors que la débâcle des systèmes communistes a fait place à une idéologie du marché omni-présente dans laquelle on affirme que l’intelligence humaine est aveugle au dela du court terme.,le développement durable, c’est la promesse ressuscitée que l’on puisse projeter la prévision et l’action à 250 années. On imagine volontiers que cela flatte beaucoup le désir de puissance de ceux qui demeurent convaincus qu’une avant garde éclairée est à même de satisfaire le bonheur du peuple.

      - Corrélativement, le développement durable trouve un large soutien chez tous ceux qui , fonctionnaires ou non , sont en charge d’une parcelle d’autorité publique,L’environnement est source d’un nombre incroyable de réglementations et d’interdits qui sont autant de moyens de conforter leur pouvoir vacillant, Les seuls domaines de l’Etat où le pouvoir est aujourd’hui fier et arrogant sont le maintien de l’ordre et les activités environnementales..

      Enfin dans un monde où le pouvoir des gouvernants est en haillons, où l’on s’esclaffe quand ils nous promettent d’augmenter le pouvoir d’achat ou les salaires, l’environnement et l’écologie sont avec les politiques sanitaires et sécuritaires, les seuls domaines où nos élus peuvent laisser une trace dans l’Histoire fût ce en pourrissant la vie de leurs concitoyens !

      On pourrait rire de tout cela en se disant que l’humanité a quand même suffisamment de clairvoyance pour qu’un jour soit sifflée la fin de ce concours de bugs intellectuels et qu’Hulot soit jeté aux orties avec sa soutane. Mais le mal est peut être plus grand qu’il n’y parait.Le développement durable fait un peu penser à Alfred Jarry : l’auteur est sympathique ! Mais derrière , il y a Ubu !

      Le rêve sarkozien , voire ségolénien de voir l’écologie nourrir le développement économique et social est une illusion presque totale ( ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des effets de levier dans certains secteurs comme l’énergie( HQE par exemple) et il faut évidemment anticiper l’après pétrole)mais l’essentiel n’est que délire et peurs régressifs

      Au lieu et place se profile un changement de paradigme et la mise en place d’un tout autre ordre, Il repose sur trois piliers :

      1.Affirmation du principe de précaution sur la base duquel, rappelons le le feu n’existerait pas aujourd’hui si nos ancêtres l’avaient appliqué : il est déjà dans la constitution

      2.remise en cause du caractère prométhéen du projet humain:la nature est intangible et on ne doit pas la transformer. Il est déjà dans les discours incantatoires du radicalisme vert 3.Remise en cause des fondements même de l’humanisme : l’Homme n’est qu’une créature parmi les autres et n’a pas plus de droits que les autres animaux. En se multipliant il est un facteur de nuisances. On a déjà commencer à tuer pour ce motif au Royaume uni !!!!!!!

      Au bout de la cuite du développement durable, on va trouver le sous -développement durable et c’est ce qui attend notre beau pays.

      Au bout du radicalisme vert qui n’est jamais que sa dérivée on trouve l’enfer totalitaire !


    • perlin 15 novembre 2007 06:47

      @ Fred qui dit :

      « moi je dois partir à 69 si rien ne change, cad 42 ans. »

      Doit-on comprendre qu’il a commencé à travailler à 27 ans ?

      Si oui, de deux choses l’une : ou bien il a profité longtemps du nid douillet de ses parents, ou bien il a fait de belles études supérieures. Non ?

      Dans le premier cas il n’a pas trop à vous plaindre et dans le deuxième, combien gagne-t-il aujourd’hui ?


    • Fred 15 novembre 2007 08:27

      "@ Fred qui dit :

      « moi je dois partir à 69 si rien ne change, cad 42 ans. »

      Doit-on comprendre qu’il a commencé à travailler à 27 ans ?

      Si oui, de deux choses l’une : ou bien il a profité longtemps du nid douillet de ses parents, ou bien il a fait de belles études supérieures. Non ?

      Dans le premier cas il n’a pas trop à vous plaindre et dans le deuxième, combien gagne-t-il aujourd’hui ?"

      Euh il y a d’autres explications monsieur logique. Quand Fred a fini ses études, il est parti acquérir de l’expérience à l’étranger (5 ans) parce qu’en France un doctorat n’était/est pas très bien reconnu donc il n’a pas cotisé dans le système pendant ces années. Je ne me plains pas trop car cette expérience a été excellente, j’ai rencontré ma femme et j’ai vu le système américain de l’intérieur. Ça permet d’avoir un oeil un peu différent sur ce système que vous défendez.


    • debonsens 15 novembre 2007 09:38

      @fred-donc si je comprends bien vous avez eu votre doctorat a 22ans(27moins 5)


    • Ronny Ronny 15 novembre 2007 10:05

      Sauf que les seules options que l’on nous proposent et qu’on présente comme unique, sont soit d’augmenter le montant ou la durée de cotisation soit de faire baisser le montant des retraites reversées.

      C’est oublier l’accroissement sans équivalent de l’inégalité entre revenus du travail / revenus financiers. C’est aussi oublier que les gains de productivité obtenus n’ont pas profité aux mondes du travail ou dans des proportions qui sont sans commune mesure avec ces gains. Ainsi le passage de 40 à 35 théoriques sans pertes de revenus peut représenter une augmentation de revenus à hauteur de 12% masi sur une seule année, à comparer à la progression de 7/8 à 20% des revenus financiers par an sur presque toutes les années écoulées.

      Je propose donc de mettre en oeuvre une taxe non négligeable sur les mouvements de capitaux et les revenus financiers, et de revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (qui représentent à eux seuls 5 à 7 fois ce que coutent les régimes spéciaux à l’état). L’ensemble devrrati servir à améliorer le « social », retraite et secu incluses.

      Pour cela, faudrait que nos conitoyens arrêtent de regarder TF1 !


    • Fred 15 novembre 2007 11:09

      « @fred-donc si je comprends bien vous avez eu votre doctorat a 22ans(27moins 5) »

      Euh non, on cotise lorsque l’on a une bourse de thèse.


    • Fred 15 novembre 2007 11:13

      "Sauf que les seules options que l’on nous proposent et qu’on présente comme unique, sont soit d’augmenter le montant ou la durée de cotisation soit de faire baisser le montant des retraites reversées.

      C’est oublier l’accroissement sans équivalent de l’inégalité entre revenus du travail / revenus financiers. C’est aussi oublier que les gains de productivité obtenus n’ont pas profité aux mondes du travail ou dans des proportions qui sont sans commune mesure avec ces gains. Ainsi le passage de 40 à 35 théoriques sans pertes de revenus peut représenter une augmentation de revenus à hauteur de 12% masi sur une seule année, à comparer à la progression de 7/8 à 20% des revenus financiers par an sur presque toutes les années écoulées.

      Je propose donc de mettre en oeuvre une taxe non négligeable sur les mouvements de capitaux et les revenus financiers, et de revenir sur les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (qui représentent à eux seuls 5 à 7 fois ce que coutent les régimes spéciaux à l’état). L’ensemble devrrati servir à améliorer le « social », retraite et secu incluses.

      Pour cela, faudrait que nos conitoyens arrêtent de regarder TF1 !"

      La part du capital dans la richesse est identique à celle qui existait en 1960 pourtant à cette époque là on ne parlait pas trop de ce problème. Cela je suis d’accord pour taxer un peu plus les profits boursiers mais si ça ne se fait pas au niveau mondial, le seul effet en France sera la fuite des capitaux à l’étranger.


    • jzk 14 novembre 2007 10:30

      Eh oui les sondages et les statistiques... On parle beaucoup des sondages sur les grêves, sur le service public et le mécontentement des français sur le service public qui est censé travailler pour le bien de tous... C’est bien de le savoir c’est clair, mais on parle beaucoup moins des sondages à grande échelle qui placent la france en retard dans tous les domaines, l’innovation, la recherche, la politique économique, le redressement du pays...

      Ca on s’en fiche, c’est moins racôleur. En attendant on n’avance pas, on régresse, et nous sommes la risée de tous ces pays à qui on a donné pas mal de leçons (Espagne, Irlande...) et qui aujourd’hui se rénovent à vitesse grand V pendant que nous on est en train de se battre avec des cheminots qui veulent à tout prix garder un système moyen âgeux...

      Ceci dit, j’espère qu’un jour on aura une politique moderne avec une réelle volonté d’avancer, ce n’est pas dans le PAF de la politique actuel que l’on trouve ce genre de personnages, un jour peut être... on se sera bougé avant de rattraper l’afrique.

      J’exagère ? A peine... Ce matin j’écoutais fun radio et Cauet a peut être dit la seule chose intelligente de toute sa vie : « il n’y a vraiment qu’en france où on est encore persuadé d’être une grande puissance mondiale, nous sommes la risée de tous les pays du globe ».

      J’étais scotché qu’il soit capable de telle réflection, c’est tellement vrai...


      • 5A3N5D 14 novembre 2007 11:09

        «  »« En attendant on n’avance pas, on régresse, et nous sommes la risée de tous ces pays à qui on a donné pas mal de leçons (Espagne, Irlande...) »«  »

        A qui ont a surtout beaucoup accordé de subventions et dérogations (relire le Traité de Maastricht.) Si vous étiez un européen convaincu, que vous importerait de savoir que la France « décline » (selon vous) puisqu’elle est destinée à entrer dans un ensemble qui s’appelle Europe et qui englobera notre pays, avec ses qualités et ses défauts, ses anvancées et ses retards ?


      • slide 14 novembre 2007 10:33

        Fondamentalement, je ne m’oppose pas à la mise à plat, au nom de l’équité, des régimes spéciaux de retraites, afin de dire exactement ce qui est et ce que l’on vise. Parmi les éléments qui me semblent nécessaires, que l’équité revendiquée se retrouve réellement, que la pénibilité soit définie enfin proprement, et qu’à l’issue d’une seule loi, tous les régimes se trouvent clarifiés, sans contournement par caste ou lobby.

        On jette aujourd’hui l’opprobre sur les cheminots, qui pourtant cotisent plus que les autres régimes, et on oublie que certaines catégories de personnes peuvent toucher une retraite après 15 ans (militaires), 10 ans (députés, et ils peuvent cotiser double au besoin), voire... 6 mois (ministres d’état, président directeur général de la République).

        Pour moi, sur le respect de tous ces principes, la proposition en cours est plus que déficiente. S’agissant de toute proposition de loi qui ne respectera pas ces principes, je préfère le status-quo. Donc acte.

        Que les discussions puissent s’ouvrir avec du concret, de l’équitable, et que l’on annonce que tout se fera en un vote unique pour ne pas laisser les députés se défiler. C’est pour moi le minimum « syndical » de cette réforme.

        Nota : je ne suis pas (encore ?) concerné, mais j’ai autant mal à mes impôts quand ils financent un militaire, un cheminot, un ministre ou un président. Sauf peut-être que le cheminot me rend aujourd’hui encore un meilleur service que les autres.


        • non666 non666 14 novembre 2007 12:29

          « Nota : je ne suis pas (encore ?) concerné, mais j’ai autant mal à mes impôts quand ils financent un militaire, un cheminot, un ministre ou un président. Sauf peut-être que le cheminot me rend aujourd’hui encore un meilleur service que les autres. »

          Par definition, un militaire ne rend pas de srvice à la population.

          On peut meme dire que dans la logique de defense d’un pays qui souhaite vraiment la paix, cet « investissement » ne doit jamais se « rentabiliser »

          Bien entendu, cela n’est pas le cas des etats unis qui , ayant reussit a se faire refinancer leur armée après la première guerre du golfe, ont souhaité re-editer leur exploit avec des benefices petroliers à la clef dans leur deuxieme invasion.


        • 5A3N5D 14 novembre 2007 13:09

          «  »« Par definition, un militaire ne rend pas de srvice à la population. »«  »

          Sauf ceux de la gendarmerie, qui, eux, commencent aussi à s’inquiéter de leur situation. Il est vrai que, de par leurs attributions, ils sont peut-être plus proches des fonctionnaires que des militaires. Ceci pouvant expliquer cela.


        • El Nasl El Nasl 14 novembre 2007 18:00

          @NON666 « Par definition, un militaire ne rend pas de srvice à la population. »

          parmis les missions des Militaires il y a « participer à la sécurité publique » , « aider les populations en difficultés » ... En France un Préfet peut réquisitionner des Militaires pour aider la population après une catastrophe quelconque ... dire que les Militaires ne rendent pas de services à la population c’est un peu gros smiley


        • socal 14 novembre 2007 11:00

          @L’auteur

          << dans un monde de plus en plus individualiste, tant qu’une catégorie d’individus n’est pas touchée directement, elle ne « bouge » pas, ou pire, elle supporte activement « le changement ». Et quand elle est finalement concernée, elle se retrouve à son tour seule, et donc affaiblie pour défendre ses intérêts. >>

          En effet les intérêts de chacun, ne correspondent pas toujours aux intérêts de tous....Cet extrait de votre texte résume l’éssentiel.Une telle manière de gouverner est en fait un des principaux dangers qui guette ces gouvernements populistes.Ils ont pour objectif éssentiel de plaire ponctuellement au plus grand nombre(sondages obligent...),tout en se disant préoccupés des intérêts de chacun.

          Par ailleurs le jeu est quelque peu faussé en ce qui concerne le monde opaque de la finance et du grand capital et la fameuse « opinion des Français ». Dans ce domaine particulier les sondages ne sont pas fournis « brut de décoffrage »... smiley C’est sans doute là qu’interviennent alors la « mise en forme » et « l’nterprétation » des résultats des sondages par les fameux Instituts relayés par les des médias réputés indépendants et objectif comme l’ont sait... smiley


          • ZEN ZEN 14 novembre 2007 11:19

            Nous en avons souvent parlé ici pendant la campagne électorale : le sondage est une arme..

            Sans être défavorable à un certain alignement des régimes de retraite, il faut arréter de fantasmer..Voici un bulletin de paie d’un cheminot arrivé presque en fin de carrière (cliquez pour lire le bulletin) :

            http://www.rue89.com/2007/11/13/pour-en-finir-avec-les-privileges-ma-feuille-de-paie


            • 5A3N5D 14 novembre 2007 11:41

              Le débat a déjà eu lieu hier à propos d’un autre article : c’est un débat stérile. Même une preuve matérielle ne sera d’aucune utilité : les pouvoirs publics ont, une fois de plus, rendu tout dialogue impossible. Diviser pour régner...


            • Carlito 15 novembre 2007 11:45

              >> http://www.rue89.com/2007/11/13/pour-en-finir-avec-les-privileges-ma-feuille-de-paie

              Ce n’est PAS la fiche de paie d’un cheminot, il faut arreter de dire n’importe quoi. C’est la fiche de paie d’une personne travaillant a la SNCF. Il y a tout de même une différence. Il faut savoir qu’un cheminot qui sort de l’école interne de la SNCF après 1 an et demi de formation, gagne un peu plus de 2000 € net par mois.


            • manusan 14 novembre 2007 12:26

              d’aprés un sondage, l’article est à 19% défavorable, 81% favorable à l’heure de ce commentaire. Sondage réalisé sur un échantillon de 19 intervenants volontaires.

              ...

              avouez que vous avez regardé vous aussi.


              • manusan 14 novembre 2007 12:26

                d’aprés un sondage, l’article est à 19% défavorable, 81% favorable à l’heure de ce commentaire. Sondage réalisé sur un échantillon de 19 intervenants volontaires.

                ...

                avouez le, vous avez regardé vous aussi.


                • Patrick Ferrante Patrick Ferrante 14 novembre 2007 13:07

                  Vous avez raison, je suis intéressé aux statistiques concernant mon article. Cela dit, une chose c’est de vouloir connaitre combien de personnes partagent votre point de vue (une fois celui ci exprimé) ... une autre est d’utiliser les sondages (que je soupçonne pilotés) pour mettre les citoyens les uns contre les autres dans une stratégie de « diviser pour régner ». C’est à mon avis une dangereuse dérive de la démocratie.


                • Rodbertus 14 novembre 2007 14:10

                  Il est facile de manipuler un sondage, il suffit notamment de poser les bonnes questions au moment opportun car l’opinion publique est très variable. Il est également possible de manipuler l’opinion publique. Il suffit pour cela que les principaux journaux soient alignés sur la même pensée dominante, la presse alternative ne pèse pas bien lourd en terme d’influence !


                • JL JL 14 novembre 2007 13:23

                  Ca part un peu dans tous les sens. Beaucoup de choses sont dites, qui effacent les précédentes. Un coup de gueule chasse l’autre. Mais bon, continuons.

                  Vous écrivez : «  »Sarkozy ne s’y trompe pas : « il compte sur le soutien de l’opinion publique pour remporter l’épreuve de force avec les syndicats ».

                  Je dirais plus, il organise la division, par tous les moyens.

                  Il distribue des avantages catégoriels pour faire taire les marins pêcheurs, mais n’a à la bouche que ce mot d’équité.

                  équité ? avec le triplement des son salaireil montre que l’équité pour les riches c’est vers le haut, cf. le bouclier fiscal.

                  l’équité pour les travailleurs : c’est tous dans la même galère.

                  L’organisation de la division ? il n’y a qu’à écouter France Inter (les autres radios je ne sais pas), c’est micro trottoirs à longueur de journeaux d’info : que des raleurs contre la grève.

                  Les sondages ? Ce matin à peine JF Kahn venait-il de dire sur la station voisine que le sondage de cet obscur institut britannique avait été entièrement fabriqué par l’Elysée, qu’au journal on y faisait référence pour dire que les usagers n’en peuvent plus.

                  Ce n’est pas seulement Sarkozy qui nous ment, c’est tout l’appareil médiatique. Pour qui ? L’AGCS : lire l’article paru ce jour, c’est ce que vais faire.


                  • Gilles Gilles 15 novembre 2007 06:56

                    JL

                    « il n’y a qu’à écouter France Inter (les autres radios je ne sais pas), c’est micro trottoirs à longueur de journeaux d’info : que des raleurs contre la grève. »

                    Ecoutes France Culture. Les émissions sont bien meilleures, plus argumentées et objectives.


                  • tvargentine.com lerma 14 novembre 2007 14:28

                    Le modéle n’existe plus déja depuis 1983 ,tournant de la rigueur économique mis en application par des « visionnaires » de la « nouvelle gauche » (rocard,delors et compagnie..)

                    Ce virage a consisté à faire disparaitre des industries comme l’acier ou le charbon en fermant des usines et des mines pour aller vers une société de service.

                    Nous constatons au regard des cours de matières premières que cette stratégie a été une grave erreur,car non seulement elle a entrainé la France dans du chomage de masse ,acru la misère sociale et la grande pauvreté mais elle a généré des emplois de services de pauvres (qui ne peuvent pas s’exporter et donc,rapporter des devises)

                    Aujourd’hui,que reste t-il à la France ?????? RIEN

                    Merci encore aux amis socialistes ,car comme passif ,il est vraiment lourd.

                    Concernant les salariés du privé,il y a bien longtemps que leurs avantages n’existent plus.

                    Il n’y a donc pas de raison de leur faire payer encore des priviléges pour une minorité de personnes qui ne sont pas solidaires des problèmes du privé


                    • 5A3N5D 14 novembre 2007 15:36

                      «  »« Le modéle n’existe plus déja depuis 1983 ,tournant de la rigueur économique mis en application par des »visionnaires« de la »nouvelle gauche« (rocard,delors et compagnie..) »«  »

                      Eh oui ! Il a bien fallu redresser la situation que nous a léguée le tandem Giscard/Barre. Mais je suppose que vous n’êtes pas au courant.


                    • Fred 15 novembre 2007 08:29

                      « Eh oui ! Il a bien fallu redresser la situation que nous a léguée le tandem Giscard/Barre. Mais je suppose que vous n’êtes pas au courant. »

                      Il y aussi eu 2 chocs pétroliers, je suppose que vous n’êtes pas au courant.


                    • 5A3N5D 15 novembre 2007 09:31

                      Cela n’a jamais justifié une inflation à 13%. Mais je suppose que vous n’étiez pas né à l’époque.


                    • Fred 15 novembre 2007 11:23

                      « Cela n’a jamais justifié une inflation à 13%. Mais je suppose que vous n’étiez pas né à l’époque. »

                      Ben je vous conseille de regarder l’augmentation du cout des matières premières à l’époque. Le pétrole a commencé en passant de 3 à 12$ (intéressant de penser que le baril était à 3$) donc multiplication du prix du baril par 4 au premier choc pétrolier, le prix est monté à 40$ au deuxième choc pétrolier. Donc en 6 ans le prix du baril est passé de 3 à 40$ soit une augmentation de 1300% associé à un dollar fort puisqu’à l’époque nous avions le franc et donc nous avons subi de plein fouet ces chocs pétroliers.


                    • Nobody knows me Nobody knows me 14 novembre 2007 14:29

                      Sarkozy ne s’y trompe pas : « il compte sur le soutien de l’opinion publique pour remporter l’épreuve de force avec les syndicats ».

                      Comprendre : « Communication maximale », « Efficacité des sondages », « Modelage des esprits », « Unification de la pensée ». On appelle cela une démocratie, c’est toujours plus agréable que la torture mais bon, on aimerait bien penser un petit peu tout seul. merci.

                      Personnellement, je trouve le concept même de sondage d’un absurdité absolue. Déjà, j’en ai rien à branler de ce que pensent les autres, et en plus je vois pas pourquoi je penserais pareil que la « majorité » annoncée par ces sondages (bien que cela m’arrive certaines fois).

                      Ne nous trompons pas, la manipulation des cerveaux a commencé depuis belle lurette. Les outils ont simplement changé.


                      • Nobody knows me Nobody knows me 14 novembre 2007 14:43

                        Un doc sur la « fabrique du consentement » :
                        Le lavage de cerveaux en liberté

                        Comme disait Coluche, « A force de vous montrer que des conneries à la télé toute la journée, vous finissez par les acheter... Vous n’êtes pas raisonnables non plus. »


                      • El Nasl El Nasl 14 novembre 2007 18:11

                        à propos de Fabrique du consentement , un film en 9 partie sur Noam Chomsky et la fabrique du consentement sur dailymotion :

                        1er partie : http://www.dailymotion.com/video/x2fv3m_chomsky-manufacturing-consent

                        pour les autres parties suffit de suivre les liens donnés sur dailymotion .


                      • jon11 14 novembre 2007 14:45

                        et alors ???

                        allez demander à un « agent technique » dans une usine combien il gagne en fin de carrière, certainement pas 1600 euros

                        les « critiques » (que je ne partage pas) s’adressent plus aux avantages des conducteurs de train (notamment le montant du salaire en fonction du nombre d’heures travaillées)

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