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Le Hirak algérien entre Élan vital et Volonté de puissance. Émergence d’une nouvelle lecture de l’histoire de l’humanité

Dans son livre-essai, « Pour sortir du XXe siècle », publié par l’Édition française L’Herne, Edgar Morin, sur la quatrième couverture (dernière page extérieure), présente sa vision du monde d’aujourd’hui. Il écrit : « Nous approchons de l’an 2000. Nous ne savons jamais ce qui arrive, et c’est cela qui nous arrive. Comment voir, savoir, prévoir ? Que croire, qui croire, peut-on encore croire ?

 

Nous devons comprendre que nous sommes, non aux portes de l’âge d’or, mais au cœur de l’âge de fer planétaire, non dans l’ère des Lumières mais dans la préhistoire de l’esprit humain. Que dans l’agonie du siècle, crise, progression, régression, révolution se mêlent, muent et se transmettent les unes dans les autres. Que notre mode de penser nous aveugle plus qu’il nous éclaire, en mutilant, fragmentant, dissociant le réel. N’est-il pas vital, aujourd’hui, de réviser nos croyances, nos conceptions, nos méthodes ? »

 

Ce que dit l’auteur est plus que sensé, mais la réalité est là, il faut que la réalité du monde opère le processus qui régit et fait avancer le monde. Que les êtres humains ne peuvent faire autrement qu’exister comme ils ont été conçus sur cette Terre bénie. L’histoire de l’humanité ne peut être domestiquée, c’est elle qui domestique l’homme, c’est elle qui trace son itinéraire dans la marche du temps. C’est comme si l’histoire faisait et fait l’histoire dans le cours du temps. Par conséquent, ce que dit Edgar Morin sur ce que « Nous ne savons jamais ce qui arrive, et c’est cela qui nous arrive » et cette impuissance de la puissance humaine est simplement parce que c’est tracé, et cela fait partie de la destinée de l’homme.

 

Sur le plan heuristique, c’est-à-dire sur le « apprendre de l’homme », celui-ci, comme c’est tracé son itinéraire y compris son libre-arbitre dans le déroulement de l’histoire, doit penser, doit tenter de découvrir par lui-même ce qui lui réserve la destinée, et il ne peut le faire que très partiellement en faisant appel à sa raison et à son intuition. Il ne lui ait pas donné de connaître totalement sa destinée sinon le sens de l’existence serait faussé et lui-même n’aurait pas raison d’être puisqu’il sait ce qu’il est dans le continuum du temps. Donc c’est une situation existentielle tout à fait naturelle que l’homme a subi, subit et continuerait à subir, depuis qu’il fut « jeté » dans l’étant terrestre. 

 

Une autre question qui complète son étant terrestre. D’où lui viennent la raison et l’intuition ? Ne viennent-elles pas de la pensée ? Et c’est cette pensée qui appelle à sa raison, à son intelligence. L’homme n’est en fin de compte que l’interface entre la pensée qui pense en lui et qu’il pense dans un même acte, et cette pensée qui communique avec les deux instances intérieures, sa « raison » et son « intelligence » toutes deux pensées par sa pensée et l’ « éclairent » sur son existence. Deux instances qui ne lui sont révélées que par sa pensée. C’est sa pensée qui « raisonne » dans sa raison, et c’est aussi sa pensée qui « intellige » son intelligence, et dans ce processus, il est en fait « décidé » par sa pensée, « décidé » par la nature même de son essence qui est humaine.

 

Donc, que Edgar Morin cherche à aller au-delà du «  connaître », en posant ses questions dans le « Comment voir, savoir, prévoir ? Que croire, qui croire, peut-on encore croire ?  » ne pourrait avoir de réponses que ce que sa pensée aurait à élaborer et à lui communiquer ce qu’il en est et uniquement par la pensée qui trône en lui, qui « fait son esprit ». Autrement dit c’est l’esprit qui est en lui qui le fait exister par le biais de sa pensée. Et c’est pourquoi, dépendant de la constitution métaphysique de son être. Edgar Morin qui s’interroge sur l’existence humaine n’a de réponse que ce que son être peut lui insuffler.

 

Cependant, demeurant conscient de la complexité du monde, il l’exprime par le nous, englobant l’humanité, et l’affirme par sa pensée. « Que notre mode de penser nous aveugle plus qu’il nous éclaire, en mutilant, fragmentant, dissociant le réel. N’est-il pas vital, aujourd’hui, de réviser nos croyances, nos conceptions, nos méthodes ? » La réponse que l’on peut faire à sa pensée empreinte d’angoisse, faut-il le souligner, vu l’importance des enjeux auxquels sont confrontés les peuples, est « Oui, c’est juste mais comment ? »

 

Aussi, pour entrer vite dans le vif du sujet, en lien avec les questions angoissées d’Edgar Morin, il faut d’abord définir l’homme non pas l’homme lui-même, mais les hommes, les peuples dans le sens « qui ils sont dans l’histoire », et quelle portée doivent-ils entrevoir dans l’existence, quelles forces agissantes qui sont en eux, qui travaillent en eux et sont susceptibles de les transformer précisément dans cette existence qu’ils subissent, et qu’ils n’ont pas demandé. Elles entrent dans leurs destinées.

 

Précisément, penser seulement l’avenir de ce qui va arriver et qui peut transformer les peuples serait insuffisant et ne pourrait leur apporter des réponses fiables et dignes d’intérêt à leur devenir. Et ce qu’on doit comprendre, c’est que la complexité du sens de l’existence humaine est telle qu’elle montre que les hommes, les peuples avancent dans l’histoire, font l’histoire mais ne connaissent pas la finalité, les buts de l’histoire qu’ils font. Ils ne la connaissent qu’ensuite lorsque leur histoire leur apparaisse totalement changée, qu’ils la vivent comme ils l’ont fait cette histoire sans prendre conscience que ce n’est pas cette histoire qu’ils ont visée mais cependant devait s’opérer elle-même selon ce qui était en puissance en elle.

 

Doit-on s’étonner à ce que les hommes font l’histoire et que l’histoire leur rend bien, puisqu’ils la font avec ce qui leur est donné, et par conséquent, l’histoire se fait aussi avec elle-même et ce qui est décrété aux hommes et aux peuples. Il est évident que l’étonnement n’est que relatif, qu’il existe bien une Raison universelle dans l’histoire que l’on peut comprendre par la raison même de cette Raison dans l’histoire, que tout ce qui arrive doit arriver parce que cela relève de la Nécessité-monde, et cette exigence de l’histoire s’inscrit dans le Progrès du monde. L’évolution du monde est donc toujours ascendante, toujours en progrès, et « crise, progression, régression, révolution se mêlent, muent et se transmettent les unes dans les autres  » participent positivement dans la marche de l’histoire. Une régression, une ruine d’un système ne peut qu’être suivie d’une reconstruction d’un système plus performant eu égard aux enjeux du monde qui ne sont pas statiques mais changent au cours du temps.

 

Pour étayer cette approche métaphysico-historique sur le devenir des peuples, et montrer qu’il y a réellement un sens rationnel et positif dans la marche du monde, prenons un événement exceptionnel très récent, le Hirak algérien. Comment a-t-il pu surgir un jour, le 22 février 2019 ? Comme sorti de la terre, ce Hirak a vu le peuple algérien dans pratiquement toutes ses composantes sortir pour manifester dans les rues, pour crier son ras-le-bol sur la politique menée par le gouvernement. Ces marches populaires qui se sont généralisées à travers le territoire et qui ont été de ce jour, une date historique relatant un événement incroyable, inimaginable et ce, se reproduisant chaque vendredi pendant des mois, et rien ne l’a arrêté ni le jeûne du Ramadan ni les grandes chaleurs de l’été. Le Hrak a changé le cours de l’histoire algérienne et continue de le changer. Avec un impact sur les autres peuples du monde, qui regardent ce prodige et suivent fidèlement cette révolution pacifique, cette révolution du « sourire ». Et cette révolution est véritablement une « révolution du sourire », puisque partie d’une revendication pacifique, tranquille et surtout massive, et ne revendique qu’un état de droit, ce qui est naturel pour le peuple algérien et aux yeux des peuples du monde qui tous y aspirent.

 

Cependant, il est nécessaire de s’interroger comment ce mouvement de contestation pacifique a pu être possible en Algérie ? Surtout que rien ne laissait transparaître cette sortie extraordinaire du peuple algérien ? Le gouvernement qui avait d’autres projets a été pris de court. Pour avoir une idée d’ensemble du Hirak, et donc ce qui a prévalu dans ces marches pacifiques, il faut avant tout retenir la « volonté collective massive et inattendue » dans le surgissement du Hirak. Par un simple appel des réseaux sociaux mais insistant, le peuple algérien a étalé au grand jour sa force, sa puissance dans les rues des villes algériennes, démontrant qu’il est en dernier recours l’acteur central dans la marche et le fonctionnement de l’État algérien. C’est par le peuple que l’Algérie est nation. C’est lui qui personnifie la nation. Et cette volonté populaire collective s’est vite imposée aux décideurs algériens les amenant à annuler le projet d’un cinquième mandat pour le président sortant, Abdelaziz Bouteflika. Ainsi qu’une série d’arrestations tout azimut de personnalités qui ont occupé de hauts postes de l’État et accusés de prédation de richesses de l’État, pour calmer la colère du peuple exprimée dans la rue.

 

Cela va de soi que cette volonté massive et collective du peuple algérien sur les élections présidentielles ne peut que s’assimiler à une « volonté de puissance ». Et ce concept nous rappelle ce que le philosophe allemand Friedrich Nietzsche, dans son œuvre « Par-delà le bien et le mal », prélude d’une philosophie d’avenir, publiée en 1886, entend par « volonté de puissance ». Lisons au point 36 ce qu’il écrit.

 

« En admettant que rien de réel ne soit « donné », si ce n’est notre monde des désirs et des passions, que nous n’atteignons d’autre « réalité » que celle de nos instincts — car penser n’est qu’un rapport de ces instincts entre eux, — n’est-il pas permis de se demander si ce qui est « donné » ne suffit pas pour rendre intelligible, par ce qui nous ressemble, l’univers nommé mécanique (ou « matériel ») ? Je ne veux pas dire par là qu’il faut entendre l’univers comme une illusion, une « apparence », une « représentation » (au sens de Berkeley ou de Schopenhauer), mais comme ayant une réalité de même ordre que celle de nos passions, comme une forme plus primitive du monde des passions, où tout ce qui, plus tard, dans le processus organique, sera séparé et différencié (et aussi, comme il va de soi, affaibli et efféminé —) est encore lié par une puissante unité, pareil à une façon de vie instinctive où l’ensemble des fonctions organiques, régulation automatique, assimilation, nutrition, sécrétion, circulation, — est systématiquement lié, tel une forme primaire de la vie. — En fin de compte, il est non seulement permis d’entreprendre cette tentative, la conscience de la méthode l’impose même. Ne pas admettre plusieurs sortes de causalité, tant que l’on n’aura pas poussé jusqu’à son extrême limite l’effort pour réussir avec une seule (— jusqu’à l’absurde, soit dit avec votre permission), c’est là une morale de la méthode à quoi l’on ne peut pas se soustraire aujourd’hui. C’est une conséquence « par définition », comme disent les mathématiciens. Il faut se demander enfin si nous reconnaissons la volonté comme agissante, si nous croyons à la causalité de la volonté. S’il en est ainsi — et au fond cette croyance est la croyance à la causalité même — nous devons essayer de considérer hypothétiquement la causalité de la volonté comme la seule. La « volonté » ne peut naturellement agir que sur la « volonté », et non sur la « matière » (sur les « nerfs » par exemple) ; bref, il faut risquer l’hypothèse que, partout où l’on reconnaît des « effets », c’est la volonté qui agit sur la volonté, et aussi que tout processus mécanique, en tant qu’il est animé d’une force agissante, n’est autre chose que la force de volonté, l’effet de la volonté. — En admettant enfin qu’il soit possible d’établir que notre vie instinctive tout entière n’est que le développement et la différenciation d’une seule forme fondamentale de la volonté — je veux dire, conformément à ma thèse, de la volonté de puissance, — en admettant qu’il soit possible de ramener toutes les fonctions organiques à cette volonté de puissance, d’y trouver aussi la solution du problème de la fécondation et de la nutrition — c’est un seul et même problème, — on aurait ainsi acquis le droit de désigner toute force agissante du nom de volonté de puissance. L’univers vu du dedans, l’univers défini et déterminé par son « caractère intelligible », ne serait pas autre chose que la « volonté de puissance ».  » 

 

Comme le conclut Nietzsche, « l’univers vu du dedans », et donc l’Algérie vu du dedans, « l’univers défini et déterminé par son caractère intelligible », et donc l’Algérie qui est aussi un univers national limité par ses frontières et aussi défini et déterminé par son « caractère intelligible », et l’on doit comprendre son histoire, sa place géographique, politique, économique et culturelle dans le monde et ce qu’elle rayonne sur le monde , ne serait pas autre chose que sa « volonté de puissance ». Et toute nation est une « volonté de puissance » qui lui est conférée par ce qui la caractérise en dedans sauf que son univers est traversé par ce qui se passe dans les autres univers, c’est-à-dire les autres nations. Mais les volontés de puissance se différencient selon les traits intérieurs et extérieurs de chaque nation, et c’est ce qui fait leur différenciation dans leurs places dans l’univers terrestre global.

 

Si un tel mouvement en l’occurrence le Hirak en Algérie est possible dans cette nation, c’est que la volonté de puissance agissante est plus forte dans ce pays que dans d’autres où la volonté de puissance peut être moindre ou encore plus forte. Et par moindre ou plus forte, il faut considérer le contexte politique, économique, géostratégique... et autres facteurs qui caractérisent chaque pays pour comprendre que la volonté de puissance diffère entre les peuples, et donc propre et intrinsèque à chaque peuple dans l’univers humain global.

 

Pour comprendre la différenciation de « volonté de puissance » entre les peuples, prenons le peuple de Hong Kong. Le mouvement de contestation estudiantin hongkongais, appelé aussi mouvement des « parapluies » pour se protéger des gaz lacrymogènes, a commencé en 2014, suite à un projet de loi imposé par Pékin pour limiter la démocratie dans l’île de Hong Kong. Et ce mouvement a atteint des sommets et toujours avec la même ardeur révolutionnaire, et surtout aidé par des citoyens, pratiquement la majorité du peuple. En 2019, le mouvement de contestation des « parapluies » reprend suite à un projet de loi d’extradition par le gouvernement de Hong Kong vers la Chine. Le 16 juin 2019, « près de 2 million de Hongkongais  » ont participé, la plus grande manifestation dans l’histoire de Hong Kong. Il est évident que le peuple de Hong Kong est en train de jouer son avenir dans ce bras de fer avec la Chine. Les manifestants ont compris que la loi si elle vient à être votée va transformer Hong Kong en «  prison noire  » à ciel ouvert.

 

Nous avons donc ici deux volontés de puissances, la volonté de puissance du peuple de Hong Kong qui affronte la volonté de puissance du gouvernement chinois. En Chine, il faut scinder la volonté de puissance en deux, celle du peuple chinois et celle de l’Etat chinois qui dispose de tous les rouages pour commander à la destinée du peuple de Chine. Et on comprend pourquoi l’État chinois est fort et mène d’une main de fer le peuple de Chine. Dès lors que l’État chinois assure la stabilité et la croissance économique à la nation, les deux volontés de puissance agissent en synergie et peu importe la poigne de l’Etat et du PCC sur le peuple chinois. L’essentiel est que les 1,4 milliard du peuple de Chine arrivent à subvenir à leurs besoins, et donc travaillent, aient un salaire et leur quotidien est stable. Ce qui n’est pas le cas du peuple de Hongkongais qui lui est habitué à vivre en démocratie et donc libre de « penser son existence » et se retrouve dans la crainte par la loi d’être « enfermé » brusquement dans un système totalitaire.

 

Cependant, à Hong Kong, il faut aussi comprendre que les deux volontés de puissances – celle du gouvernement pro-Pékin et celle du quasi-peuple pro-démocratie –, qui s’affrontent, portent en elles deux enjeux extrêmement préjudiciables. Et ça le sera pour la partie qui perdra face à l’autre qui l’emportera. Par conséquent, c’est tout le devenir de la Chine et de Hong Kong qui est suspendu dans ce bras de fer. Le premier enjeu, si Hong Kong l’emporte dans le temps de l’histoire, les conséquences seraient catastrophiques pour Pékin. La puissance de la volonté de puissance du parti communiste chinois s’amenuisera et se transférera progressivement vers la volonté de puissance du peuple chinois. Une situation qui aura des conséquences catastrophiques pour le gouvernement de Chine, qui sera alors forcé de procéder à sa mue. Les conséquences seront quasi mondiales, tant en Asie que sur l’ensemble des pays du reste du monde. Ce sera un véritable tournant pour l’histoire de l’humanité. Le deuxième enjeu, si c’est le peuple de Hong Kong qui perdra, le monde et l’Asie sera encore plus dangereux. Ce sera évidemment le tour de Taïwan, et plus tard l’effet domino sur toute l’Asie et sur le reste du monde. L’Occident sera alors « cerné » face aux nouvelles donnes du monde.

 

On comprend alors que la Volonté de puissance du peuple de Hong Kong dépasse de très loin la volonté de puissance du peuple d’Algérie, non pas que le peuple algérien en est incapable mais les enjeux entre Hong Kong et la Chine qui dépassent la Chine et la région administrative spéciale qu’est Hong Kong sont de niveau mondial.

 

Une autre volonté de puissance est celle du peuple palestinien qui dépasse de très loin la volonté de puissance du peuple d’Israël. Non pas que le peuple israélien en est incapable mais la situation de pression que vit le peuple palestinien, une situation de guerre quasi permanente, et les armements dont il dispose dérisoires par rapport à l’armement israélien font que seule la « volonté de puissance » du peuple palestinien qui est vitale, morale, surhumaine, peut s’opposer à la puissance militaire d’Israël. Et là il faut encore préciser que la volonté de puissance vient toujours de l’âme d’un peuple, et peut atteindre des sommets lorsque le peuple se trouve menacé dans sa survie jusqu’à son existence. Et on comprend pourquoi la forte volonté de puissance de l’Etat israélien vient compenser l’affaiblissement de la volonté de puissance du peuple israélien. Et on comprend aussi pourquoi cette situation a provoqué la longévité de Benjamin Netanyahou au poste de Premier ministre. Et malgré les faits de corruption, le peuple israélien face aux dangers extérieurs et les guerres à ses frontières n’a pas d’alternatives que de se remettre à l’homme de la situation. Comme l’écrit France 24, le 26 septembre 2019, dans l’article « Israël : le président charge Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement ». On y lit :

 

« Le président israélien Reuven Rivlin a chargé, mercredi 25 septembre, le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu de former le prochain gouvernement et ainsi tenter de sortir le pays de l'impasse, les élections législatives n'ayant pas réussi à dégager une majorité claire.

« La responsabilité de former le prochain gouvernement sera donnée au Premier ministre et leader du Likoud Benjamin Netanyahu », a déclaré la présidence dans un communiqué. "Celui qui a le plus de chances c'est Netanyahu (...) », a expliqué plus tard dans la soirée Reuven Rivlin lors d'une conférence de presse aux côtés de Benjamin Netanyahu. [...]

Le plus pérenne des Premiers ministres israéliens, avec 13 années à la tête du gouvernement – dont les dix dernières sans discontinuer –, doit être entendu début octobre pour répondre d'accusations de « corruption », « fraude » et « abus de confiance » dans trois affaires. [...]

La société israélienne semble profondément divisée entre les partisans du « roi Bibi »et ceux qui veulent tout faire pour le voir céder la place. »

 

On comprend dès lors que ce ne sont pas les performances du Premier ministre israélien qui ont été les causes de sa longévité mais la situation de faiblesse du peuple israélien face aux dangers qui se jouaient dans cette région, une des plus chaudes du monde, et qui ont été à l’origine de sa longévité. D’où la nécessité de la volonté de puissance dans le maintien du gouvernement israélien personnifié par le « roi Bibi » qui compense la faiblesse de celle du peuple israélien. En clair une nécessité appelait une nécessité.

 

Et les exemples sont légion dans ce concept de « volonté de puissance ». Prenons le mouvement de contestation des « Gilets jaunes » en France. C’est certainement une forte « volonté de puissance » des Français, mais elle reste très marginale. Le peuple français n’a pas soutenu. Et c’est la raison pour laquelle ce mouvement contestataire devait s’effondrer. Cependant cela reste un avertissement pour la société française.

 

Enfin citons la politique menée par le président Donald Trump face à l’Europe et surtout la Chine. Les États-Unis, il faut le rappeler, ont essuyé échec sur échec entre 2000 et 2016. Sur le plan militaire, la campagne menée par l’armée US en Irak et en Afghanistan a été un terrible fiasco et qui s’est soldé par des dépenses tout azimut par la première crise du siècle, la crise immobilière et financière de 2008. Et aujourd’hui encore, en 2019, ses effets n’ont pas totalement disparu. C’était sous l’administration Bush junior.

 

De nouveau avec le printemps arabe en 2011, et l’embrasement du monde arabe sous le choc des islamistes radicaux dont les groupes sont soutenus en armements et en logistique par les États-Unis et les monarchies du Golfe. La Syrie, transformée en théâtre de guerre internationale, une destruction programmée, ne doit son salut qu’à la Russie qui entre dans le conflit à ses côtés, le 30 septembre 2015. Elle vient contrebalancer les forces occidentales et leurs alliées. De nouveau, un échec très préjudiciable pour les États-Unis, qui s’est opéré sous l’administration de Barack Obama.

 

Il est évident que les États-Unis se sont trouvés confrontés à une double « volonté de puissance » qui a fortement affaibli la nation américaine. Le peuple américain qui a trop fait confiance à son administration centrale, et l’administration centrale qui a affaibli la nation américaine par les guerres tout azimut dans le monde musulman. L’enjeu était le pétrole sur lequel était adossé le dollar US – le « pétrodollar ». Et tous les pays arabes facturent leurs exportations pétrolières en dollar. Ainsi se comprend l’importance des pays arabes et les guerres qui s’y jouent dans la stratégie planétaire des États-Unis.

 

L’arrivée de Donald Trump, l’homme anti-système, à la Maison Blanche, ne peut être qualifiée que d’herméneutique. Pourquoi ? Ancrant sa politique durant sa campagne sur le concept néo-mercantiliste d’« America first », c’est-à-dire « L’Amérique d’abord »), thème principal qui l’a porté à la présidence, le milliardaire devait « donner la priorité aux Américains  ». Ce qui signifie que, dans la nouvelle configuration du monde, avec une Chine devenue deuxième puissance mondiale et aspire à être la première, Trump devait rehausser la « volonté de puissance » de l’Amérique.

 

Pour les États-Unis, il n’y avait pas d’issue, l’équilibre était précaire dans sa notoriété en tant première puissance mondiale. Le nouveau président devait par conséquent recoller les morceaux éparpillés depuis au moins deux décennies. Et la politique protectionniste menée par de Donald Trump face à l’Europe et à la Chine devait répondre à cette situation de déclin.

 

Le bras de fer avec la Chine peut être assimilé à un bras de fer de deux volontés de puissance des deux hyperpuissances économiques. Les États-Unis forts de la première monnaie internationale du monde et du premier consumérisme mondial et la Chine du faible consumérisme mondial mais devenue la première puissance exportatrice de biens et services dans le monde. En clair, la Chine dépend des États-Unis sur le double plan consumérisme et dollar américain. L’Amérique de même dépend par ses importations de biens et services les moins chers du monde que la Chine produit. On comprend dès lors que les États-Unis ne peuvent unilatéralement mener une politique protectionniste sans qu’ils aient aussi à en souffrir de la Chine. Ce qui explique les négociations et compromis incessants.

 

Néanmoins, il demeure que Donald Trump enregistre des succès dans sa politique d’élever la « volonté de puissance » des États-Unis, comme le confirme l’affaiblissement de l’économie chinoise qui apparaît comme un aboutissement de la politique trumpienne, tant sur le plan intérieur qu’extérieur. Et un réajustement de la volonté de puissance de la Chine qui est inhérent aux nouvelles donnes de l’histoire.

 

Compte tenu de la marche de l’histoire aujourd’hui, on peut même pronostiquer que Donald Trump sera réélu en 2020, avec une probabilité de 99,9999999999... sauf bien sûr s’il meure, ce qu’aucun homme n’est garant e sa vie ni ne commande l’heure de sa fin. Et peu importe les tentatives de destitution du président américain par les démocrates, bien plus, ils le renforcent sur le plan médiatique. Le peuple américain sait où est son intérêt. Ce pronostic n’est pas donné par l’auteur mais par la « volonté de puissance » en cours aux États-Unis et dans toutes les parties du monde.

 

Ceci explicité sur la « volonté de puissance », concept formulé par le philosophe allemand Friedrich Nietzsche, et utilisé pour comprendre la marche de l’histoire, il reste à nous dire si cette « volonté de puissance » exprime tout de la marche du monde. Or, si on regarde le Hirak algérien, on constate bien que c’est le même processus de la « volonté de puissance » qui joue, cependant il n’explique pas d’une manière formelle, consensuelle l’éruption du mouvement de contestation populaire, né le 22 février 2019. Et les manifestations se sont répandues comme une traînée de poudre aux grandes villes et les villes d’intérieur.

 

Aussi, peut-on dire qu’il y a une intelligibilité dans le Hirak algérien. En effet, si on part de sa genèse, les mêmes causes, comme on l’a vu dans les situations précédentes, produisent les mêmes effets. Les quantitative easing monétaires massifs menés, à partir de 2008, par la Banque centrale américaine (Fed), pour juguler la crise et relancer l’économie américaine, ont pris fin en 2014, provoquant un contrechoc pétrolier. Depuis cette date, l’Algérie a souffert et souffre toujours de cette chute des prix du pétrole, l’amenant année après année à puiser dans ses réserves de change qui s’amenuisent sans cesse. D’environ 190 milliards de dollars en 2014, ses réserves de change ont chuté à environ 70 milliards de dollars, en 2019. Les mesures draconiennes prises par le gouvernement en matière de limitations des importations, de nombreux projets économiques et urbanistiques à l’arrêt, la hausse des prix, le gel des salaires et la baisse du pouvoir d’achat, ont provoqué un marasme au sein de la population. Et comme on l’a énoncé, toute situation politique d’une nation est tributaire de ce qui la caractérise, en particulier sa stabilité politique qui généralement est conditionnée par son économie.

 

Or, sur le plan économique, la situation devient de plus en plus difficile en Algérie. Une colère sourde dans la population mais elle est rentrée et ce, eu égard à la décennie noire qui est encore dans les esprits. De plus les conflits armés dans le monde arabe qui ne cessent pas n’inspirent pas la quiétude. Et on comprend pourquoi le concept de « volonté de puissance » a tout son sens dans ce qui dépeint le peuple algérien. Il est très faible et n’augure pas une sortie de crise. Mais le phénomène qui touche le peuple algérien ne vient pas seul, le mandat du président Abdelaziz Bouteflika qui vient à son terme en avril 2019, les décideurs, ne se mettant pas d’accord sur un candidat qui prendrait la relève, n’eurent d’autre alternative que de renouveler le mandat du président sortant. Et c’est cette option du cinquième mandat qui va mettre le feu aux poudres et provoquer le Hirak.

 

En effet, parti d’une « volonté de puissance affaiblie » de la nation, le maintien d’un cinquième mandat d’un président de surcroît gravement malade vient accentuer à la baisse de la « volonté de puissance » de la nation, donnant en plus une image négative de l’Algérie dans l’inconscient des peuples et des gouvernements du monde. Alors que l’Algérie, contre une France surarmée, a arraché son indépendance les armes à la main avec un sacrifice de plus d’un million d’Algériens tués, durant 7 ans et demi de guerre. L’Algérie est devenue, dans les années 1970, la Mecque des révolutionnaires du monde entier. C’est dire la richesse de l’histoire d’Algérie.

 

L’Algérie, ces dernières années, ressemblait un peu aux États-Unis puisqu’elle était aussi confrontée à une double « volonté de puissance fortement affaiblie ». Comme Donald Trump est venu à l’Amérique, le 22 février 2019 avec les manifestations massives du peuple est venu à l’Algérie. Que s’est-il passé pour que le peuple intervienne dans cette double négation ? La réponse que l’on peut apporter est que dans tout peuple il y a en lui un « élan vital » et que c’est lui qui répond à cette « baisse de volonté de puissance » qui en fait est une « baisse de la vitalité  » du peuple, et donc de la nation. Comme on l’a dit pour le peuple palestinien, « une situation de guerre quasi permanente, et les armements dont il dispose dérisoires par rapport à l’armement israélien font que seule la volonté de puissance du peuple palestinien qui est vitale, morale, surhumaine, pouvait s’opposer à la puissance militaire d’Israël. » Aussi peut-on dire que le même processus a joué en Algérie.

 

En effet, l’« élan vital » comme l’a développé le philosophe français Henri Bergson dans « L’évolution créatrice (1907) » est, en réalité, enfoui dans chaque être depuis sa naissance, durant toute son existence et jusqu’à sa mort. L’être humain ne sait pas qu’il est par une force vitale appelée « vie ». Et qu’est-ce que être si ce n’est vivre, être une vie. Par conséquent le peuple algérien était mû par cet élan vital, qui est aussi moral mais lui vient du « sur-humain ». Et c’est lui qui lui disait marcher. Ce « sur-humain » qui vivifie l’élan vital existe en chaque être et nous suit en permanence sans que nous le sachions. Que nous pouvons sentir, et même palper par l’esprit, et pour cela, il faudrait discuter avec soi, parler au « sur-humain » qui est en nous. Ce qui n’est pas donné à tout être puisque cela relève de la constitution métaphysique de chaque être.

 

Ce qui fait que le peuple algérien a marché et des conséquences ont fusé dans la sphère des décideurs, parce que c’était attendu et nécessaire que le pouvoir devait se « réveiller », sortir de la « torpeur » dans laquelle il était. Que le peuple devait enfin malmener parce que c’était nécessaire, surtout qu’il porte encore les cicatrices de la décennie noire. Mais la marche de la nation est désormais en marche avec ses marches pacifiques et joyeuses. Pourquoi a-t-on appelé le Hirak algérien la « Révolution du sourire  » ? Pour la simple raison que le peuple a toute liberté de l’Essence par laquelle il doit son existence, que cet élan vital lui fait dire que « djeich-chaab khawa kahwa », i. e. « Armée-Peuple frères frères ». Et qu’est-ce que l’armée algérienne dont le sigle est Armée Nationale Populaire (ANP) est avec le peuple, sinon que la dénomination parle d’elle-même. Une armée issue du peuple et qui protège le peuple ne peut que protéger le peuple qui marche, et oblige aussi le pouvoir à marcher avec lui, à répondre positivement à ses demandes et c’est ce qu’il a fait et entrain de faire.

 

De l’affaiblissement de la volonté de puissance du peuple, avec le sursaut populaire à partir du 22 février 2019, cette volonté de puissance a atteint des sommets. Et surtout que le peuple bénéficie de la « loi du grand nombre ». Il sait que c’est lui la nation, il ne peut que montrer sa joie lors des marche chaque vendredi au point qu’il a créé un néologisme, le verbe « vendredire  ». Le peuple ne marche pas, il vendredit chaque vendredi. Parmi les slogans, il y a celui-ci : « Lebled bladna, ndirou raina, makanch l vote ! » (Ce pays est le nôtre. On fera ce qu’on veut. Il n’y aura pas de vote) On comprend dès lors non seulement le pacifisme mais l’humour dans les revendications. La peur « héritée » de la décennie noire n’existe plus, elle est dépassée, et bien dépassée.

 

Qu’en est-il pour le pouvoir ? Il n’a pas le choix que d’abdiquer, ce qui explique le nettoyage massif des prédateurs dont une grande partie, des personnalités de haut rang, qui étaient des « intouchables », se retrouver du jour au lendemain en prison. C’est presque un rêve ce changement radical de la situation politique algérienne. Des personnalités en Europe comme Patrick Poivre d’Arvor, dans une interview, a affirmé que le peuple algérien mérite un prix Nobel de la paix. Mais le prix Nobel, le peuple algérien l’a déjà parce qu’il lui a été donné par l’Esprit qui gouverne le monde, le Dieu, Allah le Tout-Puissant, Créateur de l’univers.

 

Évidemment, le pouvoir ne peut abdiquer totalement et montrer sa faiblesse surtout qu’il s’agit de l’institution militaire qui est la garante de la nation. Et c’est elle qui gère la transition après deux reports de l’élection présidentielle en avril et juillet 2019. Par la responsabilité sur la sécurité nationale, sur la stabilité nationale, et malgré les revendications populaires, elle ne peut et ne doit en aucun cas permettre des débordements, et doit, tout en agissant le plus prudemment possible, protéger le pacifisme du peuple algérien dans ses marches, dans ses revendications légitimes.

 

Cependant, si, par exemple, l’armée algérienne avait acquiescé aux revendications et laissé le peuple, et ses élites de la classe politique toutes tendances confondues, et les représentants du Hirak que personne n’a délégués, avec un changement comme demandé par le peuple du gouvernement Bédoui, rien ne garantirait que la situation politique et économique va rester stable. Il faut le dire, ce serait véritablement un « saut vers l’inconnu », c’est facile de le revendiquer par les marches, mais le mettre sur pied serait certainement extrêmement difficile. Pourquoi ? Parce que des tiraillements vont fuser de toutes parts, et le risque va guetter le Hirak même d’implosion. Au lieu d’une révolution pacifique, l’Algérie risquerait de déboucher sur une situation politique ingérable puisque chaque partie va s’ériger en sauveur de l’Algérie. Ce sera une déstabilisation grave pour l’Algérie.

 

Et c’est la raison pour laquelle le Hirak qui a bien commencé doit continuer. Évidemment, en lien avec le formidable « élan vital » qui a propulsé le peuple au-devant de la scène politique nationale t internationale. Il est certain que ce qui a commencé doit continuer, et comme on l’a énoncé, il y a du « sur-humain » dans cette révolution du peuple, et seul le « sur-humain » que personne ne peut approcher ni ne peut connaître mais lui « connaît » qui agit réellement et continuera d’agir dans cette avancée nationale.

 

Le pouvoir, par la gestion difficile de la nation et des mesures salvatrices qu’il prend, rehausse lui aussi la « volonté de puissance » de la nation. Il est loin aujourd’hui le temps laissé libre aux prédateurs qui étaient au sommet de l’État et qui ont dilapidé une bonne part des richesses nationales. Par conséquent, nous assistons à deux volontés de puissance en hausse au sein de la nation tant du peuple que du pouvoir qui a la charge de gérer cette transition. Et le rendez-vous pour les élections présidentielles, le 12 décembre 2019, et malgré le rejet massif par les manifestations du peuple, sera tenu et sera le premier jalon d’une nouvelle marche de l’Algérie dans l’histoire.

 

Même avec un très faible score, les élections présidentielles seront tenues inévitablement, il n’y a pas d’issue pour une sortie de crise. Là encore il faut se référer à la métaphysique-monde qui énonce que dans la marche de l’histoire, les hommes font l’histoire, mais l’histoire fait aussi l’histoire des hommes. En clair, l’homme créé et jeté sur Terre ne peut être seul sur cette Terre. Il ne s’est pas créé lui-même, dès lors il ne peut être libre du « sur-humain ».

 

Aussi, que ce soit Benflis, Tebboune ou un autre algérien, on peut dire que les élections présidentielles sont déjà pliées, et qu’une des personnalités les plus en vue serait le premier président de l’Algérie dans ce tournant de l’histoire. L’histoire qui va entrer à partir du 12 décembre 2019 en Algérie sera véritablement une « renaissance », mais une « renaissance » qui sera « transformatrice ». Pourquoi ? Parce que le Hirak est un événement historique, certes central, qui a ébranlé le système politique algérien, et donné un nouveau souffle à la nation, mais surtout porte en lui les prémices de ce que sera l’Algérie de demain, une nation moderne, démocratique et qui doit compter sur soi. 

 

Certes, ces aspirations seront certainement un espoir du peuple et constitueront de « vraies directives », la « feuille de route » pour le futur président dans la gestion de la nation, mais nous ne pouvons pas écarter les embûches qui attendent l’Algérie dans les deux ou trois années à venir. Les réserves de change qui vont continuer à reculer, et à fondre donc, le prix du baril qui restera à des niveaux bas eu égard à la guerre économique qui oppose les grandes puissances depuis 2014, entraîneront une situation économique encore plus difficile pour le peuple algérien.

 

Il faut se rappeler les pénuries d’huile, du café, de la semoule durant la période de Chadli dans les années 1980, et de nouveau les mêmes pénuries durant le programme d’ajustement structurel du FMI, en 1994, l’Algérie se trouvait en pleine décennie noire. Cette situation va certainement revenir et affecter durement la nation, et donc le peuple algérien. Et ce sera un miracle si les prix du pétrole vont repartir durablement à la hausse.

 

Précisément, le Hirak algérien reste une véritable opportunité pour le peuple et le pouvoir pour se préparer à cette situation, et donc penser à toutes les possibilités qu’offre la nation aux capitaux extérieurs. Et le seul moyen, c’est de sortir de cette dépendance pétrolière qui est redoutable en cas de chute durable des cours, et prospecter ce qui est susceptible de favoriser la relance, la croissance économique, et par conséquent d’atténuer la crise qui vient.

 

Parce que si la crise est violente, forcément la « volonté de puissance » et l’« élan vital » vont être malmenés, et donc fortement baisser, ce qui risque de replonger de nouveau la nation dans la crise et le marasme. Et toutes les voies seront ouvertes alors pour un régime politique dur, parce qu’il faudra pour le pouvoir de maintenir la stabilité et la sécurité du pays. Régime qui sera sans perspectives, avec un appauvrissement galopant qui fera perdre espoir au peuple algérien.

 

Et on comprend pourquoi l’avènement du Hirak aujourd’hui, et sa «  fonction » dans l’histoire qui apparaît comme une chance donnée par le « sur-humain » pour se préparer à un monde de plus en difficile à venir. Il est évident que la crise à venir ne touchera pas que l’Algérie mais une grande partie du monde, y compris les grandes puissances, bien sûr à un degré moindre parce qu’elles sont plus armées économiquement. Ce qui n’est pas le cas de l’Algérie qui est mono exportatrice et dépendante des seules recettes pétrolières.

 

Les deux concepts « aléa vital » et « volonté de puissance » et aussi le « sur-humain » moins visible, plus élevé mais toujours proche de l’humain sauf qu’il n’est pas senti alors qu’il existe dans l’être, ces trois donc concepts que nous avons utilisés ont leur intérêt dans la lecture des forces historiques en prise dans le monde. Ils permettent de mieux la dynamique de la configuration mondiale qui est en permanence en transformation. De plus, ils montrent la vitalité des peuples qui souffrent, comme ceux qui écrasent d’autres peuples, et ce qui est induit comme la dévitalisation des autres pays qui sont menacés précisément par les conséquences de cette dévitalisation.

 

Ainsi, par ces concepts, on peut même suivre les lignes de forces dans le sens de ce qu’elles peuvent inférer sur les peuples et ce qu’elles laissent, en termes d’avenir, entrevoir pour ces pays. Une volonté de puissance d’un peuple, d’une nation qui baisse doit absolument pousser cette nation à retourner la situation, sinon elle se trouvera atrophiée et durablement faible. Avec toutes les conséquences sur le plan national et international.

 

Et les grandes puissances, même mieux armées, subissent les contrecoups de la dévitalisation. Par exemple, pour les États-Unis, le président américain Donald Trump lutte contre cette dévitalisation de la nation américaine qui se trouve prisonnière dans le consumérisme financé par la puissance du dollar américain. Et il cherche à ériger un « mur » pour éviter que les États-Unis soient envahis par les immigrants. De même pour l’Europe et le Japon, la puissance de leurs monnaies internationales et le vieillissement qui les guette.

 

Il en va de même pour la Chine dont l’économie s’essouffle et qui se trouve être le seul régime communiste avec quatre autres dans le monde. Très dépendante de l’essor économique dans le monde dont elle tire profit, mais les progrès du monde et les échanges révolutionnés par les NTIC ouvrent voie à des bouleversements insoupçonnés qui ne manqueront pas de survenir. Le monde ne peut rester dans l’état actuel comme il n’est pas resté dans les états antérieurs, il a fortement évolué. Le monde change inexorablement, une loi de la nature de l’existence humaine, confirmée par l’histoire.

 

Quant à l’Algérie, comme toute nation, elle peut influer sur son devenir surtout si elle a des possibilités et vise à changer son système politique et économique. Et l’Algérie en est dotée, il ne lui appartient qu’à regarder le bon sens de l’histoire, et espérer au « sur-humain » qui est en elle.

 

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

 


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20 réactions à cet article    


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 octobre 13:33

    @Medjdoub Hamed :

    La malhonnêteté individuelle ou collective conduit nécessairement et toujours à l’échec !

    Vous brandissez la date du « 22 février » comme le font les faux opposants algériens, les journalistes hypocrites et tous les opportunistes qui veulent s’insérer là où ils n’avaient pas pu le faire auparavant...

    La France intellectuelle, médiatique, politique et scientifique qui cachent mes écrits depuis 2001 s’interdit à elle-même la liberté et l’indépendance, elle survivra tant qu’elle réussit à s’accrocher au Bidule de Bruxelles et à tant qu’elle envoûte les misérables Africains... La France est réellement un pays clandestin !

    Les Algériens en fond de mêmes, personne ne fait référence aux centaines d’articles publiés sur les réseaux... Pensez-vous que l’Internet soit vraiment virtuel ?

    Les Français comme les Algériens ne peuvent contourner mes écrits : Les Deux Rives changeront dans un sens ou dans l’autre et la meilleure façon de procéder est d’accepter un dialogue honnête et responsable : L’histoire sélective et hypocrite est bien finie ! 

    Medjdoub Hamed , Je vois que vous êtes atteint par la philosophie de Nietzsche, cependant n’oubliez jamais que toutes les erreurs humaines viennent de la fausse interprétation des grandes idées et des idéologies ... En l’occurrence, n’oubliez pas l’avertissement de Nietzsche « Hein buch fur alles und keinen ». Je vous conseille de suivre la recommandation de l’auteur : Vous devez ruminer les écrits de Nietzsche comme le fait la vache avec le foin...

    Ce qui changera l’Algérie et changera le Monde est consigné dans mes centaines d’articles publiés sur Facebook et quotidiennement expliqués aux lecteurs. D’après votre lecture, je vois que vous n’avez absolument rien compris de la situation algérienne. Avant de prétendre à une « volonté de puissance », les Algériens comprennent aujourd’hui avoir « raté quelque chose » et qu’il doivent se rassembler autour d’une certaine « volonté d’existence » en admettant nécessairement les principaux fondamentaux qui permettent la construction nationale. 

    Le peuvent-ils ? Réussiront-ils à concrétiser cette « volonté d’existence nationale Nord Africaine » malgré « la résistance de la volonté coloniale qui l’interdit depuis 1945 » ? Les Algériens arriveront-il à se libérer du « Logiciel colonial » : Là est la seule question fondamentale qu’il faut se poser !

    Depuis 1980 à ce jour, l’esprit de responsabilité, la solidarité nationale, le respect des lois et de la justice mais aussi toutes les valeurs fondamentales avaient laissé place à la terreur, à la corruption, aux fléaux et à l’anarchie : Personne ne peut refuser ce constat car le terrain l’affiche et l’expose sur chaque millimètre du territoire national... L’Algérie est fondamentalement hors la loi depuis 1980 à ce jour !

    Ceux qui plagient, copient, collent, publient et font semblant d’expliquer et de proposer, compliquent considérablement la situation. 


    Ce n’est pas pour rien que j’avais proposé dès 2007 LE REFUS DE LA TENUE DES ELECTIONS :

    https://www.facebook.com/groups/REFUSONSLATENUEDESELECTIONS/

    Un article de 2017 : https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/refusez-les-elections-2017-des-communes-irresponsables-/2145911395434262/?fref=mentions


    • Hamed 21 octobre 16:38

      @Mohammed MADJOUR

      Merci Mohammed pour votre post. Cependant, je dois vous corriger philosophiquement parlant. Vous dîtes : " La malhonnêteté individuelle ou collective conduit nécessairement et toujours à l’échec !

      « Cela est vrai, mais humainement parlant, est-ce que brandir le 22 février 2019 qui est notre riche révolution et qui inspire aujourd’hui plusieurs pays, et surtout qu’elle est non violente et inspire le »sourire« .

      Donc Mohammed, vous devez »sourire« et non à vous plaindre comme le font vos compatriotes. Au lieu de gémir, et à chaque fois cette redondance » Ce qui changera l’Algérie et changera le Monde est consigné dans mes centaines d’articles publiés sur Facebook et quotidiennement expliqués aux lecteurs.

      « 

      Mais Mohammed, apprenez-nous encore et encore, ayez comme j’ai dit cette »volonté de puissance« qui est en vous. Mais si vous gémissez toujours et toujours vous ne prenez pas question qu’il y a certes un élan vital en vous par lequel vous êtes, vous existez, mais, et je regrette, de vous le dire, est que je ne vois pas cette pugnacité, ou encore cette volonté de puissance qui n’est pas ce qu’elle doit être si on croit vos mots.

      Une personne qui gémit sur elle-même signifie qu’elle une »volonté de puissance« forte. Par conséquent cette contradiction en vous, vous devez lutter contre elle. Si vous arrivez à comprendre que cela ne sert à rien de reprocher aux autres comme par exemple » Les Algériens arriveront-il à se libérer du « Logiciel colonial » : Là est la seule question fondamentale qu’il faut se poser !

      ",

      Ce que vous ne devez pas oublier est que l’on a été colonisé, puis libéré. Le logiciel colonial, nous en sommes tous dedans, moi, vous et les ex-colonisés. Par conséquent, dire que c’est un logiciel n’est pas interdit mais il y a des ex-colonies qui sont devenues des grandes puissances économiques.

      Les Etats-Unis étaient aussi une colonie, ils sont devenus la premiètre piissance du monde. La Corée du Sud qui se classe 11ème puissance économiqur dans le monde. Singapour, Malaisie, et d’autres...

      Ce n’est pas une honte, c’est l’Europe qui risque d’être colonisé par les noirs, les arabes, les asiatiques, etc. En 2100, la démographie peut jouer des tours aux Européens de souche. Mais l’Europe qui est une terre de Dieu, comme l’Afrique, l’Amérique appartient aux humains. Les Européens, les Africains, les Arabes, etc, Dieu ne fait pas de différence, ce sont tous des humains.

      Donc, Mohammed, il faut relativiser le mot colonisé. Voilà, j’espère vous avoir répondu.


    • Hamed 21 octobre 16:46

      @Mohammed MADJOUR

      Une correction : Il faut lire :

      Cela est vrai, mais humainement parlant, est-ce que brandir le 22 février 2019 qui est notre riche révolution et qui inspire aujourd’hui plusieurs pays, et surtout qu’elle est non violente et inspire le »sourire« est une mauvaise chose ? Lorsque l’on voit l’Égypte qui ont tenté de « marcher », l’Irak, qui ont marché avec beaucoup de morts, le Liban... Donc, le 22 février 2019 est une révolution qui s’adresse aussi aux autres peuples.

      Donc Mohammed, vous devez »sourire« et non à vous plaindre, comme le font vos compatriotes qui eux sont festifs, joyeux, parce qu’ils constituent le peuple, la nation. Et le pouvoir appartient au peuple.


    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 octobre 12:57

      @Hamed

      Vous vous dites « chercheur » et vous ignorez l’histoire des USA ? 

      Vous dites : « Les Etats-Unis étaient aussi une colonie, ils sont devenus la premiètre piissance du monde. »

      Mais ils sont toujours une Colonie en terres indiennes. Une colonie que j’appelle toujours dans mes écrits « Super Colonie des Visages pales en Terres indiennes ». Vous comprenez ce qu’est « l’Indépendance américaine » ou pas ??? Je ne gémis pas, en lisant votre réponse j’ai envie de crier ! Vous pensez à quoi ou à qui en disant « Indépendance américaine » ??? Vous pensez aux Visages Pales occidentaux qui se sont affranchis de la Vieille Europe ou aux Indiens toujours sinistrés dans leur Réserves ??? 

      La Corée du sud ??? Vous ne savez pas que la Corée a été amputée de sa moitié ??? 

      Vous comprenez à l’envers :
      «  »Si vous arrivez à comprendre que cela ne sert à rien de reprocher aux autres comme par exemple » Les Algériens arriveront-il à se libérer du « Logiciel colonial »

      Car moi, je ne reproche pas aux Algériens d’avoir été colonisés, je les invite à se libérer du Logiciel colonial (culture et histoire) qui les maintient sous l’influence et sous le contrôle de la France !

      Votre perspicacité étonne le monde, vous dites : «  »Une personne qui gémit sur elle-même signifie qu’elle une »volonté de puissance« forte.«  »

      Tiens, moi je pensais qu’une personne qui gémit est une personne abattue, vaincue et qui n’est plus capable de lutter ou de résister ... 

      PS : Monsieur Hamed, je préfère le silence plutôt qu’une réponse biscornue de votre part !


    • Hamed 22 octobre 18:57

      @Mohammed MADJOUR

      Bonjour Mohammed,

      Je suis désolé si vous avez pris mal ma réponse. Sachez je n’ai pas cherché à vous blesser. Et je suis heureux que vous ayez beaucoup de volonté de puissance. Je me suis trompé.

      Lorsque vous dîtes « Je ne gémis pas, en lisant votre réponse j’ai envie de crier ! » Eh bien, je suis heureux pour vous. 

      Le cri que vous émettez dénote la pugnacité en vous, et par conséquent un vrai « cri vital », l’« élan vital » de Bergson. Et croyez-moi ça compte dans l’existence, le combat quotidien contre rien et tout qui dévore l’être.

      Ce que vous dîtes ensuite, ce sont les événements qui entrent dans le développement du monde. Cependant, je ne suis pas d’accord avec vous sur un point central, celui où vous dîtes « Car moi, je ne reproche pas aux Algériens d’avoir été colonisés, je les invite à se libérer du Logiciel colonial (culture et histoire) qui les maintient sous l’influence et sous le contrôle de la France ! »

      Soit Mohammed. Puisque vous voulez être plus royaliste que le roi, alors « abandonnez la langue du logiciel colonial » et écrivez en la langue algérienne, voire même en dialecte.

      Là vous nous montrerez en nous le faisant connaître pour que l’on vous suive. Donc, Mohammed, abandonnez la langue française, et là vous sortez réellement du critère que vous appelez le « logiciel colonial ».

      Et si vous ne le faîtes pas, ou que vous me répondiez avec la langue de Molière, alors pardonnez-moi de vous dire que vous êtes dans le logiciel colonial jusqu’au cou. N’est-ce pas, Mohammed. Merci pour le post. Cdl



    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 octobre 13:39

      @Hamed

      Je vous réponds mais comme vous n’êtes pas la seule personne concernée par mes écrits et par la « Question algérienne », alors je continue à le faire en utilisant le dialecte de Voltaire. 

      Voyons, il n y a pas meilleure réponse que ce rappel de 2013 que je vous conseille de bien lire, relire et ruminer jusqu’à ce que vous ayez une idée sur ce qui a pu produire l’anarchie algérienne d’aujourd’hui :

      Je suppose que vous avez aujourd’hui l’âge qui ne doit pas faire de vous un ignorant de l’Algérie des années 1970. 30 millions d’Algériens (ceux qui n’étaient pas nés en 1980 et ceux qui étaient encore des gamins ne comprennent rien à la situation d’aujourd’hui...) 


      « PAS DE MAGOUILLES » !!!

      https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/pas-de-magouilles-/753095038049245/


    • Jonas 21 octobre 23:19

      Bonjour Hamed (1) 

      Connaissant , certains habitants des pays Arabo-musulmans et notamment le vôtre , je doute , que votre article soit compris et bien assimilé . L’ancien directeur de l’AIEA , et détenteur du Nobel de la paix l’Egyptien , Mohammed ElBaradei, disait dans une interview au journal Al Hayat : << Il ya une crise de crédibilité dans le monde arabe, puis de porter ce diagnostique en 2010 ,« la moitié du monde arabe est analphabète , c’est -à-dire plus que dans les pays africains subsaharienne.>> Il me semble qu’avec les soi-disant » printemps arabes« la situation n’a pas due s’améliorer depuis . L’ancien Premier ministre de votre pays Ahmed Ouyahia a défaut de présenter un bilan positif de sa gestion, il avait détourner l’attention des Algériens en déclarant ceci ; << Les révolutions qui ont ébranlé les pays frères et amis tels que l’Irak , le Soudan, la Tunisie le Mali , la Libye et l’Egypte , ne sont pas fortuites , mais sont l’oeuvre du sionisme et de l’Otan >> Technique éprouvée , jamais capables d’assumer ses responsabilités , les autres ,toujours la responsabilités des autres.  

      Vos compatriotes , sont assommés de grands discours et de prêches  depuis l’indépendance, ils veulent du concret et ne croient plus aux sornettes des hommes politiques , qui les ont trompés , volés et méprisés depuis l’indépendances. 

      Ils ne veulent plus de slogans sur les lendemains qui chantent.. Ils entendent et lisent que leur pays est riche de matières premières alors qu’eux sont pauvres et obligés de parcourir des kilomètres à dos de mulet pour de l’eau potable . des coupures d’électricité. Ils veulent vivre , travailler, gagner leur vie pour aider leur famille , éduquer et soigner leurs enfants.ils veulent être des citoyens et non de sujets que l’on méprises , cette Hogra , qui abaisse.  Figurez -vous que lors d’un de mes séjours , des Algériens s’immolaient de désespoir bien avant le jeune tunisien Mohammed Bouazizi , dont le geste a fait beaucoup de bruits pas celui de ses algériens qui sont morts dans l’anonymat. 

      Comme a votre habitude , vous avez encore une fois de Sirus, vous dissertez de la Chine, Palestine, Israël HongKong , Taïwan, Amérique, Trump, les Emirats du Golfe etc. Dommage que vous ne consacrez pas un article sur chacun des pays arabes. 

       Vous mettez le commencement dur conflit syrien , sur le dos des occidentaux , en passant sous silence , la dictature , des Assad , père et fils , le massacre et la destruction de Hama en 1982, la domination , d’un clan minoritaire Alaouite , sur une population majoritaire sunnite , qui accapare tout pour son profit et les siens, la répression , les tortures , les liquidations etc. La souffrance et la torture du petit Hamza âgé de 13 ans que même sa propre mère après des semaines d’attente a fini par le voir et n’a pas pu le reconnaître . C’est a son sujet que le leader des Druzes Walid Joumblatt a qualifié le dictateur et massacreur de son peuple , Bachar Al-Assad de »psychopathe.« C’est l’écrivain franco-marocain , Tahar Ben Jelloun , membre de l’Académie Goncourt et qui a reçu le prix Goncourt pour » La Nuit sacrée« en 1987. écrit un article dans Le Monde du 11 juin 2011 , sous le titre » Hamza , 13 ans , juste un peu tué« . Vous l’Algérien qui avait connu ,les années de plomb ,et la dictature , vous défendez un dictateur comme Bachar Al-Assad qui a détruit son pays , tué plus de 500 000 personnes et fait fuir plus de 7 millions a l »intérieur comme a l’extérieur pour se maintenir au pouvoir. 

      La victoire de Bachar Al-Assad avec l’aide de ses parrains et une victoire à la Pyrrhus

      Vous ne manquez jamais de sortir le joker , palestinien, pour dissimuler les maux et les échecs des pays arabo-musulmans. 

      1)Le Problème palestinien.

      Il n’y a jamais eu d’Etat Palestinien , jamais ! La Palestine était une simple province de l’Empire ottoman , empire qui avait colonisé le monde arabo-musulman , pendant plus de quatre siècles et dont vous ne parlez jamais. Pour un intellectuel ,qui fait référence , à la colonisation de la France à chacun de ses articles, pour justifier le retard ,accumulé par son pays , la colonisation ottomane n’a jamais existé ou alors pas pour les arabo-musulmans , ils ne sont pas assez mûrs , pas assez cultiver pour comprendre. 

      Donc la Palestine ,existait certes ,mais comme province ,jamais en tant qu’Etat palestinien, souverain. La preuve , la Grande Bretagne pour aider un de ses affidés , chassés de la Mecque et de Médine , crée un Etat nommé Transjordanie , qui deviendra le royaume de Jordanie en1950.

      Pour aller vite.

      Une autre preuve qu’il n’y a eu jamais d’Etat Palestinien souverain. Lors du débat en novembre 1947 , de l’Assemblée générale de l’ONU , pour le partage du reste de la Palestine , un témoin arabe libanais présent ce jour raconte . Il se nomme Ghassan Tuéni . qui fut plus tard ministre , ambassadeur a l’ONU, et a dirigé An-Nahar , le grand groupe libanais.

      << C’est alors que m’est apparu le décalage culturel , la disparité entre approche des  délégations arabes et celle, autrement plus pragmatique , je dirais même scientifique des représentants de l’Agence juive et des délégations occidentales ,soviétique comprise. Un sentiment de grande tristesse a envahi les jeunes et les moins jeunes que moi qui, tout en défendant le point de vue arabe,  AUX CÔTES D’UNE VAGUE DELEGATION PALESTINIENNE ,ou dans le cadre des délégations arabes , s’apercevaient que nous ne parlions pas le même langage , que les orateurs arabes ne semblaient traiter des questions posées par l’ONU qu’en des termes désuets marqués par une sorte de nomadisme attardé.>> « Un siècle pour rien.Le Moyen-orient arabe de l’Empire Ottoman a l’Empire américain » de Jean Lacouture,Ghassan Tuéni, et Gerard D.Khoury. Ed. Albin Michel , 2002, page.89.

      Vous avez lu , une vague délégation palestinienne, fondue dans les délégations des Etats Arabes. Pour un Etat souverain il y a mieux comme délégation. 

       


      • Hamed 22 octobre 00:49

        @Jonas

        Bonsoir Jonas,

        Merci pour ce long exposé. Vous avez tellement parlé de ce qui se passe et ce qui s’est passé pour le monde arabe et l’implantation d’Israël en 1948 en Palestine, que tout le monde connaît l’histoire et chacun la dépeint selon le bord auquel il appartient.

        Mais ce que vous devez comprendre, je suis un peu entre les deux, et j’essaie de comprendre pourquoi Le monde arabe est ceci, et Israël et l’Occident est cela. J’essaie de faire parler l’herméneutique de l’histoire. Si Israël a été implanté après la deuxième guerre mondiale en Palestine et a subi l’holocauste c’est qu’il y a un sens historique. De même, si le monde arabe et aussi l’Afrique sont en retard par rapport à l’Occident, là aussi il y a un sens. 

        Vous devez comprendre que l’humanité est une, et les êtres humains sont tous de même nature mais d’états ou si vous voulez de situations différentes. C’est come si vous vous demandez pourquoi le peuple juif a été disséminé à travers le monde, et aujourd’hui, l’Etat d’Israël a été créé par le sang et le fer, c’est qu’il doit y avoir une explication. Ou plutôt une raison.

        De même pourquoi la création artificielles de monarchies par l’Occident et la destruction de ce qu’on appelle l’homme malade, l’empire ottoman. Or, si on cherchait à comprendre le mal humain, on s’apercevrait en fait que toutes les puissances occidentales étaient des hommes malades sauf qu’elles n’étaient pas conscientes. 

        Ceci étant, j’arrête ici sinon je vais me lancer sur un autre article. Cependant, Jonas, et je regrette de vous le dire que tout le contenu politique sur l’histoire de ces dernières décennies a été conceptualisé sur trois concepts, l’« élan vital » du philosophe Henri Bergson qui je crois été juif, j’ai repris la vision du sociologue Edgard Morin « Où va le monde » qui est je crois juif, et la vision du philosophe allemand Friedrich Nietzsche sur la « volonté de puissance », et le « sur-humain », mon concept que je dis herméneutique et qui est et existe en tout être humain mais qui n’apparaît que si le « sur-humain » apparaît réellement à l’être et je dis bien « réellement » mais « phénoménologiquement » dans la conscience ou la pensée de celui qui en aura conscience.

        Et pour que vous compreniez bien ce que j’ai écrit sur les nations est valable aussi pour les nationaux, en tant que citoyens d’un État. Et dès lors, Jonas, et permettez-moi l’expression, qu’il s’agit du monde arabe ou d’Israël, vous êtes un « dur à cuire » e vous commencez ce que je peux dire votre « plaidoirie » et toujours la même. Comme si vous voulez excusez, justifier des faits des événements qui ont eu lieu et le sont encore, et pour vous c’est ceci ou cela.

        Or, Jonas, ici vous n’exprimez sur le plan herméneutique qu’une « volonté de puissance » qui est plus factice que réel. En clair vous n’arrivez à sortir de vous-même, dans le sens de comprendre que le monde est plus que vous ne le voyez. Ou si vous voulez votre élan vital est amoindri et vous êtes là à défendre une cause alors que moi je ne fais qu’historiciser la marche des événements qui ont parsemé l’histoire. Parce que l’histoire n’est pas seulement notre passé, ou une science, ou un rappel de faits qui ont existé. L’histoire c’est nous comme si nous avons toujours existé depuis notre naissance, et nous avançons en comprenant ce que l’on a été selon ce que nous dit notre histoire et ce que l’on va devenir.

        Or, Jonas, vous, vous êtes statique, vous vivez dans un rêve tel qu’il vous apparaît sans comprendre pourquoi ce rêve est comme ça et non autrement. Et c’est ce qui abaisse votre « volonté de puissance », vous n’allez pas en avant, et cherchiez à comprendre le fond des choses.

        Voilà, Jonas, je pense que je vous ai éclairé. A vous de comprendre et de vous comprendre. Merci pour le post. Cdl


      • Jonas 22 octobre 10:35

        @Hamed
        Bonjour Hamed 

        Excusez-moi , d’être terre-terre. moi je parle de géopolitique actuelle , le passé est passé et demain c’est un autre jour. 
        C’est vous , qui constamment , à chacun de vos article , vous parlez des palestiniens, comme si les 500 millions d’arabo-musulmans répartis sur 21 pays n’existaient pas . , comme si les seules et uniques souffrances dans ce monde arabe , sont cantonnées aux seuls Palestiniens , celles de Somalie, Soudan, Libye, Egypte , Syrie, Irak Yemen , Algérie et autres n’existent pas. Comme si ces pays existant depuis des décennies vivent en harmonie et ne défrayent pas la chronique par leur misère, révolte, conflit, souffrance etc qui débouchent sur les flux migratoires. 

        << Il est temps d’arrêter de se servir de la Palestine. Arrêtez de vous servir de la cause palestinienne>> , avait déclaré Saeeb Erakat , aux pays Arabes. 

        Oui , vous devez , arrêtez , d’utiliser la cause palestinienne , pour détourner les revendications légitimes des peuples arabes contre leur lamentable situation , ce qui se passe en Algérie n’est pas dû à la cause palestinienne mais au bilan désastreux des dirigeants successifs de votre pays .

        Ce sont vos compatriotes qui ont voté pour Boutéflika pendant 20 ans et si Boutéflika n’était pas handicapé par sa maladie , les Algériens auraient voté pour lui pour un cinquième mandat , là aussi rien a voir avec la cause palestinienne. 

        Contrairement a ce que vous véhiculez , dans le monde arabe, les structures d’un Etat Juif ont été créées bien avant la Seconde Guerre mondiale.

        Tel-Aviv fut fondée en 1909.Plus de 4 000 immeubles de cette ville furent construits en dix ans dans le style Bauhaus , par des architectes juifs. Le style Bauhaus n’est pas de 1945. 
        La première université hébraïque de Jérusalem fut inaugurée en 1925. 
        La première pierre de la première école d’ingénieurs du pays le Technion , qui donne tant de Prix Nobel, fut posée en 1912.

        Bien avant la proclamation de l’Etat d’Israël , la Centrale syndicale Histadrout fut fondée en 1920. L’entreprise vinicole Carmel( 1882) où David Ben Gourion fut un simple ouvrier en 1907. Le club des diamantaires en 1920. Les industries chimiques de la mer Morte en 1918. La Compagnie d’électricité en 1923. etc.

        Vous pouvez en tant qu’intellectuel faisant des recherches sérieuses , infirmer ce que j’écris, au contraire je serai heureux d’échanger avec vous sur ce sujet. 
        car j’ai d’autres réalisations à vous citer. 

        Cela @Hamed , ne veut pas dire , qu’il ne faut pas critiquer Israël , son gouvernement et sa politique. Israël comme tous les pays démocratiques n’est pas parfait. Mais ils n’enferme pas ses opposants en prison. Il ne les juge pas a huis clos. Il n’interdit pas aux journalistes de travailler. Les arabo-israéliens ne fuient pas Israël , bien qu’ils possèdent un passeport comme leurs compatriotes juifs. 
         


      • Hamed 22 octobre 11:22

        @Jonas

        Bonjour Jonas,

        Merci pour les deux posts. Ils sont à bien égards enrichissants. Cependant dans ce que vous énoncez, il y a une grande part de vérité, mais cependant avec des erreurs que vous omettez, non pas que vous l’aviez fait consciemment non, vous l’avez fait plutôt avec votre spontanéité habituelle, votre pensée que vous estimez juste. Oui, elle est juste mais pas tout à fait.

        Pour le seul exemple de votre vision, je ne pense pas que vous pourrez comprendre ou aviez les raisons qui expliquent pourquoi le peuple juif s’est transformé en peuple errant pendant 2000 ans, et pourquoi on parle de lui comme d’un peuple élu si on croit l’histoire antique, et les récits bibliques. Qu’il est resté un peuple soudé, un peuple que le temps et l’adversité n’ont pu le succomber. Et on peut même dire que c’est à peine croyable.

        J’essaierais de vous répondre tout à l’heure, aujourd’hui. Donc, cher Jonas, patientez. Et merci pour les posts.


      • Jonas 22 octobre 17:38

        @Hamed1)
        Je vais essayer de répondre a votre question concernant l’errance du peuple juif , pendant plus de 2 000 et pour l’expression de « Peuple élu » , je convoquerai a mon secours Jacques Attali, ancien conseiller spécial de l’ancien Président de la république François Mitterrand , et grand ami, de feu le professeur Mohammed Arkoun. né en Algérie enterré au Maroc. Mohammed Arkoun a été presque ignoré par son propre pays de son vivant

        1. L’errance du peuple juif est due aux différentes guerres qu’il a subies et leurs conséquences , les défaites. Cela avait commencé avec Nabuchodonosor qui s’empara de Jérusalem en 597 avant J.C .Puis la déportation vers Babylone

         
        << Sur les fleuves de Babylone , là étions assis , nous pleurions aussi, quand nous nous rappelions Sion ( @Hamed , Sion colline de Jérusalem , d’ou vient le nom de Sionisme) 

        Nous suspendions nos harpes sur les saules qui les bordent .
        Car là ceux qui nous tenaient prisonniers nous demandaient de chanter , et ceux qui nous tourmentaient exigeaient de nous de la gaîté, disant « chantez nous des chants de Sion. 

        Si je t’oublie ,Jérusalem , que ma main droite devient oublieuse !
        Si je ne me souviens pas de toi , que ma langue reste collée à mon palais ;
        Si ne n’établis pas Jérusalem au-dessus de ma joie la plus haute ( Psaumes ,137,1 à 6). 

        Après plus de 50 ans d’exil , c’est Cyrus le Grand ( 580 av. JC —530 av.JC) , qui entre dans Babylone , détrône Balthazar, le fils de Nobide , et lui confie un gouvernement en Médie. Il installe son propre fils Cambyse sur le trône de Babylone . C’en est fini de l’empire néo-babylonien de Nabuchodonosor.

        Portant le titre de » Rois des rois" pour signifier qu’il accepte l’existence d’autres souverains à ses côtés. 
        Le Roi des rois , Cyrus le grand libéra les juifs déportés par Nabuchodonosor et les gratifie de généreuses donations pour reconstruire leur Temple a Jérusalem. D’où les avalanches de louanges dans l’Ancien Testament.

        Vous voyez @Hamed , les Juifs ne sont pas des Martiens , venus s’installer sur une terre sans liens avec leur vie historique et spirituelle. C’est la différence avec un colonisateur , qui n’a aucun lien , ni historique ni religieux , et dans la langue est née , ailleurs que sur la terre colonisée

         C’est ce que vous devriez expliquer dans vos articles , après , il est juste et normal, que vous fassiez vos critiques et vos condamnations  sur la politique israélienne. Israël n’est pas la France en Algérie, ni la Grande Bretagne en Inde.

        Après , l’installation des juifs sur leur terre par Cyrus le Grand ( un Perse) , il y a eu bien plus tard , la guerre judéo-romaine , où Titus assiège Jérusalem , détruit le Second Temple. Cette défaite , et la destruction du Temple en 70 av.JC , suivie de déportation fut le commencement de la diaspora pendant plus de 2 000 ans. 



      • Jonas 22 octobre 18:18

        @Hamed (2) 

        L’expression « Peuple élu » « , Peuple électeur . Par Jacques Attali et le rabbin Delphine Horvilleur.

        << L’expression de »Peuple élu« -traduction approximative de l’hébreu »Am Ségoula«  peut mettre mal à l’aise : elle a justifié nombre de persécutions et s’accorde mal avec les valeurs d’universalité et d’ouverture des juifs d’aujourd’hui tournés vers la cité. 

        Jacques Attali, commence par récuser cette expression , remarquant , qu’elle n’est nulle part présente dans les textes juifs ; elle a été forgée par les antisémites pour stigmatisés les juifs , menant aux sentiments et aux violences que l’on sait. Il préfère parler de peuple distingué. -une des nombreuses traductions possibles de Am Ségoula, rappelées par le rabbin Delphine Horvilleur- plutôt que peuple élu. Dieu à distingué les Juifs d’entre tous les peuples , en leur confiant une fonction toute particulière celle de -réparer le monde » ( traduction de l’ hébreu -Tikoun olam)   
        Dieu laisse en effet aux êtres humains et en premier au peuple juif , le soin de terminer le travail divin, de rendre le monde plus juste , plus harmonieux Le roi Salomon , met ainsi en garde son peuple lors de l’inauguration du Temple. << Nous sommes aujourd’hui riches et puissants , mais souvenez-vous bien que nous ne serons jamais heureux si les 70 peuples qui nous entourent ne sont pas heureux avant nous >> 

        Réparer le monde aujourd’hui renvoie selon Jacques Attali à deux grands enjeux : l’écologie et la lutte contre la pauvreté. 

        « Am Ségoula » veut dire aussi«  peuple nomade » qui doit s’adapter à des circonstances changeantes. 

        Voilà @Hamed , ne sachant pas , vous expliquez intelligemment l’expression « Peuple élu » j’ai eu recours a un intellectuel bien connu et un rabbin femme libérale. 


      • Hamed 22 octobre 20:56

        @Jonas

        Votre réponse satisfait dans un certain sens mais pas assez. Il n’y a pas l’argument-force sur le sens du peuple élu et de son errance à travers le monde, et ses souffrances. Et c’est effectivement un peuple élu, ou « préféré » comme c’est écrit dans le Coran.

        Ô enfants d’Israël !  Rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés et comment Je vous ai préférés à toutes les autres nations (de l’époque). (Coran 2:47)

        Et redoutez le jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre ; où l’on n’acceptera d’elle aucune intercession ; et où on ne recevra d’elle aucune compensation. Et ils ne seront point secourus.(Coran 2:48)

        Et [rappelez-vous] lorsque Nous vous avons délivrés des gens de Pharaon ; qui vous infligeaient le pire châtiment : en égorgeant vos fils et épargnant vos femmes. C’était là une grande épreuve de la part de votre Seigneur.(Coran 2:49)

        Et [rappelez-vous] lorsque Nous avons fendu la mer pour vous donner passage !... Nous vous avons donc délivrés, et noyé les gens de Pharaon, tandis que vous regardiez.(Coran 2:50)

        Et [rappelez-vous] lorsque Nous donnâmes rendez-vous à Moïse pendant quarante nuits !... Puis en son absence vous avez pris le Veau pour idole alors que vous étiez injustes (à l’égard de vous-mêmes en adorant autre qu’Allah).(Coran 2:51)

        Mais en dépit de cela Nous vous pardonnâmes, afin que vous reconnaissiez (Nos bienfaits à votre égard).

        (Coran 2:52)

        Ceci étant, je pense qu’il y a une réponse plus simple, plus rationnelle, plus facile à comprendre, qui explique l’errance du peuple juif et aussi pourquoi il a été le peuple élu. Et elle justifie ce qui est dit du peuple juif, comme si vous voulez « il était chargé inconsciemment d’une mission même s’il a mal agi parce que c’est aussi un peuple humain confronté au bien et au mal de par ce monde. »

        A vous de me dire votre opinion. Et pont besoin de Attali, elle est phénoménologique, et d’origine divine du moins ce que ma pensée me laisse à penser du peuple juif.

        Donc, vous recevrez ma réponse et à vous de comprendre. Cdl


      • Jonas 22 octobre 08:55

        @ Les Etats Arabes ont trahi les palestiniens par trois fois qui comptaient pour du beurre à leurs yeux.

        1) La première trahison. La Résolution 181 , le partage du restant de la Palestine , (puisqu’une grande partie , fut attribuée au royaume de Transjordanie) en trois partie. 

        a)Un Etat juif

        b Un Etat Arabe et non palestinien.

        c) Une Zone sous régime international particulier. 

        Les pays arabes comme des nomades attardés , selon les dires de Ghassan Tuéni, que je rapporte dans mon premier post, ont refusé le partage.

        Puis quand le nouvel Etat d’israël a été proclamé , vendredi 1948 à 16 heures, cinq Etats Arabes , l’attaquent ( Egypte-Syrie-Irak-Liban et la Transjordanie ) dont le commandant suprême de toutes ces forces fut le roi Abdallah de Transjordanie. Voir le journal Le Monde du 16/17 mai 1948. numéro 1027.

        2) Deuxième trahison. Une fois défaits les pays arabo-musulmans , signent un armistice , en 1949,  l’Egypte garde Gaza et la Transjordanie , elle , annexe la Cisjordanie et jérusalem-Est , 

        Aucun de ces pays qui soi-disant ont fait la guerre pour défendre les droits des Palestiniens , n’ont plus pensé a eux en créant un Etat Palestinien en attendant que les événements s’éclaircissent , non , ils se sont contentés de garder les territoires acquis, , jusqu’à leur défaite de juin 1967.La Ligue Arabe , quant à elle , ne trouvait rien à dire sur le comportement de l’Egypte et de la Jordanie, de 1949 à 1967. Aucune réunion de l’Assemblée générale demandant a la Jordanie et a l’Egypte de se retirer pour créer un Etat palestinien. 

        3) Troisième trahison. Les trois non de Khartoum , ni paix , ni reconnaissance ni réconciliation, puis les deux pays ont signé la paix , avec Israël, l’Egypte en récupérant la totalité du Sinaï et la Jordanie , afin qu’Israël veille sur sa sécurité.

        Peut-être que vous Hamed , de là où vous êtes , connaissant le passé du monde et scrutant son avenir , vous pouvez satisfaire ma curiosité en répondant a ces simples questions. 

        Quels étaient les noms des différends chefs de gouvernement successifs des Palestiniens avant la création d’Israël en1948 ? 

        Les limites des frontières de cet Etat palestinien souverain ?

        La monnaie de cet Etat souverain

        Quel était le drapeau de la Palestine souveraine avant 1948 ?

        La capitale de cet Etat souverain Palestinien ? 

        Quels sont les Etats de part le monde qui avaient reconnus l’Etat souverain Palestinien avant la création d’Israël en 1948 ? 

        De 1949 à mai 1967 ( avant la guerre des six jours) les noms des chefs ou de gouvernements Arabes et musulmans qui ont prié à la mosquée El-Aqsa ?

        Merci a vous. 
         


        • Hamed 22 octobre 19:56

          @Jonas

          Bonjour,

          Vous me dîtes :

          "Peut-être que vous Hamed , de là où vous êtes , connaissant le passé du monde et scrutant son avenir , vous pouvez satisfaire ma curiosité en répondant a ces simples questions. 

          Quels étaient les noms des différends chefs de gouvernement successifs des Palestiniens avant la création d’Israël en1948 ? 

          Les limites des frontières de cet Etat palestinien souverain ?

          La monnaie de cet Etat souverain

          Quel était le drapeau de la Palestine souveraine avant 1948 ?

          La capitale de cet Etat souverain Palestinien ? 

          Quels sont les Etats de part le monde qui avaient reconnus l’Etat souverain Palestinien avant la création d’Israël en 1948 ? 

          De 1949 à mai 1967 ( avant la guerre des six jours) les noms des chefs ou de gouvernements Arabes et musulmans qui ont prié à la mosquée El-Aqsa ?« 

          Tout ce que vous me demandez, Jonas, vous le savez pertinemment et probablement plus que moi. Et puis à quoi cela servirait ? C’est juste un rappel d’événement et de noms historiques et qui ne m’intéressent pas. En ce qui me concerne, je m’occupe d’économie mondiale et de philosophie d’histoire, celle-ci est plus à même de déchiffrer le sens de la marche du monde.

          Vous me dîtes ensuite :

           »Excusez-moi , d’être terre-terre. moi je parle de géopolitique actuelle , le passé est passé et demain c’est un autre jour. 

          C’est vous , qui constamment , à chacun de vos article , vous parlez des palestiniens, comme si les 500 millions d’arabo-musulmans répartis sur 21 pays n’existaient pas . , comme si les seules et uniques souffrances dans ce monde arabe , sont cantonnées aux seuls Palestiniens , celles de Somalie, Soudan, Libye, Egypte , Syrie, Irak Yemen , Algérie et autres n’existent pas. Comme si ces pays existant depuis des décennies vivent en harmonie et ne défrayent pas la chronique par leur misère, révolte, conflit, souffrance etc qui débouchent sur les flux migratoires. 

          << Il est temps d’arrêter de se servir de la Palestine. Arrêtez de vous servir de la cause palestinienne>> , avait déclaré Saeeb Erakat , aux pays Arabes. 

          Oui , vous devez , arrêtez , d’utiliser la cause palestinienne , pour détourner les revendications légitimes des peuples arabes contre leur lamentable situation , ce qui se passe en Algérie n’est pas dû à la cause palestinienne mais au bilan désastreux des dirigeants successifs de votre pays .« 

          Pourquoi vous vous me dîtes d’arrêter de me servir de la cause palestinienne ? Cela vous dérange à ce point, Jonas ? Surtout que j’ai énoncé qu’ils ont une formidable »volonté de puissance« en eux pour affronter les exactions et les crimes israéliens contre un peuple qui s’est battu de nombreuses années avec des pierres contre les chars israéliens. Précisément, c’est cette »volonté de puissance" et l’élan vital qui propulse cette puissance qui a permis au peuple palestinien de tenir face à l’adversité. Et c’est cela que vous devez comprendre, Jonas.

          Vous ne pouvez pas être contre Dieu qui vous a créé. Certes Il a permis à Israël d’être armé jusqu’aux dents mais, en revanche lui a enlevé une grande partie de la pugnacité de la guerre. Israël a une volonté de puissance affaiblie par le fait qu’un peuple très peu armé qui n’a qu’une police et pas d’armée, et qui tient tête à une puissance militaire régionale. Armée par les bons soins de l’Amérique.

          Si on demandait au peuple israélien de parler en toute liberté, et bien sûr que l’on enlèverait la protection américaine qui ne cherche qu’à utiliser Israël pour maintenir sa mainmise sue les grands gisements de pétrole de cette région, et qu’il n’y a plus de protection US ni aide financière, il est certain que le peuple israélien demanderait à faire la paix avec les Palestiniens. Et finira cette peut qui pèse sur Israël, et cette recherche de puissance mécanique qui tôt ou tard ne lui servira pas.

          De toutes les façons, le monde change, il est en crise. Les rapports de force changent. L’Europe et les États-Unis s’affaiblissent face au reste du monde. Et Israël sera inévitablement touché. Et dans tout cela, il y a la main de Dieu qui règlemente la marche de l’histoire. Et il y a la lutte du bien contre le mal. Et nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’histoire. Les événements de 1907, 1918, 1923, et autres dates relèvent du passé.

          Nous sommes à une nouvelle ère. Tout est en train de changer. Voyez la situation de blocage en Israël même, où corruption et un petit roi bibi qui mène un peuple par un chantage sécuritaire. Et ce peuple qui ne sait où donner de la tête, on lui raconte des fadaises, alors que c’est un peuple pacifique qui au fond ne veut que vivre en paix avec ses voisins. 

          Mais j’ai beaucoup d’espoir, viendra un jour où Palestiniens et Israéliens vivront côte à côte en paix. Ils ont bien vécu en paix avant la création de l’Etat d’Israël. Ils vivront de nouveau e paix et apprendront à s’estimer mutuellement sur un même pied d’égalité et dans la dignité, et loin des complots des grandes puissances pour asservir les peuples à leur projets de domination.

          Quant à l’Algérie, et les autres pays arabes, tous sont confrontés à des problèmes. Pourquoi ? Parce que le monde avance, la démographie est galopante et il s’agit de trouver du travail aux peuples et que les gouvernants soient moins kleptomanes, avec la complicité de l’Occident.

          Voilà, Jonas. Je sais que vous ne pourrez pas être d’accord avec moi, c’est tout à fait normal. Vous avez votre vision et surtout vous avez une formidable volonté de puissance. Heureux pour vous. Elle vous aide dans votre vision du monde.Merci pour le post.

          Cdl


        • Jonas 23 octobre 16:38

          @Hamed (1) 
          Bonjour , monsieur Coué. 
          Je vais vous répondre sur tous les sujets que vous avez voulu aborder , je ne fui aucun. Mais je le ferai en plusieurs parties , car je dois , me préparer pour un marathon avec mon club, cela prend du temps 

          La phrase que j’ai cité et que vous avez relevée est du palestinien Seeb Erakat ancien compagnon de route de feu Yasser Arafat << Il est temps d’arrêter de se servir de la Palestine. Arrêtez de vous servir de la Palestine.>> 

          Seeb Erakat, constate tardivement que les régimes arabo-musulmans , utilisent les Palestiniens , pour se maintenir au pouvoir. Pour détourner l’attention de leur peuple.Ce. sont les Palestiniens qui aident les régimes Arabo-musulmans et non l’inverse. Sauf évidemment de marquer leur fraternité verbale dans les forums internationaux.

          Seeb Erakat , rejoint quelques années après , la phrase de feu Hassan II, du Maroc << La Palestine c’est l’aphrodisiaque des pays arabes.>> 

          C’est Abu Mazen , qui s’est révolté à plusieurs reprises contre le non payement de leurs obligations pécuniaires aux palestiniens, par les pays arabo-musulmans.

          Les Etats-Uns ont cessé dernièrement leur contribution , aucun pays arabo-musulmans ou musulmans non arabes n’a pris la relève. Pourtant certains de ces pays sont gorgés de milliards de dollars. 

          Un bras de fer s’est déroulé entre Abu Mazen , et Nétanyahou , sur les taxes, ne voyant rien venir des pays arabo-musulmans , pour suppléer , cette rentrée importante  Abu Mazen a avalé son chapeau. 

          @Hamed, moi, Jonas, je ne vous interdit pas de soutenir les palestiniens c’est votre droit, ce que je vous reproche , c’est d’oublier , les autres personnes arabo-musulmanes et musulmane non arabes , qui souffrent autrement plus que les palestiniens. Ce dont je vous accuse c’est de fermer les yeux ,et la bouche sur les massacres , les persécutions , tyrannies et brimades des autres musulmans, parce qu’ils n’ont pas Israël en face.

          Autrement dit ce n’est ni la pitié , ni la compassion qui vous animent , mais la haine d’Israël.Vous n’aimez pas , israël , parce qu’Israël , montre que même dans une région désertique et sans ressources , le génie des hommes peut faire des miracles . Hamed, allez visionner , sur TFI, 50 MINUTES Inside .Tel Aviv. et comparez avec les villes des pays arabo-musulmans , mêmes ceux du Golfe , qui achètent et ne produisent rien que du pétrole. Sans le pétrole ces pays seraient restés état autrefois. 


        • Hamed 23 octobre 22:01

          @Jonas

          Bonjour Jonas,

          Je ne vous réponds pas pour votre dernier post. Comme d’habitude vous ressasez les mêmes pensées. Je ne peux rien et je n’ai rien à dire sur ce ces sujets.

          Cependant, comme je vous l’ai dit, je vous donne ma vision sur l’errance juive et le mythe du peuple élu qui sont à bien de titres liés. Comme je vous l’ai dit par ma précédente réponse. Ce qui est dit sur le peuple juif et qui le justifie, c’est un peu " comme si le peuple juif était chargé inconsciemment d’une mission même s’il a mal agi parce que c’est aussi un peuple humain confronté au bien et au mal de par ce monde.« 

          Évidemment, c’est une approche métaphysique que j’émets là, elle paraît cependant très vraisemblable. Il y a eu bien sûr d’autres prophètes avant lui dont Abraham, Noé, et d’autres. Mais Moïse avec Jésus et Mahomet sont les trois derniers. Mais l’islam environ 1400

          En effet, la première religion monothéiste et Moïse est premier prophète qui est apparu aux hommes dans l’histoire antique, et si on prend les origines des religions des dernières, on a 1441 pour l’islam, 2019 pour le christianisme, et environ 1 millénaire avant J. C. pour le judaïsme, ce qui fait pour la plus ancienne religion monothéiste environ 3000 ans.

          Or, qui sont les adeptes de cette religion ? Ce sont évidemment le peuple juif. Dès lors, 1000 ans avant Jésus Christ, ce sont le Juifs qui ont porté cette religion, alors que les peuples du reste du monde n’avait pas de religion ou était animistes. On peut penser que ce sont les seuls êtres humains à suivre une religion divine. Dès lors les Juifs étant proches de Dieu, il est tout à fait normal qu’ils sont les »préférés" de Dieu par rapport aux autres humains.

          Et donc Dieu, dans ses desseins, a fait du peuple juif le premier embryon d’une humanité croyante. Et c’est lui qui a soudé le peuple juif autour de cette religion. En clair, ce ne sont pas les Juifs qui furent des Juifs, mais Dieu qui a fait les Juifs des Juifs.

          Sans Dieu, les Juifs se seraient mélangés aux autres peuples, et il n’y aurait pas eu de Juifs ni de religion hébraïque. Parce que dans le dessein de Dieu, la religion judaïque devait être protégé, et pour être protégé, il faut protéger les fidèles de cette religion. Et c’est ce dessein de Dieu qui en fait du peuple juif son peuple préféré, même s’ils ont commis le mal, ce qui est en rapport avec la nature humaine.

          Maintenant, pourquoi le peuple juif s’est trouvé dans l’errance ? Cela se comprend, Dieu a disséminé à travers le monde le peuple juif pour progressivement humaniser l’humanité. Et les souffrances qu’ils ont enduré ont été un peu un sacrifice pour Dieu dans ses desseins. D’ailleurs, Dieu leur a rendu beaucoup de ses souffrance en bien. Le plus grand nombre de savants ont été les Juifs, la finance du monde, les Juifs.

          Dieu, Allah a voulu armé les Juifs devant l’adversité, et il leur a donné la science et le pouvoir de l’argent. Ce qui poussé les autres peuples à reconnaître leur esprit, leur pouvoir tant scientifique que dans l’argent. Sans ces deux pouvoirs que Dieu leur a octroyés, les Juifs auraient été incapables à s’imposer parmi les puissants de ce monde.

          Donc c’est Dieu, à l’origine de la conception de l’humanité. Puis sont venus les deux religions sœurs, à environ un millénaire d’intervalle pour la deuxième, avec la venue du Christ, et environ 630 ans après celle-ci pour la troisième, avec la venue de Mahomet.

          Et ces trois religions ont joué un rôle central dans la formation de l’humanité. Aujourd’hui, une partie du peuple juif s’est créé un foyer par la force en Palestine. Il est évident qu’un nouveau processus a commencé en 1948, mais cette fois-ci dans le monde arabe. Avec toutes les conséquences directes et nécessaires, et les effets de ces conséquences nécessaires sur l’ensemble du monde.

          Voilà, Jonas, pour vous faire réfléchir sur la destin du peuple juif et l’impact qu’il a eu sur le cours de l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui un destin partagé avec le monde arabe parce qu’il y a élu domicile, ou plutôt Dieu lui a choisi un lieu en terre d’origine des religions monothéistes. Avec toutes les souffrances mais c’est un chemin tracé inévitable. 

          Je crois que cette réponse clôt l’échange. Cdl


        • Jonas 24 octobre 10:01

          @Hamed
          Bonjour , 
          Les Kurdes sont des musulmans , qui ont plus de droits que les palestiniens «  peuple inventé » d’avoir un Etat, mais que vous les Arabo-musulmans et musulmans non arabes , vous persécutez et vous maltraiter depuis des décenni et auxquels vous refusez un Etat. 

          Les Kurdes se battent , contre les armées arabes et musulmanes , sans mettre leurs enfants et leurs femmes devant , et ne se cachent pas dans les abris , comme le« peuple inventé. »
          ** Les Palestiniens ont de la chance , de ne pas avoir affaire a leurs frères en religion. Leur situation au Liban ( 70 professions interdites ) cantonnés dans des camps insalubres ) Le siège du camp de Yarmouk près de Damas pendant 2 ans , sous la faim et la soif , dont l’imam autorise de manger des chiens et la mort de + de 3750 palestiniens. 

          Dans mon prochain post , je déclinerai , une liste non exhaustive , du nombre de mort , d’arabo-misulmans et musulmans non arabes , victimes de leurs propres frères. Conflit politiques internes, , externes , guerres, coups d’Etat guerres civiles , comme dans votre pays avec 200 000 morts , au Liban 150 000 morts etc. 

          Vous êtes silencieux , par manque de courage , de prendre position , sur l’invasion , d’un pays arabe, la Syrie, par un pays musulman , les bombardements et les morts et  vous voulez faire croire au monde naïf que vous êtes pour un Etat Palestine , alors que ce slogan ne sert qu’a justifier le maintien au pouvoir des dictatures arabes. 

          Je me force toujours de vous répondre et ne me dérobe jamais, comme vous le faites aux questions qui vous embarrasse. 
          Je vous ai répondu sur la diaspora juive en m’appuyant sur des faits historiques de l’antiquité , afin de démontrer l’antériorité du peuple juif sur la terre de ses ancêtres. Nabuchodonosor , Cyrus , Titus, sont venus combattent le peuple juif sur sa terre natale pour dominer la région. Les Arabes étaient dans leur désert d’Arabie conduisant les caravanes et se faisant la guerre les uns les autres pour agrandir leurs tribus. Car à l’époque des rois en Israël, les arabes étaient des bédouins , qui ne survivaient , que par les razzias ce que le Prophète de l’islam a repris des dizaines au VIIe siècle de notre ère. 

          La définition de la Palestine dans le Larousse de de 1925 :

          <<Palestine contrée de la Syrie , entre la Phénicie au Nord, la Mer morte aux Sud, la Méditerranée a l’Ouest, et le désert de Syrie à l’Est, arrosé par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite , resserrée entre la mer le Liban et parcourue par le Jourdain, qui s’y jette dans la mer Morte. . Elle est appelée aussi dans l’Ecriture sainte ;Terre de Chanaan,Terre promise et Judée, c’est aujourd’hui ( 1925) un Etat Juif sous le mandat de  l’Angleterre .

          Avant la création de l’Etat d’Israël , jamais les Arabes de Palestine n’ont réclamé un Etat propre .C’est d’ailleurs pourquoi , vous@Hamed vous êtes incapable en dehors de votre fantasme , de répondre a mes questions sur l’existence d’un Etat Palestinien avant 1948, ses dirigeants, ses frontières , sa monnaie , sa capitale etc .Vous refusez , parce que un Etat Palestinien est un « mythe ».
           
          Ce sont les Arabes eux-mêmes qui le disent ,en 1919, au cours de la réunion du premier congrès , d’associations musulmanes et chrétiennes , convoqué a Jérusalem. pour choisir les représentants de la conférence de paix à Paris.

          << Nous considérons la Palestine comme une partie de la Syrie Arabe, dont elle n’avait jamais été séparée . Nous sommes liés à elle par des liens nationaux, religieux, naturels économiques et géographiques.>> Ce que d’ailleurs , Ahmed Shukeiri, né en Egypte et désigné par Nasser dans les années 1960, comme  le premier président de l’OLP, celui-ci déclare au Conseil de sécurité en 1950 : <<Il est de notoriété publique que la Palestine n’est rien d’autres que la Syrie du Sud.>> . CQFD


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 22 octobre 12:58

          @Hamed

          Vous vous dites « chercheur » et vous ignorez l’histoire des USA ? 

          — Vous dites : « Les Etats-Unis étaient aussi une colonie, ils sont devenus la premiètre piissance du monde. »

          Mais ils sont toujours une Colonie en terres indiennes. Une colonie que j’appelle toujours dans mes écrits « Super Colonie des Visages pales en Terres indiennes ». Vous comprenez ce qu’est « l’Indépendance américaine » ou pas ??? Je ne gémis pas, en lisant votre réponse j’ai envie de crier ! Vous pensez à quoi ou à qui en disant « Indépendance américaine » ??? Vous pensez aux Visages Pales occidentaux qui se sont affranchis de la Vieille Europe ou aux Indiens toujours sinistrés dans leur Réserves ??? 

          — La Corée du sud ??? Vous ne savez pas que la Corée a été amputée de sa moitié ??? 

          — Vous comprenez à l’envers :
          « »Si vous arrivez à comprendre que cela ne sert à rien de reprocher aux autres comme par exemple » Les Algériens arriveront-il à se libérer du « Logiciel colonial »

          Car moi, je ne reproche pas aux Algériens d’avoir été colonisés, je les invite à se libérer du Logiciel colonial (culture et histoire) qui les maintient sous l’influence et sous le contrôle de la France !

          — Votre perspicacité étonne le monde, vous dites : « »Une personne qui gémit sur elle-même signifie qu’elle une »volonté de puissance« forte.« »

          Tiens, moi je pensais qu’une personne qui gémit est une personne abattue, vaincue et qui n’est plus capable de lutter ou de résister ... 

          PS : Monsieur Hamed, je préfère le silence plutôt qu’une réponse biscornue de votre part !


          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 23 octobre 13:41

            @Hamed 

            Suite à votre post du 22 octobre 18:57

            Je vous réponds mais comme vous n’êtes pas la seule personne concernée par mes écrits et par la « Question algérienne », alors je continue à le faire en utilisant le dialecte de Voltaire. 

            Voyons, il n y a pas meilleure réponse que ce rappel de 2013 que je vous conseille de bien lire, relire et ruminer jusqu’à ce que vous ayez une idée sur ce qui a pu produire l’anarchie algérienne d’aujourd’hui :

            Je suppose que vous avez aujourd’hui l’âge qui ne doit pas faire de vous un ignorant de l’Algérie des années 1970. 30 millions d’Algériens (ceux qui n’étaient pas nés en 1980 et ceux qui étaient encore des gamins ne comprennent rien à la situation d’aujourd’hui...) 


            « PAS DE MAGOUILLES » !!!

            https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/pas-de-magouilles-/753095038049245/

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