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Accueil du site > Tribune Libre > « Le jeu de la mort » sur France 2 : la dangereuse soumission aveugle à (...)

« Le jeu de la mort » sur France 2 : la dangereuse soumission aveugle à l’autorité expliquée à tous

On en redemande. Il est si rare que la télévision publique se hisse au niveau de sa mission. Le documentaire de Christophe Nick, « Le jeu de la mort  », diffusé sur France 2 mercredi 17 mars 2010, est l’exemple de ce qui peut se faire de mieux. L’idée d’observer les acteurs d’une émission de « télé-réalité » en imitant les expériences menées entre 1960 et 1963 à l’Université de Yale par Stanley Milgram sur la soumission à l’autorité, est très intéressante. Les autorités auxquelles les individus sont confrontés sont diverses, mais la soumission aveugle qu’ils leur vouent en majorité, est toujours - hélas ! - la même à quelques degrés près.

Sans doute retrouve-t-on dans la tragédie filmée les procédés d’attirance qui lui sont constitutifs. Une attente fébrile est effectivement organisée. Elle vise à capter l’attention, la soutenir et la réactiver : la question est, en effet, de savoir jusqu’où les joueurs, chargés de questionner leur élève partenaire qui doit retenir des couples de mots, iront sur ordre dans la cruauté, puisqu’à chaque erreur, ils le punissent par décharges électriques qui s’additionnent, de 15 à 460 volts. Inévitablement, l’exhibition du malheur d’autrui stimule les réflexes attendus : c’est d’abord le réflexe inné de voyeurisme qui suscite une sorte de sidération et ce sont ensuite les réflexes de compassion pour la victime innocente et de condamnation du bourreau puisque la distribution manichéenne des rôles sépare bien le camp du Bien du camp du Mal.
 
La grande différence avec les films ou émissions qui usent abusent de ces procédés d’expression, vient de ce que ceux-ci ne sont pas ici une fin en soi, mais un simple moyen d’accéder à un savoir au-delà de la souffrance exhibée. L’expérience est d’abord commentée soit en voix off, soit par séquences intercalées où l’équipe scientifique dirigée par le psychologue Jean-Léon Beauvois explique les réactions observées. Ensuite, le film n’est pas un récit linéaire mais un montage livrant par ellipses un échantillon des 80 personnes étudiées : on les voit, par exemple, en série, dans leurs réactions comparables ou différentes aux mêmes étapes de l’expérience.
 
L’exhibition de la souffrance du bourreau et non de la victime
 
 Surtout, le simulacre de la souffrance de la victime est éventé d’entrée : le spectateur sait qu’il ne s’agit que d’un comédien qui ne reçoit aucune décharge électrique et qui mime les cris de la douleur à l’insu du questionneur. Dès lors, le paradoxe est que le spectateur est invité à observer non plus la souffrance de la victime, mais celle de son bourreau. L’a-t-il jamais fait ? La soupçonnait-il ? Car celle-ci revêt des formes variées aux différents paliers de la violence croissante infligée sur ordre.
 
- Le questionneur commence par le rire-exutoire aux premiers cris entendus pour évacuer la tension qu’il sent monter en lui.
 
- Il essaie ensuite de ruser pour la contenir en se donnant bonne conscience : il insiste lourdement par l’intonation sur la réponse attendue pour aider sa victime ; si elle ne comprend pas, eh bien ! tant pis pour elle ! Il ne peut rien pour elle. Elle mérite ce qui lui arrive !
 
- Il en vient alors à tenter de l’ignorer en l’évacuant de son champ de perception : il couvre ainsi ses cris de douleur par la question qu’imperturbablement il est chargé de poser.
 
- Seulement, trop, c’est trop ! N’en pouvant plus, il tente de négocier avec l’animatrice, jouée par Tania Young, l’arrêt du martyre qu’il inflige. L’intensité du conflit vécu réellement par le sujet vient de ce qu’il est écartelé entre deux obligations morales rigoureusement inconciliables que lui rappelle sa conscience : 1- celle de ne pas faire souffrir gratuitement son semblable et 2- celle d’obéir à l’autorité qu’il juge légitime. Or, se soumettre à l’une des obligations implique de transgresser l’autre et inversement. Quant à s’en aller, ce n ‘est pas simple non plus : le sujet s’est engagé à accomplir ce qu’on lui demande : toute une organisation exerce sur lui une emprise à laquelle il s’est prêté volontairement.
 
La conjugaison de la pression de l’autorité et du groupe sur l’individu
 
Devant les injonctions rituelles de l’autorité représentée par l’animatrice - « Ne vous laissez pas impressionner  », « Le jeu exige que vous continuiez » - 19 % seulement des joueurs décident de désobéir, en s’effondrant parfois en larmes, quand 81 %, « bêtes et disciplinés  », conviendront-ils ensuite, continuent la besogne jusqu’à infliger 460 volts à quelqu’un qui ne leur a rien fait. La moyenne obtenue par Milgram est dépassée : celle-ci s’élève à 63 % de sujets pour les 18 variantes de son expérience de base, qui étudiaient l’influence de divers facteurs comme la proximité ou non de la victime, la présence ou non d’un camarade, un laboratoire universitaire ou un local banal, le désaccord entre deux autorités et même le rôle de victime joué par l’autorité.
 
On a tout lieu de penser que ces pourcentages sont des résultats minimaux, car le laboratoire ne peut reproduire l’investissement affectif des individus dans la vie ordinaire, ni les menaces de représailles plus ou moins graves qui pèsent le plus souvent sur une désobéissance. Le studio de télévision ne les reproduit pas davantage.
 
En revanche, l’écart de résultats entre les deux types d’expériences peut être l’effet de l’adjonction dans le studio de télévision d’une force inconnue dans le laboratoire de Milgram : la pression exercée par le groupe sur l’individu. Quand le questionneur hésite, l’animatrice demande en dernier recours à la claque du studio de l’encourager dans sa sale besogne : « Châtiment ! Châtiment ! » scande-t-elle en choeur. La conjugaison de la pression de l’autorité et de celle du groupe accroît, on le voit, la vulnérabilité de l’individu qui abandonne toute prise de décision personnelle à une source extérieure à lui-même. Étudiée de façon spécifique par Solomon Asch dans des expériences célèbres entre 1952 et 1956 à l’Université de Pennsylvanie, cette interférence de la pression du groupe sur l’individu, mériterait d’être traitée pour elle-même dans un prochain documentaire comparable : le spectacle tragique ne serait pas moins garanti. 
 
Une éducation urgente dictée par les massacres du 20ème siècle
 
Dans l’attente, grâce à France 2, les expériences de Stanley Milgram réalisées il y a un demi-siècle, ont été présentées à nombre de téléspectateurs qui les ignoraient. Qui les connaît, en effet, si l’on excepte les cercles dirigeants qui, depuis, ont su en tirer parti pour manipuler femmes et hommes ? Dans quels programmes de l’enseignement secondaire ont-ils trouvé place ? Y a-t-il réflexion plus urgente pourtant après les désastres de deux guerres mondiales au 20ème siècle ? Ces expériences ont, en effet, établi que pour détruire les hommes industriellement ou artisanalement, des gouvernants malveillants ont besoin non pas de pervers, mais de bons fonctionnaires, obéissants, loyaux et d’une conscience professionnelle irréprochable : en somme, le Bien par l’obéissance peut être mis au service du Mal.
 
Il ne s’agit pas, comme certains voudraient le faire croire pour discréditer la réflexion, de prêcher l’insoumission à l’autorité comme règle cardinale. Aucune société ne peut survivre sans une autorité légitime qui l’organise. Mais après les massacres du 20ème siècle, il convient seulement de responsabiliser les citoyens, si l’humanité veut survivre. Car une autorité sans contrôle peut devenir malveillante. Telle a été la leçon du Procès de Nuremberg entre 1945 et 1946 et celle du procès de Maurice Papon en 1998 : les accusés ont tous adopté devant le tribunal la même ligne de défense : « Je ne suis pas responsable  ! ont-ils tous répété. J’ai obéi aux ordres ! ». Depuis, quel progrès a été enregistré si on excepte quelques cas isolés comme le général Jacques de Bollardière qui s’est élevé contre la torture en Algérie ou des soldats comme Noël Favrelière dont le récit « Le désert à l’aube  » raconte comment il en est venu à devoir déserter en Algérie pour des objections de conscience comparables ?
 
Les coupables des écoutes téléphoniques de l’Élysée, en 2007 et 2008, par exemple, ont repris l’ argument des condamnés de Nuremberg et de Papon : « J’ai obéi aux ordres ! » Or, dans les trois cas, les juges ont précisément, reproché aux prévenus leur obéissance et les ont condamnés pour n’avoir pas désobéi. Sans eux, les crimes et les délits perpétrés n’auraient pu l’être. Puisque l’Histoire montre qu’une autorité peut être malveillante, le contrôle du contenu des ordres reçus avant leur exécution est une question de survie de l’espèce humaine : ce devrait être un des objectifs d’une éducation citoyenne au 21ème siècle. 
 
Les trois conduites imbriquées d’une soumission aveugle à l’autorité
 
Les expériences de J.-L. Beauvois relatées par le film de C. Nick peuvent y aider. Elles ne font que confirmer celles de Stanley Milgram dont le film d’Henri Verneuil, « I comme Icare  », avait déjà présenté un résumé en 1979. La soumission aveugle à l’autorité qui peut être redoutable dans ses conséquences, résulte, en effet, de l’imbrication de trois conduites dangereuses.
 
1- L’une est appelée par Milgram « la syntonisation » : le sujet est « sur la même longueur d’onde » que l’autorité, et donc en état de réceptivité maximale vis-à-vis d’elle. Cette syntonisation présente deux aspects. 1- Elle entraîne une acceptation aveugle de la situation définie par l’autorité, au prix d’une abdication par le sujet de son intelligence et de son idéologie personnelle. 2- Elle provoque ensuite une limitation étroite du champ de perception du sujet : les cris de douleur de la victime restent cantonnés en lisière de perception, voire carrément oubliés. On le vérifie ici en cours d’expérience quand le sujet couvre les cris de sa victime par la question qu’il s’obstine à lui poser comme si de rien n’était.
 
2- La deuxième conduite est l’intégration de l’individu autonome au sein du système hiérarchique que Milgram nomme « l’état agentique ». On en relève deux manifestations : 1- l’une est l’abandon du contrôle personnel par le sujet sur les actes prescrits par l’autorité : si l’éducation apprend à l’individu à maîtriser ses pulsions asociales, jamais ne lui est enseigné un contrôle personnel des actes imposés par l’autorité. 2- Il s’ensuit une réorientation du jugement moral du sujet : il fait de l’autorité le seul juge du Bien et du Mal, et, par conséquent, de l’obéissance le critère du Bien et de la désobéissance, le critère du Mal. C’est ainsi que par l’obéissance le Bien peut être mis au service du Mal. 
 
3- La troisième conduite, conséquence des deux premières, est l’abandon de toute responsabilité. Celui-ci découle de l’enchaînement de trois attitudes complémentaires : 1- L’une conduit le sujet à ne plus percevoir son acte comme émanant de lui-même. 2- L’autre l’amène, en effet, à l’imputer exclusivement à l’autorité qui le lui a prescrit : « Je ne suis pas responsable  ! répondent invariablement les accusés de Nuremberg, M. Papon et les écouteurs de l’Élysée. J’ai obéi aux ordres !  » 3- Au rétrécissement du champ de perception correspond, enfin, le rétrécissement du champ de la responsabilité : a- L’individu se sent comptable (responsable) de l’exécution de l’ordre ; b- mais il ne se sent pas responsable du contenu de cet ordre. c- Les vertus célébrées deviennent « le sens du devoir », « la loyauté » et « la discipline ».
 
« Le leurre d’appel autoritarien » plutôt que « l’argument d’autorité »
 
Ces expériences éclairent pour finir les raisons de la puissance de « l’argument d’autorité » dans la relation d’information et de son usage si fréquent avec ses diverses variantes, qu’il s’agisse d’un dirigeant, d’une institution, de la tradition, des médias, d’une star ou même de la Nature présentée comme bonne. Vu le nombre de sujets soumis aveuglément à l’autorité, « l’argument d’autorité » ne peut qu’être reçu avec une crainte révérencielle par la majorité des gens : une autorité, croient-ils, ne se trompe pas et ne peut les tromper. Est-ce pourtant ce que l’Histoire enseigne ?
 
On est en présence d’une complexion psychologique originale : Milgram appelle « autoritarien » l’individu qui ne trouve son équilibre psychologique que dans une adhésion aveugle à l’autorité. On n’imagine pas, en effet, la panique et la détresse qui peuvent saisir l’autoritarien(ne) en cas de conflit inopiné avec son autorité : c’est le sol qui se dérobe sous ses pieds. L’irresponsabilité dans laquelle il ou elle a été toujours bercé(e), est si confortable qu’une soudaine confrontation avec l’autorité provoque chez l’intéressé(e) un traumatisme psychique qui le ou la désoriente moralement. Aussi à l’expression « argument d’autorité » préfère-t-on l’appellation « leurre d’appel autoritarien ». Un argument soutenu par une autorité, en effet, n’est pas forcément infondé, comme le laisse penser à tort l’expression. L’appellation « leurre d’appel autoritarien » met, au contraire, l’accent sur la relation dommageable de soumission aveugle à l’autorité dont le leurre fait usage pour obtenir de l’individu à son insu l’adhésion attendue à un produit, une personne ou une idée. Paul Villach 
 

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71 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 19 mars 2010 12:21

    Il manque tout de même un chiffre TRES important dans ceux qui sont rapportés par Milgram ou au cours de cette reconstitution, c’est celui des personnes contactés et qui refusent le principe de l’expérience. Il relativise les 63%(Milgram) ou 81% (FR2) .Donc, ce résultat ne concerne que ceux qui ont accepté par avance le principe d’envoyer des décharges électriques pour stimuler la mémoire et non la totalité de la population.
    Même histoire que pour les élections et les abstentionnistes où les 26% des 47% de votants, ne font que 12,5% des inscrits qui votent pour le pouvoir (je le rappelle à chaque occasion).

    D’autre part, il me semble que dans les explications, on doit pouvoir ajouter une autre expérience de psychologie sociale, c’est celle de Salomon Asch qui nous décrit le désir d’un certain nombre d’entre nous de se conformer aux opinions de la majorité.
    L’obéissance, cumulée au désir de conformisme, provoquent effectivement des résultats effarants, avec les réserves démontrées précedemment.


    • morice morice 19 mars 2010 13:44

      L’obéissance, cumulée au désir de conformisme, provoquent effectivement des résultats effarants, avec les réserves démontrées précedemment.


      phénomène de groupe classique, que l’on vit ici tous les jours : un troll annonce une chose fausse : ça fait dix trolls qui disent la même chose....

    • martz 23 mars 2010 16:54

      Bonjour. Il faut ajouter à votre calcul concernant la non-participation au vote, les non-incrits qui pourraient voter. Ils représentent environ 5 à 6 millions de français, 10 à 15 % je crois. Au total, un élu aujourd’hui n’est pas loin de représenter que lui-même, ses proches, sa famille et éventuellement quelques personnes trouvées là.
      DM


    • morice morice 19 mars 2010 13:41

      ah ah ah contestable... allons-y donc les jamais contents : pour une fois, le pékin moyen a appris qui était Milgram et comment le fascisme s’imposait aux esprits qui se relâchent et vous allez faire la fine bouche ??? trop fort ça !!


      Milgram est donné en cours à Fort BENNING depuis des années : Victor Jara en est mort et un anglais a failli y rester Binyam Mohamed :



      encore 25 ans et on saura ce qui a été fait et continue d’être fait exactement à Fort Benning et ce qui a été fait à Abou Ghraïb : mais ça, bien entendu, c’est TROP pour le coupeur de cheveu en quatres, venu uniquement car ce n’est pas le contenu qui l’intéresse, mais l’auteur, qu’il incendie ailleurs... pitoyable attitude !

      • Paul Villach Paul Villach 19 mars 2010 14:38

        @ Morice

        Milgram a connu de semblables réactions hostiles (Voir la fin de son livre « Soumission à l’autorité » Éditions Calmann-Lévy, 1974). Il avait touché de la dynamite !

        Je serais tenté de voir dans cette hostilité à ces expériences une confirmation de ses expériences. N’est-elle pas une sorte de défense pour les autoritariens qui ne supportent pas de se découvrir comme tels : ce n’est pas valorisant et ça remet en cause tout leur système d’orientation morale ?

        Et pourtant, l’Histoire montre bien que les massacres de masse ont été réalisés par de bons fonctionnaires soumis aveuglément à leur autorité.

        Sans même aller rechercher ces cas extrêmes, il suffit de regarder, par exemple, dans son milieu professionnel le comportement de ses collègues envers l’autorité : ce n’est pas joli à voir ! Sur ordre, pour complaire à l’autorité, ils sont capables d’apporter leur signature à une pétition mensongère contre un collègue. Paul Villach 


      • Voris 19 mars 2010 15:47

        à Morice : Tu dis « comment le fascisme s’imposait aux esprits qui se relâchent » mais j’ajoute « comment le stalinisme et le communisme s’imposent aux esprits qui se relâchent ». Ne soyons pas sélectifs...

         


      • Lorenzo extremeño 19 mars 2010 17:12

        « les autoritariens qui ne supportent pas de se découvrir comme tels »
        ...c’est votre portrait fidéle Villach !


      • pingveno 20 mars 2010 09:41

        mais j’ajoute « comment le stalinisme et le communisme s’imposent aux esprits qui se relâchent ». Ne soyons pas sélectifs...

        Et le capitalisme ou si vous préférez l’ultra-libéralisme. Ne soyons pas sélectifs...


      • Philou017 Philou017 20 mars 2010 09:46

        Villach : "Je serais tenté de voir dans cette hostilité à ces expériences une confirmation de ses expériences. N’est-elle pas une sorte de défense pour les autoritariens qui ne supportent pas de se découvrir comme tels : ce n’est pas valorisant et ça remet en cause tout leur système d’orientation morale ?"

        On est bien d’accord. Il est curieux de voir que les pires détracteurs de l’expérience sont les commentateurs les plus conformistes en général.


      • Marc.M Marc.M 19 mars 2010 13:46

        Les Français n’avaient pas besoin d’un pseudo-show affligeant pour se voir démontrer la soumission aveugle à l’autorité, ils subissent cette soumission au quotidien avec les délires de policiers hystériques de répression et de haine du genre humain.

        Complot contre la paix civile, crime contre les Droits de l’Homme, viol de la Constitution, dénie de Démocratie, mépris du Droit ; les flics sont l’exemple de l’obéissance aveugle au pouvoir.

        Aujourd’hui pilotés par Sarkozy, hier par la Gestapo, auparavant par l’Inquisition, de tous temps, les policiers ont été les exécutants dociles et complices de la tyrannie.


        • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 2010 14:30

          « Tout, tout, tout vous saurez tout sur le z..., le petit, le grand, .... »
          Je me demandais quand les retombées villachiennes arriveraient.
          Elles précèdent tout et suivent tout.
          Bonne journée,
           smiley


          • astus astus 19 mars 2010 14:32

            Il existe de profondes différences entre les expériences de Milgram et ce « Jeu de la mort » qui s’avère beaucoup moins scientifique, d’abord par le choix des « cobayes », qui est nettement plus orienté et sélectif parce que le fait de vouloir participer à un jeu télévisé définit déjà un panel spécifique.
            Ensuite il y a le rôle du public qui est une variable surajoutée extrêmement importante parce qu’elle introduit une contrainte supplémentaire à l’argument d’autorité représenté par l’animatrice. Il est alors tout à fait faux de dire comme le font ces prétendus scientifiques que le « cobaye » ne subit aucune sanction et cela pour deux raisons : le questionneur voit peser sur lui l’immense risque narcissique, qui peut aller jusqu’à l’effondrement identitaire, que le public le désapprouve et ne l’admire pas, ce qui est au moins aussi important que l’autorité de l’animatrice, et ne doit pas se confondre avec ce facteur.
            Deuxièmement il y a la sanction qu’après le jeu que le candidat se déprime en l’absence d’ aide psychique réelle après cette épreuve cruelle. Il est triste et contraire à toute déontologie que les organisateurs se contentent de dire aux réelles victimes : « n’ayez crainte, ce n’est qu’un jeu, voyez c’est un acteur et il n’a rien ! »
            C’est un déni de ce que les questionneurs ont réellement vécu à titre privé et qu’il vivront peut-être longtemps encore avec leurs proches et leur estime blessée de soi. Ce jeu télévisé avait pour but principal de faire de l’audimat, comme d’habitude, et je gage que cela ne remettra pas en cause les futurs jeux sordides auxquels on nous prépare déjà.


            • Lorenzo extremeño 19 mars 2010 17:01

              @ Léon

               trés bonne remarque,merci.


            • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 19 mars 2010 18:28

              Trés bonne remarque !!!! Laissez moi rire. Léon n’est qu’un méchant impuissant.


            • docdory docdory 19 mars 2010 16:19

              Cher Paul Villach


              Dommage que le débat qui a suivi le film n’était pas toujours d’un niveau très élevé , je ne suis pas sûr que Christophe Hondelatte ait été l’animateur idéal, ni que la présence d’un Morandini s’imposait comme personnalité participant au débat.
              Une question se pose au delà du constat effarant de cette expérience, c’est celle de faire en sorte que l’éducation ne produise pas des citoyens incapables de désobéissance comme ceux qui infligent ces décharges.
              Mais peut-on apprendre à quelqu’un à ne pas obéir ? On se retrouverait en première analyse devant un oxymore éducatif , une sorte d’injonction paradoxale : « je vous ordonne de ne pas obéir » !
              Je pense que devraient faire partie du cursus éducatif , à partir de la sixième , des cours d’esprit critique et de zététique, qui pourraient être délivrés par les profs de science ou de philosophie.
              Malheureusement , on n’en prend pas le chemin, avec la pression actuelle pour supprimer l’enseignement de l’évolution, par exemple, et aussi la pression de ceux qui veulent imposer l’enseignement d’un prétendu « fait religieux » dans les écoles, et de ceux qui veulent faire disparaître la philosophie du programme de terminale.
              A noter que rien n’illustre mieux la soumission aveugle à l’autorité que le déferlement massif de bigoterie que l’on observe en ce début de XXI ème siècle . Des comportements effarants tels que ceux qui consistent à se voiler , mettre un niqab, ne pas s’alimenter ni boire dans la journée pendant un mois par an , imposer une circoncision à ses propres enfants, ne peuvent résulter que d’une soumission aveugle à une autorité cléricale provoquant la disparition de tout esprit critique. Ne parlons pas de ceux qui, en un acte de suprême soumission à l’autorité, commettent des attentats suicides en espérant être « récompensés » de 72 vierges dans un hypothétique au-delà !

              • Paul Villach Paul Villach 19 mars 2010 17:45

                @ Cher Docdory

                Comment de pas souscrire à vos observations ?
                Je partage votre point de vue sur le débat qui a suivi. J’avais dans un premier temps évoqué le problème. Mais mon article était déjà très long. J’ai préféré supprimer ces développements.
                Pourquoi, en effet, la parole n’a-t-elle pas été donnée aux responsables de l’expérience ? Que venaient faire ces gens sans compétence avérée ? Ma réponse est que ces gens, « ont la carte » auprès des médias, comme disait Philippe Noiret avec Jean-Pierre Marielle...

                Pour ce qui touche à l’éducation, j’ai une idée un peu différente. Les expériences de Milgram éclairent « la relation d’information ». Elles ont inspiré mes ouvrages depuis 20 ans. « Le leurre d’appel autoritarien » est, en effet, omniprésent dans « la relation d’information » : star, médias, institution, religions, etc.. C’est donc, selon moi, dans le cadre de l’apprentissage d’ « une théorie expérimentale de l’information » que devrait s’inscrire cette réflexion sur la soumission à l’autorité.
                La méthode d’investigation suivie par Milgram (et reprise par J.-L. Beauvois) pour obtenir une information extorquée, à l’insu et contre le gré des questionneurs, est déjà en elle-même une méthode intéressante pour réfléchir à la fiabilité de l’information. Inutile, en effet, de demander à quelqu’un comment il réagirait à un ordre malveillant : nul ne peut l’imaginer sans être soi-même mis en situation. Donc l’information donnée, livrée volontairement par questionnaire genre sondages, n’aurait pas été fiable. Milgram ne pouvait agir autrement, comme Asch d’ailleurs dans ses expériences sur la pression du groupe exercée sur l’individu.
                 
                Savez-vous que Milgram avait demandé à des psychiatres quelle serait la réaction des sujets chargés d’administrer les choc électriques : la plupart avaient estimé qu’ils ne dépasseraient pas... 150 volts. Or 63 % des sujets sont allés jusqu’à 450 volts !

                Je verrais très bien le cours de Français s’organiser de la 6ème à la Terminale autour de cet apprentissage de l’information. Vu la complexité du problème, 7 ans ne sont pas de trop.
                La littérature apporterait la puissance de son éclairage : Montaigne, La Boétie, Pascal, Descartes, La Fontaine, Fontenelle, Molière, Racine, Beaumarchais, etc... Tous ont réfléchi sur l’information, même si le mot n’était pas à la mode. Ils rejoindraient Milgram, Asch, Watzlawick, Bateson, etc. pour une compréhension approfondie de « la relation d’information ».
                Quand commence-t-on, cher Docdory ? Paul Villach


              • docdory docdory 19 mars 2010 18:42

                @ Trolléon

                On est là en présence de deux sortes différentes d’obéissance :
                - le fait que les cours se déroulent dans une ambiance studieuse avec un respect pour l’autorité du professeur est la condition sine qua non sans laquelle aucun apprentissage n’est possible.
                Lorsque l’autorité du professeur n’est pas reconnue, les élèves malheureusement obéissent très rapidement à une autorité concurrente et non légitime qui est celle de quelques meneurs.
                Donc, il faut effectivement que cette autorité soit restaurée , afin que les cours se déroulent dans le calme nécessaire à l’étude
                - De même , lors de l’éducation artistique ou musicale , on ne peut apprendre à transgresser que les règles que l’on connaît .
                Sans un minimum d’apprentissage du dessin académique et de la perspective, aucun élève ne fera jamais de production artistiquement intéressante, sans un minimum d’apprentissage des fondamentaux de l’harmonie et du rythme, il est fort peu plausible de devenir un musicien valable.
                De même, il est impossible d’apprendre à résister à des ordres inacceptables si on n’est pas préalablement capable de reconnaître ce qu’est l’autorité légitime . 
                Donc , en résumé , pour apprendre à désobéir , il faut préalablement savoir respecter les règles , ça a l’air paradoxal, mais ça ne l’est pas tant que ça .


              • srobyl srobyl 19 mars 2010 16:28

                Imaginons (mais je vois le mal partout) que les personnes recrutées pour être les « questionneurs » soient de bons comédiens et eux-mêmes au courant de la supercherie...Quelles seraient alors les vraies « victimes » sinon les téléspectateurs, victimes d’une pseudo-réalité, éternellement bidouillée  ?
                Que quelqu’un m’apporte la preuve irréfutable du contraire, histoire de me remonter le moral. Merci.


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 mars 2010 16:29

                  Après vérification il pesait que 900 grammes .


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 mars 2010 16:30

                    Faut appeler la DGREFDCGCDGC


                    • Alain Michel Robert Alain Michel Robert 19 mars 2010 18:03

                      Bon jour Paul,

                      Excusez-moi d’intervenir sur votre fil pour une affaire qui ne concerne pas votre article d’aujourd’hui, mais je ne sais pas comment vous joindre autrement.

                      Voilà l’affaire : ici

                      Pourriez-vous faire un article ?

                      Une fois que vous aurez pris connaissance de ce scandale de plus dans l’Education Nationale, vous pouvez replier mon commentaire hors sujet... je n’en prendrais pas ombrage.


                      • Paul Villach Paul Villach 19 mars 2010 18:38

                        @ Alain-Michel Robert

                        Merci de votre confiance.
                        Je partage votre indignation. Mais que puis-je dire de plus que ce qu’il y a dans cet article.
                        Je suis prêt à faire quelque chose si vous avez des informations supplémentaires pour nourrir le débat.
                        Demandez à la rédaction d’AgoraVox mon adresse courriel : dites-lui que vous avez mon accord (copiez le courriel) et on pourra échanger. Paul Villach


                      • Cher Paul Villach,
                        Je trouve que les commentaires sous vos articles volent particulièrement bas pour un sujet si intéressant.
                        Enviagez-vous de produire quelque chose sur Salomon Asch ?


                        • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 19 mars 2010 18:31

                          Exacte Monsieur de Renève. Si pour vous, il vous faut une contrainte pour ne pas devenir un voleur, c’est que vous avez de mauvais penchants.


                        • Paul Villach Paul Villach 19 mars 2010 18:32

                          @ Cher Jean-Michel,

                          Je vous rejoins. Mais que faire ? Ces individus, toujours les mêmes imbéciles, ne peuvent s’empêcher de venir dénigrer ou injurier. Leur mission est de polluer le fil de discussion. Sans doute certains obéissent-ils aveuglément à une autorité !!!

                          Quant à Asch, j’aimerais bien voir ses expériences présentées comme vient de le faire Christophe Nick. Ce serait une proposition à lui faire. Ce serait aussi passionnant.
                          On en a déjà une idée avec la claque du studio qui crie « Châtiment ! Châtiment » et influence le questionneur qui s’apprête à arrêter l’expérience. Paul Villach


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 19 mars 2010 18:38

                          Remontez les accoudouarres si ça vole trop bas ... smiley


                        • Paul Villach Paul Villach 20 mars 2010 14:58

                          @ Trolléon

                          Monsieur, je vous l’ai déjà dit et vous le redis puisque votre comprenoir est bouché : vous avez prouvé par votre comportement depuis des mois que vous êtes 1- un voyou, 2- un ignorant et 3- être borné. Je ne discute donc plus avec vous. Allez voir ailleurs ! Paul Villach


                        • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 19 mars 2010 18:07

                          Tout ce que l’homme fut de grand et de sublime

                          Sa protestation ses chants et ses héros

                          Au dessus de ce corps et contre ses bourreaux

                          A Grenade aujourd’hui surgit devant le crime

                          Jean Ferrat, Aragon. Un jour, un jour pourtant.


                          <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

                          Salut Monsieur Villach, je ne suis pas d’accord avec vous et je vous le ferez savoir. D’abord, je tiens à vous dire que je ne regarde plus la télévision depuis que j’ai une connexion internet.

                          Probablement que si j’avais été encore un spectateur assidu de cette boite à mensonge qu’est la télévision, je n’aurais pas regarder cette émission.

                          J’en veux pour preuve que lorsque j’ai voulu savoir ce que cette émission contenait, j’ai cliqué sur un lien dans Youtube et je l’ai tout de suite refermé tellement ça puait la manipulation. Il faudra donc que je me documente en visionnant ce qui est disponible sur la toile si je veux soutenir un débat contre vous qui êtes bac plus que suffisant pour vous croire plus savant que les autres à l’instar de ces psychologues qui sortent des universités et qui n’ont rien appris d’eux-même ni par leurs propres expériences.

                          Il me faudra donc du temps pour examiner cette soit disant expérience qui n’est en réalité qu’une escroquerie monumentale. Les réalisateurs de cette émission méritent qu’on les entarte non pas avec une crème chantilly mais avec.... non pas ça..... mais si tu le mérites bien... parce que que tu es dégoutant.

                          Il y a encore quelque chose que vous avez omis d’analyser, Monsieur Villach, c’est d’avoir ’examiné l’intention que ces réalisateurs ou producteurs avaient de reporter la culpabilité sur l’ensemble des Français alors que les véritables salauds ce sont justement ces producteurs qui ont triché en sélectionnant les candidats et ont probablement écarté les rebelles qui auraient démoli leur émission avec grande facilité si elle avait été réalisée en direct.

                          Aussi au montage puisqu’elle a été enregistrée, ils ont encore pu triché en censurant ce qui ne cadrait pas avec leurs préjugés ou leurs thèses que le fascisme réside dans l’obéissance aveugle du peuple envers les chefs ce qui est faux car l’antifascisme réside aussi dans le peuple, c’est la résistance, c’est la désobéissance.

                          Attention, monsieur Villach, lorsque je dis que mon niveau scolaire est bac -3, je vous dis la vérité A l’école, je n’étais qu’un cancre mais aujourd’hui après en avoir eu honte, j’en suis fier car tout ce que je sais ou crois savoir, je l’ai appris de la nature même. Je n’appartiens à aucune école ce qui fait de moi un libre penseur, un rebelle, un empêcheur de penser en rond.

                          Donc, si vous voulez que l’on soutienne un débat dont le sujet serait « la soumission à l’autorité  » et si vous voulez connaître le point de vue d’un rebelle, il faudra vous armer de patience en m’accordant un délai de plusieurs jours afin que j’affine mes arguments. Ne me croyez donc pas que je sois inculte. J’ai été un lecteur très assidu de Kant, il y a quelques années. Pour tout vous dire, je suis capable de vous extraire les catégories à partir de n’importe quel jugement.

                          Il y aussi une chose que je tiens à vous dire et qui vaut son pesant d’or. Kant affirmait que la psychologie n’était pas une science et qu’elle ne pouvait donc pas constituer un ensemble cohérent de connaissances exactes comme sont les mathématiques... la biologie...etc. mais qu’elle était trop précieuse pour être laissée entre les mains des psychologues. Il fallait donc que le philosophe s’en empare et la protège en la gardant bien précieusement sous le coude en disant que la psychologie ne peut pas être la connaissance d’un objet ( l’autre ou soi). Elle ne peut être qu’un tout petit chapitre de la philosophie qui n’en a même pas besoin. Pour finir la psychologie n’est pas une connaissance des autres ni de soi-même mais seulement un croyance et à cause de cela, elle ne pourra jamais être achevée. C’est pour cette raison que les psychologues sont condamnés à ressembler à Sisyphe qui ne peut achever son œuvre car à chaque fois qu’un psychologue croit avoir trouvé, toutes ses théories s’effondre devant le cas particulier parce qu’il n’ont pour l’expliquer que des concepts généraux. Tout le monde est semblable, tel est leur dogme. Un autre pourrait penser le contraire avec autant de justesse et de certitude.

                          Bon comme, je dois m’absenter, je vous dis à plus tard.


                          • COVADONGA722 COVADONGA722 19 mars 2010 18:39

                            quelqu un pourrait demander à Leif du Chebec de cessez de ramer il attaque la falaise la....


                          • hunter hunter 19 mars 2010 18:27

                            Un truc est sur :Tanya Young n’ est pas « un leurre d’appel sexuel » (c’est comme ça qu’on dit ou bien j’m’a gouré ?)

                             smiley

                            H /


                            • kitamissa kitamissa 19 mars 2010 18:47

                              après l’épisode Jean Ferrat ,voici venu celui du jeu de la mort ( on a envie de dire jeu de con ) ..

                              4 auteurs publient sur le même sujet ,c’est dire comme c’est varié !...

                              donc le week-end approchant ,on va se refarcir et du Ferrat ,et du Milgram ......

                              j’ignore comment fonctionne le comité de rédaction,mais bien souvent nous avons droit à l’article à répétition dans la même journée,sans relache,souvent avec une reprise le lendemain !

                              et on veut nous faire avaler la pilule du 5eme pouvoir ?


                              • kitamissa kitamissa 19 mars 2010 18:52

                                quand je pense que Villach compte Djanel parmi ses plus fervents admirateurs au point même d’encenser ses posts !!.......

                                si si si !!

                                 smiley smiley


                                • frédéric lyon 19 mars 2010 18:59

                                  Le fait le plus notable dans cette expérience absurde est que 80 % des personnes contactées aient accepté d’y participer.


                                  C’est là que le bât blesse.

                                  Car 80 % de participants qui n’ont pas su déceler l’absurdité de ce qu’on allait leur demander de faire, c’est beaucoup !

                                  Ce n’est pas très étonnant de voir qu’ensuite la plupart des participants sont allés jusqu’au bout de l’absurdité en envoyant des décharges électriques, car c’est bien ce qu’ils ont accepté de faire en acceptant de participer, non ?

                                  C’est le niveau intellectuel et culturel très faible des participants qui est d’abord révélé par l’expérience et non leur acceptation d’une quelconque autorité.

                                  • @distance @distance 19 mars 2010 19:10

                                    Il ne s’agit pas, comme certains voudraient le faire croire pour discréditer la réflexion, de prêcher l’insoumission à l’autorité comme règle cardinale. Aucune société ne peut survivre sans une autorité légitime qui l’organise. Paul Villach

                                    pas d’accord avec ça, Paul

                                    autrement article un peu professoral, mais pas mal quand même


                                    • @distance @distance 19 mars 2010 19:13


                                      Permettez je joins la musique qui va avec l’article

                                      Purcell : Music for the Funeral of Queen Mary, Z 860
                                      http://www.youtube.com/watch?v=yGYQtNAHbX4


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 2010 19:44

                                      @distance,
                                       Attention, PV risque de replier votre commentaire. La musique de Purcell, c’est pas gentil du tout. smiley


                                    • @distance @distance 19 mars 2010 21:37


                                      ah ! vous m’avez fait peur L’enfoiré, je croyais que Mr Villach allait nous envoyer des décharges électroniques  smiley


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2010 11:28

                                      Des décharges électroniques ?
                                      Oui, il a des manettes à sa disposition, mais il ne sait pas ce qui est derrière les fils.
                                      Il croit que c’est pour la décoration.  smiley



                                      • ddacoudre ddacoudre 19 mars 2010 19:52

                                        bonjour paul

                                        hier soir il y avait la suite temps de cerveau disponible ; très instructif, j’ai surtout pris du plaisir à entendre sur l’antenne ce que je connaissais, l’analyse de l’évolution de la télé réalité a été bien explicité et ses fondement financier bien démontré.
                                         sur le sujet il est certain que la majorité de la population ignorent qu’il sont capable du pire quand l’environnement y prédispose et que transgresser l’ordre est un choix difficile qui nous semble toujours être capable de faire ce qui est faux comme le démontre cette émission car l’on se construit toujours des justifications pour l’exécuter c’est le résultat d’une éducation culturelle qui nous instruit dans cette obéissance en ayant restructuré le rapport avec le dominant qui n’est pas un rapport de soumission ; j’explique un peu longuement cela dans un article plus bas ;

                                        cordialement.


                                        • Paul Villach Paul Villach 19 mars 2010 19:56

                                          @ Bonsoir ddacoudre

                                          D’accord avec vous. Paul Villach


                                        • no_move no_move 19 mars 2010 20:09

                                          en lisant cet article j’ai l’impression qu’il ne manque plus que les diapositives....

                                          Vous encensez un spectacle douteux reposant sur une expérience de laboratoire nauséabonde sans jamais remettre en cause les instigateurs de cette supercherie : le trio media-psy-science.

                                          Il vaut mieux évidemment pointer l’individu-victime de cette machination machiavélique, c’est tellement plus facile.

                                          Vive l’humiliation du peuple !!!


                                          • Paul Villach Paul Villach 20 mars 2010 10:53

                                            @ No-move

                                            C’est le peuple qui s’humilie tout seul !

                                            Je sais que ça en fiche un coup aux messianismes du 20ème siècle qui promettaient le bonheur sur terre. Ils ont produit en un siècle les pires massacres depuis que l’humanité existe. Pourquoi ?
                                            Milgram apporte un commencement de réponse. Mais il vaut mieux fermer les yeux sans doute : c’est trop dérangeant ! Paul Villach


                                          • Francis JL 20 mars 2010 11:06

                                            Prouvez nous Villach, que ces gens, les pseud tortionnaires, ne savaient pas que c’était bidon ! 

                                            Et même si cela avait été vrai, prouvez nous que ces tristes sires auraient été représentatifs !

                                            A défaut, taisez vous !


                                          • Paul Villach Paul Villach 20 mars 2010 14:54

                                            @ JL
                                            "Prouvez nous Villach, que ces gens, les pseud tortionnaires, ne savaient pas que c’était bidon ! 

                                            Et même si cela avait été vrai, prouvez nous que ces tristes sires auraient été représentatifs !

                                            A défaut, taisez vous !« écrivez-vous !

                                            1- Est-il possible, Monsieur, d’adopter un mode d’échange civil et urbain qui ne soit pas comminatoire ? Quel est l’enjeu ?

                                            2- Pour ce qui est de l’expérience menée par Jean-Léon Beauvois et filmée remarquablement par Christophe Nick, je ne connais pas assez les procédures qui ont été utilisées.

                                            3- En revanche, Beauvois et Nick se sont réclamés des expériences de Stanley Milgram. On peut donc imaginer qu’ils ont suivi les procédures du professeur américain. Il suffit dès lors de se reporter au livre de Stanley Milgram, »Soumission à l’autorité« (Calmann-Lévy, 1974) qui rend compte de ces expériences pour connaître leur déroulement. Milgram insiste bien pour dire que les sujets ont cru jusqu’au bout qu’ils infligeaient des décharges électriques.

                                            4- La méthode d’investigation de Milgram est celle qui vise à obtenir une »information extorquée« qui est la variété d’information la plus fiable possible.
                                            Voyez par exemple dans le film »I comme Icare« d’Henrti Verneuil (1979) qui, pendant 20 minutes environ, retrace 4 des 18 variantes des expériences, la façon dont le Pr Nagarra (alias Milgram) désoriente le sujet, M. Despaul :
                                            1- par le leurre d’une expérience étudiant l’influence de la punition sur la mémoire,
                                             2- par l’erreur volontaire sur l’identité des deux participants, alors que l’un des deux (qui joue l’élève martyrisé) est son assistant,
                                            3- et par le tirage au sort truqué.
                                            Autant de leurres d’information donnée déguisée en information extorquée pour amener le sujet à se tromper lui-même par suite de raisonnements personnels à partir d’hypothèses autovalidantes : Milgram s’est trompé d’identité donc il ne connaît aucun des deux participants ; les postes d’élève et de moniteur sont tirés au sort, donc chacun a 50% de chances d’être l’un ou l’autre...

                                            Si J.-L. Beauvois et C. Nick ont suivi le protocole de Milgram,comme ils le disent, on peut soutenir que les sujets filmés dans »Le jeu de la mort" ignoraient qu’il n’y avait aucune décharge électrique et que véritable sujet de l’expérience était leur soumission à l’autorité. Paul Villach


                                          • Francis JL 20 mars 2010 15:09

                                            @ Paul Villach, je ne conteste pas l’expérience de Milgram, ni ce que vous dites au sujet de l’information extorquée. En revanche je suis excédé par ce qu’il se dit depuis des jours à propos de cette « expérience », notamment ceci : « C’est le peuple qui s’humilie tout seul ! »

                                            Concernant cette « expérience » - entre guillemets - de deux choses l’une : ou bien c’était scénarisé, et les « tortionnaires » jouaient un rôle, ce que le bon sens suggère ; ou bien c’était réel, et Tania Young ainsi que la production, étaient les arroseurs arrosés, je veux dire les véritables totionnaires.

                                            Dans un cas comme dans l’autre, ce qui a nous été dit, la VO présentée, est une escroquerie intellectuelle. La question qui se pose est : à qui profite le crime. Et la réponse tombe sous le sens.

                                            Et dire comme vous le faites, que c’est le peuple qui s’humile tout seul me semble être une insulte qui justifie mon ton « comminatoire » et pour lequel j’estime ne pas vous devoir d’excuses.


                                          • no_move no_move 20 mars 2010 15:14

                                            @ l’auteur

                                            si je vous lis j’ai l’impression que vous trouvez normal que des gens soient leurrés pour vérifier une hypothèse que tous le monde sait déjà : nous sommes tous plus ou moins vulnérables face à l’Autorité, quelle que soit sa forme.

                                            Il me semble également que vous semblez ne pas vous intéresser au vrai problème d’autorité que pose ce type d’expérimentation. Les sujets obéissent à l’autorité pour accomplir des actes inacceptables, c’est un fait. Mais ils ont des circonstances atténuantes : il participe à un jeu et n’ont pas conscience qu’un jeu pourrait vraiment être meurtrier. En clair il font confiance aux médias qui l’organise, parceque à ce jour il n’ont pas connaissance qu’une émission télé puisse tuer des gens.

                                            Le vrai problème de mon point de vue, c’est que la majorité des candidats une fois au courant du leurre, ne se rebelle pas contre ceux qui les ont dupés. Et de surcroit sont d’accord pour que leur image soit diffusée au profit de ce qui viennent de les tromper. La manipulation est donc extrêmement bien pensée, les candidats sont soumis à un stress intense lorsqu’ils participent et le fait de leur annoncer ensuite que ce n’était pas réel, les soulage.

                                            Ainsi ils oublient de se retourner contre les vrais responsable puisqu’ils sont désignés comme étant les bourreaux par ces mêmes responsables.


                                          • Paul Villach Paul Villach 20 mars 2010 15:22

                                            @ JL

                                            Je crois que vous montez sur vos grands chevaux inutilement.

                                            Oui, les expériences de Milgram sont éprouvantes
                                            et conduisent à revoir singulièrement la relation à l’autorité dans laquelle nous sommes éduqués. Elles remontent à 50 ans ! Et quelles leçons en a-t-on tirées ? Aucune !

                                            Ne vous méprenez pas : je ne prêche nullement l’insoumission comme l’ont fait et le font des familles anarchistes que je tiens pour irresponsables.

                                            À mes yeux une société ne peut survivre sans une autorité légitime qui l’organise. Mais parallèlement, une société ne peut survivre, comme le montrent les massacres industriels du 20ème siècle, si les citoyens sont soumis aveuglément à l’autorité. Ce n’est pas simple. Mais nul ne peut nier ce constat.

                                            Quant au remarquable film de Christophe Nick et Jean-Léon Beauvois, je vous répète ce que j’ai entendu de Nick : le protocole de Milgram a été suivi rigoureusement. Les questionneurs ont donc cru de bout en bout qu’ils administraient des chocs électriques. Voyez d’ailleurs la jeune femme qui décide d’arrêter et fond en larmes.

                                            Essayons encore une fois d’échanger sans éclat inutile ! Paul Villach


                                          • Paul Villach Paul Villach 20 mars 2010 15:30

                                            @ No-move

                                            Vous paraissez refuser de voir le problème que posent les expériences de Milgram. Celles de Jean-Léon Beauvois, filmées par Christophe Nick, ne font que les illustrer dans le cadre de la télévision et n’ajoutent rien aux conclusions des expériences de Milgram qu’elle imitent pour les faire connaître au plus grand nombre.

                                            Je comprends que vous soyez choqué. Mais la meilleure réponse que je puisse vous faire, c’est de vous conseiller la lecture du livre de Milgram, « Soumission à l’autorité » (Éditions Calmann-Lévy, 1974)
                                            Ces expériences ont suscité des réactions hostiles dès leur publication, un peu comme le film. On peut les comprendre. Je me propose dans un prochain article, justement, de passer en revue les raisons probables de cette hostilité. Paul Villach


                                          • no_move no_move 20 mars 2010 16:44

                                            @ l’auteur

                                            je ne refuse pas de voir le problème que pose ces expériences. Mais je pense que le problème mis en lumière est secondaire par rapport à l’exploitation de personnes utilisées comme cobayes par une Autorité intouchable et au dessus de tout soupçons...voilà smiley


                                          • no_move no_move 20 mars 2010 16:47

                                            ....et je n’aime pas non plus les expériences sur les animaux dans les laboratoires...


                                          • PtitLudo PtitLudo 19 mars 2010 23:33

                                            Merci pour l’article. J’ai personnellement apprécié cette émission et celle du lendemain, le temps de cerveau disponible.

                                            Même si ces émissions ne sont pas parfaites, elles ont le mérite d’entamer une critique sur la dérive progressive de la télévision vers le moins disant culturel, vers l’abêtissement et la décérébration des masses, étape ultime conduisant au NWO (réflexes préprogrammés de culpabilisation, soumission, consommation, ...).


                                            • Philou017 Philou017 20 mars 2010 10:12

                                              Bon article, plutôt sobre, pour une fois. Quelques remarques :

                                              « la pression exercée par le groupe sur l’individu »
                                              Ce qui me parait plus important, c’est la pression du conformisme « candidat à la télé » qui pese. On ne voit jamais de candidats qui abandonnent un jeu en cours. Les candidats sont d’habitude positifs, dynamiques, cherchent à s’intégrer au jeu et à se mettre en valeur.
                                              Là ils sont confrontés au choix inverse : dénigrer l’émission à laquelle ils participent. Il y a aussi la pression du plateau télé, redoutable pour des novices.

                                              « On a tout lieu de penser que ces pourcentages sont des résultats minimaux »
                                              Je pense le contraire. Les candidats sont des gens susceptibles de postuler sans se poser de question à des jeux télés, ce qui démontre un manque d’analyse et de recul par rapport à ces jeux de cirque.
                                              Si on ne connait pas le nombre de gens qui ont refusé d’y participer, car on ne nous parle que de réponses positives, le panel ne concerne que la partie des gens susceptibles de s’engager dans un jeu télé.
                                              Le pourcentage réel est dont bien inférieur à 80%. Quand aux contraintes , elles sont importantes et de plusieurs niveaux, même si la contrainte purement « autorité » est faible, et la contrainte sanction relativement faible (risquer de passer pour un imbécile ou quelqu’un mal embouché par ex).

                                              Il ne s’agit pas, comme certains voudraient le faire croire pour discréditer la réflexion, de prêcher l’insoumission à l’autorité comme règle cardinale.

                                              Cette émission nous montre à quel point la société actuelle demande aux gens l’adhésion, et à quel point les gens sont peu enclins à la désobéissance. Un resultat aussi du conformisme dêbilitant asséné sans relâche par les médias, conforté par un manque de débat et de réflexion sur tous les sujets.
                                              Quand on a pas de repères, il est difficile de se rebeller.

                                              « Aucune société ne peut survivre sans une autorité légitime qui l’organise. »

                                              Totalement faux, bien sur. Ca fait partie de la propagande propagée insidieusement par les élites pour asseoir leur pouvoir : vous êtes incapables de décider par vous-même, laissez des gens mieux qualifiés décider à votre place.
                                              Cette croyance est une idée fausse des mieux implantée chez la population humaine. Pourtant, comme vous le dites, déléguer notre pouvoir de décision nous a conduit et continue de nous conduire aux pires extrémités.
                                              L’abandon de la responsabilité personnelle, et son corolaire, la délégation de ce pouvoir à des « autorités » est une des principales sources des maux de l’humanité, sinon la principale.
                                              Il est vrai que pas mal de gens se montrent irresponsables dans notre société, mais c’est dans le contexte d’un système qui ne fait rien pour aider les gens à devenir mature et responsable, mais au contraire infantilise et déresponsabilise à beaucoup de niveaux.


                                              • Philou017 Philou017 20 mars 2010 10:15

                                                A propos, une excellente analyse du sociologue Jean-Claude Kaufmann, qui pointe avec beaucoup de finesse les enjeux qu’affrontent les candidats :

                                                http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/interviews_en_integralite_kaufmann.php


                                                • grangeoisi grangeoisi 20 mars 2010 10:51

                                                  Très bien ces signes + et - !! On parlait de quoi ici : soumission à l’autorité ?


                                                  • eric lareida 20 mars 2010 13:40

                                                    Comme beaucoup d’entre vous je considère que le nombre de candidats ayant refusé de participer à l’expérience est une donnée statistique qui fait défaut. Cette expérience de Milgram n’est pas la seule à vouloir généraliser une analyse comportementale qui, même si elle est intéressante n’intègre pas suffisamment les cas particuliers, la démonstration porte sur des comportements observés fréquemment dans cette situation et ne s’intéresse qu’à l’aspect du rapport à l’autorité. Où est l’analyse du cas de celui qui n’aurait même pas besoin des injonctions de l’autorité pour aller jusqu’au bout du jeu, par extrême bêtise ou par sadisme.


                                                    D’un point de vu moral on en arrive à la conclusion qu’il n’y a que l’autorité, par dérive idéologique, par la loi du profit ou de l’audience, qui puisse être mauvaise. Le voyeurisme, le plaisir de faire souffrir et d’humilier, tout cela bien sûr ne peut exister sans une faille transgressive, sans l’inattention de la censure, sans l’effondrement des gardes fous de la société du spectacle. C’est faire preuve d’angélisme et oublier un peu vite que le refoulement des instincts par la civilisation a un rôle déterminant dans la création des désordres permettant sa libération. 

                                                    Il ne faut pas oublier les variantes entre ce que l’on peut observer dans un laboratoire de science sociale et le contexte réel. Les savantes analyses qui sont proposées ici serait plus instructives si elles étaient portées sur des situations bien réelles, celles des rapports de forces dans l’entreprise par exemple.Un véritable documentaire, y compris pourquoi pas, sur la télévision, eut été préférable à une parodie de télé réalité. L’expérience scientifique initiale a d’ailleurs le défaut d’être spectaculaire, un cinéaste s’en était déjà inspiré, le spectaculaire dans les sciences sociales comme dans les sciences exactes est ce qui fait oublier la complexité.
                                                    De cette émission la plupart des téléspectateurs retiendrons beaucoup plus les séquences émotionnelles, les larmes etc... Que les explications scientifiques, en somme cela revient au même que s’ils avaient assisté à une vraie émission de télé réalité.

                                                    • Super_cola 20 mars 2010 20:37

                                                      Pourquoi vouloir recréer une soi disant expérience alors que des livres ont été écrit et dénoncent justement cet état de fait possible comme Running Man de Stephen King .
                                                       
                                                      Plus d’infos ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Running_Man


                                                      • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 21 mars 2010 03:53

                                                         Mon cher Paul Villach.

                                                        Puisque votre article a été remis en ligne et que les trolls n’ont pas encore pris pour habitude de venir vous harceler le dimanche, je profiterai de ce moment d’accalmie pour critiquer votre point vue sur cette émission que vous semblez avoir appréciée outre mesure.

                                                        Vous m’avez déçu car je vous croyais plus lucide et plus fidèle dans vos engagements. Comment pouvez-vous avoir oublié à ce point les principes que vous cherchez à nous faire avaler de gré ou de force lorsque vous analysez les images ou les informations publiées dans les masse-médias ?

                                                        C’est un travail fort utile pour la démocratie que nous apprendre à décoder ces messages reçus quotidiennement et qui finissent à notre insu par déterminer notre comportement social. Quoique vous ne m’ayez pas appris grand chose, vous m’avez souvent conforté dans les positions que j’avais déjà prises. Je l’ai toujours dit : avant d’avaler l’info, il faut d’abord la décoder. Pas toujours facile puisqu’il faut prendre beaucoup de son temps pour y réfléchir et qu’on a pas toujours en tête les outils adéquats pour arriver à comprendre toutes les manipulations que nous subissons.

                                                        Toutes ces manipulations mentales que vous appelez des leurres sont présents dans le lancement de cette émission et dans les justifications qui ont suivies. Bien sûr dans mon précédent commentaire, je vous avais dit que je n’avais pas pu voir cette émission parce que je ne regardais plus la télévision. Je ne pourrais donc pas critiquer le contenu de l’émission puisque je ne l’ai pas visionnée.

                                                        Néanmoins, je ne resterais pas silencieux car à travers toutes les informations que j’ai pu recueillir ici et là sur cette émission, je me suis faite une cette petite idée, Monsieur Villach, que sur ce coup vous avez manqué une superbe occasion de nous montrer ce qu’était une manipulation de l’opinion publique. C’était un sujet en or pour montrer jusqu’où peut aller la télévision quand elle devient perverse.


                                                        • Paul Villach Paul Villach 21 mars 2010 12:04

                                                          @ Viking

                                                          1- Les expériences de Milgram, que le documentaire de Christophe Nick contribue à faire connaître si heureusement, permettent de comprendre entre autres choses le leurre de l’argument d’autorité que je préfère nommer « leurre d’appel autoritarien », comme je l’explique en fin d’article, en reprenant le qualificatif « autoritarien » avancé par Milgram pour décrire un individu qui ne trouve son équilibre psychologique que dans une adhésion aveugle à l’autorité.

                                                          2- En outre, la méthode d’investigation de Milgram reprise par J.-L. Beauvois permet de réfléchir aux variétés d’information.
                                                          - il est évident qu’une recherche sur la soumission à l’autorité ne pouvait se faire par simple enquête de sondage, car personne se sait comment il réagit, ou, s’il le sait, personne ne veut le dire. Donc l’information donnée, c’est-à-dire livrée volontairement par le sujet, était une voie exclue.
                                                          - La recherche d’une information extorquée était donc la seule voie pour accéder à une information fiable : il était donc nécessaire de désorienter les sujets par des leurres pour qu’ils livrent à leur insu et contre leur gré des informations sur leur conduite envers l’autorité qu’ils n’auraient jamais pu ou voulu livrer : le sujet de l’expérience est dissimulé, le tirage au sort est truqué. Voyez ce qu’ont fait Günter Wallraff dans « Tête de Turc » et récemment Florence Aubenas dans « Le quai de Ouistreham ». Paul Villach


                                                        • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 21 mars 2010 07:44

                                                          A Monsieur Villach

                                                          .

                                                          Le jeux de la mort, zone Xtreme en cliquant sur ce lien, vous verrez la présentation qu’en fait Poujadasss...ssse. Il nous prévient en disant que dans l’actualité vous en avez déjà entendu parler. Je suppose donc qu’il y a déjà eu une campagne publicitaire effectuée pour promouvoir cette émission afin que le plus grand nombre de personnes puissent la regarder. Même vous Monsieur Villach vous en avait fait une publicité sur agora vox en nous annonçant sa diffusion prochaine.

                                                          Le harcèlement est une méthode bien connu des publicitaires qui consiste à répéter souvent la même information pour conditionner le public à venir acheter ou à accepter par habitude quelque chose. D’ailleurs toutes les campagnes publicitaires fonctionnent sur le principe du harcèlement dans l’espoir de créer dans la population une habitude à penser que... ou à provoquer un reflex conditionné sur un sujet quelconque. Ces méthodes sont dignes des régimes autoritaires qui aimeraient que les citoyens ordinaires pensent ceci ou cela sans réfléchir. Je trouve étrange Monsieur Villach que vous n’ayez pas rangé le harcèlement dans cette boite à outil qui vous permet de décrypter le comportement des publicitaires ou autres émetteurs d’informations.

                                                          A quelle idée la télévision a t’elle voulu nous aliéner ?

                                                          C’était la question qu’il aurait fallu vous poser Monsieur Villach avant de vous lancer dans cette impasse qui consiste à défendre cette idée que nous sommes tous des tortionnaires potentiels.

                                                          Comme la réponse correspond à votre préjugé que vous avez sur nous ou sur la populace, vous tombez immanquablement dans un sophisme qu’on appelle en logique une cercle ou raisonnement cyclique. Autrement dit vous avez saisi cette occasion pour nous démontrer que nous sommes tous des soumis à l’autorité au point que nous serions tous capables de torturer notre prochain par simple obéissance. Votre raisonnement est un cercle vicieux. C’est à dire dans votre syllogisme, le concept contenu dans la mineur est identique à celui de la conclusion. C’est un sophisme que les logiciens appellent cercle ou raisonnement cyclique. La sagesse populaire compare ces raisonnements à un serpent qui se mord la queue pour se nourrir. Autrement dit, vous prouvez ce que vous pensez par vos propres pensées. Vous ne pouvez pas vous en sortir.

                                                          C’est dur d’admettre ça, Monsieur Villach, mais votre raisonnement ressemble à ceci

                                                          1 tous les hommes peuvent torturer par obéissance.

                                                          2 or la télévision le prouve par une expérience

                                                          3 donc tous les hommes peuvent torturer par obéissance.

                                                          Excuser moi Monsieur Villach, telle est votre raisonnement.

                                                          La suite au prochain commentaire mais je me demande si j’ai été intelligible.. Moi aussi, je sais faire des raisonnements vicieux. Je me relis, je me comprends, donc tout le monde me comprend.

                                                          Ha !!! ha !!! ha  !!!!! je marre !!! ha !!!! ha !!!! ho !!!! ho !!!!! hu ?


                                                          • Paul Villach Paul Villach 21 mars 2010 11:50

                                                            @ Viking

                                                            Vous n’y êtes pas.
                                                            Manifestement vous ignorez les expériences de Stanley Milgram. Je ne peux que vous engager à lire son livre « Soumission à l’autorité » (Calmann-Lévy, 1974). Et après on en reparle.

                                                            Qu’une émission de télévision publique attire l’attention sur les dangers de la soumission aveugle à l’autorité, je ne peux que m’en réjouir. Paul Villach


                                                          • Paul Villach Paul Villach 21 mars 2010 16:04

                                                            @ Renève

                                                            Vous avez beau faire ! « Les faits sont têtus », disait quelqu’un que vous devez toujours vénérer. Et c’est pour les avoir ignorés, tels que les révêlent les expériences de Milgram que le 20ème siècle a connu des destructions gigantesques comme jamais l’humanité n’en a vécu.

                                                            Sans kapo, pas d’inquisition ni de camp d’extermination ni de goulag !

                                                            Je vois que ça vous désole.
                                                            Mais les belles protestations d’altruisme et de générosité dont vous vous gargarisez, ne changent rien aux difficiles relations humaines : elles se heurtent à la soumission aveugle à l’autorité qui réussit le tour de force de mettre le Bien au service du Mal et à exonérer de toute responsabilité les exécutants des crimes, en 1916 avec les fusillés pour l’exemple comme entre 1933 et 1945 ou entre 1954 et 1962 en Algérie !

                                                            Nuremberg a pourtant changé la donne, le procès Papon aussi, ainsi que le procès des écoutes téléphoniques de l’Élysée... On comprend pourquoi il faut s’empresser le des oublier : l’individu autoritarien est la complexion psychologique prisée de toutes les tyrannies. Paul Villach


                                                          • Paul Villach Paul Villach 21 mars 2010 18:56

                                                            @ Renève

                                                            Vous êtes plaisant, Renève !

                                                            Lequel de nous deux à des oeillères, pis, regarde le monde au travers d’une idéologie qui a mené aux pires catastrophes ? Mais l’alibi de vouloir faire le bonheur des autres est si enivrant quitte à installer des camps partout ! C’est une ébriété comme une autre !
                                                            On comprend pourquoi le régime qui a implosé et dont vous attendez qu’il renaisse sous une forme ou sous une autre, ait été «  »irrécupérable".
                                                            Les expériences de Milgram ont de quoi vous traumatiser.

                                                            Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Paul Villach


                                                          • L'enfoiré L’enfoiré 22 mars 2010 10:06

                                                            Philippe & Paul,
                                                             Beau dialogue. En grattant le fond de vos paroles, on arrive à vous comprendre tous deux.
                                                             D’après moi, la vérité est dans les deux camps, cette fois.
                                                             Je n’ai pas le temps de prendre part à cette discussion. Mais elle me parait justifiée.
                                                             C’est peut-être en grattant ces réflexions que l’on pourrait en tirer quelque chose extra Milgram.
                                                             smiley


                                                          • agent orange agent orange 21 mars 2010 19:04

                                                            la dangereuse soumission aveugle à l’autorité expliquée à tous ?

                                                            L’expérience de Milgram n’est que la face immergée de l’iceberg et pèse peu comparée à l’expérience de Standford ou d’autres commandées par le Tavistock institute, dont les travaux sur la psychologie des foules et leur manipulations sont du plus haut intérêt pour le NWO.


                                                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 21 mars 2010 19:45

                                                              Perso je n’ ai pas vu cette émission , mais je crois sincèrement que cette histoire sent le bouchon .

                                                              C ’est un truc pour faire de l’ audience .

                                                              Derrière ça je crois penser qu’ il existe une palette entière de réactions à l’ autorité .

                                                              Conclure unilatéralement est une hérésie .

                                                              Il y a les formatés et les esprits libres depuis toujours .


                                                              • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 22 mars 2010 01:09

                                                                Par Paul Villach (xxx.xxx.xxx.21) 21 mars 11:50


                                                                @ Viking


                                                                Vous n’y êtes pas.

                                                                Manifestement vous ignorez les expériences de Stanley Milgram. Je ne peux que vous engager à lire son livre « Soumission à l’autorité » (Calmann-Lévy, 1974). Et après on en reparle.

                                                                >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>><<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<


                                                                Vous n’avez pas l’air de m’avoir compris, Monsieur Vilach !!! C’est étrange qu’une personnalité telle vous se réclamant de cette pseudo-science qu’est la psychologie, ne puisse pas me comprendre alors que vous prétendez me donner une leçon. Dans un commentaire précédent qui fut noté très négativement par cette bande d’imbéciles que sont les trolls, il y avait ce petit rappel. Je ne site pas textuellement Kant mais ce que j’en dis, est parfaitement exacte.


                                                                >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>=<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

                                                                Par djanel du viking-chaise (xxx.xxx.xxx.195) 19 mars 18:07 votes :
                                                                - 11
                                                                Moins onze !!!


                                                                « Kant affirmait que la psychologie n’était pas une science et qu’elle ne pouvait donc pas constituer un ensemble cohérent de connaissances exactes comme sont les mathématiques... la biologie...etc. mais qu’elle était trop précieuse pour être laissée entre les mains des psychologues. Il fallait donc que le philosophe s’en empare et la protège en la gardant bien précieusement sous le coude en disant que la psychologie ne peut pas être la connaissance d’un objet ( l’autre ou soi). » ( Correction, j’aurais du écrire que la psychologie ne peut pas être qu’un petit chapitre de la philosophie.

                                                                >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>=<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

                                                                >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>=<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

                                                                Quelle bravoure messieurs les trolls d’avoir voté négativement ce commentaire qui dépassent nettement vos capacités à comprendre. Pourriez-vous avoir l’aimable obligeance de venir me prouver par raisonnement que la psychologie est une science exacte ? Si vous en êtes capable, je viendrais vous contredire en défendant l’idée que la psychologie ne peut être qu’empirique et qu’en conséquence elle ne peut pas prétendre avoir une application universelle parce qu’elle est limitée par l’expérience. Elle ne peut donc s’enfermer que dans l’observation de son cas particuliers. Rien qu’avec ce que je viens de vous dire, Messieurs les trolls, je vous sens déjà très mal à l’aise.

                                                                A monsieur Villach

                                                                Je refuse de prendre en considération votre conseil me disant que je m’instruirais en lisant Soumission à l’autorité de Migram. Et si j’étais aussi vaniteux que vous, je pourrais tout en crânant vous conseiller d’étudier « La critique de la raison pure » et surtout d’y réfléchir car sans réflexion, la philosophie transcendantale est inaccessible au derniers des idiots.

                                                                Pour en revenir à votre commentaire, Monsieur Villach, vous abusez contre moi d’un argument d’autorité en me conseillant de lire « la soumission à l’autorité » comme si j’en avais besoin. Argument stupide !!! Cette expérience de Stanley Milgram est faussée parce que ….. d’abord par le recrutement, il fausse son échantillon de cobayes humains puisqu’il ne prendra que les volontaires acceptant l’idée que l’on peut infliger une punition à quelqu’un qui se trompe ce qui veut dire que ceux qui n’ont été pas d’accord ( les rebelles) sont exclus du fait qu’il ne se porteront pas volontaires pour participer à l’expérience.

                                                                L’erreur que commet Milgram ensuite, c’est d’avoir conclu en partant d’un ou de plusieurs cas particuliers à la totalité en disant que 63% des gens étaient capables d’infliger une punition sévère à un autre humain. Cette conclusion est fausse puisque son échantillon n’est pas représentatif de la population.

                                                                La troisième erreur que commet Milgram, est d’avoir considéré que son expérience reconstituait exactement ce qui se passait réellement dans la société. Archi-faux, on ne peut soustraire un individu de la société car il en conserve l’idée en mémoire. On ne peut pas reconstituer la société et son autorité dans un laboratoire parce que le laboratoire fait encore partie de la société. Donc l’expérience de Milgram ne peut être que polluée par tout ce qui l’entoure.

                                                                En plus il commet une erreur en disant que les cobayes questionneurs sont cruels. Non ! il aurait pu les considérer comme n’étant que des joueurs qui auraient pensé que le cobaye questionné n’est qu’un volontaire pour recevoir des punitions qu’il supporte avec plaisir. Nous sommes ici dans des relations sadomasochistes bien connu des amateurs de film porno. Il est volontaire parce que ça lui plait de l’être.

                                                                Les douleurs qu’ils s’infligent, peuvent être considérées comme acceptables et acceptées ce qui veut dire que les cobayes de Stanley Migram n’ont fait que jouer.

                                                                Monsieur Villach, je vous ferai remarquer que hormis m’avoir snobé, vous n’avez rien objecté à mon argument vous reprochant d’avoir commis un sophisme connu sous l’image d’un serpent qui se mord la queue ou sous celle d’un cercle vicieux.

                                                                Ha !!!! ha !!! j’en rigole encore !!!!! ha !!!! ha !!!!







                                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 22 mars 2010 06:56

                                                                  tiens Leif du Chebec- tabouret n’a pas mis les voiles ,et les shadoks pompaient pompaient !


                                                                  • djanel Le viking- djanel du viking-chaise 22 mars 2010 07:32

                                                                    et toi, tu causes pour ne rien dire


                                                                  • COVADONGA722 COVADONGA722 22 mars 2010 07:51

                                                                    ptét ben qu’ oui ptet ben qu ’non


                                                                    • Marc Tirel Marc Tirel 26 mars 2010 18:49

                                                                      Merci pour cet excellent article qui pose les bonnes questions en particulier celle de la soumission à l’autorité et du conditionnement et celle du courage indissociable.
                                                                      A ce sujet cf : http://sn.im/courage2010 

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