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Accueil du site > Tribune Libre > Le « journalisme citoyen » et les vrais journalistes

Le « journalisme citoyen » et les vrais journalistes

Depuis sa naissance, le phénomène appelé "journalisme citoyen" subit des critiques récurrentes, parfois en des termes très durs, particulièrement de la part des vrais journalistes, les titulaires d’une carte de presse.

1. Tout d’abord, quès aco, le "journalisme citoyen" ?

Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’un citoyen qui n’est pas journaliste ! Et qui prétend, sinon faire œuvre de journalisme, du moins écrire des articles susceptibles d’intéresser au moins une personne... À moins de deux lecteurs, mieux vaut garder l’article pour soi !

Remarquons d’emblée que cette ligne de partage, claire et simple, est devenue plus floue, car certains journalistes publient dans les médias citoyens - soit pour aborder d’autres sujets que ceux acceptés par leur journal ou radio, soit simplement pour se diversifier.

Inversement, des citoyens publient dans des médias dirigés et principalement écrits par de vrais journalistes, comme Rue 89.

Plus encore - il est possible qu’une partie des citoyens soient faussement amateurs, des journalistes, attachés de presse ou influenceurs envoyés au front par divers lobbys ! Oh ! Ma tête, ça devient compliqué, ce sujet.


2. Commençons par passer un peu de pommade aux vrais journalistes

Tels des James Bond, ils ont dans la poche une carte de presse qui leur ouvre les portes de tous les lieux de pouvoir, depuis l’Élysée jusqu’aux plus ténébreuses réunions des mystérieux "think-tanks" où les maîtres du monde ourdissent leurs complots, ce qui leur permet d’en informer les lecteurs. Heu, non... là j’en fais trop.

Disons que leur vocation les a poussés à faire une école de journalisme, où ils ont appris à séduire le concierge et la secrétaire des puissants, à recouper l’info avec des ciseaux... Euh, non. Ce n’est pas ça non plus : où ils ont appris à chercher l’info, à être objectifs, avant de faire des stages sur le terrain.

Lors de leur dernière année d’école, à l’issue d’un rituel secret qui ne se transmet que de rédac’ chef à journaliste, on leur a révélé les secrets de la machine à café et la déontologie du métier - savoir taire le nom de la maîtresse des politiciens, savoir utiliser les couverts dans les bons restos avec les chefs de cabinet, comment se comporter à une réception au jardin (ça s’appelle "garden party" dans ce milieu) de TF1 ou de l’Élysée - bref, toutes les ficelles du métier.

C’est alors qu’ils ont enfin obtenu de la préfecture de police le permis de tuer à coups de plume assassine, cette carte qu’on presse sur le cœur dans un holster.

Sans rire, on peut rendre hommage aux reporters de guerre, qui prennent des risques considérables pour nous informer, au talent des éditorialistes, à la ténacité des journalistes d’investigations qui fâchent les puissants, ce qui peut leur valoir la mort comme pour la journaliste russe Anna Politkovskaïa ou des menaces très crédibles, comme Saviano par la Camorra.

Mais cela ne reflète pas l’ensemble du journalisme, qui est très hétérogène. Comme beaucoup de métiers, le journalisme recouvre une grande variété de profils : presse économique, sportive, mode, etc.


3. Le journalisme citoyen apporterait de fausses infos, ce serait un danger pour la société !

À en écouter certains, ça refilerait presque des virus informatiques...

Un exemple récent : la fausse info de la mort de Steve Jobs, dont on accuse le journalisme citoyen. G. Narvic en a fait un bon article sur AV.

Les médias traditionnels, grands ou petits, oublient de rappeler qu’ils ont eu leur lot d’infos bidons. On a encore en mémoire l’annonce dramatique et fausse de la mort du petit garçon disparu, qui a coûté sa place à une journaliste de TF1 pourtant très expérimentée.

Il nous revient aussi l’annonce prématurée de la mort de Pascal Sevran par Europe 1, dont le patron - Jean-Pierre Elkabbach - avait auparavant talentueusement critiqué les sites inconséquents ! "Des sites qui, pour exister, pour faire un coup, pour nuire à un adversaire, lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier ou à ne pas donner la parole aux personnes qu’ils attaquent."

Ainsi, les mêmes qui donnent des leçons se font avoir par la course aux scoops.
L’affaire est rappelée par La Libre Belgique, dans l’hommage à Pascal Sevran.

Arrêt sur image

Rappelons aussi les orgies présumées de la bourgeoisie toulousaine, que l’emballement médiatique avait transformées en affaire de l’année avant de retomber comme un soufflé, et finir par l’aveu que tout reposait sur les déclarations d’un mythomane.

Les pros sont prompts à expliquer ces bavures par la pression, la course à l’audience, le travail dans l’urgence, l’exigence des auditeurs, lecteurs ou spectateurs qui iraient de suite voir ailleurs si les journalistes ne suivaient pas l’actualité de près. Ce qui n’est pas faux, reconnaissons-le.

Ils ont en quelque sorte des excuses légitimes, alors que le "citoyen journaliste" serait irresponsable, car il ne risque ni son poste ni sa réputation, ou si peu.

Même les journalistes de guerre, emblématiques de la profession, presque mythiques, ne sont pas exempts de critiques : les fameux journalistes "embedded" ne voient que ce qu’on les laisse voir. Jamais on a eu aussi peu d’images des victimes civiles (et même militaires) d’un conflit que lors des guerres d’Irak et d’Afghanistan... La leçon du Vietnam a été bien retenue par le service de (dés)information de l’armée américaine... Cela dit, la plupart de ces journalistes signalent honnêtement les limites qui leur sont imposées.

Malgré tout, même en se sachant manipulés, nous avons dans la tête l’image d’une guerre propre, alors même que les victimes civiles sont couramment estimées à 500 000 et que les bavures des bombardements se multiplient.

À notre avis, l’actualité immédiate n’est pas le bon positionnement pour le "journalisme citoyen", qui pour cela serait contraint de se rapprocher du fonctionnement du journalisme, s’abonner à l’AFP et aux différentes sources de productions d’info, avoir une rédaction permanente, etc., bref devenir un vrai journal fait par de vrais journalistes.

Mais il peut y avoir des exceptions, un article sur un sujet régional par quelqu’un bien au fait de la vie locale, ou un reportage à l’étranger par un expatrié ou quelqu’un ayant voyagé récemment, etc.


4. Le journalisme citoyen ne produit pas d’infos, n’apporte aucune info

Vous m’excuserez de faire référence à mes propres articles et de ne choisir des exemples que parmi les sujets que j’affectionne, mais je souhaitais des exemples dont je sois sûr. Nous pensons avoir apporté diverses infos inédites, ou au minimum rappelé des infos très peu connues car victimes d’autocensure :


— Que l’anglais est imposé à l’école primaire, chose simple à comprendre sur le plan intellectuel, car "pas de choix" signifie "obligatoire" ! Aucun prof n’est venu contredire. Pourtant, à notre connaissance, aucun média traditionnel ne l’a encore écrit. Pire - ils rivalisent d’imagination sémantique pour tourner autour du pot, du style "c’est l’anglais qui, à 95 %, etc.", quand ils ne pratiquent pas le mensonge pur et simple "l’anglais est choisi à 95 %"... Tout est bon pour éviter les gros mots comme "imposé" et "obligatoire" !

Soyons honnêtes : en rangeant de vieux papiers, il est apparu que la revue Famille magazine (n° 114, "Choix des langues, ne vous trompez plus") avait fait preuve d’une franchise que bien des grands journaux pourraient leur envier, en parlant du secondaire : "Dans quatre établissements sur dix, seul l’anglais est proposé en LV1." Bravo à la journaliste (Marie Ducamp), qui au passage démonte quelques clichés comme l’utilité de l’apprentissage précoce.


— Que l’espéranto progresse en France (cf. le site polyglotte de Montpellier, par exemple), que deux députées européennes sont espérantophones, qu’il a eu un beau succès au méga-festival des langues à Nankin (Chine) ; je ne détaille pas puisque ce n’est pas le sujet. Nous en avons apporté des preuves vérifiables.


— Que le niveau exigé en langue vivante au baccalauréat pour la certification en langue dans le cadre européen est absurdement surévalué, aboutissant à des blocages prévisibles. Et qu’en outre, cela pousse la France à enrichir la Grande-Bretagne, déjà 200 000 euros payés par l’État et les régions à titre expérimental, combien lorsque ce sera généralisé ? On parle déjà d’un million par an...

Quel grand journal et quel grand journaliste va faire un article disant qu’on va banquer un million par an à la GB pour un boulot que nos professeurs de langue pourraient faire dans le cadre de leur travail !


— Tout récemment, la proposition d’un rapporteur européen de généraliser l’anglais pour toutes les opérations portuaires : nous sommes sinon les seuls, du moins les premiers à le signaler, tant le sujet est évité.

Il existe certainement d’autres exemples d’infos inédites ou très peu médiatisées, nous n’avons pas la prétention d’avoir lu et analysé tout Agoravox, mais ces quelques exemples suffisent à infirmer cette accusation.

Donc, peut-être y a-t-il peu d’infos originales dans le journalisme citoyen, mais dire qu’il n’y en a jamais est faux, tout simplement. CQFD.


5. L’inverse n’est pas vrai pour autant : le journalisme traditionnel n’est pas fait uniquement d’infos inédites !

En dehors des grands dossiers, des enquêtes approfondies, il est frappant de voir à quel point certains articles se contentent de broder autour de nouvelles fournies par l’AFP, par la salle de presse de l’UE ou autour de déclarations syndicales ou d’autres organisations - bref, se contentent de mettre en scène la même info, assortie de quelques commentaires vite troussés.

Un seul exemple : lorsque le président Sarkozy avait déclaré que les chaînes télé françaises avaient vocation à parler français.

"Nicolas Sarkozy a donné sa vision de la réorganisation de l’audiovisuel extérieur français. "Je pense qu’une chaîne publique, France Monde [regroupant RFI, TV5 et France24, NDLR], qui garderait l’identité de chacun des participants, ne peut que parler français", a dit le président. "Avec l’argent du contribuable je ne suis pas disposé à diffuser une chaîne qui ne parle pas français", a-t-il déclaré à l’occasion de sa conférence de presse du 8 janvier 2008."

Comme sur le sujet du français et de l’anglais dans l’UE règne une sorte d’autocensure, la plupart des médias se sont contentés du service minimum, sans analyse, sans reprise de l’historique de France 24, de la question des langues dans l’UE, ce qui donne, sur Courrier international ou sur TVDZ, "la télévision du Maghreb"
les pages internet des articles similaires sur de grands journaux comme Le Point ou autres ne sont plus disponibles, mais de mémoire je peux dire que c’était à peu près la même chose, une info brièvement et discrètement rapportée, du bout du stylo.

Par contre, grâce au journalisme citoyen, on dispose d’un article beaucoup plus fouillé !

Les journalistes, les vrais, ont souvent les mêmes sources d’infos ; en fait, les infos inédites sont les plus rares, quel journaliste ne rêve pas de sortir un scoop ? Mais le plus gros des journaux est fait de la même matière brute, retravaillée selon la couleur du journal.


6. Certaines libertés n’existent que sur le journalisme citoyen

Principalement, celle de débattre après un article.

Il est bon qu’on puisse parfois parler sans le filtre du courrier des lecteurs. C’est en quelque sorte la version améliorée du café du commerce, ou de la foire d’empoigne qu’était souvent l’émission télévisée de Michel Polac.

Au point que les médias traditionnels, sur leur version en ligne, ont presque tous instauré la possibilité de commentaires, parfois limités à leurs abonnés (Le Monde). Certes, le filtre de la modération existe toujours, probablement à juste titre, mais on est désormais très loin du courrier des lecteurs qui ne laissait passer que de rares commentaires soigneusement choisis.

Le lecteur en ligne d’aujourd’hui veut pouvoir s’exprimer, et c’est grâce au journalisme citoyen !

Une particularité anecdotique : l’ego des "journalistes citoyens" est mieux traité que celui des professionnels ! Car leurs articles sont archivés, du moins sur des sites comme AV, ce qui permet de retrouver les anciens articles. Inversement, aussi bonne que soit la plume de tel ou tel journaliste, il est impossible de relire facilement ses articles passés. Heureusement qu’ils sont payés, sinon il y aurait là une injustice capable de les dégoûter d’écrire dans un "vrai" journal.

Autre particularité, pas toujours enviable : on peut davantage se défouler en tirant à boulets rouges sur qui on veut, la notion de politesse y étant plus élastique...


7. Les journalistes cachent des infos ou manquent d’objectivité

Souvent ! Et ne pas traiter une info ou la minimiser sont des méthodes fréquentes de manipulation.

Chaque média a sa ligne éditoriale, sa tendance, qui forme comme des limites que le journaliste ne doit pas dépasser.

Exemple : la discrète visite de Bernard Tapie à l’Élysée, faite après que le scandale de ses 240 m d’euros a été révélé (net pour lui : 40 m pour préjudice moral, sans que l’État ne s’y oppose !) a été fort peu traitée par nos grands médias...

Ou encore, le fait qu’actuellement l’État marchande avec TF1 qui a le culot de lui réclamer une fortune pour sortir de French 24 (sortie nécessaire à la restructuration de l’audiovisuel extérieur français), alors même qu’il a freiné son développement en refusant des exclusivités et en refusant sa diffusion sur le numérique, et juste après que le gouvernement lui ait offert le cadeau royal et controversé de l’interdiction de la pub sur les chaînes concurrentes ! Gageons que le montant qu’obtiendra TF1 après cette sorte de chantage (tu payes pas, je sors pas du capital) ne fera pas l’objet de beaucoup d’analyses...

L’objectivité est un but impossible à atteindre, c’est plutôt un état d’esprit, une volonté d’honnêteté.

(Rappelons le classique bon mot du fondateur du Monde, Beuve-Méry, qui disait que, pour le même article, il recevait des lettres de lecteurs le félicitant pour son objectivité, et d’autres lui reprochant son manque d’objectivité...).


8. Il y aurait des articles complètement nuls dans le journalisme citoyen

Oui , c’est vrai ! J’ai bien pensé mettre quelques exemples tirés d’AV, mais ça ne serait ni charitable ni confraternel.

Mais regardons un peu du côté du vrai journalisme... Quel journal ou télé n’a pas ses grosses daubes ? Les candidats se bousculent au portillon.

Tout récemment, l’entretien un peu orageux de Juncker par Pujadas sur France 2 a fait sourire. Arrêt sur images se moque savoureusement de leur journalisme d’investigation, qui semblait avoir découvert qu’une rue du Luxembourg était pleine de banques !

Quel magazine sérieux ne fait pas chaque printemps un dossier sur les méthodes modernes pour maigrir en trois semaines, le soleil, la plage, la drague d’été, les boîtes échangistes, les plages exhibitionnistes ? Avec à l’appui un débat philosophique sur l’épilation : pilosité fournie débordant sur l’aine versus épilation totale, et ses implications psychologiques : montre-t-on davantage son âme avec le minou rasé ?

Et le levier de la peur, combien de fois le vrai journalisme en joue-t-il ? Peur des émeutes, des banlieues, de la crise, de la retraite, de la maladie, de la vie ?

Et l’incessante lutte entre les magazines à coups de couvertures racoleuses ! Combien de couvertures en 2008 sur Carla Bruni et NS ?

La plupart des journaux ont un horoscope hebdomadaire. C’est du sérieux ça, entretenir la superstition et la croyance des gens dans les fausses sciences ? La science ne sait et n’explique pas tout, mais on sait au moins avec certitude à quel point l’astrologie est bidon !

Le journalisme authentique s’accommode de méthodes authentiquement douteuses.

Plus grave que les infos banales, et pire que l’astrologie, le vrai journalisme contient aussi sa dose de manipulation, connue sous le joli nom de publi-reportage - et pas toujours clairement signalée aux lecteurs...

Et gare aux récalcitrants :

"Par Badboy, Mariannaute. Une journaliste est menacée de sanctions par la direction de France 3 Aquitaine pour avoir refusé un publi-reportage. Point de départ d’une dénonciation de la "publicité pernicieuse"..."
Sur Marianne en ligne


9. Le journalisme citoyen serait mal écrit et truffé de fautes de français

Déjà, il n’a pas les moyens d’avoir un correcteur attitré, à l’inverse de tous les grands journaux.

Ne serait-ce que par politesse, nous sommes d’accord que les rédacteurs doivent au minimum passer leur texte à un correcteur orthographique.

Pour ce qui est de la qualité littéraire du journalisme citoyen, nous ne donnerons qu’un seul exemple, le plus récent que nous ayons en tête, en priant les autres bonnes plumes d’Agoravox de nous pardonner.

Ceux qui trouvent cet article de Monolecte mal écrit sont quand même difficiles...

Du reste, comme le soulignent les fondateurs du site, l’idée n’est pas tant de recruter des non-journalistes sachant à peu près écrire, mais de devenir un bouillonnement de débats et d’idées, si possible avec des infos et si possible de première main, qu’elles soient internationales, nationales ou locales.


10. Manque d’originalité !

Alors là, tout faux : un des principaux apports du journalisme citoyen est de permettre à des voix discordantes de s’exprimer, à des sujets boycottés de trouver une tribune, à des articles insolites d’être publiés à l’improviste.

Un exemple récent d’originalité

Bernard Dugué propose un changement de date pour le début officiel des saisons, tout en gardant les événements physiques que sont équinoxes et solstices comme symboles naturels. Un commentaire (Skirlet) signale d’ailleurs que, dans certains pays, chaque saison commence le premier du mois (ex. : 1er juin pour l’été, 1er septembre pour l’automne).

Surprenant et remue-méninges, non ? Être surpris, découvrir un texte qui nous parle, nous fait soudain réfléchir, ça se mérite.

Alors que les médias traditionnels, tenus, pour durer, de correspondre au goût de leur lectorat si difficilement conquis, sont probablement moins enclins à la diversité et à l’insolite.


11. Le boycott de certains sujets

Les espérantistes, dont je suis, trouvent depuis la fondation d’Agoravox la possibilité de plaider leur cause (l’usage d’une langue construite comme lingua franca du monde ou de l’UE), de répondre aux préjugés et critiques par des éléments objectifs et vérifiables. Sur de tels sujets, la ligne éditoriale et l’auto-censure des médias traditionnels - même de grande qualité - empêchent les lecteurs de se forger leur propre opinion. Rappelons néanmoins que la presse régionale, France Culture, France Inter et France 3 ont changé d’attitude envers l’espéranto, et c’est tout à leur honneur.

La polémique sur le 11/9...

Les articles de Denis Robert qui relate régulièrement sa longue bataille procédurale contre Clearstream, dont le dernier en date.

Tout ceci démontre clairement le rôle que peut tenir le journalisme citoyen comme contre-pouvoir, modeste, mais réel.


12. La gratuité

Les journaux, même réputés, sont portés à bout de bras par la pub en raison de finances fragiles, et un boycott par un gros annonceur mécontent peut être un séisme... Seul Le Canard enchaîné est exempt de publicité et ne vit que de ses ventes.

Tous les médias en ligne s’orientent vers une formule mixte de gratuité partielle, d’abonnement et de publicité.

Ce qui n’est que justice, car journaliste, c’est un métier, qui doit donc être rémunéré, ce que ne peut faire le journalisme citoyen, malgré de timides tentatives : le média québécois Centpapiers annonce un futur partage des revenus, s’il y en a ! De même, les encyclopédies en ligne se cherchent, face à Wikipedia qui est lui-même à la croisée des chemins.

Bref, nous sommes dans un domaine mouvant qui s’est considérablement transformé, et dont personne ne sait à quoi il ressemblera dans quelques décennies.

(Nota : en parlant de gratuité, faut que je pense à envoyer ma facture à Agoravox pour ce plaidoyer)


13. Signalons aussi quelques articles récents d’Agoravox sur le même sujet

"L’information entre vérité et réalité", par Caleb Irri :
"Pour qu’une information soit considérée comme vraie, il ne suffit pas qu’elle existe réellement, mais plutôt que les médias s’accordent à la considérer comme telle."

"Fausse mort de Steve Jobs : à qui la faute ?" par Guillaume Narvic :
"L’enjeu de la vérification de l’information est donc bien crucial, mais c’est un faux débat que de pointer du doigt le journalisme citoyen. La question est celle des normes rédactionnelles, des procédures de vérification et la manière dont on les applique. Et ça concerne au même titre le journalisme citoyen... et le journalisme professionnel."

Et en dehors d’AV, Novövision


14. Les pseudos

Quelques journalistes aussi utilisent des pseudos - voire de fausses particules de noblesse. Peut-être faudrait-il que les gestionnaires du site disposent des vraies identités des auteurs... Qui peuvent néanmoins facilement être retrouvées en cas de délit. Confessons ici que "krokodilo" est un pseudonyme, et je n’habite pas une ville orbitale comme indiqué, je n’y suis même jamais allé.


15. le journalisme citoyen a probablement accéléré ou modifié l’évolution du français, du simple fait de l’augmentation exponentielle du nombre de producteurs d’écrit

Le nombre de producteurs d’écrit a considérablement augmenté, Avec parfois quelques inconvénients : il n’est pas rare qu’en faisant une recherche Google sur tel ou tel mot ou expression, la forme incorrecte revienne presque aussi fréquente que la forme dite juste !

Mais c’est une liberté supplémentaire qui nous est donnée, aux côtés des pros, celle de participer activement à la vie de la langue.
 

Conclusion


Nous avons vu et reconnu tout ce qui sépare le journalisme du phénomène appelé journalisme citoyen.

Peut-être aurait-il fallu lui trouver un nom plus adapté : débat citoyen ? Une sorte de version écrite et améliorée du café du commerce, née de l’explosion de la toile et dont nul ne connaît l’évolution future.

Erreurs, manipulations, propagande, mensonges volontaires, boycott de sujets, polémiques artificielles, articles de commande, complaisance envers les puissants ou pour flatter les lecteurs, mauvaise foi, soumission aux impératifs financiers de la pub et des actionnaires, copinage de la critique culturelle, publicité envahissante, "marronniers" (dossiers ou articles récurrents, comme maigrir avant l’été), médiocrité.

Toutes ces dérives sont possibles aussi bien dans le vrai journalisme que dans le "journalisme citoyen" !

Dans les deux cas, donc, le lecteur doit donc veiller à rester lucide, évaluer ce qui est écrit, regarder si des références ou des sources sont indiquées, recouper l’info - bref, ne pas se contenter d’avaler la soupe toute prête.

D’une manière générale, cela pose la problématique de la chose imprimée : dans notre société médiatique, un fait n’est considéré comme vrai que s’il est paru à la télé ou dans un grand journal. Or, nous avons vu par quelques exemples que tout ce qui était imprimé n’était pas vrai (cela peut être simplement tronqué ou carrément faux !) et qu’en outre tous les faits n’étaient pas imprimés !

De plus, les frontières se sont vite entremêlées : certains journalistes, et non des moindres, tiennent un blog, tandis que les médias en ligne permettent presque tous des commentaires. Quand ce n’est pas une émission entière qui migre sur la toile avec armes et bagages ! Arrêt sur image, trop dérangeant en décortiquant les manipulations et en apprenant aux téléspectateurs à analyser les infos qu’on lui sert, a dû trouver des cieux plus accueillants...

Arrêt sur image

(un blog avec certains de ses anciens chroniqueurs)

Cette nouvelle interactivité des journaux et des journalistes avec leurs lecteurs est d’ailleurs en partie à mettre au crédit du journalisme citoyen. Il peut lui arriver, rarement peut-être, d’apporter des infos inédites, il amène parfois un éclairage original ou des sujets insolites, au gré des intervenants et de leurs centres d’intérêts, et peut contourner n’importe quel boycott. Bref, c’est un brassage continu de sujets et de lecteurs, là où la presse traditionnelle demeure davantage cloisonnée, chaque média ayant son lectorat et sa ligne éditoriale, qui se tiennent l’un l’autre.

C’est un espace démocratique, un modeste contre-pouvoir supplémentaire aux côtés du vrai journalisme qui produit la masse d’infos francophones disponibles, françaises, mais aussi belges, suisses, québécoises, marocaines, Le Courrier du Vietnam, et bien d’autres.

Parfois, dans ses excès, il peut sembler la version écrite du carnaval où on peut se grimer et moquer les puissants !

Quoi qu’on en pense, ce phénomène semble bien installé, et il faudra bien que les vrais journalistes fassent avec. Quant à son évolution, elle est ce que nous en ferons.


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187 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 30 octobre 2008 10:20

    Excellente analyse.

    J’ajouterai que les "journalistes professionnels" se servent de façon croissante de l’information produite par les "journalistes citoyens" par la mise en ligne d’articles de blogs et autres sites citoyens sur les sites de leurs média classiques. Ce faisant, ils effectuent un certain criblage, en fonction de leur orientation, actualité, et on l’espère de leur originalité et qualité. Bien entendu, le défaut du système est que cette sélection limite la diversité (on peut ainsi orienter un débat), mais elle crédibilise le journalisme citoyen.

    Il faut d’ailleurs constater que le combat de certains journalistes classiques contre le journalisme citoyen est maintenant derrière nous. Un seul exemple, le site de "Maitre Eolas" et ses informations ont été très largement repris dans la presse à propos de la crise de la magistrature vis à vis de la chancellerie, et ont fournis des informations que les journalistes traditionnels auraient été bien en peine de trouver et de rassembler ainsi.

    Après une période de foisonnement naturel, une certaine sélection s’opère naturellement dans le système, entre blogs personnels et réels sites d’information citoyennes, qui produisent des analyses souvent approfondies grâce à un réseau de lecteurs fidèle et informé.

    La guerre est donc derrière nous, et les deux système sont voués à cohabiter, car ils sont finalement complémentaires.

    Une dernière remarque : la puissance du réseau de sites "citoyens" exige une liberté intacte du système, parfois menacé par le désir de contrôler l’information. Une récente réunion de l’OCDE à Séoul au sujet de l’importance croissante du rôle d’internet dans l’information et la démocratie, tout autant que dans l’économie, a mis en lumière les risques liés au souhait des nations d’accroitre la sécurité du système. Il faudra donc être vigilent pour que la nécessaire sécurisation du système (préservant les données personnelles, limitant le spamming ou la fraude) n’entraine pas une limitation des échanges d’information. 


    • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 11:37

      Je me rends compte en lisant les commentaires que j’aurais effectivement dû parler un peu plus des blogues. En me focalisant sur le journalisme citoyen polyvalent, j’ai négligé le phénomène blogue qui touche les professionnels de nombreux métiers, et sont une source importante d’infos fiables, du vécu, et qui fournissent certainement de la matière à beaucoup de journalistes, comme vous le dites, et leur évite un certain nombre de recherches. Ils sont souvent d’excellente qualité, mais il faut avoir fait la démarche de les trouver et d’y jeter un oeil régulièrement.
      Maître Eolas, donc, mais aussi le site associé à Libé "Secret défense" !

      http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/

      ainsi que des ensiegnants, des infirmières, des médecins, de plus en plus de métiers donc.

      De même que Libé est partenaire du blogue Secret défense, le journalisme citoyen polyvalent pourrait peut-être s’associer à des blogues citoyens de métiers, afin qu’on ait au moins le titre de la nouvelle chronique, en "feuilletant" un seul "journal."

      Superrésistant n’a pas tort de dire que le journlaisme cityoyen, finalement c’est du blogue, les uns spécialisés, les autres diversifiés, tous ayant comme point commun un débat plus fourni que dans les médias traditionnels, davantage d’interactivité.


    • La mouche du coche La mouche du coche 30 octobre 2008 13:41

      Je trouve que le problème est mal posé dans cet article. 

      La question n’est pas de savoir si les arguments du journalisme-citoyen sont pertinents ou non face à ceux des journalistes ; mais de comprendre pourquoi les articles citoyens n’ont pas beaucoup d’audience, quand ceux des journalistes en ont beaucoup. smiley


    • Antoine Diederick 31 octobre 2008 14:00

      actuellement, c’est en France que le désir de contrôler Internet est le plus fort. Aux us et ailleurs, sauf en Chine qui est une dictature économique au nom du peuple, l’opinion est plus libérale....

      les idées sont elles trop dangereuses pour certains..... ?????

      Ensuite, le "piratage" sur Internet, on rêve , là, la culture si elle n’était pas marchandisée, n’aurait comme but que de nous rassembler autour de pratiques gagnantes et non dicriminatoires.....

      Merde à la fin de ces tentatives qui consistent à catégoriser ce qui semble spontané , c’est la Vie cela...et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas cela.....



    • Antoine Diederick 31 octobre 2008 14:02

      "discriminatoires"

      la passion me fait oublier les lettres comme Mozart commit trop de notes sur la portée .


    • Antoine Diederick 31 octobre 2008 14:16

      merde , j’ai plein de trucs à faire et je lis sans désemparé ce fil...que je suis bête, salut les gars....a plus tard.....

      pas trop d’accord avec certaines idées de l’auteur de l’article, cependant cela mérité réflexion....

      hold on !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 octobre 2008 14:27

      Bien sûr, toutes choses étant égales, il vaut mieux savoir qu’improviser. Mais le clivage essentiel etre journaklisme professionnel et citoyen n’est pas sur le plan des ressources humaines, il est sur celui de l’encadrement. Le journaliste pro travaille pour une entreprise qui est là pôur faire des ous et est donc partie prenante de la structure du pouvoir.

      En étant, le journaliste en repecte la forme et les normes, s’autocensure ou est censuré. Le blogueur, au sens large de celui qui s’adresse aux lecteurs sans le filtre d’une rédaction, n’a pas cette contrainte. Il PEUT dire la vérité.

      On aura le meilleur des mondes quand des journalistes professionnels vivront des abonnements à leurs propres blogues et en tireront les moyens de mener leurs propres enquêtes. Les journaux actuels disparaîtront.  J’ai dit pourquoi et comment avant qu’il n’y ait un internet !

      Les conséquenes sociopolitiques seront cruciales. Il restera a reformater le contrôle des foules dans la transparence... et à juguler la corruption

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/174-la-fin-des-complots/

      http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/27/un-million-pour-sarkozy/

      Pierre JC Allard






    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 octobre 2008 14:39

      Addendum : Le lien du commentaire précédent réfere a une conférence de 1989 dont le texte a été publié en 1991. Le lien ci-dessous pointe vers une mise a jour de 1998 qui est encore d’actualité aujourd’hui

      http://nouvellesociete.org/124a.html

      PJCA


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 octobre 2008 14:42

      Addendum : Le lien du commentaire précédent réfere a une conférence de 1989 dont le texte a été publié en 1991. Le lien ci-dessous pointe vers une mise a jour de 1998 qui est encore d’actualité aujourd’hui

      http://nouvellesociete.org/124a.html

      PJCA


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 novembre 2008 00:26

      L’auteur : je m’excuse, mais je ne peux pas ne pas vous offrir ce lien.

      Arretez tout ! Ecoutez ici le CANULAR DU SIECLE

      ON A VRAIMENT FAIT CE COUP DE FIL !!!

      http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70422833

      Pierre JC Allard

      http://nouvellesociete.org


    • Krokodilo Krokodilo 2 novembre 2008 18:16

      Pierre JC Allard

      Merci, je suis allé le voir aavnt que la télé ne le reprenne, marrant.

      Sur le sujet des manips, Marianne a fait sur le thème des banlieues une vidéo en 2 versions, pour montrer comment on peut transformer l’ambiance et l’impact :

      http://www.marianne2.fr/Comment-bidonner-un-reportage-sur-les-banlieues_a92742.html?PHPSESSID=7443e7bbf675e425cdd508702e37ff82



    • Raymond Viger Raymond Viger 2 novembre 2008 19:15

      Journalisme citoyen ou débat de citoyen sur les blogues, la réflexion ne fait que commencer à être débattu en cour de Justice. Au Québec, une ordonnance de non publication pour les blogues de citoyens crée une jurisprudence qui sépare drastiquement le journalisme professionnel du journalisme citoyen.

      http://raymondviger.wordpress.com/2008/11/01/loto-quebec-ordonnance-de-non-publication/
       


    • Forest Ent Forest Ent 30 octobre 2008 11:02

      Analyse posée et intéressante.

      J’y ajouterai un point : beaucoup d’entre nous répondons à des questions et critiques de lecteurs, ce qui n’est pas le cas des professionnels qui n’en ont pas le temps. Nous avons la possibilité d’approfondir un sujet sur le fond, plus qu’on ne l’aurait en mettant simplement en forme la dépêche AFP. Je ne sais pas si c’est toujours intéressant, mais j’imagine que ça permet au moins de relativiser.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 30 octobre 2008 13:37

        Bonjour Forest Ent,

        Oui par la deuxième partie de votre phrase et bémol sur la première.

        Certains journalistes, les plus en vue notamment, sont tellement certains (imbus ?) de délivrer la flamme de la Vérité et la Connaissance à la face du monde et a minima de leur lectorat qu’ils n’entrevoient même plus l’intérêt de recourir à autre chose qu’un monologue. Croyez bien que certains des rédacteurs que nous sommes avons un temps limité pour rédiger et intervenir sur les articles (là par exemple je dois filer pour une intervention d’importance), toutefois le besoin d’interagir avec les lecteurs et commentateurs est tel que nous prenons le temps de le faire. Le journalisme citoyen c’est accepter la confrontation des idées et des points de vue.

        Cordialement


      • Nobody knows me Nobody knows me 30 octobre 2008 15:13

        Nous avons la possibilité d’approfondir un sujet sur le fond, plus qu’on ne l’aurait en mettant simplement en forme la dépêche AFP

        On peut d’ailleurs souligner la tendance de certains journalistes officiels à recopier bêtement des dépèches AFP, parfois sans
        même vérifier si le texte contient des aberrations énormes.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 30 octobre 2008 20:01

        Bonjour,

        Effectivement ce n’est pas la seule boulette : j’ai l’impression que les journalistes ne savent pas calculer ou plutôt confondent (ce qui est tout aussi grave) le billion Américain avec le million bien de chez nous.

        Cordialement


      • Sandro Ferretti SANDRO 30 octobre 2008 12:46

        Excellent article, constat irréprochable .
        =Au point 3, vous auriez pu ajouter la participation brillante des journalistes professionnels et accrédités à la manifestation de la vérité dans l’affaire Villemin, les pseudos pédophiles d’Outreau sur outrance, l’affaire des croix gammées sculptées sur le torse d’une pauvre dame du RER -en fait échappée de l’asile-, etc, etc.
        Je ne sais si la caravane finit par passer, mais la presse aime à hurler avec les loups, c’est méme pour cela qu’ils agissent en meute...

        =Le point 9 est, vous le savez , la partie faible de votre article. Vous ne m’y citez pas, non plus que mon camarade l’amiral Argo, Red et quelques autres grands chefs "sévèrement toqués de la plume" dans ce restaurant de la cuisine citoyenne.
        (PS : la publication dans l’après-midi d’un erratum aux frais de l’auteur pourrait arranger l’affaire et éviter que je vous envoie Tony et sa moto)

        Bref, ceci pour dire que vous étes avantageusement sorti de vos récurrences sur l’esperanto et l’enseignement des langues étrangères, et qu"’on aimerait voir cela plus souvent", comme on disait aux Guignols.


        • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:15

          Sandro.

          Oups, j’ai oublié de vous citer  ! En tant qu’ancien motard, j’espère que l’arriverais à baratiner votre envoyé Tony-les-muscles !

          " vous étes avantageusement sorti de vos récurrences sur l’esperanto et l’enseignement des langues étrangères,"

          Vous remarquerez que j’ai quand même parlé de l’espéranto et des langues… on ne se refait pas !
          Blague à part, je crois que pas loin de 20% de mes articles - au jugé- ne parlent ni d’Eo, ni d’enseignement des langues, ni de l’anglicisation de l’UE ; dernier exemple en date encore affiché dans la fenêtre "autres articles" : "Les prochains jeux olympiques seront-ils virtuels ?". Egalement "y a t-il un accent tonique en français ?", ou "de quoi les journalsites peuvent-ils se moquer aux JO ?", "influence du journalisme citoyen sur le français, et surtout un des premiers, u ne cirtique d’un livre sur le bonheurdont je recommande à tous la lecture en ces temps de récession inavouée :

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=18155

          Par contre, je compte bien reprendre mes "récurrences", selon l’actualité, si AV le veut ! On parlait des blogues : je vois ça effectivement comme un blogue, je rends compte de l’évolution de trois sujets que je suis d’assez près, de préférence lorsqu’il y a des nouveautés et/ou des infos qui intéressent peu les autres médias (la proposition de l’anglais pour le travail portuaire dans l’UE, le festival des langues en Chine). En quelque sorte, je tiens mon blogue sur AV, tout en gardant la possibilité de parler d’autre chose de temps à autres, n’est-ce pas finalement le but ? Je pourrais recopier le Canard enchaîné chaque semaine, assorti d’un commentaire, mais quel intérêt ?

          Comme dit plus haut, je me demande si certains qui tiennent leur blogue sur leur métier n’auraient pas intérêt à systématiquement passer leur dernière chronique sur AV, ou au moins le titre en partenariat, comme le font certains médias en ligne.




        • Sandro Ferretti SANDRO 30 octobre 2008 17:53

          Bon, excuses acceptées. On va faire ça comme dans la presse écrite :
          "en raison d’une grève surprise d’une certaine catégorie de personnels typographes, lire Sandro -bien Sandro- en lieu et place de ..."
          Ou bien, comme dans les Pensées de Pierre Dac :
          "finalement, contrairement à ce qui a été annoncé, c’est bien la pharmacie Gomez et non la pharmacie Lopez qui sera de permanence ce week end".

          Un dernier problème, et je vous laisse tranquille : je suis saisi d’une demande de radiation du Conseil de l’Ordre vous concernant, au motif que vous avez aussi omis de citer deux confrères émérites du site, G.Yang et Dancharr, ce qui n’est pas charitable.
          Dois-je les anesthésier au protoxyte d’azote ou leur injecter une bulle d’air en I.V ?

          Le cabinet Parcimoni et Bonessian


        • LE CHAT LE CHAT 30 octobre 2008 12:53

          bravo crocro , pour ce bel article ! smiley
          le journalisme citoyen n’est pas pire que celui des" pros" et bien moins soumis à l’autocensure !
          comme tu le dis , on peut y apprendre de l’info inédite , et si c’est de la daube , c’est pas pire que les milliers de morts fictifs de Timisoara ou la vie de Raymond le sabotier au 13h de téhéfin !


          • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:36

            oui , M’sieur Chat....le journalisme "citoyen" n’est pas plus mauvais que le journalisme "pro"....cela me semble vrai

            mais ce journalisme citoyen n’est pas encore trop ni assez sécurisé....

            il y a aussi un écueil....les reportage originaux qui supposent des fonds....

            la production d’articles originaux demandent d’être ’budgetisés’....surtout quand on s’attaque à des sujets de fond ....

            Dans l’ensemble, les gens sont mieux formés qu’avant, soit par les études soit par l’information, ils sont plus aptes à se saisir objectivement des sujets de société, d’actualité ou autres. Mais pour aller plus avant, déployer des moyens c’est un autre paire de manche.....

            Le journalisme citoyen c’est de l’info et des opinions gratuites grâce à la bonne volonté de personnes qui se sentent engagés.



          • morice morice 30 octobre 2008 13:00

             Vous oubliez une chose : le net offre aux groupuscules une occasion incroyable d’avoir un tambour de résonance. Ceux à l’avoir bien compris sont les gens de l’extrême droite comme ici Seb59 et son mentor : virés pour xénophobie et racisme, ils reviennent sous un autre nom faire leur pogrom habituel : et ça, la démocratie visiblement ne sait pas y répondre. Il s lynchent, et on les laisse lyncher. En croyant respecter la démocratie : or ils n’en ont rien à faire de la démocratie : ils veulent LEUR parole, point barre. C’est la néantisation de la démocratie. Comment y remédier ?


            • nick 30 octobre 2008 13:08

              @Morice,

              Ne pas leur répondre...ça serait déjà un bon début...en leur répondant à tour de bras comme vous le faites vous jouez leur jeu...


            • A. Nonyme Trash Titi 30 octobre 2008 14:22

              Hors sujet et amalgame fallacieux, comme d’habitude.
              Morice, ne vous plaignez pas de ce que vous vous ingéniez à déclencher à longueur de temps, c’est pénible.

              J’ajouterais en reprenant votre style :

              "On parle de JOURNALISME citoyen là, pas du NET. Vous ne savez pas LIRE ou quoi ? Faut vous faire SOIGNER !"

              Et encore, j’édulcore...


            • Super resistant de l’islam 30 octobre 2008 15:21

              "virés pour xénophobie et racisme,"

              Ca reste à prouver.

              En attendant, je connais certains "auteurs" qui font une fixation sur l’amerique et les chretiens, qui ecrivent des articles antisemites et qui violent les protections d’agoravox quand leurs articles ne sont pas publiés... smiley
              Ca s’appele du fascisme. De meme qu’affirmer que vous avez été prof est un mensonge.

              Vous travaillez pour quelle organisation morice deja ? (ne me dit pas "la paix maintenat" on sait que c’est bidon).


              Cet article parle justement des gens comme vous qui empechent la reconnaissance du journalisme citoyen. smiley


            • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:22

              Morice,

              Les grands médias nationaux traitent déjà les espérantistes de marginaux, d’ahuris ou de casse-pieds, de groupuscule comme le vous dites de ces zozos. L’influençage (le lobbying) est la rançon de la liberté d’expression.

              Je me trompe ou il y a un système de vote des rédacteurs au-dessus d’un certain nombre d’articles pour valider les futurs articles ? C’est là-dessus qu’on peut jouer pour contrer d’éventuels excès, àmha.

              J’en profite pour signaler aux habitués que j’avais voté pour la parution d’un article qui semble bloqué depuis un mois, sur la francophonie qui étouffe(rait) les langues africaines : je ne suis pas d’accord, mais l’article est bien écrit, passionné et plus que virulent, mais je pense qu’il a sa place, le sujet mérite d’être publié, ça change un peu de la politique intérieure.



            • appoline appoline 30 octobre 2008 13:20

              J’ai apprécié l’article. Dommage Docteur Krokodilo, cela sonne plutôt bien, même si c’est peu crédible comme plaque professionnelle sur la devanture d’une station orbitale ; les petits hommes verts aiment le rationnel.
              Ce site permet de se forger une opinion avec les informations venant des internautes de tous bords. Il y a à prendre et à laisser, mais je dois avouer que beaucoup de vrais journalistes pourraient prendre de la graine auprès de nos rédacteurs.


              • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:26

                Vu la dentition des crocos, ça conviendrait mieux à un dentiste ! De toute façon, rensiegnemetn pris, le Conseil de l’ordre refuse les pseudos sur les plaques !


              • pissefroid pissefroid 30 octobre 2008 13:21

                Papier très instructif. Merci de l’avoir écrit.
                Une idée me passe par la tête, est-ce que ce ne serait pas mieux de parler de "journaliste libre" en opposition à "journaliste encarté" : (qui a une carte de presse, pas qui fait le trottoir).
                Peut-on parler de journalisme quand le propriétaire du journal (média) est marchand d’armes ou marchand de béton ?


                • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:30

                  Pissefroid,

                  vous m’avez fait bosser : il me semblait que "encarté" avait pris un sens péjoratif, mais en vérifiant sur mon Littré et mon petit robert, il n’y avait pas cette notion… Mystère résolu sur la Toile, le TLFI mentionne un sens péjoratif pour les prostituées "encartées par la police".
                  Donc, comme je le soupçonnais, je pense que ça ne plairait guère aux journalistes d’être considérés comme "encartés" !



                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 octobre 2008 13:34

                  " Il existe certainement d’autres exemples d’infos inédites ou très peu médiatisées, nous n’avons pas la prétention d’avoir lu et analysé tout Agoravox, mais ces quelques exemples suffisent à infirmer cette accusation. "

                  En effet, ce qui rend l’info officielle navrante, c’est cette façon qu’elle a de tenir en haleine trois jours durant...avec un mariage ridicule à Lille. Ce fait divers sans conséquences sur l’avenir du pays, ( qui a été traité dix fois sur Avox ), permet d’en cacher et d’en faire passer d’autres, bien plus importants, sous silence.

                  Tout l’intérêt d’un média-citoyen est de mettre l’accent sur tous ces sujets que les médias officiels enterrent. et qui souvent, sont autrement plus représentatifs. En effet, si notre société est terriblement affectée par un nombre considérable de symptômes divers, il convient d’en détecter avant tout les plus graves. Un peu comme si l’on se réjouissait d’avoir intercepté 50 kilos de haschich naturel...alors que dans le même temps passent 500 de cocaïne coupée de poisons véritables. C’est le même type d’amalgame qui est utilisé pour noyer des infos lourdes de sens dans une soupe ordinaire. Il ne faut pas mélanger grippe et cancer et privilégier de soigner le plus grave. Bien-sûr, un accident de voiture par semaine relaté sur les ondes témoigne d’une réalité, pourtant, vingt cinq personnes meurent tous les jours sur le bas-côte... En relater en permanence serait insoutenable, mais surtout porterait atteinte aux constructeurs qui malgré toujours plus de sécurité fabriquent encore de tombeaux roulants...

                  C’est sur ce thème que le journaliste citoyen peut se différencier de l’officiel, en mettant le doigt sur les vraies causes de panne sociale. Si son travail est plus confidentiel que celui de Denis Robert, journaliste de terrain, il peut néanmoins apporter sa petite pierre à l’édifice.



                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 30 octobre 2008 16:49

                    Petites corruptions locales.
                    Coût pour les contribuables : un million d’euros.

                    Le petit maire de mon petit village voit arriver le remembrement. Ravi, il en profite pour virer un plus petit paysan et s’approprie un joli bout de terre touchant les siennes, certes, mais virant l’autre à un litre de gazoil de chez lui. Il souhaite ensuite engager un projet de sablière, au bord du Cher, sur ses terres gagnées et pour ce faire, les fait impunément déclasser de première en troisième catégorie. Il monte le dossier et le dépose pour l’enquête d’utilité publique quinze jours à la mairie. 

                     Je consulte le premier jour, et constate tous les inconvénients et aucun avantages. Pas de base nautique en fin de travaux où je puisse, à vélo, emmener ma fille, pas de baisse d’impôts communaux dûs à une si belle activité professionnelle, je ne sais combien de camions au stop sous les fenêtres de ma maison du douzième siècle et une sérieuse déterrioration du site adorable choisi pour traverser le canal. 

                    Je souligne que j’habite ce sympathique petit bourg où Alain Fournier s’inspira de son roman « Le Grand Meaulne ». 

                    Je reviens le quatorzième jour, ouvre le cahier d’observations publiques, où deux petits commentaires se réjouissent ( des parisiens voisins ) et un de la DDE renâcle ( alors que j’ai rameuté toute la ville ). J’ajoute mon point de vue et m’inquiète de savoir pourquoi le tracé ne rejoint pas directement la nationale à deux kilomètres de là, de l’autre coté du Cher et évitant ainsi les traversées de deux bourgs. Monsieur le maire renvoie le dossier qui reste en suspens. « Oui mais » réponds le Préfet 

                    Puis il contacte le maire de l’autre commune responsable du pont qui objecte un arrêté, limitant à dix neuf tonnes ( sauf transport scolaire. ??? ) Il entreprend de tracer une autre piste à travers un bois au frais de la commune qui n’aura jamais servi. L’autre maire finit par installer des bornes plastiques rouges et blanches pour limiter les croisements de deux véhicules. Une rangée contre le trottoir du pont à droite et une rangée au milieu à gauche. L’interdiction passe à six tonnes. Après avoir risqué l’accident surplace, j’entreprends de repousser cinq bornes, avec mon pneu avant, au milieu du pont, au niveau du pilier central, pour autoriser le croisement et interdire la manoeuvre de recul jusqu’au virage d’entrée, très dangereuse. À chaque fois que je repasse, les bornes ont été remises. Puis un jour, un tas de sable est installé tout le long du pont juste derrière les bornes. J’ai compté, ayant travaillé moi-même dans des sablières, quinze godets de deux tonnes...ajoutez quinze tonnes d’eau et vous comprendrez pourquoi six mois plus tard, le pont, limité à six tonnes, ayant supporté quarante cinq tonnes de sable mouillé.... a été jugé à refaire. 

                    Après six autres mois de travaux et un million d’euros, le pont a pu être refait à neuf et le dossier sablière accepté.

                    Quel journaliste officiel voudrait bien se charger d’un tel dossier ? Quel journal accepterait de publier une telle information ? Tout le monde ici s’en fout complètement, est-ce une bonne raison pour fermer les yeux ? L’information est maintenant sur Internet, et chacun peut donc croire que la corruption existe partout.

                    Même au coeur des petits villages...C’est là que porte sesfruits le journalisme citoyen. Lisa SION.


                  • Antoine Diederick 31 octobre 2008 12:33

                    j’aime bcp le terroir français, mais à force de centralisation en France, "on " laisse faire en province.....


                  • Le Hérisson Le Hérisson 30 octobre 2008 13:40

                    A l’auteur,

                    Vous répondre sur l’ensemble de votre article nécessiterait plusieurs pages. Je me contenterais de résumer mon point de vue, étant moi-même journaliste et boulimique des médias de toute sorte.

                    1- que le journalisme "professionnel" n’aille pas très bien est une évidence. Cependant, contrairement à ce que pense parfois le grand public, les journalistes dans leur ensemble sont plutôt humbles et font oeuvre de médiation. Un journaliste n’invente rien, enfin en principe. Il se contente de relayer l’information et les faits. Par exemple, concernant aussi bien l’affaire Villemin que celle d’Outreau, l’origine du scandale médiatique vient moins des journalistes que des acteurs qui se trouvaient au premier plan : le juge Lambert par exemple, ou les assistants sociaux et les juges dans l’affaire d’Outreau.

                    Dans ce dernier cas, c’est d’ailleurs une journaliste, Florence Aubenas, qui a, la première, mis en doute ce qui se passait dans cette affaire.

                    En revanche, il existe une charte déontologique des journalistes, qui impose, par exemple, de vérifier l’information ou encore de ne pas se comporter comme un flic ou un justicier. Il est regrettable que certains journalistes, et notamment certains très connus, ne l’aient pas respectée et n’aient pas été clairement sanctionnés !

                    C’est le fait que les journalistes semblent de plus en plus perdre de vue leur propre charte déontologique ou les principes de leur métier qui aboutit à la méfiance du grand public pour la presse. Cela dit, on a la presse qu’on mérite. D’autre part, c’est évidemment la course au profit qui produit ce genre de négligence.

                    2. Le journalisme dit "citoyen" souffre de plusieurs handicaps. D’une part, il n’y a pas vérification de l’information et tout le monde peut à peu près écrire n’importe quoi sur n’importe qui... D’autre part, comme on le voit sur Agoravox, ce sont surtout des écrits à propos de commentaires, des états d’âme sur tel ou tel sujet, sans forcément le recul nécessaire. Enfin, la hiérarchie de l’information n’existe pas sur ces sites. Ainsi, on va lire des centaines d’articles sur Carla Bruni car on sait qu’un papier sur elle fait de l’audience Internet alors que d’autres sujets ne sont jamais abordés.

                    3. En réalité, les deux "types" de journalisme sont complémentaires et doivent, en quelque sorte, se nourrir l’un de l’autre.


                    • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:37

                      Le Herisson,

                      c’est toujours intéressant d’avoir les réactions des intéressés, quand je parle de l’enseignement des langues, je suis parfois déçu du peu de témoignages directs.

                      Dans vos exemples de bavures, plusieurs corps de métier ont effectivement cafouillé ensemble. J’ai choisi exprès des exemples concernant plustôt les journalistes - quoique à Toulouse, c’était aussi très confus.

                      2. La hiérarchisation de l’info, oui, mais les grands magazines ont fait eux aussi beaucoup de couvertures sur Carla Bruni et NS…

                      3. Finalement,on est d’accord.



                    • Probité 31 octobre 2008 20:26

                      A l’auteur et au commentaire de « Le Hérisson »,

                      Je trouve cet article intéressant au regard de l’analyse réalisée entre la différence de traitement de l’information effectuée par le « journaliste citoyen » (1) et par le vrai journalisme, même si cette analyse mériterait d’être approfondie.

                      En effet, les conditions d’écriture sont très différentes entre les deux positions décrites (pour les commentaires sur les articles d’auteurs, c’est différent).

                      L’un est salarié, respecte (ou est sensé respecter) la ligne rédactionnelle et la charte déontologique du journalisme, dispose de moyens techniques ou rédactionnels importants, doit rendre des comptes à sa hiérarchie, dans un temps qui lui est compté.

                      L’autre n’est pas dépendant d’une rémunération, peu transgresser la charte déontologique du journalisme mais doit respecter « La notice légale » du site internet sur lequel il écrit, dispose de peu de moyens techniques ou rédactionnels (si l’on considère que internet n’est pas un moyen technique performant, ce qui est moins sur), il n’a pas de compte à rendre une hiérarchie, et dispose de temps pour rédiger.

                      Mais l’un et l’autre ont en commun de faire appel à une histoire qui leur est propre, un vécu et à une culture personnelle _ au Moi en quelque sorte.

                       

                      En outre, si la fonction d’un rédacteur est effectivement de ne rien inventer, de rapporter et se contenter de relayer de l’information et les faits, comme l’évoque le commentaire de Le Hérisson, c’est faire fi du Moi. Ce présupposé ne peut donc pas être considéré comme un argument  valable au regard du traitement de l’information.

                      Dans cette hypothèse, quelles sont les dispositions nécessaires à un rédacteur pour espérer réaliser un traitement honorable de l’information ?

                      Et bien, au regard des conditions d’écriture susnommées, je pense qu’indéniablement le rédacteur disposant de temps et qui n’est pas soumis à une hiérarchie, une rédaction ou in fine à un groupe commerciale, a beaucoup plus de chance de réaliser une traitement honorable de l’information.

                       

                      En conclusion, comme l’évoquait l’article de l’auteur (7. Les journalistes cachent des infos ou manquent d’objectivité) et Le Hérisson (« les journalistes semblent de plus en plus perdre de vue leur propre charte déontologique »), la charte déontologique du journalisme, si chère à Beuve-Méry, n’est plus du tout au goût du jour pour une grande majorité des journaux français (notamment pour les quotidiens et tout particulièrement pour les autres supports médiatiques). La nouvelle charte respectée est certainement plus proche de celle-ci.

                       

                      (1) : Je pense que les articles publiés dans AGORA VOX ne sont pas réalisés par des journalistes, puisque AGORA VOX n’est pas un journal, au sens moderne du terme. Le terme définissant les rédacteurs des sites internet reste à créer.


                    • Cug Cug 30 octobre 2008 13:43

                       La différence fondamentale entre les journalistes c’est l’indépendance.
                       Il y a ceux qui le sont vraiment (ex:canard enchainé), ceux qui disent qu’ils le sont et vous prennent pour des cons (exJ.M.Apahatie) et ceux qui ne le sont pas ou plus (exFigaro, TF1, Libé, le Monde).


                      • bof 30 octobre 2008 14:11

                        Pour avoir travaillé quelque temps comme pigiste (fort mal payé, d’ailleurs, mais comme j’avais déjà un boulot, je m’en fichais), j’ai retiré de cette expérience un utile enseignement :

                        La seule véritable indépendance n’est en fait

                        • ni celle de la carte de presse qu’on n’a ou pas,
                        • ni celle de la rétribution qui permet ou non de vivre de son travail
                        • ni celle de l’espace auquel on a ou non accès pour s’exprimer sur un sujet...
                        mais plutôt la possibilité d’écrire sur des sujets qui suscitent l’intérêt du lectorat. Si vous n’intéressez pas le public, vous vous découragez assez rapidement et finissez par ne plus écrire que ce que les lecteurs ont envie de lire... ou alors vous laissez tomber, ce que j’ai fait.
                        Et encore j’avais la chance de pouvoir m’exprimer, en plus des sujets ’traditionnels’, sur des sujets... disons plus confidentiels, puisqu’on ne me mettait pas la pression de l’audience (ou que j’en faisais assez par ailleurs).
                        Eh oui : tant qu’à écrire, je souhaitais être lu. Vanité, sans doute...

                        Du coup, maintenant, je n’écris plus que pour moi seul : n’est-ce-pas ça le comble du journalisme citoyen ?
                        J’écris ce que je veux, sur ce que je veux, comme je veux, quand je veux, sans avoir à me soucier de savoir si je suis assez correct avec tel ou tel... et personne d’autre que moi ne lit !
                        La liberté totale...


                      • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:21

                        écrire pour soi est une véritable thérapie, écrire pour les autres, communiquer est un véritable défi.

                        être seul juge de ce que l’on professe est sans danger , deux menaces, la complaisance égotique ou la lassitude.

                        écrire pour les autres, toutes le menaces....


                      • wawa wawa 30 octobre 2008 13:50

                        La principale raison qui me fait lire le "journalisme citoyen", c’est que le journalisme professionnel n’a à mon avis l’indépendance requise pour l’information "citoyenne". Car presque tous les grand groupe de presse et de télé sont soit aux mains des groupes indistriels (marchands d’armes et BTP) soit aux mains de l’état.

                        Je me détourne de plus en plus de ces médias "institutionnels" car j’en ai marre d’entendre uniquement de la propagande libérale et/ou d’état. Sur les sites de journalismes citoyens et les blogs (peu importe, je peux passer du temps à surfer sur les deux) peut etre moins du tiers des articles présentent un intérêt pour moi, mais au moins je peux décider moi- même de ce que mon cerveau ingurgite. Les informations ne passant pas par le filtre du redac chef aux ordres de ses actionnaires.

                        Tant que des journaux ecrit et télé appartiendra à quelques personnes et n’est pas diluée a travers une multitudes de petits propriétaire , je ne vois aucune raison de changer.
                        Et le fait que tous les grand groupes industriels sont propriétaires d’une section presse, souvent déficitaire ou sursaturés de publicité me laisse supposer que la maimise de ces groupes sur la ligne redactionnelle est bien reelle.

                        Que des "vrais" journaliste postent quelque articles refusés, que des neonazis, des islamo-sioniste radicaux s’y expriment, quelle importance ? çà me semble moins genant que la pauvreté de point de vue que nous sert le vrai journalisme.


                        • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:09

                          Wawa, je crois quand même qu’il faut rester mesuré : les médias font quand même de super papiers, particulièrement les hebdos, qui laissent peut-être davantage de temps à leurs journalistes pour étoffer leur sujet, et leurs dossiers sont souvent très riches.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 30 octobre 2008 14:06
                          Salut Krokodilo,
                           
                           Sujet qui ne date pas d’hier mais qui a pris une extension démesurée. Qui m’énerve souvent d’ailleurs par le manque de raisonnement des deux côtés de la barrière.
                           Déjà décembre 2005, mon article « Concurrence bloguée ? » http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/12/21/concurrence-bloguee.html en parlait.
                           De la pommade aux vrais journalistes, ils n’en nullement besoin, si tout le monde veut jouer dans sa propre cours. Séduire, ils ont besoin, en effet, mais aux lecteurs. C’est pas du gratuit, c’est de l’info qui se construit contre de la monnaie. Est-ce qu’il y a des blogueurs sur les champs de bataille ? A ma connaissance, pas encore un BSF (Blogueur Sans Frontière), en place de RSF qui donne les statistiques en fin d’année du nombre de morts.
                           Il y a une différence énorme (du moins il y avait) : la diffusion plus importante par la presse et le droit de réponse à posteriori. Hétérogène la presse ? Heureusement. Qu’est ce qu’on ferait avec un écho unique ? Oui, on cache les infos. On les copy paste (pardon on les copie coller) chez les journalistes comme chez les blogueurs.
                           Qu’ils soient nuls les articles chez les uns ou les autres, ce n’est pas grave. Ce qui l’est c’est quand cela génère la peur. Dernièrement, un titre m’avait hérissé. J’ai osé dire comme titre « Quand l’écologie rime avec scientologie ». Le texte était bon, mais tout doit être dans la note.
                           « Question à la Une », le 8 septembre faisait une émission sur le 11/9 http://www.rtbf.be/info/societe/divers/1109-nous-a-t-cache-la-verite%C2%A0
                          et les blogueurs
                          Les enregistements vidéo y sont, les commentaires aussi.
                           
                          Quant aux langues, je dirais que c’est actuellement une honte de ne pas avoir choisi une langue unique dans ce qu’on appelle l’Europe. Peu importe laquelle.
                           
                          C’est absolument vrai : l’originalité est la seule vraie réponse. Cela ne doit pas être du scoop, mais une suite de réflexions qui arrive après une étincelle.
                          Il faut apprendre que rien n’est gratuit et surtout pas l’information. Si cela en a le goût faites gaffe.
                          Mon pseudo a été choisi en connaissance de cause. Mais si quelqu’un veut la mention en background, pas de problème. Mais est-ce que cela intéresse quelqu’un ?

                          • L'enfoiré L’enfoiré 30 octobre 2008 14:15

                            J’oubliais Le Maistro de ses lieux y parlait dans la 2ème vidéo. 


                          • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:14

                            Je viens de lire ton article sur ton blogue, bravo ! j’ai juste quelques années de retard avec mon analyse ! ca illustre bien ce que j’ai dit plus haut : plutôt que de très nombreux blogues intéressants, parfois spécialisés, parfois généralistes, je crois qu’il est plus pratique de publier sur Av ou équivalent, à la fois pour l’auteur et pour les lecteurs. car se faire une liste des blogues sympas, et y jeter un oeil régulièrement, ce n’est pas évident, alors que feuilleter vite fait un site généraliste comme AV et voir par le titre, l’auteur et le résumé du sujet si ça nous intéresse, s’apparente davantage à la lecture d’un journal.


                          • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:23

                            chacun sa langue est soyons polyglottes, et si ce n’est pas possible, au moins essayons de bien en connaître une....à fond.


                          • Romain Desbois 30 octobre 2008 14:09

                            Mince alors quel article ! merci !
                            Les journalistes sont un contre-pouvoir quand ils ne sont pas à la solde du pouvoir comme le révéle le canard enchainé du 22 octobre dernier.voir

                            Le citoyen "journaliste" est complémentaire en tant que contre-pouvoir de ce contre-pouvoir.
                            Cela permet aussi aux journalistes censurés (et ils sont pléthore), de pouvoir s’exprimer autrement que dans le cadre alimentaire où ils acceptent de travailler.

                            et puis qu’est-ce qu’un journaliste ? Une personne ayant sa carte de journaliste ? PPDA ne l’avait pas (ses revenus hors journalisme dépassant le quotat admis par la charte de la profession).
                            Est-ce que le présentateur fait du journalisme en se montrant à l’écran pour annoncer et souvent redire quand ce n’est dire l’inverse de ce que le reportage dira ?
                            Il fut un temps où sur arte l’info était tout image et simplement commenté en voie off lorsqu’une explication apportait un plus.
                            Nul besoin de voir la tronche du présentateur ! Cela a amené à une vedettarisation de la profession, néfaste à mon goût au sérieux de la profession.


                            • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:42

                              Desbois, saluton, je ne connaissais pas ce détail sur PPDA...


                            • Hieronymus Hieronymus 30 octobre 2008 14:11

                              ... subit des critiques récurrentes, particulièrement de la part des vrais journalistes, les titulaires d’une carte de presse ...
                              il aurait fallu mettre le terme vrais entre guillemets ou employer un autre adjectif comme "officiels" ou "certifies", ou encore meme parler de journalistes "professionnels" mais en les designant d’emblee par le terme tres valorisant de vrais journalistes, je vois 2 ecueils :
                              = ils ne meritent pas ce terme pour la plupart car ils font mal leur boulot, la presse conventionnelle, la presse papier quoi avec des fois sa variante internet est le plus souvent d’un ennui mortel, a peu de choses pres ils produisent tous la meme bouillie insipide qu’ils tentent de nous faire ingerer de force, il n’y a que la coloration politique qui change mais le gout est le meme ..
                              = les journalistes "citoyens", cad les gens comme vous et moi, redacteur occasionnel sur Agoravox ou ailleurs, se retrouvent ainsi d’emblee devalorises, comme mis en tutelle, des journalistes mineurs en qq sorte, qui doivent encore "faire leur preuve", bref nous nous retrouvons places sur la defensive position inconfortable !

                              il convient de ne pas etre maso car en face ils tapent dur (normal leur aura est menacee) et de s’assumer sans complexe, il n’y a pas pour moi de journalistes plus vrais que d’autres !
                              sur Agoravox ou ailleurs, j’ai frequemment l’occasion de lire des interventions incomparablement plus pertinentes que la plupart des articles de la presse officielle et largement aussi bien ecrites, alors les "vrais" journalistes, laissez moi rire !


                              • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 17:41

                                Hiéronymus

                                Commencer par les "vrais journalistes", c’est à la fois une accroche, et une définition simple et pratique, qui correspond à la réalité : l’immense majorité des journalistes ont leur carte de presse, et la plupartdes blogues et des auteurs du journalisme citoyen ne l’ont pas.
                                j’ai ensuite précisé que les lignes se sont mêlées : le journaliste Quatremer fait un des blogues les plus connus sur l’UE, etc.


                              • Gargamel Gargamel 30 octobre 2008 14:14

                                Pas mal l’article, c’était d’autant plus décevant de le voir pollué par une massonnerie en plein milieu ! N’ayant pas regardé le nom de l’auteur je me suis fait entièrement avoir.

                                (Massonnerie (n.f) : pratique de détourner un article de son sujet quel qu’il soit pour rejoindre l’obssession bien connue de son auteur, par exemple l’espéranto, afin d’attirer le lecteur crédule et de lui faire lire un argumentaire qu’il ne demandait pas.
                                Du nom d’Henri Masson (1952-2008), monomanique espérantiste notoire)


                                Pour en revenir à l’article (le vrai), le journalisme citoyen n’a de valeur qu’avec les commentaires. J’avoue que j’ai déjà failli, à la lecture d’un article finement écrit, croire à des énormités, mais elles sont la plupart du temps corrigées dans les commentaires. Entre l’article et les commentaires on arrive généralement à faire la part des choses.

                                Alors que quand on voit un reportage, on a *que* le reportage, et comme un autre enchaîne on reste sur cette idée, parfois sans penser à faire fonctionner son esprit critique.

                                Ce qui est drôle c’est que souvent les articles d’Agoravox sont basés sur des articles journalistes revus, comparés à d’autres données, et réexpliqués sous un autre angle... comme des commentaires ! Le journalisme citoyen est pour moi le champs "commentaire" des médias traditionnels, et les deux, pour une info un minimum crédible, sont indisociables.

                                Un point à mettre en faveur du journalisme citoyen c’est un certain recul. J’ai déjà observé que les présidents comme Chirac ou Sarko ont remarqué que la mémoire des français sont les médias. Chirac était hautement impopulaire 6 mois avant la fin de son avant dernier mandat, et pour cause il avait fait pas mal de conneries, mais les médias parlant d’autre chose (naturellement) elles étaient entièrement oubliées à la fin. Et il a fait suffisament pour être au second tour.

                                Sarko semble utiliser la même stratégie, il disperse ses lois les plus graves sur la durée et calcule les intervales pour que les médias soient forcés de parler de l’une, puis de l’autre, si bien que les français oublient plus vite que d’habitude. Au pire il va leur demander de parler du fait qu’il sort avec une manequin oubliée, ou que sa ministre de la justice est en cloque. Et le jour des élections, s’il veut se représenter, il est absout de ses crimes, car plus personne ne s’en souvient.
                                Sauf que sur le média citoyen, il va toujours se trouver un petit malin qui lui s’en souvient très bien, et fera un article "pour mémoire" ! Et ça, c’est très puissant.


                                • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:02

                                  Gargamel, qui pollue le plus, moi qui utilise des infos dont je suis sûr pour prouver qu’il y a des infos inédites sur AV ou très rares, ou vous qui ramenez encore le nom de l’espérantiste sur lequel Asp semble avoir fait une fixation ? Quel rapport aujourd’hui ?


                                • Gargamel Gargamel 30 octobre 2008 19:37

                                  J’illustrais simplement un procédé déplorable que tu as utilisé et qui est une spécialité de Masson, et que je déplore de voir reprise.
                                  Si tu n’avais utilisé qu’un ou deux exemples sur l’esperanto admettons, mais une partie complètes avec longues tirades c’était du pur hors sujet.
                                  D’ailleurs l’exemple n’est pas génial, la nécessité de la présence de l’espéranto dans les médias est totalement contestable, si on veut mentionner quelque chose qui est honteusement caché alors que ça concerne tout les français (et non pas deux millions de personnes dans le monde entier), les lois sur l’internet sont de bien meilleurs exemples.


                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 08:42

                                  "Vous m’excuserez de faire référence à mes propres articles et de ne choisir des exemples que parmi les sujets que j’affectionne, mais je souhaitais des exemples dont je sois sûr." c’est la phrase que dit dès le départ kroko quand il parle de l’esperanto.

                                  Sinon massonnade ou autre mot approchant :terme souvent evoqué par certaines personnes croyant que le titre parle d’un sujet bien precis mais dont le contenu de l’article semble montrer autre chose, alors qu’en réalité titre flou pouvant relevé de differents thèmes possibles et dont le contenu de l’article donnera le contexte précis, procédé très courant dans le monde du journalisme


                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 16:57

                                  je precise qu’un titre floue ou que l’on nomme contextuel est tout a fait respectable car il n’induit pas de mensonge entre le titre de l’article et le contenu de l’article. C’est une pratique tout ce qui est de plus honnette et ordinaire et que l’on retrouve fréquemment dans les articles de journaux et un certains nombres de livres. Le but de ce genre de titre est d’être tout simplement accrocheur pour que le lecteur ayant certains prejugées puisse lire le contenu et de donner ainsi une chance de modifier une partie de son opinion en cassant le prejugé par la lecture de l’article.


                                • Asp Explorer Asp Explorer 1er novembre 2008 17:36

                                  je precise qu’un titre floue ou que l’on nomme contextuel est tout a fait respectable car il n’induit pas de mensonge entre le titre de l’article et le contenu de l’article.

                                  Le terme "honnêteté" ne fait pas référence ici à une quelconque contrainte légale. C’est légalement le droit de Krokodilo d’user de ce procédé rhétorique consternant et personne n’enverra les flics taper à sa porte à 5h du matin pour ça. C’est moralement que ceci est malhonnête, car il s’agit d’une tromperie volontaire. C’est en tout cas ainsi qu’à titre personnel, je le ressens. Cet article a un sujet avoué - le journalisme citoyen, qui n’est qu’un alibi - et un sujet véritable - l’espéranto. Malgré les dénégations de l’auteur, il suffit de lire pour s’en rendre compte, les faits sont là.

                                  Bref, c’est nul, ça craint, et quand on en arrive à ce genre de combines puériles pour défendre sa cause, c’est qu’elle doit être bien mauvaise.


                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 17:59

                                  La tromperie volontaire par exemple, quand un titre parle des cheveux mais dont l’article des oeuf, en resumé un titre traitant autre chose que l’article, un titre contextuelle est les oeuf mais dont l’article ne parlera que d’un des aspects des oeufs, c’est l’article qui precise le titre. Dans le cas de cet article de kroko, le titre correspond bien à l’article et n’est pas contextuel puisque la conclusion revient en rapport du titre c’est à dire le journalisme sans même mentionner une fois l’esperanto dans la conclusion, donc pas de malhonnêteté.


                                • Asp Explorer Asp Explorer 1er novembre 2008 18:21

                                  Et moi, je le ressens comme malhonnête. Quand je le lis, je m’estime trompé et je n’aime pas ça.


                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 18:36

                                  Pour que vous le ressentiez malhonnête deux choix soit l’article est objectivement malhonnête soit vous ne le lisez pas correctement. Le titre correspond bien à l’article objectivement, le titre n’est même pas un titre contextuel. Si vous ne vous concentrez que sur un aspect particulier de l’article c’est que vous ne voyez pas l’article dans son ensemble


                                • Asp Explorer Asp Explorer 2 novembre 2008 11:44

                                  Je ne me concentre pas sur "un aspect particulier" de l’article, je me concentre sur son sujet réel. Son sujet réel qui ne correspond pas à son intitulé, d’où tromperie.


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 14:04

                                  Ha oui 10% de l’article sur l’esperanto pour illustrer un de la dizaine de points et dont l’esperanto que l’on ne retrouve pas dans la conclusion, donc pas grand chose en somme, c’est ce qu’on appelle couramment sortir les choses du contexte, procédé souvent utiliser comme sophisme . Mais cela est souvent dans vos habitudes.


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 15:18

                                  En résumé si l’on vous suis bien jusqu’au font de votre pensé, vous avez raison sur toute la ligne et les autres commentateurs, sont des pauvres idiots incapable de lire et de raisonner des attardés mentaux regroupés dans une secte, d’une naiveté tellement stupide qu’il faudrait tous les exterminés, ect, ect


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 15:36

                                  Typhon pour quelqu’un qui traite agoravox d’agogovox periodiquement, votre analyse pertinente me rassure largement sur ma capacité mentale je vous en remercie bien. MAIS QUE DIABLE, QUE FAIT LA MODERATION !!!!!!!


                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 2 novembre 2008 16:01

                                  C’est sur, ils sont moins réactifs que moi.

                                  Pas vrai ?

                                  Typhon


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 16:16

                                  Moi même pour une fois , je suis d’accord avec vous, mais c’est le weekend donc tout a fait possible et même plus que probable que personne ne soit aux manettes. Sinon pour ma part je pense un peu tout de même qu’avox a perdue une certaine qualité par une certaine absence à tenter certaines idées. Pour ma part j’ai tendance actuellement à aller vers d’autres sites participatifs mieux concus ou le controle des informations et commentaires est bien plus rigoureux


                                • Asp Explorer Asp Explorer 2 novembre 2008 18:14

                                  En résumé si l’on vous suis bien jusqu’au font de votre pensé, vous avez raison sur toute la ligne et les autres commentateurs, sont des pauvres idiots incapable de lire et de raisonner des attardés mentaux regroupés dans une secte, d’une naiveté tellement stupide qu’il faudrait tous les exterminés, ect, ect

                                  Ça y est, il a perdu les pédales...


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 18:27

                                  Non je perd pas les pedales, je prolonge simplement votre début de raisonnement, qui ne peut aboutir qu’a cette conclusion


                                • Asp Explorer Asp Explorer 2 novembre 2008 21:32

                                  Non mais t’es vraiment un grand malade. Que tu n’admettes pas avoir tort, c’est compréhensible, ça arrive à plein de monde. Mais que tu n’arrives pas à admettre que d’autres personnes puisse être d’un autre avis que toi, ça relève de la psychiatrie. Tu me sembles particulièrement immature, tu devrais consulter.


                                • Hermes Hermes 2 novembre 2008 22:00

                                  Asp, mais on s’en fou totalement de votre avis qui est subjectif dans ce cas , comme du mien et celui de tout le monde au niveau subjectif, l’interet c’est d’avoir un avis objectif, vous n’etes pas capable de demontrer objectivement votre avis, donc il ne vaut absolument rien. Moi, mon avis est objectif, le titre correspond bien au contenu dont l’esperanto est un exemple parmis d’autres dans une partie de l’article


                                • JJRousseau JJRousseau 5 novembre 2008 21:38

                                  Bonjour à tous, ne faites donc pas attention à moi, je ne fais que passer.
                                  Vous avez l’air de bien vous fendre la margoulette ici.

                                  Cependant, il semblerait que les milliers de caractères alphabétiques que vous patiemment rassemblés pendant des heures n’aient aucune utilité. En effet, me pauvre enfants, je n’ai rien lu. Et je ne lirai d’ailleurs rien. La page est bien trop longue à lire je pense, et serait ce rentable de perdre mon précieux temps pour parcourir les centaines de lignes que vous avez assemblées pour me plaire-je n’en doute pas.

                                  Je voudrais vous adresser un message, chers petits : Vous qui n’êtes pas tous bêtes, pourquoi donc vous égosiller à débattre dans le ridicule de sujets qui perdent peu à peu de leur intérêt ? (Non, ne me remerciez pas, je vous offre la vérité gratuitement).

                                  Enfin et pour finir : Comment voulez vous que votre articles et les commentaires que tous ces messieurs ont faits aient une quelconque valeur à mes yeux alors que le premier imbécile à avoir vomi sa bêtise sur cette page web n’est nul autre que le vilain François Marie Arouet, fils de chacal, penseur de la stupidité et philosophe de mes c ... smiley

                                  JJRousseau s’en va dignement. Pleurez donc son départ, meute de chiens galeux


                                • Francis JL 30 octobre 2008 14:19

                                  Bien. Krokodilo vous écrivez dans votre CV : "Je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence". Je crois que là vous dites quelque chose d’essentiel : les sujets sur lesquels nous n’avons aucune compétence mais qui déterminent notre sort sont trop sérieux pour être laissés aux spécialistes.

                                  "En économie on n’enseigne plus Marx mais la science mathématique qui permet de faire des coups douteux " (Michel Rocard).

                                  Les spécialistes sont des gens qui ont trop de chiffres en tête.

                                  "Avoir des chiffres en tête rend les gens dindes". (Nassim Nicholas Taleb.) Plus le temps passe, et plus la dinde croit que celui qui la nourrit ne veut que son bonheur et son bien être. C’est pourquoi elle traite de conspirationnistes tous ceux qui n’ont pas son point de vue.

                                  Pour toutes ces raisons, et d’autres, on peut dire que si le journalisme citoyen n’existait pas il faudrait l’inventer.


                                  • Francis JL 30 octobre 2008 14:26

                                    On ne peut manquer de rappeler ici ce fameux propos d’Oscar Wilde :

                                    " Quant au journalisme moderne, ce n’est pas à moi de le défendre. Il justifie son existence par le grand principe darwinien : c’est le plus vulgaire qui survit. "

                                    Ni celui-ci d’Alfred Sauvy : " La liberté de la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires. "


                                  • Krokodilo Krokodilo 2 novembre 2008 18:26

                                    JL,

                                    Comme quelques-uns de mes articles avaient une prétention humoristique, j’avais voulu que mon CV soit en rapport, un peu farfelu, mais je suis content de voir que j’y ai mis quelque chose de sigifiant, d »essentiel » !

                                    Ceci dit, nombre de journalistes sont comme nous des généralistes écrivant de leur mieux sur divers sujets, même si certains sont spécialisés et/ou diplômés, ou se spécialisent à l’usage (presse économique, politique, etc.)



                                  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 30 octobre 2008 14:20

                                    bonjour,

                                    article positiviste que le votre, si vous me permettez je réagis avec quelques bémols.

                                    tout d’abord il suffit de peu de temps pour se rendre compte que les articles publiés sont ultra majoritairement des articles réactifs a des informations déja relayés par d’autre média de l’info. Son rôle actuel se nourrit et se limite essentiellement a une caisse de raisonnance des médias traditionnelles qui permet de sonder les réactions, leurs volumes, leur intensité, leur niveau de réflexions.

                                    cela permet aux médias et ceux qui en vivent de sonder l’opinion d’une tranche de population qui se veut d’une sensibilité citoyenne, frange de la population qui exprime son opinion, autour de soi aussi, a une certaine influence sur le vote de ceux qui n’ont pas le temps de lire, s’informer, etc... Faite un article sur un persona du média, constater le nombre de réaction, et vous visualisez aisément son potentiel d’intérêt médiatique. 

                                    Ensuite, la crédibilité et la fiabilité, en général, sur un problème complexe, le citoyen non informée ne demande pas a son voisin aussi peu informé que lui son avis, son opinion, autrement qu’a titre consultatif, mais pas pour s’informer avec un besoin de fiabilité/ rapport de confiance. 

                                    L’expert citoyen, dont on peut lire les articles avec confiance sur un domaine précis, n’existe pas encore. pas plus qu’il n’existe un journalisme d’investigation citoyen, journalisme dont le domaine serais d’informer la france sur ce qui se passe chez elle, réellement, et évidemment là où ça fait mal, là où s’est important de savoir.

                                    Faite des articles sur la proximité des bébés avec la cannabis, le racisme anti blanc, la criminalité féminine, les viols homosexuels ou perpétrés par des sans papiers, l’argent qu’on met sous le nez des gamines dans les foyers sociaux pour des mariages blancs, la hausse de l’analphabétisme dans les orphelinats, etc... et vous verrez que le journalisme citoyen n’existe pas, parce qu’autant tout flic et une partie de la population sait que ça existe, ça arrive, ça bousille des vies françaises aussi,

                                    autant le besoin d’utilisé les médias pour rassuré, faire passé des opinions, des décisions, et inciter a l’achat, au vote, au choix fermés dans des espaces décisionnels limités, prime sur le besoin de savoir du citoyen sur ce qu’il se passe vraiment dans son pays, appuyé par des faits.

                                    L’utilité du journalisme citoyen pendant la dernière campagne électorale a surtout servie de défouloir d’internaute, comme des sujets sur l’antisémitisme, etc... ça ne sert pas a se faire une opinion, sa sert a y lire ou a y écrire ce qui nous défoule. Dans la vraie vie, majoritairement tout le monde s’en fout de l’antisémitisme, sur internet, sa sert de sujets défouloirs. 

                                    Aussi, pour conclure ma petite suite de bémols par une note d’espoir, j’attend le moment où le peuple majoritairement connecté, avec l’habitude de l’outils, etc... on verra de plus en plus de gens prendre leur caméra et faire leur reportages, et là, on aura du journalisme citoyen.

                                    amicalement, barbouse. 



                                    • Yohan Yohan 31 octobre 2008 00:52

                                      @ barbouse
                                      assez d"’accord avec vous


                                    • Krokodilo Krokodilo 2 novembre 2008 18:20

                                      Barbouse,

                                      Je suis assez d’accord avec votre conclusion « Aussi, pour conclure ma petite suite de bémols par une note d’espoir, j’attend le moment où le peuple majoritairement connecté, avec l’habitude de l’outils, etc... on verra de plus en plus de gens prendre leur caméra et faire leur reportages, et là, on aura du journalisme citoyen. », et je suis assez content de votre remarque « article positiviste que le votre, si vous me permettez je réagis avec quelques bémols. ».

                                      Effectivement, comme je l’ai dit (banalement) à la fin, le « journalisme citoyen » sera ce que nous en ferons ; peut-être évoluera-t-il dans le sens que vous souhaitez, moins de gloses basées sur des articles de journalistes à carte de presse, et davantage de matière brute, locale ou pas. On verra bien, l’essentiel est que les pistes restent ouvertes. 



                                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 30 octobre 2008 14:24

                                      Les "vrais journalistes" ont pour mission de transmettre une information qu’ils n’ont pas élaborée et que souvent ils ne comprennent que partiellement.

                                      De plus, depuis une trentaine d’années, ils se croient autorisés à exercer une détestable police de la parole au service du politiquement correct.

                                      Le "journalisme citoyen" est efficace pour corriger et préciser l’info au profit de ceux qui savent en profiter. Il n’est malheureusement pas exempt de tentations de politiquement correct.

                                      Au final, la cohabitation des deux "journalismes" sur Internet me semble source de progrès possible. L’apport d’Internet est la facilitation du travail de documentation et de la communication. Il ne supprime pas la nécessité du travail personnel qui fait passer de l’info sur Internet à la connaissance dans les têtes.


                                      • ffi ffi 30 octobre 2008 14:46

                                        Personnellement, j’aime bien être un citoyen journalier.


                                        • Antoine Diederick 31 octobre 2008 12:25

                                          oui, jolie expression " citoyen journalier" smiley d’accord....et puis c’est tellement tof, comme on dit a Bxls.


                                          Citoyen journalier, bonjour smiley  !!!!


                                        • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 30 octobre 2008 15:29

                                          "Ctrl-c Ctrl-v" disait finement Platon.

                                          Je pense qu’à force de voir des imbéciles incompétents étaler leur prose médiocre à longueur de feuilles de choux ou de jités insipides, on a tous plus ou moins oublié ce qu’était un journaliste.
                                          On s’est dit "le but du journalisme, dans un régime totalitaire, c’est la propagande, dans un régime capitaliste, c’est l’argent, en France c’est les deux, et jamais ce n’est l’information".

                                          Sauf que, tenez vous bien, c’est comme plombier, infirmière ou flic : c’est un métier !

                                          On ne s’improvise pas journaliste comme ça. Bon, je ne parle pas des gens de TpasF1, de Rance 2, de crâne à puce ou de M sauce, que j’appellerai dorénavant des ""journalistes"" avec des doubles guillemets pour ne pas salir mon texte.

                                          Non, je parle de ceux qui rédigent les dépêches de l’ AFP ou de Reuters qui sont ensuite copiées-collées telles quelles dans les journaux nationaux entre une page d’autosatisfaction béate et une de masturbation intellectuelle dénonçant les milles et uns travers de la société française, lesquels passent pour des crimes horribles condamnant notre pays à l’arriération si ils ne sont pas en accord avec la ligne éditoriale du torchon. 

                                          Un journaliste, c’est quelqu’un qui sait sélectionner les informations, séparer les trucs sans intérêts de la vraie information.
                                          Un journaliste, c’est quelqu’un qui ne prend pas ses désirs pour des réalité, qui n’est pas malhonnête .
                                          Un journaliste ne raconte pas n’importe quoi sans vérifier la véracité de ses propos.
                                          Un journaliste se doit d’offrir une information inédite ou d’offrir un éclairage inédit sur ce qu’il raconte au lieu de raconter les mêmes conneries que son voisin, sans plus vérifier que lui. Si le journaliste est partisan, il faut que ce soit clair assez vite, pas dissimulateur et hypocrite.

                                          D’ailleurs, bien que le journaliste puisse avoir un point de vue partisan, il ne faut en aucun cas qu’il expose ses convictions personnelle, ou alors ce n’est plus un article mais une tribune. 

                                          Bref, le beau métier de journaliste est bien plus ardu que les journaleux, les ""journalistes"", auraient pu vous le faire croire.

                                          Pour résumer et conclure, un journaliste a une déontologie et il doit la respecter. Ce que je viens d’exposer vous semble-t-il facile à appliquer ?

                                          Et bien, il faut croire que pour certaines personnes ce n’est pas si simple.
                                          Ces personnes semblent croire que le nom creux et pompeux de "journaliste citoyen" va leur donner suffisamment de poids pour propager leurs thèses ridicules, et ont en plus les mêmes défauts que les ""journalistes"" des média traditionnels, quand ils ne sont pas tout simplement fous.

                                          Typhon.


                                          • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:19

                                            Borntofrag, toujours fidèle à vous-même... Je vois que vous avez pris comme illustration des "trucs sans intérêt" mon article sur l’intercompréhension passive, que j’accuse d’être bidon. Mais je pense que tout le monde ne juge pas sans intérêt d’apprendre que l’Union européenne subventionne avec votre/notre argent des congrès et des travaux sur ce sujet...


                                          • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 31 octobre 2008 00:18

                                            toujours fidèle à vous-même

                                            C’est un compliment : l’alternative serait d’être une girouette, ou un hypocrite. Vous n’êes pas fidèle à vous-même, vous ?

                                            Typhon



                                          • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 17:42

                                            Borntofrag, bien répondu, je le reconnais. Comme quoi, il y a une/des exceptions à tout !


                                          • Hermes Hermes 1er novembre 2008 10:44

                                            ha les articles sur la dyslexie et l’intercomprehension passive, des articles où l’on a bien discuté, pas toujours super courtoie, mais au final beaucoup de points de vus convergent au final, ilustrant la complexité des choses.


                                          • Polemikvictor Polemikvictor 30 octobre 2008 15:43

                                            Journaliste citoyen est un oxymore.
                                            Un citoyen est un individu instruit et responsable.
                                            Un journaliste (je parle des ténors français que l’on voie partout) est sauf quelques exceptions, un machin qui essaye avec beaucoup de difficultés de répeter ce que ceux qui acceptent de lui parler veulent bien lui dire.Ou de repeter comme des vérités eternelles les lieux communs du moment.

                                            A t on entendu un journaliste dire que la presse aurait du alerter l’opinion au sujet de ce qui était en cours aux Etats Unis avec le credit Hypothécaire ?
                                            Non, pourtant ils ont les moyens techniques pour le savoir,ont ils les moyens intellectuels pour le comprendre ? ou les qualités morales pour le dénoncer ?
                                            Cf un lien sur le sujet qui date de 4 ans http://www.la-chronique-agora.com/chronique/20041221.html

                                            quelques exemples recents :

                                            Aux Etats unis il n’y pas de régles,tous est permis ( because la crise) les memes, quelques mois auparavant, auraient dit qu’on ne peut rien faire aux US sans son avocat tellement les règlementations sont complexes et contraignantes.

                                            La justice en France est à la botte du pouvoir ( Because l’accident du fils Sarko) aujourd’hui son Père est débouté pour l’affaire des poupées Vaudou, quid ?

                                            Hier matin la journaliste sur RTL qui cause économie expliquait l’air désolé que Wall street avait monté la veille de 10% alors que le CAC n’avait pris que 1 et quelques % ( je cite de mémoire) Evidemment la fermeture de WS conditionne les performances de la bourse de Paris du lendemain et pas de la veille !
                                            Des exemples comme ceux la represententent 80% du contenu de la presse de grande écoute Radio et Télé.
                                            Quand au journaux papiers, les lecteurs ont votés avec leur porte monnaie ; ils interessent moins en moins de lecteurs.
                                            Un lecteur du Monde est perçu desormais comme un bobo, ceux qui veulent se faire une opinion lisent Courrier international et il suffit d’en lire quelques exemplaire pour comprendre.


                                            • finael finael 30 octobre 2008 16:11

                                               Personnellement je trouve que la grande majorité des "journalistes-citoyens" d’AV par exemple tombent dans le même travers que les journalistes officiels : trop de faits divers ou sans importance et pas assez d’information approndie ou touchant autre chose que l’actualité.

                                               De plus, nous n’avons aucun moyen de savoir les vraies raisons de la censure sur AV (deux de mes articles ont été refusés car "trop longs" alors que certains des articles publiés font 4 à 5 fois leur longueur, un autre car "pas d’actualité")

                                               Mais au moins il peut y avoir dialogue entre différentes opinions.


                                              • L'enfoiré L’enfoiré 30 octobre 2008 16:50

                                                Salut Finael,
                                                 
                                                 Cela fait un bon moment aussi.
                                                 Je refais une entrée. J’ai posté un article pour la publication.
                                                 Cela fait une semaine que l’on cherche par quel argument on va pouvoir le rejeter.
                                                 Depuis mon départ, il y a une rubrique "idée personnelle", donc tout est prévu, même cela.
                                                 Mais cela on digère mal quand on va à contre courant.
                                                 Morice a lu. Il m’a donné des points positifs. 


                                              • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:41

                                                Morice, c’est un ponte alors....qui pilote des avions sans radar ?


                                              • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:45

                                                a Finael, le journalisme d’investigation est comme écrire un bouquin....faut de la patience, du temps....faut se déplacer, faut gigoter, faut etc...pas en un jour....faut enquêter....


                                              • finael finael 30 octobre 2008 23:41

                                                @ Antoine Diederick

                                                 L’un des articles refusés n’était ni plus ni moins qu’un résumé d’un mémoire écrit en fac d’histoire où il m’avait valu un "20/20".

                                                 Alors me reprocher de ne pas avoir approfondi !


                                              • Antoine Diederick 31 octobre 2008 12:30

                                                je suis pas au courant, peut-être aurait-il été bien d’actualiser....

                                                Je me suis "fendu" d’un post l’aut’jour en basant ma réflexion sur mes "savoirs acquis" et un intervenant, Jonas, m’ a fait remarquer avec raison que le temps est au nouvelles praxis....comme quoi, Avox, c’est aussi l’occasion de se remettre en cause.

                                                "Si tu ne peux changer le monde, changes-toi toi-même", pas facile....

                                                Bonne Journée.


                                              • Gzorg 30 octobre 2008 16:18

                                                Déjà un grand bravo a l’auteur pour cet article objectif.

                                                Cependant il y a un point important que vous ne soulevez pas...

                                                Contrairement a ce que raconte certain(e) politique , les Français aime l’info sur Internet pour l’expertise que l’on peut y trouver...
                                                Pour info plus besoin de se faire predigerer les informations par un journaliste (il le fait d’ailleurs souvent mal), il suffit quand un sujet nous intéresses d’aller parmi tel ou tel site de vrais spécialistes de la question abordée...un prof d’université , un chercheur , un écrivain , tout les sujets peuvent être vu sous l’angle de gens qui sont de vrais spécialistes de la question.

                                                Aucun journal ne peux apporter cela...mis a part quel que édito ou la plume est laissée a un expert de tel ou tel question...

                                                Voila pourquoi de moins en moins de gens lisent des journaux et pourquoi aussi de moins en moins de gens font confiance aux journalistes.
                                                 En effet pourquoi devrais accepter les dires de quelqu’un sur un sujet alors qu’il n’est pas plus qualifié que moi pour en parler ?

                                                Surtout quand ces vérités journalistiques sont de plus en plus présentées comme des vérités officiel, obligées et souvent indéboulonable.

                                                J’ai un exemple auquel je pense souvent : c’est lors de la dernière guerre entre Israël et le Liban...
                                                Je me souviens avoir vu le même jour , une "une du monde" montrant l’avancée des Israéliens vers un fleuve du sud Liban avec un photo d’un char israélien et un soldat montée dessus et faisant un V de la victoire avec ses doigts...Alors qu’au même moment on pouvait lire sur des sites assez sérieux comme defense news , de defensa , que ce même char qui triomphait sur la "une du monde" était en fait en train de se faire demolir a coup de RPG Russe (on donnait même la référence et le modèle) ...deux visions, une journalistique (qui répétait certainement une dépêche AFP), et l’autre venant de gens qui eux savait vraiment ce qui se passait sur place et avait tout les outils pour préjuger du rapport de force "au réel"..

                                                je me souviens à l’epoque avoir été choqué par cette difference de point de vue sur ce même conflit...au final c’est bien l’information en provenance d’internet qui était la bonne...


                                                • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 16:19

                                                  Il est particulièrement singulier de voir des journalistes accrédités (avec carte de presse) s’en prendre aux "journalistes citoyens", et pratiquer un assourdissant mutisme sur la concentration des organes de presse (leurs employeurs) dans les mains des puissances de l’argent (je ne vais pas reprendre ici l’énumération que tout le monde connait), et la collusion de beaucoup d’entre eux avec le monde politique (journalistes "embedded"). 

                                                  Comme quoi la concurrence leur pose plus de problèmes que leur déontologie... smiley

                                                  Continuons le journalisme citoyen : même si la presse officielle en souffre, la vérité ne peut qu’y gagner...



                                                  • cathy30 cathy30 30 octobre 2008 16:40

                                                    Moi j’aime bien le journalisme citoyen. Il est vrai que ce journalisme va reprendre les sujets de la presse en général mais en essayant au moins de déméler le vrai du faux, même si c’est fastidieux.

                                                    Cela me fait du bien de savoir qu’il n’y a pas qu’il n’y pas qu’une pensée unique perverse. Que des hommes et des femmes se préoccupent également du sort de leurs semblables. Que ce journalisme ne pense pas avec un portefeuille ou promotion dans la tête. Continuez j’aime beaucoup vous lire


                                                    • Jean-Louis 30 octobre 2008 16:54
                                                      Je vois moins de différences que vous entre le journalisme professionnel et le journalisme citoyen, mais j’en vois une grande que vous ne faites qu’évoquer en faisant référence à « arrêt sur image ».
                                                       
                                                      Les journalistes professionnels savent se mettre à la portée de leurs lecteurs, on les considère comme bons lorsqu’ils sont pédagogiques (on est content de les comprendre, donc de se sentir intelligent) et ils savent dire les choses en peu de mots.
                                                      Les journalistes citoyens donnent souvent dans l’ennuyeuse tartine, vous avez été vous-même très long, avec des élisions pour le profane et sans pourtant faire le tour de la question. Ils viennent ici souvent pour défendre une cause, une initiative ou un homme, avec passion et force arguments. Au point que c’en est souvent chiant. Agoravox est plein de ces tartines, il est investi par de nombreux influenceurs. Du moins le croient-ils, mais cela renforce les convictions de leur clan.
                                                      Un journaliste professionnel est plus impartial, il fait un travail plus distancé, moins influencé par des contingences locales ou circonstancielles.
                                                      Le journaliste citoyen, lorsqu’il excelle, décode l’information, nous fait voir ce que la presse officielle n’a pas vu ou n’a pas dit. C’est un peu ce que faisait l’émission « arrêt sur image ».
                                                       
                                                      Et nous voici dans la grande différence. Il n’y a pas beaucoup de journalistes professionnels qui ont le temps de traiter l’information de façon approfondie. Les pigistes sont nombreux et mal payés. Ils ne travaillent bien que lorsqu’ils prennent sur eux de consacrer davantage de temps à un article. Les journalistes les plus reconnus ont des sources d’information privilégiées. Ils peuvent téléphoner à un ministre. Ils peuvent en dire plus parce qu’ils savent ne pas en dire trop. Ils ont généralement l’information sur l’information qui permet d’interpréter et de s’élever au-dessus de la masse des informations qui nous submerge et anesthésie notre jugement. Ceux-ci n’iront jamais trop loin, ils donnent très peu de cette information sur l’information qui permettrait à un lecteur de se désintéresser d’un personnage de la nomenklatura. Il est en concurrence et il perdrait alors cet accès privilégie à une source au profit d’un concurrent mieux élevé. Le journaliste citoyen n’a pas besoin de prendre ces précautions. Nous aurons de lui le fin mot, le détail qui tue, l’information généralement tue.
                                                       
                                                      Que ce soit par les uns ou les autres, l’information est toujours traitée, l’information brute, même de première main, que vous évoquez comme auréolée d’un plus, a besoin d’un commentaire, au minimum pour situer le contexte, et ce faisant, on l’interprète avant de la livrer. Ce travail peut être fait avec beaucoup de précautions et de respect, mais il est toujours nécessaire.

                                                      • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:27

                                                        Un journaliste professionnel est plus impartial, il fait un travail plus distancé, moins influencé par des contingences locales ou circonstancielles.

                                                        Ils sont souvent excellents. Je viens de mettre un commentaire où je dis à quel point j’apprécie certains journalistes, magazines et leurs dossiers, mais l’impartialité est fortement dépendante du contexte, de la ligne éditoriale de celui qui tient la fiche de paie : quelle est l’imaprtialité d’un journaliste de l’Equipe sur le sujet du dopage dans le tour de France depuis des années ? Ou l’impartialité d’un journaliste de TF1 sur les possessions de la famille royale du Maroc, d’un journal du groupe Lagardère sur les ventes d’armes (dont nous somme sun des champions) , sur les pesticides (dont nous sommes un des champions en consommation...) ? l’impartialité sur l’UE ?


                                                      • Internaute Internaute 30 octobre 2008 17:55

                                                        Trés bon article. Il y a une différence fondamentale entre le journalisme tout court et le journalisme citoyen qui donne toute sa valeur au dernier. Les sites qui font du journalisme citoyen, comme AgoraVox, n’ont pas de ligne éditoriale et c’est ce qui en fait tout l’intérêt. On y trouve toutes sortes d’opinion, des façons différentes de voir les même problèmes et cette diversité est essentielle pour le respect de la liberté intellectuelle. Le lecteur n’est pas manipulé, endoctriné comme celui des autres médias.


                                                        • fhefhe fhefhe 30 octobre 2008 18:34

                                                          De nos jours les" cartes de presse" = ’Info-express"
                                                          Nous avons "Ferrari" qui est aussi belle de fesses que de face , pour nous servir son "Marc" de confesse express
                                                          Nous avons Poujadasse qui cire les gôdasse de son Patron ( c’est une chaîne Publique qui l’emploie) aussi grand que lui ...
                                                          Merci Françoise (Sagan) de me dire dans le creux de l’Oreille
                                                          "Nous sommes peu à Penser Trop , Trop à penser peu "
                                                          C’est cela peut-être que l’on enseigne dans les Ecoles de Journalisme.... !!!!
                                                          Et qu’ils vérifient sur leur graphique fournis par Médiamétrie....
                                                          Moi je préfere les infos de comptoir....
                                                          Vrai ou Faux ?
                                                          " Le 1/3 de ce que nous mangeons suffirait à nous faire vivre....les 2 autres tiers servent à faire vivre les médecins " ( Dr Paul Bons Sens )
                                                          Quel est le journaliste qui traiterait de ce sujet ?
                                                          (Attention aux foudres de l’industrie Alimentaire , de l’Ordre des Médecins , Aux Cuisiniers ....)

                                                          Les fractions m’ont permis , quand ( rarement ) je regarde un journal télévisé :
                                                          De croire le 1/4 de ce que j’entends , la moitié de ce que je vois et les 3/4 de ce que je sais ...





                                                          • Krokodilo Krokodilo 30 octobre 2008 18:40

                                                            La plupart des médecins, et leur Ordre soutiennent la proposition de supprimer les distributeurs de barres dans les lycées, de diminuer massivement le sel dans la bouffe industrielle, de diminuer la vitesse, d’augmenter massivement le prix du tabac, de supprimer la pub de l’alcool sur Internet, etc, etc. Ce sont les lobbys et les politiques qui s’y opposent !


                                                          • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:10

                                                            eh oui, la bonne médecine est celle qui guérit, l’autre est celle qui rend assujeti....


                                                          • fhefhe fhefhe 31 octobre 2008 04:14

                                                            Jean Paul Jaud attaque le sujet ....par un film (c’est une question qui Touche Tout le Monde...pas comme certaines informations ) c’est un sujet "Citoyen"
                                                            Attendons de voir la couverture Médiatique.... !!!
                                                            Mais , je voulais simplement soulever la couardise des Journalistes ( surtout des Principales chaînes de la "Loboto-Vision" )
                                                            J’apprécie "Vôtre Article"


                                                          • Ricos77 Ricos77 30 octobre 2008 19:17

                                                             "Analyse posée et intéressante" dit un commentaire, je le reprends car ce sera également le mien.
                                                            J’y ajouterai que c’est un faux problème. C’est la comparaison entre les pro et les amateurs. Chacun apporte sa pierre. Les pro sont... pro... les amateurs un vivier, des gens qui ont des choses à dire, qui engagent des réflexions, des polémiques, la vox populi quoi... Mais ils ne jouent pas dans la même cour, n’apporte pas la même chose. C’est un faux problème. 


                                                            • Ricos77 Ricos77 30 octobre 2008 19:21

                                                               Enfin... j’ajouterais que le seul problème, c’est l’agressivité des pro. C’est débile et hors sujet. Ils ont peur de quoi ? 


                                                            • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:39

                                                              agressivité, aggresivité....mais il y en a aussi ici....ce n’est pas le propre des pros....

                                                              quand il y a opinion, il y a conflit....normal....

                                                              sauf que chez les pros, si cela va plus, tu bouffes plus.


                                                            • Céphale Céphale 30 octobre 2008 20:17

                                                              Parmi les journalistes professionnels, il faut faire une place à part pour ceux qui présentent les informations à la radio et à la télévision aux heures de grande écoute, car ce sont eux qui touchent le plus grand nombre de Français.

                                                              Eh bien en général ils sont nuls.


                                                              • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 21:27

                                                                Je ne dirais pas qu’ils sont nuls. 
                                                                Ils font le boulot pour lequel ils sont payés, sans faire de vagues pour leurs employeurs : des pros, quoi...
                                                                Entre la nécessaire préservation (si ce n’est la défense) des intérêts pour lesquels ils travaillent, et la pression politique, faut dire que la marge est étroite. 
                                                                Jusqu’à présent, elle était relativement préservée pour le service public (bises à Audrey Pulvar et quelques autres, en passant), mais le changement de statut, la reprise en main par le pouvoir politique, la nomination du chef de la bande par le président de la République, les ressources sous conditions, viennent de singulièrement la restreindre comme une peau de chagrin. 

                                                                D’où la nécessité absolue d’une info libre, à laquelle le journalisme citoyen peut grandement contribuer (en faisant le tri, bien sûr ; mais la liberté est à ce prix)..


                                                              • Adrian Adrian 30 octobre 2008 22:25

                                                                "en faisant le tri"

                                                                C’est à dire ?


                                                              • sisyphe sisyphe 30 octobre 2008 23:12

                                                                C’est à dire en essayant au maximum de recouper les informations, de faire la part des avis personnels, de multiplier les sources, d’en profiter pour s’informer, pour arriver à avoir suffisamment de matière fiable pour faire sa propre analyse..

                                                                Et d’essayer de faire acte de sensibiisation sur les sujets qui semblent fondamentaux, sur ceux plus aléatoires ou plus anecdotiques..

                                                                C’est justement le travail du vrai journalisme : amener à s’informer, à analyser, à exercer son propre esprit critique, apporter des éclairages signifiants sur la compréhension des causes des évènements, plutôt que sur l’écume de leur médiatisation "officielle"...

                                                                Egalement prêter foi aux éléments indiscutables ; les faits, les protagonistes, les liens, l’historique, le contexte, et le distinguer des rumeurs, ou des visions partisanes. 

                                                                Mais je pense que les "billets d’humeur" sont également indispensables au journalisme, les tribunes libres, les billets d’opinion ; qu’on soit d’accord ou non, ils permettent l’expression des avis contradictoires, contrairement à l’info officielle et institutionnalisée. 


                                                              • Céphale Céphale 31 octobre 2008 08:46

                                                                @ Sisyphe

                                                                C’est exactement ce que je pensais en écrivant "ils sont nuls". Mais j’ai eu la flemme de l’écrire.

                                                                Pendant que j’y suis, il y a aussi des journalistes qui se font complices d’actions pas très propres. Par exemple Elise Karlin, de l’Express, qui a écrit que le député PS André Vallini a fait des avances à Sarkozy pour être nommé Garde des Sceaux en remplacement de Rachida Dati. Vallini a réagi violemment sur France-Inter en démentant l’information.


                                                              • Asp Explorer Asp Explorer 30 octobre 2008 20:47

                                                                Il faut rajouter ici aux vertus du journalisme citoyen une ouverture d’esprit nécessairement plus grande que dans un organe de presse classique, tenu à un "esprit maison" et à une déférence vis-à-vis d’une direction, elle-même inféodée aux puissances de l’argent et de la politique. Le deuxmoisuel "le plan B" (que vous omettez de citer comme organe de presse dépourvu de publicité, et il y en a d’autres) s’est fait une spécialité de recenser les connivences et consternantes flagorneries d’éditorialistes à l’égard de leurs supérieurs. Mais au moins, le but de ces courbettes serviles est compréhensible : gagner plus de délicieux euros.

                                                                Sur Agoravox en revanche, c’est différent. Lorsqu’un rédacteur passe la brosse à reluire à Carlo Revelli, ce n’est pas pour satisfaire l’honnête goût d’un lucre bourgeois, mais dans le but navrant d’obtenir la une du site et plus de visibilité à ses délires obsessionnels.

                                                                Il n’y a pas, Krokodilo, de "boycott" au sujet de la politique linguistique de l’UE. Il s’agit simplement d’un sujet d’importance secondaire, et qui n’intéresse pas grand monde. Quant à vos propres articles sur l’espéranto, ils ne "produisent" pas d’info, mais uniquement des opinions qui n’ont même pas l’originalité d’être les votres, mais sortent droit de la cervelle autoréférente de votre maître Masson.


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 31 octobre 2008 15:54

                                                                  Je proteste vigoureusement contre l’assertion malsaine selon laquelle Masson serait auto référent !

                                                                  Pour appuyer ces thèses, M. Masson fait référence à un grand nombre de personnalités fameuses, parmi lesquelles :

                                                                  M. C. Piron. , un suisse, Claude P. un traducteur de L’ONU, Piron, un mort, sans oublier un psychologue auteur de romans policiers.

                                                                  Typhon


                                                                • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 17:53

                                                                  Asp, Borntofrag, Gargamel,

                                                                  si tant est que vous soyez trois personnes différentes, je ne sais si vous vous rendez compte, mais ça fait trois fois que vous essayez de mêler à cette discussion une personne qui n’est pas venue sur AV depuis des mois, et sur laquelle vous faites une espèce de fixation. De plus, même si j’ai mis trois ou quatre lignes sur l’espéranto parmi mes exemples, ce n’est pas du tout le sujet. Un peu de patience, j’en reparlerai !



                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 31 octobre 2008 18:14

                                                                  si tant est que vous soyez trois personnes différentes,

                                                                  Encore une accusation grotesque et dénuée de fondement.
                                                                  Si vous avez des preuves de vos dires, montrez les, sinon ne ramenez plus ça sur le tapis pour pallier à vos déficiences en matière de débat.

                                                                  Puisqu’on en est à Masson, je vous rappelle que c’est la seule personne dont on a prouvé qu’elle s’était dédoublée.

                                                                  Ensuite je vous accorde que c’est totalement hors sujet. Vous n’aimez pas les privates jokes ?

                                                                  Typhon


                                                                • pokannicknow pokannicknow 1er novembre 2008 11:13

                                                                  de mêler à cette discussion une personne qui n’est pas venue sur AV depuis des mois.

                                                                  Son dernier commentaire date du 13 septembre (donc environ un mois et demi) et rien n’indique qu’il n’est pas venu lire sur Agoravox depuis.

                                                                  Un moyen pour que "Krokodilo" puisse savoir que "Henri Masson" n’est pas venu sur Agoravox depuis septembre serait qu’il ne soit qu’une même personne avec deux pseudos et qu’il n’a plus utilisé "Henri Masson" depuis septembre. Oui, c’est tiré par les cheveux, mais pas vraiment plus que de dire et redire que "Asp Explorer", "borntofrag" et "Gargamel" ne sont qu’une seule personne.


                                                                • Krokodilo Krokodilo 1er novembre 2008 11:52

                                                                  Simple déduction au pifomètre, disons supposition basée sur le fait qu’il n’a fait aucune intervention sur les sujets concernant les langues, l’UE et l’espéranto depuis un bon moment, mais comme vous dites chacun peut lire sans commenter.

                                                                  Je constate simplement qu’entre Gargamel, Borntofrag, Asp et maintenant Polachnikov, vous en êtes à au moins six mentions d’une tierce personne qui n’a pas commenté depuis longtemps, qui n’est pas présente dans ce débat. Vous quatre cherchez à toujours ramener les commentaires à ce qu’il faut bien appeler une fixation. Encore une fois, pourquoi ne pas rester sur le sujet ? Rassurez-vous, je reparlerai tôt ou tard de l’anglicisation de l’UE et/ou de l’Eo. Ca vous manque tant que ça ?



                                                                • Krokodilo Krokodilo 1er novembre 2008 11:55

                                                                  Et j’oubliais Hermès. La bande est-elle au complet ?


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 11:59

                                                                  Vous vous êtes, vous même, fendu d’une double allusion à Henri Masson quand vous nous avez accusés d’être une seule et même personne. C’est une double allusion parce que M.Masson est le seul multipseudo avéré, et parce que cette accusation inconséquente et sans preuve rappelle sa manière de débattre.

                                                                  Pour ce qui est du sujet, j’ai dit ce que j’avais à dire plus haut, si vous avez des commentaires, ou des réponses, ne vous gênez pas.

                                                                  Typhon


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 12:01

                                                                  C’est qui Hermès ?

                                                                  Typhon


                                                                • pokannicknow pokannicknow 1er novembre 2008 14:36

                                                                  C’est, je crois, le nouveau pseudo d’esperantulo.


                                                                • Asp Explorer Asp Explorer 1er novembre 2008 17:19

                                                                  Le fait que plusieurs personnes différentes puissent ne pas être d’accord avec vos théories fumeuses et vos obsessions farfelues vous dérange donc tant que ça ?


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 17:22

                                                                  Il ne fait pas partie de notre "bande", si ??? La dernière remarque de Kro m’a l’air un peu incompréhensible.

                                                                  Typhon


                                                                • Asp Explorer Asp Explorer 1er novembre 2008 17:25

                                                                  En tout cas, pour en revenir à l’os du commentaire, on ne m’empêchera pas de trouver paradoxale cette charge contre le journalisme à papa accusé de complaisance, parallèlement à un léche-culage en règle du rédac-chef d’agoravox. C’est un peu comme si Mitsuru Adachi reprochait à Rumiko Takahashi de dessiner tout le temps la même histoire.

                                                                  (ps : ça vous emmerde pas cette pub avec des fourmis ? moi ça ralentit terriblement mon PC)


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 17:28

                                                                  Quelle pub ???

                                                                  Typhon, Firefox adblock.


                                                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 18:01

                                                                  &En tout cas, pour en revenir à l’os du commentaire, on ne m’empêchera pas de trouver paradoxale cette charge contre le journalisme à papa accusé de complaisance, parallèlement à un léche-culage en règle du rédac-chef d’agoravox. &

                                                                  argumentaire issu d’une mauvaise lecture de l’article, car l’auteur ne fait pas que dans le sens du poil, il montre certaine limites du journalisme dit citoyen


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 18:35

                                                                  Le journalisme citoyen, ce n’est pas à proprement parler du journalisme. Ce n’est pas "citoyen" à proprement parler non plus.

                                                                  Le vide, l’arrogance et la bêtise consternante, voila ce que c’est. Mais je comprend qu’on puisse le confondre avec un vrai concept, car de nos jours, les journalistes professionels ne savent plus leur métier, pour beaucoup.

                                                                  Typhon


                                                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 18:38

                                                                  Typhon relisez mes commentaires et l’article vous en avez une lecture tronquée


                                                                • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 1er novembre 2008 18:52

                                                                  Relire cet insipide panégyrique du journalisme citoyen dont "l’argumentation" toute entière est basée sur le fait que les médias traditionnels ne parlent pas d’espéranto alors que sur la toile on en parle ?
                                                                  Relire cette prose médiocre et fade issue d’un esprit appauvri par ses positions apologétiques monomaniaques ? Non merci.

                                                                  Quant à lire vos commentaires, il faudrait d’abord que vous les rendiez lisibles. Je part toujours du principe que celui qui écrit comme un singe pense comme un singe, et il n’est pas dans mes habitudes de discuter avec les simiens.

                                                                  Typhon


                                                                • Hermes Hermes 1er novembre 2008 18:58

                                                                  Pour vous aider voici un texte de l’article
                                                                  &1. Tout d’abord, quès aco, le "journalisme citoyen" ?

                                                                  Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit d’un citoyen qui n’est pas journaliste ! Et qui prétend, sinon faire œuvre de journalisme, du moins écrire des articles susceptibles d’intéresser au moins une personne... À moins de deux lecteurs, mieux vaut garder l’article pour soi !

                                                                  Remarquons d’emblée que cette ligne de partage, claire et simple, est devenue plus floue, car certains journalistes publient dans les médias citoyens - soit pour aborder d’autres sujets que ceux acceptés par leur journal ou radio, soit simplement pour se diversifier.

                                                                  Inversement, des citoyens publient dans des médias dirigés et principalement écrits par de vrais journalistes, comme Rue 89.

                                                                  Plus encore - il est possible qu’une partie des citoyens soient faussement amateurs, des journalistes, attachés de presse ou influenceurs envoyés au front par divers lobbys ! Oh ! Ma tête, ça devient compliqué, ce sujet.&


                                                                • dom y loulou dom 30 octobre 2008 21:35

                                                                  "on peut davantage se défouler en tirant à boulets rouges sur qui on veut, la notion de politesse y étant plus élastique..." 

                                                                  et moi je me souviens très bien de ces médias traditionels et de leurs appels au meurtre infini durant des années.

                                                                  Marre de ces appellations, journalisme citoyen ? vrais journaliste ? Mais on s’en tape le cul par terre !!!

                                                                  C’est l’info qui compte et surtout, dans celle-ci, la VERITE. Un site comme agoravox est né parce que les médias refusent encore aujourd’hui de divulguer ce que cache le 11 septembre. C’est tout.

                                                                  Et les médias traditionels n’ont pas dévié de leurs mensonges... donc ce que vous appelez le journalisme citoyen grandit.

                                                                  Si les médias traditionels faisaient correctement leur métier le journalisme citoyen n’existerait pas.

                                                                  On a besoin de vérité et contrairement à ce qu’aiment dire les adorateurs de mensonges, c’est que la vérité est un sensemble de faits vérifiables. Point. Pas des trips mystiques se mélangeant avec des mythologies grotesques que certains utilisent en guise d’histoire de l’humanité. 

                                                                  Nous avons un besoin viscéral de vérité,d’autant plus au vu de l’état de cette planète quand à ses équilibres... et que font les médias ?

                                                                  Quelle taille le slip de britney spears ?


                                                                  • Asp Explorer Asp Explorer 30 octobre 2008 22:47

                                                                    "Les media mentent parce qu’ils ne sont pas d’accord avec ce que je pense"

                                                                    Avez-vous pris le temps nécessaire pour envisager l’hypothèse selon laquelle, des fois, ce que vous pensez, c’est des conneries ?


                                                                  • Asp Explorer Asp Explorer 1er novembre 2008 17:22

                                                                    En tout cas, pour en revenir à l’os du commentaire, on ne m’empêchera pas de trouver paradoxale cette charge contre le journalisme à papa accusé de complaisance, parallèlement à un léche-culage en règle du rédac-chef d’agoravox. C’est un peu comme si Mitsuru Adachi reprochait à Rumiko Takahashi de dessiner tout le temps la même histoire.


                                                                  • Krokodilo Krokodilo 2 novembre 2008 18:14

                                                                    Asp

                                                                    Les guillemets utilisés pour mettre une fausse citation de quelqu’un, c’est assez bas comme méthode.

                                                                    « Il n’y a pas, Krokodilo, de "boycott" au sujet de la politique linguistique de l’UE. Il s’agit simplement d’un sujet d’importance secondaire, et qui n’intéresse pas grand monde. »

                                                                    (Ca, c’est une citation authentique) C’est sûr que les questions linguistiques de l’UE sont secondaires, c’est pour ça que l’UE a créé il y a 2 ou 3 ans un service du multilinguisme ? Savoir si on ne nous dirige pas en douce vers l’anglais lingua franca, c’est secondaire surtout pour tous ceux qui l’acceptent ! Pour les autres, c’est une question fondamentale, surtout si on comprend que le prix à payer pour l’UE, c’est le déclin de la francophonie. On peut aussi se demander pourquoi l’altitude des avions est comptée en pieds alors que le reste du monde voulait des mètres... Merci, Asp, de me donner l’occasion de répéter ces éléments de base trop souvent autocensurés par les médias.

                                                                    Je ne sais même pas où tu vois une charge contre le journalisme à papa, personnellement, je trouve qu’il y a énormément d’articles intéressants, bien plus qu’on ne peut en lire.



                                                                  • fred 30 octobre 2008 22:00

                                                                    Article beaucoup trop long smiley) On est sur internet les gars, pas sur du papier smiley

                                                                    Incontestablement et sans vouloir nous mettre trop en avant, internet et les sites comme Agoravox ont aidé le débat.

                                                                    Un nouveau mond e est possible et il est déjà en train de changer.

                                                                    Ne nous réjouissons pas trop vite cependant. Mais je perçois des siges comme un printemps en plein automne.

                                                                    Merci à tous les journalistes "amateurs" d’Agoravox !



                                                                    • Antoine Diederick 30 octobre 2008 22:09

                                                                      l’aut jour, j’ai lu un journale trè serieu yavait la conjugaison du verb naître


                                                                      ils naîsserent qu’il avait écrit le journaleux journalier...

                                                                      comme quoi....

                                                                      article nuancé de la part de l’auteur , comme dans tout , il y a partout à boire et à manger....


                                                                      • amlbis 30 octobre 2008 23:25

                                                                        Bonsoir et merci l’auteur,

                                                                        Je partage votre raisonnement et je souhaite vraiment que le "journalisme citoyen" reste ouvert à tous et que "tous" restent juges de l’acceptation de cette information.

                                                                        Maintenant, reste à savoir quel citoyen sera publié.

                                                                        C’est pas si simple la liberté d’expression... Si seulement on avait au moins ça (merci AV)


                                                                        • docdory docdory 31 octobre 2008 00:17

                                                                           @ Krokodilo
                                                                          Merci pour cette excellente analyse, que je partage intégralement . On pourrait dire qu’il y a plusieurs sortes de journalistes : les " vrais journalistes " sont une infime minorité : les reporters , ceux qui vont là ou d’autres ne vont pas, pour en débusquer des informations ,ceux qui enquêtent " sur le terrain " et également ceux qui, par leur sagacité et leur obstination, débusquent d’énormes affaires ( les journalistes qui ont fait l’enquête sur le watergate en sont le meilleur exemple ) et enfin les journalistes d’agence ( ceux qui trouvent et vérifient les informations , genre ceux qui font les dépêches AFP ) . 
                                                                          Une deuxième catégorie de journalistes écrit des articles à partir des informations brutes fournies par la première catégorie
                                                                          Une autre catégorie de journalistes est celle de ceux qui trient , parmi la masse d’information , celles qui seront portées à la connaissance du public et celles qui ne le seront pas , quelles informations feront la une et quelles autres seront un entrefilet en pages intérieures . 
                                                                          Enfin , une dernière catégorie , celle des éditorialistes , essaient d’écrire un commentaire profond à partir d’une information " brute " .
                                                                          La plupart des " journalistes citoyens " sur Agoravox sont en fait un mélange de la deuxième catégorie de journalistes et d’éditorialistes . personnellement je me définirait plutôt comme " éditorialiste citoyen " ou comme " polémiste citoyen " que comme " journaliste citoyen" , même si, pour certains de mes articles , il y a une recherche documentaire qui prend parfois quelques heures, et qui s’apparente à une sorte de travail d’enquête a minima .
                                                                          Une chose différencie les articles de " journalistes citoyens " des articles de " vrais journalistes" , c’est la longueur . Nous n’avons pas de rédacteur en chef qui nous explique que notre article doit tenir en cinquante lignes , donc l’argumentation que nous développons est souvent plus fouillée que dans les articles ordinaires , et beaucoup plus longue , donc .
                                                                          Je pense au fond que beaucoup de " journalistes citoyens " traitent de sujet qu’ils enragent de ne pas voir traités dans les médias ordinaire . Moi , par exemple , je ne supporte pas l’indifférence , voire le mépris des médias vis à vis de l’abandon de la laïcité dans la France de 2008 , et leur indifférence vis à vis de l’incroyable recul de l’esprit rationnel et de l’inimaginable progression de l’ obscurantisme sous toutes ses formes . Je ne supporte pas non plus l’effroyable régression de la liberté d’expression et la nouvelle censure qu’on appelle le politiquement correct .
                                                                          Il vient de sortir un livre qui est une sorte d’anthologie de hara kiri . Je suis sûr que certaines pages vaudraient à leurs auteurs, si elles étaient écrites actuellement, des procès , de la prison avec sursis , voire de la prison ferme . C’est une triste régression , contre laquelle il faut se battre avec acharnement .


                                                                          • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 09:49

                                                                            C’est pour ça que je préfère les hebdos, ils font plus souvent des dossiers que de courts articles.

                                                                            Au sujet de Hara kiri, un dessinateur rappelait à la radio que les caricatures du début du 20e siècle, surtout à l’époque aigüe de la "bataille" avec l’église sur la laïcité, étaient féroces, voire sanguinaires, et ce, dans la plupart des journaux.


                                                                          • Antoine Diederick 31 octobre 2008 13:10

                                                                            si on suit l’histoire de la presse au 19 eme, cela tirait à boulets rouges....la presse est plus sage aujourd’hui.


                                                                          • Antoine Diederick 31 octobre 2008 13:16

                                                                            au sujet de l’ambiguité de l’opinion française vis-à-vis des EU d’amérique.....ya kekechose à analyser là, entre passion et désamour....cela vaut bien un papier, là.

                                                                            J’écris cela, car c’est récurrent dans l’opinion française et ds la francité d’ailleurs, faut tirer cela au clair....cela devient une sorte de peste invisible....

                                                                            Sur France Inter radio , ils sont ds l’Iowa pour l"instant, à suivre parce que , outre le fond, ils illustrent "farpaitement", l’amour -haine France -us.

                                                                            Normal, nous avons historiquement raté le nouveau monde smiley

                                                                            Fichu, Poléon.


                                                                          • morice morice 31 octobre 2008 01:04

                                                                             En attendant, je connais certains "auteurs" qui font une fixation sur l’amerique et les chretiens, qui ecrivent des articles antisemites et qui violent les protections d’agoravox quand leurs articles ne sont pas publiés... 

                                                                            des preuves de l’antisémitisme : dans l’article posté ; il y en avait ? NON. Or c’est celui-là que vous aviez taxé d"antisémite, Seb59 déclaré ici "nationaliste" et xénophobe...


                                                                            • dup 31 octobre 2008 08:33

                                                                              une bonne raison de pas faire confiance aux médias

                                                                              http://forestent.free.fr/sitemap.html

                                                                              quand je vois leur attitude sur le 9/11 , le vote du TCE , Lisbonne et tout le reste on est troublé par les omissions et mensonges.
                                                                              s’il y avait des pros corrects il y aurait pas de journalistes citoyens, mais gagner son pain et dire la vérité ,ce sont 2 mondes à part

                                                                              http://www.dailymotion.com/relevance/search/Propagande%2Bet%2Bmanipulation/video/x75z7p_propagande-et-manipulation-limporta_news

                                                                              http://www.dailymotion.com/relevance/search/Propagande%2Bet%2Bmanipulation/video/x6ryy3_regardez-comment-les-medias-vous-ma_news


                                                                              • Antoine Diederick 31 octobre 2008 13:23

                                                                                il faut pour la vertu, comme dans les fables, gagner son pain dans la vérité....c’est essentiel....sinon la vie au sens commun n’a vraiment pas de sens.....

                                                                                c’est important de le dire pour tous, grands et petits......c’est le seul moyen de l’adhésion et de la paix.

                                                                                et puis de temps en temps et souvent, foutre à la poubelle les ukazes et rire......tant pis pour ceux qui s’accrochent au temps qui ne changent pas....surtout à la veille de notre mort, amen !


                                                                              • Leila Leila 31 octobre 2008 08:56

                                                                                Se peut-il que des gens sérieux comme ceux qui ont réagi à cet article soient indifférents au drame qui se joue actuellement à Gaza (1,5 million d’habitants) et qui reste presque totalement ignoré par les journaux français ?

                                                                                http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46453


                                                                                • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 10:01

                                                                                  Leila,

                                                                                  C’est excessif et injuste d’accuser tout le monde d’être indifférent, vous n’en savez rien. Peut-être que ce conflit est décourageant, vous croyez qu’on a la solution ?

                                                                                  D’autre part, c’est également excessif de dire qu’il est "presque totalement ignoré par les journaux français", heureusement que vous avez rajouté "presque"... il me semble qu’un des derniers numéros de Courrier international explique comment les services israéliens font pour recruter des informateurs à Gaza : essentiellement en monneyant une partie des autorisations de passage, je te laisse passer pour aller te faire soigner, pour aller travailler, pour aller voir ta famille, etc., si tu me rends un petit service, une info.


                                                                                • Illel Kieser ’l Baz 31 octobre 2008 11:24

                                                                                  Bonjour,
                                                                                  Leila n’accuse pas elle demande !
                                                                                  Quant au traitement réservé à ce problème dans les médias et sur les sites "citoyens", oui, elle a raison, l’article du Courier que vous citez est dérisoire.
                                                                                  Il faudrait des 100taines de pages pour relever les injustices subies par le peuple palestinien.
                                                                                  Excessifs, dites-vous ? En quoi ?

                                                                                  Votre interpellation justificatrice est assez malvenue alors que vous parlez de "journalisme citoyen".
                                                                                  Son propos est dans le sujet de votre article : Il y a les blogs mais il y aussi les spams informatifs car citoyens ou vrai le journalisme ne laisse pas d’autre alternative à certains que le spam. Avox en est un exemple !
                                                                                  "vous croyez qu’on a la solution ", bien sûr, le sursaut citoyen contre toute forme d’injustice, au-delà de notre petit pré-carré... la lutte pour la justice, écricre pour dénoncer les injustices, la misère, les oppressions et tant d’autres indignités commises parfois au nom du progrès, de la démocratie et autres illusions qui nous servent de bandeau aveuglant et qui servent de sujet ici-même, contre la crise financière, contre la pollution et tant d’autres sujets qui nous mencent directement alors qu’ailleurs l’urgence est tout autre.


                                                                                  Le journalisme citoyen c’est aussi cela, la capacité et la liberté qui nous est laissée de porter la parole des gueux, c’est autre chose que la cause du nombril de quelques uns, journalistes citoyens ou pro.
                                                                                  Un peu d’écoute, vous le voulez-bien, Leïla ne cherchait sûrement pas porter atteinte à votre nombril, elle DEMANDAIT.


                                                                                   Bien à vous


                                                                                • docdory docdory 31 octobre 2008 14:21

                                                                                   @ Leila
                                                                                  Le conflit israëlo-palestinien demeurera totalement insoluble tant que l’ensemble des états de la région , Israël inclus n’aura pas compris qu’un préalable indispensable à la résolution de ce conflit consiste à séparer totalement la religion de l’Etat dans tous les Etats intéressés de près ou de loin par ce conflit .


                                                                                • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 16:56

                                                                                  Effectivement, sauf erreur, israel ne connait que le mariage religieux, je crois, quant aux pays arabes, ils ont pour la plupart bien du mal à imaginer une voie séparant un peu le temporel et le spirituel.


                                                                                • Krokodilo Krokodilo 31 octobre 2008 17:01

                                                                                  Illel Kieser ’l Baz,

                                                                                  Je trouve que votre défense de Leila est un peu hypocrite, car sa remarque formulée comme une question n’est qu’une accusation adoucie. C’est plus clair avec un autre exemple, si je "demande" :
                                                                                  "Se peut-il que les lecteurs d’Agora vox soient tous des idiots ?"
                                                                                  Vous trouvez que c’est une simple question, ou une vacherie déguisée ?



                                                                                • Illel Kieser ’l Baz 1er novembre 2008 07:20

                                                                                  @auteur,

                                                                                  bonjour

                                                                                  J’avais quelques doutes quant au ton de votre réponse, plus maintenant.

                                                                                  "Je trouve que votre défense de Leila est un peu hypocrite, car sa remarque formulée comme une question n’est qu’une accusation adoucie. C’est plus clair avec un autre exemple, si je "demande" :
                                                                                  "Se peut-il que les lecteurs d’Agora vox soient tous des idiots ?"
                                                                                  Vous trouvez que c’est une simple question, ou une vacherie déguisée ?"

                                                                                  Je ne défend pas Leïla mais je voulais souligner le ton de votre commentaire, lequel renvoie à un usage qui semble se répandre sur AgoraVox. De plus à travers l’interprétation que vous faites de son commentaire, vous vous identifiez un peu vite à Agoravox - surtout que Leïla prenait soin de préciser : "qui ont réagi à cet article ". Rien ne vous le permet. Vous êtes un auteur parmi d’autres et, par là-même, assujetti aux règles communes. Même si on découvre, avec un peu de vigilance, que les transgressions existent qui font dire à certains qu’il y a censure ou manipulation sur AgoraVox.

                                                                                  Je reprends l’intégralité de la question de Leïla, c’est court :
                                                                                  "Se peut-il que des gens sérieux comme ceux qui ont réagi à cet article soient indifférents au drame qui se joue actuellement à Gaza (1,5 million d’habitants) et qui reste presque totalement ignoré par les journaux français ? "

                                                                                  Rien de ce que vous prétendez, si, de mon côté, j’interprète, j’y vois presque une supplique. Quant à votre interprétation elle pêche par agréssibilité. Vous lui prêtez des intentions et une arrogance qu’elle n’a pas forcément. Quand bien même, serait-elle revendicatrice et méprisante, rien dans ses mots ne le laisse supposer. Et, dans ce cas, le minimum de civilité consisterait à lui demander de préciser ses intentions ou de lui dire aimablement que son commentaire est hors sujet.

                                                                                  Dans mon commentaire je voulais surtout souligner différents aspects du fonctionnement des sites participatifs et cela cadre avec votre sujet.
                                                                                  Par ailleurs, qu’est-ce qui vous permet de dire que mon propos est hypocrite ? Là aussi, vous faites une interprétation outrancière.

                                                                                  Sur le sujet de votre article, qui a le mérite de lancer un débat.

                                                                                  Tout d’abord, dans votre définition du "journalisme citoyen", vous omettez une dimension importante qui accompagne ce mode d’expression, le caractère participatif, donc l’accompagnement du message par un débat. Les modalités de celui-ci font souvent débat.

                                                                                  Sur de nombreux sites participatifs dits aussi citoyens, on constate la création d’un noyau d’auteurs et de commentateurs "fidélisés" dont la forte participation peut influer sur la ligne éditoriale. Cela peut aller jusqu’au noyautage d’un site citoyen.
                                                                                  C’est ce qui conduit certains gestionnaires de sites à se résoudre à une modération a priori. Cet aspect a été signalé par de nombreux observateurs.

                                                                                  Le spam comme vecteur d’information. L’usage s’en répand et il n’est pas forcément négatif. Il permet souvent de mettre l’accent sur une situation ou un événement important ou particulier (pétition, événement local, etc.). C’est un aspect singulier du "journalisme citoyen" - on peut gloser sur ce terme plutôt décalé - et il convient d’en tenir compte. Le journalisme classique repose sur un médian unidirectionnel, le journalisme participatif induit une interaction, il est alors normal de voir apparaître des formes de détournements liées à l’outil lui-même (modération ou pas)

                                                                                  Dernier point qui concerne plutôt Agoravox mais pas seulement. La tendance de certains auteurs à ne tolérer que les commentaires complaisants, qui refusent donc le débat - par définition contradictoire. On découvre ainsi de longues suites de commentaires complaisants auxquels l’auteur répond par de savoureuses marques de narcissisme.
                                                                                  Cette tendance concerne surtout certains auteurs "réguliers". Si bien que la critique adressée au "journalisme citoyen", selon laquelle il s’agirait souvent d’un étalage d’egos, se trouve justifiée.

                                                                                  Bien à vous


                                                                                • Krokodilo Krokodilo 1er novembre 2008 10:42

                                                                                  Illel Kieser ’l Baz


                                                                                  De plus à travers l’interprétation que vous faites de son commentaire, vous vous identifiez un peu vite à Agoravox - surtout que Leïla prenait soin de préciser : "qui ont réagi à cet article ". Rien ne vous le permet. Vous êtes un auteur parmi d’autres et,

                                                                                  "Je trouve que votre défense de Leila est un peu hypocrite,"
                                                                                  Aurais-je dû écrire JE en majuscules ? Il s’agit bien de mon sentiment personnel, pas de celui de tous les lecteurs d’AV.
                                                                                  La phrase avec les lecteurs d’Av est un simple exemple pour illustrer la forme interrogative qui peut servir à cacher ou adoucir une vacherie.


                                                                                  Rien de ce que vous prétendez, si, de mon côté, j’interprète, j’y vois presque une supplique.


                                                                                  Une supplique qui tombe comme un cheveu sur la soupe, et qui n’a aucun rapport avec le sujet. A la limite ça pourrait être un exemple illustrant les infos ou le manque d’infos, mais on ne sait pas si elle reproche aux participants de ne pas avoir suffisamment compati après un article (quel article, et pourquoi seulement les participants d’aujourd’hui ?)

                                                                                  Et, dans ce cas, le minimum de civilité consisterait à lui demander de préciser ses intentions ou de lui dire aimablement que son commentaire est hors sujet.

                                                                                  Je ne trouve pas ma réponse particulièrement agressive, surtout vu les normes d’AV. d’aileurs, où est passée l’intéressée ?

                                                                                  Par ailleurs, qu’est-ce qui vous permet de dire que mon propos est hypocrite ? Là aussi, vous faites une interprétation outrancière.

                                                                                  "Je trouve que votre défense de Leila est un peu hypocrite,"
                                                                                  "je trouve", c’est un sentiment subjectif et personnel, j’ai tout à fait le droit de ressentir un commentaire de telle ou telle façon.

                                                                                  Tout d’abord, dans votre définition du "journalisme citoyen", vous omettez une dimension importante qui accompagne ce mode d’expression, le caractère participatif,

                                                                                  Relisez, svp, point 6 :
                                                                                  "6. Certaines libertés n’existent que sur le journalisme citoyen
                                                                                  Principalement, celle de débattre après un article."


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