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Accueil du site > Tribune Libre > Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie (...)

Le lien perdu entre l’énergie monétaire et l’énergie humaine

Nous vivons dans un monde totalement irréaliste et magique façon Harry Potter, Star Trek ou Alice au pays des merveilles. Nous le pressentons tous sans avoir vraiment envie d’en prendre conscience tellement une prise de conscience nous ferait affronter une réalité qui nous fait peur. Si Harry Potter avait sa baguette et le quai 9 3/4, si Star Trek avait la télétransportation et Alice son miroir, nous avons-nous aussi une énergie magique créatrice d’illusions et qui résout absolument tout : l’argent qui, pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, n’est limité que par la décision changeante de quelques-uns. Tous les buts, même les plus aberrants, deviennent apparemment atteignables grâce à cette énergie non reconnue comme telle, et pourtant facilement illimitée, gratuite et omnipotente. Elle n’a officiellement plus de source, donc plus de limites, depuis seulement 50 ans. Nous nous divisons simplement, à en croire Yuval Noah Harari et Laurent Alexandre, entre les dieux qui y ont accès et les inutiles qui n’ont accès qu’aux miettes que les dieux leur abandonnent avec dédain et regret. On croirait vivre dans le monde des sorciers et des moldus ou dans la parabole du riche et de Lazare (Lc 16 :19).

Parallèlement à ce rêve envahissant qui devient angoissant, la réalité devient ringarde, dépassée, « ancien monde », inintéressante. Des peuples entiers font comme les ados qui se retournent dans leurs lits pour ne pas se réveiller et rester dans leurs rêves. La réalité devient subordonnée au rêve et aux fantasmes comme nous le voyons avec la théâtralisation d’un virus peu agressif et d’une élection américaine. Le classement des différents pouvoirs s’intervertit entre le premier et le second d’un côté, et les 3e et 4e de l’autre. Les médias ont pris le pouvoir depuis qu’ils appartiennent quasiment tous à ceux qui ont accès à l’énergie monétaire. Ces professionnels de la parole, ni filtrée par l’action ni épurée par la réflexion, ont pris le pouvoir avec la complicité des juges et des experts qui redéfinissent le bien avec des mots vides de sens mais coercitifs comme « état de droit » ou « urgence sanitaire ». Les pouvoirs législatif et exécutif se sont couchés devant les pouvoirs juridiques, médiatiques et pseudo-scientifiques de ceux qui l’on déclare sachants. Une nouvelle définition du bien nous est imposée par une communication omniprésente et lancinante. Elle nous emmène vers un inconnu dont la cohérence n’existe que par la débauche d’argent que le pouvoir y consacre chaque jour davantage tellement demain en exige toujours plus qu’aujourd’hui. Cette réalité refusée en devient tout aussi angoissante que le rêve dans lequel nous essayons de nous réfugier.

Comment est-ce possible ? Comment en est-on arrivé là ? Que faut-il faire et qui le fera ?

Comment est-ce possible ?

Ce n’est pas une question que nous nous posons, pas plus que nous ne nous demandons comment marchent les baguettes magiques, la télétransportation ou le miroir d’Alice. Nous nous contentons d’écouter les médias en admirer l’efficacité et surtout d’en profiter. Comme les grenouilles qui se font cuire en ne s’apercevant pas de l’augmentation lente de la température, nous acceptons d’être violés par les juges, les experts, les journalistes et les politiques tout en trouvant que l’eau, au départ agréable, commence à être vraiment trop chaude. Heureusement pour eux et malheureusement pour nous, l’énergie monétaire nous insensibilise et nous paralyse. Elle vient à leur secours chaque fois que leurs culs-de-sac deviennent trop évidents. La débauche actuelle de l’énergie monétaire prétendument « débloquée » par le pouvoir, justifie à ses yeux le blocage ahurissant de l’énergie humaine qu’est le confinement. Le pouvoir n’y voit même plus l’étalage de sa bêtise et de son affolement.

Comment en est-on arrivé là ?

Ce viol collectif par ceux qui se sont agglomérés en élite auto proclamée a comme première raison l’oubli que la vie n’est qu’une multitude d’échanges effectués par notre énergie. Nous l’avons remplacé par la croyance très agréable mais stupide que nous somme des dieux capables de créer. Nous croyons créer un enfant alors que seule la patience d’une femme permet d’échanger un ovule et un spermatozoïde contre un bébé. Nous croyons créer des richesses alors que nos productions ne se transforment en richesses que par l’échange que nous en faisons avec une autre richesse qu’est l’argent ou par l’espoir ou l’illusion que cet échange sera possible.

Fondé sur cet oubli nous avons cru créer notre baguette magique, notre télétransportation ou notre miroir d’Alice, en assemblant très intelligemment des concepts vidés de leur sens et remplis artificiellement de vide aussi bien dans la réflexion que dans la communication pour ne pas avoir à agir.

Dans la réflexion nous avons changé depuis deux siècles le sens de mots neutres pour en faire des solutions déjà acquises de problèmes soigneusement éludés. Le progrès qui n’est que le mouvement est devenu miraculeusement le bon mouvement. La république qui n’est que le problème de la vie en groupe, en est devenu miraculeusement la solution qui évite de regarder le problème puisqu’on a la solution. L’argent qui n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine est devenu à lui tout seul, une énergie venant de nulle part et résolvant tout.

Dans la communication nous assistons à un feu d’artifice d’incompétence et de mauvaise foi difficilement démêlable, pour nous faire croire qu’un échange est une création. Des mots comme profit, bénéfice ou PIB sont là pour nous faire oublier l’échange et nous faire croire à la création. On en arrive à croire à la stupidité que les entreprises font du profit sans voir qu’il n’y a là qu’un échange avec un appauvrissement de même montant de leurs clients. L’énergie sous formes de travail et d’argent qu’a mis l’entreprise à produire n’est qu’échangée avec l’énergie qu’a mis le client pour trouver l’argent nécessaire à son achat. Mais on peut par incompétence ou mauvaise foi, négliger l’énergie humaine du client qu’il a transformé en énergie monétaire pour faire croire que les entreprises créent de la richesse. On peut encore, par ruse ou bêtise, distribuer par subventions ou prestations sociales l’argent à échanger avec les productions pour en faire des richesses. On néglige aussi l’énergie monétaire en parlant du PIB comme d’une création de richesse, alors qu’il n’est que l’addition de tous les échanges faits contre de l’argent, y compris les soins, les réparations, la prostitution et la vente de stupéfiants. Il est navrant d’entendre l’économiste Marc Touati sur Sud Radio ou le journaliste économique Eric de Riedmatten sur CNews dire apparemment de bonne foi « Le PIB est la richesse créée dans un pays ». Il est encore plus navrant de voir comment, en fabriquant de la monnaie sans retenue pour les acheter, on fait croire que des déchets et des encombrants se sont miraculeusement transformés en richesses. Est-ce de l’incompétence, de la rouerie ou un scandale délictueux ?

Pendant que nous vivons dans la croyance aux miracles, la réalité poursuit son œuvre. Comme l’argent, que nous le voulions ou non, n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine, sa débauche exige une consommation d’énergie humaine équivalente, ce qui se fait naturellement par la montée réelle de tous les esclavages.

Comme aucune force visible n’accepte de se confronter à la contradiction fondamentale qui nie l’échange et qui veut globalement de plus en plus d’argent et de moins en moins de travail, toutes les forces en présence se contentent d’éclairer avec raison les incohérences des autres en dissimulant les siennes et en laissant monter les esclavages nourriciers qui sont ceux que nous voyons monter tous les jours en regardant ailleurs, l’esclavage dans le temps qu’est la dette, l’esclavage dans l’espace qu’est le mondialisme et les esclavages ici et maintenant que sont la paupérisation des classes moyennes, le chômage et l’immigration.

Que faut-il faire ?

Fondamentalement, remettre l’échange vrai au centre de toute organisation, avoir une monnaie accumulateur non trafiqué de l’énergie humaine et reconstruire naturellement une cohérence perdue sur ces deux bases.

A l’intérieur retrouver l’échange entre les citoyens et donc commencer par faire en sorte que chacun ait quelque chose à échanger. Les entreprises, les artisans et les commerçants sont les seuls à échanger des productions contre de l’argent. Mais pour échanger un service contre de l’argent tout le monde peut s’y mettre y compris les chômeurs. Au lieu de flatter les électeurs par des subventions ou des prestations sociales qui ne sont que des habillages peu discrets de la corruption, tous les maires de France pourraient voir comment rendre utile tous leurs administrés au chômage, et comment vérifier cette utilité afin que l’État puisse échanger ces nouvelles richesses contre un argent créé pour les reconnaître.

A l’extérieur retrouver à l’international l’échange du pacte de La Havane que le sénat américain a bloqué après que ses représentants l’aient signé, pour que le libre-échange devienne enfin un échange libre et non plus simplement la liberté honteuse de faire payer les autres par des balances commerciales excédentaires qui sont la négation d’un échange même si on le déguise en « libre-échange ».

Pourquoi appeler protectionnisme le simple appel à la vérité de l’échange, si ce n’est pour embrouiller les esprits ? Pourquoi appeler concurrence ce qui n’est que renoncement devant la difficulté d’un échange vrai ?

L’échange étant complètement différent à l’intérieur et à l’extérieur, c’est l’observation des échanges différents qui définira au mieux l’espace qu’est l’intérieur par rapport à l’extérieur, ce que l’Histoire a appelé jusqu’à aujourd’hui pays, patrie ou nation.

Dans notre espace, retrouver le franc en veillant à ce qu’il ne puisse dépasser en quantité, l’énergie humaine préalablement dépensée à créer ce que nous voyons comme des richesses, et à ce que jamais une fabrication de fausse monnaie ne nous fasse croire que nous créons des richesses car cela attirerait à nouveau tous les perdus et tous les rusés de la Terre.

Qui le fera ?

Sûrement pas ceux qui oublient l’échange dans leur analyse comme Jean-Marc Jancovici qui regrette la consommation d’énergie fossile mais qui dit à ses étudiants « Du pognon, il y en a ! ». Il sera audible quand il aura intégré que seule la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine préalablement bien utilisée, nous forcera à inventer la limitation en effet nécessaire de notre consommation d’énergie fossile. Il parle de « Superman pour de vrai » ce » qui n’existe pas même si nous vivons comme si nous l’étions.

Sûrement pas ceux qui refusent dogmatiquement que la monnaie est une énergie alors qu’ils s’agitent pour vendre leur pensée tellement ils ressentent le besoin vital de cette énergie.

Sûrement pas les tenants de la monnaie-dette, du mondialisme et du faux libre-échange qui ne sont que les nouveaux esclavagistes qui ne s’en rendent souvent même pas compte et qui préparent leur « grand renouvellement ».

Sûrement pas ceux qui croient à la monnaie-dette sans être partisan du mondialisme car il faut leur laisser le temps de réaliser combien ils sont contradictoires.

Sûrement pas les Politiques qui n’arrivent pas à penser sérieusement à autre chose qu’à leur réélection ou à leur pantouflage. Ils ont compris que l’énergie monétaire se décroche plus facilement dans les ors de la république que dans la dépense de leur énergie personnelle, et ils limitent leur énergie à y parvenir et à y rester.

Sûrement pas toutes les minorités de toutes sortes qui ne se font entendre que par l’énergie monétaire qu’on leur distribue gratuitement.

Sûrement pas les yacafaucons qui ont la solution universelle avant d’avoir posé le problème.

Sûrement pas les vieux comme Joe Biden dont on regarde surtout qui le remplacera à sa disparition physique ou mentale.

Il ne reste pas grand monde mais l’intelligence, le bon sens et la pression de la réalité fera forcément émerger dans les nouvelles générations celui ou ceux (regroupant ce que le français nous a toujours dit être aussi bien des hommes que des femmes) qui prendront enfin le taureau par les cornes en limitant la monnaie à l’énergie humaine déjà intelligemment dépensée, nous laissant devant un problème très difficile mais qui pourra enfin être résolu puisque la suppression de la fausse corne d’abondance nous aura forcé à revenir dans la réalité.


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42 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 20 novembre 12:18


    « Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »
    Maurice Allais - 1911-2010 - La crise mondiale aujourd’hui - 1999


    • chantecler chantecler 20 novembre 12:49

      @Séraphin Lampion
      Sauf que tout le monde s’y met .
      Sauf les pays non alignés .
      Cela dit ça ne change rien au fait que nos économies et nos finances ne sont pas loin du coma .
      PS : l’inflation allemande des années post 14/18 était localisée . certains pensent qu’elle a été crée par l’establishment allemand pour ne pas payer les indemnités (injustes) de guerre 14 avec du mark or .
      Nous en 1870 on a banqué sans rechigner .
      Mais la crise de 29 est devenue mondiale ...


    • Francis Francis 20 novembre 13:16

      @Séraphin Lampion
       
      la différence c’est que l’une peut vous attirer de gros ennuis, alors que l’autre, non.


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 13:24

      @Francis
      Vous soulignez là une différence difficile à comprendre.


    • Francis Francis 20 novembre 13:35

      @Marc Dugois
       
       essayez donc de rembourser votre crédit à votre banque avec des faux billets, vous comprendrez.


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 13:48

      @Francis

      Comme le seul but de la banque, dit-elle, est de détruire l’argent qu’elle vous a prêté en le créant, dîtes-lui que vous lui économisez cette peine et que vous le détruirez vous-même en lui payant juste les intérêts comme fruit de son travail. Vous comprendrez à sa réaction qu’on se moque de vous. Mais vous pouvez ne pas avoir envie d’en être dérangé.


    • Francis Francis 20 novembre 14:41

      @Marc Dugois
       
       j’ai l’impression que nous ne parlons pas la même langue. Vous êtes poète ?


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 14:56

      @Francis

      Vous avez entièrement raison. Il est est évident que notre communication est altérée par l’abandon médiatique de la langue française. Est-ce être poète que de vouloir une langue pour se comprendre même dans les nuances ?


    • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 15:42

      @Séraphin Lampion

      Merci de ce rappel de Maurice Allais qui dérange bien qu’il ait été prix Nobel d"économie. Il expliqait la crise mondiale avant qu’elle ne nous submerge.


    • Septime Sévère 20 novembre 17:40

      @chantecler
      .
      Indemnités injustes ! On n’a réclamé que le montant de la casse, même pas celui des frais de fonctionnement militaires de quatre ans de guerre. 
      Ne pas payer avec du mark-or ! Il n’y avait aucun risque qu’on l’exigeât : 132 milliards de marks-or font 6,6 milliards de pièces de 20 marks soit à 8 grammes la pièce, 53 000 tonnes d’or. Connaissez-vous un pays qui ait jamais possédé cela ? 


    • chantecler chantecler 20 novembre 20:32

      @Septime Sévère
      J’ai écrit injuste avec des guillemets histoire de montrer qu’il s’agissait du point de vue allemand qui n’acceptait pas la défaite.
      D’ailleurs ce n’est pas le Kaizer ou l’état major prussien qui ont signé l’armistice , mais la république de Weimar ce qui a permis aux vaincus de la déconsidérer d’emblée de parler de traitrise , avec « le coup de couteau dans le dos » . (avec guillemets ) et aux corps francs démobilisés de manifester ....
      Quant à vos marks or il ne s’agit pas de pièces , mais d’équivalent or , comme des lingots qui existaient déjà ,mais pas dans les coffres officiels , libellés en mark tout de même .


    • Septime Sévère 21 novembre 01:18

      @chantecler
      .
      Oui mais 53 000 tonnes d’or (plus exactement 48 000 tonnes de fin, les pièces étant au titre de 900/1000) ça n’existait dans aucun aucun pays. Le plus gros stock est celui des Etats-Unis avec 8 000 tonnes. 


    • Septime Sévère 20 novembre 13:09

      J’ai brûlé dans un calorimètre une liasse de billets et n’en ai tiré qu’une pincée de mégajoules. Piètre énergie. 


      • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 13:22

        @Septime Sévère

         Vous faites partie de cette cohorte de gens intelligents qui nient l’énergie cérébrale parce qu’elle n’allume pas le feu.

        Votre paresse intellectuelle est délictueuse à mes yeux.


      • Septime Sévère 20 novembre 15:42

        @Marc Dugois
        .
        Hier notre amie Christelle Néant chiffrait mon QI à 99 tout au plus. Je vous remercie. 


      • Marc Dugois Marc Dugois 20 novembre 15:46

        @Septime Sévère

         C’est parce que mon intuition est que Christelle Néant se trompe, trop absorbée pas sa détestation de la gouvernance des Ukrainiens, que je vous ai parlé de paresse intellectuelle et en aucun cas de QI modéré.


      • Septime Sévère 20 novembre 17:29

        Enfin, heureusement pour moi vous n’êtes pas membre du parquet. 


      • I.A. 20 novembre 22:48

        Bonjour

        Effectivement, si nous sommes dix de plus qu’il y a 1 an, alors il faudrait augmenter la valeur ou le nombre de nos billets de banque d’autant. Sinon, on se retrouve avec moins de fric par tête de pipe. Et c’est pareil pour l’emploi comme pour le logement.

        En réalité, si l’accroissement de la population ne s’accompagne pas d’un accroissement équivalent en valeur ou en quantité d’argent, alors ça revient à diluer la même masse monétaire dans une masse démographique de plus en plus grande : ça dilue mécaniquement le niveau de vie du plus grand nombre...

        Le juste salaire des premiers conduit au SMIC des seconds, tout comme l’ubérisation des troisièmes entraîne le zero-hours contract des derniers...

        Nous observons ici la coexistence de plusieurs contradictions :

        • Il est possible d’amasser ou perdre de l’argent sans limites dans le positif ou le négatif, c’est-à-dire sans mourir étouffé d’opulence, ou au contraire exsangue d’indigence. Par conséquent, les uns auront toujours plus qu’il ne peuvent dépenser en une vie, tandis que les autres ne succomberont jamais, malgré une vie entière à chômer ! (Déontologiquement rien n’est impossible, et techniquement tout est permis, alors tant qu’on n’est pas hors la loi, on peut encore démultiplier les niveaux de vie !)
        • D’ailleurs on peut faire autant d’enfants qu’on veut avec l’assurance qu’ils ne souffriront pas de malnutrition, d’analphabétisme ou d’insalubrité. Or c’est exactement comme si on manufacturait des candides qui ne comprendront que trop tard la différence entre vivre et rêver.

        Il faudrait indexer la monnaie sur le nombre d’habitants, plutôt que sur des écritures comptables. Car initialement, l’argent, c’est pour le quotidien des hommes, pas pour les livres de comptes !

        ... Si la diversité culturelle permet de maquiller la disparité des niveaux de vie, il faut savoir que même les aspirations les plus modestes finissent par s’inspirer des progrès scientifiques, marchands et sociétaux... (mais c’est là un autre débat).

        Pour résumer : vous êtes en avance sur votre temps d’environ un siècle... (j’espère que ça ne fait pas trop mal).


        • Marc Dugois Marc Dugois 21 novembre 08:02

          @I.A.

          L’argent est avant tout un accumulateur d’énergie humaine et utiliser un accumulateur avant qu’il ne soit chargé, c’est se croire un dieu ou être un imbécile. Et si ça marche c’est qu’il a été discrètement chargé. Dans notre cas l’argent est chargé par la montée des esclavages.


        • Francis Francis 21 novembre 08:38

          @Marc Dugois
           
           ’’L’argent est avant tout un accumulateur d’énergie humaine’’
          -> Il ne faut pas mélanger contenant et contenu. Si l’argent est une énergie, l’accumulateur est le portefeuille qui reçoit accumule cet argent. Un accumulateur ne peut jamais restituer que ce qu’il a accumulé : un compte en banque, un portefeuille , un coffre fort ne peuvent restituer que de l’argent.
           
           
          ’’ utiliser un accumulateur avant qu’il ne soit chargé...,’’
          -> D’un accumulateur vide on ne peut rien tirer.
           
          Votre conception originale et obstinée de la nature de l’argent vous conduit à accumuler âneries sur âneries. Est-ce que vous avez compris le sens de la formule : « L’argent, entre violence et confiance » ?
           
          De fait, ce n’est pas l’argent mais la monnaie qui possède les vertus qu’on lui prête : l’argent en soi n’est pas une créance, c’est la monnaie qui l’est. Ceux qui possèdent des créances pourries savent à quoi s’en tenir.


        • I.A. 21 novembre 09:29

          @Marc Dugois

          Oui, il y a un grand retour de la domestication : les bullshit jobs.


          L’autre façon de sous-payer les « petits », c’est évidemment de surpayer les « grands », à qui on laisse toute latitude de décider de leurs propres revenus et avantages...


          Pour ce qui est de notre « dieu », je crois qu’on en a désormais fait le tour. Peut-être faudrait-il revoir les programmes de l’E.N.A. et des études de médecine : diminuer les quantités de connaissances, pour augmenter très nettement les niveaux d’intelligence concrète.

          Il semblerait en effet que nous favorisions le pouvoir d’autistes plutôt que l’autorité de personnes clairvoyantes.


        • Marc Dugois Marc Dugois 21 novembre 10:38

          @Francis

          Vous voyez facilement des âneries chez les autres dès que vous avez du mal à comprendre et vous me forcez à réfléchir pour mieux expliquer, ce dont je vous remercie.
          Mais question ânerie, que pensez-vous de « Un accumulateur ne peut jamais restituer que ce qu’il a accumulé ». Vous connaissez l’auteur et demandez-vous ce qui fait démarrer votre voiture et ce qu’est le principe même d’un accumulateur.


        • Francis Francis 21 novembre 11:25

          @Marc Dugois
           
           ce qui fait démarrer ma voiture, c’est le démarreur. Vous avez la différence entre un démarreur et une batterie ? Une batterie sans démarreur ne fera jamais démarrer votre moteur.
           
          De la même façon, sans main d’œuvre un capital ne produit ni biens ni services d’usage.
           


        • Francis Francis 21 novembre 11:26

          @Marc Dugois

           
           vous jouez sur les mots dans votre tentative de démontrer que l’on a perdu un lien que vous-même niez !!!


        • I.A. 21 novembre 11:55

          @Francis
          @Marc Dugois

          Dans cet article, monsieur Dugois, utilise un terme à la place d’un autre, procédé souvent employé dans certaines écoles pour faire comprendre la genèse de notre système économique et marchand.

          Rappeler que l’argent, c’est avant tout de l’énergie humaine, présente l’avantage de replacer l’humain et son travail au centre des débats. Ce type de procédé montre bien entendu d’autres avantages, mais également des inconvénients, dont les deux premiers pourraient être :
          • une trop grande simplification du contexte
          • l’emploi abusif du sens figuré à la place du sens propre, et inversement.

          Vous avez très bien compris l’article de Dugois, mais vous vous agacez de ses inversions entre le figuré et le propre. Tout va bien.

          Je crois que nous sommes tous un peu énervés, en ce moment : passons plutôt nos nerfs sur les débiles qui nous maltraitent.


        • Francis Francis 21 novembre 12:22

          @I.A.
           
           ’’vous vous agacez de ses inversions entre le figuré et le propre’’
           
           Bien d’accord, mais je précise : ce qui m’agace ce sont ses contradictions qu’il n’assume pas..
           
           Il se prend lui-même au piège de ses inversions.


        • Marc Dugois Marc Dugois 21 novembre 12:51

          @I.A.
          @Francis

          Je me sens personnellement très calme et j’essaie de comprendre les critiques et les apports pour y répondre ou m’en enrichir et pour ne pas m’exaspérer sur les débiles qui nous maltraitent et qui creusent leurs tombes.

          J’emploie plus facilement le mot argent qui est connu de tous que le mot monnaie qui est le nom que l’on donne à l’argent suivant le lieu où l’on est. On peut dire les monnaies et non les argents. Hors ce détail ce sont des synonymes parfaits et je n’y vois aucune nuance de sens propre ou figuré.

          L’essentiel pour moi est de bien faire comprendre que l’argent ne peut être normalement créé qu’après une dépense d’énergie humaine reconnue par la société comme utile. Si, comme depuis 50 ans, on crée l’argent avant, il s’équilibre automatiquement par un esclavage. Tout le reste est détail et très peu de gens font le lien entre la montée des esclavages que tout le monde constate et la fabrication d’argent sans travail préalable.


        • Marc Dugois Marc Dugois 21 novembre 14:28

          @Francis

          Vous avez écrit « vous jouez sur les mots dans votre tentative de démontrer que l’on a perdu un lien que vous-même niez !!! »

          Les bras m’en tombent et je ne peux que vous inviter à relire tranquillement mon article pour en comprendre le sens. Je vous suggère tout de même d’éviter l’alcool dans les heures qui précèdent votre lecture.


        • Francis Francis 21 novembre 15:22

          @Marc Dugois
           
           je n’ai pas compris votre article ? Ou bien vous n’avez pas compris ma phrase qui vous fait tomber les bras ?
           -> Explication du texte : « vous jouez sur les mots dans votre tentative de démontrer que l’on a perdu un lien que vous-même niez !!! »

           
          Quand vous écrivez : ’’demandez-vous ce qui fait démarrer votre voiture et ce qu’est le principe même d’un accumulateur.’’
           -> Puisque l’accumulateur c’est l’argent selon vous. que le démarreur c’est la main d’œuvre selon moi :
          en écrivant que c’est l’accu (l’argent) 
          qui fait démarrer le moteur (la production),
          vous niez le démarreur (la main d’œuvre).
          Vous comprenez ?
           
           
           Par ailleurs, vous affirmez ici : ’’L’essentiel pour moi est de bien faire comprendre que l’argent ne peut être normalement créé qu’après une dépense d’énergie humaine reconnue par la société comme utile.’’
           -> Questions : comment s’y prendrait-on pour faire marcher un tel système ? Chaque producteur créerait son propre argent garanti sur ses produits ? Mais alors, quid des services fournis, sinon sur une contre partie immédiate ou promesse ? D’argent ? Mais quel argent ? En quelle monnaie ?
           
           
          ps. Sachez qu’un scripteur ne doit jamais se plaindre de son lecteur, si sa formulation n’est pas parfaite.
          ps. Me traiter d’ivrogne au motif que je vous aurais pas compris est un dérapage dans l’orgueil comme dans l’insulte que je vous pardonnerai si vous n’y revenez pas.


        • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 08:47

          @Francis

           

          En préambule je suis d’accord avec votre 1er post-scriptum et c’est pour cela que je continue cette discussion pour améliorer ma formulation. Je me permets simplement de suggérer que vous vous appliquiez aussi votre propre remarque.

          Quant à votre second post-scriptum je vous laisse juge du « dérapage dans l’orgueil comme dans l’insulte » entre « accumuler âneries sur âneries » et un simple rappel que l’alcool doit toujours être consommé avec modération.

          Plus sérieusement votre position m’intéresse parce que je ne la comprends pas et que l’allégorie du moteur ne m’a pas éclairé.

          Revenons à l’allégorie du moteur. Vous écrivez :

          Puisque l’accumulateur c’est l’argent selon vous. que le démarreur c’est la main d’œuvre selon moi :
          en écrivant que c’est l’accu (l’argent) 
          qui fait démarrer le moteur (la production),
          vous niez le démarreur (la main d’œuvre).

          Un accumulateur accumule une énergie et un démarreur utilise cette énergie. Ce qui fait démarrer la voiture c’est l’énergie électrique accumulée dans l’accumulateur et utilisée par le démarreur. L’un sans l’autre ne marche pas et l’important est l’énergie électrique qui permet le démarrage.

          Je suis d’accord avec vous pour dire que l’énergie humaine physique (chiffrable en joules) et cérébrale (non chiffrable en joules et qui dérange tous ceux qui ne veulent chiffrer l’énergie qu’en joules) qui constitue la main d’œuvre est le démarreur. Ce n’est pas le nier mais au contraire l’éclairer, que de dire que l’argent est un accumulateur d’énergie humaine qu’une autre énergie humaine, le travail, physique ou/et intellectuel, va utiliser pour être efficace.


          Pour rester dans l’allégorie il ne faut pas oublier l’essence qui est une troisième énergie qui est celle du client qui s’est transformée en argent et qui va, uniquement par son échange avec la production, reconnaître l’efficacité des deux énergies humaines qui l’ont fabriquée, celle accumulée dans l’argent et celle qui a créé le produit.

           

          Si vous continuez à y voir une contradiction, ou une quelconque inversion entre le propre et le figuré ou entre l’allégorie et la réalité, ayez la gentillesse de me la signaler.

          Nous ne sortirons pas de l’évidence qu’il faut avoir chargé des accus avanbt de pouvoir s’en servir, ce que notre société a complètement oublié. Vous me dîtes que c’est compliqué. Je ne le nie pas mais c’est comme ça et les sociétés vivaient comme une famille avant l’invention de l’argent et ce n’était évidemment pas le troc.


        • Francis Francis 22 novembre 09:24

          @Marc Dugois
           
           bon, on avance.
           
          Mea culpa : ce que j’ai appelé des âneries ce sont vos contradictions inévitables qui naissent à la suite de la confusion entre le sens propre et le sens figuré, ainsi que par vos raccourcis. Quand on veut disséquer, on ne jette pas la moitié des organes. Et surtout, la confusion entre énergie argent, énergie calorique et transformateurs d’énergie me parait incompatible avec une théorie de l’argent.
           
           Au bout du compte, pour ce que j’en comprends, votre théorie aboutit à préconiser un retour au troc. Si vous convenez avec moi qu’une société industrieuse ne saurait en rester là, il serait intéressant que vous proposiez un autre cheminement que celui que l’évolution naturelle nous a à sa façon, imposé.


        • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 09:45

          @Francis

          Je crois en effet que l’on avance enfin.

          Il vous reste à mon sens à sortir de l’illusion que ce que je propose est un retour au troc.

          D’abord parce qu’il n’a jamais existé et que, ce qui a précédé la monnaie est le donner-recevoir-rendre étudié par le professeur au Collège de France Marcel Mauss. On le vit dans toutes les familles et toutes les tribus et cela n’a rien à voir avec le troc qui est ce que devrait être le commerce international s’il était respectueux des peuples.

          Ensuite je pense que personne n’est à lui seul suffisamment intelligent pour dire ce qu’il faut faire et comment le faire. Je me contente de faire confiance à notre bon sens collectif après nous avoir remis dans le réel.

          Pour nous remettre dans le réel, la limitation de l’énergie monétaire à l’énergie humaine antérieurement bien utilisée aux yeux des utilisateurs de la monnaie, est pour moi un impératif absolu, le seul qui ne semble envisagé par personne tellement ses conséquences nous mettraient en face de nous-mêmes. C’est pourtant le premier combat à mener.


        • Francis Francis 22 novembre 10:38

          @Marc Dugois
           
           ’’ le troc n’a jamais existé. Ce qui a précédé la monnaie est le donner-recevoir-rendre’’
           
           Je suis d’accord avec la deuxième proposition, mais pas avec la première. Selon moi, le troc a été l’intermédiaire permettant de faire du commerce au sens large, càd avec des étrangers à la sphère relationnelle, la seule dans laquelle le système « don-contre-don » est possible.
           
          Le troc « donnant donnant » a été amélioré par un échange de bien ou service avec un objet transitionnel préfigurant la monnaie.
           
          L’argent dette n’est intervenu que bien plus tard. Il serait pertinent d’en instruire le procès, à charge et à décharge, ce que vous ne faites pas objectivement.


        • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 16:02

          @Francis

          Le troc n’a jamais existé dans un groupe cohérent, Il a toujours existé entre des groupes qui ne se connaissaient pas ou mal, et qui avaient le même regard sur deux ensembles à échanger. C’est d’ailleurs le chiffrage de ce regard par chacune des parties dans sa propre monnaie qui donne le vrai taux de change entre les monnaies. Seul le troc permet le calcul d’un taux de change qui ne soit pas spéculatif. Et l’idée que la monnaie soit un « objet transitionnel » n’a pour moi aucun sens puisque par définition le troc exclut tout intermédiaire. Le dollar ou la DTS cherche à être cet objet transitionel potr dominer tous les trocs en les jaugeant lui-même.

          Quant à instruire le procès à décharge de l’argent dette, j’en suis totalement incapable car il faudrait en même temps instruire le procès à décharge de l’esclavage qui en est la conséquence automatique et vérifiable chaque jour actuellement.


        • Francis Francis 22 novembre 18:36

          @Marc Dugois
           
          ’’ l’idée que la monnaie soit un « objet transitionnel » n’a pour moi aucun sens puisque par définition le troc exclut tout intermédiaire.’’
           
           Selon vous, on serait donc passé directement du troc à l’argent dette ?


        • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 19:06

          @Francis

          Dans le commerce international oui, on est passé directement du troc intelligent à la monnaie dette esclavagiste.

          Dans les échanges intérieurs il n’y a jamais eu de troc mais l’argent est devenu, par la prolifération de gens qui prenaient sans rendre, une concrétisation et une vérification du donner-recevoir-rendre bien connu en famille.


        • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 22 novembre 08:05

          @ l’auteur

          Je vous rejoins sur l’essentiel des points que vous avancez. J’ai exprimé des idées assez semblables je crois dans un texte récent.

          Ma déception est que vous ne parliez pas davantage de votre vision de l’énergie humaine en lien avec la non humaine.

          Je suis convaincu que c’est la piste à suivre pour comprendre comment tourne ce monde de fous qui n’est pas aussi mauvais qu’il en a l’air parfois... smiley


          • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 08:59

            @Luc-Laurent Salvador

            Le lien dont vous regrettez que je n’en parle pas davantage, est totalement permanent puisqu’aucune énergie non humaine ne peut être utilisée par l’homme sans qu’il la maîtrise avec sa propre énergie. Sans cette maîtrise, le vent est tempête, le soleil brûle, le pétrole reste dans le sous sol et le taureau sauvage détruit tout. Avant la monnaie, la limite de l’énergie humaine limitait les moulins, les bateaux et les dressages d’animaux de trait.

            Depuis que l’on a oublié que la monnaie n’est qu’un accumulateur d’énergie humaine et qu’on en fabrique à la pelle sans aucun frein, deux conséquences dramatiques s’imposent : le pillage sans scrupule des énergies non humaines et la montée des esclavages pour nourrir l’énergie monétaire en énergie humaine.


          • eau-pression eau-pression 22 novembre 10:40

            @Marc Dugois

            L’énergie est mesurable, alors que l’activité humaine ne l’est pas. Elle n’est même pas représentable. Pour moi, c’est plus la prétention à nous intégrer dans un modèle global (voir ce qu’on imagine d’un fonctionnement sous RU) qui est mortifère que l’oubli d’un lien qui a dû de tous temps être conventionnel entre quantité de monnaie et énergie dépensée.

            le pillage sans scrupule des énergies non humaines : vous devriez mettre ce constat comme motivation de vos articles

            nourrir l’énergie monétaire en énergie humaine : le problème, c’est plutôt de rentrer au forceps l’activité humaine dans une représentation globale du monde. La vie est un système ouvert qu’aucune représentation ne peut circonscrire.


          • Marc Dugois Marc Dugois 22 novembre 16:12

            @eau-pression

            Je crois important de comprendre les blocages qui nous empêchent d’avancer. C’est le scientisme actuel qui dit que l’activité humaine n’est pas mesurable car l’énergie ne se mesurerait qu’en joules.

            C’est aussi peu crédible que de dire que la seule énergie d’Einstein était sa capacité à porter des paquets. L’énergie d’Einstein était surtout une énergie cérébrale chiffrable non en joules mais en monnaie.

            Quant à faire rentrer l’activité humaine dans une vue globale, non du monde mais de notre civilisation, c’est parfaitement possible. Il suffit de voir comment rendre chaque citoyen utile comme je le propose dans mon article et non attendre benoitement qu’une entreprise l’embauche.


          • eau-pression eau-pression 23 novembre 09:50

            @Marc Dugois

            Il faudrait déjà préciser ce qu’on appelle scientisme. Pour moi, c’est d’abord accorder aux acquis scientifiques plus de pouvoir qu’ils n’en ont. Vous semblez être plus radical.

            « Rendre chaque citoyen utile » ? Je dirais plutôt responsable, c’est à dire lié aux autres, intégré au fonctionnement du groupe de façon consciente.


          • Marc Dugois Marc Dugois 23 novembre 12:27

            @eau-pression
            Le scientisme est pour moi un monde bourré de certitudes et glacé de solitude, qui habille ses certitudes d’une vérité incontournable, dogmatique et obligatoire. Le scientisme est la simple accumulation des « Je sais ».

            Chacun doit en effet être responsable mais toute personne n’a pas forcément la capacité de faire reconnaître tout seul son utilité. Il est scandaleux d’abandonner ce travail exclusivement aux entreprises alors que les entreprises ne font qu’alléger un problème qui est le seul vrai problème des gouvernants qui passent leur temps à batifoler à autre chose où ils y sont tout aussi inefficaces.

            L’inutilité de la classe politique commence à être voyante.

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