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Le Manifeste communiste actualisé

Il y a 170 ans, Marx-Engels publiaient le Manifeste communiste.Que reste-t-il de ce Manifeste à la lumière de mes recherches dans ce domaine ? La base de touts les travaux de Marx-Engels, le fil conducteur de leurs travaux, c'est leur dialectique de l'histoire. Une fois que cette dialectique se trouve modifié (ce qui est le cas actuellement), toute sa doctrine se trouve bouleversé surtout leur sujet révolutionnaire. Dans cet article, je donne un aperçu rapide de ces changements.

I Lutte de superclasses

"L'histoire de toute société jusqu'à nos jours(sauf le communisme primitif) n'a été que l'histoire de luttes de classes.

Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte."(Manifeste communiste)

En réalité, derrière la lutte de classes que Marx-Engels décrivent ci-dessus, se déroule une lutte encore plus vaste : la lutte des superclasses .

Si dans l'Antiquité, Homme libre et esclaves sont en lutte permanente, ils forment une superclasse esclavagiste opposé à la superclasse féodale. 

A l'opposition entre la superclasse esclavagiste et la superclasse féodale correspond l'opposition entre le mode de production esclavagiste et le mode de production féodal. 

La dissolution continuelle du mode de production esclavagiste entraîne le développement du mode production féodale. Au niveau de la population active, même constat : la dissolution de la superclasse esclavagiste entraîne le développement de la superclasse féodale. 

Avec la révolution féodale de l'An mille en Europe, la superclasse connut se développe rapidement. Le développement de la productivité du travail au sein sein du mode de production féodal entraîne le développement d'une nouvelle superclasse :la bourgeoisie.

La superclasse bourgeoise se développe principalement dans les campagnes, dans ce cas on les appelle paysannerie libre (affranchis ). Lorsqu'elle se développe dans les villes, on les appelle bourgeois.Ces bourgeois forment la direction économique et politique de la superclasse bourgeoise.

Avec la révolution bourgeoise du XVIIIe et XIXe siècles, la superclasse connut un développement rapide, la productivité du travail au sein de cette superclasse provoque sa lente dissolution et entraîne le développement d'une nouvelle superclasse : les chômeurs. 

Pour la première fois dans l'histoire, depuis le début de la lutte des superclasses, naît une superclasses qui ne contient plus de classes antagonistes. En effet, la superclasses esclavagistes se subdivise en deux classes antagonistes : maîtres et esclaves ; la superclasses féodale se subdivise seigneurs et serfs en opposition perpétuelle et enfin la superclasse bourgeoise se subdivisé en capitalistes et salaries en opposition constante.

Avec la superclasse des chômeurs, les classes se trouvent de fait abolies.Elle ne forment une superclasse ququ'en opposition à la superclasse capitaliste-salarié. 

On doit aussi remarquer qu'à chaque superclasse correspond un mode de production.A la superclasse esclavagiste correspond, le mode de production esclavagiste ; à la superclasse féodale correspond le mode de production feodale ; à la superclasse bourgeoise correspond le mode de production capitaliste-salarié et enfin à la superclasse des chômeurs doit correspondre le mode de production communiste mais comme celle-ci n'à jamais conquis historiquement le pouvoir, le mode de production n'à de ce fait existé nulle part.

Correspondance rapports de production et forces productives

"les moyens de production et d'échange. sur la base desquels s'est édifiée la bourgeoise, furent créés à l'intérieur de la société féodale. A un certain degré du développement de ces moyens de production et d'échange, les conditions dans lesquelles la société féodale produisait et échangeait, l'organisation féodale de l'agriculture et de la manufacture, en un mot le régime féodal de propriété, cessèrent de correspondre aux forces productives en plein développement. Ils entravaient la production au lieu de la faire progresser. Ils se transformèrent en autant de chaînes. Il fallait les briser. Et on les brisa."(Manifeste communiste)

Chez Marx-Engels, une fois que la contradiction apparaisse entre les rapports et les forces productives, par exemple, à travers les crises économiques cycliques, le chômage alors les conditions objectives de la révolution communiste sont considérés comme mûres et il suffit de developper les conditions subjectives(la conscience communiste) parmi les masses pour préparer la conquête du pouvoir par le prolétariat. 

Cette façon de voir domine encore chez les communistes mais lorsqu'on réexamine l'histoire des superclasses, on trouve que ce fut une erreur theorique majeure.

L'histoire nous montre qu'il ne suffit pas que la contradiction naisse mais que cette contradiction soit dominante pour que la révolution puisse être possible.

Le mode de production esclavagiste et féodale ont longtemps coexiste, la superclasse féodale n'a pu faire la révolution que lorsque son mode de production est devenu dominant c'est à dire majoritaire dans la population active.

De même le mode de production feodale et bourgeoise ont longtemps coexiste, la superclasse bourgeoise n'à pu faire la révolution bourgeoise que dans la période où son mode de production est dominante.

Et enfin, actuellement , il y a une lutte objective entre le mode de production bourgeoise et les éléments du mode de production communiste. Cette lutte se traduit par le taux de chômage. La hausse du taux de chômage implique l'augmentation des éléments du mode de production communiste et la baisse du taux de chômage implique l'augmentation des éléments du mode de production capitaliste-salarié. 

Cette lutte continue jusqu'à ce que les éléments du mode de production communistes deviennent majoritaires et c'est en ce moment seulement que la revolution communiste devient possible.

Le point de départ de la révolution communiste est donc une population active composée majoritairement de chômeurs. 

Le prolétariat comme sujet révolutionnaire 

"Mais la bourgeoisie n'a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort ; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes, les ouvriers modernes, les prolétaires.

A mesure que grandit la bourgeoisie, c'est-à-dire le capital, se développe aussi le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu'à la condition de trouver du travail et qui n'en trouvent que si leur travail accroît le capital. "(Manifeste communiste)

Les erreurs théoriques de Marx-Engels que j'ai développé plus haut les ont amené à considérer la classe des salariés comme une classe révolutionnaire. Cette classe a grandi, a atteint son apogée et maintenant à morse une longue phase de déclin. Elle représente dans touts les pays développés l'immense majorité de la population.Mais une classe qui lutte férocement contre toute conscience communiste, offrent de brillants intellectuels dans les universités pour lutter sans relâche contre l'idéologie communiste.

Donc non seulement Marx-Engels se sont trompés théoriquement mais l'histoire leur a donné tord.

Sans conscience de la lutte des superclasses, Marx-Engels n'avaient donc pas les outils théoriques nécessaires pour découvrir la superclasse chargée historiquement de faire la révolution communiste:les chômeurs. 

Ce n'est que lorsque les chômeurs deviennent majoritaires dans la population active que la conscience communiste devient aussi dominante dans la population.Le communisme, solution unique au chômage actuel, ne se ferra donc pas par sentimentalisme des salariés et capitalistes envers les chômeurs mais par une violente révolution des chômeurs devenus majoritaires dans la population. En un mot, tout dépend des rapports de force entre les deux superclasses.

 

II Prolétaires et communistes

Nous savons donc que le prolétariat de Marx-Engels signifie en réalité les chômeurs et non les salariés. Sur cette base, le mouvement communiste se redecouvre avec son nouveau sujet révolutionnaire, les chômeurs. 

Il faut donc partir des principes de Marx-Engels mais sachant que seul le mouvement des chômeurs est capable d'accomplir la révolution communiste.

Position des communistes envers l'ensemble des chômeurs 

1. Dans les différentes luttes nationales des chômeurs, ils mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à touts les chômeurs. 

2. Dans les différentes phases que traverse la lutte entre chômeurs et capitalistes-salariés, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité.

Pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus résolue du mouvement des chômeurs de tous les pays, la fraction qui stimule toutes les autres ; théoriquement, ils ont sur le reste des chômeurs l'avantage d'une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement des chômeurs. 

Le but immédiat des communistes est le même que celui de tous les mouvements de chômeurs : constitution des chômeurs en superclasse, renversement de la domination capitaliste-salarié, conquête du pouvoir politique par les chômeurs .

Abolition de la propriété privée 

"Ce qui caractérise le communisme, ce n'est pas l'abolition de la propriété en général, mais l'abolition de la propriété bourgeoise."(Manifeste communiste )

"Ou bien veut-on parler de la propriété privée d'aujourd'hui, de la propriété bourgeoise ?

Mais est-ce que le travail salarié, le travail du prolétaire crée pour lui de la propriété ? Nullement. Il crée le capital, c'est-à-dire la propriété qui exploite le travail salarié, et qui ne peut s'accroître qu'à la condition de produire encore et encore du travail salarié, afin de l'exploiter de nouveau. Dans sa forme présente, la propriété se meut entre ces deux termes antinomiques ; le Capital et le Travail."(Manifeste communiste)

Ici nous touchons vraiment une erreur incroyable, majeur de Marx-Engels sur la propriété privée. 

En effet, Marx emprunté directement à l'économique politique bourgeoise (Adam Smith, Ricardo, etc.) une définition microeconomique de la propriété privée. Comme touts les moyens de production appartiennent aux capitalistes alors les salariés sont sans propriété.Or, en réalité, pour être salarié, il faut être propriétaire privée de son salaire (maison, voitures, habillements , etc.)

Avec une vision macroéconomique, la plus grande partie de la propriété des biens de consommation reviennent aux salariés, une infime partie revient aux capitalistes pour leur consommation personnelle.

La seule superclasse sans propriété (au sens economique) sont les chômeurs. Les chômeurs ne peuvent pas vivre dans une économie de marché.Ils sont obligés de s'organiser en associations nationales, en mouvement national pour garantir leur survie à l'extérieur du mode de production capitaliste-salarié.Le mouvement des chômeurs aux États-Unis dans les années 1930 et les mouvements de chômeurs en France (hiver 1997-1998) en sont des exemples marquants.

Donc en théorie Marx-Engels confondent Capital variable(force de travail, compétences ) et Salaires (nourriture, habillements, etc.). Si le capital variable appartient aux capitalistes, le salaire ne leur appartient jamais sauf s'ils veulent cesser d'être capitalistes.

Comme pour Marx-Engels, toute la propriété privée se résume, leur communisme revient à abolir le capital sans abolir le salaire.

Autrement dit, ils envisageaient la révolution communiste sans expropriation des salariés. C'est là leur erreur theorique en ce qui concerne la propriété. 

Qu'est ce que le chômage sinon le mouvement économique qui exproprie le salarié ? 

Le développement du capitalisme entraîne donc l'expropriation du capitaliste (centralisation du capital) mais aussi et surtout du salarié (chômage ). Cette loi agit par la violence d'une force aveugle entraînant la misère et touts les fléaux liés au chômage .

La révolution communiste, reconnaît cette loi et l'applique consciemment pour le bien de toute l'humanité. Elle supprimé donc non seulement le capital mais aussi le salaire.Elle créé un nouveau revenu : le revenu commun

Mais supprimer le salaire ne signifie pas supprimer toute forme de revenu. Le salaire signifie payer quelqu'un en fonction de sa force de travail spéciale, en fonction de son specialiate. Par exemple : le salaire d'un ouvrier n'à rien avoir avec le salaire d'un ingénieur qui a son tour n'à rien avoir le salaire d'un médecin, etc.En fonction de la spécialité et du degré d'étude, le salaire varie grandement.

La révolution communiste supprimé la spécialité lié à l'individu et par là supprimé le salaire.

Comme l'individu n'est plus casé dans une spécialité et est obligé d'apprendre toutes les autres spécialités pour pouvoir travailler, il n'est plus payé en fonction d'une spécialité mais en fonction de la richesse du pays. L'Etat révolutionnaire met en place un revenu commun(correspondant à un temps de travail obligatoire) dont le montant est fixé démocratiquement selon les ressources disponibles. 

Et enfin touts les moyens de production doivent être étatises pour permettre une gestion centralisée de l'économie.

Abolition de la famille

"L'abolition de la famille ! Même les plus radicaux s'indignent de cet infâme dessein des communistes.

Sur quelle base repose la famille bourgeoise d'à présent ? Sur le capital, le profit individuel. La famille, dans sa plénitude, n'existe que pour la bourgeoisie ; mais elle a pour corollaire la suppression forcée de toute famille pour le prolétaire et la prostitution publique."

Ici à cause de leur conception erronée sur la propriété privée, Marx-Engels font dépendre la famille actuelle du seul Capital. Il est clair qu'aujourd'hui, le socle économique de la majorité des familles est le salaire.

Toutes les familles aujourd'hui craignent le chômage. Le mouvement du chômage est le veritable exterminateur de la famille capitaliste-salarié.

Plus le chômeur dure longtemps dans le chômage, plus sa capacité à nourrir sa famille dévient impossible. C'est à l'extérieur de l'économie de marché (minima sociaux), que les enfants de chômeurs doivent leur survie. 

La conséquence de l'abolition de la famille par le chômage est le vieillissement de la population et la denatalité qui agissent à leur tour sur l'economie en aggravant les crises économiques. 

La révolution communiste abolie positivement la famille par la suppression de l'éducation des enfants par la famille et son remplacement par celle de la société.

Le mariage, véritable prostitution officielle et son corollaire l'héritage sont aussi abolies par la révolution communiste .

Abolition de la patriede la nationalité 

"Les ouvriers n'ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu'ils n'ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s'ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot."(Manifeste communiste )

Marx-Engels se font ici des illusions sur les salariés. La crise migratoire en Europe et aux États-Unis montre à quel point les salariés tiennent vraiment à leur patrie, eux qui forment la majorité de touts les pays développés formant donc le peuple de la démocratie capitaliste-salarié.

Partout de longs murs sont érigés avec des barbelés pour empêcher les chômeurs de circuler librement. Et chaque année des dizaines milliers de chômeurs meurent au Sahara, dans la méditerranée,etc.

Comme la crise du salariat devient de plus en plus aigu, les salariés deviennent de plus en plus réactionnaire : l'extrême droite monte partout en Europe et aux États-Unis. 

L'expérience montre en réalité l'abolition de la nationalité pour le chômeur qui migre de pays en pays pour pouvoir survivre.

En conclusion, on peut dire avec certitude que : Les chômeurs n'ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu'ils n'ont pas. Comme le mouvement des chômeurs dans chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s'ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens capitaliste-salarié du mot.

Matérialisme historique 

"Est-il besoin d'une grande perspicacité pour comprendre que les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot leur conscience, changent avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales leur existence sociale ?

Que démontre l'histoire des idées, si ce n'est que la production intellectuelle se transforme avec la production matérielle ? Les idées dominantes d'une époque n'ont jamais été que les idées de la classe dominante"

Ici se trouvent résumer la conception matérialiste de Marx. Cette conception fut une véritable révolution dans la philosophie et un coup dure pour l'idéalisme en général. Mais elle manque quelque chose d'essentielle pour comprendre la politique actuelle.

L'idéologie dominante actuelle n'est pas l'idéologie de la classe dominante mais l'idéologie de la superclasse dominante.

Les éléments du mode de production communiste (les chômeurs ) étant minoritaires sa conscience de domination ne peut pas être dominante.Tant que le salariat reste le mode de production dominante, sa conscience aussi devient dominante dans la population.

La conscience de domination de la superclasse des chômeurs, le communisme, ne devient dominante que lorsque les chômeurs deviennent dominante dans la population active.

III Littérature socialiste et communiste

Le reformisme ou le socialisme conservateur 

Les socialistes capitaliste-salarié veulent les conditions de vie de la société moderne sans les luttes et les dangers qui en découlent fatalement. Ils veulent la société actuelle, mais expurgée des éléments qui la révolutionnent et la dissolvent. Ils veulent le capitalisme-salariat sans le chômage et les chômeurs. 

D'autres fractions veulent instituer un revenu minimum universel sans l'abolition du capitalisme-salariat. Or sans abolition de la propriété privée, le chômage est inévitable. 

Le bolchevisme ou capitalisme d'Etat

La littérature communiste a complètement changé au cours des 170 ans. Elle est actuellement dominé par le bolchevisme. Pour la majorité des gens, le communisme c'est Lénine et ces disciples. Comme l'URSS s'est effondré alors le communisme ne reviendra plus jamais.

Le bolchevisme est un mode de production capitaliste-salarié basé sur le développement plus rapide, relativement, de la production des moyens de production par rapport à la production des biens de consommation. Cela entraîne une pénurie de biens de consommation. 

Le conseillisme

Ces communistes de gauche dont les principaux théoriciens sont Paul Mattick et Anton Pannekoek critiquent le bolchevisme sans pouvoir expliquer son mécanisme d'exploitation et par conséquent incapable de le dépasser. 

L' anarchisme

Les anarchistes veulent parvenir à la société communiste sans passer par l'Etat. Ce qui est impossible. L'abolition politique de la superclasse capitaliste-salarié passe nécessairement par la dictature étatique de la superclasse des chômeurs ce que Marx-Engels appellent "la dictature du prolétariat ".

IV Position des communistes envers les différents partis d'opposition

Les communistes combattent pour les intérêts et les buts immédiats de la superclasse des chômeurs ; mais dans le mouvement présent, ils défendent et représentent en même temps l'avenir du mouvement

A aucun moment, il ne néglige d'éveiller chez les chômeurs une conscience claire et nette de l'antagonisme violent qui existe entre le capitalisme-salariat et leschômeurs, afin que, l'heure venue, les chômeurs sachent convertir les conditions politiques et sociales, créées par le régime capitaliste-salarié, en autant d'armes contre le capitalisme-salariat.

Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l'idée d'une révolution communiste ! Les chômeurs n'y ont rien à perdre. Ils ont un monde à y gagner.

A la place de l'ancien slogan de Marx-Engels d'il y a 170 ans ,"Prolétaires de touts les pays, unissez-vous", les communistes actuels doivent inscrire sur leur drapeau :

CHÔMEURS DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

 


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22 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mars 11:56


    La « pensée » (?) de Karl Marx est définitivement morte.


    • Diogène Diogène 5 mars 12:13

      Vouloir actualiser Marx est aussi stupide que déclarer que sa pensée est « morte ».


      Qui aurait l’idée d’actualiser Pascal ou de dire que sa pensée est morte ?

      Les idées ont une histoire puisqu’elles germent dans les cerveaux humains !

      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mars 12:39

        @Diogène

        En fait, la « pensée » (?) de Marx était obsolète dès qu’il la formula ; morte-née ! ! !...


      • Parrhesia Parrhesia 5 mars 12:46
        @Diogène
        Bonjour Diogène,
        >>> les idées ont une histoire...<<< ,
        Rappel infiniment important, qui échappe cependant à une large majorité...
        C’est d’ailleurs cette lacune qui permet à des nuisibles divers, variés, et souvent opposés entre eux, de continuer à nous faire prendre des vessies pour des lanternes en ressortant des idées souvent dépassées mais que chacun reprend à son compte lorsque cela l’arrange et même lorsqu’il les a vigoureusement combattues...
        (Voir aussi, sur le sujet des idées, Edgar Morin  : « La Méthode - Les Idées Etc... »)

        Bonne journée à vous !!!

      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 mars 12:52

        @Parrhesia

        Certes, les idées ont une histoire. Mais, quand il s’agit « d’idées souvent dépassées », leur histoire s’arrête définitivement (sauf dans certains cerveaux)...


      • Jean Roque Jean Roque 5 mars 12:24

        « Les ouvriers n’ont pas de patrie » veut dire : la classe capitaliste les en a privés
         
        Et le mondialisme sans-frontièriste actuel en est la spoliation finale. Comme la famille, le peuple, où le produit de leur travail sont spoliés. Au final tout le social est volé, par mise sur le marché. La sexualité, les enfants, l’appartenance etc. passent par le marché, fesses-boucs et tribus de consommation. Extension du domaine de la lutte des classes à toute l’existence dit Houllebecq
         
        De ça, le gauchiste est le collabo.


        • Luniterre 5 mars 14:41

           

          Avec l’automatisation et la robotisation de la production, et même des services, il y aura inévitablement diminution de la quantité de travail humain nécessaire.

          Marx, contrairement à ce qu’avance l’auteur, avait évidemment compris cette évolution, liée également à la baisse tendancielle du taux de profit sur le secteur productif.

          Cette étude se trouve dans les « Grundrisse ».

          Évidemment, vu l’intensité des luttes de classes à son époque, il pouvait logiquement espérer une révolution avant cette échéance.(Automatisation totale>>>taux 0).

          Mais d’ici là, la bourgeoisie s’y prépare néanmoins, en vue de conserver le contrôle du pouvoir, des ressources et de l’outil productif, même robotisé.

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/01/03/la-societe-de-larnaque-un-theme-de-reflexion-pour-2018/

          Octobre 17 a donné en grande partie raison à Marx, même s’il s’agit d’une autre étape, liée à l’impérialisme, analysé par Lénine, mais un phénomène encore actuel.

          Le Bolchevisme a permis de sauvegarder l’indépendance de la Russie et malgré la phase Eltsine cela a encore des conséquences positives. Malgré la restauration du capitalisme, la Russie est le seul Etat important encore en mesure de défendre son indépendance et donc de résister à l’impérialisme.

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/

          https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/03/03/capitalisme-et-imperialisme-sont-les-deux-faces-dune-meme-piece/

          Luniterre

          PS : un autre conseil utile à l’auteur, en plus de lire réellement Marx, revoir sérieusement son orthographe... Genre « à morse »..., etc...

          Un effet comique recherché, peut-être, sinon ?


          • Jean Roque Jean Roque 5 mars 15:35

            Le manifeste communiste actualisé par les gauchistes :
             
            Devant l’échec pratique de son idéologie, le gauchiste fut incité, par son adversaire capitaliste, à se réfugier dans une idéologie de (grand) remplacement :
             
            - le bourgeois fût remplacé par l’homme blanc
            - le prolétaire par l’immigré
            - le capitalisme par la civilisation occidentale opprimante
             
            Ainsi le gauchiste est devenu le collabo de son ancien ennemi, à la grande satisfactions des 2.
            Le premier pouvait continuer à pontifier et se croire révolutionnaire, et le deuxième avait doublement baisé le premier.
            Et les 2 s’en prirent aux peuples, et firent l’apologie du saint sans-frontièrisme libéral libertaire


            • antiireac 5 mars 16:14

              Un livre écrit il y a 170 ans ne peux pas englober la réalité d’aujourd’hui qui est bien différente de la réalité de cette époque sinon ça se saurait..


              • Luniterre 5 mars 17:14

                @antiireac

                Les lois économiques fondamentales du capitalisme décrites par Marx restent d’actu, de l’avis même des économistes et financiers US (et français, Cf. Natixis), qui ne font pas de manières « idéologiques », contrairement aux intellos petits-bourgeois français, et tentent de comprendre où ils en sont réellement dans l’évolution de ce système...

                Cela inclut l’impact de la robotisation déjà abordée par Marx, effectivement, il y a 170 ans... !

                https://medium.com/@MichaelMcBride/did-karl-marx-predict-artificial-intelligence-170-years-ago-4fd7c23505ef


                https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/12/26/les-aleas-de-lia-de-marx-a-terminator-en-passant-par-benoit-hamon/


                Luniterre


              • antiireac 5 mars 17:46

                @Luniterre
                On peut alors se demander pourquoi cette idéologie a si lamentablement échoué partout ou elle s’est installé...


              • Luniterre 5 mars 18:13

                @antiireac

                Depuis son apparition en tant que classe sociale, autour de l’an mil, la bourgeoisie a encore mis plus de 7 siècles avant de s’imposer de façon hégémonique comme classe dominante.

                Donc l’échec de l’URSS est tout relatif...

                Luniterre


              • antiireac 5 mars 20:11

                @Luniterre
                Donc l’échec de l’URSS est tout relatif..


                Non l’échec de l’urss etait total
                A la sortie du communisme en 1991 le pays était exsangue.et surendetté et en plus il a éclaté en 17 morceaux
                C’est seulement avec le capitalisme et une poigne de fer de Poutine que le pays s’est redressa petit à petit.

              • Luniterre 5 mars 20:55

                @antiireac

                Encore une vision plus qu’approximative de l’histoire... !


                Le capitalisme était rétabli, en pratique, en URSS, depuis plusieurs décennies déjà, avant l’arrivée d’Eltsine au pouvoir, qui n’a fait qu’empirer les choses... Effectivement Poutine a commencé à remettre un peu d’ordre dans ce système, mais la puissance économique relative de la Russie actuelle est encore loin de celle de l’URSS d’après-guerre, malgré l’amplitude des destructions.


                Quelques chiffres dans cet article :


                https://tribunemlreypa.wordpress.com/2018/02/20/limperialisme-nest-pas-un-complot-cest-un-systeme-economique-a-la-base-du-capitalisme-mondialise/


                Luniterre




              • JP94 5 mars 21:16

                @antiireac


                Petit détail à signaler.
                1) Si la Révolution russe a été possible, c’est par l’effondrement du tsarisme et le ratage de toutes les autres solutions entre février et octobre 17.
                L’Armée tsariste ne faisait pas le poids face à l’Allemagne ( fusils en bois etc ..). Déjà face au Japon en 1905, défaite.

                Ensuite la Russie en révolution triomphe de 14 puissances qui l’envahissent ... volonté populaire et efficacité des mesures immédiates prises par les Bolchéviques ( mais 7 millions de Russes massacrés par les envahisseurs occidentaux et Japonais tous d’accord pour agresser un pays qui ne les avait pas agresser ( et ça continue !)
                L’URSS était en 1980 la 2ème puissance économique du Monde et la 1ère puissance industrielle.
                Son PIB, au maximum, a atteint les 2/3 de celui des USA, malgré la 2de GM qui non seulement lui coûta 27 millions de forces vives, des destructions sans comparaison ailleurs...

                Le PIB de 1913 a été retrouvé dès 1926, malgré la guerre entre 1914 et 1921 ( entre guerre mondiale et guerre d’invasion. Incroyable efficacité economique.

                Dans les années 30 , la GB traite de haut l’URSS et pense qu’elle va s’effondrer .. mais ça c’est le regard colonialiste occidentale erronée ( voir la croissance du PIB) et les Japonais projettent, comme depuis longtemps, de l’attaquer par l’Est ( d’où leur invasion de la Chine du Nord (sous les applaudissements anglais) pour y instaurer la Mandchoukuo.
                Mais ils essuient de graves revers. L’Armée rouge se contente de les repousser sans chercher à en gagner plus... Donc grande efficacité militaire et même exploit stratégique , à la bataille de Khalkin Gol , donc à 600 km à travers le désert de la 1ère gare soviétique. 
                C’est ce qui a dissuadé les Japonais de s’y frotter après ...

                Et enfin, je connais de nombreux Russes, et ils unanimes sur 2 points : 
                 - l’URSS était la meilleure période de leur pays ( vie positive, éducation et santé gratuite, économie puissante ( ce qui n’exclue pas les questions de corruption sur la fin, mais par des gens qui ne construisaient pas l’URSS...)
                 - la russophobie en Occident, ils en ont assez soupé ...

              • antiireac 5 mars 22:23

                @JP94

                Et enfin, je connais de nombreux Russes, et ils unanimes sur 2 points : 
                 - l’URSS était la meilleure période de leur pays ( vie positive, éducation et santé gratuite, économie puissante

                On se demande pourquoi depuis l’effondrement de l’urss les russes n’ont jamais voté pour le rétablissement du communisme.

              • Luniterre 6 mars 12:12

                @antiireac

                Ce que les russes ont compris, également, c’est que le « nouveau » PC actuel ( KPRF) est en grande partie le refuge des apparatchiks qui ont déjà coulé l’URSS dans les années 80...

                Et de plus, en grande partie inféodé au pseudo « PC » chinois, également.

                L’avenir de la Russie se jouera vraiment avec la succession de Poutine et une nouvelle génération de communistes, éventuellement.

                L’histoire n’est pas écrite à l’avance.

                Luniterre


              • Esprit Critique 5 mars 18:20

                Si j’ai bien tout compris : le communisme ne pousse bien que sur le chômage comme les champignons de Paris dans le fumier de cheval.

                L’auteur devrait faire construire une Statue immense a la Gloire de Tartarin de Tulle.

                Abolition de la famille, du salaire, de la Patrie de la nationalité de la propriété ....

                Alors que la seule chose a faire est l’abolition de cons comme Communistes !

                Du beau du bon Dubonnet !

                A la tienne Aliber


                • Spartacus Spartacus 5 mars 22:34

                  La plupart des gens qui ont lu le Manifeste du Parti Communiste ne réalisent probablement pas qu’il a été écrit par deux jeunes hommes qui n’avaient jamais travaillé un jour de leurs vies, et qui néanmoins parlaient hardiment au nom des « travailleurs ».

                  -Thomas Sowell-

                  • CN46400 CN46400 6 mars 08:21

                    @Spartacus

                    Et dont un était le fils d’un grand capitaliste, ce qui l’a beaucoup aidé dans la compréhension du fonctionnement du système...


                  • pipiou 6 mars 12:15

                    Le jour où les dinosaures communistes seront capables de me donner la définition d’un « prolétaire » ça m’intéressera.

                    Car d’après certains communistes Neymar est un prolétaire ...


                    • CN46400 CN46400 6 mars 20:27

                      @pipiou

                      Les prolétaire sont ceux qui sont obligés de travailler pour vivre. Par contre les bourgeois vivent, plutôt bien, sans travailler, sauf parfois, pour leur plaisir. Neymar ne travaille pas, il joue....et les spectateurs achètent le spectacle

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