• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Le Mur, la guerre sans fin et l’Etat ghetto : une impasse historique (...)

Le Mur, la guerre sans fin et l’Etat ghetto : une impasse historique ?

Ce travail de réflexion se veut avant tout, il est utile de le rappeler en préambule afin d’éviter le déchaînement stérile de passions habituelles sur le sujet, une étude humaniste et raisonnable sur une situation complexe qui engage l’avenir d’au moins deux peuples - palestinien et israélien - vivant sur une même terre, et, au-delà, la stabilité et la paix dans la région du Proche et Moyen-Orient, avec toutes les conséquences en arrière-plan que cela induit, notamment la question du pétrole.

Il se veut aussi un appel serein à la paisible réflexion collective afin de dégager pour l’avenir la voie vers une paix féconde et profitable aux deux peuples concernés au premier chef, paix qui ne pourra se faire que sur la base naturelle de la justice et du droit égal pour tous, l’injustice et le mépris des droits d’autrui étant toujours, en dernière analyse, les racines de conflits dommageables aux peuples et à leur destin pacifique.

Il importe de dire ici que ce texte fait suite à des remarques, presque des appels au secours, d’amis israéliens comme palestiniens qui, tous, avec leurs propres mots, expriment une même attente, un espoir commun : que la guerre qui dure depuis si longtemps cesse enfin et que la paix entre les deux peuples épuisés par ce conflit puisse devenir réalité par un vrai dialogue direct et large.

C’est à ces femmes et ces hommes, qui me sont également chers, que cet article est dédié, avec l’espoir au coeur que cet humble texte pourra contribuer, même un peu, à faire avancer les esprits dans le sens qu’ils désirent tant : vers la paix, pérenne car juste, entre les deux peuples.


Petit rappel historique

Afin de comprendre le titre de cet article et la problématique qu’il pose quant à l’impasse historique qui y est indiquée, il est nécessaire de tracer d’abord un bref historique des faits qui ont conduit à la situation présente et que l’édification de ce « Nouveau Mur » - qui rappelle à la mémoire collective celui qui divisa sinistrement vingt-sept ans durant l’Allemagne - souligne avec une force symbolique accrue.

Car, à l’origine de ce qui est aujourd’hui, il y a des réalités historiques et humaines indéniables :


  • d’un côté, un peuple de paysans et d’éleveurs arabes, en majorité sédentaires, qui vivait sur un territoire appartenant au début du XXe siècle à l’Empire Ottoman turc, un Empire ancien et travaillé par des forces dislocatrices puissantes, tant dans ses territoires européens (Balkans) qu’au Proche-Orient, réveil des mouvements de libération nationale dans les territoires arabophones. Ce peuple, dominé par l’autorité turque, vivait calmement sur sa terre des fruits de son labeur, sans se soucier trop des problèmes politiques généraux. Il n’avait pas encore, au début du XXe siècle et dans les conditions mentionnées, développé une conscience politique ou nationale ;

  • de l’autre, un mouvement - le sionisme - qui a pris son essor en Europe orientale et dans la Russie tsariste travaillée par les crises révolutionnaires. Ce mouvement déclarait avoir pour objectif affiché de donner un Etat, un refuge stable et sûr, aux populations juives de cette partie de l’Europe souffrant des massacres et des mesures discriminatoires des gouvernements locaux. D’un certain point de vue, le mouvement sioniste se revendique d’un mouvement de libération nationale aussi, bien que deux facteurs essentiels le distinguent des mouvements similaires des XIX et XXe siècles : le premier est que ce mouvement n’est pas fondé sur une population géographiquement regroupée sur une terre où elle serait majoritaire, opprimée par un seul pouvoir politique étranger ; le second est qu’au sein même du peuple que ce mouvement entend libérer, le sionisme est minoritaire et rencontre diverses oppositions, qui vont des révolutionnaires juifs, notamment polonais et russes, de l’époque jusqu’aux bundistes, un parti ouvrier spécifiquement juif d’Europe orientale qui revendiquait seulement l’égalité des droits sociaux et politiques pour les juifs dans les pays où ils résidaient. C’est dans ce contexte d’alors que l’immense majorité des émigrants juifs de Pologne et de Russie - entre 1885 et 1914, se dirigea vers les Etats-Unis. Ces millions d’émigrants juifs qui fuient l’Europe orientale et la Russie voient le jeune Etat américain comme un refuge plus sûr et plus attractif que la Palestine, avec sa pauvreté, son climat, son statut ottoman musulman. Ces facteurs divers expliquent que près de trois millions de juifs européens émigreront dans cette période vers les Etats-Unis alors que moins de 80 000 répondront, de gré ou par absence d’autre perspective, à l’appel du mouvement sioniste pour s’installer en Palestine durant cette période.


L’histoire des événements, que cet article n’a pas pour vocation - ce serait trop long - de rappeler, a abouti à ceci :

- au cours des années qui vont de 1885 à 1948, une population d’émigrés juifs européens, principalement, s’installe, par vagues successives, sur le territoire de la Palestine actuelle, rachète avec l’argent de riches philanthropes juifs occidentaux aux potentats locaux arabes (propriétaires terriens) des terres cultivables et y développe une nouvelle communauté juive qui, pour ses dirigeants, devrait avoir deux objectifs clairs : le rassemblement de tous les juifs du monde dans le pays à travers la création d’un Etat juif souverain, dans la paix et la prospérité enfin acquises.

En 1948, 650 000 juifs habitent sur le sol palestinien.

Il est intéressant de noter ici, qu’au tout début de ce mouvement migratoire - entre 1885 et 1914 en gros, les paysans arabes accueillirent les nouveaux arrivants avec bienveillance, voyant en eux des pauvres réfugiés, victimes d’exactions commises contre eux dans leurs pays d’origine. Une fraternité paisible exista alors entre les autochtones et les nouveaux venus. Ce n’est que, quand cette communauté de réfugiés immigrés commença à manifester, sous la direction politique du mouvement sioniste, sa volonté de créer un Etat juif sur leur sol que les pacifiques paysans arabes réagirent spontanément contre ce projet et ce qu’il signifiait à terme pour eux : une dépossession de leurs terres et de leurs droits humains essentiels.

Naturellement, ce mouvement politique vers un Etat juif, venant d’ « immigrés » européens, étrangers au pays, provoqua d’abord l’inquiétude - après surtout 1919, puis des révoltes de la part de la population arabe autochtone - notamment en 1936. Face à ce qu’elle ressent comme une « invasion » progressive et une menace grandissante, cette population aussi commence à s’organiser et à se doter d’une conscience nationale, d’une identité propre : la nation palestinienne naît.

En 1948, 850 000 Arabes habitent sur le sol palestinien.

En novembre 1947, Nations unies, appuyées par toutes les grandes puissances de l’époque, URSS incluse, votent le partage de la Palestine entre les deux communautés. C’est le début du conflit israélo-arabe au sens générique du mot, qui fait suite aux affrontements irréguliers depuis plus de quinze ans entre juifs et Arabes de Palestine.

Le 14 mai 1948, l’Etat d’Israël est proclamé par les dirigeants juifs palestiniens et la guerre qui s’ensuit, à la fois avec les Palestiniens et les Etats arabes voisins, se soldera par deux faits historiques décisifs pour l’avenir :

  • l’inexistence par disparition pure et simple de l’Etat arabe palestinien tel que décidé par le vote de l’ONU en 1947 ;

  • l’exode fuite de près de 650 000 paysans palestiniens vers les pays arabes environnants, appelée en arabe la Naqba (la catastrophe en français).

La question nationale palestinienne est née de ce double drame historique.

Le Mur de séparation, le bilan du sionisme et la question palestinienne

En 1949, quand cette première guerre israélo-arabe se termine, le bilan pouvait apparaître comme un succès pour le mouvement sioniste : il avait réussi à créer un Etat juif, c’est-à-dire à concrétiser son objectif initial officiel. Mais il a généré, ce faisant, le « problème palestinien », avec sa colère fondée sur une injustice et tous les dangereux ingrédients que cela induit.

La question palestinienne, qui, en 1949, semblait à tous les dirigeants israéliens une chose secondaire, va devenir, avec les décennies, la vraie question centrale qui mine, au sens littéral du mot, le nouvel Etat et le jette, non pas sur la voie annoncée de la paix et de la prospérité, mais sur le sentier sanglant des guerres répétées, des crises successives et de l’insécurité permanente.

En novembre 2007, ce sera le soixantième anniversaire de la résolution des Nations unies qui voulut créer deux Etats, un pour chacun des deux peuples. Soixante ans, c’est aussi un recul suffisant en temps pour juger de la situation présente eut égard aux objectifs énoncés et tirer un bilan historique.

Du côté du sionisme, le bilan objectif, mesurable, quantifiable, est le suivant :

  • Israël a rassemblé environ 1/3 des juifs recensés dans le monde après soixante ans d’existence, ce qui peut sembler marquer un échec du sionisme originel. Il est vrai que les pogroms et les massacres antisémites ne sont plus en vigueur de nos jours et que la majorité des populations juives, en quasi totalité résidant sur les continents américains et européen, ne voit pas l’intérêt d’émigrer vers ce pays, de plus toujours en guerre ;

  • la situation économique de cet Etat y est fortement dépendante de l’aide financière américaine annuelle. Le pays ne connaît donc ni la paix ni la prospérité ni la sécurité. Face aux conséquences du déni continu des droits du peuple palestinien et de ses revendications nationales, les autorités israéliennes ont bâti enfin un « Mur de séparation » qui a fait d’Israël, sur le plan de l’image publique, un Etat « enfermé » ou, si l’on préfère, un « Etat ghetto ». On est donc loin, au final, du « refuge » stable, sûr et prospère voulu par les initiateurs du sionisme.

Du côté palestinien, la situation n’est pas plus satisfaisante en termes de bilan :

  • le semblant d’Etat palestinien récemment créé par des accords internationaux, morcelé et divisé, se compose d’entités géographiques dispersées sur une carte, de plus victimes de conflits internes entre des pouvoirs qui ont tous deux leur légitimité populaire : celui du Hamas à Gaza et du Fatah en Cisjordanie. Ces entités dépendent, comme leur adversaire et/ou interlocuteur, de financements extérieurs (ONU, UE, aides arabes, fonds charitables) pour exister et survivre, quand les citoyens des ces territoires ne sont pas obligés de travailler en Israël pour subvenir à leurs besoins ;

  • ces entités émiettées n’ont pas de réelle économie propre ni de base matérielle suffisante pour assurer un minimum de démarrage économique, pourtant nécessaire et indispensable. La pauvreté est la règle et, de plus, les Palestiniens subissent, en-dehors même de leur ancienne terre, des tragédies et massacres, comme ce fut le cas au Liban en 1982 ou en Jordanie en 1971. Les territoires palestiniens sont ainsi devenus des « foyers » de révoltes politiques et sociales permanentes.

Telle est la situation réelle de ces deux peuples en cette année 2007 et elle n’a rien qui justifie, d’un côté comme de l’autre, une satisfaction quelconque ou promette à ces peuples un avenir heureux.

L’impasse historique actuelle et la question d’un Etat commun futur

De ce constat attristant pour les deux peuples, il résulte que le « Mur de séparation », comme les conflits inter-palestiniens, chacun à leur manière, manifestent l’impasse historique des solutions essayées depuis 1947, à savoir deux Etats sur une même terre limitée en surface.

L’échec est patent et doit être reconnu car il est irréfutable et complet.

Un simple coup d’oeil sur la carte de la région manifeste à l’observateur le moins perspicace l’impossibilité matérielle viable de l’existence pérenne et stable de deux Etats séparés sur ce même territoire, eut égard aux implantations géographiques imbriquées des populations.

C’est pourquoi, ce constat posé lucidement, des deux côtés - palestinien et israélien, des voix commencent à évoquer, discuter, argumenter sur la nécessité historique d’un seul Etat pour les deux peuples comme seule issue possible à la situation.

En Israël, d’anciens soldats et officiers, des intellectuels et de simples citoyens font entendre leurs voix. Ils estiment le moment venu de tirer le bilan, sans tabous, du mouvement sioniste en rapport avec l’impasse historique, militaire, politique et financière que le pays connaît, et de définir en conséquence un chemin concret vers la paix, la sécurité et la prospérité, ce qui ne peut se faire à leurs yeux qu’avec les Palestiniens, pas sans eux, et encore moins contre eux.

Du côté palestinien, des voix s’élèvent aussi, des voix qui affirment qu’il est nécessaire de sortir du piège des mini entités palestiniennes qui ne peuvent en aucun cas être viables et pérennes, mais qui nourrissent pauvreté, corruption, régression économique et sociale, milices factieuses et affrontements internes sanglants entre Palestiniens. Ces citoyens palestiniens estiment que la solution la meilleure, la plus pragmatique, la plus assurée d’avenir pour leur peuple épuisé par les douleurs, les morts, les conflits, passe par un dialogue direct, franc, ouvert avec les Israéliens afin de nouer progressivement des relations pacifiées, lesquelles pourront ensuite générer les conditions naturelles de la paix dans la sécurité commune passant par la justice pour tous.

Des deux côtés, chez les deux peuples, un même désir profond, massif, s’exprime dans les profondeurs des deux sociétés : mettre un terme définitif, par le dialogue, au conflit qui saigne et ruine les deux peuples avant que d’autres désastres plus grands ne les frappent.

De là, le mouvement qui prend lentement son essor avec le concept nouveau - le seul qui puisse à l’évidence franchir et surmonter les impasses présentes (les autres « solutions » ayant échoué ou mené à l’impasse actuelle) - d’un seul Etat sur tout le territoire de la Palestine.

Cet Etat commun serait aussi, de cette manière, viable sur les plans économique et social, en paix avec ses voisins, car intégré dans le cadre géopolitique régional.

De ce fait, il serait capable d’assurer les bases d’un développement économique pérenne pour tous ses citoyens sans discrimination aucune, juifs et Palestiniens, à travers une coopération féconde des deux peuples, dans la paix, la sécurité, la fraternité, l’égalité et la liberté enfin retrouvées.


Moyenne des avis sur cet article :  3.95/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

132 réactions à cet article    


  • madwil madwil 8 août 2007 14:23

    La création d’un état commun aux deux peuples est une utopie. Moi-même étant en Israël, je n’ai pas entendu parler de ceux que vous citez, qui souhaiteraient créer un état de la sorte.

    Un état commun signifierait la mort d’un état juif tel qu’est aujourd’hui Israël. Il y aurait un grave problème démographique face à la masse palestinienne ainsi qu’un problème de sécurité de la population juive face au nombre de palestiniens.

    mon avis personnel est que cela n’est pas envisageable pour la simple et bonne raison que la confiance mutuelle n’est pas établie. Si ’lon réussit à créer deux entités nationales qui réussissent à vivre l’une à côté de l’autre sans se tirer dessus, ce sera déjà énorme. Mais jamais les Israéliens n’abandonneront leur sécurité, d’autant plus quand on voit les guerres interpalestiniennes : comment envisager une vie commune ? Il est certain qu’une fois sociétés palestinienne et israélienne mélangées, la lutte pour anéantir l’autre s’engagera. C’est ce que feront les palestiniens car ils auront tout à y gagner.


    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 9 août 2007 20:55

      Cher Madwil,

      Je crains que nous devions attendre encore longtemps un traité de paix entre Israël et un quelconque état palestinien, et ce pour trois raisons :

      1) D’abord avec qui le signer, quel représentant, et représentant de qui, de quoi ? Comme Arafat, Abbas ne représente pas le peuple palestiniens dans sa totalité. Et la preuve vient d’être faite que des accords signés avec Arafat (Oslo) ne sont plus reconnus par la frange islamiste armée du Hamas, parti concurrent d’Arafat, 15 ans de pourparler détruits.

      2) Sharon avait fait le pari de la main tendue en quittant la bande de Gaza et pensant laisser une chance aux palestiniens de créer enfin un état avec un gouvernement laïc et démocratique. En faisant cela Sharon s’est mis à dos une partie de la droite israélienne mais le jeu en valait la chandelle. Résultat la prise du pouvoir par les armes par le Hamas dans la bande de Gaza, mouvement islamiste radical, vient de donner raison à la droite dur israélienne et tors au pacifistes de gauche.

      3) Le potentiel militaire armé dans la bande de Gaza a été multiplié par 5 depuis le retrait israélien, mettant à sa frontière un état fortement armé et voulant en découdre avec Tsaal, preuve en est les tirs réguliers de roquettes et les tentatives d’attentats aux points de passages. Israël se trouve désormais avec sur la frontière nord (Liban) un Hezbollah ré-armé et belliqueux idem sur sa frontière sud-ouest, tous deux armés et financés par l’Iran. Pensez-vous l’état d’Israël assez fou pour laisser la Cisjordanie devenir un nouveau Gaza, mettant le pays en danger sur trois frontières et au risque de couper Israël en deux entre la Cisjordanie et la mer !

      Les mouvements islamistes et Al Qaida font du conflit palestinien leur fond de commerce, ils se foutent purement et simplement des palestiniens qu’il laissent dans leur ignorance et leur misère, il n’y a qu’une certaine gauche pour y voir la libération d’un peuple opprimé par un occupant fasciste, il suffit d’aller là-bas pour s’en apercevoir.

      Mais je crains que peu de ceux ici qui donnent des leçon ne soient jamais allé là-bas ne serait-ce que pour se faire leur propre opinion.

      Cordialement.


    • ZEN ZEN 8 août 2007 14:52

      Sans entrer dans la polémique, partageant la plupart des vues de l’auteur, je livre simplement un point de vue , livré par le quotidien israëlien Haaretz :

      "Quarante ans d’ambiguïté Après la guerre de 1967, certains Israéliens affirmaient que les Territoires étaient “libérés”. D’autres, qu’ils étaient occupés... Des soldats israéliens après leur entrée dans Jérusalem, en juin 1967. Gilles Caron/Contact Press Images Cette année 2007 marque le quarantième anniversaire de ce que les uns considèrent comme l’occupation de la Cisjordanie et l’annexion de Jérusalem-Est et de ce que les autres voient comme la libération de la Judée-Samarie et la réunification de Jérusalem. Sur la façon de nommer cet événement, on le voit, il n’y a aucun consensus, ni entre Israéliens, ni entre nous et nos voisins, et pas même au sein de la communauté internationale. Ce qui est sûr, c’est qu’un fil directeur guide la politique israélienne depuis quarante ans : l’ambiguïté. Nul doute que la politique israélienne d’“ambiguïté nucléaire” n’a pas que des inconvénients. De même, Henry Kissinger a bâti toute sa carrière diplomatique sur le concept d’“ambiguïté constructive”, censée permettre des avancées diplomatiques. En revanche, il est difficile de trouver un phénomène plus destructeur que l’approche ambiguë privilégiée par les dirigeants israéliens pour les questions liées aux territoires occupés-libérés-administrés. Peu de temps après la guerre des Six-Jours, interpellé à la Knesset sur l’opportunité de remplacer sur les cartes israéliennes la Ligne verte [armistice de 1949] par les lignes de cessez-le-feu [du 10 juin 1967], le ministre travailliste Yigal Allon répondit : “Du point de vue du droit international, les lignes de cessez-le-feu sont la seule ligne de démarcation pertinente entre Israël et ses voisins.” Autrement dit, la domination exercée par Israël sur les Territoires n’est pas reconnue, mais c’est ce dont nous disposons et c’est avec cela que nous vaincrons. L’ambiguïté formelle et juridique a été renforcée par la subtile distinction établie entre la version anglaise de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui demande le retrait israélien “de” territoires occupés lors de la guerre de 1967, et sa version française, qui appelle au retrait israélien “des” territoires. Que faire de la population palestinienne, qui persiste à s’accrocher à sa terre et menace ainsi de rompre notre équilibre démographique ? L’ambiguïté israélienne a trouvé une solution inventive à ce problème : l’application du droit civil israélien sur certaines zones seulement, Jérusalem-Est et le Golan [territoires annexés]. Dans nos slogans, Jérusalem est une ville unifiée. Dans la pratique, la barrière de séparation coupe des milliers de Palestiniens de la ville dans laquelle ils résident officiellement. La politique de discrimination appliquée par les ministères israéliens et la municipalité de Jérusalem illustre l’ambiguïté morale entre la réunification de la ville et sa judaïsation. Cette ambiguïté fait le bonheur des Israéliens. Qu’elle fasse le malheur des Palestiniens, qui s’en soucie ? Il en va de même de la bande de Gaza. Israël s’est désengagé de l’intérieur de ce territoire, mais n’en continue pas moins à l’occuper de l’extérieur.

      La “croissance naturelle” des colonies reste ambiguë

      Dans une situation où le gouvernement reconnu de la bande de Gaza n’y exerce aucune souveraineté, il y a une équivoque sur une question : Israël est-il complètement dégagé de ses responsabilités en tant que puissance occupante envers les habitants de cette région de misère ? En Cisjordanie, dans les zones qui n’ont pas été officiellement annexées, c’est le gouvernement militaire [israélien] qui est souverain. Et, selon la Quatrième Convention de Genève, les citoyens israéliens ne peuvent y être implantés. L’expression ambigue de “territoires administrés” a été créée de toutes pièces, celle de “terres publiques” a été puisée dans le droit ottoman et nous avons statué que “tout est sujet à négociation”. Tout, sauf évidemment les “blocs d’implantations” [colonies], dont les limites (pourrait-il en être autrement ?) sont ambiguës de notre point de vue et inacceptables du point de vue de la partie adverse. Pour rendre possible l’extension des implantations de peuplement, contrairement à nos engagements internationaux, nous avons pris prétexte de la nécessité de répondre à la “croissance naturelle” des colonies, une “croissance” dont l’ampleur reste ambiguë. Enfin, pour nous protéger des Palestiniens, pour qui l’occupation est tout sauf ambiguë, nous avons inventé la politique ambiguë des liquidations, des barrages et des tirs à vue. Cette ambiguïté a fini par dévorer ce qu’il y avait de bon grain parmi nos responsables politiques et militaires. Certains des jugements rendus par la Cour suprême sur des faits liés à l’occupation-libération de la Cisjordanie - Judée-Samarie font craindre que la plaie de l’ambiguïté n’ait également atteint notre système judiciaire. Vu notre longue et joyeuse accoutumance à la drogue de l’ambiguïté, il n’est pas surprenant que nos dirigeants et notre opinion publique soient frappés d’atonie devant un défi tel que celui posé par la résolution de la Ligue arabe de mars 2002, une résolution fondée sur un principe sans équivoque : les territoires contre la paix. Il est plus confortable pour nous de nous contenter d’une “feuille de route” sans lignes directrices et de célébrer notre “union nationale” autour de slogans vides de sens." Akiva Eldar Ha’Aretz


      • ZEN ZEN 8 août 2007 15:11

        L’édification du mur a été condamné par la Cours de La Haye à la quasi unanimité. Seul le représentant de la Maison Blanche, MacClellan, a voté contre :

        http://www.rfi.fr/actufr/articles/055/article_29187.asp


        • madwil madwil 8 août 2007 15:29

          Le mur n’est pas une fin en soi. Je conçois qu’il puisse être condamné. Cependant, il permet d’endiguer les incursions terroristes sur le territoire israélien. Pour preuve indiscutable la chute du nombre d’attentats commis en Israël.


        • ZEN ZEN 8 août 2007 15:27

          L’édification du mur a une histoire qui remonte aux années 1923 : le théoricien sioniste Jabotinski préconisait l’édification d’un « iron wall », estimant par là qu’il était impossible d’envisager une cohabitation avec les populations locales en Palestine et qu’il convenait de briser les résistances.

          Lire le livre de l’historien Avi Shlaim (disponible en anglais seulement ), THE IRON WALL, apprend beaucoup sur la gestation d’une idée qui finira par se concrétiser, malheureusement..Professeur à Oxford, son ouvrage est salué comme « One of the best and most illuminating accounts of Arab-Israeli relations in years »(Yaron Ezrahi)

          http://www.monde-diplomatique.fr/2000/08/PICAUDOU/14138.html


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 août 2007 15:37

            Aux lecteurs de l’articlem,

            Je suis absent quelques jours pour raisons de vacances et le clavier que j’utilise est anglais.

            Je vous lirai avec plaisir d’ici peu. Une chose est positive : l’article apporte des remarques constructives et sereines. C’est un signe instructif.

            Il a aussi pour vocation de faire reflechir sur le fond des choses, sur l’avenir de deux peuples dont les populations sont si imbriquees les unes aux autres que toute autre solution ne pourrait que conduire a des conflits nouveaux et sanglants.

            Bien cordialement,


          • aquad69 9 août 2007 11:49

            Bonjour Philippe,

            Merci de vos articles bien renseignés et fort intéressants : c’est toujours un plaisir de vous lire.

            Il est en effet important de remarquer que les premier migrants Juifs ne furent pas mal accueillis par les paysans arabes palestiniens.

            Mais il faut aussi ajouter qu’il y avait déjà là-bas, à demeure, une population significative de gens de confession Juive : des Juifs Shéfarade,« Orientaux », par opposition aux Juifs Ashkénazes, « Occidentaux » et venus pour beaucoup d’Europe de l’Est.

            Les Juifs Shéfarades ont toujours, et ce depuis les origines, étés présents et très intégrés dans les sociétés Arabes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ; il y avait un quartier Juif dans chaque médina, et une imbrication de complémentarités d’intérêts et d’échanges économiques qui faisaient que les rapports entre Juifs et Arabes, en Tunisie ou au Maroc par exemple, ou en Syrie-Palestine-Liban (le pays de « Shams »), étaient loin d’être hostiles.

            En vérité, il ne faudrait pas oublier que les premiers à s’élever contre la création de l’Etat d’Israël ont été des Juifs Ashkénazes habitant en Palestine ; et c’est bel et bien eux qui ont été les premières cibles et les premières victimes des attentats terroristes commis sous le protectorat Anglais ; à l’époque, politiquement, les paysans arabes ne comptaient tout simplement pas.

            S’il y a une chose que l’on doit bien comprendre, c’est que la création de l’Etat d’Israël est loin d’avoir fait, et de faire encore aujourd’hui, l’unanimité dans la Communauté Juive elle-même : le Sionisme est un projet politique et messianique, ce n’est en rien un nouveau nom pour cette Communauté ; certains livres sur ce sujet d’ailleurs, écrits par des gens de confession Juive et édités au Canada ces dernières années le prouvent amplement.

            Il s’agit là d’un sujet très sensible ; il est donc très important, et ce en particulier pour des gens partisans ou de par leurs origines directement concernés par ces évènements, d’éviter d’assimiler Sionisme et Sémitisme ; car il existe, au sein de la Communauté Hébraïque, et même de l’Etat d’Israël, des Juifs qui luttent contre le régime d’appartheid actuel et de la situation de guerre civile qui existe en Israëlo-Palestine ; il faut lire à ce sujet, entre autre et par exemple, les articles de Mr Uri Avnery, que l’on peut trouver sur le site : mondialisation.ca .

            Très cordialement Thierry


          • madwil madwil 9 août 2007 12:43

            « S’il y a une chose que l’on doit bien comprendre, c’est que la création de l’Etat d’Israël est loin d’avoir fait, et de faire encore aujourd’hui, l’unanimité dans la Communauté Juive elle-même... »

            Et bien, tu m’as l’air bien informé !... Et sur quelle planète vis-tu ?

            Puis au fait, « shéfarades », sur terre et dans ma communauté (juive en l’occurence), on dit et on écrit séfarade. Comme ça, la prochaine que tu veux briller sur un sujet que tu ne connais pas, ça fera un peu moins tâche... smiley


          • yughurta 9 août 2007 16:24

            Voila maintenant deux années que la Cour Internationale de Justice a rendu son avis juridique sur l’edification du mur par israel en territoire palestinien.cet avis ne souffre d’aucune ambiguité il stipule << l’édification du mur qu’israel puissance occupante est en train de construire dans le territoire palestinien occupé y compris a l’interieur de jerusalem est illégal,et le régime qui lui est associé sont contraires au droit international>>.

            Ne se contentant pas d’etablir le constat d’une colonisation rampante l’Autorité Judiciaire la plus haute a appelé l’etat d’israela mettre fin a l’éréction de ce mur et à reparer les dommages causés au palestiniens .

            Cependant aprés avoir tenté en vain d’invalidé la procédure de saisine de la CIJ,israel fort du soutien inconditionnel des Neocons de la maison blanche,a tout bonnement ignoré l’organe judiciaire de l’ONU au motif << qu’un avis consultatif est denué de portée juridique>>.Argument spécieux,en effet si l’avis,il est bien vrai n’est pas pourvu de force executoire,il n’en est pas moins porteur d’un avis declaratoire lequel contraint,selon la definition du droit international public << l’une des composantes de tout acte juridictinnel,aà savoir ;la constatation du droit en vigueur>>.L’avis de la CIJ a au moins l’importance de battre en breche la these israelienne selon laquelle la construction du<> est dictée par la<< légitime défense>>.

            En fait dans avis la Haute Juridiction constate dés l’abord que le tracé du mur dépasse la ligne d’armistice de 1949 servant de frontiere,la seule reconnue par l’ONU,entre la palestine et israel.Ensuite que le mur est érigé de façon a integrer au territoire israelien les colonies illegallement construites en cijordanie occupée dont jerusalem est.Ce mur ne se contente pas d’integrer 80°/° des colons(400.000) illegalement implantés dans les territoires occupés ,ce projet s’emploie « volens nolens » a annexer les tres agricoles tres fertiles a l’ouestdu ujourdain,accaparer l’ecrasante partie de la nappe phréatique(une trentaine de puits et autant de sources d’eau),réquisitionner des proprietes,detruire des commerces isole,selon le chiffre donné par le gvt israelien-55000 habitants de jerusalem est,encercler 16000 palestiniens dans des enclaves « last but not least » 6000 a 8000 autres aautres a quitter leurs terres,et ce n’est pas tout ;le mur qui s’étale sur prés de 800 kms de longueur,s’eleve sur 8 metres de hauteur et s’engouffre sur 70 mettre de largeur(le mur de berlin n’etait qu’un chateau de sable en comparaison)acheve non plus seulement de sangler la cijordanie d’est en ouest mais aussi par surcroit de couper cette terre de palestine et sa population en deux parties,l’une isolée au nord l’autre cloisonnée au sud .

            Maintenant ce qu’il faut savoir,c’est que contrairement à la these consacrée, le projet de « barriere de securité » n’est pas née des suites de « l’intifada al aqsa » et de l’echec de « la paix d’oslo » mais il puise sa philosophie dans une idée presqu’aussi vieille que l’idéologie sioniste,la theorie du« mur d’acier » de Ze’ev jabotinsky.

            En effet,le fondateur en 1923 du sionisme revisionniste publiait un article sous ce titre ou ilexposait la doctrine strategique que l’etat hebreux devai timperativement adopter afin d’assurer la securité face aux menaces arabes,celle-ci consistait selon lui à eriger ,par la force armée et de façon unilatérale <> aussi invincible que dissuasif,a l’ombre duquel l’etat sioniste devait poursuivre la colonisation des territoires palestiniens.

            La strategie preconisée par le pere de la droite israelienne comprenait deux phase ; la premiere consistait a obliger les arabes a abandonner toute veleité de destruction d’israelune fois l’objectif de la reconnaissance de l’invincibilité d’israel atteint,la seconde phase pouvait alors s’enclancher avec pour plan de charge les négociations sur les droits nationaux des palestiniens en position de force.

            La vision de jabotinsky n’a pas tardé a s’imposer y compris a celui la meme qui l’avait critiqué au depart le parti travailliste.Pour le « nouveau historien » israelien avi shlaim auteur de« the iron wall.israel and the arab world »,l’histoire de l’etat d’israel toute entiere est une justification du « mur d’acier ».

            Le processus de paix engagé par rabin a donné l’impression de vouloir faire passer israel de la premiere a la seconde phase de la strategie de jabotinsky,l’acceleration,enclenchée depuis oslo du mouvement d’implantation des colonies en territoire palestinien occupé,a montré cependant que le vieux leader travailliste n’entendait pas sacrifier la colonisation sur l’autel de la negociation mais escomptait bien plutot poursuivre le premier à l’ombre de la seconde,la symbolique de celle-ci faisant oublier la réalité de celle-la.puis la droite au pouvoir sur les décombres fumants du processus de paix a permis au neosionistes ideologiquement dominants d’operer le retour à la phase une de la startegie elaborée par leur pere spirituel.limor livnat,ministre de l’education dans le cabinet d’ariel sharon l’avait annoncé dés janvier 2001 « il est temps qu’israel reconstruise <> »ecrivait-il dans un article publié dans le jerusalem post ,le projet du mur est par consequent bien anterieur à la seconde intifada ; par dela l’argument securitaire (la securité de qui au fait),ce dernier s’emploie en realité a convertir la colonisation en fait accompli non negociable.

            En presnetant cette strategie a l’ombre de la « guerre contre la terreur »,l’etat d’israel est parvenu a atteindre un autre objectif:rendre obsolete par le morcellement territorial au moins autant qu’humain l’improbable « etat » palestinien G.M Bush n’aura dés lors plus qu’a attendre la cloture du « mur d’acier » pour mettre en application sa fameuse « feuille de route.au vu de la réalité du rapport de force »l’etat palestinien viable" dont il est question dans ce document ne pourra de toute evidence, plus guere obtenir les frontieres de1967 ;tout juste devra-t’il se contenter de quelques bantoustans geographiquement discontinus,territorialement assiégés,economiquement exsangues,instututionnellement ineffiscient.

            AH ! il est loin le temps ou le monde libre faisait rendre gorge aux suppots de l’apartheid en afrique du sud.

            IL est vrai qu’il n’avait aucun complexe de culpabilité envers les africaners blancs.

            alors ça passe oui !


          • madwil madwil 9 août 2007 16:31

            Je me permets de copier/coller le commentaire de Georges un peu plus bas :

            La construction de la Cloture de Securite (le Mur ne faisant que quelques kilometres sur un total de plus de 300 kms de cloture enbarbeles) a ete determinee par l’augmentation dramatique du nombre d’attentas perpetres contre des civils. Cette cloture n’est pas une frontiere, et pourra etre facilement demantelee le jour ou il sera evident qu’elle est devenue obsolete. Pour l’instant, cette cloture et les mesures prises par les services de securite d’Israel ont permis une chute considerable du nombre d’attentats. Cette cloture n’a rien a voir avec l’article de Jabotinsky, the Iron Wall, ecrit en 1923. Jabotinsky reconnaissait qu’il y avait un droit palestinien sur cette Terre ( !!!), et par consequent il fallait construire une entite juive suffisamment forte pour qu’elle constitue un Mur. Ce n’etait qu’une image que certaines personnes mal intentionnees ou ignorantes se sont empressees d’utiliser a mauvais escient. Il est a noter que l’edification de cette Cloture a ete vivement approuvee par les adversaires les plus feroces de la droite sioniste qui s’inspire des idees de Jabotinsky, alors que cette meme droite preferait laisser trainer les choses car cela aurait pu (et cela effectivement) met en danger les colonies juives de Cisjordanie. Joli retournement de l’Histoire !


          • marc 9 août 2007 20:47

            madwill

            Et revoila malgré tous les efforts constructifs, l’arrogance et la bêtise sioniste qui ressurgissent toujours au bout de quelques minutes . Tout vous est permis n’est-ce pas ? Avec les milliards de dollars de l’Amérique, ce n’est pas difficile.


          • marc 9 août 2007 20:50

            madwill, je rajoute la mauvaise foi ou l’ignorance au reste. Il y a à Jérusalem même un quartier juif trés religieux dont nombre de résidents refusent de reconnaitre l’état d’Israel, l’assimilant à un péché.

            Vous ne connaissez même pas la réalité de votre propre pays


          • georges 9 août 2007 22:14

            Eh bien non, yoghurta, tu n’interpretes pas correctement la pensee de Jabotinsky. Cet homme la, liberal style 19e siecle, reconnaissait la legitimite des revendications palestiniennes, et avait meme etabli un projet de Constitution du futur Etat juif ou les pouvoirs seraient repartis egalitairement entre representants juifs et arabes, un peu comme la Constitution du Liban. Son article sur le mur de fer n’a rien a voir avec la construction 75 ans apres d’une Cloture de Securite sur les territoires administres par Israel. Jabotinsky savait que les Arabes n’accepteraient jamais l’idee d’un Etat juif en Palestine, et il disait deja a l’epoque qu’il fallait construire une force armee qui pourrait, le moment venu, imposer la creation d’un Etat juif. D’ailleurs, toute son action politique a tourne autour de ce theme majeur, et les diverses organisations sionistes qui se reclamaient de sa pensee furent toutes baties autour de l’activite militaire. Le Mur de Fer que Jabotinsky preconisait etait en fait la traduction imagee d’une puissance armee capable de faire face aux demandes legitimes des Arabes en Palestine.

            Cette pensee originale fut violemment combattue par le reste du mouvement sioniste qui pensait qu’il fallait d’abord s’assurer du controle des terres par leur colonisation et qu’ensuite on devrait, a partir de la, construire un Etat juif.

            Chez Jabotinsky, la revendication d’un Etat juif se manifeste des 1922-1923, dans le reste du mouvement sioniste, ce ne fut que 20 ans plus tard par le programme Biltmore adopte en 1942 ! Et ironiquement, ce fut la gauche sioniste qui se chargea d’etablir un embryon d’armee juive et qui exalta l’esprit militariste dans le nouvel Etat d’Israel.

            Ces differences ideologiques pretent aujourd’hui a sourire surtout lorsqu’on pense que Jabotinsky ne fut qu’un precurseur. Il etait doue d’une comprehension extremement profonde des problemes de l’heure et avait meme, plusieurs annees avant le debut de la 2e Guerre Mondiale, lance un programme d’evacuation de l’Europe, et ce plan fut sauvagement combattu par ses adversaires politiques.


          • aquad69 10 août 2007 10:18

            Bonjour Madwil,

            dont acte...

            Au fait, en me relisant aujourd’hui, je m’aperçois que j’en ai fait une bien pire : j’ai écrit au milieu du commentaire : « ...ont été des Juifs Ashkénazes habitant en Palestine ; » il fallait lire bien sûr : « ont été des Juifs Séfarades habitant en Palestine ; »

            Le lecteur aura rectifié la coquille de lui-même...

            Thierry


          • madwil madwil 10 août 2007 11:37

            C’est une secte ultra-minoritaire. Et Marc, vous pouvez rajouter l’arrogance à votre liste de griefs contre moi car je ne vais pas perdre de temps avec une dégénérescence telle que vous. Il y a des personnes bien plus intéressantes que vous sur ce fil. Sur ce, je vous laisse à votre médiocrité.


          • frédéric lyon 8 août 2007 16:17

            La création d’un état arabe en Palestine est l’objectif de la communauté internationale, et notamment l’objectif du quartet (USA, GB, France Russie).

            Cet article n’est qu’un article de propagande politique arabe de plus, qui nous explique les thèses des arabes qui veulent la disparition de l’Etat Isrëlien depuis soixante ans et qui ont déclaré de nombreuses guerres illégales à Israël pour tenter d’y parvenir.

            Sans aucun succès.

            Après soixante années de conflit, les arabes n’ont jamais été aussi faibles qu’aujourd’hui.

            Pas un seul état arabe, pas même une coalition d’états arabes, n’oserait déclarer la guerre à Israël et les chiens vont devoir lacher leur os : les rangs des arabes qui poursuivent le rêve de la disparition d’Israël s’éclaircissent tous les jours.

            La conséquence de ce rapport de force ne se sont pas faites attendre : Les manoeuvres diplomatiques qui aboutiront enfin à la création de cet Etat Palestinien prévu par la résolution des nations-unis de 1948 sont en fait déjà en cours :

            Visite de Mahmoud Abbas à Moscou, Rencontre entre Olmert et Abbas à Jéricho, Conférence internationale aux Etats-Unis cet automne.

            Par ailleurs, le Hamas a eu l’obligeance de s’isoler et de s’enfermer à Gaza, il ne pourra pas s’opposer à la création de cet Etat palestinien. Une force internationale viendra sans doute rétablir l’ordre à Gaza à la fin du processus en cours, de la même façon qu’une force internationale est intervenue pour museler le Hezbollah au Sud-Liban.

            Il est donc temps de rappeler les conditions de la négociation de paix qui débutent :

            1) Israël ne négociera qu’avec des organisations palestiniennes qui auront reconnu l’existence d’Israël au préalable.

            2) Jérusalem est la capitale d’Israël.

            3) Tous les accords passés avec la partie palestinienne devront être contresignés par un Garant incontestable.

            4) Le Garant devra s’engager à remplir les obligations des palestiniens arabes, en leur lieu et place, dans le cas où ceux-ci feraient défaut dans le futur.

            5) Le Garant devra s’engager, à perpétuité, à nourir gratuitement la population arabe de Palestine.

            6) Le Garant devra s’engager à fournir, à perpétuité, à l’Etat palestinien les moyens matériels necéssaires pour qu’il fasse au moins semblant d’exister.

            La création d’un Etat arabe en Palestine n’a aucune justification historique. Pourquoi pas un Etat Eskimo, ou un Etat Basque, qui auraient tous les deux de meilleures justifications historique ou juridique ?

            Cependant Israël ne s’y opposera pas, si la communauté internationale le demande.

            Mais dans ce cas, la communauté internationale aura à coeur de mettre son argent à l’appui de ses convictions et de fournir à cet Etat et à sa population tous les moyens de leurs existences.

            Tout le reste est de la littérature de propagande.


            • marc 9 août 2007 20:57

              quelle honte de la part du défenseur d’un état qui ne vit que de la manne étrangère. Quel mépris et quel racisme !!!


            • georges 10 août 2007 22:01

              Marc,

              Les slogans continuent de constituer le noyau central de ta pensee. L’Etat d’Israel ne vit pas de l’aide exterieure, tres loin de la ! L’Etat d’Israel vit essentiellement de son economie florissante, en croissance continuelle depuis plusieurs annees, et qui presente des signes encore plus encourageants pour l’avenir. Les entreprises de high tech representent aujourd’hui les 3/4 des exportations industrielles de ce pays. D’ailleurs, sans ces entreprises, tu aurais, toi-meme, dans ta vie de tous les jours d’enormes problemes.

              Des exemples ? Le logiciel de commande Windows XP Professionnal a ete developpe par Microsoft-Israel ! Les fiches de memoire ont ete inventees par une firme israelienne ! Intel-Israel a mis au point les micro-processeurs les plus performants du monde. Le telephone portable, les mp3 et mp4, les ordinateurs portables n’auraient pas connu ce developpement phenomenal sans le concours de la high tech israelienne !

              Ceux qui vivent de l’aide internationale (pres de 1300 dollars par an et par tete) ce sont les Palestiniens. Et quand Gaza a ete evacue et que les colonies israeliennes furent demantelees, on pouvait s’attendre legitimement a un boom economique. Les seuls booms qui se firent entendre ce furent ceux des roquettes palestiniennes sur Sderot !

              Marc, je te conseille vivement d’etoffer tes arguments. Pour l’instant, tu pedales dans la choucroute !


            • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 8 août 2007 16:51

              @ Philippe

              Excellente rétrospective. Merci.

              Cette question, soulevée par Philippe, d’un état binational ou d’un état unique a été traitée tout récemment lors d’une conférence à Madrid organisée par la Universidad Nòmada sur le thème « Palestine /Israël, un pays, un État  ». Je vous recommande la lecture d’une entrevue qu’accordait Michelangelo Cocco et relayée par Mondialisation.ca : « La solution des deux états est morte » ainsi que cet autre site qui traite également du même thème.

              @ madwil

              L’idée n’est pas nouvelle. Permettez-moi de vous citer Ali Abunimah, palestinien, qui était présent à cette conférence de Madrid. Ali Abunimah, auteur de « One country », publié en anglais chez Metropolitan Books, déclarait en entrevue : « L’état unique est une vieille proposition de l’OLP mais aussi de certains membres du mouvement sioniste avant la naissance d’Israël, comme le philosophe Martin Buber et l’ex-président de l’université hébraïque Judah Magnes. La nouveauté aujourd’hui se trouve dans la nécessité de remettre cette proposition au cœur de l’agenda politique. La réalité sur le terrain rend impossible le fonctionnement d’un état palestinien. En même temps, l’idée d’un état ethnique n’est plus soutenable : à 60 années de la naissance de l’état d’Israël, l’État juif a échoué à la fois à obtenir une légitimation de la part de sa population
              - je fais référence aux Palestiniens qu’il occupe et à ceux de l’intérieur des frontières d’état, qui représentent ensemble environ la moitié des habitants et deviendront rapidement la majorité des habitants - et à arrêter la résistance palestinienne. En outre, il est inacceptable moralement que dans un état les droits de citoyenneté dépendent de l’ethnie ou de la religion
               ».

              Pierre R.


              • madwil madwil 8 août 2007 17:01

                Cette idée revient à interdire la présence de populations juives sur ses terres. Cette proposition d’un seul état commun est impraticable et innacceptable. Elle ne restera, à mon avis, qu’une ébauche de projet et n’aboutira à rien. C’est une façon subtile et détournée de rejeter une présence juive sur sa terre historique.


              • madwil madwil 8 août 2007 17:03

                ma dernière phrase n’était pas claire :

                Cette idée revient à interdire la présence de populations juives sur ses terres. Cette proposition d’un seul état commun est impraticable et innacceptable. Elle ne restera, à mon avis, qu’une ébauche de projet et n’aboutira à rien. C’est une façon subtile et détournée de rejeter l’idée d’une présence juive sur sa terre historique.


              • fouadraiden fouadraiden 8 août 2007 17:05

                merci de confirmer ce que je disais plus haut sur cette idee d’Etat unitaire.

                les Arabes ,eux ,ont sont pour.


              • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 9 août 2007 12:22

                Mon cher Pierre R.

                Votre dernier voyage en Israël remonte à quand ?

                Moi aussi dans les livres j’ai lu plein de choses, mais sur place la réalité est tout autre...

                Savez-vous que 1.2 millions d’arabes palestiniens vivent en Israël et sont représentés au parlement (Kneset), qu’en 1948 les pays arabes qui avaient attaqués le nouvel état créé, ont demandés aux arabes de quitter le pays en leur promettant de le récupérer par la force. En attendant ils les ont parqués dans des camps en Egypte (Gaza), en Jordanie (Cisjordanie) au Liban (Sabra, Shatila, et autres) ?

                Rappelez-vous les propos de Naser (président égyptien) « ...les palestiniens nous servent tels qu’il sont (sous-entendu dans les camps) » vous voulez qu’aujourd’hui le gouvernement israélien intègre des gens qui ont été élevés dans la haine des juifs depuis 60 ans, êtes-vous réaliste ?

                Cordialement.


              • madwil madwil 9 août 2007 12:46

                Il est vrai que dans la société israélienne actuelle, le projet d’état commun est inexistant dans les débats politiques et une absurdité à la raison étant donné les conjonctures politique, stratégique et démographique.


              • marc 9 août 2007 20:59

                Terre historique de populations juives d’ascendance germanique, venus d’Europe de l’Est ? quelle terre historique ?


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 10 août 2007 10:05

                Bateleur du Tarot

                Comme vous sautez aux conclusions rapidement. La citation est une entrevue faite dans le cadre d’une conférence qui s’est tenue à Madrid. Elle n’est nullement un extrait de livre. Si vous aviez l’amabilité de suivre le lien que j’ai laissé, vous auriez éviter des commentaires inutiles et personnalisés.

                Je serais heureux de lire, ici même sur Agoravox, et ce plaisir serait très certainement partagé, les fruits de vos voyages en Israël et de vos observations émérites sur le Proche-Orient.

                Vous êtes vous seulement intéressé à cette conférence de Madrid ?

                Pierre R.


              • georges 10 août 2007 14:24

                Pierre,

                Pourriez vous me citer une quelconque loi israelienne qui determine son action en fonction de la religion ou de l’appartenance ethnique du citoyen ?

                Je suis tres curieux de savoir de quoi vous parlez exactement.

                Je vous ferai aussi remarquer que la plupart des Etats arabes se definissent soit dans leur nom officiel soit dans leur constitution a l’Islam comme religion d’Etat ou a l’arabisme comme reference ethnique. Cela ne vous gene-t-il pas au meme titre que le fait que l’Etat d’Israel ne fait pas reference a sa judeite de facon officielle ?

                Y aurait-il chez vous un certain a priori lorsqu’il s’agit de parler d’Israel, a priori qui n’existerait pas si vous deviez dissertez sur un pays arabe quelconque, ou sur la CDU allemande ? (CDU = Union des CHRETIENS democrates) ?


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 août 2007 04:25

                Pierre,

                Merci pour les informations et les remarques sur l’article.

                Puisse la sagesse et l’esprit de paix par la justice se manifester sur ce fil, car il s’agit de la vie et de l’avenir de plus de 12 millions de personnes -Juifs et Arabes de Palestine.

                Comme le disait un philosophe allemamd connu : la guerre n’est pas uns solution.

                De plus, un peuple qui en opprime un autre se construit toujours son propre malheur.

                Bien amicalement,


              • fouadraiden fouadraiden 8 août 2007 17:02

                le rappel historique est inutile. il ne permet en rien de départager les uns des autres car la création de cet Etat au coeur du monde arabe à d’autres sources que l’histoire récente,même ottomane.

                Israel n’est pas la conséquence d’une possession continue.cela nous le savons tous.

                un Etat pour deux peuples ! quelle audace.

                mais cela ne signifierait-il pas la fin de ce pour quoi cet Etat juif existe ?

                l’Occident à autorisé la création d’un Etat hébreux pour les juifs du monde entier,non ?

                le projet d’un Etat unique signifie à terme NI PLUS NI MOINS la fin du caractère juif de l’Etat hébreux. dire le contraire est faux.la démographie arabe ,l’islam ,qui, en guerre,est toujours antisémite,la petitesse de l’Etat juif, la mémoire des juifs face à l’extermination, rendent cette proposition impossible pour les juifs actuels.

                le problème est donc celui-ci.

                faut-il qu’Israel demeure un Etat exlusivement juif ,et donc contre les arabes locaux ?

                comme à son habitude ,l’Occident a créé un problème qui est devenu à force de cynisme insoluble.

                les Occidentaux ont vomi leurs juifs sur les arabes disait un historien israelien sur une chaîne publique française.

                les Arabes,malgré qu’ils soient en position de ne rien exiger de leurs ennemis américano-israéliens, ont donc raison d’exiger le maximum d’une affaire créée de toute pièce par l’Occident.


                • madwil madwil 8 août 2007 17:20

                  Pour une fois je suis d’accord (en partie mais c’est déjà ça) avec Fouadraiden :

                  Pour nous, la solution d’un état commun est inacceptable comme je l’ai déjà dit plus haut.

                  Je pense qu’Israël peut avoir sa place au sein du monde arabe et qu’un partenariat (pas dans un futur proche malheureusement) pourrait permettre le développement de tous les acteurs de la région. Les arabes sont déjà présents en Israël et pourront continuer de l’être. Leur statut n’est peut-être pas idéal pour l’instant (pour des raisons de sécurité évidentes) mais il est meilleur que dans les pays voisins. Et dans des conditions de confiance rétablie, il ne pourrait qu’évoluer positivement. Tout ce que j’écris est certes utopiste mais c’est ce à quoi j’aspire. En attendant la paix avec les palestiniens et les autres pays du coin est encore loin. De nombreux efforts restent à fournir de part et d’autre.

                  Par contre Fouadraiden, je trouve le rappel historique fort à propos. Il permet de remémorer que la conscience nationale palestinienne est à peine plus vieille que celle des israéliens et qu’elle s’est renforcée grace à ces derniers. Bien que leur occupation du territoire ait été interrompue (car chassés par les invasions arabes et perses), les juifs ont toujours été présents sur leur terre historique (certes en petit nombre) et la grande majorité de ceux qui ont été chassés ont éspèrés chaque jour y retourner.


                • madwil madwil 8 août 2007 17:27

                  J’oubliais : Fouadraiden, tu dis : « faut-il qu’Israel demeure un Etat exlusivement juif ,et donc contre les arabes locaux ? »

                  Sincèrement, tu commets une erreur en disant cela. La majorité de la population israélienne n’est pas contre les arabes. Certes, on se méfie, la confiance n’est pas là, c’est évident. Mais ne crois pas que la population est contre les arabes. La grande majorité est en attente d’un réglement politique même s’ils ne l’attendent pas dans un futur proche.


                • fouadraiden fouadraiden 8 août 2007 20:44

                  Madwil,

                  je ne parlais pas de racisme, mais de logique implacable qui pousse les uns contre les autres inévitablement.

                  de meme qu’en situation de guerre ,l’islam est toujours antisémite. les arabes le sont quand ils commentent la situation ,en off bien sùr.

                  quant à la solution politique des américians........tout le monde est fatigué d’attendre ,surtout les palestiniens.


                • ZEN ZEN 9 août 2007 09:27

                  @ Fouadraiden

                  « Les Occidentaux ont vomi leurs juifs sur les arabes disait un historien israelien sur une chaîne publique française. »

                  Cette image me semble terriblement juste. J’aimerais avoir la référence : circonstances, nom de l’historien...Merci !


                • madwil madwil 9 août 2007 09:52

                  Cette image n’est pas celle de la réalité : Les juifs ont d’abord choisi d’émigrer vers leur terre d’origine dans un projet sioniste au début du 20ème siècle. Ensuite, un grand nombre de rescapés de la Shoah ont du se réfugier en Israël pour échapper à la folie meurtrière.

                  Les occidentaux ont vomi leurs juifs sous-entend que, sous prétexte qu’ils auraient été « indigestes », ils auraient voulu les déplacer au moyen-orient. Comme transférer un problème d’un endroit à un autre. Mais en fait non, les européens ont organisé (ou laissé faire) un massacre à l’échelle industrielle. Point de « vomi leurs juifs » ici. Il aurait fallu dire : « les Occidentaux ont écrabouillé leurs juifs » ce qui serait plus juste, plus conforme à la réalité historique. Donc les occidentaux ont écrabouillés leurs juifs ; et ceux qui ont survécu se sont alors réfugiés à la maison, chez leurs frères déjà présents en Palestine à l’époque.

                  En fait, « Les Occidentaux ont vomi leurs juifs sur les arabes » fleure bon un antisémitisme contemporain, trés en vogue dans certains milieux qui se veulent humanistes, « citoyens du monde ». Ton historien israélien, il s’appellerait pas Dieudonné par hasard ? smiley Parce que cela lui ressemble beaucoup...


                • fouadraiden fouadraiden 9 août 2007 15:47

                  désolé Madwil,

                  tu ne m’auras pas sur ce terrain.je ne cache rien et dis tout haut ce que je pense.quant à dieudo je n’ai pas besoin de ça pour défendre mon point de vue.

                  le propos en question a été tenu lors d’une émission de Fréderic Taddei, sur Fr3 , Ce soir ou jamais, du mois de mai ou juin pour « célébrer » la guerre de 67, par un historien israelien et juif.

                  je suis incapable de donner le nom dudit historien ,mais le présentateur de télé ,à maintes reprises, à présenté cet invité en tant qu’historien israélien.

                  je crois que ces informations permettront de retrouver le propos que je mentionnais soit sur delimotion ou directement sur le site Fr3.

                  je suis marocain et n’ai pas besoin de me cacher derrière un rigolo reconverti aux idées d’extrême droite pour m’exprimer sur ce conflit.

                  le propos donc de l’historien était :

                  « les Occidentaux ont vomi leurs juifs sur les Arabes »

                  l’image est juste,vraie et sans détour réthorique.

                  voilà.


                • madwil madwil 9 août 2007 15:55

                  L’allusion à Dieudonné ne t’était pas destinée personnellement mais je trouvais que la phrase aurait pu lui être imputée. Maintenant, tu me dis qu’elle vient d’un historien israélien, je te crois sur parole. Cela ne la rend pas plus acceptable pour autant, je la trouve toujours aussi ambigue et non-conforme à la réalité historique.

                  Reste à la remettre dans son contexte, à voir si l’historien la reformulerait de la même manière... bref, peu importe. Je le trouve toujours aussi injuste et perversive.


                • fouadraiden fouadraiden 9 août 2007 16:02

                  je me devais de préciser l’origine de l’auteur sinon tu penses bien que le marocain que je suis pourtant ne peut user d’une pareille image bien que je la trouve exacte sans qu’elle soit absolument juste.

                  cette phrase sortait des tripes d’un juif israélien.c’est tout.


                • madwil madwil 9 août 2007 16:20

                  @ Fouadraiden :

                  L’exactitude sans la justesse ??? Cela demande précision ! smiley


                • georges 9 août 2007 16:59

                  Peut-on me dire qui a sorti une telle phrase aussi absurde qu’inexacte ?

                  Je connais un certain nombre d’historiens israeliens qui se sont specialises danx la « reecriture » de l’histoire pour la faire correspondre aux theses a la mode dans le monde intellectuel contemporain.

                  Personne ne veut se retrouver a contrepoint des grands courants intellectuels du moment, les Israeliens pas moins que les autres. Cela ne veut pas dire pour autant que ces « re-ecritures » soient justifiees par de nouvelles archives ou de nouvelles decouvertes.

                  Lorsqu’on lit, par exemple, les aneries d’un Ilan Pappe, lui-meme membre actif du Parti Communiste Israelien « Rakah » qui a recu moins de 1.000 voix parmi les Juifs aux dernieres elections legislatives, lorsque cet Ilan Pappe demande le boycott de sa propre universite, de l’universite qui le paye grassement pour qu’il puisse librement et sans contraine aucune cracher dans la soupe, on peut se demander si on a affaire a des gens normaux.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès