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Accueil du site > Tribune Libre > Le Musée archéologique national de Naples

Le Musée archéologique national de Naples

La beauté de Naples est célèbre dans le monde entier. La ville a été établie pour la première fois par les Grecs au deuxième millénaire avant Jésus Christ et c'est l'une des plus anciennes zones urbaines habitées au monde. Au IXe siècle av. J.-C. une colonie connue sous le nom de Parthenope a été fondée sur l'île de Megaride, connue plus tard sous le nom de Neápolis au sixième siècle av. J.‑C. La ville était une partie importante de la Grande-Grèce (en latin Magna Græcia), elle a joué un rôle majeur dans la fusion de la société grecque et romaine et, sous les Romains, son rôle était celui d’un centre culturel important. Le musée archéologique national est un incontournable de la ville de Naples. C'est l'un des musées les plus anciens et les plus importants au monde pour la richesse et l'exceptionnalité de son patrimoine et pour l'influence qu'il a apportée à l'enquête culturelle européenne.

Le musée abrite de vastes collections d’antiquités grecques et romaines. L’origine et la création de ses collections sont associées à Charles III de Bourbon, sur le trône du royaume de Naples depuis 1734, et à sa politique culturelle. Le roi encouragea l’exploration des villes vésuviennes enterrées par l’éruption de 79 après J.C. (commencée en 1738 à Herculanum, en 1748 à Pompéi) et supervisa la réalisation d’un « Museo Farnesiano » à Naples, transférant des palais de Rome et Parme une partie de la riche collection héritée de sa mère Elizabeth Farnese. La collection Farnèse, qui comprend une collection de pierres précieuses gravées (y compris la coupe Farnèse, un bol ptolémaïque en agate de sardonyx et est fondée aussi sur des gemmes recueillies par Cosme de Médicis et Lorenzo le Magnifico au 15ème siècle) et les marbres Farnèse. Son fils Ferdinando IV a soutenu l’intégration de toutes les collections dans le bâtiment actuel, construit à la fin du 16ème siècle comme école d’équitation et de 1616 à 1777 Bâtiment de l’Université de Naples.

À partir de 1777, une longue série de travaux de rénovation et de plans d’extension confiés aux architectes F. Fuga et P. Schiantarelli ont été achevés. Dans la décennie de la domination française (1806-1815), de nouveaux travaux furent effectués et avec le retour des Bourbons à Naples en 1816, le bâtiment fut dénommé « Real Museo Borbonico ». Conçu comme un musée universel, il abrita des instituts et des laboratoires (Real Biblioteca, Accademia del Disegno, Officina dei Papiri, etc.), qui ont été ensuite translatés dans d’autres espaces en 1957. La collection du Musée a continué à se développer au cours des années suivantes grâce à l’acquisition de données provenant des fouilles effectuées sur les sites de Campanie et du sud de l’Italie et de collections privées. Le transfert de la galerie des portraits à Capodimonte en 1957 determina sa caractérisation actuelle de musée archéologique. Parmi les œuvres remarquables retrouvées dans le musée figurent les papyrus d’Herculanum, carbonisés par l’éruption du Vésuve, trouvés après 1752 dans la Villa des Papyrus. Les expositions archéologiques traitent actuellement des aspects historiques particuliers du patrimoine exposés et en corrélation avec la culture napolitaine, tels que « Mito e Natura » et « La reale stamperia borbonica » en 2016, « Pompei e la Grecia » en 2017, « Pompei e gli Etruschi »en 2018. L’objectif déclaré par la Direction du Musée est d’augmenter le nombre de visiteurs de 360 000 en 2015 à 500 000 en 2019 et les signaux sont déjà plus que positifs puisque, au cours des six premiers mois de la nouvelle gestion, les visiteurs ont augmenté de 15%.

 


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1 réactions à cet article    


  • astus astus 18 août 2018 12:16

    La cité parthénopéenne du nom de la sirène Parthénope, celle qui a un visage de jeune fille, qui a donné ce nom à l’origine de Naples, possède en effet le plus beau musée archéologique du monde. 

    Pour s’en convaincre il faut voir la finesse exceptionnelle des mosaïques comme celles de la bataille d’Issos opposant Alexandre le grand à Darius (de loin on pense que c’est une peinture ...), tous les animaux terrestres et marins que l’on identifie parfaitement, les peintures de Pompéi, les bronzes de la villa des papyrus (les coureurs) , les fresques de Sappho ou d’un couple, la collection Farnèse (le taureau, l’Hercule). 
    Naples et ses environs (Herculanum, Pompéi, la baie, Capri) est une destination qui vaut vraiment le détour pour tous les amateurs d’art, même si le contraste entre l’extrême pauvreté qui nourrit la mafia, et la richesse insolente qui s’étale dans certaines endroits, dont les églises, a de quoi choquer ou surprendre. A lire aussi « L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante ...

     

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