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Accueil du site > Tribune Libre > Le piège des taux de change dans lequel nous sommes tombés !

Le piège des taux de change dans lequel nous sommes tombés !

Le piège des taux de change dans lequel nous sommes tombés !

Il y a seulement quelques décennies ...

* France et français savaient produire TV, téléphone, appareil photo, camescope, médicaments, composants électroniques, électricité, etc. pour répondre à leurs besoins

* le taux de chomage était bien plus faible

 

Maintenant

* la crise covid a montré que nous manquons de biens parfois de première nécessité
* impossible d'avoir un smartphone, une caméra, un jouet, etc. sans dépendre des autres. Et plus globalement pour une bonne part de notre industrie, dépendance totale.
* même dans des activités que nous savons encore faire comme la construction automobile, nous dépendons des autres pour les composants électroniques.

 

Pourquoi cette perte totale d'indépendance ?
Pourquoi sommes-nous passés d'un système de type "circuit court" et "relative autosuffisance" à "dépendance totale" ?

Pourquoi sommes-nous passés d'un système de type "presque le plein emploi, chacun vivant dignement de son travail" a un système d'assistanat avec tous les effets induits négatifs ?

La réponse est simple ! Nous sommes collectivement tombés dans le piège des taux de change.

Certains décideurs ont cru malin de remplacer la production nationale par la production étrangère "parce ce que c'est moins cher".

Belle illusion temporaire !

Aujourd'hui

* non seulement, nous dépendons de la production des autres pour subvenir à nos besoins, nous connaissons le chômage de masse

* mais notre production et nos ventes sont largement insuffisantes pour compenser ce que nous achetons (déficit annuel de 85 milliards d'euros, plus d'un smic par français bébés et séniors inclus !)

* oui, vous avez bien lu ! si l'on raméne le déficit commercial aux seuls actifs (24 millions), cela fait 3.5 smics par personne et par an de déficit ! Evident que l'on ne peut plus vivre à crédit encore longtemps ainsi !

* et ceci en ayant largement vendu "les bijoux de famille" puisque l'écart entre ce que les etrangers possédent en France, et ce que les français possèdent à l'étranger nous est largement défavorable, envion 700 milliards d'euros ! 10 000 euros par français bébés et seniors inclus !

 

La solution ?

Bien sûr ne plus tomber dans ces pièges stupides, je vous invite à développer notre esprit critique collectif en parcourant le scandale de quelques indicateurs déjà dénoncé en 2016

http://lecoindubonsens.unblog.fr/2019/03/23/pib-taux-de-change-attention-aux-comparaisons-stupides/

http://lecoindubonsens.unblog.fr/2019/03/23/vivre-avec-un-dollar-par-jour-soyons-serieux/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal

https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut_par_habitant

 

Reprenons

* l'idée des circuits courts largement défendue par les écolos,

* l'idée de l'indépendance nationale largement défendue par les nationalistes de droite et de gauche

et prenons-nous en charge, France d'abord, pour être responsables et autonomes.

Nous avons su le faire, pourquoi en serions nous incapables maintenant ?
Même si la complexification du monde peu rendre intéressante la gestion de certains dossiers à un niveau plus global.

* l'homme préhistorique était totalement autonome
* puis, le monde devenant plus complexe, nous avons confié la fabrication du pain au boulanger et la défense au soldat

aujourd'hui, pourquoi ne pas confier au niveau européen, par exemple (mais à débattre)

* notre défense

* notre industrie

* notre monnaie ... en ayant bien sûr réglé en préalable le problème des taux de change (au moins européens) cause de bien de nos difficultés


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27 réactions à cet article    


  • Parrhesia Parrhesia 3 mars 12:09

    Cela commençait bien avec la dénonciation des délocalisations...

    Malheureusement, cela se termine mal avec la suggestion de sous-traiter quoi que ce soit à cette contre-europe...

    Dans l’état actuel de cette contre-europe, des buts réels qu’elle poursuit et de ceux à qui elle est inféodée, toute sous-traitance des restes de la France à Bruxelles est aussi catastrophique qu’une délocalisation à l’autre bout du monde.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 17:42

      @Parrhesia
      Il y a divers niveaux entre au plus bas la cellule familiale et l’echelle mondiale. Retenons par exemple (mais à débattre) les niveaux

      • communes ou agglos de communes
      • regions
      • nations
      • continent (disons Europe)

      Je suppose que vous admettrez facilement que tout ne peut se gérer au niveau familial, et qu’il est raisonnable, par exemple (mais a débattre)

      • que les chemins locaux soient gérés au niveau commune
      • que le tourisme soit géré au niveau région
      • que l’educ nat (comme son nom l’indque) au niveau national

      alors pourquoi faites vous un blocage sur la possibilité de gérer certains choses (toujours à débattre) a un niveau encore supérieur tel que l’Europe ?


    • Parrhesia Parrhesia 3 mars 18:07

      @lecoindubonsens

      Pourquoi ?
      Mais tout simplement parce que je me base sur les résultats calamiteux de l’europe dans tous les domaines.
      Or, les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, j’en déduis, fort logiquement, que plus d’Europe provoquera plus de régression en tous domaines..
      Et ceci en espérant, que nous n’ayons pas atteint le point mortel de non retour !!!


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 18:15

      @Parrhesia
      qu’il y ait des résultats calamiteux de l’europe, c’est une evidence, et je suis le premier a en dénoncer.
      Mais cela ne doit pas remettre en cause le principe que sur certains sujets, la taille de l’Europe permet d’être plus efficace que la taille de la France. Reste juste a se mettre d’accord sur ces « bons sujets » et seulement sur ceux la

      Sans doute OK avec vous pour dénoncer que l’Europe ne doit pas gerer la fabrication du Roquefort, ni freiner la création d’un airbus du rail (Alstom/Siemens) au nom d’un prinipe de concurrence totalement stupide.


    • Parrhesia Parrhesia 3 mars 19:06

      @lecoindubonsens

      >>> Mais cela ne doit pas remettre en cause le principe que sur certains sujets, la taille de l’Europe permet d’être plus efficace que la taille de la France.<<<
      Sur ce point, je vous rejoint à 100% !
      Toute la question est là.
      D’une part, les pays européens considérés isolément, ne peuvent plus lutter à armes égales avec les grandes puissances, mais d’autres leurs intérêts bien compris, leurs niveaux socio-économiques, leurs cultures sont trop divergentes pour permettre de constituer un ensemble cohérent viable, surtout à 28 !!!
      Je résume don la philosophie d’une telle situation :

      1. Revenir à un embryon du type Marché Commun, constitué d’un minimum de nations compatibles.
      2. Limiter cet embryon, au moins dans un premier temps, à des accords commerciaux, industriels, scientifique, à des quotas d’importations pour l’origine non communautaire, à des accords de tarification douanière, Etc. en excluant rigoureusement toute considération politique.
      3. Revenir au système des frontières nationales raisonnablement contrôlées (par exemple système douanier T.I.R.) afin de limiter les tricheries (à moins de considérer qu’il n’y a pas de tricheurs chez nos "partenaires européens !!!)
      4. Revenir au système de contrôle des changes et de circulations des biens et des personnes. Etc.... J’en passe et des meilleures !

      Toutes choses qui présupposent évidemment un retour à une gouvernance nationale compétente et respectable dans tous les domaines et à tous les niveaux ce qui n’a plus été le cas depuis 1981.
      Comme vous le voyez, ce n’est pas acquis,.
      Mais la survie est à ce prix !
      Et pas demain ! Tout de suite ! Et de toute façon avant avril, afin d’éviter une niouvelle débâcle électorale du type de nos trois dernières présidences !!!
      Bonne soirée à vous.

    • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 07:28

      @Parrhesia
      « taille de l’Europe permet d’être plus efficace que la taille de la France.<<<
      Sur ce point, je vous rejoint à 100% ! »
      Parfait si nous sommes désormais OK la dessus.
      Donc le but ne devrait pas être de condamner le principe de l’Europe, ni de la quitter, mais simplement de definir clairement son domaine de responsabilité, en maitrisant une bureaucratie non élue qui peut avoir tendance a s’octroyer des droits au dela de sa légitimité.


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 07:38

      @Parrhesia
      "leurs niveaux socio-économiques, leurs cultures sont trop divergentes pour permettre de constituer un ensemble cohérent viable« 

      par contre sur ce point, pas d’accord avec vous.
      Si comme moi, vous avez eu la chance de voyager en Europe et dans de nombreux pays du monde....
      sur le plan culturel, je n’ai pas trouvé plus de différence avec les divers européens qu’entre un marseillais et un strasbourgeois. A l’inverse, d’énormes différences entre ces européens et par exemple divers pays d’Afrique et d’Asie

      sur le plan »niveaux socio-économiques« , nous sommes trompés par les médias, économistes et politiques qui nous citent des salaires de 300 a 500 euros mensuels dans des pays tels que Serbie, Croatie, Roumanie, ... Ce n’est mathématiquement pas faux mais c’est une illusion puisque tous les prix, dans le pays, sont également inférieurs et permettent un pouvoir d’achat comparable au notre. Ces habitants m’ont personnellement dit »à la maison, on a tout comme chez vous" malgré des salaires bien plus bas.

      Ce n’est qu’un problème de taux de change comme je le dénonce.
      Règlons ce point et l’union sera plus facile.


    • Parrhesia Parrhesia 4 mars 08:47

      @lecoindubonsens
      Désolé, mais sur ce point je ne suis pas d’accord.
      L’actuelle Europe à 27 a été trop viciée, tant dans sa forme que dans son esprit (qui n’est d’ailleurs pas son esprit mais celuis du nouvel ordre mondial) que je la crois irrécupérable dans la pratique.
      Il faut faire table rase de cette erreur du passé et repartir sur les bases peut-être imparfaites mais infiniment plus saines que j’indique plus haut.
      De plus, quel que soit le fond culturel commun européen que l’on ne peut nier, baser un ensemble nouveau sur le credo en une harmonie européenne idéale serait une lourde erreur.
      Une erreur dont nos nigauds hexagonaux s’apercevraient trop tard, tout comme ils ne commençent que maintenant (contraints et forcés) à s’apercevoir de l’erreur monumentale qui fut d’accepter la vision mondialiste et capitaliste financiarisée de la contre-Europe actuelle.


    • Parrhesia Parrhesia 4 mars 09:40

      eq@Parrhesia
      De plus c’est une erreur d’affecter de croire que le seul cours des changes influence majoritairement les économies.
      Il les influence effectivement mais le facteur actuellement le plus déterminant des diverses santés (ou maladies) économiques, c’est la politique commerciale et industrielle internationale du nouvel ordre mondial.
      Cette politique pèse principalement sur les différentes économies par la volonté d’acheter au prix le plus bas, où que ce soit, pour revendre au prix maxiset au mépris de toute autre considération sociale et/ou politique.
      C’est d’ailleurs ce dernier point qui rend indispensable le retour au protectionnisme sans lequel les aspect sociaux, seront immanquablement sacrifiés, avec peut-être, un bémol concernant la Chine qui en profite. (Exemple frappant de l’aspect social sacrifié : les restes de la France actuelle).


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 10:10

      @Parrhesia
      Ok que le fonctionnement actuel de l’europe 27 n’est pas bon.
      Pour améliorer, faut-il tout casser et repartir de zero ou simplement évoluer, le débat est possible, mais l’essentiel serait de mettre en place la gestion de qqs sujets au niveau Europe pour être plus efficace et puissant.

      Quant à « baser un ensemble nouveau sur le credo en une harmonie européenne idéale », je persiste à penser qu’effectivement il ne faut pas nier les différences, mais si marseillais et strasbourgeois arrivent à vivre dans un même pays, c’est aussi possible de faire s’entendre tous les européens (pas de véritables différences de cultures sur le fond)


    • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 10:23

      @Parrhesia
      « volonté d’acheter au prix le plus bas, où que ce soit, pour revendre au prix maxis et au mépris de toute autre considération »
      nous sommes d’accord pour condamner ce libéralisme capitaliste.
      mais vous voyez bien qu’acheter au prix le plus bas n’est souvent permis que par le taux de change (exemple du plombier polonais déjà cité).
      Concernant la Chine, elle surveille aussi attentivement son taux de change pour rester compétitive (exemple de 2019 https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20190805-monnaie-chine-laisse-s-enfoncer-yuan-dollar )

      Ce qui n’est pas pénalisant pour les chinois restant en Chine. Pas de réel sacrifice.


    • titi titi 3 mars 14:25

      @L’auteur

      La « relocalisation » est impossible, tout simplement parce ce sont les délocalisations qui permettent des prix bas donc le maintien du pouvoir d’achat.

      Il y aussi l’aspect environnemental : tout le monde veut des usines, mais personne ne veut voir une noria de poids lourds passer dans sa rue.

      La solution elle est intermédiaire : c’est relocaliser « à mi chemin ».

      En Europe de l’Est, ou dans des pays comme le Maroc, ou l’expérience PSA est un vrai succès.


      • sylvain sylvain 3 mars 16:51

        @titi
        Autrement dit, ce sont les esclaves qui permettent le maintien du pouvoir d’achat, arrêter l’esclavage est donc impossible .
        Ben va falloir trouver un moyen quand même mon titi, et autre que de recréer l’esclavage ici même


      • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 17:53

        @titi
        "La « relocalisation » est impossible, tout simplement parce ce sont les délocalisations qui permettent des prix bas donc le maintien du pouvoir d’achat« 

        Ce qui me semble impossible et illusoire, c’est de penser que le reste du monde va continuer à entretenir les français à hauteur de 85 milliards par an (et ce serait plus si nous n’avions pas déjà vendu une bonne part des bijoux de famille).

        Nous consommons largement plus que nous produisons. Soyons réalistes, comment pouvons nous justifier une telle situation ?

        Et quand vous écrivez »délocalisations qui permettent des prix bas« , avez vous bien lu mon exemple du plombier polonais ? Il n’est a priori ni plus malin ni plus travailleur que le plombier français. Ce n’est qu’un problème de taux de change que je dénonce.

        Ceux qui comme vous justifient cette bonne affaire »« délocalisations qui permettent des prix bas »

        n’ont rien compris, puisque cela conduit à vendre la France (les bijoux de famille) et à s’endetter, avec des français de moins en moins productifs (de plus en plus de chomeurs assistés). Cela peut tenir un temps, jusqu’à la catastrophe, mais/car ce n’est pas viable


      • sylvain sylvain 3 mars 18:12

        @lecoindubonsens
        ce n’est pas qu’une question de taux de change, même si ça a une influence .
        Les ouvriers bangladais qui font nos habits sont payés 1 euro par jour, il travaillent 70 heures par semaine, ils ne se plaignent jamais, sinon ils disparaissent, quand un atelier crame avec tout le monde dedans, c’est pas grave...
        Ce n’est pas que du taux de change


      • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 18:23

        @sylvain
        Avez vous lu mon post de 2015 sur « vivre avec un dollar par jour » ?
        http://lecoindubonsens.unblog.fr/2019/03/23/vivre-avec-un-dollar-par-jour-soyons-serieux/
        je ne conteste pas que les conditions soient plus dures dans certains pays par rapport à la France (écrit en 2015 !) mais soyons sérieux ! si certains peuvent vivre avec 1 dollar/euro par jour, c’est avant tout un problème de taux de change, je confirme !


      • Pic de la Mirandole Pic de la Mirandole 3 mars 20:11

        @titi

        En attendant, vous voyez une noria de bateaux sur la poubelle-océan, et une noria d’avions pour transporter la très grande Ursula sur cinquante kilomètres


      • sylvain sylvain 3 mars 20:19

        @lecoindubonsens
        je ne conteste pas que ce soit un facteur très important


      • sylvain sylvain 3 mars 20:21

        @sylvain
        mais il faut impérativement qu’une grande partie des biens que nous consommons soient produits sur place pour que ça marche, comme vous l’évoquez dans l’article


      • Xenozoid Xenozoid 3 mars 20:23

        @sylvain

        mais il faut impérativement qu’une grande partie des biens que nous consommons soient produits sur place pour que ça marche, comme vous l’évoquez dans l’article

        c’est inévitable


      • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 07:51

        @sylvain
        « il faut impérativement qu’une grande partie des biens que nous consommons soient produits sur place »
        pour chaque produit, il faut effectivement trouver le bon compromis.
        il peut sembler logique que la salade que nous mangeons parcoure moins de 100km. S’il s’agit de la construction d’un avion européen, on peut admettre que chaque européen n’aura pas l’usine devant sa porte smiley


      • lecoindubonsens lecoindubonsens 4 mars 08:01

        @Xenozoid
        il faut impérativement qu’une grande partie des biens que nous consommons soient produits sur place"
        au dela des aspects ecolos et indépendance nationale, l’un des problèmes essentiels, c’est que nous ne pouvons consommer globalement et durablement largement plus que ce que nous produisons. Aucune raison que le monde accepte de donner indéfiniment à la France à fonds perdus comme à une danseuse smiley


      • sylvain sylvain 3 mars 16:48

        Ca laisse a penser que les délocalisations sont avant tout motivées par des

        considérations financières .

        C’est l’esclavage moderne, l’absence de forces sociales dans certains pays qui ont motivées les délocalisations


        • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 18:05

          @sylvain
          Bien sûr "les délocalisations sont avant tout motivées par des

          considérations financières« , souvent à courte vue, et sans réelle responsabilité globale. C’est l’exemple ou l’entreprise pense gagner, mais finalement les français perdent si l’on prend en compte tous les paramétres (chomage, immigration, etc.)

          Par contre, pas d’accord avec »C’est l’esclavage moderne« . Que ce soit le Mulhousois travaillant en Suisse, le niçois travaillant à Monaco ou le plombier polonais, cela permet a ces délocalisés de mieux vivre dans leur pays avec le salaire étranger.
          Et les travailleurs sri lankais ou polonais apprécient les commandes françaises leur permettant de travailler chez eux avec une meilleur salaire que d’habitude, tout en réduisant la facure des entreprises françaises. Ce n’est encore qu’un problème de change, c’est cela le seul mais réel problème.

          Si vous avez eu l’occasion d’aller dans des pays type serbie, croatie, etc, salaire de qqs centaines d’euros, loin du smic français, mais pas à plaindre, ils le disent eux mêmes »on a les mêmes choses que vous à la maison", simplement parce que dans leur pays, tout est moins cher. Juste un problème de change smiley


        • sylvain sylvain 3 mars 18:19

          @lecoindubonsens
          j’aimerais que ce soit vrai .
          Mais nos patrons préfèrent aussi l’ouvrier sri lankais parce qu’il n’a pas de syndicat, est corvéable a merci, n’a pas du tout le pouvoir d’achat d’un français, très loins de là, même chez lui, n’a pas de droit du travail ni de syndicat pour faire chier le patron...

          Les taux de change sont importants, et pourraient permettre de changer des choses, je ne dis pas le contraire, mais ce n’est pas tout


        • lecoindubonsens lecoindubonsens 3 mars 19:17

          @sylvain
          "Les taux de change sont importants, et pourraient permettre de changer des choses, je ne dis pas le contraire, mais ce n’est pas tout« 

          une vision un peu différente de »nos patrons préfèrent aussi l’ouvrier sri lankais parce qu’il n’a pas de syndicat, est corvéable a merci"
          nos patrons ne connaissent pas l’ouvrier sri lankais ou autre, la seule chose qu’ils voient c’est le montant du contrat proposé par le patron sri lankais

          si vous lisez bien mon exemple du plombier polonais
          http://lecoindubonsens.unblog.fr/2019/03/23/vivre-avec-un-dollar-par-jour-soyons-serieux/
          revoyez dans un rapport d’environ 4 le taux de change entre euro et zloty (monnaie polonaise)
          cela ne changera rien pour les polonais de Pologne (en apparence salaire multiplié par 4 mais les prix suivront aussi, donc pouvoir d’achat inchangé en Pologne)

          par contre, le plombier polonais n’a plus aucun intérêt a venir concurrencer le plombier français en France, il ne gagnera pas plus.
          Et le patron français n’aura aucun intéret a delocaliser en Pologne son usine de plomberie, ce serait aussi cher.

          On a réglé le double problème juste par les taux de change, sans jouer sur les relations sociales (c’est un autre sujet)

          Impact collatéral : le plombier polonais pourra passer ses vacances en France, ce ne sera pas plus cher. Mais le plombier français ne pourra plus passer ses vacances en Pologne au quart du prix ! Triste pour lui, mais n’est ce pas équitable puisque à travail égal, même pouvoir d’achat.


        • L'apostilleur L’apostilleur 3 mars 21:11

          « ...Pourquoi sommes-nous passés d’un système de type »presque le plein emploi, chacun vivant dignement de son travail« a un système d’assistanat avec tous les effets induits négatifs ? »


          Sous Giscard le libéralisme sauvage prévalait, les entreprises devaient s’adapter à toutes les formes de concurrence d’où qu’elle vienne ou disparaître. 

          Mitterrand, Tatcher et Kohl se sont répartis (*) les marchés avec les activités industrielles pour les allemands.

          La France devait s’en sortir avec les services et les anglais avec la finance.


          (*) Lire VERBATIM d’Attali


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