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Accueil du site > Tribune Libre > Le président nous écrit ? Voyons voir ça

Le président nous écrit ? Voyons voir ça

Attention mesdames et messieurs, le spectacle va commencer. Le grand débat national est lancé et perdurera normalement jusqu'au 15 mars. Que pouvons-nous attendre d'un tel débat ? Écoutons ce que le président en dit dans sa lettre. Une longue lettre plutôt bien écrite, il faut bien le dire et dont les abords semblent présenter de belles intentions. Voyons cela de plus près.

 L'Obs nous dit : Voici le texte de la lettre qu'Emmanuel Macron adresse à l'ensemble des Français. Ce texte a pour but de cadrer les enjeux du grand débat national qui s'ouvre mardi, avec l'espoir de calmer la colère des "gilets jaunes".

 Qui vivra verra.

 

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

 Dans une période d'interrogations et d'incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

 La France n'est pas un pays comme les autres.

 Aucun pays n'est comme les autres, mais effectivement la France a toujours eu une position importante dans l'évolution des cartes géopolitiques. Après ça se complique :

 Le sens des injustices y est plus vif qu'ailleurs.

 Ah bon ? Cahuzac, Fabius, Fillon, Balkany...

 L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte.

 C'est vrai, bien que dans le comportement social nous aurions beaucoup à apprendre de bien d'autres peuples méconnus voire méprisé et là est aussi le cœur de la colère populaire qui s'étend, la destruction du bien commun. Le projet présidentiel inclut la destruction de la souveraineté de la nation au profit d'une gouvernance internationale et l'annihilation du concept même de service public au profit d'un tout privé équivalant à un tout business.

 Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités.

 C'est faux, chez nous les travailleurs financent les intérêts de la dette et donc le racket des banques d'affaires et c'est en dette que sont payés les fonctionnaires et les pensions de retraite.

 Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités.

 Chez nous un grand nombre de citoyens payent la TVA qui représente 50 % du budget de l'État et creuse gravement les inégalités.

 Chez nous, l'éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune.

 C'est faux et archi faux. Les écoles privées et autres cursus universitaires sont inaccessibles à la grande majorité des Français, sauf à faire de gros sacrifices, les écoles ne se valent pas les résultats le prouvent. La santé est encore en France quelque chose d'assez accessible pour certains domaines et notamment les urgences, mais reste que beaucoup ne se font plus soigner les dents par exemple et l'accès à des formes de médecine douce reste complètement cadenacé laissant les plus pauvres à la merci des abus des grands laboratoires. Et aller donc demander à ceux qui se sont fait massacrer sur les manifs à coups de matraque ou mieux défiguré à coups de flashballs s'ils se sentent en sécurité. Aller demander aux enfants victimes d'abus sexuels si tout est fait pour empêcher de tels drames. Quant à la justice, je crois qu'on touche le fond, je me demande si la justice de ce pays n'est pas son plus gros problème, quand on voit ce que bouffe Soral et Dieudonné quoi qu'on en pense, quand on voit les traitements spéciaux réservés à certains, je me demande vraiment comment l'illusion d'une justice indépendante peut encore perdurer.

 Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l'effort partagé par tous.

 Ça c'est vrai et c'est aussi pour empêcher la destruction de ses acquis que les Français sont dans la rue.

 C'est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

 J'ai le droit de me marrer ?

 C'est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d'opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

 La blague ! On ne peut plus rien faire de nos jours, tout est normalisé, encadré, légiféré, nous étions bien plus libres il y a encore 25 ans. Les procès se multiplient, les réseaux sociaux censures, la presse formate, je ne doute pas une seule seconde que beaucoup pourraient témoigner de la liberté dont jouissent certains peuples par rapport à nous.

 Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c'est tout cela, la nation française.

 Quel beau discours, sur le papier.

 Comment ne pas éprouver la fierté d'être Français ? (No comment...)

 Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n'offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d'où l'on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

 Observons tout de même l'antinomie entre la présentation plus au-dessus, pleine de pieux idéaux, comparativement à cette juste constatation.

 Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble a gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n'accepter aucune forme de violence. Je n'accepte pas, et n'ai pas le droit d'accepter la pression et l'insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n'accepte pas et n'ai pas le droit d'accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

 Par ses propos, le président justifie d'emblée son action répressive. Je ne cautionne pas la violence, mais user de son pouvoir de répression de manière complètement démesurée tel que cela a été fait depuis le début de manifestations me paraît encore plus grave. Nous sommes censés être en démocratie et aucun élu n'a le droit d'user des moyens de l'état pour faire craindre au peuple, le sang, les blessures et autres condamnations. Cela devra être jugé, car cela est un crime contre le peuple français.

 Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C'est pourquoi j'ai proposé et je lance aujourd'hui un grand débat national qui se déroulera jusqu'au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J'ai eu de nombreux retours que j'ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l'Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l'étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens.

 Là, un espoir et une inquiétude. En effet, l'idée de base qui a conduit le président à lancer ce grand débat reste assez flou. Pourtant, si l'on prend simplement le paragraphe ci-dessus cela ressemble fort à ce que devrait être en permanence une démocratie. L'enfer est pavé de bonnes intentions, le problème est : que compte-t-il en faire ? Si l'idée est de cadenacer le débat dans le but de légitimer la mise en place d'une France définitivement intégrée dans un système internationaliste, il n'est pas impossible que cela marche, car une majorité de Français reste attachée à l'idée d'Europe. C'est pourquoi je pense qu'il va être décisif de contrer les idées qui font la nature même de la politique proposée par le président et ne pas laisser les réalités géopolitiques être étouffées par de grands principes républicains qui ne seront que de la poudre aux yeux. Ce grand débat est aussi une partie d'échecs entre l'idée d'une nation forte et soudée face à celle d'un monde unique où le marché domine les mœurs et les valeurs.

 Pour moi, il n'y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre.

 Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit.

 Je le souhaite également.

 Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu'il faut rendre à la France sa prospérité pour qu'elle puisse être généreuse, car l'un va avec l'autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu'il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l'épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n'a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d'entre nous, puisse participer.

 Je vous laisse seul juger de la crédibilité de ses propos. Il faut juger, je pense, selon ce qui se dit et ce qui se fait. Ce paragraphe me fait plus penser à un discours de meeting qu'à de véritables propositions. Nous reviendrons plus tard sur son fameux projet.

 Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C'est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d'ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n'épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

 Pour moi à ce moment, la messe est déjà dite, nous allons débattre certes, mais c'est moi qui fixe les règles et la nature du débat. Poser les cadres, maîtriser les horloges. Il va falloir se battre.

 Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique. L'impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C'est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d'avenir, notre recherche, notre culture, ou d'entretenir nos infrastructures. C'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

 Mais l'impôt, lorsqu'il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s'investir dans les entreprises, créant ainsi de l'emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage.

 Elles viennent d'être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable.

 Dans ce paragraphe, le président nous indique qu'il ne reviendra pas sur la suppression de l'ISF. Cadeau fait au plus riche pour soi-disant les inciter à investir en France plutôt que de fuir dans un pays moins taxé que la France. Évidemment il n'en est rien, les vrais investisseurs ne sont pas domiciliés en France ou rarement, car les investisseurs sont des entreprises et je ne connais aucun millionnaire qui investisse en son nom et ils jouissent déjà d'énormes privilèges sous forme de niches fiscales. Alors qui cela arrange vraiment ? Les richous bien sûr et parmi eux, il a pas mal de potos le Manu. Je ne m'étale pas sur l'attitude de ces gens, ce n'est pas le propos du jour. 

 Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d'autres trop cher en raison des cotisations qu'ils paient. L'efficacité de la formation comme des services de l'emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Ici, le président nous amène à nous interroger dans le cadre d'un débat, c'est une bonne initiative, mais il faut comprendre la tournure qu'il prend pour essayer de voir vers où il souhaite nous emmener. Concernant la fiscalité, une seule vraie question finalement : quels impôts baisser ? Il sait pertinemment qu'il existe un nombre monstrueux de taxes et impôts en France dont les Français ne connaissent ni l'utilité, ni la nature, et même souvent l'existence ! On s'intéresse principalement aux impôts que l'on paye. Le président espère ainsi freiner un maximum d'ardeur et il enchaîne rapidement sur le principe de service public.

 Les propos ont un sens, les Français sont attachés à juste titre aux services publics et le président nous rappelle que si nous insistons à vouloir payer moins d'impôts alors notre qualité de vie en pâtira. Ruse et malhonnêteté le président insiste sur le coup de la rémunération des chômeurs et des plus faibles, une attaque directe contre ce que le commun appelle les assistés, souvent par ignorance, de quoi biaiser le débat. D'une, nous ne pouvons baisser l'imposition qu'en sacrifiant un certain nombre de prises en charge et nos problèmes sont la responsabilité des misérables...

 À ce moment je bouillonne... Le président devrait se demander comment faire pour que cette misère s'estompe et là seulement, il sera possible de faire des économies publiques, mais ce n'est pas le but de notre président. Son programme est l'internationalisation et donc la destruction du principe de service public. En fait, s'il était un président travaillant pour son peuple, la France chevillé aux corps, alors la question serait de mettre en place et tout simplement une vraie justice fiscale, à savoir empêcher par l'impôt qu'un homme seul puisse cumuler plusieurs milliards sur un seul et unique compte en banque. De se battre pour que les multinationales cessent d'influencer les politiques pour toujours plus de profits afin d'engraisser une poignée d'actionnaires qui ne sont là que pour financer leurs trains de vie indécents dans un monde où la misère fait rage, où des enfants crèvent de faim et sont littéralement réduits à l'esclavage. L'idée serait également de mettre un terme au racket bancaire afin que l'impôt sur le revenu dans son intégralité ne serve qu'à payer des intérêts à des banques d'affaires privées aux comportements de mafieux.

 Plutôt que de baisser l'impôt, donner les moyens de s'en acquitter.

 

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l'Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

 Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

 Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

 Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

 Je n'ai pas grand-chose à redire sur ce deuxième thème si ce n'est que le président met l'accent sur la décentralisation de l'organisation tandis que l'une de ses mesures phares est la suppression de la taxe d'habitation. Décentraliser le pouvoir en recentralisant l'impôt ?

 La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air. Aujourd'hui personne ne conteste l'impérieuse nécessité d'agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

 Personnellement, je préfère le terme de dérèglement climatique. L'intention reste bonne, reste à savoir comment le président compte s'y prendre...

 Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

 Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

 Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

 Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

 Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

 La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

 Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ?

 Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

 Bien sûr, la question de l'écologie est une priorité pour assurer un avenir à nos enfants. Sans une terre propre difficile de concevoir un avenir serein. Seulement la transition écologique, grand thème de la campagne du candidat Macron, s'est traduit uniquement par des hausses de taxes et notamment celle déjà trop lourde sur le carburant à l'origine même des hostilités entre jaunards et élites déconnectées. La question passe selon moi par deux axes, primo et sans contestation possible : le pouvoir d'achat. Redonner du pouvoir d'achat (et donc notamment pourquoi pas entre autres :« baisser »les taxes) ce qui permettrait aux Français de revoir véhicule, isolation, et même mode de consommation, car si les Français vont vers des véhicules plus polluants ou des denrées de piètre qualité favorisant l'agroalimentaire le plus dégueulasse et dévastateur qui soit (utilisation d'huile de palme à outrance ou d'éléments potentiellement dangereux pour la santé), c'est tout simplement parce que c'est là le moins cher et donc le plus accessible. CQFD

 Secundo, et puisque le président a la gentillesse de nous le rappeler, il faut aussi prendre en compte le caractère mondial du phénomène et le cœur de toute cette machination politique : le commerce. Les imports-exports sont aussi synonymes de transports coûteux et redoutablement polluant. Il faut aligner un sacré paquet de véhicules diesel pour polluer autant qu’un porte-conteneurs. Je pense que la reprise en main de la production par chaque pays de tout ce qu'elle est en mesure de faire est essentielle. Il n'est pas normal d'importer de la viande d'Argentine pour un pays comme la France et ce n'est qu'un exemple parmi des millions d'autres ! Bien sûr, il y a le problème de l'énergie qui nous ramène au nucléaire, mais si l'honnêteté intellectuelle de ces dirigeants les poussait à faire des recherches sincères sur le sujet plutôt que de tout brider, histoire de claquer encore quelques billets grâce au pétrole, il y a longtemps que nous roulerions avec des énergies propres. Aujourd'hui le marché international est un monde de criminels (lobbys pétroliers, pharmaceutiques...) et c'est à cela qu'il faut mettre un terme. Quand on voit qu'Engie, c'est chez nous, fait tourner de gigantesques centrales à charbon comme en Australie, nous avons une idée de ce qui se passe vraiment. La transition écologique passe inévitablement par une nouvelle politique des plus grandes entreprises et un commerce plus intelligent, plus juste et surtout bien plus local. La France doit se réindustrialiser au plus vite et repenser entièrement son modèle agricole sans avoir à se soucier des directives Européennes et je ne suis pas convaincu que ce soient là les intentions du président. 

 Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu'il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c'est contribuer à décider de l'avenir du pays par l'élection de représentants à l'échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l'issue des élections.

 Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

 Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

 Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

 Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

 En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d'écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

 Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

 Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

 Ici, surprise ! le président semble avoir enfin écouté les doléances, les questions sont justes et bien posées. Toutefois, il n'évoque en rien l'idée d'un changement de constitution, et surtout, le président en place est un européiste et un internationaliste convaincu. Or quel véritable pouvoir démocratique pourrait exister sachant que la France est rattachée au droit international et surtout à la gouvernance de l'Union Européenne ? Le référendum sur la constitution Européenne de 2005, remplacé manu militari par le traité de Lisbonne nous donne une belle indication de ce que ces gens pensent de notre avis. L'Union Européenne prévoit des amendements afin de créer un embryon d'État Européen, mais seulement avec les pays concernés de sorte que le projet ne puisse être freiné par les peuples qui oseraient dire non. Une belle idée de la démocratie. Le président est favorable à la création d'une armée et d'une police Européenne, sachant que l'Union Européenne pour l'heure n'est pas véritablement un État (je le rappelle nous avons voté non), il s'agirait donc en fait d'une milice. Sera-t-on concerté ?

 Attention, ce thème sera pour moi la question essentielle de ce grand débat, tant que le peuple ne sera pas un véritable contre-pouvoir efficace, les élites continueront de bosser pour leurs intérêts et nous continuerons d'avancer vers un marché mondial à la merci de criminels.

 La citoyenneté, c'est aussi le fait de vivre ensemble.

 Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c'est le devoir de l'asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur : c'est comme cela qu'elle s'est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd'hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l'immigration et aux défaillances de notre système d'intégration.

 Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

 La question de la laïcité est toujours en France sujet d'importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu'elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

 Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

 Ce dernier point évoqué par le président Macron est un point essentiel surtout après la signature du fameux traité de Marrakech, mais c'est aussi bien sûr un sujet à controverse et synonyme de tensions palpables. Il n'y aura pas de solution miracle sur ce sujet, encore une fois sans le commerce sauvage et la destruction de certains pays, notamment la Libye par les envahisseurs Occidentaux, ce marché aux esclaves et cette traite humaine ne seraient pas ce qu'ils sont aujourd'hui. En livrant ces peuples à des groupuscules extrémistes et à la misère de la guerre les Occidentaux, et notamment la France ont favorisé cette migration de masse et je ne suis pas loin de me demander si l'intérêt de tout ce chamboulement ne serait pas « d'importer » une main-d'œuvre moins habituée aux privilèges qui nous sont acquis, une main-d’œuvre plus docile et potentiellement moins chère. Je pense qu'il n'y a que deux options : durcir les conditions d'entrée ou réparer nos conneries et traquer ceux qui organisent cette migration de masse.

 Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l'avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n'importe quel sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

 Ce débat est une initiative inédite dont j'ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n'est ni une élection, ni un référendum. C'est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d'âge ni de condition sociale. C'est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

 C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions.

 Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

 Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d'entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l'avenir de notre pays.

 En confiance,

 Emmanuel Macron

 

Ce n'est ni une élection, ni un référendum. Le président garde la main, nous proposons, mais c'est lui qui décide. Dans le principe, ce débat est une bonne initiative pour nous, car comme le mouvement des gilets jaunes, il peut permettre de retisser du lien entre les gens et leurs élus et permettre à certains de se réintéresser à la politique pour tous. D'un autre côté, ne nous leurrons pas, le président à une direction, un cap et c'est l'Europe avant le monde et tout sera fait pour orienter le débat dans cette direction et continuer légitimement de permettre à des banques d'affaires de nous ponctionner quelque 80 milliards par an et qui iront dans les poches d’on ne sait qui. Avec cette lettre, le président trace déjà les lignes qui conditionneront les citoyens à penser printemps. Le débat se terminant le 15 mars et le président rendant ses conclusions un mois plus tard, rendez-vous le 15 avril pour le verdict !

 Néanmoins, je tiens à conclure avec l’extrait d'un article intitulé : les candidats t'en pense quoi ? Publié sur mon blog avant les élections et dans lequel je décortiquais candidats et programmes afin de donner mon avis sur qui aurait dû être notre prochain président. J'y évoquais bien sûr Emmanuel Macron et c'est la partie le concernant que je vous invite à relire. Je pense que si chaque Français avait fait un minimum de travail de recherche, Emmanuel Macron ne serait pas président à l'heure qu'il est. Foutu pour foutu, débattons et essayons d'en sortir.

 Et Emmanuel Macron t’en pense quoi toi ?

 Je ne commence pas par le plus facile parce qu’il y a beaucoup à dire sur l’artiste. Pour moi, je vais être clair c’est le pire de tous ! Si lui il passe, on est mal. Faisons un peu la bio du fils spirituel de Jacques Attali et estampillé Rothschild and Co. Le bougre est un énarque il va de soi, mais beaucoup de choses dans son parcours me laissent penser que ce type a été repéré très tôt et pour commencer il faut savoir qu’il a fait ses gammes en tant qu’inspecteur des finances. On rentre d’entrée dans le vif du sujet parce que l’inspection générale des finances ce n’est pas n’importe quelle institution, Valéry Giscard d’Estaing en son temps a occupé ce poste et il n’y a pas de meilleur panorama pour visualiser l’ensemble des mécanismes de l’économie nationale.

 C’est Jean-Pierre Jouyet en personne, l’une des personnalités de l’ombre les plus influentes de ce pays, qui le prend sous son aile. Autant dire qu’il est mis d’entrée sur un tremplin mais il y a mieux encore puisqu’il sera nommé rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance Française appelée communément commission Attali. Ce même Jacques Attali, fossoyeur d’égalité par excellence, va se rapprocher de ce jeune premier aux dents très longues et le carnet d’adresses de Macron va alors s’enrichir de tout un tas de noms d’industriels et de requins de la finance qui vont rapidement s’avérer très efficaces. Il sera fait membre de cette commission autant dire : adopté.

 La suite on la connaît, après certaines désillusions il rachète ses années de service dues à l’État pour devenir banquier d’affaires chez Rothschild ça ne s’invente pas. Là, le petit va apprendre toutes les subtilités du système et s’il a bien un talent, c’est pour se faire accepter par les pontes de la finance. Il va surtout apprendre la magouille comme dans cette fameuse affaire du rachat du journal le monde lorsqu’il a proposé bénévolement ses conseils à la société des rédacteurs du monde alors qu’il était secrètement de mèche avec Alain Minc pour pousser une offre jugée pourtant dangereuse. Il se fera gauler comme un bleu, preuve est faite de sa malhonnêteté.

 Qu’à cela ne tienne il sera promu en 2010 : associé-gérant de la banque Rothschild et par le biais de ses anciens contacts il sera gérant lors d’une énorme affaire concernant le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer ce qui va lui permettre de rentrer dans le club très fermé des millionnaires mais pas seulement. Lorsque l’on parle de multinationales comme celle-ci, nous sommes au sommet de la pyramide. Macron a touché les étoiles et je peux affirmer qu’un tel parcours ne peut pas être seulement dû au seul talent, ni même à l’intelligence. Il faut adhérer à une « conception » de ce que doit être le monde des marchés et être prêt à faire les sacrifices nécessaires pour parvenir à ce but. Il s’agit d’Empires financiers, ceux-là même qui ruinent les populations et toute la planète, il faut faire allégeance pour gravir les échelons et à la vitesse où est monté Macron il doit avoir de la corne sous les genoux.

 La suite pourrait être un scénario de l’ancienne série télévisée de légende : la 4ème dimension. François Hollande a réussi à retarder l’arrivée de Super-Banquier au gouvernement durant un temps parce qu’il savait très bien à quoi s’attendre mais nous savons tous que Hollande s’est couché devant la finance et résultat des courses, celui qui n’avait même pas réussi à obtenir une circonscription P.S. pour les législatives se retrouve propulsé : secrétaire adjoint de l’Élysée. Il faut noter qu’il a soutenu Hollande avant même que Strauss-Kahn soit hors-jeu… À ce poste il sera l’un des grands artisans du pacte de solidarité, rappelez-vous quand François Hollande a fait plein de cadeaux aux amis de Pierre Gattaz qui nous promettaient un million d’emplois en portant leurs petits badges à la con. C’est Macron ! Et c’est directement issu du rapport de la commission Attali. À vous de juger…mais il y a pire !

 _ Non ?

_ Si ! Tiens-toi bien :

 Le 29 mai 2014 il participe à la réunion du Bilderberg et le 26 aout de la même année le voici : ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique rien que ça ! Autant dire qu’il a le portefeuille et qu’il ne va pas se priver de faire adopter avec la complicité de Valls qui est du même acabit toutes les prérogatives exigées par les pontes de la finance. Lorsque l’on parle de loi Macron (enfoncée à coups de 49/3) nous pensons autocars ! Moi je pense dérégulation du travail, aliénation des professions réglementées, travail le dimanche, la servitude aux dépens des familles et encore ce n’était que la première étape. Parce qu’après il y a eu conflit d’intérêts entre deux vendus à la finance Valls et Macron, sur fond de présidentielle, l’ancien Premier Ministre va tout faire pour couper l’herbe sous le pied de son jeune rival en commençant par bloquer la loi Macron II pour la remplacer par la loi El Khomri. Toutefois Macron obtiendra que soit inscrit la réécriture de la loi sur le licenciement économique ainsi que le plafonnement des indemnités prud’homales, de vraies mesures de gauche ! Aller encore un petit coup de 49/3 çà passe.

 Et puis, Macron démissionne et se met en marche ! Sous couvert d’activités « offshore » il prépare déjà sa campagne et dès l’annonce de sa candidature les députés qui le soutiennent affluent (il faut regarder les noms dans le détail c’est drôle), le financement ne manque pas mais surtout et c’est ça le pire, la presse adoube Emmanuel le sauveur. Sa tête est partout ! Magazine, télé, sondage truqué du Macron en veux-tu en voilà à toutes les sauces, c’est du matraquage publicitaire !

 Bon, je ne vais pas passer ma vie sur Macron mais faisons tout de même un tour par son programme, selon le Monde qui titre :

 Emmanuel Macron, seul candidat à la présidentielle ouvertement favorable au CETA. Il aurait déclaré :

 _« Tout en jugeant pertinentes les questions posées par le Parlement wallon lors de son veto, en octobre 2016, le traité devrait être exclusivement ratifié au niveau européen et non devant les vingt-sept parlements nationaux. La politique communautaire commerciale, c’est la souveraineté de l’Europe », a-t-il expliqué.

 Nous voyons ici ce qu’il pense de la démocratie et de la souveraineté de la France et il est clair que quel que soit son programme il fera ce que ses « mécènes » lui diront de faire.

 Voici néanmoins quelques points intéressants et d’autres moins bons que l’on peut lire dans son programme en libre téléchargement sur internet et dont je laisse le lien tout en bas et dans certaines déclarations de presse :

 _« Les principes fondamentaux (durée légale du temps de travail, égalité professionnelle, salaire minimum...) resteront dans la loi. Mais, par exemple, les horaires effectifs ou l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain. Ils seront définis par accord majoritaire ou par référendum d’entreprise sur la base d’un accord. »

 Rien que pour cela il faut lui faire barrage, c’est la loi el Khomri en pire ! En gros les entreprises pourront déféquer sur le code du travail dans la mesure où leurs employés ne s’y opposeraient pas et vu le taux de chômage, je pense que c’est gagné d’avance. Vive le capitalisme. 

_ « Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne européenne. Nous transformerons le CICE en allègements de charges pérennes, et l’ISF en « Impôt sur la Fortune immobilière » sans accroître la fiscalité actuelle sur l’immobilier et les droits de succession, et sans taxer ce qui finance les entreprises et l’emploi. Nous créerons un prélèvement unique sur les revenus du capital de l’ordre de 30%. »

 Encore des cadeaux mais en échange de quoi cette fois ? Encore des broches en canette de bière ?

 _ « Nous créerons un bonus-malus sur l’assurance-chômage. Les employeurs qui entretiennent la précarité en recourant exagérément aux contrats courts paieront plus de charges, ceux qui créent des emplois stables en paieront moins. »

 Dans le principe c’est bien mais dans le même temps il faut libérer le travail alors on fait comment ? On favorise l’emploi stable et on facilite les licenciements !

 _« Les administrations chargées d’autoriser des activités (l’ouverture d’un hôtel, ou l’obtention d’une licence de chauffeur privé, …) devront mettre à disposition leurs données. Face aux géants étrangers, des nouvelles start-ups pourront ainsi s’adresser par exemple à tous les hôteliers pour leur offrir de nouveaux services. »

 Cela s’appelle l’Ubérisation de la société et ce n’est ni plus ni moins que l’ouverture sauvage de marché habituellement sous contrôle de l’État au secteur privé grâce à des « start-up » qui ne tarderont pas à devenir de nouvelles multinationales puissantes et lucratives. De la finance quoi mais au détriment de l’État, de nos droits.

 _ « Nous devrons limiter à un an la durée autorisée de séjour d’un travailleur détaché dans notre pays et redéfinir au niveau européen les règles du détachement pour mettre fin à toutes les formes de concurrence sociales déloyale. »

 Le mot est lâché, nous sommes des concurrents sociaux…ah bon moi je croyais nous étions des peuples !

 _ « Pour pouvoir investir beaucoup plus qu’aujourd’hui, nous voulons un budget de la zone euro voté par un Parlement de la zone euro et exécuté par un ministre de l’Économie et des Finances de la zone euro. »

 En français, on veut gérer la monnaie et toi tais-toi.

 _ « Nous proposerons des conventions citoyennes dans toute l’Europe dès la fin de l’année 2017 pour redonner un sens au projet européen. Ces conventions aboutiront à un projet qui sera ensuite adopté par tous les pays qui le souhaitent. Aucun État membre n’aura le pouvoir de bloquer cette nouvelle étape. »

 Des conventions citoyennes, mais on sera invité nous ou… ? Aucun État membre n’aura son mot à dire mais nous si ? Cette nouvelle Europe voulue par Macron c’est une Europe des marchés, point barre.

 _ « Nous construirons une Europe qui nous protège. Nous proposerons avec l’Allemagne une Europe de la défense associant les pays volontaires, en créant un Fonds européen de défense qui financera des équipements militaires communs (comme les drones européens) et un quartier Général Européen permanent. »

 Une armée sans État ? J’ai besoin d’en dire plus ? Elle aurait le droit d’intervenir sur notre territoire cette armée ?

 _ « Il appelle de ses vœux un rétablissement de la police de proximité et considère que sur la gestion de certains grands risques il faut déléguer aux associations, voire au secteur privé. »

 Ça, ça sent mauvais aussi parce que dans le principe une police privée c’est une milice. Je suis désolé mais la protection du citoyen c’est l’affaire de l’État et non du secteur privé qui doit se contenter de protection privée, c’est le cas de le dire. Il ne faut pas jouer avec l’ordre car c’est le pilier principal avec la justice de notre civilisation.

 _ « Bon alors il n’y a rien de bon dans ce programme ? »

 _ « Si, mais bon. »

 _ « Je propose de « prendre en charge à 100 % l’optique, l’audition et le dentaire. »

 C’est bien, ça va faire plaisir aux sans dents mais j’attends de voir !

 _ « Nous augmenterons le minimum vieillesse de 100 euros par mois. »

 Chouette.

 _ « Nous proposerons une grande loi de moralisation de la vie publique. Elle comprendra : L’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêts. Toutes leurs indemnités seront soumises à l’impôt. L’interdiction de toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille. L’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs. L’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection. La suppression du régime spécial des retraites des parlementaires. Ils seront rattachés au régime général. La présentation, par le président de la République, de son bilan national et européen une fois par an devant le Congrès. »

 Et pourquoi ce n’est pas déjà fait ? Et pourquoi j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part ?

 _ « Concernant la taxe d’habitation : c’est un impôt injuste : on paye souvent beaucoup plus quand on vit dans une commune populaire que dans une commune riche. Dès 2020, 4 Français sur 5 ne paieront plus la taxe d’habitation, et l’État remboursera entièrement auprès des communes leur manque à gagner, à l’euro près, en préservant leur autonomie fiscale. »

 Je veux bien évidemment, mais comment se priver d’une telle manne financière ?

 Bref, nous pourrions faire cent pages mais allez voir un peu la liste de ses soutiens et vous saurez à qui vous avez affaire.

 Je ne voterais en aucun cas pour Emmanuel Macron.

 

*Ci-dessous la philosophie de l’ordre nouveau dont s’inspire directement la revue « Esprit » dont Emmanuel Macron est membre du comité de rédaction :

 « Contre le désordre capitaliste et l’oppression communiste, contre le nationalisme homicide et l'internationalisme impuissant, contre le parlementarisme et le fascisme, l'Ordre nouveau met les institutions au service de la personnalité et subordonne l’État à l’homme. »

 « Ces perspectives vont se traduire, en s’inspirant notamment de KierkegaardProudhon, NietzschePéguy, par une orientation personnaliste sur le plan philosophique et une orientation fédéraliste sur le plan social et politique. »

https://www.youtube.com/watch?v=VnBwe9XVpEw


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9 réactions à cet article    


  • Croa Croa 21 janvier 12:41

    T’as bien du courage de t’être attaché à lire ce charabia qui n’est que mensonges, bonnes intentions apparentes et autres illusions vu que de toute façon c’est lui qui décide et que ce sera comme avant. Par ailleurs il continue de ne pas tout dire et signe un traité scélérat à Aix-La-Chapelle ces jours-ci avant de s’attaquer aux retraites des français pour les remplacer par un système à point, c’est à dire une nouvelle arnaque.

     smiley MAIS QU’ IL SE BARRE !  smiley C’est tout ce qu’on lui demandesmiley


    • Durand Durand 21 janvier 13:34

      .

      Le seul message clair que l’on peut envoyer à toute la classe politique depuis la rue, c’est en cassant tout... Le pouvoir sera alors contraint d’en appeler à l’armée et là et seulement là, tout s’arrêtera,... et on commencera à discuter sérieusement !

      Mais il y a mieux à faire...

      Les Mariannes flashballisées qui défilaient et les portraits des grands blessés qui ont été brandis veulent dire que le peuple à déjà donné ses martyrs,... Qu’il faut que ça s’arrête !

      C’est donc devant les casernes qu’il faut aller réclamer justice et protection... Et tout s’arrêtera.

      .


      • JulietFox 21 janvier 15:51

        @Durand
        De Villiers au secours ?


      • Durand Durand 21 janvier 16:18

        @JulietFox

        .

        En manifestant devant les casernes, les GJ s’adresseraient aux militaires du rang, pas à l’encadrement.

        L’armée française est la seule force existante qui puisse s’interposer entre le peuple et le pouvoir... Et je peux vous assurer que nombre de militaires auraient vite fait leur choix, tellement ils en ont lourd sur la patate eux aussi...

        .

        De Villiers ? Ah, sûrement pas ! C’est Une des meilleures recrues du Système... Un de ceux qui se croient les plus intelligents parce qu’ils ont été premiers de la classe...

        https://m.youtube.com/watch?v=1b5BdiYQHhM

        .


      • lloreen 21 janvier 21:43

        "Plutôt que de baisser l’impôt, donner les moyens de s’en acquitter.

        « 

        Le summum du (mauvais) »génie« Macron:Encore plus de dettes et encore plus d’impôts, autrement dit »la croissance" (de la dette...).

        La boucle est bouclée.Ses commanditaires Rothschild et consorts ont dû en soupirer d’aise.


        • lloreen 21 janvier 21:57

          Je suppose qu’à la fin de ce « grand débat » entre copains et coquins, le beau-fils de monsieur Macron, monsieur Sébastien Auzière , vice-président du groupe de sondages Kantar pondra un sondage donnant 66,06% de français favorables à ce « débat » et forts des scores mirobolants de leurs sondages démocrassiques, décideront que monsieur Macron est le seul Dieu digne de régner sur leur beau pays.

          https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/macron-populaire-merci-mes-chers-200985

          https://www.linkedin.com/authwall?trk=gf&trkInfo=AQGn9eIrXllaWwAAAWhyM37gI0wBIPEbuHOE_5mf8rzf84s9Cos8dAOv1OiqbmAyjA2vAq s28vnNJ392vPtT5vo3HiV9ahHS9CzPCg18PQnskEgmbFAZ0ytez4mIy6wupH16nTY=&originalReferer=&sessionRedirect=https%3A%2F%2Ffr.linkedin.com%2Fin%2Fs%25C3%25A9bastien-auzi%25C3%25A8re-6a239772


          • zygzornifle zygzornifle 22 janvier 09:28

            Faute de ruisseler d’argent il ruisselle de mots .....


            • Croa Croa 22 janvier 14:42

              À zygzornifle,
              Ça ne mange pas de pain.


            • L'Astronome L’Astronome 22 janvier 20:06

               

              « Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes »

               

              Pourquoi chères Françaises, chers Français, et puis mes chers compatriotes ? D’autre part, cela voudrait-il dire que les Français ne sont pas ses compatrotes ?

               

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