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Accueil du site > Tribune Libre > Le prix Nobel de la guerre...

Le prix Nobel de la guerre...

 
Lorsque j’ai écrit : « Je hais l’Amérique ! » on m’a parfois agoni de propos acerbes. Beaucoup avait vu une forme d’anti-américanisme primaire dans ma façon de percevoir l’élection d’Obama. Certes, la dialectique pouvait paraître abrupte pour ceux qui voyaient dans le nouveau président des Etats-Unis une sorte de sauveur de l’humanité. Effectivement, il s’agissait bien d’un sauveur, mais ce fut d’abord celui des banques. Rien que pour cette raison cela confortait déjà le scepticisme qui mena ma plume lors de l’article incriminé.

 Pourtant, parmi ceux qui ne sont pas de farouches partisans des USA, il y eut Castro qui sans faire des éloges grandiloquents salua avec un peu moins de déplaisir qu’à l’habitude l’élection d’Obama. Fidel, voyait surtout en lui l’homme de couleur qui éclaboussait un monde de blanc ayant asservi certain de ces ancêtres. Fidel fut sans doute aussi trompé par le maniement subtil de la communication que cet homme a porté au pinacle. Car en effet, on aurait pu croire à entendre ce nouveau président qu’il voyait d’un œil différent les problèmes de Cuba et ceux de l’ensemble de l’Amérique Latine. Moins d’hégémonie brutale, plus de discours consensuels semblaient porter un nouvel espoir… Ce ne fut qu’un temps, Fidel reconnait maintenant que sous une apparence conciliatrice l’impérialisme US est de plus en plus présent.

 On n’insistera pas sur le refus de livrer pour raison de blocus les équipements hospitaliers dont Cuba a besoin, ce n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres, mais on parlera de la mise en place dans toute l’Amérique du sud de bases militaires ; d’une restructuration de la 4éme flotte sous le fallacieux et non épuisé prétexte de combattre le terrorisme, de l’aide sous-jacente aux dictatures de droite déjà existantes ; sans oublier la constante présence de la CIA aux côtés des droites capitalistes qui sont en train de fomenter des coups d’état un peu partout en Amérique du Sud. Un tour de vis a donc été donné pour imposer l’empire US, et contrairement à ce que l’on aurait pu penser en croyant que c’était fini de l’attitude « va-t-en-guerre » et fanfaronne de Bush, sans en avoir l’air… c’est pire !

 C’est encore plus mesquin que cela puisque le pauvre Zelaya ayant été chassé manu militari par une armée fascisante de son pays le Honduras, dont on sait qu’elle a reçu une aide stratégique de la CIA, a eu droit à beaucoup de condescendance d’un Obama qui, pendant ce temps là, installait de nouvelles bases militaire US en Colombie. Comme on le voit, même si il parle de retirer totalement les troupes d’Irak il ne cesse d’en éparpiller d’autres ailleurs. De toute façon une seule chose compte : l’hégémonie US au service du capitalisme qui a besoin de guerres pour faire tourner les usines d’armements qui rapportent ainsi d’énormes intérêts aux actionnaires.

 Certains me diront, oui mais, il a fait un truc super en mettant en route le processus de couverture maladie universelle. Certes, l’idée est louable mais pas encore acceptée totalement ; toutefois, on remarquera, sans mauvais état d’esprit, qu’elle n’est destinée qu’au étasuniens, car en fait il n’y a que cela qui compte pour le président de ce pays. De toute façon, même les Républicains seront pratiquement obligés d’y passer car il y a urgence tant les Etats-Unis sont délabrés, et la pauvreté de plus en plus importante pourrait amener de sérieux troubles si un léger baume ne venait atténuer les souffrances. On notera aussi que c’est l’état qui va prendre en charge quelques millions de déshérités, pour le reste les assurances privées gardent la part belle avec seulement une contrainte sur le fait qu’il ne doit plus y avoir de discrimination sociale à la qualité des soins ; on est loin de la « sécu » française qui reste, quoi qu’en disent les promoteurs du privé, le meilleur système au monde. De toute façon, Obama, même si c’était une de ses promesses électorales, se trouve acculé devant la complète décrépitude de son pays, c’est donc pourquoi, « Monsieur » a décidé aussi d’activer les guerres pour relancer l’économie, pour maintenir l’hégémonie US dans le monde, afin de protéger ses approvisionnements en matières premières à l’instar du pétrole.

 Il n’en fallait pas tant, continuant sur sa lancée il a envoyé 30 000 hommes de plus en Afghanistan !

 Et une fois de plus on nous a ressorti le fallacieux, le mensonger, le dérisoire prétexte Taliban. Car en réalité, si c’était pour cette raison, c’est au Pakistan pour plus d’efficacité qu’il fallait aller les chercher ! Et bien non, l’Afghanistan est préférable étant une position stratégique militairement parlant, proche de la Russie, pas très loin de la Chine, et a portée de missiles pour fendre le turban du futur adversaire iranien nucléarisé. Mais n’oublions pas aussi l’aspect économique, le territoire afghan étant un lieu de passage des différents pipe-lines et gazoducs, d’où l’intérêt de contrôler ce territoire.

 Alors, pour le remercier de tous ces efforts, on lui a décerné le prix Nobel de la « paix » !

 Prix qu’il a accueilli en bredouillant selon sa parfaite maitrise de la communication, mais cela ressemblait plutôt à de la morgue et surtout à une insulte à la face des peuples !

 

Je honnis ces Etats-Unis d’Amérique là !

 

On vous met dans la main une lame pointue,

 Vous ne connaissez pas celui que vous tuerez,

 Est-ce vous qui tuerez ? Est-ce vous qui mourrez ?

 Vous l’ignorez. Demain la mort ouvrant son aile,

 Vous entrerez dans l’ombre, pêle-mêle,

 Sans que vous puissiez dire au sépulcre pourquoi.

 Oui, du moment que c’est décrété par un roi,

 Par un czar, un porteur quelconque de couronne,

 Sans rien comprendre au bruit menteur qui l’environne,

 A tâtons, sans savoir si l’on est un bandit,

 On écoute plus rien ; battez tambours, c’est dit ;

 Vite, il faut qu’on se heurte, il faut qu’on se rencontre,

 Qu’un aveugle soit pour parce qu’un sourd est contre !

 Vous mourrez pour vos rois. Eux, ils ne sont pas là.

 Et vous avez quittez vos femmes pour cela ?

 

                          Victor Hugo (Le Pape)

 

 Bonne année aux Femmes et Hommes de Paix, les vrais !

 

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com


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15 réactions à cet article    


  • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 26 décembre 2009 12:07

    Écoutez, c’est le chef d’une grande puissance. En l’occurrence de la plus grande puissance. Et quand on est le chef d’une grande puissance, le boulot consiste à protéger les intérêts de la dite grande puissance, parce qu’on vit dans un monde hostile où les faibles se sont toujours fait, se font encore, et se feront toujours écraser.

    Évidemment, c’est un sale boulot, évidemment, c’est un boulot qui est effectué avec plus ou moins de talent et de compétence par ceux à qui il est échu, mais on ne peut pas reprocher aux États-Unis de défendre leurs intérêts, et on serait mieux inspirés de demander des comptes aux traîtres qui nous gouvernent, et qui ne défendent absolument pas les nôtres.

    Je ne parlerais pas des reproches que vous lui faites sur la politique intérieure, parce que votre partialité, votre mauvaise foi et votre ignorance sont telles que j’en ai un peu honte pour vous.

    Typhon


    • ll999 26 décembre 2009 22:16

      Une fois qu’on a dressé ce constat que faisons nous ?pendant ce temps le monde avançe inéluctablement vers le gouffre,le capitalisme triomphe,les politiques dans leur grande majorité perpétue le système par le vote de loi inique,en france le bouclier fiscale,aux états unis au nom de la liberté d’expression on assiste à une concentration sans précédent des médias entre les mains de quelques capitaine d’industrie qui nous convertissent à coup de manipulation de désinformation à la doxa libéraliste,meme le parti socialiste ne reve plus du grand soir mais accomonde le libéralisme pour sois disant le rendre plus hulmain.
      Le profit crédo du libéralisme n’a que faire des sentiments,la création infini de richesse au bénéfice de quelques uns suppose une exploitation sans limite de la nature et corrélativement l’appauvrissement du plus grand nombre.
      Seule l’action citoyenne nous permettra de changer la donne,prenons notre destin en main au sein des associations ,des ong,des cellules citoyennes au niveau des quartier,des villes ,des régions.


    • judel.66 26 décembre 2009 15:29

      l’entourage d"obama est le meme que celui des busch......pourquoi la politique extérieure US changerait elle...obama n’est là que pour justifier l’impérialisme des USA...


      • Alpo47 Alpo47 26 décembre 2009 15:33

        Nouvelle belle analyse sur le « phénomène Obama »...
        Cet homme est un désastre pour les USA, donc pour le monde. Prestance, sourire carnassier, charisme, élocution... tout pour succéder au désastreux « W » et redorer l’image des USA, tout en poursuivant, sinon amplifiant sa politique...
        Elu en grande partie grace à l ’apport des 750 millions de dollars, largement apportés par Wall Street, dont Goldmann Sachs, celui fait « fait son job » : Il renvoie l’ascenseur à ses employeurs. On connait la suite.
        Pour l’histoire, il restera l’homme qui a sauvé les prédateurs des banques en surendettant le pays pour des décennies...
        Egalement, celui qui a eu le prix nobel de la paix en renforçant ses troupes à la guerre et multipliant les bases militaires hostile en Amérique du Sud, Asie ...

        En fait, celui qui a tout promis et ... rien tenu.


        • intactsaphir 26 décembre 2009 18:48

          ...750 milliards de $.....peut-être ?


        • Mengneau Michel Mengneau Michel 26 décembre 2009 16:40

          Il n’y a aucun anachronisme puisque Castro, malgré sa retraite, continue à écrire, et en particulier en citant Obama. D’ailleurs, c’est surtout dans son dernier billet qu’il reconnait que l’emprise de l’empire US se fait au jour le jour plus forte. Il faut lire autre chose, sortir du principe du consentement qui formate les esprits !


        • Mengneau Michel Mengneau Michel 26 décembre 2009 17:05

          Réflexions de Fidel Castro
          mercredi 16 décembre 2009 (15h52)

          Je vous livre ici la dernière réfléxiions de notre compagnon Fidel

          Message au président de la République Bolivarienne du Venezuela Écrit par Redacción AHORA / redaccion@ahora.cu / Mardi, 15 Décembre 2009 13:42

          Cher Hugo : Ce jour-ci marque le quinzième anniversaire de notre rencontre au Grand Amphi de l’Université de La Havane, le 14 décembre 1994. La veille, je t’avais attendu au pied de l’avion qui t’avait amené à Cuba.

          J’avais suivi ton soulèvement armé contre le gouvernement vénézuélien vendu aux Yankees. Des nouvelles au sujet de tes idées nous étaient parvenues à Cuba alors que tu étais en prison et que, comme nous, tu t’attachais à enrichir la pensée révolutionnaire qui t’avait conduit à lancer le soulèvement du 4 février 1992.

          Dans le Grand Amphi, tu avais, d’une manière spontanée et transparente, avancé les idées bolivariennes que tu portais en toi et qui t’avaient conduit, dans les conditions spécifiques de ton pays et de notre époque, à te battre pour l’indépendance du Venezuela contre la tyrannie de l’Empire. Malgré les efforts de Bolívar et des autres colosses qui, remplis de rêves, avaient lutté contre le joug colonial espagnol, l’indépendance du Venezuela n’était guère que des dehors ridicules.

          Aucune minute de l’Histoire n’est égale à l’autre ; aucune idée ni aucun événement humain ne peut être jugé hors de son époque. Toi et moi, nous sommes partis de concepts qui ont évolué au fil des millénaires, mais qui sont très en rapport avec l’histoire lointaine ou récente où la division de la société en maîtres et esclaves, en exploiteurs et exploités, en oppresseurs et opprimés, fut toujours antipathique et odieuse. Et elle constitue de nos jours la pire honte et la principale cause de malheurs et de souffrances des êtres humains.

          Alors que la productivité du travail, aiguillonnée aujourd’hui par la technologie et la science, s’est multipliée des dizaines de fois et dans certains domaines des centaines, voire des milliers de fois, des clivages si injustes auraient dû disparaître.

          Toi et moi, et avec nous des millions de Vénézuéliens et de Cubains, partageons ces idées.

          Tu es parti des principes chrétiens qu’on t’a inculqués et d’un caractère rebelle ; moi, des idées de Marx et d’un caractère tout aussi rebelle.

          Il est des principes moraux universellement admis qui sont valides pour un chrétien autant que pour un marxiste.

          À partir de là, les idées révolutionnaires ne cessent de s’enrichir de par l’étude et l’expérience.

          Il faut dire que notre amitié sincère et révolutionnaire est née alors que tu n’étais pas encore président du Venezuela. Je ne t’ai jamais rien demandé. Quand le mouvement bolivarien a remporté les élections de 1999, le pétrole valait moins de dix dollars le baril. Je m’en souviens bien parce que tu m’as invité à la passation de pouvoir.

          Ton appui à Cuba a été spontané, tout comme l’a été notre coopération avec le peuple vénézuélien frère.

          En pleine Période spéciale, quand l’URSS s’est effondrée, l’Empire a durci son brutal blocus contre notre peuple. À un moment donné, les cours du combustible sont partis à la hausse, et nos approvisionnements sont devenus difficiles. Tu as garanti que notre pays reçoive des livraisons commerciales sûres et stables.

          On ne saurait oublier qu’après le coup d’État politique contre la Révolution bolivarienne en avril 2002 et ta brillante victoire sur le putsch pétrolier à la fin de cette même année, quand les cours ont dépassé soixante dollars le baril, tu nous as offert de nous livrer du carburant assorti de facilités de paiement. Bush était alors président des USA : c’est lui l’auteur de ces actions illégales et traîtresses contre le peuple vénézuélien.

          Je me rappelle ton indignation quand il a exigé que j’abandonne le Mexique comme condition pour atterrir dans ce malheureux pays où nous assistions toi et moi à une conférence internationale des Nations Unies à laquelle il devait lui aussi participer.

          L’Empire ne pardonnera jamais à la Révolution bolivarienne d’avoir appuyé Cuba alors qu’il s’imaginait que notre peuple, après presque un demi-siècle de résistance héroïque, retomberait dans ses mains. À Miami, la contre-révolution réclamait trois jours de permis de tuer des révolutionnaires dès que le gouvernement de transition qu’exigeait Bush se serait installé à Cuba.

          Dix années de coopération exemplaire et fructueuse entre le Venezuela et Cuba se sont écoulées. L’Alliance bolivarienne entre les peuples de Notre Amérique (ALBA) a vu le jour. La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), promu par les USA, a fait fiasco, mais l’Empire est de nouveau à l’offensive.

          Le coup d’État au Honduras et l’établissement de sept bases militaires en Colombie datent d’après l’entrée du nouveau président à la Maison-Blanche. Son prédécesseur, lui, avait rétabli la IVe Flotte, un demi-siècle après la fin de la dernière guerre mondiale, alors qu’il n’y avait plus de Guerre froide ni d’Union soviétique. Les intentions réelles de l’Empire sautent aux yeux, derrière le sourire aimable et le visage afro-américain de Barack Obama.

          Daniel Ortega a expliqué hier comment le putsch au Honduras avait affaibli le Système d’intégration centraméricain et déterminé la conduite de ses membres.

          L’Empire mobilise derrière lui les forces de droite latino-américaines pour frapper le Venezuela, et, partant, les États de l’ALBA. S’il s’emparait de nouveau des grandes ressources pétrolières et gazières de la patrie de Bolívar, les pays des Antilles anglophones et d’autres d’Amérique centrale perdraient les conditions de livraison généreuses qui leur offre aujourd’hui le Venezuela révolutionnaire.

          Voilà quelques jours, après le discours que le président Barack Obama a prononcé à l’école militaire de West Point pour annoncer l’envoi de trente mille soldats en Afghanistan, j’ai écrit des Réflexions où j’ai qualifié de cynisme de sa part le fait d’avoir accepté le Prix Nobel de la paix alors qu’il avait pourtant déjà adopté cette décision.

          Le 10 décembre dernier, prononçant à Oslo son discours de récipiendaire, il a avancé des affirmations qui constituent un bel exemple de la logique et de la pensée impérialistes : « …je suis responsable du déploiement de milliers de jeunes Etasuniens appelés à se battre dans un pays distant. Certains tueront, d’autres seront tués  », a-t-il affirmé, tentant de présenter comme une « guerre juste » la boucherie brutale qu’il commet dans ce lointain pays où la majorité de ceux qui périssent sont les habitants inoffensifs des villages écrasés sous les bombes que larguent ses avions sans pilote.

          Après ces phrases-là, prononcées parmi les premières, Obama a consacré plus de quatre mille cinq cents mots à présenter ses massacres de civils comme une guerre juste. « Les guerres actuelles – a-t-il affirmé – tuent bien plus de civils que de soldats. »

          Les civils tués en Iraq et en Afghanistan et aux frontières du Pakistan dépassent d’ores et déjà le million.

          Obama y a fait l’éloge de Nixon et de Reagan comme de personnages illustres, sans même se rappeler que le premier a largué plus d’un million de bombes sur le Vietnam et que le second a fait sauter par des moyens électroniques, sous les apparence d’un accident, le gazoduc de Sibérie. L’explosion a été si forte et si destructrice que les senseurs d’essais nucléaires l’ont captée.

          L’allocution d’Obama à Oslo se différencie de celle de West Point au sens que celle-ci était mieux rédigée et prononcée ; dans la capitale norvégienne, le visage de l’orateur indiquait bien qu’il était conscient de la fausseté de ses dires.

          Le moment et les circonstances n’étaient pas non plus les mêmes. Oslo et proche de Copenhague où se tient la très importante Conférence sur les changements climatiques à laquelle, je le sais, Evo et toi, pensez participer. C’est là que se livre actuellement la bataille politique la plus importante de l’histoire humaine. Et que l’on constate dans toute leur ampleur les dommages que le capitalisme développé a causés à l’humanité. Celle-ci doit maintenant se battre désespérément non seulement pour la justice, mais aussi pour la survie de notre espèce.

          J’ai suivi de près le Sommet de l’ALBA. Je vous félicite tous. J’ai énormément apprécié de voir tant de chers amis en train de mettre au point des idées et de se battre unis. Je vous félicite tous.

          Jusqu’à la victoire à jamais !

          Une forte accolade.

          Fidel Castro Ruz

          Le 14 décembre 2009


        • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 26 décembre 2009 17:19

          Too long ; didnt read

          Typhon


        • perlseb 26 décembre 2009 17:04

          Merci pour cet article. L’impérialisme américain dont profitent directement tous les états-uniens est effectivement une horreur et le rapprochement avec les atrocités commises pendant la seconde guerre n’est pas à exclure.

          La Chine commerce de plus en plus avec les pays d’Amériques du Sud, jusque là, propriété exclusive des Etats-Unis.

          La guerre froide USA-Chine a déjà commencé mais les Américains l’ont perdu d’avance. Je ne pense pas que la CIA va pouvoir mettre, comme elle l’a fait jusqu’à présent, ses dictateurs en Amérique du Sud. La Chine peut décider de ruiner les Etats-Unis du jour au lendemain si elle le souhaite mais ce n’est pas dans son intérêt immédiat car elle y perdrait un peu trop actuellement (encore trop de dollars dans son trésor).

          Espérons que l’impérialisme chinois sera plus proche des peuples. Et pour ceux qui les accusent de dictature, regardez un peu chez vous avant de critiquer les autres. Les droits de l’homme, et en particulier le droit au travail, ne sont respectés nulle part.


          • Patapom Patapom 26 décembre 2009 23:04

            Bonjour,

            si à l’avenir, vous voulez éviter qu’on vous tire dessus à boulets rouges en vous traitant d’ « anti-américain de base » (selon la formule désormais consacrée), alors au lieu de dire « Je hais les Etats-Unis », dites plutôt « Je hais le gouvernement des Etats-Unis ».

            Les habitants n’y sont pour rien, eux.


            • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 27 décembre 2009 00:58

              Ça, c’est l’exemple type d’une remarque faussement intelligente.

              D’abord, votre reformulation est mauvaise : ce qui est critiquable, quand quelqu’un dit qu’il est anti-américain, qu’il hait les États-Unis, c’est la vision du monde dénuée de nuance que cela suppose, la manière de penser d’un enfant de cinq ans. Qui pis est, dire qu’on aime ou qu’on aime pas quelque chose dans une analyse de géopolitique, ce n’est pas plus pertinent que dans un texte de physique. De même qu’on se moquerait bien d’un étudiant dans ses copies qui expliquerait qu’il est copain avec les électrons mais qu’il n’aime pas les noyaux lourds, de même dire, dans un texte à visée journalistique qu’on aime pas telle chose, telles personnes, c’est une monstrueuse idiotie.

              Le conseil que vous donnez est donc parfaitement inutile, puisqu’il consiste à remplacer une connerie par une autre. Mais la cerise sur votre gâteau d’inintelligence, c’est la dernière partie :

              «  au lieu de dire « Je hais les Etats-Unis », dites plutôt « Je hais le gouvernement des Etats-Unis ».

              Les habitants n’y sont pour rien, eux. »

              Le gouvernement américain est démocratiquement élu par le peuple des États Unis d’Amérique, et agit en son nom. Par conséquent, si le gouvernement américain se comporte d’une manière que nous condamnons, le peuple américain en est partiellement responsable.

              Typhon


            • Patapom Patapom 27 décembre 2009 13:33

              On se connait pas et tu me traites de débile, bien à l’abri derrière ton clavier... T’as pas la moindre idée de ce que je peux penser ou de ce que je sais de ce monde idiot mais tu me prends pour un con à partir d’une seule phrase que j’aurais pu écrire.

              Ce comportement commence à me gonfler sévère... Alors je vais développer un peu :

              Evidemment que le gouvernement US est élu par le peuple ! Mais je suis désolé, je ne considère pas le peuple responsable de leur gouvernement !
              Toi, tu dis que le gouvernement est élu démocratiquement. Moi, je dis que cette démocratie est une farce ! Que les gens sont bien trop crédules et trop confiants pour vérifier les informations qu’on leur donne, et ont la mémoire bien trop courte pour se rappeler des promesses non tenues par chacun de leurs présidents de chiffon. Bref : on les abuse !
              Un grand cirque tous les 4 ans pour leur faire croire à un profond changement, voulu du fond du coeur par le nouveau pantin mis sur scène par ses copains de Wall Street, les mêmes discours, les mêmes vaines promesses... Et puis le cirque repart !

              Lequel de nous deux est le plus idiot : celui qui écrit qu’un peuple n’est pas responsable des actions de son gouvernement, ou celui qui croit encore que la démocratie existe ?


            • Τυφῶν בעל Perkele Hermann Rorschach 27 décembre 2009 21:34

              « On se connait pas et tu me traites de débile, bien à l’abri derrière ton clavier... T’as pas la moindre idée de ce que je peux penser ou de ce que je sais de ce monde idiot mais tu me prends pour un con à partir d’une seule phrase que j’aurais pu écrire. »

              Je ne me rappelle pas avoir qualifié une personne, seulement un comportement. Comme vous le soulignez, je ne vous connais pas. Par contre, j’ai pu lire vos propos, et ce sont eux que j’ai qualifié d’inintelligents. Mon opinion sur vous n’a pas d’importance, mais puisque vous évoquez le sujet, ce dernier message de votre part ne risque pas de l’améliorer.

              Certes, le peuple est idiot, manipulé, et la démocratie est un échec. Mais la bêtise du peuple n’est pas une excuse. La bêtise n’est jamais une excuse ; c’est une faute. Le peuple, chaque citoyen, nous, sommes collectivement responsables de l’état dans lequel se trouve notre pays, et ce, d’autant plus que le régime en vigueur nous donne à chacun une part de souveraineté. Nier cet état de fait revient à rejeter la responsabilité de l’échec de la démocratie sur des entités occultes et abstraites , « les puissants », les « pourris qui nous gouvernent », « les idiots qui n’ont pas voté comme moi »...

              Je ne connais que trop bien cette attitude, répugnante, méprisante et méprisable.

              « Lequel de nous deux est le plus idiot : celui qui écrit qu’un peuple n’est pas responsable des actions de son gouvernement, ou celui qui croit encore que la démocratie existe ? »

              Lequel de nous deux est le plus idiot : celui qui croit que la démocratie n’existe pas et ne s’est pas encore fait attraper par la police politique, ou celui qui vit dans une démocratie et constate amèrement à quel point le peuple est mauvais souverain ? Question rhétorique, une des caractéristique principale des idiots, c’est qu’ils n’admettent jamais avoir tort. Ou peut-être suis-je trop elliptique ?

              Typhon


            • Patapom Patapom 29 décembre 2009 23:59

              Bisou à vous. Je ne suis plus fâché. ^_^


            • berlherm berlherm 5 mai 2015 16:33

              Si nous ne voulons pas que quelque chose se reproduise, agissons en amont, nous en avons le pouvoir. Aujourd’hui, 350 000 nombrils humains ont été noués, dont un fort pourcentage de handicaps c’est-à-dire de dégâts collatéraux : « Tout individu qui a été inclus sous contrainte absolue dans le jeu de la Vie ou le jeu Social a le droit, au minimum, de dire ce qu’il pense de ces jeux. Je demande, puisque vous me l’imposez, le droit de naitre et vivre avec un corps sain et un esprit sain, dans un milieu sain. Pouvez-vous m’assurer ce droit minimum ? Maintenant que vous avez créé un être souffrant, défaites la souffrance, le pouvez-vous ? « La création d’une existence ne sert que ceux qui existent déjà, quand il ne maitrise pas cette création, ni le chemin que suivra cette existence, le créateur est un animal, un idiot, un négrier ou un sadique. » Sans aller jusqu’au nihilisme extrême, ne serait-il pas bon de songer avant tout à l’être que l’on crée pour servir ceux qui existent, et certainement pas pour la nouvelle existence qui sera assemblée de toutes pièces dans le ventre maternel, très aléatoirement ? Nous sommes plus de sept-milliards (de nombrilistes) sur cette planète qui ressemble davantage à une poubelle, un champ de bataille, qu’à une chambre d’enfant. Nettoyez d’abord la poubelle, ensuite vous songerez si vous l’osez encore à créer une existence… Créer une existence est le premier acte social, il doit être contrôlé par la société. Questions anecdotiques concernant la loi du talion : Si un enfant nait aveugle, ce dégât collatéral créé pour servir, a-t-il le droit de crever les yeux de maman et de papa ? A-t-il au moins le droit de demander réparation pour cette inégalité flagrante et la souffrance qu’on lui impose pour rien en ce qui le concerne ? » Le déni ne fait pas partie de mon système de pensée.

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