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Accueil du site > Tribune Libre > Le revenu universel ou l’économie de Münchausen

Le revenu universel ou l’économie de Münchausen

Vouloir mettre en place un revenu universel c’est un peu comme vouloir imiter le mythique baron de Münchausen, qui, englué dans un marais, s’envola dans les airs en tirant sur ses propres bottes. C’est amusant conceptuellement, mais on se doute bien que ça va poser un problème quand on va vouloir passer à la pratique. En l’occurrence, le problème du revenu universel est de savoir comment on va s’y prendre pour distribuer à tout le monde de l’argent qu’on n’a pas. Le simple fait que des acteurs de plus en plus nombreux posent cette idée de revenu universel comme une possibilité « à essayer » montre bien l’état avancé d « idiocratie » auquel nous sommes arrivés. Nous allons donc essayer dans cet article de donner un aperçu de la situation inédite que créerait l’ouverture d’un droit à un « revenu universel ».

Margaret Thatcher a dit au moins une chose pertinente dans sa vie : « il n’y a pas d’argent public, il n’y a que l’argent des contribuables ». Voilà un éclairage définitif du problème. En d’autres termes, les allocations des uns sont les impôts des autres. Il n’y a aucun mystère, aucune magie comptable. L’état ne fait que redistribuer de l’argent qu’il prend aux uns pour le donner aux autresi. Dans cette optique simple de redistribution, le « revenu universel » pourrait remplacer les mécanismes actuels comme l’allocation adulte handicapé, le RSA, les aides au logement, etc. Ca réduirait la paperasse, ce n’est pas stupide. Mais si cela se limite à ce tour de passe-passe, il s’agit d’une arnaque conceptuelle, puisque pour la plupart des Français cela ne changera rien. Si ce n’est que cela nous nous en tirerons bien.

l’état va donner aux contribuables de la main droite ce qu’il leur aura pris de la main gauche. Mais ce sera maintenant marqué « REVENU UNIVERSEL » dessus

Pour qu’il y ait réellement un revenu « universel », comme son nom l’indique, il faut que tout le monde reçoive ce revenuii. On peut se demander alors par quelle magie l’état qui actuellement nous ponctionne chaque mois et qui malgré cela s’endette chaque année un peu plus, pourrait soudain renverser la vapeur et se mettre à nous distribuer de l’argent. D’où sortirait-il ? Voilà bien un grand mystère. A moins de croire aux contes et de penser qu’on peut tirer sur ses bottes pour s’envoler du marais fiscal, l’hypothèse la plus probable est que le revenu universel, s’il existe un jour, sera financé par un prélèvement supplémentaire sur les revenus existants. Autrement dit l’état va donner aux contribuables de la main droite ce qu’il leur aura pris de la main gauche. Mais ce sera maintenant marqué « REVENU UNIVERSEL » dessus.
On parle là au niveau global de l’ensemble des contribuables. Tant qu’on ne rentre pas dans les détails, et qu’on ne sait pas qui va payer, tout le monde peut être alléché par le principe de gagner plus sans travailler plus, pour reprendre une antienne connue. Mais comme il s’agit d’un jeu à somme nulle, c’est quand on va vouloir appliquer cette merveilleuse idée que les cocus vont pouvoir se compter. Pour eux le revenu universel sera « compensé » par un impôt supplémentaire égal ou supérieur. C’est mathématiquement inévitable. Alors qui va payer ? Voilà la seule et vraie question à poser concernant le revenu universel. Les gauchistes veulent toujours « faire payer les riches », mais il n’y a pas assez de riches à plumer pour fournir un revenu à tout le monde. Par ailleurs ils connaissent toutes les ficelles pour mettre leur patrimoine à l’abri du fisc. Ne comptez pas non plus sur les entreprises, et encore moins sur les transnationales qui placent leurs bénéfices dans les paradis fiscaux pour ne laisser en France que les dettes. Il ne va donc rester en lice pour payer que les suspects habituels dans ce genre d’affaire : les salariés et les retraités.

Une chose est sûre : les seuls qui vont tirer un avantage de ce revenu sont ceux qui n’ont rien du tout.

Une chose est sûre : les seuls qui vont tirer un avantage de ce revenu sont ceux qui n’ont rien du tout. Tous les autres paieront pour la plupart plus qu’ils ne recevront pour compenser. C’est vous dire l’ampleur de l’embrouille. Le revenu universel sera en fait un impôt supplémentaire pour ceux qui ne sont pas déjà dans la misère. Mais il y a pire. Après avoir déterminé la source mystérieuse de cette future allocation miraculeuse, il nous reste malheureusement à mettre sur la table ses conséquences, qui seront encore plus terribles. Le problème des allocations en effet est qu’elles n’arrivent pas dans un milieu statique.
Pour prendre un exemple, toutes les personnes qui se sont intéressées à l’immobilier peuvent arriver à la conclusion que les allocations logement ont pour résultat final d’augmenter le prix des loyers. Le prix de l’immobilier, qu’il s’agisse de location ou d’achat, n’est pas basé sur la valeur intrinsèque des biens mais sur le prix maximum que les acheteurs sont prêts à payer pour un type de bien. Si l’argent dont disposent les clients pour acheter ou louer augmente, le prix de l’immobilier augmentera. C’est inévitable. De la même façon, quand les salaires augmentent, alors rapidement tous les prix augmentent, c’est l’inflation. Alors que croyez-vous qu’il va se passer si des millions de personnes dans ce pays ont soudain un revenu mensuel supplémentaire de mettons 600€ ?
Eh oui, vous l’avez deviné, les prix vont augmenter, et rapidement annuler en grande partie l’effet de cette hausse des revenus. (On peut se rappeler à cet égard le précédent historique de l’augmentation des salaires concédée par le patronat aux salariés en 1968, qui fut noyée en quelques années par l’inflation).
Prenons maintenant le cas de ceux pour qui le revenu universel se sera soldé par une perte nette à cause de la hausse concomitante des prélèvements. Nos martyrs fiscaux se verront infliger une double peine, puisque non seulement on leur prélèvera plus d’argent qu’on ne leur en donnera au nom du revenu universel (comble de l’hypocrisie), mais avec l’inflation, leur pouvoir d’achat réel sera amputé une seconde fois. Le pire étant que ce sera la mauvaise réallocation de leur argent par l’état qui aura créé l’inflationet fait baisser leur pouvoir d’achat ! Mais il y a (encore) pire.

Avec le démantèlement du droit du travail, les entreprises ont maintenant toute latitude pour baisser unilatéralement les salaires. Que croyez-vous qu’il va se passer ?
Après une euphorie de courte durée, les personnes sans emploi bénéficiant du revenu universel vont se retrouver à nouveau en concurrence avec les salariés, et on peut parier que les personnes sans emploi, pour pouvoir garder la tête hors de l’eau, consentiront rapidement à compétences égales à des emplois payés 600€ de moins (le montant putatif du revenu universel) que les salariés actuels, en pensant éventuellement qu’elles pourront trouver mieux ultérieurement. Dans ce contexte, les entreprises, qui préfèrent garder leurs employés déjà formés et opérationnels, « proposeront » progressivement à ces derniers une baisse de salaire équivalant grosso modo au montant du revenu universel, à choisir entre ça et la porte. Le revenu universel va donc agir comme une trappe à bas salaire, et les salaires réels - hors revenu universel - vont finir par s’aligner sur ceux de nos voisins européens plus défavorisés. Pourquoi se gêner ? Le salaire minimum en Grèce est de 500€. Un rêve d’oligarque.
Encore une fois, ce seront les contribuables qui auront financé par leurs impôts le revenu universel, et c’est la mauvaise réallocation de leur argent par l’état qui permettra la mise en concurrence et finalement la baisse de leur salaire. Une seconde fois, l’état joue avec votre argent contre vous.

Est-ce que le revenu universel sera considéré par les banques comme un « revenu » ?

Examinons maintenant à quoi va pouvoir servir cet argent. Est-ce que le revenu universel sera considéré par les banques comme un « revenu » ? En d’autres termes cet argent pourra-t-il servir de garantie de revenu à un emprunt ? Rien n’est moins sûr. S’agissant d’une expérience sociale inédite, qui peut être remise en cause à tout moment, il y a tout lieu de penser que cet argent ne pourra pas servir de garantie pour l’achat d’un quelconque bien immobilier. Voilà la vraie différence entre un revenu et une allocation de l’état. Sachant que, comme on l’a vu, on peut prédire sans grand risque d’erreur que le revenu universel entraînera parallèlement une hausse des prix et une baisse des salaires, cet argent, au lieu d’aider les bénéficiaires à se libérer du système, comme beaucoup le croient, ne fera que les aliéner un peu plus, en les appauvrissant et en rendant pour beaucoup l’accès à la propriété définitivement impossible.

Si l’on pousse la logique jusqu’au bout, la conséquence ultime de ce mécanisme infernal sera que le nombre de travailleurs pauvres augmentant, le nombre de contribuables capables de financer le revenu universel va progressivement se réduire, et la pression fiscale va devenir insupportable sur ceux qui resteront. Une inévitable faillite du système s’ensuivra, puisqu’à un moment il deviendra plus rentable de ne pas travailler que de payer des impôts. Le revenu universel ne pourra plus être versé. Entre temps les prix auront augmenté et les salaires auront baissé. Des millions de personnes n’auront plus d’emploi et plus aucun revenu. C’est un bon cocktail pour que cette expérience sociale se termine dans un immense bain de sang. A moins, à moins que l’abus de drogues et le désespoir ne poussent nos dirigeants à une solution encore plus folle qui serait de financer à un moment ce revenu universel par la dette… Ce qui permettrait de prolonger quelques temps l’agonie jusqu’à l’explosion finale de l’ensemble du système financier mondial dans un feu d’artifice galactique. Un moyen radical pour en finir avec les souffrances d’un système à bout de souffle, et qui attend son « reset » comme nous l’annonçait il y a déjà quelques années Christine Lagarde, qui en tant que présidente du FMI, devait savoir de quoi elle parlait.

Il reste encore de la place pour un gigantesque accident économique, un cataclysme de la taille des assignats de la révolution française

Malheureusement, peu de choses nous séparent de cette apocalypse économique. Nous ne sommes pas au bout de la descente aux enfers que connaît notre pays depuis les années 70. Il reste encore de la place pour un gigantesque accident économique, un cataclysme de la taille des assignats de la révolution française, qui ont entraîné la faillite de l’état, l’arrivée de Napoléon et la fin de la république. Il ne manque plus qu’un candidat particulièrement démagogue propose aux prochaines élections présidentielles l’adoption du revenu universel, pour tous et particulièrement pour les jeunes (à partir de 16 ans), et nous serons propulsés vers cette idiocratie si prometteuse. S’il est malin, notre candidat se gardera bien évidemment de rentrer dans les détails, et insistera sur la nécessaire progressivité des choses, sur la pédagogie, insistera sur le fait que cela va nécessairement créer de l’emploi et supprimer le chômage dans des proportions jamais atteintes, études, sondages et experts économiques à l’appui. Plus l’arnaque est énorme, plus on a envie d’y croire. Notre habile candidat gagnera facilement à sa cause les plus jeunes électeurs. Il ne lui restera plus une fois élu qu’à instaurer l’abaissement de la majorité élective à 16 ans, avec bien sûr le droit au revenu universel à partir de cet âge (on pourra l’appeler la loi Iphone), et sa réélection sera assurée. La machine infernale pourra alors tourner à plein régime jusqu’à l’explosion finale !

i - en fait il peut faire pire nous aborderons ce point plus loin
ii - On peut imaginer que « tout le monde » concerne les adultes de 18 ans échus pour simplifier. 

Un projet Kisskissbankbank vous propose d'expérimenter le revenu de base avec une argumentation imparable !  

"Toute proportion gardée, c'est la même démarche que les expérimentations des mutuelles ou de la couverture des accidents du travail au siècle dernier : ça semblait impossible, jusqu'à ce que quelques conspirateurs positifs non seulement le rêvent mais l'expérimentent pour convaincre, avant que ça ne devienne la norme."

"Cela fonctionne ! Avec 90% des codes postaux concernés sur le premier tirage au sort, le projet du revenu de base fait son chemin toujours plus rapidement. Dernièrement, ce sont mêmes des collectivités de communes et des départements qui s'emparent du sujet et veulent expérimenter."

Peu importe la faisabilité technique, la méthode Coué permettra de pallier tous les problèmes, notamment de savoir comment on va faire pour donner de l'argent qu'on n'a pas sans augmenter les impôts ! Bienvenue dans l'économie Bootstrap de Münchausen !


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225 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 2 janvier 09:06

    Auteur-serviteur de la pensée unique, assez bas de gamme ma foi, du sous-Madelin époque reaganienne flamboyante... Le genre de tartines qu’on dégustait au 20 heure avec l’inénarrable PPDA qui fut au journalisme ce que DSK fut au tiers-monde : Un Tourmenteur/liquidateur.

    Bref, le son de la collaboration qui nous est si familier aujourd’hui.

    Aucun intérêt autre que de faire connaître aux plus jeunes la source d’inspiration des Guignols de l’info...

    Si l’auteur souhaite faire des piges pour Babylone, va falloir qu’il s’accroche, on a d’authentiques enfumeurs sur ce site, qui connaissent leur Jean-Marc Sylvestre par cœur, qui peuvent à l’occasion sortir une réplique d’Aphatie tout à fait crédible !

    Allez, on se décourage pas.

     


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 2 janvier 09:27

    • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 09:36
      Si vous n’êtes pas d’accord avec cet article essayez au moins d’expliquer ce qui ne va pas ? Trouver des contre-arguments, non ? C’est vrai que ça va être compliqué.
      Je conçois que la réalité vous soit désagréable, mais mieux vaut sans doute cela qu’une formidable utopie qui se termine mal. 


    • Ciriaco Ciriaco 2 janvier 09:50

      @Christophe Certain
      Ce qui va pas ? Comment vous expliquer. Le travail nécessiterait un tel effort vus vos verrous idéologiques, qu’il faudrait que vous puissiez déjà les discerner. En fait, dans la réalité, la raison ne survient pas via un débat égotique comme à la télé mais par la réflexivité qu’on exerce sur soi-même. Dès lors vous êtes volontaire ou non.


      Je vous écoute...

    • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 09:57

      @Ciriaco
      « la réflexivité qu’on exerce sur soi-même ? » Commencez par utiliser des mots que vous comprenez avant de critiquer ce que font les autres, on gagnera du temps.

      J’expose des choses concrètes dans cet article, comme le fait qu’on ne peut pas financer un revenu quand on n’a pas d’argent pour le payer et qu’on est de plus endetté jusqu’au cou. C’est de la logique de base que même un écolier de CM2 peut comprendre.
      Maintenant si ça c’est un verrou idéologique j’aimerais bien que vous m’expliquiez comment vous comptez vous y prendre ? Mais je perds mon temps.

    • Ciriaco Ciriaco 2 janvier 10:02

      @Christophe Certain
      Et bien en cas je vous laisse dans vos certitudes, et vous prierai simplement d’avoir la décence ne pas poser de question malhonnête. Grandir, c’est aussi ça.


    • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 10:12

      @Jean-Pierre Llabrés
      Alors le « dividende universel » voilà encore un bon moment de rigolade. votre idée lumineuse c’est de créer des fonds de pension ? 

      Je crois que je vais faire mon prochain article sur le sujet.

    • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 10:17

      @Ciriaco Pauvre de moi je vais être privé de votre lumineuse réflexion !


    • JL JL 2 janvier 10:26

      @Christophe Certain
       
       notre ami Ciriaco est un velléitaire de la contestation.
       
       smiley


    • velosolex velosolex 2 janvier 18:56

      @Christophe Certain
      Le problème avec votre ton « naïf et plein de bon sens », c’est que vous pédalez un peu à coté du vélo économique, celui ci étant justement très alambiqué, pour ne pas dire ne reflétant aucunement une science exacte, mais plutôt une philosophie, voir un système religieux, comme le credo libéral développé par Norman Friedman, responsable de la montée du libéralisme. 

      Cela n’a rien à voir avec de l’arithmétique de CM2, de robinets qui fuient....
      La critique vous agace. On vous comprend. Vous cachez votre incompétence économique et sociétale en bôtant en touche, avec les mêmes arguments un peu légers, du gars à qui on ne lui fait pas :
      -Je perds mon temps
      -Comment vous allez vous y prendre
      -Les riches vont se faire plumer.... ;
      - Où c’est y que vous allez trouver les sous.......
      Les sous, no problem...On remarquera que le problème ne se pose pas quand il s’agit de partir en guerre. Les idées, par contre ne sont pas légions. Celle ci n’est pas la panacée, mais elle a le mérite de voir la redistribution, dans une monde où les bénéfices générés par le capital et les forces de production échappent de plus en plus aux agents de base....A ceci s’ajoute évidemment les limites générées par les limites d’un monde maintenant clos, et qu’il va falloir gérer...Donc la limite de la richesse ne reposera pas seulement sur le partage avec les autres, mais avec la capacité de la terre de supporter les conséquentes induites. Ca ne semble pas vous effleurer ?

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 janvier 20:12

      @Christophe Certain
      Merci pour votre article, qui montre que l’économie est circulaire.
      Ce n’est pas ce qu’expliquent nos experts patenté de BFM WC !
      Pour eux, l’économie est linéaire : « A produit B », et c’est tout !


    • massimo 3 janvier 10:26
      @Christophe Certain

      et on fait comment Monsieur, avec 3.5 millions de chomeurs et 400.000 emplois non pourvus ? on fait comment quand les entreprises remplacent les gens par des robots ?

      Je veux dire par la que en l etat actuel des choses le RU reste une utopie, il faut repenser la fiscalité de facon a ce qu elle jouissent a tout le monde.

      Il faudra donc de l argent nouveau , taxe sur les robots, evasion et optimisation fiscale , suppression des niches fiscales, credit d impots qui ne servent a rien , reforme du patrimoine.....

      l argent il faut le prendre la ou il est , ce n est qu une volonté politique.

    • Christophe Certain Christophe Certain 3 janvier 15:50

      @Fifi Brind_acier
      merci je n’avais pas vu ce commentaire !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 janvier 18:09

      @massimo
      l argent il faut le prendre la ou il est , ce n est qu une volonté politique.

      Depuis Maastricht, les politiques n’ont plus la main, et c’est ballot, mais la Commission européenne n’est pas de votre avis... Voici les articles des Traités sur lesquels elle s’appuie pour imposer aux Gouvernements français les réformes structurelles.


      Comme un malheur n’arrive jamais seul, nous sommes dans la zone euro, ce qui impose d’autres contraintes depuis 1997 et le Pacte de stabilité et de croissance. Le but de ce machin était de faire converger les économies des 19 pays de la zone euro.

      Manque de bol, les économies divergent de plus en plus....


    • mmbbb 7 janvier 12:40

      @Christophe Certain Vous faites allusion aux assignats ce fut une autre histoire J ai survole votre article il est vrai mais vous oubliez ceci nous avons signé le Traite de Maastricht les chantres de ce traite nous promettaient la securite la prosperite et le rayonnement de l Europe Le resultat est diametralement oppose me semble t il et cette Europe eclatera D ailleurs les anglais reprennent leurs billes Notre elite a vendu la France ce pays est en ruine a qui la faute ? Nous sommes inféodés a l allemagne l euro mark L immobilier est a la hausse valeur refuge et l economie reelle est délaissée . En France le patrimoine immobilier est evalue a 10 000 millairds d euros . Année 2018 ,il y a 10 ans la crise des subprimes , vous ne mentionnez pas le role des etats et notamment francais pour bloquer cette crise financieres et eviter la chute des banques Ce fut une crise systemique venue des USA ou la modelisation mathematique des risques ( tritiation) a foire et foutu le systeme en l air . Sarko a debloque des milliards venant gonfler le deficit de l Etat. Sans les Etats , les banques auraient fait faillite en cascade C ’est connu la privatisation des profits l etatisation des risques  Par ailleurs certains oiseaux de mauvais augures pretendent qu une nouvelle crise financiere eclatera . Et dernier point la montee en puissance de IA va jeter a la rue des centaines d employés du tertiaire . Quelles solutions avez vous ? NB le fascisme s est nourri de la crise bancaire en Allemagne de l inflation et le defaut de couverture des citoyens . Les allemands courraient apres une patate alors que le mark allemand etait devalue Dans votre arcicle, vous ne mentionnez aucunement cette economie virtuelle de paille et le liberalisme . Les crises ce n est pas le peuple qui les provoquent mais il est évident qu en europe nous ne sommes pas a l abri d un retour de regime autoritaire Todd le dit Il mentionne par ailleurs que la l esperance de vie diminue chez les blancs des USA la crise est generale Ne croyez vous pas ? Ultime remarque les pays les plus endettes les USA et le Japon Ce dernier a une dette publique Les USA font marcher la planche a billet depuis la desindexation du dollar de l etalon or . Les USA par ailleurs ont adopte le Le SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program), 14 % de la population est beneficaire Une forme de revenu universel afin de maintenir l ordre social ?


    • JL JL 2 janvier 09:14

      Bonjour Christophe Certain,bravo pour cette analyse fouillée.
       
      Bien vu le parallèle avec les APL.
       
       Vous écrivez : ’’ il n’y a pas assez de riches à plumer pour fournir un revenu à tout le monde. Par ailleurs ils connaissent toutes les ficelles pour mettre leur patrimoine à l’abri du fisc. Ne comptez pas non plus sur les entreprises, et encore moins sur les transnationales qui placent leurs bénéfices dans les paradis fiscaux pour ne laisser en France que les dettes.’’
       
       Cela veut dire qu’on pourra avoir toutes les bonnes idées du monde, aussi longtemps que les réformes se feront sur un terrain pourri, ce ne sera jamais au mieux que de fausses bonnes idées.
       
      Par terrain pourri, je pense à la fraude et l’évasion fiscale, bien entendu.
       
       « Plumer » les riches ? Non ! leur reprendre ce qu’ils ont gagner indument ; et d’ailleurs, contrairement à ce que vous dites, ils sont bien assez nombreux !
       
      Je dis reprendre parce que leurs fortunes n’ont été possibles que dans un système collectif où l’argent va à l’argent, et où seule la position et non pas le mérite permet des revenus aussi scandaleux : autrefois les écarts n’étaient pas aussi astronomiques, excepté bien sûr sous l’Ancien Régime. On y retourne à grands pas : Macron est en train d’achever la Restauration.
       


      • JL JL 2 janvier 09:19

        @JL
         
        « ce qu’ils ont gagné ... »
         
         L’autre priorité avec la rigueur fiscale, c’est la lutte contre le Pouvoir médiatique.
         
        Rocard disait : « Il y a six pouvoirs qui commandent le monde : les exécutifs, les législatifs, les judiciaires, le technologique ou scientifique, le financier et le médiatique. Les cinq premiers sont encadrés par des lois et des contre pouvoirs. Le système médiatique n’a pas de contre pouvoirs et ses débordements sont sans limites »
         
        Les réseaux sociaux sont le contre pouvoir qui manquait : c’est pourquoi il fait si peur, et on y trouve autant de détracteurs et de dingues. manipulés.


      • JL JL 2 janvier 09:31

        @JL
         
        Le détournement de l’argent public des plans de relance qui est fustigé dans cet article est ce que Michel Rocard dénonçait comme « la redistribution à l’envers » ; à l’envers de l’équité s’entend.
         
        Ce keynésianisme pervers c’est ce que j’appelle « les pompes à fric », ou encore le keynésianisme vu par la droite, la droite la plus ignare en matière économique, celle que l’on a appelé la plus bête du monde.
         
        C’est aussi essentiellement ce qui donne du grain à moudre au néolibéralisme qui prend prétexte de ce pervertissement de l’État par pour tuer le keynésianisme et par là, toute velléité de redistribution sociale par d’éventuels gouvernements de gauche ; et aboutir à terme, à la mort de l’État providence.
         
         Ps. Le même Rocard que celui cité plus haut disait aussi : « Les souverainetés nationales ont dépassé le stade de l’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance ! » (Michel Rocard, conférence devant le medef !)
         
        C’est maintenant l’UE qui, en matière de nuisance, tient les rennes.


      • JL JL 2 janvier 09:40

        @JL
        Analyse à lire en totalité là : Contre « le cirque politico-médiatique établi et sa logique de spectacularisation du monde » (tribune), par Alain Accardo, jeudi 28 décembre 2017
         
        Aujourd’hui la mécanique qui assure la pérennité du pouvoir en France est essentiellement huilée par les médias ; cf. ce qui est dit dans le lien proposé ci-dessus : Dans les démocraties bourgeoises, les médias de la presse écrite et audio-visuelle constituent l’instrument de beaucoup le plus efficace. En toute logique on devrait s’attendre à ce que la critique des médias institutionnels soit une préoccupation prioritaire de tous les opposants à l’ordre établi.
         
        Si malgré ces médias stiendiés, un président animé d’intentions réformatrices qui ne seraient pas du gout du CAC40 ou du Medef, pour ne citer que ces deux-là bien de chez nous, quoique ... arrivait malgré tout à l’Élysée, il lui arriverait ce qu’il est arrivé à Mitterrand, ou Tsipras, ou Theresa May, ou ... Salvador Allende ! La liste est si longue que j’en oublierais.
         


      • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 09:51

        @JL

        effectivement je ne pouvais pas traiter tous les aspects de cette histoire. Notre société s’est liée les mains en acceptant les diktats des banques, de l’UE et des multinationales et c’est pour cela qu’on ne peut plus faire aucune réforme qui n’aille pas dans le sens de ces lobbies. 
        Il y a c’est vrai des différences de revenus abyssales ne serait-ce que par rapport aux années 60. 
        Il y aurait tellement à écrire sur le sujet. Personnellement je pense que c’est un combat perdu. Notre société va exploser avec la fin de l’empire américain, et il sera difficile de faire quoi que ce soit en termes de projets de société avant. Enfin c’est ce que je pense.
        Maintenant on peut réduire notre exposition personnelle aux problèmes posés par cette société et au risque de crash final qui nous menace en changeant de mentalité et en essayant d’aller vers une certaine autonomie. 
        Ce qui me paraît un leurre, et c’est le sujet de cet article, c’est de penser qu’un subside de l’état (qui de plus n’est pas finançable à moins de croire au père Noël) sortira par magie les gens du pétrin et les rendra libres. C’est exactement le contraire, c’est le retour à une forme d’esclavage consenti. La liberté ça se paye cash, c’est prendre des risques, travailler plus que les autres et souvent gagner moins avec beaucoup d’ennuis en prime. Le changement ne peut pas venir d’une rente de l’état, il ne peut venir que de notre action individuelle pour changer notre propre vie. 

      • Cateaufoncel 2 janvier 12:37

        @Christophe Certain

        « ...il ne peut venir que de notre action individuelle pour changer notre propre vie. »

        Et ils seront combien, les idéalistes qui adhéreront à cette combine ? 1 % ? 5 % ? 10 %, ce serait certainement le bout du monde. Alors il resterait à « convaincre » l’immense masse des réfractaires et des indifférents.

        Cela pourrait procurer du « travail » à 20 % peut-être, de ceux qui ne s’en ressentiraient pas de jouer aux néo-babacools communautarisés, en leur offrant des postes d’espions, de flics, de juges - plus besoins d’avocats,la répression tendant à la préservation de l’intérêt général -, de gardiens de prison et de camps de rééducation, de tortionnaires et de bourreaux....

        P.S. - Comme il y a de plus en plus d’emplois qui sont détruits avec le remplacement de l’homme par des automates, des machines et des robots, les services fournis et les objets produits pourraient être soumis à l’impôt, sans que l’Etat n’ait d’autre solution que de prendre dans la poche gauche ce qu’il va met tredans la poche droite.

        La taxation de machines plutôt que d’argent liquide rendrait la fraude fiscale plus difficile et plus risquée, et l’interdiction de délocaliser pour les entreprises pourrait être assortie de l’obligation pour les consommateurs d’acheter « national » dans tous les secteurs où ce serait possible, ce qui pourraient ramener des emplois dans des domaines complètement sinistrés par la concurrence déloyale des pays du tiers monde.


      • Jean-Yves TROTARD Jean-Yves TROTARD 2 janvier 12:39

        @Christophe Certain
                               



                           Lenine était de votre avis ; il a dit : « Qui ne travaille pas ne mange pas » .

               Vous etes un bon bolchevik . Votre pensée est profonde.

      • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 14:58

        @Cateaufoncel
        « Et ils seront combien, les idéalistes qui adhéreront à cette combine ? 1 % ? 5 % ? 10 %, ce serait certainement le bout du monde. Alors il resterait à « convaincre » l’immense masse des réfractaires et des indifférents. »


        Personnellement je me fous de ce que font les autres, et je n’ai aucune intention de leur imposer quoi que ce soit, comme beaucoup de dictateurs virtuels sur ce site. Il n’y a tout simplement pas d’autre issue. Comme je l’ai déjà dit à quelqu’un d’autre, les machines sont en Chine et les chômeurs en France, donc j’aimerais bien savoir comment vous allez faire pour taxer ces machines qui vont financer votre revenu ?


      • Cateaufoncel 2 janvier 15:44

        @Christophe Certain

        « Personnellement je me fous de ce que font les autres... »

        J’avais cru comprendre que vous nous invitiez, tous, à changer notre propre vie, pas que nous devrions nous installer chacun dans notre coin avec vingt poules, douze lapins, un bout de jardin potager et un ou deux pommiers.

        « Comme je l’ai déjà dit à quelqu’un d’autre, les machines sont en Chine et les chômeurs en France... »

        En France, le secteur secondaire occupe plus de 40 % de la population active... Ca fait déjà beaucoup de machines.

        Et le président du groupe helvético-suédois Asea Brown Boveri déclarait dans une interview publiée dimanche par la NZZ am Sonntag que nous nous acheminons vers des relocalisations liées à la « transformation numérique qui rapproche les sites de production des consommateurs ».

        Vous me direz peut-être que c’est du grand n’importe quoi... Moi, je n’ai pas d’opinion à ce sujet...


      • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 16:59

        @JL c’est vrai l’UE fait partie des coupables, mais elle n’est pas la seule !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 janvier 20:27

        @JL
        où l’argent va à l’argent,

        Je suppose que vous vouliez dire : « L’argent public va à l’argent »...
        Car c’est un des paradoxes de la situation dans la plupart des pays européens : les merveilleux Traités européens mettent les salariés en concurrence, mais aussi les entreprises !

        Comment une entreprise, qui ne peut pas se délocaliser, peut survivre en France, en concurrence avec les salaires roumains à 160 euros, ou birmans à 2,47 $ par jour ? Elle est obligée de fermer, et de licencier, car elle n’est pas compétitive, ses prix de production sont trop élevés.


        La solution a été trouvée : on baisse les salaires, on liquide les services publics, on privatise la Sécu, ça va coûter très moins cher. Et l’ Etat verse les impôts aux entreprises, pour compenser les pertes de compétitivité dues à l’euro trop cher /$ , et aux Traités européens qui ont ouvert les économies à la mondialisation ...

        C’est le programme de Macron imposé par la Commission européenne.


      • Duke77 Duke77 2 janvier 22:55

        @Christophe Certain

        Ce ne sont pas les machines qu’il faut taxer, évidemment... mais les milliardaires et les multinationales. Vous savez les 1% qui possèdent plus de la moitié des richesses ! C’est pourtant assez simple comme info que les riches ne paient pas ou très peu d’impôts et que cet absence de participation à la collectivité est la cause de sa ruine.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 janvier 07:06

        @JL
        Je crois que vous mélangez un peu tout...
        Mitterrand était le candidat des Américains, en 1965, contre de Gaulle.


        Mitterrand a gagné en 1981, grâce à Chirac, qui a appelé l’ UMP à voter pour lui, pour se débarrasser de Giscard.


        Comme Macron, Tsipras a bien été propulsé par les médias, car il est allé montrer patte blanche à Washington, dès 2013, pour rassurer la finance et expliquer qu’il ne sortirait de rien du tout.

        Allende n’a pas été tué par les médias, mais par un coup d’état fomenté par la CIA.

        Quant à Thérésa May, elle se porte très bien, et la GB aussi ! Le chômage n’a jamais été si bas en GB depuis 1974 !


      • Christophe Certain Christophe Certain 3 janvier 11:40

        @Duke77
        Ce qui est simple aussi, c’est que les milliardaires et les multinationales font en sorte d’échapper à l’impôt, et dans une société mondialisée, vouloir les faire payer des taxes est comme partir à la chasse au dahut. Le jour où la France retrouvera sa souveraineté, si jamais ça arrive, on en reparlera.


      • Christophe Certain Christophe Certain 3 janvier 16:08

        @Cateaufoncel
        Quand je dis que je me fous de ce que font les autres, c’est que ça n’influe pas sur ce que je fais moi-même, sinon on n’avance pas. 

        Oui les machines pour la production de masse sont pour beaucoup parties en Chine et en Inde, la France s’est désindustrialisée, et ayant eu des clients dans l’industrie automobile je peux même vous expliquer où les usines sont parties, avec les emplois afférents. Est-ce que vous voulez nous faire croire le contraire ? Vous allez taxer les voitures qui sont fabriquées en Inde par les sociétés françaises ? C’est ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied non ? 
        Tant mieux s’il y a une relocalisation de certains secteurs industriels, mais il n’y aura de toute façon quasiment plus d’emplois dans ces secteurs. Il y a pas loin de chez moi une usine qui tourne avec max 10 personnes dedans. 
        Donc il faudra trouver d’autres activités plutôt que de taxer ce qui reste d’industrie. N’oubliez pas que c’est vous qui achetez les produits finaux de ces industriels. Donc si vous les taxez les taxes seront ajoutées au prix de production et c’est vous qui les paierez au bout du compte. C’est de l’économie Shadok.

      • JL JL 3 janvier 16:13

        @Fifi Brind_acier
         
        l’amalgame est dans votre tête qui croit que je les vois tous de la même manière, en témoigne cette phrase ridicule : ’’Allende n’a pas été tué par les médias’’.
         
        Vous fonctionnez toujours à cette altitude ? Attention aux mottes de terre !


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 janvier 18:20

        @Duke77
        Les riches mettent leurs avoirs à l’abri dans des paradis fiscaux, et les multinationales vont installer leur siège, devinez où ? Dans des paradis fiscaux, genre Irlande, Pays Bas ou Luxembourg... Ces pays font leur beurre avec, ils n’ont aucunement l’intention que les Traités européens soient modifiés.

        Et comme il faut l’unanimité... ben, les choses restent comme elles sont.

        - Luxembourg paradis fiscal pour 340 multinationales

        - Irlande paradis fiscal pour multinationales

        - Pays Bas, paradis fiscal pour multinationales américaines...


      • mmbbb 7 janvier 17:42

        @Christophe Certain c ’est une volonte de l elite . Tchuruk ne voulait plus d industrie en France Par ailleurs il etait a la tete d une belle entreprise Alcatel Cette entreprise a sombre Ce PDG a une bonne retraite L elite dans ce pays n est jamais responsable et s en tire toujours comme Lauvergeon. Les parachutes dores. Il est toujours facile de taper sur le peuple trop facile Quant a la Chine elle a vendu des TGV a la Turquie et en Afrique


      • cevennevive cevennevive 2 janvier 10:19
        Bonjour,

        « Le changement ne peut pas venir d’une rente de l’état, il ne peut venir que de notre action individuelle pour changer notre propre vie. »

        Oui ! Mais nous avons essayé de le faire en 68, et cela nous est encore et toujours reproché.

        Comment lutter contre la fraude fiscale, l’augmentation des fortunes gagnées sur la spéculation, le profit des actionnaires dépassant les salaires des ouvriers, etc...

        Votre article ne nous montre que la face apocalyptique de la chose. Vous avez certainement raison sur certains points, mais JL, qui, lui est pourtant bien opposé au projet de RU vous donne des arguments très sensés.

        Peut-être devons-nous mieux étudier ce projet fou, mais votre article ne comprend qu’une partie des arguments pour le faire, la partie négative.

        Bien à vous.


        • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 12:05

          @cevennevive

          « Comment lutter contre la fraude fiscale, l’augmentation des fortunes gagnées sur la spéculation, le profit des actionnaires dépassant les salaires des ouvriers, etc... »

          Je ne parle pas de ça, c’est un autre problème sur lequel il y aurait bien des choses à dire, et qui dépasse la portée de cet article
           Mon propos c’est d’en finir avec l’illusion que tout le monde va pouvoir arrêter de travailler tout en étant payé par l’état, et que même en continuant de travailler l’état ne pourra pas verser plus d’argent qu’il n’en gagne. Il n’y a qu’en dissipant les illusions que les gens pourront se rendre compte que s’ils veulent la liberté il va falloir qu’ils se bougent le cul individuellement, et que ça risque d’être moins confortable que l’esclavage du salariat. Mais au moins ça risque de déboucher sur quelque chose.

          Ceci dit si on arrive à lutter contre les problèmes que vous évoquez, quel est l’intérêt d’instituer un revenu universel alors que nous payons des impôts, et que ces impôts seront toujours supérieurs à ce que l’état nous reversera ? Autant commencer par baisser ces impôts, et notamment les plus injustes comme la TVA ou TIPP. 

        • cevennevive cevennevive 2 janvier 12:22

          @Christophe Certain

          Là, je suis d’accord avec vous...

          Malgré tout, je suis persuadée que ce RU pourrait, à terme, faire baisser cette misère qui nous montre des gens faisant les poubelles pour manger, et dormant sous des cartons.

          Mais, moi aussi, je fais comme vous, je ne vois qu’un aspect des choses. Le côté « raisonnable » que vous nous représentez, et le côté « empathie » que je revendique.

          Convenez donc avec moi que cette dichotomie mondiale est insupportable.


        • Christophe Certain Christophe Certain 2 janvier 15:08

          @cevennevive
          pour que tout le monde ait de quoi manger il faudrait commencer par produire sur place ce que nous consommons, au lieu d’acheter des produits chinois donc à relocaliser l’industrie, et à supprimer la prédation des banques ! Vaste programme !


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 2 janvier 20:48

          @Christophe Certain
          Un 2e salaire, c’est ce qui existe depuis la Libération. Le modèle social français redistribue plus de 50% de la richesse produite, sous forme d’aides sociales de toutes sortes, de logements sociaux, de Sécurité sociale , de retraite par répartition, de services publics etc.
          Vous semblez l’ignorer.


          Mais la France au moins jusqu’à Maastricht, était un pays souverain qui fonctionnait, de manière protectionniste. Ce qui est le cas encore des 170 pays hors de l’ UE. Le monde est majoritairement protectionniste. Chaque pays sait protéger ses industries et son patrimoine. Sauf nous, les pays européens, à qui c’est interdit : tout doit circuler librement, dans l’ UE et hors de l’ UE !

          Ce sont les Traités européens qui mettent le modèle social français en état de fragilité et en voie de disparition. La question de Cevennevive est pertinente. Il n’est pas possible de poursuivre les capitaux à l’étranger car il n’y a plus de contrôle des mouvements de capitaux, c’est interdit.

          Donc, tout ce qu’on pu faire les Mamamouchis de Bruxelles, c’est la liste des paradis fiscaux dans le monde, en oubliant les pays européens, genre Pays Bas, Luxembourg ou Irlande ... , et pi c’est tout.

          La sortie de l’ UE & de l’euro permet de reconstruire l’économie française, et de préserver ce modèle social. Car jamais aucun revenu universel dans un pays européen n’attendra ce niveau redistributif !

          Ou alors, ceux qui le défendent sont des naïfs indécrottables, qui n’ont pas compris pourquoi les riches ont fait l’Europe des banksters : c’est pour mieux vous niquer mon enfant ... !
          « Aux origines du carcan européen » par Annie Lacroix Riz.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 janvier 07:08

          @Fifi Brind_acier
          J’aime bien les gens courageux qui mettent des moins, mais n’ont pas d’arguments à opposer à mon commentaire...


        • Christophe Certain Christophe Certain 3 janvier 10:37

          @Fifi Brind_acier
          Le propos de cet article n’est pas de refaire le monde mais d’évaluer la faisabilité du revenu universel dans l’état actuel des choses, ce qui est déjà un sujet à part entière.

          Evidemment si on revient à la souveraineté nationale on pourra faire beaucoup de choses, mais pour l’instant on est mal partis pour ça. 
          Donc si on veut que les gens prennent conscience de cela, il faut commencer par leur montrer que le RU est un faux espoir qui ne les mènera nulle part, ou alors à quelque chose d’encore pire que ce qui se passe actuellement. Une fois éliminées les fausses solutions les vraies, ou tout au moins celles qui paraissent plus plausibles, apparaîtront.

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