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Accueil du site > Tribune Libre > Le RIC, l’extrême-gauche et le peuple

Le RIC, l’extrême-gauche et le peuple

Je tiens à faire un avant-propos à cet article dans la mesure où ce que je vais essayer d'expliquer ne va pas de soi. C'est pourquoi je demande, aux jeunes en particulier, de faire preuve de discernement en le lisant. La jeunesse déborde de générosité et est sensible aux oripeaux que développe la gauche. Je fais appel ici à la lucidité en demandant de remettre en cause les évidences d'un discours en apparence généreux par lequel il me semble que l'extrême-gauche dissimule en réalité intolérance et détestation du peuple. En ce sens, l'extrême-gauche est un rouage du fascisme ambiant. Telle est la démonstration que je vais tenter dans cet article. Enfin, je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas ici d'affirmer que la droite est meilleure que la gauche mais bien plutôt que les deux tendent vers le même point. Contrairement aux apparences...

Ce qu'il y a d'intéressant à notre époque, c'est que plus le capitalisme se contracte sous l'effet de ses contradictions, plus la situation devient radicale et plus les masques tombent. Ainsi le mouvement des Gilets Jaunes a-t-il révélé la haine du peuple qui régie la mentalité de plusieurs groupes sociaux. On pourrait citer des métiers comme les professeurs (il faudra quand même un jour s'intéresser sérieusement à ce que les professeurs ont dans la tête et questionner les motivations de cette « belle vocation »), grands absents du mouvement, mais aussi les gauchistes, eux aussi aux abonnés absents. Et c'est bien de ce dernier groupe dont il va ici être question.

 

Penchons-nous sur la littérature internet de groupuscules tels que Rebellyon, la Horde, la Rotative, Paris-Lutte.info, etc. Nous sommes-là dans la mouvance antifa, donc qui se veut « anti-fasciste ». Mais nous allons voir que, en matière de fascisme, rien n'est simple et qu'il ne suffit pas de proclamer être son contraire pour ne pas l'être... Huey Pierce Long, gouverneur autoritaire et corrompu de Louisiane avant-guerre, aurait déclaré : « Quand le fascisme arrivera aux États-Unis, on l'appellera antifascisme ! » (notez que la phrase n'est pas de cet escroc de Churchill). J'ai bien peur que les antifas soient la concrétisation de cette triste sentence. Ils se disent anti-capitalistes mais sont pour les migrations, pour la PMA et la GPA (voir ici par exemple), etc. À quoi l'on peut répondre que soit ils n'ont pas compris que les migrations actuelles sont le résultat de la destruction de l'Afrique et du Proche-Orient par le capitalisme et que l'oligarchie les promeut parce qu'elles sont un moyen de destruction des identités au profit de la création d'une identité mondialisée de consommateur, soit ils l'ont compris et ce sont des collaborateurs de l'ordre fasciste en place1. Soit ils n'ont pas compris que la PMA et la GPA représentent la mise en place d'un marché mondialisé de la fabrication d'enfants par des multinationales, soit ce sont des collaborateurs de l'ordre fasciste en place. La liste de leurs prises de position qui font d'eux des fascistes est trop longue pour être ici égrainée. C'est pourquoi nous allons ici nous concentrer sur une seule d'entre elles : leur opposition au Referendum d'Initiative Citoyenne (RIC) que l'on peut lire ici ou encore là article repris  et  , etc.). Ces groupuscules qui volent l'appellation d'extrême-gauche au champ politique considèrent que le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir bourgeois. « Le RIC est alors apparu, comme un moyen de s’épargner la révolution » écrivent-ils. Il y a, dans ce propos, une telle inculture de ce qu'est l'histoire que les bras m'en tombent. Mais qu'est-ce qu'une révolution pour eux ? Croient-ils qu'elle se décrète ? Ils n'ont tout simplement pas compris que le RIC est profondément révolutionnaire en lui-même. Pourquoi ? Parce qu'il représente une remise en cause de la représentation. Or la représentation politique est l'outil principal de la domination politique aujourd'hui. Il est d'ailleurs tout à fait frappant d'observer qu'un des articles les plus repris sur ces sites d'extrême-gauche méconnaît la différence entre le vote pour un représentant (caractéristique de l'oligarchie) et le vote pour une décision (caractéristique de la démocratie2) : « Le RIC, comme les élections de représentants, c’est avant tout un bulletin de vote dans une urne. C’est-à-dire l’abandon d’une puissance collective au profit d’une démarche individuelle. » Justement non, c'est là que réside la différence : la souveraineté consiste dans la volonté générale, comme le disait Rousseau, et la volonté ne se représente point. Elle est ou elle n'est pas. La souveraineté est prise de décision et non abandon de ce pouvoir au profit de représentants. Les débats qui mènent à cette prise de décision sont la démocratie en exercice. En ce sens, le RIC doit être une tentative de formalisation de cette volonté générale. Je pèse mes mots : il faut vraiment ne rien avoir compris à ce qu'est la démocratie pour affirmer, comme le fait la Rotative, que le vote pour une décision équivaut au vote pour un représentant.

 

Le RIC est le premier pas vers l'instauration d'une démocratie en France. Le peuple de France tente de prendre du pouvoir à l'oligarchie qui le domine outrageusement depuis l'instauration des dictatures bourgeoises en occident au XVIIIème siècle, ceci est une première pour le XXIème siècle ! Soyons clairs : le RIC est législatif, abrogatoire, constituant et révocatoire. Qui pense sérieusement qu'une telle mesure pourrait être entérinée par l'oligarchie fasciste qui règne actuellement en France ? C'est bien simple : jamais elle n'acceptera ce qui signerait la fin de son hégémonie. Bien sûr, pour que le RIC existe, il ne faut pas demander aux juristes bourgeois de le dessiner pour nous. Non, eux ça suffit aussi : ces incultes arrogants ont fait suffisamment de mal au peuple. Il faut que le peuple donne sa forme au RIC. Pour ça, il faut mettre en place un deuxième temps du mouvement Gilets Jaunes, c'est-à-dire installer partout des ateliers pour mutualiser les idées qui donneront naissance et légitimité au RIC, cela sans abandonner les manifestations. Car disons le franchement : si le mouvement a eu un tel impact, si le monde entier nous regarde aujourd'hui avec admiration3, c'est du fait de notre capacité à nous comporter comme un peuple face au pouvoir et à répondre de façon virile4 à sa violence5. On voit ici le potentiel révolutionnaire !

 

 

Cependant, Paris-Luttes.info écrit : « Pour autant, et en réalité nous le savons tous, rentrer chez nous avec le RIC, c’est retourner au chagrin, sans rien de plus dans le frigo ». Si on les écoute, cela signifie qu'il faut repartir avec des mots d'ordre de type syndical, ceux-là même qui ont si bien marché pour nous mener là où nous sommes aujourd'hui, au bord du gouffre... Avec des revendications de type syndical, on réclame des droits à nos maîtres. Par là, nous reconnaissons leur domination et ne nous attaquons pas aux racines du mal, aux causes qui font que la situation du peuple est intenable. Ce que ces militants de gauche doivent comprendre, c'est que si nous demandons du pain à l'oligarchie, nous n'aurons jamais que des miettes ; or, avec le RIC, ce que nous demandons, c'est la boulangerie6. La position de ces pseudo-intello de gauche est absolument intenable : d'un coté, ils nous parlent sans cesse de révolution, mais quand le mouvement est là, ils s'en tiennent à des revendications de droits (tel est d'ailleurs le piège que le féminisme tend au peuple, piège que Hannah Arendt avait pourtant déjà décrit en son temps : quémander des droits est l'inverse de la démocratie). Nous n'avons plus envie de revendiquer des droits : nous voulons instaurer une démocratie – enfin – pour que cesse notre oppression.

 

Pour nous désespérer quant à l'avènement d'une telle démocratie, c'est-à-dire un régime dans lequel le peuple serait souverain, Paris-luttes.info donne l'exemple de pays comme la Grèce et l'Argentine où, comme en France, le résultats des referendums ont été annulés par la bourgeoisie. Mais il est fallacieux d'utiliser de telles comparaisons ! Dans ces pays, le RIC n'existe pas ! L'oligarchie dessine encore la vie institutionnelle de ces pays. Rien à voir avec ce que nous demandons. Le RIC étant révocatoire, les politiciens n'obéissent pas aux ordres du peuple ? Ils dégagent ! On est loin de « l’appel à la pitié » dont Paris-luttes.info affuble le RIC. Encore une fois, il faut vraiment ne rien avoir compris pour écrire une chose pareille !

 

Toujours dans la critique du RIC, on a aussi ce type d'arguments : « il faut aussi noter que les partis d’extrême-droite ont une forte tendance à utiliser les outils référendaires pour avancer un agenda politique raciste ». Bon alors il ne reste plus qu'à mettre l'extrême-gauche au pouvoir pour être sûr que seules les idées compatibles avec notre bonheur seront adoptées. Blague à part, on voit ici l'absence totale de confiance dans le peuple : comme l'extrême-gauche possède la vérité, il est normal qu'elle sache mieux que nous ce qui est bon pour nous. C'est déjà ce que disaient Karl Marx ou Pierre Bourdieu : le scandale des scandales pour la petite-bourgeoisie – et l'extrême-gauche est désormais un mouvement petit-bourgeois – est de ne pas être reconnue pour ce qu'elle s'imagine être, ne pas pouvoir concrétiser en terme de pouvoir la domination éthique qu'elle fait peser sur les classes populaires. La petite-bourgeoisie gauchiste reste impuissante politiquement et n'est bonne qu'à râler parce que ses valeurs (qu'elle partage bien souvent avec la bourgeoisie fasciste à l'image de sa haine de l'identité ou encore son dégoût de la nature que, en accord avec les multinationales, elle veut modifier au nom, par exemple, d'un supposé droit à l'enfant, etc.) ne sont pas reconnues par ce satané peuple qu'il faudra bien changer tôt ou tard en l'éduquant. La posture de l'extrême-gauche face au RIC est révélatrice de sa haine du peuple7.

 

Des humains de qualité ne peuvent apparaître que dans un contexte où règne la confiance, où tout n'est pas formalisé, où l'on s'autorise à explorer. Faire confiance, c'est, par exemple, écouter l'autre sérieusement et avec bienveillance, pas comme un imbécile qu'on veut réformer. C'est dans la confiance que la beauté se révèle, pas dans la surveillance et le soupçon. Ceux qui prétendent sans cesse « qu'on n'y arrivera pas sans éduquer le peuple » se trompent complètement. On n'éduque pas un peuple, on le met en confiance en lui faisant confiance. À mort toutes les écoles et tous les éducateurs, vive la confiance et le partage, seul terreau de toutes les qualités humaines.

 

Bien sûr, avec le RIC, l'appareil médiatique actuel devra être démantelé : il n'est pas possible de mener un débat sérieux avec l'intervention de journalistes. Toute cette clique de fainéants aux ordres de l'oligarchie n'a d'autre fonction que de nous faire douter de nous, de nous rapetisser, de tirer tout débat vers le bas. Eux sont capables de tenir le RIC en échec, de le frelater et de faire en sorte que nous soyons déçus de nous-mêmes. C'est dans un tel contexte que les idées les plus nocives collectivement risquent de passer, du fait de ce complexe journalistique qui ne fait que jouer sur nos peurs. 

 

 

Il y a enfin le cas extrêmement grave d'Étienne Chouard, que la Rotative présente comme « Blogueur très apprécié de différentes tendances d’extrême-droite avec qui il partage régulièrement l’estrade. » Comme le RIC qu'il promeut d'ailleurs de toutes ses forces, Chouard est un révélateur. On se frotte les yeux quand on lit ce qui lui est reproché : avoir discuté sur Internet avec des gens d'extrême-droite, avoir osé dire qu'ils n'avaient pas tort sur tout. Voilà les réflexes idéologiques qui font office de réflexion à l'extrême-gauche : si on est pas d'accord avec toi et que quelqu'un te parle, il devient par là notre ennemi. Plus encore : comme vous êtes d'extrême-droite et que pour nous, l'extrême-droite c'est le fascisme, vous avez tort sur tout. Hitler a dit que l'Angleterre était une île ? Alors c'est faux, elle ne peut pas être une île ! Pourquoi ? Parce que Hitler est très très méchant ! Comme il est très très méchant et qu'on veut que tout le monde sache qu'on est contre lui, on contredit tout ce qu'il dit. Cela semble caricatural mais en observant précisément le contenu des critiques adressées à Chouard, on s'aperçoit qu'elles sont pourtant de ce tonneau.

 

Il y a chez les gauchistes aujourd'hui un fantasme de destruction de l'Autre, de ce qui est différent. Si on parle avec l'extrême-droite, c'est qu'on est d'accord avec elle, c'est qu'on est contaminé, c'est comme une maladie. Il est inadmissible qu'une sorte de police de la pensée naisse ainsi chez ceux qui prétendent être le parti de l'émancipation. Le refus du dialogue avec l'Autre, le fantasme de sa destruction me semble bien plus proche du fascisme que tout ce que je vois à l'extrême-droite. L'attitude qu'il faut avoir dans ces temps difficiles est au contraire une posture de dialogue avec tout le monde, dire nos peurs, écouter celles de l'Autre, essayer de les comprendre, c'est-à-dire considérer l'Autre comme aussi intelligent que soi et dialoguer pour fonder un monde commun comme dirait Arendt.

 

Malheureusement, Chouard s'est excusé pour avoir dialogué avec l'extrême-droite. Il a reconnu que Soral, par exemple, avait eu des paroles inadmissibles. Ce qui est vrai mais ne veut pas dire qu'il ait tort tout le temps ! Et ça, ça n'est pas négociable quelque soit la violence de la police de la pensée gauchiste car c'est de la logique, et la logique n'a que faire de la police de la pensée, n'en déplaise à un Frédéric Lordon ou un François Ruffin8. Et voici donc ces quelques paroles échangées sur le net qui transforment Chouard en blogueur qui « partage régulièrement l’estrade » avec l'extrême-droite. Il n'y aura jamais de pardon mon pauvre Étienne, pas avec ces gens ; tu n'auras jamais de pardon pour une faute qui, de toute manière, n'existe que dans les esprits embrigadés de tes accusateurs. Du coup, on obtient le syllogisme suivant : Chouard = extrême-droite ; Chouard = RIC ; donc RIC = extrême-droite. Exemple tiré de La Horde : « C’est donc sans surprise qu’on voit ressurgir des personnalités comme Étienne Chouard, qui refuse de reconnaitre le danger que représente l’extrême droite parce que cela rentre en contradiction avec son projet de démocratie intégrale. De même, présenter le référendum d’initiative citoyenne (RIC) comme la solution miracle à tous les problèmes est en soi un problème. » CQFD. Au passage, j'aimerais bien que la Horde nous explique ce qu'est la « démocratie intégrale ». Elle s'opposerait, j'imagine, à une « démocratie partielle » ? De quoi s'agirait-il ?

 

 

En fait, ces individus endoctrinés veulent infiltrer le mouvement des Gilets Jaunes pour en exclure les franges du peuple qui ne leur conviennent pas et faire correspondre le mouvement à leurs obsessions. Ils veulent le rationaliser9. Ils n'ont aucune légitimité pour faire cela. Ce mouvement ne leur appartient pas : ils peuvent y venir mais pas y imposer leurs buts ou leur mono-obsession de l'extrême-droite. Plus encore, en empêchant le dialogue entre des strates du peuple que les stratégies de l'oligarchie sont parvenues à opposer, ils l'affaiblissent face à l'unité de la classe dominante et, par conséquent, sont des traîtres au peuple. Ils sont des mécanismes du maintien de l'ordre fasciste qui règne en occident. Ils ont beau s'appeler « antifa », ces petits-bourgeois sont les nouveaux fascistes : intolérants, persuadés de détenir la vérité, imperméables au doute. Ce n'est pas parce qu'ils se sont achetés des drapeaux rouges et noirs qu'ils sont à l'abri de l'accusation d'être des fascistes. Ils me rappellent ces paroles du chansonnier Pierre Selos dans sa chanson « Les cons sont là » :

 

« ceux qui n'ont pas compris l'histoire,

 

les fossoyeurs de la mémoire,

 

et qui refont tous les faux-pas :

 

les cons sont là. »

 

La question qui se pose alors me paraît être celle-ci : comment fait-on quand on est contre le progrès (défendu par la gauche) et contre l'autoritarisme et la hiérarchie (défendus par la droite) ? Il n'y a nul part où aller sur l'échiquier politique. Hé bien tant mieux car heureusement, une alternative populaire vient de naître : le mouvement des Gilets Jaunes.

 

Christophe Hamelin

 

 

1 Il est assez fascinant de constater leur entêtement à ne pas analyser les migrations modernes dans leur contexte capitaliste. Ainsi le site La Horde écrit-il : « De même, refuser de considérer comme un problème le nationalisme assumé des gilets jaunes à travers à la fois des symboles et une façon de se définir (« les Français ») est d’autant plus dangereux que, en particulier sur les réseaux sociaux, cette identité nationale est non seulement interclassiste, mais également construite contre un cosmopolitisme associé dans l’esprit des gens au capitalisme sans frontière. » L'incapacité, toute idéologique, de l'extrême-gauche à comprendre le phénomène profondément humain qu'est l'identité en fait un rouage de l'actuel ordre fasciste. Dans la mythologie totalitaire du progrès, les identités sont effacées. Mais au profit de quoi ? D'une identité politique ? Mais alors il s'agit d'un endoctrinement puisque la personnalité de l'individu est déterminée par des idées hétéronomes. Plus encore, dans l'ordre actuel, l'effacement des identités se produit au profit de la constitution d'une identité de consommateur mondialisé. Or cela est la marque du totalitarisme aujourd'hui. Un monde sans identité, d'individus déracinés, dans lequel il n'y a plus de résistances autonomes à l'ordre. Par conséquent, faire l'apologie des migrations revient à adouber l'ordre fasciste que cherche à instaurer l'oligarchie. Donc, les gauchistes sont des néo-fascistes. Cette inversion de termes (appeler « fascistes » les « antifa ») peut paraître choquante a priori mais mérite réflexion.

 

2 Je conseille au gauchistes de se pencher sur Aristote, Les politiques, IV, 9, 1294b4.

 

3 Je ne lis malheureusement que l'anglais donc je ne peux pas dire pour les autres peuples mais allez voir sur les forums anglo-saxons, en particulier états-uniens : la teneur des propos sur le mouvement Gilets Jaunes change complètement du « french bashing  » habituel. Ils sont estomaqués et nous admirent.

 

4 La virilité est bien sûr une caractéristique du genre masculin mais concerne les deux sexes.

 

5 Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

Helder Camara, évêque brésilien

 

6 Allégorie entendue par un pote sur un rond-point.

 

7 Par contre, je n'ai aucun doute sur le fait que les gauchistes sont incapables de comprendre un mot de ce que je raconte. En effet, ils se gargarisent de slogans pro-peuples style : « Les muscles de cette société, ce sont les millions de prolos. La seule force capable de s’opposer à celle du capital, la voici. » (Paris-luttes.info) mais sont incapables de voir que leur posture dit exactement l'inverse de ce type de propos standardisés.

 

8 Les récentes hésitations de Ruffin sur Chouard ne changent rien au fait qu'il s'est rendu coupable d'avoir participé à son lynchage.

 

9 C'est-à-dire qu'ils veulent le faire correspondre à une idée.

 


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65 réactions à cet article    


  • Neapolis Neapolis 4 janvier 09:15

    Nous ne demandons pas le ric, nous le voulons et le mettrons en place. Maintenant prenons conscience que cette oligarchie mondialisee ira sûrement très loin dans la violence pour faire barrage. Il faut espérer qu’atteind un certain niveau de violence contre le peuple, les forces de l’ordre changeront de camp.


    • Paul Leleu 6 janvier 18:05

      @Neapolis

      « Il faut espérer qu’atteind un certain niveau de violence contre le peuple, les forces de l’ordre changeront de camp » ...

      l’Histoire ne nous en donne guère d’exemples... au contraire !!! ... le Peuple ne peut compter que sur lui-même...


    • lala rhetorique lala rhetorique 4 janvier 09:20

      Faut pas tant boire ! Si vous n’avez pas compris que les enseignants et autres font partie des gilets jaunes, mais au titre de gilet jaune et non de la corporation, c’est grave ! Vous parlez de haine des gauchistes, mais franchement vos propos sont haineux. Vous mettez les gens dans des cases ? vous pensez ainsi que vous avez moins de risque ? mais ce mouvement gilets jaunes, prouve que c’est fini, les cases ça prend plus ! faut aérer vos tiroirs avant de les mettre à vendre sur leboncoin.... En tous cas, ce qui est certain, c’est que vos propos vous déconsidèrent !


      • mac 4 janvier 10:00

        @lala rhetorique
        Les enseignants ont surtout perdu de leur superbe pour une grande partie. Avant ils étaient considérés, pour la plupart, comme des intellectuels qui prenaient du recul et s’appuyaient sur une certaine culture (que l’on soit d’accord ou pas avec eux). Maintenant certains pensent exactement comme leur télé, c’est un peu dommage.
        Pour ce qui est de la haine, voyez comment se comportent les antifas dans la rue, vous en aurez une bonne matérialisation...


      • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 4 janvier 13:37

        @lala rhetorique
        Il y a très peu d’enseignants sur les ronds points, c’est un fait. C’est comme les militants de gauche professionnels qui sont les grands absents du mouvement. Si vous ne vous êtes pas rendu compte, je ne sais que vous dire... Par ailleurs, vous m’accusez de mettre les gens dans des cases : je crois que là, il vous faut relire l’article car vous ne l’avez pas compris. Relisez le calmement, sans vous énerver face à un parole critique.


      • Alren Alren 4 janvier 16:34

        @lala rhetorique

        Les couples d’enseignants ou les couples ou madame est enseignante et monsieur cadre supérieure ou encore profession libérale ne ressentent pas le même besoin urgent que les choses changent que la plupart des gilets jaunes.

        De plus et ce n’est pas une blague, beaucoup profitent du samedi pour corriger les copies ou préparer les cours ou faire de l’administratif, ou approfondir leur culture dans leur domaine d’enseignement. Un enseignant consciencieux passe plus de temps à travailler hors de classe qu’en cours ...

        Mais s’il ne sont pas sur les ronds-points, à l’exemple de petits commerçants qui font l’essentiel de leur chiffre d’affaires le samedi, ils soutiennent massivement les GJ.


        Les vrais gauchistes que cite l’auteur n’apprécient pas le mouvement GJ tout simplement parce qu’ils ne veulent pas du pouvoir qui salirait, comme dirait Sartre leurs blanches mains de doctes théoriciens.

        Mais de quel poids comptent-ils dans l’arène politique ?


      • Yanleroc Yanleroc 6 janvier 00:24

        Pour qui t’ as de l’ antipathie,
         les gentils
         ♪

        Qui fait 70%,
        les méchants
         ♫

        Fabrice Hadjadj, juif au nom de famille arabe et de confession chrétienne,
        a écrit les paroles de la chanson des Citrons pour Marguerite



      • L'étrangère L’étrangère 4 janvier 09:22

        Bonjour et merci beaucoup pour ce très bel article (et au passage je suis vraiment et sincèrement désolée pour le vote pourri... j’ai voulu mettre 5 étoiles et ça a foiré smiley bref, j’ai revoté.)

        Quand on voit quel loup intérieur ils nourrissent on comprend aisément à qui on a à faire...


        • mac 4 janvier 09:53

          @L’étrangère
          J’avoue ne pas bien comprendre comment fonctionne le système de vote.
          Si vous mettez 5/5 alors qu’il y a seulement 6 votants vous voyez à peine le score augmenter de quelque dixièmes...


        • Paul Leleu 6 janvier 18:11

          @L’étrangère

          le PCF (tout comme les autres PC) a passé son temps a lutter contre le gauchisme...

          J’invite l’auteur à lire Lénine : « Le gauchisme, maladie infantile du communisme »...

          il enfonce des portes ouvertes...

          et puis je conseille aussi à l’auteur d’écouter un peu plus en détails comment Soral (son idole immaculée) parle du Peuple... ce n’est guère plus reluisant... chacun a ses têtes de turc... et Soral n’est qu’un retraité frustré de la télé-poubelle, transformé en militant professionnel rentable !! Si il y a un politicien pro, c’est bien Soral...

          Je pense qu’il faut éviter ce genre de querelles débiles... et dégager tranquillou les gauchistes....


        • Arogavox 4 janvier 09:33

          Ben oui : notre planète le sait pourtant depuis Confucius :

          « Qui va trop à l’est va à l’ouest » !


          • Durand Durand 4 janvier 10:15

            .

            On ne peut pas changer de peuple... Ceux qui veulent la paix sociale doivent en accepter toutes ses composantes naturelles, qu’elles soient marxisantes, fascistoïdes, d’extrême centre ou anarchistes... Ces tendances ont existé et existent toujours en proportion plus ou moins constante au sein de tous les peuples, y compris les plus primitifs et si elles se sont perpétuées, c’est que chacune d’entre elles a été et est encore, à tour de rôle et au gré de l’Histoire, la condition de leur survie.

            C’est pourquoi il faut se concentrer sur l’intérêt général, c’est à dire sur ce qui représente un intérêt pour la satisfaction de tous, à commencer par le droit d’expression.

            Mais le cadre politique actuel est pervert car s’il n’empêche pas réellement l’expression de chacune de ses tendances, il n’existe plus de mécanisme permettant que cette expression soit suivie d’effet concret et cela conduit à la frustration, puis à la colère et enfin à la radicalisation et à la division, pour le plus grand bonheur de nos gouvernants actuels.

            Dans le cadre de la Cinquième République, ce sont nos représentants réunis en Congrès à Versailles en 2007 qui se sont interdits eux-mêmes de nous représenter. En effet, en acceptant les modifications constitutionnelles permettant la ratification du traité de Lisbonne, ils ont accepté de se placer sous l’autorité juridique communautaire qu’ils sont désormais tenus de servir, au détriment de leur fonction première qui est de représenter et de servir ceux qui les ont élus.

            On peut toujours disserter sur le fait que ni la Constitution, ni le peuple français ne leur donnaient mandat pour pervertir ainsi leur fonction mais l’urgence de l’heure n’est pas au jugement mais au rétablissement de la représentativité parlementaire de chacune des composantes de la Nation.

            En ce sens, la sortie de l’UE se confond exactement avec l’intérêt général car c’est la seule clef de la prison commune dans laquelle, sans y prendre garde, se sont laissés enfermer TOUS les Français.

            .


            • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 4 janvier 23:42

              @Durand

              J’allais le dire... mais moins bien que vous.

              Il faut regarder avec suspicion tout les tentatives de diviser pour telle ou telle bricole. Seul l’intérêt de tous les citoyens doit être au centre de l’attention.


            • Arogavox 4 janvier 11:11

              Le RIC est pris dans un étau entre ceux qui le trouvent trop dangereux (conservateurs, profiteurs actuels ou timorés larbins) et ceux qui le pensent trop inoffensif pour constituer un contre-pouvoir, voire assimilable à un leurre.

                
               Une tout autre position, plus nuancée, est de voir que dans le contexte du moment présent, ce RIC voulu par les gilets jaunes est certainement la technique pro-démocratique la plus simple et la plus accessible à une mise en oeuvre quasi-immédiate. 
               Sans oublier pour autant, en même temps, que tout technique est perfectible et ne saurait être une fin en soi.

               Et ce n’est pas parce qu’un certain Chouard l’a lui-même fait remarquer que ceci serait moins vrai :

               dans une démocratie véritable, chaque décision politique serait en quelque sorte votée, et le RIC n’aurait plus lieu d’être.

                  

               Ce RIC aura d’ailleurs gagné l’adhésion majoritaire lorsqu’au lieu de l’évacuer sans plus d’attention, il sera permis et bienvenu d’en critiquer les défauts.

                Sans quoi, se contenter de réflexes claniques de Pavlov dès la perception du seul mot n’est pas digne d’une réflexion constructive.

               Or, puisque c’est un référendum le RIC hérite ontologiquement des défauts de tout référendum :

               * qui formule la question ? ...
               * qui contrôle le tempo (« maître des horloges ») du moment (bien préparé) où la question va être posée et de la collecte des réponses ?

               * l’accessibilité à la possibilité d’initier ces référendums est-elle (ou sera-t-elle) équitablement équi-répartie entre chaque citoyen ? (Des individus ou groupes focalisés, spécialisés, dans la manipulation ou le guidage des opinions, ne risquent-ils pas de disposer de plus de temps et de moyens d’atteindre une large audience ?)

               * la question posée par un référendum n’admet qu’une réponse binaire !

               d’où une dissymétrie entre le pouvoir de poser officiellement des questions (cf point précédent) et le pouvoir d’y répondre officiellement. Avec une latitude infinie dans le choix et la formulation des questions, et un seule position binaire permise pour y répondre ! Même en prenant en compte le dernier recours possible , à l’abstention, la capacité d’expression laissée pour répondre se réduit quasiment à l’onomatopée !

               Tout ceci pour signaler encore une fois le droit et le devoir citoyen de persévérer à inventer des pistes d’action lorsque l’art actuel ne permet plus une adaptation convenable à notre environnement.

               bis repetita : Les « doléances Kdo » ne s’opposent nullement au RIC et pourraient même contribuer démocratiquement, activement, librement (bénévolement), sans attendre, à le préparer ...


              • Durand Durand 4 janvier 11:40

                @Arogavox

                .

                Le RIC n’a rien d’innofensif et il faudra l’instaurer, le tester et en corriger éventuellement les défauts. Le problème du RIC n’est pas sa pertinence mais le temps qu’il va falloir pour le mettre en œuvre...

                Un référendum immédiat sur la sortie de l’UE serait beaucoup plus radical et en cas de victoire – probable – du Frexit, les élections présidentielles qui suivraient verraient fleurir la RIC dans tous les programmes proposés...

                Dans la situation explosive actuelle, le RIC ne résoudra aucun problème de fond car il ne sera pas rendu opérationnel avant 2022, au mieux. Et quand bien même il serait opérationnel il ne résoudrait aucun problème de fond avant qu’une votation soit déclenchée pour sortir de l’UE.

                Dans l’immédiat, il convient donc d’exiger un référendum à la fois sur l’instauration du RIC et sur la sortie de l’UE. Et là on gagnerait un temps précieux...

                .


              • Arogavox 4 janvier 12:12

                « Les deux types de révolutionnaires :

                les ’apôtres’ et les ’techniciens’. »

                 Roger Martin du Gard


              • François Vesin François Vesin 4 janvier 19:08

                @Durand
                « Dans l’immédiat, il convient donc d’exiger un référendum à la fois
                sur l’instauration du RIC et sur la sortie de l’UE.
                  »

                Par voie de conséquence, il n’y a aucune pertinence
                à laisser s’organiser le scrutin des européennes !
                L’urgence n’est pas d’y envoyer une nouvelle clique d’inutiles
                mais d’en rapatrier d’urgence celle qui s’y prélasse encore.

                Le Frexit R.I.C. c’est maintenant.


              • Durand Durand 4 janvier 21:10

                @François Vesin

                Vous avez l’espoir qu’un référendum Frexit–RIC soit tenu avant l’été ?... Vous êtes plus optimiste que moi, mais ça fait plaisir !

                Bof, les Européennes servent au moins à Asselineau et à d’autre pour se faire connaître !

                Les gens s’imaginent aussi qu’avec davantage d’états membres gouvernés par des droites dures, nous nous rapprochons de la sortie ou d’une europe des nations ! C’est certainement ce que va faire miroiter MLP pour embobiner les gens... Pourtant, sous Mitterand, la quasi totalité des États membres avaient des gouvernements socialistes mais on n’a jamais vu l’ Europe sociale qu’ils nous avaient vendue !...

                Tout simplement parce que pour modifier les politiques nationales, il faut tomber d’accord à 27 pour modifier les traités selon les désirs des Français, des Bulgares , des Belges, des Maltais, des Autrichiens, des Roumains, des... Et oui, y’a pas de raison !

                A 27, on ne peut donc se mettre d’accord que si personne ne réclame rien !

                Les gens n’ont pas suffisamment à l’esprit que la politique européenne n’est la création, ni du Conseil Européen, ni du Parlement Européen, ni-même de la Commission Européenne mais qu’elle n’est et ne peut être QUE l’application directe des traités européens...

                À partir du moment où on a institué des frontières passoires en interdisant le contrôle des mouvements de capitaux, des biens et des personnes, on a orienté définitivement la grande majorité des politiques comunautaires et donc nationales... Et bien entendu, dans le sens qui profite aux maquignons qui nous gouvernent et à ceux qui les payent...

                Nous sommes devenus un troupeau de 500 millions de têtes de bétail qui s’ébat sur un territoire sans clotures et nous sommes gérés comme on gère un grand troupeau : rationnellement, c’est à dire qu’on laisse crever les bêtes affaiblies pour ne garder que celles qui rapportent beaucoup en mangeant peu...

                Vu sous l’angle de la thermodynamique, nous ne sommes plus qu’un système organisé soumis au principe universel de la production maximale d’entropie... La loi de la jungle, quoi... !

                On nous a volé notre humanité, rien de moins !

                .


              • Reiki Reiki 4 janvier 11:41

                Je regardais l intervention du Gillet jaune Boulo sur BFM.  J avais l impression que le présentateur avais le Pen en face de lui . Cette façon de vouloir disqualifier à tous prix le mouvement . 

                Cette attitude publique me dégoute , j estime que beaucoup de personnalités pour le Ric on reçu des pressions énormes. Et on le perçois à leur attitude, il y a une véritable peur. Jusqu’à ne plus savoir défendre ses idées. 

                Mais cette force fédéraliste basée sur le vote dans ses actions sont prise de manière plus démocratique que l état et ses institutions. Delors s attaque à sa bien séance et au droit de se rassembler. C est s attaquée à la Liberté. 


                • amiaplacidus amiaplacidus 4 janvier 12:18

                  J’ai discuté récemment avec un ami suisse de ce que sont les droits populaire dans son pays, je mets ici les principaux résultats de cette discussion. Si l’on en croit les élucubrations LREM, la Suisse doit être un pays vraiment mal foutu, mal dirigé où le peuple est totalement malheureux.

                  Parlons d’abord de la terminologie, en Suisse, une initiative, c’est proposer un nouvel article constitutionnel ou législatif, un référendum, c’est l’approbation (ou non) d’une loi ou d’un article constitutionnel.
                  .
                  .
                  1) Sur le plan fédéral

                  - Référendum obligatoire. toute modification de la constitution, qu’elle soit proposée par le gouvernement ou le parlement DOIT obligatoirement être approuvée par un vote populaire, et doit obtenir la majorité des votants et la majorité des cantons pour être acceptée. C’est lors de la modification du code pénal, en 1938, que le peuple a aboli la peine de mort.

                  - Référendum obligatoire. tout traité international DOIT obligatoirement être approuvée par un vote populaire, obtenant la majorité des votants et la majorité des cantons pour pouvoir entrer en vigueur. Le refus populaire est d’ailleurs la raison pour laquelle la Suisse n’est pas membre de l’UE, alors qu’elle est membre de l’espace Schengen, adhésion qui a été approuvée par le peuple.

                  - Initiative populaire constitutionnelle, il suffit de réunir 100.000 signatures (sur une population de 7 millions d’habitants) réunies en 18 mois, pour proposer au peuple une modification de la constitution, soit par suppression d’un article existant ou, plus fréquent, inscrire un nouvel article. Il n’y a aucune limitation de quelque nature que se soit sur le sujet. Une seule chose : l’unité de la matière, on ne peut pas proposer des choses différentes en même temps, il faut faire plusieurs initiatives différentes.
                  À noter que, depuis 1938, il n’y a jamais eu de proposition d’introduire à nouveau la peine de mort.
                  Il n’y a pas d’initiative populaire législative, ce qui fait que la constitution suisse comporte des articles qui trouveraient mieux leur place dans la législation que dans la constitution.

                  - Référendum facultatif, il suffit de 50.000 signatures, réunies en 3 mois, pour que le peuple se prononce sur une loi adoptée par le parlement. Si le peuple la refuse lors du scrutin, la loi est abandonnée.

                  - À ma connaissance, pas de référendum révocatoire.
                  .
                  .
                  2) Sur le plan cantonal, cela diffère selon le canton, ici, mon ami étant genevois, je parlerais du canton de Genève

                  - Il existe un droit d’initiative populaire constitutionnel (chaque canton a sa propre constitution) et législatif. Tous les sujets peuvent être abordés pour autant qu’il respectent la constitution fédérale, l’unité de la matière et, pour les initiatives législatives, la constitution cantonale. Il faut réunir, en 4 mois, les signatures de 2 pour cent du corps électoral pour les initiatives législatives, 3 pour cent pour les initiatives constitutionnelles.

                  - Référendum, il suffit de réunir les signature de 2 pour cent du corps électoral pour qu’une loi ou un acte prévoyant des dépenses soit soumis au scrutin populaire. Lorsque le référendum cantonal porte sur les lois qui ont pour objet un nouvel impôt, la modification d’un impôt existant ou qui comportent une modification de la législation sur le logement ou la protection des locataires, seules 500 signatures sont nécessaires. La loi ou l’acte est annulé si le peuple le refuse.

                  - Pas de référendum révocatoire à Genève, mais cela existe dans d’autres cantons. Mais, compte tenu des problèmes que connaît Genève actuellement avec un élu, mon ami pense que l’on est pas loin d’avoir une initiative constitutionnelle pour le proposer.
                  .
                  .
                  3) Niveau communal, varie selon les cantons, à Genève il existe un droit d’initiative communal, les sujets sont délimités et doivent concerner uniquement les compétences communales. Le référendum communal existe aussi pour s’opposer à une délibération du Conseil municipal. Le nombre de signatures nécessaires dépend du nombre d’électeurs de la commune.
                  .
                  .
                  Voilà, c’est ce qui ce fait dans un pays voisin. Sans compter le droit électoral, proportionnelle à tous les niveaux (sauf pour les petites communes du canton de Genève). Avec pour l’électeur la possibilité de modifier les listes de partis en biffant, rajoutant ou doublant des noms de candidats appartenant ou non au parti en-tête de la liste, L’électeur peut aussi utiliser une liste officielle vide, à remplir soi-même avec les candidats de son choix, candidats pouvant appartenir à différents partis. L’électeur peut donc composer un parlement exactement comme il veut.
                  .
                  Bref, il semble que dans un pays qui offre de très larges possibilités de s’exprimer aux citoyens, les choses se passent beaucoup mieux que dans un pays où l’on demande aux gens de voter 1 fois tous les 5 ans et reste du temps de bien vouloir se taire en laissant les pros de la politique mitonner leur rata.


                  • Durand Durand 4 janvier 13:12

                    @amiaplacidus

                    .

                    Merci pour ce bel exposé qui corrobore ce que j’avais appris en travaillant en Suisse dans les années 90.

                    J’ai toutefois quelques doutes sur la bonne volonté de nos politiques à copier le RIC d’un pays qui l’a utilisé pour refuser d’adhérer à l’Union Européenne ... Quelque chose me dit qu’il va quand même falloir l’imposer par la force. !

                    .


                  • Attila Attila 4 janvier 15:48

                    @Durand
                    « Quelque chose me dit qu’il va quand même falloir l’imposer par la force. ! »
                    En 2017, les électeurs ont eu l’occasion de l’imposer par un simple bulletin de vote déposé dans l’urne. Occasion ratée.

                    .


                  • Durand Durand 4 janvier 16:56

                    @Attila

                    .

                    Oui, hélas !... Mais j’ai bon espoir que les gens comprennent qu’un RIC « toutes matières » soit totalement impossible à mettre en œuvre tant qu’on est dans l’UE vu que c’est la Commission de Bruxelles qui a l’initiative des lois dans quasiment toutes les matières législatives et que les traités interdisent aux États membres de légiférer, sur le plan national, dans un sens opposé aux politiques de l’Union Européennes décidées par Bruxelles...

                    Le RIC serait amputé de facto de la quasi totalité des matières importantes tant qu’on ne sortira pas des traités...

                    Si Chouard, qui le sait pertinemment, profitait de ses nombreux passages dans les médias pour vendre la sortie de l’UE en même temps que son RIC, on avancerait nettement plus vite !...

                    Mais il préfère focaliser les esprits sur la démocratie athénienne plutôt que sur le Frexit... Il crois que le mouvement des GJ est SON grand-soir et il est beaucoup plus intéressé par sa petite personne que par l’avenir des Français.

                    Il part bientôt à la retraite avec 3000 balles de salaire : il a tout son temps...

                    J’ai toujours pensé que c’était un irresponsable mais là, il le prouve dans l’action et il devient dangereux !

                    .


                  • charlesleter 4 janvier 17:24

                    @amiaplacidus
                    "Il n’y a pas d’initiative populaire législative, ce qui fait que la constitution suisse

                    "
                    cette erreur est souvent propagée sur les médias ,si depuis 2006 les initiatives législatives sont possibles et fréquentes d’ailleurs.Seul le RIC révocatoire n’existe
                    pas .lien vers la pétition article3 :https://www.article3.fr/ presque 300 000 signataires.cdt


                  • amiaplacidus amiaplacidus 4 janvier 19:27

                    @charlesleter
                    Je pense que vous vous trompez selon https://www.ch.ch/fr/democratie/droits-politiques/initiative-populaire/quest-ce-quune-initiative-populaire-federale/

                    "Pas d’initiative législative fédérale

                    Au niveau fédéral, vous pouvez, par le biais d’une initiative populaire fédérale, demander une modification totale ou partielle de la Constitution mais pas la révision ou l’introduction d’une nouvelle loi fédérale. La demande de modification d’une loi, appelée « initiative législative », est par contre possible dans plusieurs cantons.".

                    Récemment, les Suisses ont eu à se prononcer sur l’octroi de subventions aux paysans conservant les cornes des vaches.

                    À noter que c’est une seule personne, au départ, un paysan, qui a lancé cette initiative.

                    Il s’agissait de mettre dans la constitution un article concernant cette subvention.

                    Article qui fait plutôt incongru dans une constitution. L’initiateur a expliqué que faute de pouvoir proposer une loi, il proposait une modification de la constitution.

                    L’initiative a été repoussée, la constitution suisse ne s’occupe donc pas des cornes des vaches.


                  • titi 6 janvier 14:34

                    @amiaplacidus

                    Le modèle des votations en Suisse est certainement le modèle à copier pour le RIC.

                    Il y a quand même une grande différence culturelle ente la Suisse et la France, c’est que la politique y est nettement plus consensuelle.

                    Le risque en France c’est d’être débordé par des sujets qui n’intéressent personne à part quelques groupuscules.


                  • Paul Leleu 6 janvier 18:14

                    @titi

                    moi je propose un référundum populaire mondial sur la Suisse et ses banques... je pense que ça ne ferait pas plaisir aux helvètes... la banque suisse est l’épicentre de la merde mondiale et la responsable du génocide capitaliste planétaire...

                    je suis donc bien content que les suisses votent sur la hauteur des minarets en banlieue de Zurich... mais je préfèrerais qu’ils arrêtent d’organiser la merde au niveau planétaire....


                  • alinea alinea 4 janvier 14:10

                    Vous avez du constater comme moi, Christophe, que lorsque que quelques péquins s’organisent en groupe, ils se posent en détenteurs de vérité, courageux car militants, supérieurs car sachants.

                    Il n’y a pas que l’extrême-gauche qui soit rétive aux mouvements populaires, les écolos le sont tout autant, mais eux par appartenance pure et simple au système en place.

                    Les petits bourgeois sont une plaie qu’il faut cautériser d’urgence, car ils sont majoritaires, soit très crédules de la pensée unique, soit très crédules de leur vérité supérieure.

                    Robert Gil propose de faire un peu partout des ateliers démocratiques, j’ajouterais qu’il faut absolument ouvrir les yeux des moins cons des bourgeois ! Si nous ne trouvons pas moyen de grossir les rangs nous risquons l’échec !


                    • leypanou 4 janvier 20:13

                      @alinea
                      Si nous ne trouvons pas moyen de grossir les rangs nous risquons l’échec ! 

                       : une très grande majorité des gens est passive ; ceux qui ont une petite intention de faire quelque chose peuvent être échaudés par des politiciens professionnels arrivistes qui n’ont qu’un seul objectif, une place d’élu d’une manière ou d’une autre.

                      Le meilleur moyen de grossir les rangs est, pour ceux qui ont accès aux médias de masse, de ne pas raconter des c.nneries, en particulier de ne pas se disperser en voulant s’occuper des problèmes de la terre entière.

                      Car il ne faut pas se leurrer, ce qu’ont obtenu des Laurent Berger ou autres est ce que l’oligarchie a déjà accepté de céder : les GJ et les policiers ont obtenu plus que des syndicats quasi inutiles n’ont pu obtenir (des manifestations inutiles en milieu de semaine, çà ils savent faire, les retraités aussi ont manifesté pour rien).


                    • Christophe Hamelin Christophe Hamelin 5 janvier 17:24

                      @alinea
                      Je suis bien d’accord avec vous sur les écolos qui sont le mouvement petit-bourgeois par excellence. Ils ne pèsent plus rien à force de bêtise. Ce n’est pas un mal. De toute façon, l’écologie n’est l’apanage de personne.
                      Autrement, sur les « ateliers démocratiques », je trouve qu’en plus, ce type de démarche nous rend intelligent collectivement. C’est certainement cela qui nous manque le plus aujourd’hui : l’intelligence collective. Nous ne sommes plus capables de réfléchir ensemble. Même s’écouter devient un problème : en réunion, les gens sont incapables de se taire quand quelqu’un parle pour l’écouter, ce qui donne souvent des réunions peu constructives et désespérantes du fait que les gens se dispersent, discutent dans leur coin, éloignant de fait la possibilité d’être intelligent ensemble. Il n’y a rien de surprenant là-dedans. L’école nous désapprend en permanence à être intelligent ensemble,à coopérer. Et les écrans nous violentent en nous imposant des suites d’images et d’idées face auxquelles nous sommes passifs, dans l’incapacité de répondre. Il nous faut tout réapprendre.


                    • alinea alinea 5 janvier 20:23

                      @Christophe Hamelin
                      ...et avant cela beaucoup désapprendre ! car les habitudes de consommation d’infos ou d’intervention perso sur écran ne nous aident guère au partage.
                      Néanmoins,je suis étonnée et ravie de toutes ces initiatives, souvent très créatives et originales, de la part des gilets jaunes.
                      On ne m’ôtera pas de la tête qu’il y a un peu partout des survivalistes entraînés, des participants politisés mais pas « récupérateurs »comme on le dit, mais simplement citoyens participants qui font profiter de leur expérience.
                      L’intelligence collective que je croyais moribonde, se réveille et se montre dans les revendications, les buts exprimés et rapidement largement adoptés.
                      L’intelligence n’a pas besoin d’entraînement, juste de l’élaboration de tactiques, d’enthousiasme et d’un minimum de savoirs pour agir !
                      Personnellement je suis épatée, surprise et heureuse, de ce qui se passe ; inquiète de ce qui se passera si les mouvements de se renforcent pas.
                      Merci pour cet article Christophe Hamelin, c’est un baume au cœur !!


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 janvier 20:37

                      @alinea

                      Bof ...le prolo se rebiffe et surtout dans les bleds improbables...ce qui t’aurais fait gerber il y a quelques temps , tu le prends pour toi .fuck ma belle, j’ai pas la mémoire courte .


                    • alinea alinea 5 janvier 23:15

                      @Aita Pea Pea
                      Tu m’expliqueras ce que tu veux dire Aïta ?
                      En attendant je te souhaite une belle bonne et heureuse année


                    • Shaw-Shaw #U42-Néo-Nono-Karembeu 5 janvier 23:20

                      @alinea

                      Moi aussi !


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 janvier 23:29

                      @alinea

                      Le baratin depuis des années comme quoi le petit peuple obsédé par sa téloche était incapable de réagir...la FI vous nous en avez gavé de cette vision ... Bonne année aussi à toi ma belle . .


                    • Shaw-Shaw #U42-Néo-Nono-Karembeu 5 janvier 23:33

                      @Aita Pea Pea

                      C’est clair, y’en a qui sont sortis de leur torpeur, mais alors veugra !!! smiley

                      https://www.dailymotion.com/video/x704dla


                    • alinea alinea 6 janvier 15:37

                      @Aita Pea Pea
                      Ah bon !
                      On me reproche un regard romantique sur le peuple, on ne peut donc pas me reprocher ce regard condescendant ; quant à la FI, je n’en suis pas responsable, et je ne l’ai jamais entendue dire ça !!
                      Je ne t’en veux pas Aïta, juste envie de mettre les choses au point !


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 janvier 15:50

                      @alinea

                      Suis un gros jaloux de ton amour pour Meluche le non blondinet .Bon pour lui c’est open-bar dans le mépris des autres, de tout ce qui n’est pas méditerranéen .Un mec bien dans l’air des temps quoi ...


                    • alinea alinea 7 janvier 10:02

                      @Aita Pea Pea

                       smiley

                      je sais que tu te trompes ; quand à mon amour pour Méluche, c’est vous ici qui le provoquez à mal interpréter ses paroles ; je ne le défends que parce que j’ai une grande proximité de pensée avec lui et que mon petit cœur ne supporte pas la calomnie ( j’ai payé plus de cinq ans de ma vie une dénonciation calomnieuse !)
                      Bonne journée Aïta


                    • Yann Esteveny 4 janvier 20:39

                      Message à Mr Christophe Hamelin,

                      Votre texte est bien écrit. Personne ne se revendique fasciste en France et il n’y en a tout simplement pas. Vous trouverez en revanche un bastion d’autoproclamés « antifas » qui regroupe les courageux héros anonymes de cette lutte acharnée au dahu, et promoteur d’un terrorisme de la pensée pauvre

                      unique.
                      Les « antifas » proviennent du milieu des valets de l’oligarchie financière. Un mois avant le début des gilets jaunes, tout cela est bien expliqué dans la vidéo dont je vous invite à mesurer la pertinence de la conclusion : https://www.youtube.com/watch?v=5dw1OJf2CgU

                      Respectueusement

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