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Accueil du site > Tribune Libre > Le riche, le pauvre et le sage

Le riche, le pauvre et le sage

On divise souvent le monde entre deux catégories qui s’opposent, à savoir les riches et les pauvres… en oubliant systématiquement une troisième catégorie formée par ce qu’on pourrait appeler les sages. Tous trois à la recherche du bonheur, les deux premiers sont les seuls à ne pas pouvoir l’atteindre, et ce pour les raisons qui vont suivre

Tout d’abord, il faut dire que le riche comme le pauvre imagine trouver ce bonheur par l’intermédiaire de la possession matérielle, autrement dit par l’accumulation de richesses.

Que ce soit de naissance ou par accumulation, le riche se rend compte peu à peu que la satisfaction de ses besoins n’est jamais réellement atteinte, et qu’il ne parvient jamais à au bonheur auquel il prétend. Il s’illusionne sur l’espoir que l’accumulation de ses richesses n’est donc pas suffisant, et veut croire à tout prix qu’une richesse infinie est le comble du bonheur, en confondant la notion du bonheur avec celle du plaisir.

Seul le possesseur de richesses infinies peut entrevoir la futilité des biens matériels, car il s’apercevra au bout de sa quête qu’il n’est pas plus heureux avec tout qu’avec peu. D’ailleurs, il n’est pas rare que les très riches semblent parfois un peu fous, ou totalement dépressifs : c’est qu’ils sont arrivés à un tel niveau de possession que soit l’argent a fini de les dégouter, soit que ce qu’ils sont devenus dégoutés d’eux-mêmes, ayant senti mais pas encore compris leur erreur.

Les pauvres, eux, sont également en recherche d’accumulation de richesses, mais leur potentiel de réussite est faible (hérédité sociale, volonté non accomplie, endormissement des consciences…). pour eux, le bonheur est à portée de main, car les chemin est long et les avancées nombreuses. Chaque marche escaladée dans la possession matérielle est un semblant de bonheur, et la fin du chemin est si loin qu’ils y peuvent encore rêver longtemps. Pour eux, l’illusion du bonheur est bonheur, car ils n’envisagent même pas le fait que la possession de tout signe l’échec de leur rêve. La dépression les touche beaucoup moins, car le temps passé à la recherche (ou à l’attente) du bonheur est autant de temps en moins passé à réfléchir à ce qu’est le bonheur.

D’ailleurs, il est probable qu’en fin de vie, plus nombreux doivent être les pauvres s’estimant avoir une une vie heureuse, car les riches sont plus proches de la conscience de l’échec de leur rêve de bonheur (et ce malgré la réussite de leur accumulation), ce qui remet en question tout leur chemin. Celui qui meurt en croyant que la fin du chemin est un paradis sera plus proche du bonheur que celui qui est allé au bout du chemin, et n’y a pas rencontré ce paradis tant désiré.

Bien entendu, il existe tout de même des riches heureux, et des pauvres conscients de leur bonheur. Ceux-là sont les vrais sages, car ils sont à la fois conscients que le bonheur n’est ni dans la possession ni dans son absence, mais dans le chemin. Que ce soit au bout du chemin pour les riches, ou avant de le parcourir pour les pauvres, certains ont compris que véritable bonheur n’est pas dans l’image de soi mais en soi, et méprisent donc l’argent. pour eux, les riches comme les pauvres sont dans l’erreur car ils finissent par devenir l’image qu’ils donnent, au lieu de savoir qui ils sont pour ensuite en restituer l’image.

Les sages n’ont ni le désir d’aller chercher le paradis, ni de l’espérer, ils savent qu’il est ici et maintenant, pour peu qu’on regarde en soi au lieu de regarder partout à la fois.

Etre riche ou pauvre, c’est pour les malheureux. Etre heureux, c’est pour les sages.


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15 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 1er août 2009 07:32

    Merci Caleb, que c’est enrichissant d’apprendre avec humilité que l’on est sage...

    En effet, Quand on a la plage et le soleil, la palmier et la mer, sa blonde et une bière...on se rend compte en fait que tout le reste c’est vraiment l’enfer ! Je me suis construit un plateau suspendu sur les deux branches d’un chêne à quatre mètres. J’y ai monté une botte de paille que je recouvre d’un drap de lin. je m’y étends nu les nuits les plus chaudes de l’été...Il devient difficile de s’endormir tellement l’explosion des sens est intense. Bon été léger.


    • sleeping-zombie 1er août 2009 11:03

      Etre riche ou pauvre, c’est pour les malheureux. Etre heureux, c’est pour les sages.

      ...

      cool, les sages sont dispensés de payer leur loyers ? Il existe enfin une catégorie sociale « je ne paie rien mais je bosse gratuitement, et j’abuse pas » ?

      Tout ça pour dire que tu compares ce qui n’est pas comparable, l’extrinsèque et l’intrinsèque. Etre heureux, c’est que dans ta tête (même si un peu de confort matériel ne peux pas y nuire ^^), tandis qu’être riche ou pauvre est une résultante sociale.
      Tu pourrais aussi bien dire « le riche, le pauvre et l’amoureux de Bach »...


      • Marc Viot Marc Viot 1er août 2009 11:17

        Le sage aussi a des valeurs. Même si les valeurs du sage ne sont pas des valeurs économiques, cela ne l’empêche pas de les cultiver et donc d’être ... riche de biens immatériels.

        En fait, la richesse et la pauvreté existent même dans la sagesse, seul change l’échelle des valeurs de chacun.


        • Marc Viot Marc Viot 1er août 2009 11:43

          J’oubliais en complément de cet article, il me semble que la sagesse, c’est beaucoup plus qu’une posture par rapport aux valeurs de la vie.

          C’est de l’humilité : par humilité, il faut comprendre, le fait de se détacher d’un ensemble de certitudes et de jugement issues de notre conditionnement. Ex : « je suis français » - "C’est un imbécile« - »la vérité, c’est que ..."

          C’est de la discipline : càd, le fait d’être en permanence à l’écoute du monde et de ce qui se passe en nous.

          Et enfin, c’est du travail : càd le fait de mettre en application sans délai - le délai est source de conflit - ce que nous avons observé de vrai.

          source référence : une vidéo de Krishnamurti dont un membre d’agoravox m’a transmis le lien il y a peu.


        • Christian Delarue Christian Delarue 1er août 2009 12:01

          Sobriété pour les très riches et les riches.

          En période de crise, il ne manque pas d’individus éclairés pour en appeler à l’apprentissage de la sagesse et de la modération. Il n’y aurait pas le riche et les pauvres, distinction ils est vrai un peu sommaire mais les riches, les pauvres... et les sages. Sans doute une certaine sagesse ne va point sans prise de distance par rapport à la cupidité, au désir de possession matérielle mais trop de distance pousse à l’acceptation du misérabilisme, de l’injustice sociale et l’ordre du monde inégal. Et si, pour être moins hypocrite, on demandait aux très riches d’être un peu sage et sobre avant d’aller prêcher la sagesse aux moins pauvres......


          • sisyphe sisyphe 1er août 2009 12:54

            « Etre riche ou pauvre, c’est pour les malheureux. Etre heureux, c’est pour les sages. »

            Mmmmouais....

            Enfin, on peut quand même noter qu’il y a plus de raisons objectives d’être malheureux pour les pauvres, que pour les riches...
            Et qu’il semble difficile d’être « sage » quand le nécessaire manque...

            Il faudrait distinguer : - le sentiment d’être malheureux ; parce qu’on n’en a jamais assez
            et : - le fait d’être malheureux parce qu’on n’a pas de quoi vivre décemment

            Que chacun dispose du minimum vital nécessaire, et, dès lors, on pourra évoquer le recours au chemin vers la sagesse...

            D’ailleurs, la notion même de sagesse est ambigüe  ; entre celle des philosophes grecs, ses conceptions religieuses, celle des lumières, la sagesse populaire, etc, etc....

            Notions somme toute abstraites, qui semblent un luxe face aux difficultés concrètes, aux contraintes qu’imposent le manque.

            Sous le seul angle philosophique, on peut se référer au magnifique texte qui clôt « Le mythe de Sisyphe » de Camus, qui marque l’apogée de l’humanisme.

            Je le joins, pour ceux que ça intéresse...

            Tout au bout de ce long effort mesuré par l’espace sans ciel et le temps sans profondeur, le but est atteint. Sisyphe regarde alors la pierre dévaler en quelques instants vers ce monde inférieur d’où il faudra la remonter vers les sommets. Il redescend dans la plaine.

            C’est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m’intéresse. Un visage qui peine si près des pierres est déjà pierre lui même. Je vois cet homme redescendre d’un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin. Cette heure qui est comme une respiration et qui revient aussi sûrement que son malheur, cette heure est celle de la conscience. A chacun de ces instants, où il quitte les sommets et s’enfonce peu à peu vers les tanières des dieux, il est supérieur à son destin. Il est plus fort que son rocher.

            Si ce mythe est tragique, c’est que son héros est conscient. Où serait en effet sa peine, si à chaque pas l’espoir de réussir le soutenait ? L’ouvrier d’aujourd’hui travaille, tous les jours de sa vie, aux mêmes tâches et ce destin n’est pas moins absurde. Mais il n’est tragique qu’aux rares moments où il devient conscient. Sisyphe, prolétaire des dieux, impuissant et révolté, connaît toute l’étendue de sa misérable condition : c’est à elle qu’il pense pendant sa descente. La clairvoyance qui devait faire son tourment consomme du même coup sa victoire. Il n’est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.

            Si la descente ainsi se fait certains jours dans la douleur, elle peut se faire aussi dans la joie. Ce mot n’est pas de trop. J’imagine encore Sisyphe revenant vers son rocher, et la douleur était au début. Quand les images de la terre tiennent trop fort au souvenir, quand l’appel du bonheur se fait trop pressant, il arrive que la tristesse se lève au cœur de l’homme : c’est la victoire du rocher, c’est le rocher luimême. Ce sont nos nuits de Gethsémani. Mais les vérités écrasantes périssent d’être reconnues. Ainsi, Œdipe obéit d’abord au destin sans le savoir. A partir du moment où il sait, sa tragédie commence. Mais dans le même instant, aveugle et désespéré, il reconnaît que le seul lien qui le rattache au monde, c’est la main fraîche d’une jeune fille. Une parole démesurée retentit alors : " Malgré tant d’épreuves, mon âge avancé et la grandeur de mon âme me font juger que tout est bien. " L’Œdipe de Sophocle, comme le Kirilov de Dostoïevsky, donne ainsi la formule de la victoire absurde. La sagesse antique rejoint l’héroïsme moderne.

            On ne découvre pas l’absurde sans être tenté d’écrire quelque manuel du bonheur. « Eh ! quoi, par des voies si étroites... ? » Mais il n’y a qu’un monde. Le bonheur et l’absurde sont deux fils de la même terre. Ils sont inséparables. L’erreur serait de dire que le bonheur naît forcément de la découverte absurde. Il arrive aussi bien que le sentiment de l’absurde naisse du bonheur. « Je juge que tout est bien  », dit Œdipe, et cette parole est sacrée. Elle retentit dans l’univers farouche et limité de l’homme. Elle enseigne que tout n’est pas, n’a pas été épuisé. Elle chasse de ce monde un dieu qui y était entré avec l’insatisfaction et le goût des douleurs inutiles. Elle fait du destin une affaire d’homme, qui doit être réglée entre les hommes.

            Toute la joie silencieuse de Sisyphe est là. Son destin lui appartient. Son rocher est sa chose. De même, l’homme absurde, quand il contemple son tourment, fait taire toutes les idoles. Dans l’univers soudain rendu à son silence, les mille petites voix émerveillées de la terre s’élèvent. Appels inconscients et secrets, invitations de tous les visages, ils sont l’envers nécessaire et le prix de la victoire. Il n’y a pas de soleil sans ombre, et il faut connaître la nuit.

            L’homme absurde dit oui et son effort n’aura plus de cesse. S’il y a un destin personnel, il n’y a point de destinée supérieure ou du moins il n’en est qu’une dont il juge qu’elle est fatale et méprisable. Pour le reste, il se sait le maître de ses jours. A cet instant subtil où l’homme se retourne sur sa vie, Sisyphe, revenant vers son rocher, contemple cette suite d’actions sans lien qui devient son destin, créé par lui, uni sous le regard de sa mémoire et bientôt scellé par sa mort. Ainsi, persuadé de l’origine tout humaine de tout ce qui est humain, aveugle qui désire voir et qui sait que la nuit n’a pas de fin, il est toujours en marche. Le rocher roule encore.

            Je laisse Sisyphe au bas de la montagne ! On retrouve toujours son fardeau. Mais Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien. Cet univers désormais sans maître ne lui paraît ni stérile ni fertile. Chacun des grains de cette pierre, chaque éclat minéral de cette montagne pleine de nuit, à lui seul, forme un monde. La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.


            • Le péripate Le péripate 1er août 2009 13:15

              Oui. Pour moi le minimum vital inclut une machine à laver le linge et un barbecue à gaz.

              J’argumente :

              La machine à laver le linge a libéré la femme de la corvée de linge.
              Le barbecue à gaz a libéré l’homme de la corvée de sarments.

              Merci de votre attention.


            • caleb irri 1er août 2009 23:44

              @Sisyphe

              comme l’évoque le texte que vous citez, le fait pour Sisyphe de se croire le maître de la pierre le rend heureux, et ce malgré le destin qui est le sien et qu’il connaît.

              c’est exactement la même chose avec le malheur physique terrestre, de la faim ou du labeur : apprendre à être heureux malgré son état désespéré est possible pour tous.

              évidemment il s’agit ici de philosophie, et un homme malade n’ayant pas de quoi nourrir ses enfants ne peut être heureux au sens où on l’entend communément... mais son sort est-il bien pire que celui de Sisyphe ?


            • Bois-Guisbert 2 août 2009 00:16

              Quand le hippie de Trêves a quitté cette vallée de larmes, il a laissé Sisyphe dans un logement insalubre, moisi, enfumé et mal chauffé, sans eau courante, mangeant de la viande cinq fois par an, crachant ses poumons à partir de 45 ans et mourant à 50, comptant sur le salaire de ses gosses de huit ans pour boucler médiocrement des fins de mois, qui commençaient aux alentours du 15…

              Aujourd’hui, le même dispose d’une bagnole, et parfois Mme Sisyphe aussi. S’il ne peut pas passer trois semaines au bord de la Méditerranée en été, et dix jours à la neige en hiver, c’est parce qu’il doit finir de payer son appartement en PPE ou sa villa Ca m’suffit, dans la banlieue d’une grande ville.

              Le gamin Sisyphe ne travaille pas avant 18 ans au pire, avant 24 ans au mieux, ce qui ne l’empêche nullement d’avoir des Nike, une console Playstation, un MP3, un téléphone portable, ainsi que dans sa chambre, parce qu’il a une chambre pour lui tout seul, un ordinateur et une télévision.


            • sisyphe sisyphe 2 août 2009 00:41

              Sauf que vous faites un contresens.

              La « sagesse » dont parle Camus est celle de l’acceptation d’un monde sans dieu, d’un « univers désormais sans maître » ; donc d’un sort strictement humain.

              Rien à voir avec la soumission résignée liée à la religion, ou à l’acceptation d’un sort socialement imposé, où les maîtres grugent, oppressent, exploitent.

              Enorme différence entre la lucidité de sa condition, et la résignation devant un sort que l’on se refuse à modifier, entre la condition de l’individu in abstracto, et sa situation sociale, sociétale, politique...

              D’ailleurs, par ailleurs, socialement, Camus justifie et prône la révolte.

              Dans « L’homme révolté » , il déclare :
              « Le révolté au  : sens étymologique, fait volte face. Il marchait sous le fouet du maître. Le voilà qui fait face. Il oppose ce qui est préférable à ce qui ne l’est pas. »

              Il définit ainsi la révolte :
              "La révolte est l’état naturel de l’homme qui a pris conscience de l’absurde. Elle est l’innocence que confère le droit. Elle refuse d’ériger le meurtre en principe de gouvernement. Elle est réalité en ce sens qu’elle oppose la vie à l’abstraction politique. Elle dénonce la prophétie qui enserre l’homme dans un devenir inéluctable. Pour elle, l’homme est tout et les moyens doivent plier devant son exigence.« 

              Donc, sagesse, d’un point de vue de l’acceptation de sa condition »absurde«  ; mais cette acceptation engendre et provoque la nécessaire révolte, pour se donner les moyens de la modification du réel.

              Le pauvre n’a pas à être »sage" ; il a à lutter pour une plus grande justice, pour échapper à sa condition d’exploité.


            • sisyphe sisyphe 2 août 2009 00:51

              Quant aux ridicules clichés débités à la hache ci-dessus par le grotesque Bois Machin, ils ne dévoilent que le formatage de tous ceux qui ne voient le monde qu’à travers le filtre des poncifs qui leur servent de réflexion.

              Sans commentaire.


            • Bois-Guisbert 2 août 2009 08:33

              « ...ils ne dévoilent que le formatage de tous ceux qui ne voient le monde qu’à travers le filtre des poncifs... »

              C’est exact qu’on a des poncifs, Sisyphe, mais pas seulement. 

              On a aussi des familiers, des amis, des copains, des voisins, des confrères, des collègues, des connaissances...

              Bon, maintenant c’est vrai qu’on n’habite pas dans des banlieues émotives ou au centre de Marseille, mais en France française.

              Toi qui baignes dans la diversité, tu peux pas connaître... A chacun ses « richesses », comme qui dirait...


            • Francis, agnotologue JL 1er août 2009 22:44

              Votre titre appelle une question : quid des miséreux ? Je rappelle que la misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance. Et là on est pas dans la problématique du bonheur mais dans celle du malheur.


              • ASINUS 1er août 2009 22:51

                "Etre riche ou pauvre, c’est pour les malheureux. Etre heureux, c’est pour les sages. »



                j ai idée que sauf a pratiquer l ascetisme on a guere le temps d etre sage lorsqu on est pauvre.


                quand les riches maigrissent les pauvres meurent
                disais Confucius
                qui etait riche


                • vinvin 2 août 2009 00:46

                  (@L’ auteur)



                  Merci pour votre article très instructif.

                  Je suis d’ accord avec vous en théorie, ( en revanche je le suis un peu moins en pratique ).

                  Explication : Je suis d’ accord sur fait que les gens qui accumulent les richesses matérièles et/ou financières ne sont pas forcément les plus heureux. ( la preuve en est qu’ il existe chez les riches beaucoups de gens a problèmes, que certains se détruisent en sombrant dans l’ alcool, et/ou la drogue....) Or pourquoi détruire sa vie si on est riche et si on a le bonheur ? ( Non, les riches ne juissent en réalité que d’ un « pseudo » bonheur, raison pour laquelle certains se détruisent, et vont meme quelquefois jusqu’ a se suicidés.

                  D’ un autre coté, il existe deux catégories de pauvres : 1/ les pauvres, et 2/ les très très pauvres. Or, pensez-vous que les très très pauvres puissent avoir une vie heureuse s’ ils on des difficultés a se nourrir, s’ habiller, avoir accès aux soins s’ ils sont malades, avoir du mal a payer ses factures, loyer et autres.... ?

                  Parmis cette secondes catégories de pauvres, ( les très très pauvres,) il y en a certains qui n’ hésitent pas a sombrer dans l’ alcoolisme, voir a se suicider également.

                  je pense que dans la richesse, (comme dirait sa sainteté le DALAI-LAMA, l’ idéal est d’ etre dans la voie du milieu,) C’ est a dire ne pas avoir forcément des milliards d’ euros, ne pas vivre en dessous du seuil de pauvreté, mais d’ avoir suffisament d’ argent pour vivre de manière décente.


                  Pour ce qui me concerne, je ne serais pas emballé pour posséder une barraque de 400 mètres carré posé sur un terrain de 10 hectares avec une férrarie garée davant !

                  Une maison de 80/90 mètres carré me suffirait amplement, ( maleureusement pour le moment je ne possède que d’ un « bungalow » de 32 mètres carré,) d’ un jardin, et pouvoir me payer un peu des vacances , ( pas forcément toutes les années, ) mais une année sur deux me suffirait amplement, pouvoir me soigner, et entretenir ma copine, ( car elle a 26 ans et moi 47, donc elle ne ne vient pas me voir juste pour ma gueule.....). 
                   

                  C’ est, ce qu’ on appelle la voie du milieu ! 


                  Sinon je n’ ai que faire d’ une immense maison, et d’ une grande propriété, etc..... ( Et puis la maison et la propriété il faut l’ entretenir, n’ est-ce pas ? Et au plus c’ est immense, au plus il y a du travail a faire, et sa coute cher s’ il faut faire appel a une entreprise, jardiniers, décorateurs, peintres, ou autres.......).

                  Pour ce qui est des sages, de la sagesse et tout ça, je pense qu’ en matière de richesses, et/ou de pauvreté, les sages sont ceux qui sont dans la voie du milieu. ( Malheureusement, je crois qu’ en matière de richesse et/ ou de pauvreté, très peu de gens on le privilège de pouvoir choisir.......



                  Bien cordialement.





                  VINVIN.



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