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Accueil du site > Tribune Libre > Le rituel des voeux pour la nouvelle année...

Le rituel des voeux pour la nouvelle année...

Dans un monde éclaté où les égoïsmes s'exacerbent, il est bon de se réunir autour de rituels immuables.

Les saisons elles-mêmes nous entraînent dans des cycles qui recommencent et qui nous permettent de trouver des repères, de vivre plus sereinement.

Le rituel de la nouvelle année n'échappe pas à cette règle : il annonce un nouveau cycle, celui des saisons qui déroulent leur magnificence.

Ce rituel offre l'occasion d'une certaine harmonie : souvent, les familles se retrouvent, fêtent le nouvel an, dans une ambiance chaleureuse...

Comme la Noël, cette période signe un moment de trêve, de répit dans la morosité du quotidien...

Alors bien sûr, les voeux des hommes politiques relèvent, quant à eux, d'un exercice de séduction et de pures illusions.

Ils nous bercent de mensonges : promesse du maintien du pouvoir d'achat, ce qui est un leurre absolu, puisque si certains salaires sont augmentés, si certaines taxes sont rabotées, d'autres taxes viennent s'alourdir pour les Français les plus démunis et les plus modestes...

Une tradition pourtant maintenue et attendue des Français qui ne se font guère d'illusions sur les promesses des politiques...

Personne n'est dupe de cette mascarade politique.

Les Français restent pourtant attachés à ce rituel des voeux : dans les familles, le nouvel An est une occasion de se réunir, et d'espérer en une année nouvelle.

Les voeux sont un rite et nos sociétés ont parfois tendance à perdre ces rites, à les oublier.

Alors, bien sûr, le Nouvel An est aussi une occasion de ripailles indécentes où l'on a tendance à surconsommer, à se gaver de nourriture.

Ce n'est pas là le sens que l'on doit donner à cette fête.

Il convient de percevoir l'année qui recommence comme un cycle qui nous unit au cosmos : le rythme des saisons qui se succèdent nous montre toutes les beautés de la nature, sa diversité inouïe...

La nouvelle année, c'est le retour immuable du cercle des saisons...

Et ce retour immuable a aussi quelque chose de rassurant : notre monde continue à suivre ce rythme...

Notre monde reste encore celui de l'alternance des saisons : il faut souhaiter que cette alternance se maintienne, malgré les activités humaines, la pollution, le réchauffement climatique...

Un nouveau cycle s'ouvre avec la nouvelle année : n'oublions pas l'origine de ce mot... l'année, c'est le cercle, l'anneau qui s'enroule, les astres qui tournent dans le ciel, l'année nous unit au cosmos et au règne des saisons...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/12/le-rituel-des-voeux-pour-la-nouvelle-annee.html

 

Photos : Pixabay

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Le rituel des voeux pour la nouvelle année...

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34 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 3 janvier 11:09

    Bonne année


    • rosemar rosemar 3 janvier 11:39

      @diogène

      Pourquoi se priver ? Bonne année !

    • @rosemar
      Bonne Année Rosemar. Juste un peu moins de roses et un peu plus d’épines, bien enfoncées dans la chair de l’écrit.


    • rosemar rosemar 3 janvier 12:50

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Bonne année Mélusine  ! La poésie doit avoir sa place aussi : une bonne alternance est utile, comme l’alternance des saisons...

    • @rosemar

      Je connais de ces poésies qui sont comme des coups de poings,... Maurice Carème, c’est pour l’enfant qui éclot. Le printemps, contrairement à la légende est loin de la douceur. Observez le perce-neige qui fend l’hiver de son épée.

    • rosemar rosemar 3 janvier 17:12

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      En effet, par exemple, ce poème :



    • Diogène diogène 3 janvier 11:39

      Pour létymologie, c’est discutable.

      Comment une culture qui considérait que la terre était plate et que le soleil tournait autour de la terre aurait-elle pu donner au mot « annus » le sens de « cercle » ? 

      Le mot annus dérive de l’indo-européen commun *at (« aller »), issu de la racine eo (« aller ») et son supin itum, soit une construction at-men-us qui permet un rapprochement avec l’allemand Jahr, l’anglais Year (en gothique : *je:ram), et le tchèque jaro. Le sens initial aurait donc pu être « voyage complet des astres dans le ciel) ».


      • rosemar rosemar 3 janvier 11:46

        @diogène

        L’étymologie est contestée mais il faut bien revoir la conception de la terre dans l’antiquité...



      • rosemar rosemar 3 janvier 11:52

        @diogène

        Et puis l’année, c’est aussi le renouvellement des saisons qui reviennent en boucle...

      • @rosemar
        Bonne Année Rosemar. Juste un peu moins de roses et un peu plus d’épines, bien enfoncées dans la chair de l’écrit.


      • rosemar rosemar 3 janvier 12:53

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Et mieux vaut deux fois qu’une !

      • zygzornifle zygzornifle 3 janvier 14:58

        2018 sera l’année de la tonte du mougeon , Macron vient de recevoir de l’UE sa tondeuse ....


        • Diogène diogène 3 janvier 15:26

          @zygzornifle


          si le mougeon se tond, alors le piton c’est quoi ? un serpent à plumes

          (remarque, c’est vrai que le mérou s’tond, alors qu’il a des écailles)

        • Diogène diogène 3 janvier 15:42

          @diogène

          enfin, j’voulais dire : la peau de mérou s’tond

        • Diogène diogène 3 janvier 17:25

          @diogène

          mais quand elle est trop tendue, la peau de mérou pète !

        • Le421 Le421 3 janvier 18:30

          @zygzornifle
          J’avais un copain plongeur en Méditerranée qui tondait les mérous...


        • Bonne année Rosemar. Un peu moins Rose et une peu plus Epines. L’avenir réclame sa part de révolte.


          • rosemar rosemar 3 janvier 18:24

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Par exemple, cette belle chanson :



          • @rosemar
            Ferré, Ferrat, poètes et chanteurs. Forgeurs du lien et de l’amour. Que cette année soit douce à votre coeur. Et qu’un jour se rallume le feu de LOURMARIN. A César.



          • @rosemar


            Depuis le 7 octobre 1983, j’ai froid,....

          • rosemar rosemar 3 janvier 18:50

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Que s’est-il passé le 7 octobre 83 ?

          • @rosemar

            Un décès. Mon aimé qui a fait son apprentissage de forgeron chez César à Lourmarin. Juif-polonais dont le père est mort à Auschwitz (déporté alors qu’il était enfant). Tout est dans un livre que j’ai mis au net. L’histoire d’une rencontre, celle d’un homme qui avait perdu son père très jeune. César de la forge de Lourmarin avait pris le relais. Hélas, Roger, le fils n’a pas poursuivi. Et Lourmarin s’est endormie comme la Belle-au-Bois-Dormant. La Forge de Lourmarin était visitée par le monde entier. Y sont passé, tant et tant d’écrivains. Vous comprendrez la symbolique.


          • rosemar rosemar 3 janvier 21:00

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            J’ai trouvé ce lien :



          • @rosemar


            Merci Rosemar, j’avais tenté de les joindre, mais j’ai abouti dans une pizzéria. Je l’ai acheté,.... Lecture qui risque d’être douloureuse. D’autant plus que je possède l’autre version. Les souscriptions étaient réunies pour la vente du livre et les nombreux espoirs qu’ils recelaient. Entre autre, mettre les jeunes en difficulté en compagnonage. C’étais beau comme le soleil qui se lève,..L’avenir nous semblait radieux. Vous connaissez la suite,...pas besoin de tourner le coûteau dans la plaie encore vive. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot,...

          • Excusez la répétition sur inter pas toujours net. Je pensais que les message n’’était pas passé.


            • rosemar rosemar 3 janvier 17:12

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

              Mais, comme on dit : Bis repetita placent...

            • L’Alliance :

              Le forge est d’essence féminine.
              elles est un creuset ou s’enfantent des matières qui prennent forme durablement dans le secret d’une alchimie mystérieuse, qui naissent en son sein brulant.
              La forge est une chambre close, où dans une pénombre crévée par l’illumination grondante du feu qui projette des ombres dansante sur les murs sombres drapés des fers bleus, de tentures ocrese et de rideaux de poussière noire, se déroule la scène rituelle et intime de l’alliance de l’outil et du métal, dans le halètement profond du soufflet et le rythme précipité du martèlement de l’enclume.

              L’enclume est la couche sur laquelle se pratiquent ces noces brûlantes et ou se créent des signes nouveaux, une beauté, un devenir. L’écho cristallin de l’enclume répondant à la cadence du marteau répondant à la cadence du marteau bat la mesure d’un cri de joie, de plasir, comme le cri répété d’une jouissance. Car l’enclume ne gémit ni ne se plaint, elle chante. L’outils qui la touche plaque ses accords parfaits sur sa peau de métal luisante aux reflets dorés du feu. Le profane, s’en tenant à l’apparence, comme une enfant craintif et fasciné sur la pas d’une porte entrebaillée, pourrait y voir le déchainement d’une force brutale, une agitation frénétique là où il n’y a qu’une action mesurée, réflechie dans une ardeur controlée et attentive et où il entre autant d’habilité, de savoir faire, que de souplesse et de caresse appuyée, qui respecte le fer qu’elle modèle, qui entend sa réponse et cherche l’union plutôt que d’imposer sa dominatio.

              L’enclume et le marteau scellent leur alliance dans un acte sensuel d’accord d’amour et de non-violence. 


              • L’Alliance :

                Le forge est d’essence féminine.
                Elle est un creuset ou s’enfantent des matières qui prennent forme durablement dans le secret d’une alchimie mystérieuse, qui naissent en son sein brûlant.
                La forge est une chambre close, où dans une pénombre crévée par l’illumination grondante du feu qui projette des ombres dansante sur les murs sombres drapés des fers bleus, de tentures ocres et de rideaux de poussière noire, se déroule la scène rituelle et intime de l’alliance de l’outil et du métal, dans le halètement profond du soufflet et le rythme précipité du martèlement de l’enclume.

                L’enclume est la couche sur laquelle se pratiquent ces noces brûlantes et ou se créent des signes nouveaux, une beauté, un devenir. L’écho cristallin de l’enclume répondant à la cadence du marteau bat la mesure d’un cri de joie, de plasir, comme le cri répété d’une jouissance. Car l’enclume ne gémit ni ne se plaint, elle chante. L’outils qui la touche plaque ses accords parfaits sur sa peau de métal luisante aux reflets dorés du feu. Le profane, s’en tenant à l’apparence, comme une enfant craintif et fasciné sur la pas d’une porte entrebaillée, pourrait y voir le déchainement d’une force brutale, une agitation frénétique là où il n’y a qu’une action mesurée, réflechie dans une ardeur controlée et attentive et où il entre autant d’habilité, de savoir faire, que de souplesse et de caresse appuyée, qui respecte le fer qu’elle modèle, qui entend sa réponse et cherche l’union plutôt que d’imposer sa domination.

                L’enclume et le marteau scellent leur alliance dans un acte sensuel d’accord d’amour et de non-violence. 

                • Jean Philippe Smet (forgeron).


                  • Amie des Nyssen : Acte Sud (Arles). Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne,....


                    • phan 4 janvier 05:14

                      Annum novum faustum tibi et ad omnia ! Kalo Etos !
                      Une bonne année à vous et à tous ! Nihil novi sub sole plana !

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