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Le rôle de l’épiscopat vénézuélien dans la crise que vit le pays

 

 

Si nous nous en tenions à ce que notre presse officielle nous raconte sur le Venezuela, nous en serions à n’y voir qu’un dictateur sanguinaire, qui prend plaisir à faire souffrir son peuple en le privant de nourriture et de médicaments. Un peuple, finalement, au plus bas de la misère humaine, avec des ressources en pétrole et en minerais comme pas un au monde. Qui, devant un tel tableau, ne crierait pas au scandale et à une intervention de la communauté internationale pour mettre fin à un tel génocide. Déjà les États-Unis, ces gardiens fiables du respect des droits des personnes et des peuples dans le monde se disent prêts à une intervention militaire si nécessaire. Nous savons ce dont ils sont capables de faire : l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Ukraine en sont de bons exemples. Avec des bombardements humanitaires, ils ont fait plus d’un million de morts en Irak, des centaines de milliers en Libye et tout autant ou sinon plus en Syrie.

 

MAIS QU’EN EST-IL VRAIMENT ?

 

Le Venezuela vit sous un régime de droit démocratique à laquelle sont invités à participer toutes les composantes de la société. Il est un des rares pays de s’être donné une constitution en y faisant participer des représentants de tous les milieux. En 1999, cette Constitution était validée par un vote référendaire majoritaire. Sa particularité est qu’elle définit sa révolution dans le cadre d’un projet où la démocratie représentative, propre au néolibéralisme, est caractérisée par une démocratie participative à l’intérieur de laquelle le pouvoir du peuple a toujours un espace pour faire valoir son point de vue. Par exemple, le peuple, moyennant certaines conditions prévues à la Constitution, peut décider d’un référendum révocatoire pour déloger un président ou n’importe quelle personne en autorité, s’il le juge nécessaire. Cette révolution se définit également dans le cadre d’un socialisme du XXI, inspiré des valeurs de Bolivar, le père de l’indépendance, et d’un humanisme qui rejoint sous bien des aspects la doctrine sociale de l’Église. Il s’agit également d’une révolution anti-impérialiste au sens ou le peuple et l’État sont souverains et n’ont de compte à rendre à aucun autre État qui se réclamerait de sa supériorité pour en faire un vassal.

 

http://humanisme.blogspot.ca/2014/04/jean-xxiii-precurseur-du-socialisme-du.html

 

Dans pareil contexte, pas surprenant que ceux qui ont toujours considéré l’Amérique latine et les Caraïbes comme leur Cour arrière l’aient mal pris, d’autant plus que le Venezuela regorge de pétrole, comme pas un pays au monde, et de riches minerais, dont l’or, en grande quantité. Cette révolution s’est amorcée par des élections libres, réalisées en 1998, lesquelles ont porté au pouvoir le charismatique Hugo Chavez. Dès le départ de ce nouveau règne, les forces de l’empire, jointes à celles des oligarchies nationales et de l’épiscopat vénézuélien, font front commun pour faire de cette révolution un échec, de quoi faire réfléchir les autres peuples à ne pas aller dans cette direction. 

 

En avril 2002, il y eut un coup d’État militaire qui n’aura duré que quelques heures, le temps que le peuple et une partie de l’armée, restée fidèle au Président, se mobilisent spontanément pour venir à la rescousse de leur Président et pour y chasser les envahisseurs complotistes au milieu desquels se trouvait le cardinal de l’époque. Il y a eu, en 2004, un référendum révocatoire contre Chavez que ce dernier a gagné haut la main. L’offensive des adversaires a maintenu la pression avec des sabotages orchestrés pour affecter sérieusement l’industrie pétrolière et l’économie dans son ensemble. 

 

Le 5 mars 2013, Chavez meurt d’un cancer dont l’origine criminelle nous sera révélée un jour. On pensait qu’avec la mort de Chavez tout allait s’écrouler et que la vie normale de l’Empire allait reprendre ses fonctions de grand patron, mais tel ne fut pas le cas. C’était ignorer le peuple vénézuélien et son niveau de conscience sociale, politique, économique et militaire.

 

En novembre 2013, des élections à la présidence ont lieu et tout fut mis par les forces de l’opposition pour que le candidat de la révolution ne puisse gagner. Malheureusement pour eux, Nicolas Maduro, candidat suggéré par Chavez, avant sa mort, a gagné cette élection avec 200 000 voix de plus que son adversaire, un certain Henrique Capriles, bien connu pour ses interventions criminelles à l’ambassade de Cuba, lors du coup d’État militaire de 2002. Il est également reconnu pour être un homme clef de Washington.

 

NICOLAS MADURO PRESIDENT DU VENEZUELA

 

Celui que les médias officiels de l’Empire appellent le dictateur, n’est autre que ce Nicolas Maduro Moros, né un 23 novembre 1962 à Caracas, ancien chauffeur de bus puis leader syndical, il fut secrétaire d’État pour les relations extérieures sous la gouvernance de Chavez. Il fut élu président, conformément aux dispositions de la constitution, par le peuple pour présider les destinées du Venezuela jusqu’en 2019. Inutile de dire que lui, pas plus que Chavez, n’a connu de répit. Il est vite devenu l’homme à abattre. Ce fut la mise en place d’une guerre économique, comme seul l’empire sait les préparer, en vue d’affecter directement les secteurs les plus démunis et une partie importante de la classe moyenne. L’objectif est de créer le plus de mécontentement dans la population par ces mesures de rationnement, en nourriture et en médicaments, voulues et planifiées par les forces de l’opposition dans le but d’en rendre responsable le gouvernement et de créer ainsi le rejet de cette révolution qui se révèle être un grand échec. Les médias s’acharnent à relever ces files d’attente insupportables et à en accuser le gouvernement de crimes contre le droit des personnes à une alimentation saine. Il faut dire qu’au Venezuela, les médias privés de communication sont nombreux et bien encadrés par les oligarchies locales. À ce climat de désespérassions, les forces de l’opposition ont ajouté des actes de violence que l’on présentait au national et à l’international comme étant des soulèvements du peuple qui n’en pouvait plus de cette révolution.

 

En 2015, il y a eu des élections législatives qui, pour une fois, assurèrent la majorité à des députés de l’opposition. Contre mauvaise fortune, le gouvernement fit bon cœur et accepta sans questionnement les résultats de l’élection. Toutefois, les choses se gâtèrent lorsque le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ramon Allup, déclara dès ses premiers mots que le sort de l’actuel président était décidé et qu’il ne serait plus là dans six mois. Une manière offensante de s’arroger un pouvoir qui n’appartient d’aucune manière à l’Assemblée nationale. Entre temps, le Conseil national électoral (CNE) a identifié trois députés, de la banquette de l’opposition, ayant été élus frauduleusement. Le tribunal suprême de justice (TSJ) ordonna la mise en place des dispositions nécessaires pour procéder à de nouvelles élections pour remplacer ces trois députés, élus frauduleusement. Plutôt que de donner suite à cette décision du plus haut tribunal du pays, le président de la l’Assemblée nationale, assermenta ces trois députés n’y ayant pas droit. Ce fut par la suite la procédure pour un référendum révocatoire qui n’aboutit tout simplement pas pour des motifs d’irrégularités. De cette manière, la majorité de l’AN se plaçait hors la loi et rendait inopérantes les décisions qu’elle pouvait prendre. Il faut dire que cette situation entraîna de nombreux autres problèmes. Le message de l’opposition a toujours été que le gouvernement était responsable de tout, que Maduro contrôlait le TSP, le CNE et qu’il ne reconnaissait pas le pouvoir de l’A.N.

 

En avril dernier, plus de trois millions de Vénézuéliens et Vénézuéliennes se sont regroupés dans les rues de Caracas pour apporter tout leur soutien au président Maduro et lui rappeler que le peuple était avec lui.Il faut dire qu’à ce moment le président Maduro faisait l’objet de critiques sévères à l’interne comme à l’externe et que des actions violentes, financées à même l’opposition, dirigée depuis Washington, avaient commencé à faire passablement de dommage. Pour remédier à cette situation de violence, le Président, invoquant les dispositions de Constitution, décide, le 1er mai, de convoquer une Assemblée nationale constituante dans le but de mettre un terme à cette violence. Le 30 juillet, seront jour d’élection de cette ANC qui comprendra 545 personnes, lesquelles disposeront d’un pouvoir plénipotentiaire sur tous les autres pouvoirs. 

 

L’Épiscopat vénézuélien a été un des premiers à dire qu’il ne reconnaîtrait pas cette ANC, suivi de près par l’opposition. Pendant que les forces gouvernementales mobilisaient les divers secteurs de la société pour donner forme à cette ANC, la violence, fomentée par l’opposition, allait en s’accentuant. 

 

Plus de 50 000 personnes présentèrent leur intérêt à participer, comme représentantes à cette ANC. Sur ce nombre près de 6 000 candidats purent remplir, à temps, les formulaires requis. Le 30 juillet, l’élection s’est réalisée en dépit de tous les efforts déployés par l’opposition et ses alliés nationaux et internationaux pour que cette élection ne puisse se réaliser. Plus de 8 089 023 Vénézuéliens et Vénézuéliennes parvinrent aux urnes pour y déposer leur bulletin de vote. Des milliers ont dû traverser montagnes, rivières, vaincre la pluie et faire la file pendant des heures. Un moment magique d’un peuple qui marche debout, la tête haute, le cœur gonflé pour sa révolution et sa démocratie, clairement exprimée dans cette ANC plénipotentiaire. Je vous laisse sur la déclaration de l’épiscopat vénézuélien à l’annonce de cette convocation.

 

 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUANTE DU VENEZUELA

30 JUILLET 2017

Il importe de signaler, ici, que ceux qui se proclament démocratiques ont tout fait, en ce jour, pour que le peuple ne puisse aller voter. Des milliers de témoignages ont été recueillis de personnes dont on a menacé de brûler leur maison, de tuer leurs enfants. En somme, des choses incroyables. Ce sont ces mêmes personnes qui diffusent mondialement le portrait du Venezuela que je vous ai tracé dans le premier paragraphe de cet article. Mentir, manipuler, menacer, font partie de la morale de ces gens. 

 

C’est triste à dire, mais l’épiscopat vénézuélien fait partie de ces mensonges, de cette manipulation, de ces menaces et s’il y a guerre il fera partie de cette guerre. L’opposition a beau jeu avec cet épiscopat de la bouche duquel ne sortira rien de négatif à son endroit. Il ne relèvera jamais la violence, les mensonges, les tricheries de cette dernière. Dans ses déclarations, il s’applique à rendre responsable le gouvernement de Maduro de tous les maux dont souffre le pays. IIl s’agit d’un épiscopat qui peut compter sur le Secrétaire général de l’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, ex-Nonce apostolique du Venezuela. 

 

Cette alliance des intérêts du Vatican avec les intérêts de Washington peut se comprendre dans le cadre de deux Pactes qui les unissent l’un à l’autre. Pour le Vatican, en la personne de Pietro Parolin, et pour l’épiscopat vénézuélien, il s’agit d’une lutte à finir contre le communisme et le marxisme qu’ils continuent de voir dans toutes les révolutions sociales. Pour Washington, il s’agit d’une reprise du pouvoir perdu sur l’État vénézuélien et ses richesses. L’épiscopat et le Vatican, en voulant se débarrasser du soi-disant communisme marxiste, deviennent un allié de première main de Washington pour soutenir le capitalisme sauvage dont parle le pape François dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium. Une autre des grandes contradictions d’une Église demeurée accrochée au siècle dernier pour les uns et déjà engagée dans le XXIe siècle pour les autres.

Je vous laisse avec un texte portant sur ces deux pactes secrets du Vatican avec Washington.

http://humanisme.blogspot.ca/search?q=les+deux+pactes+

Mon point de vue est que l’Église, l’authentique Église n’est plus avec ces hiérarchies ecclésiales, transformées en complices de pouvoirs que dénoncent les Évangiles et la Doctrine sociale de l’Église. En Amérique latine, aucun coup d’État ne serait possible si l’Église s’y opposait avec fermeté. Ce n’est évidemment pas le cas, Washington le sait et les peuples comptent de moins en moins sur cette Église contaminée par le pouvoir. Il retrouve en lui une Église vivante et confiante pour mener à bien sa destinée.

Pour ceux et celles qui se débrouillent en espagnol, je recommande deux liens sur internet qui vous ouvrent les portes au Venezuela à deux centres de nouvelles télévisuelles qui vous diront ce que nos médias ne nous disent pas.

http://www.telesurtv.net/seccion/programas/index.html et http://vtv.gob.ve/en-vivo/

 

Oscar Fortin

Le 12 aout 2017 

http://humanisme.blogspot.com

 


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123 réactions à cet article    


  • sarcastelle sarcastelle 14 août 08:47

    Le régime vénézuélien est aussi bon pour le peuple que le régime cubain ?


    • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 11:03

      @sarcastelle
      Pourquoi « régime » ?

      Peut on faire une liste honnête des pays qui n’ont pas pour intérêt principal la situation de leurs peuples ?

    • Gogonda Gogonda 14 août 22:39

      @sarcastelle


      Sachant que le régime du Venezuela n’as rien à avoir avec le régime Cubain, votre question s’écroule d’elle même...

    • Lugsama Lugsama 14 août 10:17

      Le Venezuela est une dictature, c’est un fait. Quand on connait un peu les venezueliens on sait que personnes n’en doutent depuis longtemps la-bas.


      • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 11:08

        @Lugsama
        On est prié de vous croire sur parole.. ?


        Mais surtout, même en vous croyant, expliquez nous pourquoi c’est justement Maduro qui est la cible des USA, alors que nombre de (vraies) dictatures n’indisposent pas ce grand pays ?

      • Lugsama Lugsama 14 août 11:17

        @Pere Plexe

        C’est quoi une fausse dictature ? Une dictature de gauche ? Les morts des marxistes compte moins parce qu’ils sont plus nombreux ??

        Les USA sont un Etat avec des intérêts, on sait bien pourquoi ils ne vont pas se mêler de certaines dictatures comme l’arabie saoudite, c’est pas une raison pour fermer les yeux sur le Venezuela..


      • oscar fortin oscar fortin 14 août 11:36

        @Lugsama ; C’est tout de même incroyable qu’une dictature convoque à une Assemblée nationale constituante pour y faire élire 545 personnes par vote secret et universel laquelle disposera des pleins pouvoirs auxquels les autres pouvoirs, y compris celui du président lui sera subordonné. Plus de huit millions de personnes se se mobilisées en dépit de toutes les menaces d’une opposition violente pour élire ces personnes. Si dictature veut dire que le peuple, à travers ses 545 élus en provenance de tous les milieux et de tous les secteurs est une dictature, vous avez raison. C’es pour ainsi dire le pouvoir du peuple pour le peuple qu’on appelle également démocratie.


      • Lugsama Lugsama 14 août 12:41

        @oscar fortin

        Deja le monde entier sait tres bien qu’il n’y a pas eu et de loin 8 millions de votant, comme si Maduro attirait plus d’électeur que Chavez, juste idiot d’y croire, surtout après les révélations de triche plus que massive de la société en charge des élections depuis 2004 la-bas..

        Ensuite convoqué sans référendum, avec un découpage électoral des plus grossier et ne respectant pas la carte magna du Venezuela, une constituante rejetée par 80% du peuple en menaçant de ne plus donner à manger et de licencier les fonctionnaires qui n’éiraient voter, pour instaurer une assemblé parallèle gouverné par un parti unique qui s’octroi tous les pouvoirs sans limite de temps ni contre pouvoir.. on appel ça comment si ce n’est pas une dictature ??


      • oscar fortin oscar fortin 14 août 13:33

        @Lugsama : Si je vous comprends bien, le monde entier pour vous, ce sont ces médias de l’empire qui écrivent ce qu’ils veulent pour autant que ça serve les intérêts de ce dernier. Je vous invite à ouvrir d’autres fenêtre pour laisser entrer un peu de vérité.

        Ce sont finalement plus de 11 millions de vénézuéliens et vénézuéliennes qui ont donné leur accord à cette assemblée nationale constituante. Il y a les 8 089 320 qui sont allés voter contre vent, marée, montagnes et rivières, el les trois autres millions qui n’ont pu se rendre aux urnes sous la menace d’une opposition violente qui les menaçaient de tous les maux s’ils allaient voter. Des milliers de témoignages recueillis par le CNE et les observateurs internationaux révèlent que ces agents de l’opposition menaçaient ces personnes de brûler leurs maisons, de s’en prendre à leurs enfants etc.

        Aujourd’hui, il y a une ANC reconnue par la majorité des pays du monde, car, au cas où vous ne le sauriez pas, l’empire ne couvre pas tous les pays du monde et loin de là. Chaque année lorsque Cuba demande à l’Assemblée nationale des Nations Unies de voter contre l’embargo commercial des E.U. contre Cuba, ce sont la très grande majorité des pays du monde qui vote en faveur de la motion de Cuba.


      • Gorg Gorg 14 août 13:34

        @oscar fortin

        Merci pour votre article Oscar.
        Je trouve que vous avez bien du mérite à assurer la consultation de neuneus tels que taty, lugtata et zob14 qui défèquent sans retenue sur votre article... A moins que vous ne soyez proctologue...


      • Lugsama Lugsama 14 août 13:44

        @oscar fortin

        Les observateurs internationaux ? Pour pouvoir organisé sa triche le pouvoir à interdit les observateurs..

        Le monde entier sait qu’il n’y a pas eu 8 millions de votants, personne n’y croit a par quelque zinzins, et encore moins au Venezuela. Les machines de vote l’ont dit, les statisticiens le disent, les photos des centres de votes le disent, les sondages le disent.

        De plus que valent les votes alors qu’ils l’ont été sous la menace ? Vous êtes bien gentil avec vos théories du complot, elle ne repose sur rien, contrairement à la fraude massive et aux complot du pouvoir pour essayer d’obtenir une participation qui s’est fait publiquement. En plus même si les chiffres étaient crédible 42% c’est un bide pour une constituante..

        Et l’ANC n’est pas reconnu par la grande majorité du monde en dehors de quelques régimes marxiste, sortez un peu de votre bulle et ouvrez les journaux.

      • oscar fortin oscar fortin 14 août 13:55

        @Lugsama : vous pouvez dire n’importe quoi, mais les réalités sont là et qui veut les voir peut les voir pour autant qu’il s’en donne la peine. L’ANC est reconnue par son peuple, le premier concerné et par une grande majorité du monde qui comprend les pays non-alignés, les pays alliés de Russie et de la Chine et plusieurs pays du M.O. qui sont encore libre et indépendant. Mais le plus important c’est la reconnaissance du peuple et à ce titre, l’opposition vénézuélienne est bien loin du compte de la majorité. Les 545 membres de cette ANC sont bien là et en exercice de pouvoir. Qu’on aime ou qu’on aime pas, c’est là pour y rester au moins pour deux ans.


      • Lugsama Lugsama 14 août 13:58

        @oscar fortin

        Oui la dictature est la, c’est bien ce que je dit. Et non la grande majorité du monde ne reconnait pas l’ANC. Le peuple n’en veut pas non plus, si vous connaissiez un peu le Vénézuéla et son peuple vous sauriez qu’ils ont une image bien plus négative de la dictature militaire que ce qu’en disent les journaux ici.

      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 août 18:12

        @Lugsama
        Sinon, Macron dont la campagne électorale a été soutenue par 100% des radios + 100% des télés + 100 % des journaux + 100% des hebdomadaires, c’est la démocratie ?


        Ou bien c’est le viol de l’article 4 de la Constitution ?
        " (...) La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. »

         « l’expression pluraliste » et « la participation équitable » ?

        « Temps de parole des candidats - chiffres du CSA »


      • antiireac 14 août 18:17

        @oscar fortin
        maduro a été élu certes mais depuis il est devenu dictateur avec plus de 130 manifestants tués et un scrutin truqué

        Qui dit mieux. ?

      • oscar fortin oscar fortin 14 août 18:50

        @antiireac : vous dites vraiment n’importe quoi comme si je disais que la terre est carrée que les étoiles sont une illusion et que le soleil reste fixe... C’est ce que j’appelle dire n’importe quoi...


      • antiireac 14 août 18:55

        @oscar fortin
         : vous dites vraiment n’importe quoi comme si je disais que la terre est carrée que les étoiles sont une illusion et que le soleil reste fixe... C’est ce que j’appelle dire n’importe quoi...


      • Lugsama Lugsama 14 août 19:43

        @Fifi Brind_acier

        Hamon a eu plus de moyen que Macron parait-il, il a juste fait 8 fois plus que votre gourou, pas terrible.

      • capobianco 14 août 20:27

        @antiireac
        « il est devenu dictateur avec plus de 130 manifestants tués et un scrutin truqué »

        Vous ne lisez jamais les sujets concernant le Venezuela ? Reprendre uniquement les « infos » des médias n’est pas sérieux. Faites la part des choses, ne rejetez pas les autres infos non « officielles ». Mais comme quelques autres ici, peut-être vous contentez vous de reprendre la propagande de l’occident qui conforte votre vision du monde .


      • antiireac 14 août 21:25

        @capobianco
        Contrairement à votre croyance la presse libre occidentale est bien mieux renseignée que les torche culs gauchiste qui distillent les informations en fonction de l’idéologie. C’est pourquoi la plupart de ses informations sont non crédibles voir tout simplement fausses.


      • oscar fortin oscar fortin 14 août 22:39

        @antiireac : Je vois que vous êtes particulièrement informé, je suppose par vos médias tels CNN ET TOUS CEUX QUI LUI SONT AFFILIÉS. Un chercheur de vérité, avec vous, n’aurait pas à chercher longtemps un comme dans le temps où tout était pris pour parole d’Évangile à partir du moment qu’on l’avait lu dans un livre, que le journal en parlait ou que la radio et la télévision l’avait dit et montré. Pourquoi chercher plus loin. Je viens de suivre en direct par le réseau internet de Telesurtv.net les grandes manifestations de peuple révolutionnaire dans toutes les régions du Venezuela avec comme finale, l’intervention du président Nicolas Maduros. Des centaines de milliers de personnes dans tous le pays et, dans les rues de Miraflores, à Caracas des dizaines de milliers de ces personnes. Ceux et celles qui disent que Maduro est seul, sont ceux qui répètent CNN ET LES AUTRES DE LA MÊME FAMILLE. Par internet nous pouvons nous connecter directement sur les chaines du Venezuela et voir en direct les multitudes qui se regroupent pour soutenir Maduro et sauver la révolution bolivienne. Même si vous ne comprenez pas l’espagnol, vous pouvez, à tout le moins constater les foules qui se regroupent autour de Chavez. Chavez n’est pas seul, ni au Venezuela, ni dans le monde.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 août 05:59

        @Lugsama
        Les élections ne se gagnent pas avec des moyens financiers, mais avec le passage dans les médias ! L’UPR a été créée en 2007, elle a été censurée par les médias pendant 10 ans, signe d’une grande démocratie, non ?

        Asselineau a eu 15 jours dans les médias, quand les Partis euro-atlantistes ont eu la faveur des médias toute une année ...

        « Les résultats des élections sont proportionnels aux temps de parole des candidats »


      • Homphilo 20 août 15:44

        @Lugsama

        et alors dictature.cela donne t il droit d ingerence des USA.alors qu attends t on pour condamner l arabie saoudite qui en est a sa 150 eme decapitation au sabre pour opposition politique


      • cathy cathy 14 août 10:21

        Le résumé à l’emporte pièce est assez incroyable. Qu’à fait Chavez pour son peuple à part vivre sur les rentes du pétrole ? Avec les marxistes c’est toujours la faute des méchants riches, mais il n’y a jamais de remise en cause avec soi-même. 


        Ce que vous avez à sortir de vos églises, c’est le vaudou qui pourri l’Amérique du Sud, et les idoles et surtout la reine du ciel. Revenez à Christ et à lui seul. 

        • MagicBuster 14 août 10:40

          @cathy

          Mais oui c’est dingue ça - Tout est écrit dans un livre qui a 2.000 ans (même la recette du sauté de porc avec gratin dauphinois)

          Vous êtes sérieuse ?


        • Pere Plexe Pere Plexe 14 août 11:12

          @cathy
          Et avant Chavez ?

          Croyez vous que le peuple était la préoccupation du pouvoir ?

        • oscar fortin oscar fortin 14 août 11:48

          @cathy : Ce n’est pas ce que les huit millions qui sont allés voter dimanche le 30 juillet ont dit et les trois millions qui n’ont pu aller voter en raison des menaces et obstacles que l’opposition s’est acharné à leur faire auraient dit par les urnes. Aujourd’hui, il y a une ANC qui existe et qui prend des décisions pour ramener la paix dans le pays et pour y faire régner la paix par une commission de vérité et justice. Dites-moi quels sont les pays de l’A.L. qui ont les services de santé universels gratuits, l’accès gratuit à l’éducation de la garderie à l’universitaire, qui ont construit pour plus d’un million de logements pour les familles défavorisées, vivant dans des conditions inhumaines ? Comment expliquez-vous qu’en avril dernier plus de trois millions de personnes se sont réunis dans les rues de Caracas pour apporter leur appui au président Nicolas Maduro ? L’opposition n’a que des mercenaires et terroristes payés par elle pour sortir dans les rues pour tuer, blesser, détruire. 


        • Lugsama Lugsama 14 août 12:45

          @oscar fortin

          Sauf qu’il n’y a pas eu 8 millions de votants..

          Et pis votre commission « vérité et Justice » on sait ce que cela signifie dans une dictature marxiste.

          Jamais un pays n’a été ruiné aussi rapidement, le bilan du chavisme on le connait, un salaire minimum qui passe de 450$ à 8$, les pénuries alimentaires et médicamenteuses.. qu’elle réussite !


        • oscar fortin oscar fortin 14 août 13:49

          @Lugsama : je vois par vos propos que vous êtes plutôt mal informé sur la révolution bolivarienne, plutôt caractérisée par un socialisme humaniste avec une certaine tinte de la doctrine sociale de l’Église. Je vous laisse pour votre information une analyse faite du SOCIALISME DU XXI siècle ET la pensée sociale de l’Église. http://humanisme.blogspot.ca/2014/04/la-pensee-sociale-du-bon-pape-jean.html http://humanisme.blogspot.ca/2013/10/jean-xxiii-et-hugo-chavez.html

          Pour le moment je vous laisse avec ces deux références


        • Lugsama Lugsama 14 août 13:53

          @oscar fortin

          Je vit avec une Vénézuélienne, le mal informé c’est vous, le Vénézuéla est une dictature qui à ruiné son peuple, ce n’est même pas une question, c’est un fait.

          Toutes les semaines des jeunes veulent que je transmettent leur CV pour s’installer en Espagne, ce pays est saigné et sombre dans le chaos.

        • Pascal L 14 août 14:20

          @oscar fortin
          Laissez la doctrine sociale de l’Eglise en dehors du marxisme. Le marxisme se construit sur la haine de ceux qui empêchent le grand soir et l’établissement d’un paradis marxiste. Pour les Chrétiens, la haine est totalement exclue et c’est par amour que l’on vient au secours des plus pauvres. Pour les Chrétiens, le marxisme est une hérésie messianiste du message de salut chrétien. En aucun cas, ce salut Chrétien ne peut exister sur terre (« Mon royaume n’est pas de ce monde »).

          Lorsqu’il y a des problèmes dans un pays, en principe, on évite d’accuser la terre entière et il est plus constructif d’étudier ce qui ne va pas en interne, mais ce n’est pas dans le génome du marxisme.
          La crise actuelle est certainement due à la baisse des ressources du pétrole, mais celle-ci était prévisible et aurait du être anticipée par une politique d’investissement plutôt que de redistribution. Quelque part, la richesse du Vénézuela était due à des facteurs extérieurs. La sagesse veut dans ce cas que l’on cherche à se protéger des effets que l’on ne maîtrise pas.

          Le Marxisme n’est qu’une idéologie dénuée de tout fondement. La haine de ce qui n’est pas marxiste ne peut constituer un programme. Marx lui-même accusait les marxistes d’obscurantistes et je ne résiste pas à la tentation de citer Simone Weil « Le mélange d’idées confuses et plus ou moins fausses connu sous le nom de marxisme, mélange auquel depuis Marx il n’y a guère eu que des intellectuels bourgeois médiocres qui aient eu part, est aussi pour les ouvriers un apport complètement étranger, inassimilable, et d’ailleurs en soi dénué de valeur nutritive, car on l’a vidé de presque toute la vérité contenue dans les écrits de Marx. On y ajoute parfois une vulgarisation scientifique de qualité encore inférieure. Le tout ne peut que porter le déracinement des ouvriers à son comble. » (L’enracinement)

        • oscar fortin oscar fortin 14 août 14:41

          @Pascal L : Je vois que vous confondez certains termes comme socialisme et marxisme et que vous excluez la doctrine sociale de l’Église comme pensée au développement des sociétés et de leurs relations entre elles. Tout d’abord, dites-moi en quoi le marxisme est condamné par l’Église ? Vous me dirai sans doute c’est que le marxisme est agnostique, qu’il ne croit pas en Dieu. Si c’est là une des principales objections au marxisme, il ne pourra évidemment pas s’identifier au socialisme bolivien qui, loin de nier ou d’ignorer l’existence de Dieu, en fait presque une profession de foi. Chavez y les principaux lires de la Révolution bolivarienne qui est socialiste, parle plus de Dieu, de Jésus le rédempteur, de l’amour, de la paix, de l’entendement, que ne le font les propres évêques de l’épiscopat. Il y de nombreux partis politiques qui se déclarent socialiste comme ce fut le cas de François Hollande en France et que c’est toujours le cas de Michelle Bachelet au Chili. Parle-t-on de marxisme dans leurs cas ? Le socialisme bolivien est un socialisme anti-impérialiste ce qui devrait être le cas de tous les peuples en quête d’indépendance et de souveraineté Il est également profondément humaniste accordant aux plus démunis les services de santé, d’éducation, de logement, de participation à la vie politique comme pas un gouvernement antérieur n’avait pu le faire.


          Pour le reste, je vous laisse avec vos élucubrations tout en vous rappelant que la foi chrétienne est profondément rattachée à l’histoire des personnes et des sociétés. Les mots justice, vérité, solidarité font partie intégrante de l’enseignement de Jésus aux foules de la Galilée. 


        • capobianco 14 août 20:35

          @Lugsama
          « Je vit avec une Vénézuélienne, le mal informé c’est vous » (je vis !!!)

          Quel argument massue !!!! Comme c’est votre compagne, elle est surement d’une objectivité incontestable, à votre image ? 


        • Lugsama Lugsama 14 août 21:59

          @capobianco

          Pour savoir ce qui se passe la-bas les contacts réèl c’est mieux que les sites « legrandsoir » ou « jaimelesdictaturesmarxistes.com ». Que l’on soit un sympathisant marxiste bolivatruc encore, mais que l’on mente sur l’Etat du pays, non.

          L’auteur a quand même eu le culot de me conseiller telesur, fallait la faire celle-la.

        • Pascal L 15 août 15:24

          @oscar fortin
          «  Tout d’abord, dites-moi en quoi le marxisme est condamné par l’Église ? »

          Le marxisme est considéré par l’Eglise comme une idéologie, un post-christianisme et un messianisme, c’est-à-dire une déformation de l’idée de salut annoncée par le Christ. Pour les marxistes, le salut est terrestre et correspond à une période rêvée où l’homme nouveau prend lui-même en main son destin, ce qui en soi n’est pas blâmable, mais ce qui est blâmable c’est la manière d’y arriver. Il est en effet nécessaire de supprimer les ennemis du marxisme. Comme toute idéologie, il y a une inversion du sens du bien et du mal. Le mal devient un bien lorsque l’on élimine les ennemis de l’idéologie. Comme toute idéologie, il est nécessaire d’accepter en bloc l’ensemble des dogmes pour pouvoir faire partie du groupe, sinon, c’est l’exclusion, voire l’élimination. 
          Le Christianisme n’est pas fondé sur des valeurs, mais sur l’amour. L’amour de Dieu pour les hommes et en réponse, l’amour des hommes pour tous les hommes. Il n’y a pas de lois ni de morale dans le Christianisme, car l’amour dépasse la morale et les lois. Par amour, on fait toujours plus que la pression sociale ou la pression de l’Etat peut nous demander de faire. Ce que certains appellent la morale Chrétienne n’est qu’un pis-aller à l’usage de ceux qui n’ont jamais fait l’expérience de l’amour de Dieu. Le salut chrétien n’est pas de ce monde et les Chrétiens n’auront jamais le pouvoir sur terre. Ce salut est de nature spirituelle. A la naissance, nous naissons avec un corps et une intelligence, mais aussi avec un Esprit qui peut nous survivre. Nul ne sait sur terre comment cela peut se passer et nous sommes obligés de faire confiance au Christ. Celui-ci multiple les messages à notre égard pour gagner notre confiance. Il suffit de le laisser faire.
          Pour moi, le Bolivarisme est un socialisme et aussi une forme de marxisme comme vous le dites vous-même par « socialisme anti-impérialiste », ce socialisme là n’existe que par une opposition à un système et répond bien à la définition d’une idéologie messianique. Quand on désigne des personnes par le nom d’un système, on enlève à ces personnes le droit d’exister. On est à l’opposé de l’amour chrétien. On est aussi très loin du socialisme bobo que nous subissons en France qui ne possède qu’une petite partie de ces travers.

           Le Dieu de Chavez est assez loin du Dieu des Chrétiens. Les religions africaines sont passées par là. Les messianismes font souvent référence à l’original, mais c’est la plupart du temps pour justifier son remplacement par la nouvelle version. Le nombre de texte qui parlent du Christ sans être des textes chrétiens est astronomique. Quand Maduro fera un geste d’amour envers les personnes de son son opposition, je commencerai à croire en lui. Quand aux évêques vénézuéliens, je n’ai pas d’avis, vu que je ne les ai pas entendus. J’imagine qu’il est parfaitement logique qu’ils s’opposent à ce socialisme là.

        • capobianco 16 août 10:10

          @Lugsama
          Sauf que vous dénigrez aussi ceux qui rendent compte du Venezuela depuis plusieurs semaines et que l’on peut croire aussi objectif que vous. « jaimelesdictaturesproaméricaine.com » semble mieux vous convenir et c’est votre droit mais utiliser un argument sur les relations de votre compagne n’est guère crédible et plutôt contre productif à mon goût.

          Pourquoi vos références devraient-elles êtres plus vraies ? Votre agressivité sur le sujet fait douter de votre impartialité.


        • bob14 bob14 14 août 10:43
          Nicolas Maduro plus de 110 morts... un sacré démocrate en effet...sauf pour les « collabos » dans votre genre... !

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