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Le Royaume-Uni fait déclarer par l’OTAN la guerre à la Russie

La virulence des hostilités déclenchées par le Royaume-Uni contre la Russie semble dépasser l'entendement rationnel.
 
Un fait divers que l'on prétend ne pas chercher à élucider est pris comme prétexte à un conflit plus que diplomatique avec la Russie.
 
La déclarée tentative d'empoisonnement de Sergueï ou de Julia Skripal (pas encore interrogés) à Salisbury dimanche 4 mars sert de prétexte à une escalade sans précédent. Pour écarter d'abord le corps de l'affaire on remarquera simplement que, si l'on sait tout de Sergueï Skripal qui a trahi la Russie au profit du Royaume-Uni mais n'a plus été inquiété par son pays depuis qu'il été extrait de prison après un tiers de sa peine, été échangé et autorisé à vivre à Londres il y a sept ans et demi, on en sait très peu sur Julia, qui depuis qu'elle a quitté l'université de Moscou il y a dix ans a alterné des fonctions diverses en Russie et au Royaume-Uni, dont elle envisageait il y a quelques années de prendre la résidence permanente avant de changer soudain d'avis et de rentrer en Russie en 2015. Les proches, Russes ou Anglais, qui essaient d'obtenir des nouvelles auprès de l'hôpital où elle est censée être traitée, sont éconduits par la police qui refuse de donner la moindre indication sur sa condition (ainsi que celle de son père), ce qui les a convaincus que les deux sont morts depuis une dizaine de jours. Ce serait normalement le cas s'ils avaient vraiment été exposés à une goutte d'un agent dix fois plus létal que le VX, comme ce Novitchok que seul un pays disposant d'échantillons, provenant du démantèlement des stocks ouzbèques ou synthétisé plus tard, peut identifier. L'enquête menée le jour même au restaurant Zizzi et au bistrot Mill indiquait une suspicion d'empoisonnement de leurs boissons, pas un dard de guêpe monté sur parapluie, mais ce n'est qu'une semaine plus tard, le 11, que les cinq cents personnes ayant visité l'un de ces deux établissements le 4 ont reçu l'instruction de laver soigneusement leurs effets portés ce jour-là. Dans tous les cas aucun enfant européen de plus de six ans, ou américain de plus de soixante, ne saurait trouver un motif rationnel pour lequel le gouvernement russe aurait pu commanditer pareille absurdité.
 
Il y a chaque année dans le monde plusieurs centaines de milliers d'homicides, et encore plus de tentatives, dont un nombre indéterminé touchent des résidents étrangers, qu'ils soient simples immigrés, réfugiés politiques voire traîtres à leur pays d'origine, et un certain nombre se font par empoisonnement, sans que cela entraîne nécessairement une suspicion d'action gouvernementale, et encore moins une déclaration de guerre. Au contraire la norme est généralement la coopération internationale, la police du pays où a eu lieu le meurtre ou la tentative prenant contact avec la police du pays où on a des raisons de penser qu'on peut trouver des éléments, comme dans ce cas le pays d'où venait d'arriver l'une des deux victimes. C'est du moins la norme entre pays européens, puisqu'entre pays de niveau criminologique dissemblable le pays le plus avancé, européen par exemple, demande par voie diplomatique que sa police soit invitée à aller "aider" (voire enquêter pour) celle du pays le moins avancé, africain par exemple.
 
En 1978, au plus fort de la guerre froide, lorsque Georgi Markov fut assassiné (empoisonné) au Royaume-Uni, ce pays n'expulsa pas le moindre diplomate bulgare ou italien et n'accusa aucun gouvernement. A l'époque des échanges d'espions et des éliminations de traîtres, un nombre encore non divulgué de plus ou moins honorables ressortissants des deux côtés du rideau de fer furent passés au fil du parapluie bulgare (ou équivalent), et à trépas en conséquence, sans états d'âme ni état de guerre.
 
Plus près de nous, et sans revenir sur la récompense accordée par un organisme pseudo-international pour l'assassinat un par un de tous les témoins à charge contre Ramush Haradinaj, dans une affaire similaire (de crime contre l'humanité) on peut remarquer que l'assassinat méthodique, dans divers pays, de tous les témoins appelés par la justice française au sujet du double régicide du 6 avril 1994, au fur et à mesure que le tribunal anti-terroriste dévoilait "candidement" leur nom sans les faire protéger, n'a donné lieu à aucune protestation gouvernementale française, aucune accusation envers le Ruanda ou l'Ouganda, aucune sanction diplomatique ou même, bizarrement, aucune suspicion envers l'ancien officier ougandais et actuel président ruandais à qui profitent tous ces assassinats, dont on se refuse obstinément à chercher le commanditaire. On n'a par contre pas besoin de chercher de commanditaire chaque fois que les Etats-Unis d'Amérique revendiquent l'assassinat, par missile ou avion téléguidé, de cinq ou six occupants d'une voiture particulière au Yémen au motif qu'il pourrait se trouver parmi eux quelqu'un soupçonné par les Etats-Unis, mais présumé innocent selon le droit, de vagues liens avec une organisation terroriste d'ailleurs fondée par eux. Cependant ni les alliés du Yémen ni aucun membre du Conseil de Sécurité n'a expulsé pour ce motif avéré et reconnu le moindre diplomate étatsunien, ou demandé de purger le Conseil de Sécurité de l'ONU du membre qui en viole régulièrement la charte.
 
Dans l'affaire anglaise, dès le 9 mars la Russie avait proposé au Royaume-Uni son aide dans l'enquête sur l'empoisonnement de ses deux ressortissants à Salisbury, dont l'un (Julia) résidait en Russie. Dédaignant cette proposition, le Royaume-Uni a préféré accuser explicitement la Russie le 11 mars, puis lui poser spectaculairement lundi 12 mars un ultimatum à la Russie, lui enjoignant de remettre avant mardi 13 au soir un rapport au gouvernement britannique détaillant le "programme Novitchok", et de confesser et expliquer son crime à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), dans le même délai. Cet ultimatum a été présenté sous la forme d'une déclamation publique du premier ministre Theresa May devant le parlement britannique. Dès sa prise de connaissance de cet ultimatum, le gouvernement russe a demandé à son homologue anglais d'une part d'ouvrir une enquête criminelle conjointe (et de fournir un échantillon du produit suspecté), et d'autre part de présenter à l'OIAC une déclaration d'événement chimique, selon les règles normées de ladite organisation. Le Royaume-Uni s'est catégoriquement refusé à ces deux démarches.
 
En clamant que les neurotoxiques sont interdits par la Convention sur l'Interdiction des Armes Chimiques le Royaume-Uni omet cependant de mentionner que cette convention ne prohibe l'usage d'armes chimiques que dans le cadre des conflits. Toutes les armes chimiques sont interdites d'emploi en guerre, même les incapacitants non létaux. Aucune arme chimique n'est interdite d'emploi en usage intérieur, par exemple en maintien de l'ordre, même si les gouvernements (qui dotent leurs polices de pistolets mais les entraînent à utiliser plutôt la matraque) y utilisent préférentiellement des armes non létales comme les gaz incapacitants temporaires (lacrymogènes, hilarants...) expressément interdits dans les conflits internationaux. Les articles II et VI de ladite convention excluent expressément de son champ de compétence les produits chimiques à finalité non militaire. Et on omet aussi de mentionner que si des conventions internationales régulent la guerre puisque c'est une activité légale, aucune convention internationale ne régule le meurtre puisque c'est une activité illégale (interdite, sans considération de moyens employés, par toutes les chartes affirmant le droit à la vie), donc aucune convention internationale n'interdit de commettre un meurtre à l'arme chimique.
 
Les autorités des pays civilisés se gardent généralement d'accuser un pays tiers devant la presse (voire devant leur parlement) avoir d'avoir au préalable fait part de leurs griefs aux autorités du pays sur le point d'être accusé, et demandé des explications d'abord par canal diplomatique discret. D'ailleurs lorsque la Dame de Fer guerrière mais éduquée a décidé le 20 mars 1982 de briser le contrat de démantèlement de ferraille en Géorgie du Sud entre Christian Salvesen et Constantino Davidoff, d'imposer à ce dernier l'abandon de ses travailleurs (de plusieurs nationalités) sur les îles, et d'envoyer le brise-glace Endurance pour empêcher leur évacuation, le Royaume-Uni a informé le jour même le chargé d'affaires argentin à Londres, puis maintenu le contact par le biais de son ambassadeur à Buenos Aires dès le surlendemain, jour de sa déclaration de guerre à l'Argentine.
 
Hors cas de guerre, la première mesure habituellement prise par un pays qui a un grief envers un autre est la convocation de l'ambassadeur résident de ce pays par le ministre des affaires étrangères du pays hôte, pour échange d'explications. Si celles-ci, après transmission des griefs par l'ambassadeur à son propre ministre de tutelle et réception des réponses, ne suffisent pas à régler la crise, le pays qui a des griefs envers un autre rappelle son propre ambassadeur "pour consultation". L'ambassade reste ouverte, l'ambassadeur quitte temporairement le poste où il est accrédité pour aller "faire son rapport" à son ministre de tutelle, ce qui est déjà une manifestation officielle et publique de désaccord, et selon la suite des événements il est soit renvoyé à son poste quelques jours plus tard soit retenu plus longuement voire indéfiniment dans son pays d'origine, comme l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, qui avait osé exposer (confidentiellement) au ministre Alain Juppé la vérité sur les événements en Syrie mais fut retiré de Damas pour signifier le soutien de la France à la guérilla islamiste. L'expulsion de diplomates est une mesure exceptionnellement rare. Par exemple en 1981 après l'exploitation de la liste de 400 noms fournie par Vladimir Vetrov, la France a expulsé 47 agents soviétiques du KGB. Le Royaume-Uni en avait expulsé 90 en septembre 1971, avec deux semaines de préavis, et les avait même individuellement déclarés persona non grata puisque leur expulsion était motivée par leurs activités. Il a aussi expulsé 4 diplomates russes en 2007, en représailles au refus de la Russie de lui extrader un suspect protégé par la Convention Européenne d'Extradition de 1957, mais il ne s'agissait alors que de mesures de rétorsion politique. De la même manière, si la Russie expulse demain un certain nombre de diplomates britanniques il s'agira d'une mesure collective dictée par le principe de réciprocité qui régit les relations internationales, sans qu'il y soit nécessaire de mettre personnellement en cause le comportement de chacun d'eux. Quant à la proclamation de la rupture de tout contact bilatéral aux plus hauts niveaux de l'Etat, comme vient de le faire le Royaume-Uni, c'est une injure particulièrement rare.
 
Déjà l'expulsion de 23 diplomates russes sur 59, soit 40% de la représentation russe en Angleterre, est loin d'être une petite mesure anodine. On rappellera que le préavis d'une semaine est presque insultant, comme si la présence, une semaine de plus, des diplomates russes d'aujourd'hui représentait un danger supérieur aux espions soviétiques de 1971, auxquels on avait donné deux semaines. Surtout, on ne rappellera pas inutilement que 23 diplomates, c'est la moitié du nombre d'espions soviétiques expulsés par la France dans le cadre de l'affaire Farewell, dont le renseignement étatsunien estime qu'elle a précipité la chute de l'URSS. Et ce n'est pas fini, puisque ce 15 mars le gouvernement britannique a annoncé qu'un deuxième train de mesures et d'expulsions est déjà à l'étude au cas où la Russie répliquerait, ce qui est la règle (quels que soient les torts) en matière diplomatique.
 
Car la diplomatie est un jeu de finesse. On fait des sous-entendus, on démontre qu'on est totalement conscient du jeu de l'autre, on explique par une métaphore qu'on n'est pas idiot et qu'on sait que l'autre a compris que sa manoeuvre a échoué, on demande au vis-à-vis de vouloir bien avoir l'amabilité de présenter à son gouvernement cet ultimatum ou cette déclaration de guerre qu'on a été chargé de lui faire parvenir, mais on ne cesse de se sourire, de présenter ses hommages aux épouses et de s'inviter au prochain coctel ou événement diplomatique organisé par un homologue. Chacun sait pertinemment lequel a la chance de servir le pays qui est cette fois dans son droit et lequel a la malchance de servir le pays qui vient de se faire prendre en tort, mais les deux sauvent les apparences car, justement, la diplomatie est le dernier lien qui reste quand les armes parlent sur le champ de bataille et qu'il faudra à un moment donné coordonner leur mise en veille. Tel est, du moins, l'état de choses entre pays civilisés conscients de leur permanence historique et de celle de l'ennemi du jour, par-delà les défaites et les traités de capitulation, là où certains Etats immatures ou peuplades arriérées ne conçoivent que la destruction totale et innégociée de l'ennemi.
 
Pour sa part la diplomatie anglaise ne sortira pas grandie de cette hystérie. En novembre 2009, le secrétaire d'état britannique à l'énergie et au changement climatique Edward Miliband avait déclaré que les relations entre son pays et la Russie relevaient d'une "mésentente respectueuse". Il n'en reste que la mésentente. Pourtant l'Angleterre n'est précisément pas un jeune Etat périphérique du Nouveau-Monde sans vision du futur faute de perspective historique. Elle a établi ses premières relations diplomatiques avec la Russie il y a déjà presque un demi-millénaire (en 1553), un demi-millénaire certes après l'envoi de la première mission diplomatique française en Russie (en 1048 soit peu après sa fondation par le baptême de Saint Vladimir en Crimée). Quelque substitution de peuples qu'opère le gouvernement britannique, et quelque saignée que cela entraîne pour la population de Normands et Saxons des Angles, il restera une communauté indépendante dans ces îles pour certainement plusieurs siècles encore.
 
Au moment où le Royaume-Uni, comme ses alliés, prétend ne pas avoir attaqué la Syrie (bien qu'il l'envisage à très court terme) mais seulement tuer des terroristes présents en Syrie, il déclare que la Russie a attaqué la Grande-Bretagne. Tout en n'ayant pas encore la moindre preuve de l'implication du moindre Russe dans l'empoisonnement déclaré, le gouvernement anglais assure savoir que l'ordre en a été donné au plus haut niveau du gouvernement russe, et le premier ministre May accuse nominativement le président Poutine. La presse anglaise, de son côté, fait ses gros titres sur rien de moins que "l'attaque chimique russe sur Salisbury", afin d'assurer l'irréversiblité de la russophobie et de la misorussie des Britanniques.
 
Hier 14 mars, à l'issue de la réunion d'urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU convoquée par le Royaume-Uni, celui-ci a opposé son veto au projet de communiqué final appelant à l'ouverture d'une enquête selon les normes de l'OIAC, au seul motif de refuser la moindre déclaration commune avec la Russie (une négation du principe de discussion des conflits fondateur de l'ONU), et de clamer la division du Conseil de Sécurité sur la question.
 
Enfin la déclaration commune, ce 15 mars, signée de la France, des Etats-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni et de l'Allemagne, constitue en moins de vingt lignes un monument de mauvaise foi qui vaut la peine d'être lu. Cette déclaration déplore que "la vie de nombreux citoyens britanniques innocents a été menacée", alors que le poison aurait été introduit précisément et exclusivement dans le verre des deux victimes visées. Elle mentionne un agent innervant militaire "d'un type développé en Russie", alors que le Novitchok a été développé en Ouzbékistan alors membre de l'URSS. Elle note que cela constitue "le premier usage offensif d'un agent chimique innervant en Europe depuis la deuxième guerre mondiale", alors qu'un empoisonnement individuel n'est pas un usage militaire offensif, et que de plus les signataires tolèrent l'utilisation de chloropicrine contre la population civile d'ex-Ukraine. Elle prétend que c'est une "violation de la Convention sur l'Interdiction des Armes Chimiques", alors que celle-ci ne porte que sur l'utilisation militaire, réprouvée pour son caractère de destruction massive, des agents chimiques à finalité militaire. Elle clame que c'est "une violation du droit international", alors qu'aucun texte de droit international n'interdit l'assassinat, que pratiquent d'ailleurs les quatre signataires chez eux ou dans des pays tiers. Elle prétend que "cela menace notre sécurité à tous", alors qu'une tentative d'homicide est bien la moindre des menaces d'origine étatique qui planent sur les citoyens. Elle qualifie l'ultimatum britannique de "requête légitime", alors qu'elle n'a pas respecté les règles de l'OIAC, et elle conclut que l'absence d'obtempération de la Russie "souligne encore plus sa responsabilité", alors que celle-ci n'est nullement démontrée par ailleurs. Elle prétend que les pays signataires ne voient "pas d'autre explication plausible" que celle selon laquelle la Russie serait responsable de l'attaque, alors que n'importe quel quidam même pas policier peut facilement trouver une demi-douzaine d'autres explications plausibles. Elle mentionne un schéma général d'antécédents de "comportement russe irresponsable", alors que la Russie n'a agressé aucun pays depuis la fin de l'URSS (qui avait envahi l'Afghanistan) contrairement aux quatre pays signataires au lourd passif offensif, et alors que la Russie réagit de manière particulièrement mesurée aux provocations quotidiennes dont elle l'objet de la part de ces quartre membres de l'OTAN depuis plusieurs années. Surtout, celle déclaration assène que "ceci est un assaut contre la souveraineté du Royaume-Uni", alors que l'homicide, fût-il avéré, commis par un Etat sur le territoire d'un autre (et massivement commis par au moins l'un des signataires de cette déclaration) n'a jamais été considéré comme une sérieuse atteinte à la souveraineté nationale. Enfin la déclaration conclut sur un appel à la Russie à "être à la hauteur de ses responsabilités comme membre du Conseil de Sécurité de l'ONU", alors que depuis 1992 elle est systématiquement températrice, au Conseil, de toutes les pulsions agressives de ses partenaires.
 
Les termes ont été soigneusement choisis. En définissant l'hypothétique empoisonnement des Skripal comme une attaque armée contre le Royaume-Uni, ses alliés en ont fait un acte de guerre déclencheur automatique de la mise en oeuvre de l'article 5 du Traité de Washington, selon lequel tous les membres de l'Alliance Atlantique doivent désormais se considérer militairement agressés. Et en désignant la Russie comme coupable de cette agression, les signataires ont nommé leur ennemi. Le grand public croit parfois qu'une déclaration de guerre est un document diplomatique par lequel un gouvernement annonce à un autre que leur dispute est entrée en phase militaire, car c'est vrai qu'il en a longtemps été ainsi. Mais de nos jours une déclaration de guerre peut aussi simplement être un communiqué de presse par lequel un gouvernement informe sa population (ou dans certains pays le parlement) que le pays est désormais en état de guerre. Par exemple la déclaration de guerre du gouvernement français le 3 septembre 1939 n'a pas été adressée au gouvernement allemand, dont l'ultimatum donné par la France n'était pas encore échu, mais à la population française. Une fois de plus, car c'est une habitude qui devient répétitive depuis 2014, la France, les Etats-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont déclaré la guerre à la Russie, et en des termes qui impliquent toute l'Alliance Atlantique. Le refus de signature des alliés certainement sollicités, comme la Turquie, l'Italie et la Pologne, méritera d'ailleurs d'être étudié, en regard notamment de la signature de la France qui avait déclaré hier 14 mars attendre les conclusions définitives et les preuves plutôt que succomber à la politique-fiction.
 
Au-delà, la conclusion de cette déclaration annonce l'objectif véritable, d'ailleurs dévoilé par avance par le premier ministre britannique à son parlement hier 14 mars : en prélude à la grande guerre, on va maintenant travailler à expulser la Russie du Conseil de Sécurité de l'ONU. La formulation britannique mentionne une refonte du Conseil de Sécurité, ce qui impliquerait évidemment l'accord de tous ses membres permanents, sinon de l'Assemblée Générale. La solution testée pour le G8, dont aucune règle ne prévoyait l'expulsion d'un membre, a consisté à ce que sept membres le quittent et en refondent une copie limitée (voir article "fronde au sein du G8" du 28 août 2015), mais l'ONU est quand même un machin bien plus gros. La solution que choisiront les Etats-Unis consistera simplement à interdire l'accès des représentants russes accrédités à New York.
 
Le sujet est très sérieux, on y reviendra dans une étude plus conséquente.

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105 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 16 mars 08:31

    .quelques opposants assassinés par Poutine...Boris Nemtsov..Boris Berëzovski..Sergueï Magnitski.. Natalia Estemirova..Stanislas Markelov et Anastassia Babourova..Anna Politkovskaïa..Alexandre Litvinenko..Sergueï Iouchenkov..etc...la liste est longue des assassinats de ce dictateur malade...Il n’y aura pas de guerre avec ce pays..ce serait la fin de l’humanité tout simplement..pas la peine de crier au loup pour si peu... smiley


    • Ben Schott 16 mars 08:39

      @bob14
       

      Tu es gentil, mais...
       


    • Xenozoid Xenozoid 16 mars 08:51

      @bob14

      • Skripal by nerve gas
      • Litvinenko by polonium
      • Kara-Murza poisoned not once, but TWICE, by an unknown poison, he survived !
      • Markov poisoned by ricin and the Bulgarians with “speculated KGB assistance”
      • Khattab by sarin or a sarin-derivative
      • Yushchenko by dioxin
      • Perepilichny by “a rare, toxic flower, gelsemium” (I kid you not, check the article !)
      • Moskalenko by mercury
      • Politkovskaya who was shot, but who once felt “ill after drinking some tea that she believed contained poison

      The only possible conclusion from this list is this : there is some kind of secret lab in Russia where completely incompetent chemists try every poison known to man, not on rats or on mice, but on high profile supported political activists, preferably before an important political event.



    • Et hop ! Et hop ! 16 mars 08:51

      @bob14 : 


      Et l’assassinat du colonel Khadafi, vous en pensez quoi ?
      Et les fausses preuves fabriquées à la demande de Cameron pour attaquer l’Irak, vous en pensez qui ?

    • bob14 bob14 16 mars 08:54

      @Xenozoid...You are right crackpots of the plot .. smiley


    • bob14 bob14 16 mars 08:54

      @Et hop !...demandez à votre ami sarkozy... !


    • velosolex velosolex 16 mars 14:09

      @bob14
      Mais non, simplement un troll installé sur une plateforme, avec une mission précise ; Le clivage des voix pertinentes. 


    • velosolex velosolex 16 mars 14:20

      @bob 14


      L’un s’étonne, l’autre reprend ses arguments, les modère, ou ouvre d’autres perspectives, dans un faux débat, sensé attiré les pigeons. Sans aller jusqu’aux articles caricaturaux sur le dombass, qui n’ont même pas besoin d’être commenté dans leur propagande affligeante, on peut trouver tous les trolls du site, à l’occasion de ce genre d’article, qui fait office de révélateur. 

    • Xenozoid Xenozoid 16 mars 15:08

      @velosolex

      tu parlais de toi,velosolex ?


    • bob14 bob14 16 mars 15:19

      @bob14....Les nains Français du site Agoravox soutiennent Poutine le nain dictateur de Russie... smiley


    • exocet exocet 16 mars 19:31

      @bob14
      « Pour l’assassinat de Kadhafi
      ...demandez à votre ami sarkozy..
      . ! »
      .
      C’est un peu plus compliqué que celà.
      .
      Pour l’assassinat de Kadhafi comme pour le peut-être futur assassinat de Bachar el Assad (enfin s’il veut bien se laisser faire, c’est à dire si la Russie était obligée de le laisser tomber, par exemple en étant débarquée du conseil de sécurité), là il faudrait demander à ’linstigateur en chef, et non à notre ancien Président à nous Nicolas Sarkozy qui n’a été qu’un exécutant.
      .
      En fait, il conviendrait de demander à votre Premier Ministre, Benjamin Netanyahou, non ?


    • Michel Maugis Michel Maugis 17 mars 02:59

      @bob14

      Vous tournez en rond et ne réfutez absolument rien de cet excellent article

      Conclusion : vous êtes une crapule criminelle.


    • Laurent Courtois Laurent Courtois 17 mars 18:57

      @bob14


      Allez hop la réduction « ad trollum’, il ne manque plus que le mot »complotiste" et vous nous avez sorti l’intégrale du totalitarisme intellectuel....

    • Clocel Clocel 16 mars 08:49

      Nous refaire le coup du parapluie bulgare, en 2018 bordel, quel manque d’imagination...

      Au pays de Conan Doyle et d’Agatha Christie...

      Quelle misère, infoutus de nous diriger, ils ne nous font même pus rêver...


      • Et hop ! Et hop ! 16 mars 08:53

        @Clocel : Perfide Albion.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 mars 11:59

        @Clocel La capuche bulgare n’est pas encore très au point.


      • velosolex velosolex 16 mars 14:13

        @Aita Pea Pea

        Si internet avait existé en 39, les trolls nazis auraient écrit un article sur la Pologne : Les polonais osent déclarer la guerre à l’Allemagne en se servant des accords avec ses alliés. 
        On rigole.

      • leypanou 16 mars 09:05

        mais l’ONU est quand même un machin bien plus gros. La solution que choisiront les Etats-Unis consistera simplement à interdire l’accès des représentants russes accrédités à New York : le fait que le siège de l’ONU soit aux États-Unis et non dans un pays neutre est déjà une aberration en soi.

        Mais ce n’est pas la seule aberration qui existe : les 5 membres permanents du conseil de Sécurité ne reflètent plus l’état du monde en 2018 car des pays le sont encore sans raison valable et d’autres ne le sont pas sans raison.

        En tout cas, excellent article qui dissèque bien la mauvaise foi des atlantistes.


        • JL JL 16 mars 09:06

          « Quand un imbécile commet une action dont il a honte, il prétend toujours que c’est par devoir. » George Bernard Shaw
           
          Quand un État commet une action que son opinion publique pourrait désavouer, il prétend toujours que c’est au nom de l’intérêt de la nation, du peuple et de ses valeurs.
           
          Les États sont des monstres froids qui n’agissent qu’en fonction des intérêts égoïstes de leurs oligarchies, intérêts soigneusement dissimulés à leurs opinions publiques ; dans les « démocraties libérales », les explications soigneusement élaborées pour faire avaliser ces actions relèvent toujours du « storytelling ».
           
          Dans les États-nations gangrenées par le crony-capitalisme, les médias de masse sont des avatars de la Pravda.
           
          « L’Europe s’est alignée sur les États-Unis, avec son « capitalisme de connivence » et riposte en ayant recours au moralisme et au gouvernement des juges. Seule une remise en question totale du système capitaliste pourrait y mettre fin. Extraits : »Le capitalisme contemporain est devenu par la force de la logique de l’accumulation, un « capitalisme de connivence ». Le terme anglais « crony capitalism » ne peut plus être réservé aux seules formes « sous-développées et corrompues » de l’Asie du Sud est et de l’Amérique latine que les « vrais économistes » (c’est à dire les croyants sincères et convaincus des vertus du libéralisme) fustigeaient hier. Il s’applique désormais aussi bien au capitalisme contemporain des États-Unis et de l’Europe. ... Dans son comportement courant, (cette classe dirigeante) se rapproche alors de ce qu’on connaît de celui des « mafias », quand bien même le terme paraîtrait insultant et extrême."(Par Samir Amin, économiste et président du World Forum for Alternatives.)


          • Jelena Jelena 16 mars 09:13

            C’est effectivement ce que j’ai lu, l’expulsion des diplomates n’est qu’un début, l’objectif est d’empêcher la Russie d’exercer « un droit de veto » à l’ONU.
             
            Pour rappel seuls 5 pays ont ce droit : le trio USA-FR-UK + Chine et Russie.


            • izarn izarn 16 mars 10:12

              @Jelena
              Je ne vois pas trés bien comment on peut empecher la Russie d’exercer un droit de véto.
              Il y a la Chine.
              Ceci dit que le petit Micron ne rate pas une connerie pour se faire bien voir de la mère May...
              Bon on aura fait le tour mondial des pays les plus cons de la planète :
              USA
              GB
              France
              Allemagne.


            • Elisa 16 mars 11:55

              @izarn
              Tout-à-fait d’accord.
              Macron vient à nouveau de prouver qu’il est le contraire absolu d’un homme d’Etat : c’est un toutou aux ordres qui hypothèque toute chance pour la France d’exercer la moindre influence dans la géopolitique mondiale.


            • Jelena Jelena 16 mars 13:02

              @izarn >> Je ne vois pas trés bien comment on peut (...)
               
              Dans un monde ou « le camp du bien » a pour coutume de ne respecter aucune règle (ni les traités, ni les conventions, ni la démocratie, ni les frontières...), tout est possible.


            • François Vesin François Vesin 16 mars 09:50

              « Dès sa prise de connaissance de cet ultimatum, le gouvernement russe a demandé à son homologue anglais d’une part d’ouvrir une enquête criminelle conjointe (et de fournir un échantillon du produit suspecté), et d’autre part de présenter à l’OIAC une déclaration d’événement chimique, selon les règles normées de ladite organisation. Le Royaume-Uni s’est catégoriquement refusé 

              à ces deux démarches. »

              Que la Grande Bretagne triche, ce n’est hélas pas nouveau
              Que les USA la couvre autant qu’ils l’inspirent, c’est un lieu commun.

              Mais que la France - qui au début de l’affaire avait déclaré ne pas
              vouloir se prononcer avant les résultats d’une enquête officielle -
              se couche piteusement devant ses maîtres dès qu’elle en reçoit
              l’ordre, démontre à quel point notre voix singulière ne représente 
              plus rien dans le concert des peuples. 

              Voilà ce qu’il en coûte de brader notre souveraineté 
              à l’OTAN / l’ U.E. / etc. sans aucunes contre parties !
              Nos gouvernants bafouent les traités internationaux,
              s’affranchissent de l’ONU pour défier la Russie ?!!!

              Qu’il est hideux le visage de La France
              lorsqu’il porte le masque de sa soumission !
              Sans un Frexit salvateur
              il s’imposera très vite comme celui de notre identité.




              • leypanou 16 mars 10:26

                @François Vesin
                sur le JCPOA avec l’Iran, c’était pareil : il n’a fallu que quelques jours pour qu’E Macron change d’avis, car dans un premier temps, il avait dit qu’il fallait s’y tenir et puis, quelque temps après, non, il faut rajouter deux volets sur le programme balistique et le rôle de l’Iran au MO, avec éventuellement des sanctions.


              • izarn izarn 16 mars 10:31

                @François Vesin
                Tout a fait !
                Ceci dit, on se demande si ce genre d’action contre la Russie n’est pas piteuse, médiocre.
                Car Poutine a déjà décrit l’armement moderne de la Russie.
                Non seulement sur le plan conventionnel l’OTAN n’a plus la supériorité.
                Mais encore, pas non plus avec l’armement nucléaire.
                C’est pas compliqué, en ce cas les pays de l’OTAN seront détruits à 99%....
                Quand on veut déclarer une guerre, on pense en général la gagner.
                Ici ce n’est meme pas le cas.
                Tout cela est tristement et pathétiquement ridiculissime....
                Mais bon, faut voir les charlots et pantins qui nous gouvernent :
                Trump, May,Micron,Merkel....Ca ne sait faire que de la télé-réalité et de la com...
                Ils ont trouvé la combine pour justifier leur profonde médiocrité :
                S’il baissent dans les sondages et si les « extrêmes » montent en puissance en Europe, c’est à cause de la « main du Kremlin »
                 smiley
                Mais quels cons ! Qui va gober ces aneries ?
                 smiley


              • François Vesin François Vesin 16 mars 10:40

                @izarn
                «  Qui va gober ces âneries ? »


                 99 % des médias occidentaux les répandent !!!
                Le « prêt à penser » a déjà fait ses ravages et
                les voix dissonantes se font bien rares !

              • Zolko Zolko 16 mars 10:54

                @izarn : « Quand on veut déclarer une guerre, on pense en général la gagner »
                 
                pas forcément. Il peut y avoir d’autres raisons pour déclarer la guerre, comme par exemple détourner l’attention de problèmes internes.


              • macchia 16 mars 13:43

                @Zolko
                Le bienheureux Putin n’en a pas. La tradition est longue

                les Rosselli assassinés en France par Mussolini, Trotsky au Mexique par Staline, Bakhtiar en France par Khomeini...

              • Stratediplo 16 mars 14:42

                @izarn
                Premièrement, il n’est absolument pas nécessaire d’avoir l’assurance de vaincre pour déclencher une guerre, ce qui est bien dommage car il y en aurait certainement moins. En particulier les régimes dont les dirigeants sont intérimaires, bien protégés, ou peu respectueux de la vie des populations peuvent accorder peu d’intérêt à l’issue d’un conflit si son déclenchement leur apporte des avantages, comme l’effacement des dettes par exemple. Deuxièmement le gouvernement russe est intrinsèquement chrétien, donc ses ennemis savent d’abord qu’en aucun cas il ne visera la vitrification des populations adverses, ensuite qu’il n’est même pas certain qu’il contre-attaque si cet acte n’est ni nécessaire ni assuré de succès (deux conditions sine qua non de la guerre juste selon la doctrine chrétienne), et enfin que sa seule option morale sera la parade défensive (détruire les missiles adverses) laissant l’ennemi debout.


              • Lugsama Lugsama 18 mars 11:18

                @izarn

                Vous vous rendez compte que les USA a eux seul ont la supériorité miliaire sur le reste du monde, alors l’OTAN qui est en pleine augmentation de budget.. faut être sérieux un peu.

              • antiireac 16 mars 10:11

                Que le gouvernement voire Poutine lui même ont commandité l’assassinat de Skripal cela ne fait pas de doute.

                Mais ce Skripal a trahit sa patrie et je n’aime pas ce genre d’individu donc tanpis pour lui.

                • izarn izarn 16 mars 10:36

                  @antiireac
                  On peut se demander pourquoi Poutine ordonerait ce genre de chose...


                • Scuba 16 mars 13:00

                  @izarn

                  Parce que ce n’est pas la première fois qu’un agent russe se fait tuer en Angleterre (Litvinenko, assassiné au Polonium, ça vous rappelle quelque chose ?)
                  Pour moi, la vrai question est de savoir pourquoi cette fois ci, les Anglais font tout ce barouf ? 
                  C’est plutôt ça, et le fait que les USA et leur caniches Macron et merkel suivent, qui me parait suspect.

                • Valas Valas 16 mars 17:00

                  @Scuba

                  Alexander Litvinenko (2006), Alexander Perepelichny (2012) et Boris Berezovsky (2013) ont très bien pu être assassinés par le MI6, et cette explication serait bien plus logique. Une fois qu’ils ont vidés leurs sacs en arrivant en Angleterre, quel intérêt pour les services secrets russes de faire des vagues quelques années plus tard... pour rien ! ça n’a pas de sens !

                  Quoi qu’il en soit, la caractéristique notable de toutes ces personnes est qu’elles croyaient de manière irrationnelle à la fiabilité du système judiciaire et bancaire britannique, de ses institutions et de ses services secrets. Aucun d’entre eux ne semblait pleinement conscient du simple fait qu’ils n’étaient autorisés à se sentir comme de vrais gentlemen que tant qu’ils servaient les intérêts britanniques. Une fois qu’ils représentaient même une menace potentielle pour les opérations politiques en cours ou leur valeur actuelle ne pouvait dépasser un certain seuil, ils étaient facilement sacrifiés pour accomplir leur dernière, mais non la moindre, tâche : être du bois de chauffe pour alimenter les flammes de la Russophobie dans leur nouvelle patrie très temporaire.


                • Scuba 16 mars 19:16

                  @Valas


                  Ils ne servaient peut être plus à rien, mais ce serait une erreur de les tuer. En effet, l’exemple serait désastreux pour les futurs transfuges. Qui serait prêt à trahir son pays si le bénéficiaire de sa trahison tue le transfuge.

                • Michel Maugis Michel Maugis 17 mars 03:06

                  @antiireac

                  « Que le gouvernement voire Poutine lui même ont commandité l’assassinat de Skripal cela ne fait pas de doute. »

                  Absolument", et la terre est plate cela ne fait pas de doute !

                • microf 16 mars 10:50

                  Une guerre perdue d´avance.
                  Chacun de nous a vu les missiles de la Russie présentés par le Président Poutine le 1.3.2018, missiles qui ne peuvent être interceptés, missiles qui se déplacent sans interruption, missiles qui ne peuvent être vus par l´adversaire, sûr et certain que ces missiles sont déjá entrain de se déplacer autour des potentielles cibles, alors, á la moindre attaque de qui que ce soit envers la Russie ou contre ses alliés, ces missiles vont frapper et détruire complètement l´ennemi, alors, avis...


                  • Ruut Ruut 16 mars 12:07

                    @microf
                    Le pire c’est que c’est avec notre technologie actuelle, crédible et possible a 100 %.
                    Le plus triste est que la France pourrait avoir ce genre de technologie demain, si elle continuait a faire de la Recherche et Développement en interne avec une industrie Nationale robuste et polyvalente.
                    Mais la délocalisation de notre industrie nous rend vulnérable plus que jamais.


                  • microf 16 mars 16:32

                    @Ruut

                    Mais non @Ruut, la France n´a pas besoin d´investir dans ce genre de technologie, regardez les Chinois, ils sont entrain de prendre le monde entier pas avec les investissements dans l´industrie de la guerre, mais dans les industries de technologies civiles, c´est ce que doit faire la France.
                    Tous les Dirigeants Chinois á commencer par l´actuel Xi JINPING, sont des techniciens, des ingénieurs de conception, pas des personnes sorties des Écoles d´Administration, ou d´Instituts de politique.

                    Qui est l´ennemi de la France pour que la France investisent dans ces technologies de la mort ?.

                    J´ai toujours pris un exemple de créations d´emplois en France. En France tout est vieux.
                    Plus de 30 % de la canalisation des eaux en France est vieille, ce qui fait perdre des milliards d´Euro, les villes sont vieilles rien qu´avec les renovations des villes, des infrastructures Francaises, il y aurait le plein emplois, l´industrie francaise va renaitre.
                    C´est lá oú il faut investir pas dans les industries de la guerre.

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