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Accueil du site > Tribune Libre > Le sacré est-il la pièce manquante du puzzle en France ?

Le sacré est-il la pièce manquante du puzzle en France ?

"Il n'y a plus de prêtres ; on les a chassés, égorgés, avilis ; on les a dépouillés, et ceux qui ont échappé à la guillotine, au bûcher, aux poignards[...] reçoivent aujourd'hui l'aumône qu'ils donnaient jadis" disait Joseph de Maistre. Depuis le XIXème siècle, le républicanisme français a fait du combat du clergé et plus largement de l'Eglise son cheval de bataille, obsédé jusqu'à aujourd'hui par la tabouisation de l'Histoire des religions dans la société française, en particulier avec le catholicisme qui a pourtant participé activement à la construction de la nation.

Avant les diverses Républiques qu'a connues la France, l'Etat et la société française étaient intimement liés à la religion, tout comme l'intégralité des Etats en Europe. A travers l'Histoire, l'Homme s'est toujours démarqué par sa compréhension du monde réel, et que celui-ci est inévitablement imprégné d'un aspect sacré, religieux par exemple. Le sacré était l'aspect primordial de construction et de stabilisation des sociétés pré-nationales, l'Homme découvre cherche et découvre ce qui le transcende et répond à ses problématiques internes sur l'existence, il s'agit là d'une véritable forge du collectif et de l'individu. Qu'aurait été la monarchie française sans la variable du religieux ? Pas grand chose assurément.

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La Basilique du Sacré-Cœur, à Paris

Le sacré ne se rapporte pas nécessairement au religieux ou la croyance en un dieu, il peut s'incarner sous d'autres formes, pourrait-on par exemple penser la société de consommation comme une forme de sacré ? L'idée est en tout cas en désaccord avec le "désenchantement du monde" que présente Max Weber. La société moderne est caractérisé par des raisonnements rationnels et individuels, instaurés notamment par les Lumières, et qui ont vraisemblablement rendu toute notion de sacré obsolète, ou tout du moins inutile.

Les sociétés modernes, voire hypermodernes sont souvent décrites comme étant liquides (Bauman), atomisées, ou la division du travail est poussée à son maximum (Durkheim). Le sacré est de même marginalisé, jugé inutile et irrationnel dans les sociétés post-matérialistes, où finalement chacun est d'une certaine manière son propre dieu. Pourtant, la religion redonne une direction à l'individu pour intégrer le collectif, surtout dans des sociétés souvent sécularisées, désolidarisées, désinstitutionnalisées comme en France, où en somme la nation républicaine seule ne parvient pas à fédérer autant que le catholicisme a pu le faire. 

Quel défi la France rencontre t-elle ? Le développement de l'islam politique depuis quelques décennies, que les élites font semblant de ne pas voir. L'islam est une religion, mais il a également été conçu pour être un système politique à part entière et même une civilisation. Au delà de la complaisance stupéfiante et hypocrite d'une partie de la classe politique française, le problème ici est que la nation française n'a rien à proposer pour contrer, ou au moins équilibrer un islam politique envahissant. Elle a depuis le seconde moitié du XIXème siècle considéré ses rapports avec le catholicisme comme tabou et renié ses racines chrétiennes, alors qu'elles étaient sa force par le passé. L'islam, une forme de sacré, a tout simplement la voie libre pour s'installer à la place d'une nation qui a refoulé son sacré originel, le catholicisme, duquel sont pourtant issues les "valeurs françaises". A cela s'ajoute le second tabou de l'Histoire coloniale, en particulier nos rapports avec l'Algérie et le manque de clarification des relations avec l'ancienne colonie.

Finalement, les tabous historiques français sont accentués par les prises de position controversées d'une partie de la classe politique, souvent dénommée "islamo-gauchiste" par la droite de la droite. Par ailleurs, les instituts de recherche et le monde universitaire sont souvent confrontés aux théories décoloniales racialistes "anti-blanc", initiées principalement par la gauche identitaire. En plus de cela, la censure qui s'installe dans les milieux universitaires français ne contribue pas à organiser un débat serein sur la question du sacré et du religieux, pourtant crucial pour sortir de cette impasse. 


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59 réactions à cet article    


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 janvier 12:31

    C‘est pourquoi Dieu va reprendre la main en France et envoyer son Grand Roi à la verge de fer. (Psaumes 2 ; Daniel 7 :9-14)


    • JL JL 6 janvier 12:33

      ’’Qu’aurait été la monarchie française sans la variable du religieux ? Pas grand chose assurément’’

       

       Qu’aurait été la religion sans la monarchie française ? Pas grand chose assurément.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 janvier 12:42

        « L’idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l’ignorance, de l’abrutissement, par conséquent de l’esclavage et de la misère. »
        Louis-Auguste Blanqui - 1805-1881


        • L'Astronome L’Astronome 6 janvier 13:39

           
          @Séraphin Lampion
           
          Si effectivement, « la religion est l’opium des peuples », le sacré est une dimension supplémentaire de l’homme, qui lui permet de transcender sa condition humaine. Cela s’appelle aussi le mysticisme, qui est le dialogue direct de l’âme avec Dieu. Plus besoin d’intermédiaires (prêtres, clergé...).
           
          « Il n’y a plus de prêtres ; on les a chassés, égorgés, avilis » : oui, grâce à nos valeureux médias, quand on dit prêtre, on pense tout de suite à pédophilie !
           


        • JL JL 6 janvier 14:23

          Le sacré est le fond de commerce des religions.
           
          Pour autant le sacré n’est pas l’apanage des mystiques : ceux que les croyants nomment athées sont ceux pour qui la liberté de penser est sacrée. Ceux-là savent que la liberté et la religion sont incompatibles.


        • L'Astronome L’Astronome 6 janvier 14:30

           
          @JL
           
          Les religions ne sont que la partie exotérique (qui s’adresse à la foule) du sacré. La partie ésotérique est le fruit d’une quête personnelle.
           


        • Aimable 6 janvier 15:30

          @JL
          Bien résumé , la religion prêche la soumission par la foi et la croyance .
          Même les politiques sont des prêcheurs .  smiley


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 janvier 16:10

          @JL

          « Ceux-là savent que la liberté et la religion sont incompatibles. »

           

          Vous ignorez donc ces versets en faisant confiance à ce que vous croyez être la vie en église.

           

          Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. (Jean 8 :36)

           

          Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’oeuvre, celui-là sera heureux dans son activité. (Jacques 1 :25)

           

          Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. (Galates 5 :13)

           

          Or, le Seigneur c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. (2 Corinthiens 3:17)


        • Julien30 Julien30 6 janvier 17:20

          @JL
          « ceux que les croyants nomment athées sont ceux pour qui la liberté de penser est sacrée.  »
          Oui on a jamais vu un athée intolérant et ne pas se battre pour la liberté de penser, de la révolution française à aujourd’hui les athées font un parcours sans faute, alors que de leur côté les croyants sont tous des esclaves incapables de penser par eux-mêmes. Dans le genre généralités idiotes votre commentaire est une perle. 


        • JL JL 6 janvier 18:00

          @Julien30
           
           Dans le genre interprétations idiotes votre commentaire est une perle. 


        • macchia 6 janvier 18:58

          @JL
          L’église refuse à ses croyants beaucoup de libertés qui ne dérangent pas le prochain, parmi autres celle de se soustraire à la souffrance


        • Jonas Jonas 6 janvier 20:32

          @Séraphin Lampion « « L’idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l’ignorance, de l’abrutissement, par conséquent de l’esclavage et de la misère. » »

          L’Église Catholique romaine a été le ciment de la civilisation européenne, en unifiant pendant des siècles les différents clans et tribus qui se combattaient (pictes, bretons, normands, alamans, saxons, germains, burgonds, etc...), à l’origine de ses valeurs morales et spirituelles, les catholiques avaient la charge des hôpitaux, des malades, des pauvres, de l’éducation des enfants et de leur instruction (jusqu’en 1905).
          Les papes ont plusieurs siècles d’avance sur toutes les autres civilisations, l’Église romaine a par exemple interdit l’esclavage sur le sol européen dès le VIIème siècle, sous peine d’excommunication.
          L’état français a été construit intégralement pendant plusieurs siècles par des rois et reines très chrétiens catholiques (Clovis, Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne, Aliénor d’Aquitaine, Philippe Auguste, Blanche de Castille, Saint Louis, Philippe le Bel, Charles VII, Louis XI, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI...), en rassemblant patiemment et méticuleusement les provinces, les régions et en luttant contre les hérésies destructrices de l’unité de la nation (catharisme, protestantisme, invasions islamiques, etc...).
          Il n’y a pas en France un village sans son Église au centre de la commune.
          Toutes les institutions françaises, hôpitaux, associations caritatives, écoles, tribunaux, parlement, cour des comptes, poste, ponts et chaussées, banques, cathédrales,... que vous connaissez aujourd’hui ont été pensés, structurés et édifiés sous la France catholique.
          Les universités qui se construisent sur toute l’Europe occidentale, sont à la charge de théologiens, prêtres, chanoines, abbés, soeurs, ordres catholiques bénédictins, cisterciens, franciscains, dominicains,... dans la hiérarchie du Pape de Rome.
          C’est l’unité catholique de l’Europe qui permet par exemple à un Nicolas Copernic d’étudier dans l’université de Cracovie dans le royaume de Pologne, puis dans celles de Bologne, Rome, Padoue, Ferrare en Italie.
          Pourquoi croyez-vous qu’il y ait une croix catholique au sommet de l’université de la Sorbonne, et sur le dôme du Panthéon ?
          Pourquoi le plus vieil hôpital de Paris s’appelle Hôtel-Dieu ?

          La gastronomie raffinée que vous dégustez (vins d’abbayes, bières, liqueurs, miel, jambons, fromages...), ont été dans la grande majorité des cas bonifiés par des moines.

          La littérature chrétienne, le « Paradis perdu » de Milton, « Polyeucte » de Corneille, « Esther », « Athala » de Racine, Bossuet, etc... la musique sacrée de Palestrina, Hildegarde Von Bingen, Bach, Mozart, Vivaldi, Gounod, Schubert, etc... entre autres forment les piliers de la culture européenne.

          Le calendrier de tous les pays européens est basé sur la naissance du Christ.
          Chaque jour, on fête un saint de l’Église catholique.
          Le dimanche est jour de repos pour tous, jour du Seigneur.
          Toutes les Églises font sonner leur cloches chaque heure qui passe.
          Les fêtes traditionnelles sont de tradition chrétienne (Noël, Pâques, Ascension, Assomption, Épiphanie, Toussaint, Carême, Pentecôte,...).
          Noël est fêtée depuis 15 siècles.
          Avant que le terrorisme islamique n’interdise toute représentation du Christ sur la voie publique, des crèches géantes étaient organisées à Noël, et ça ne gênait personne.
          S’il n’y avait pas d’Église catholique, il n’y aurait jamais eu de France, « fille aînée de l’Église ».

          La république et sa religion maçonnique n’ont fait que piller et dilapider cet héritage millénaire à partir de 1789.


        • Kapimo Kapimo 6 janvier 21:40

          @Séraphin Lampion

          L’idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l’ignorance, de l’abrutissement, par conséquent de l’esclavage et de la misère.

          Dieu est ce qui est au-delà de la connaissance : dire que l’idée de Dieu est source de l’ignorance est par conséquent intrinsèquement crétin.
          Quant à l’abrutissement, l’esclavage ou la misère, nul besoin de Dieu ou de l’église, il suffit de jeter un regard aux ados avec leurs téléphones portables et aux coursiers ubérisés dans notre belle république moderne athée.


        • JL JL 7 janvier 07:38

          @macchia
           
           ?


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 janvier 08:51

          @JL

          La liberté et la religion ne sont nullement incompatibles.

          Ce qui est incompatible c’est la liberté et la croyance criminogène.

          Celle-ci est aujourd’hui moins que jamais combattue par ceux des athées que je nomme athées obscurantistes. Ce qui les intéresse dans l’athéisme c’est seulement l’amusement, la jouissance qu’ils trouvent à mépriser les croyants.

          Religieux dogmatiquement enfermés dans la théologie criminogène, et athées hypocritement enfermés dans le mépris qui tient lieu de critique raisonnée, sont également responsables de l’absence de volonté de pacifier le monde.


        • JL JL 7 janvier 09:13

          @Pierre Régnier
           
           je soutiens que la religion n’est pas la liberté de penser.
           
          J’ajoute que sans liberté de penser on n’est pas libre.
           
          C’est tout.
           
          Croyance criminogène ? Athées obscurantistes ? responsables de l’absence de volonté de pacifier le monde ?
           
          Je vois dans ces expressions, davantage des éléments de langage qui relèvent du prêt-à-porter de la pensée plutôt que des concepts utiles.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 7 janvier 11:31

          @Jonas

          Ce que vous avez dit à 20h32 est bon,

          Cependant, Les cathares n’étaient pas hérétiques puisque ce nom a été donné aux chrétiens attachés à l’écriture plus que le catholicisme qui s’en éloignait par les indulgences et le culte à Marie non conformes aux écritures et aux pratiques des apôtres.

          Les protestants n’étaient pas hérétiques puisqu’ils se recentraient eux aussi sur les écritures dont s’éloignait le catholicisme.

           

           « Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.

          Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. » (Jean 16 :2-4)


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 janvier 11:46

          @ JL

          Vous dites  : Je soutiens que la religion n’est pas la liberté de penser. J’ajoute que sans liberté de penser on n’est pas libre.

          Ici vous avez raison mais ce n’est pas tout : la liberté de penser seulement dans l’athéisme est une obligation qu’on se donne de ne pas penser vraiment librement.

          Et ce prêt-à-porter de la pensée, aujourd’hui beaucoup plus présent que celui du christianisme et, pire encore, installé chez les gouvernants du pays, est en train de devenir plus néfaste encore que l’adhésion religieuse à la croyance criminogène en Dieu.

          Les athées obscurantistes qui affirment l’équivalence entre les textes religieux sacralisés criminogènes et ceux qui sont pacifiants sont aussi complices, même si c’est indirectement, des musulmans qui tuent que les responsables catholiques persistant à justifier la croyance criminogène à l’époque de l’Ancien Testament.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 7 janvier 11:51

          @JL

          « Je soutiens que la religion n’est pas la liberté de penser.
           J’ajoute que sans liberté de penser on n’est pas libre. »

           

          Ah bon, alors avec le laïcisme, on est libre de publier des textes contre les homos, contre les races, contre les affirmations historiques infondées, contre les évolutionnistes, contre les défenseurs du climat, contre l’avortement, tout cela sans être inquiété par l’Etat et par nos employeurs ?

          Et les lois Gayssot et Pleven appelées encore les lois liberticides, est-ce la religion chrétienne qui les a demandées ?

          Où sont les publications contre l’évolution dans les librairies, dans les journaux, dans les émissions radios et télé ?

          Les procès contre le « détail » de Jean-Marie Le Pen, en avez-vous entendu parlé ?


        • JL JL 7 janvier 11:51

          @Pierre Régnier
           
           qui parle de "liberté de penser seulement dans l’athéisme" ?
           
          Ajouter un attribut (un épithète ?) à des concepts tels que liberté, laïcité, égalité, discrimination, etc. c’est le réduire, le détruire.
           
          Réduire l’un de ces concepts c’est le dénaturer, le détruire.


        • JL JL 7 janvier 11:53

          @Daniel PIGNARD
           
           C’est quoi, le laïcisme ? Je ne connais pas.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 7 janvier 12:05

          @JL
          Wikipedia peut vous aider, mais peut-être ne connaissez-vous pas non plus ?


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 7 janvier 12:25

          @JL

          Liberté de penser qu’il disait ! Pourtant 952 textes censurés depuis 2007. Un beau travail de censeur quand même !

          A l’évidence, vous n’agissez pas du tout comme vous parlez.


        • JL JL 7 janvier 12:41

          @Daniel PIGNARD
           
          réflexion obscurantiste.


        • JL JL 7 janvier 13:09

          @Daniel PIGNARD

           
          réflexions obscurantistes.
           
           Vous mélangez tout. Les amalgames rhétoriques sont toujours fascistoïdes.


        • Jonas Jonas 7 janvier 22:29

          @Daniel PIGNARD "Cependant, Les cathares n’étaient pas hérétiques puisque ce nom a été donné aux chrétiens attachés à l’écriture plus que le catholicisme qui s’en éloignait par les indulgences« 

          Les cathares étaient des hérétiques car ils niaient les écritures saintes :
           »Au lieu du sacrement du mariage, union charnelle entre homme et femme, ils (les cathares) inventent un mariage spirituel entre l’âme et Dieu, quand, par exemple, les hérétiques « parfaits » ou « consolés » initient quelqu’un à leur secte et à leur ordre.
          Ils nient l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ dans le sein de Marie toujours vierge, et soutiennent qu’il n’a pas pris un véritable corps humain ni une véritable chair humaine, qu’il n’a point souffert et n’est pas mort sur la croix, qu’il n’est point ressuscité d’entre les morts, qu’il n’est point monté au ciel avec un corps et une chair humaine, mais que tout cela s’est passé en figure.« 
          L’inquisiteur Bernard Gui  »Manuel de l’Inquisiteur I« (1314-1316) p15

          -----------------------------
           »... le culte à Marie non conformes aux écritures et aux pratiques des apôtres.« 

           »Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses.« 
          Luc 1:46-49

          -----------------------------
           »Les protestants n’étaient pas hérétiques puisqu’ils se recentraient eux aussi sur les écritures dont s’éloignait le catholicisme.« 

          L’hérésie protestante a pour origine les nouvelles idées des humanistes du XIV et XVème siècle, elle a introduit le fait que l’homme n’avait pas de libre-arbitre, tout est prédestiné, il n’a donc pas besoin de faire de bonnes oeuvres pour mériter sa place auprès de Dieu.
          N’ayant plus de comptes à rendre, tout lui est alors permis, il peut jouir sans contraintes de tous les plaisirs et abus de la vie, dans l’immédiateté, (pratique de l’usure et naissance du capitalisme sans travail, exploitation de l’homme par l’homme, etc...) sans obligation de respecter aucune morale, amenant sur le long terme, la déconstruction d’une société que avait été patiemment bâtie sur plusieurs siècles.

           »Soyez un pécheur et péchez hardiment, mais croyez et réjouissez-vous dans le Christ encore plus hardiment, car il est victorieux sur le péché, la mort et le monde. Tant que nous sommes ici, nous devons pécher. Cette vie n’est pas le lieu d’habitation de la justice, mais, comme le dit Pierre, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. Il suffit que par les richesses de la gloire de Dieu, nous ayons appris à connaître l’Agneau qui enlève le péché du monde. Aucun péché ne nous séparera de l’Agneau, même si nous nous engageons à la fornication et assassinons des milliers de fois par jour. Pensez-vous que le prix d’achat qui a été payé pour le rachat de nos péchés par un si grand agneau est trop petit ? Priez avec audace - vous aussi vous êtes un pécheur puissant".
          Lettre de Luther (créateur de l’hérésie protestante) à Mélenchton - 1er août 1521


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 8 janvier 13:51

          @Jonas

          Les Cathares niant l’incarnation et la crucifixion de Jésus ? Je n’ai jamais entendu ça.

           

          Jeanne d’Arc aussi a été condamnée.

          Bûcher, prison à vie, torture, la mécanique de l’aveu est mise à jour dans le procès de Jeanne d’Arc.

          « Ils vous excluront des synagogues ; et même l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu. Et ils agiront ainsi, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.

          Je vous ai dit ces choses, afin que, lorsque l’heure sera venue, vous vous souveniez que je vous les ai dites. » (Jean 16 :2-4)

           

          L’Inquisition faisait mourir, l’Inquisition croyait rendre un culte à Dieu, nous nous souvenons que Jésus nous a dit ces choses.

          Aucun apôtre n’a préconisé de tuer des hérétiques mais a laissé le jugement à Dieu.

          Lié et délié n’est pas tuer mais revient à remettre à Dieu le jugement.

           

          Paul n’a pas pardonné à ceux qui sont de même que Jeannès et Jambrès, à Hyménée et Alexandre qu’il a livré à Satan, à Alexandre le forgeron qui lui a fait beaucoup de mal (Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres).

          Cependant Paul dit qu’il ne faut pas imputer le fait que tous l’ont abandonné car c’est le Seigneur qui l’a assisté (2 Tim 4 :16-17). Il a donc lié et délié.

           

          Voilà comment nous dit le Seigneur d’agir  :

           « Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18 :7-8)

           

          Voilà comment Dieu agit :

          « Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?

          Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » (Luc 13 :4-5)

           

          Voilà comment agissaient les apôtres mais point de mise à mort :

           

          « Il en est parmi eux qui s’introduisent dans les maisons, et qui captivent des femmes d’un esprit faible et borné, chargées de péchés, agitées par des passions de toute espèce, apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité. De même que Jannès et Jambrès s’opposèrent à Moïse, de même ces hommes s’opposent à la vérité, étant corrompus d’entendement, réprouvés en ce qui concerne la foi. Mais ils ne feront pas de plus grands progrès ; car leur folie sera manifeste pour tous, comme le fut celle de ces deux hommes. » (2 Tim 3 :6-9)

           

          « Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » (1 Tim 1 :19-20)

           

          « Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses oeuvres. » (2 Tim 4 :14)

           

          « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés.

          Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. » (1 Cor 11 :30-32)

           

          « Alors Saul, appelé aussi Paul, rempli du Saint-Esprit, fixa les regards sur lui, et dit : Homme plein de toute espèce de ruse et de fraude, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de pervertir les voies droites du Seigneur ? Maintenant voici, la main du Seigneur est sur toi, tu seras aveugle, et pour un temps tu ne verras pas le soleil. Aussitôt l’obscurité et les ténèbres tombèrent sur lui, et il cherchait, en tâtonnant, des personnes pour le guider. Alors le proconsul, voyant ce qui était arrivé, crut, étant frappé de la doctrine du Seigneur. » (Ac 13 :8-12)


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 8 janvier 14:14

          @Jonas

          Votre citation de Luther s’explique par les paroles de l’apôtre Paul et de l’apôtre Jean :

          https://www.biblegateway.com/passage/?search=Gal+2%3A16-21&version=LSG

          https://www.biblegateway.com/passage/?search=1+jean+1%3A4-10&version=LSG

           

          D’après vous, le bon larron, qu’a-t-il fait comme bonne œuvre sinon d’avoir foi en Christ ?


        • Jonas Jonas 8 janvier 22:13

          @Daniel PIGNARD "Les Cathares niant l’incarnation et la crucifixion de Jésus ? Je n’ai jamais entendu ça.« 

          Bernard Gui est le meilleur spécialiste, puisqu’il a interrogé les Cathares personnellement. Sinon, vous avez wikipédia :
           »Les cathares rejetaient aussi la guerre, l’Enfer, l’Incarnation et l’Ancien Testament (à l’exception des Livres des Prophètes)« 

          --------------------------------
           »L’Inquisition faisait mourir, l’Inquisition croyait rendre un culte à Dieu, nous nous souvenons que Jésus nous a dit ces choses."

          L’Inquisition ne fait pas partie du dogme catholique, c’est une institution qui a été installé à une époque donnée contre le désordre et les séditions qui menaçaient l’unité de l’Église, le peuple chrétien et la royauté. L’Inquisition permet d’éviter les lynchages de personnes par la foule qui se chargeait, par justice personnelle, de châtier les escrocs, les sorciers et les pillards.


        • Jonas Jonas 8 janvier 22:21

          @Daniel PIGNARD "D’après vous, le bon larron, qu’a-t-il fait comme bonne œuvre sinon d’avoir foi en Christ ?"

          Avoir foi en Christ est déjà une bonne oeuvre. Mais ce n’est pas tout.
          Au seuil de sa mort, le larron reconnaît qu’il a été mauvais, que sa condamnation à mort sur la croix est juste, et que la condamnation de Jésus est injuste.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 9 janvier 08:34

          @Jonas

          « L’Inquisition permet d’éviter les lynchages de personnes par la foule qui se chargeait, par justice personnelle, de châtier les escrocs, les sorciers et les pillards. »

           

          Ah ! Que voilà une bonne raison pour s’éloigner des préceptes que je vous ai rappelés et de l’imitation des apôtres.

          Justifier de brûler les gens pour que d’autres ne les tuent pas va très mal passer au tribunal du ciel.

          Ce que vous dites des cathares n’apparaît pas autre part que chez les inquisiteurs dont faisait partie Bernard Gui. Il est évident que si les cathares avaient prêché ce que vous dites, nous trouverions d’autres sources pour le confirmer or il apparaît dans les autres sources que les cathares n’avaient pas été influencé par le catholicisme romain mais prenaient leurs principes de vie directement de l’écriture sainte en ligne directe des apôtres. Il est donc inconcevable de croire ce que disent les inquisiteurs. Le procès de Jeanne d’Arc nous a renseignés sur leurs méthodes.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 9 janvier 08:40

          @Jonas
          Oui, pour le bon larron, tout cela était de la foi, on peut y ajouter qu’il croyait que Jésus était roi, et tout cela a suffi pour qu’il soit sauvé.
          Si croire en Christ est déjà une bonne oeuvre, est-ce que les cathares ne croyaient pas en Christ ?


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 6 janvier 13:25

          La "pièce manquante" c’est l’absence de volonté des responsables gouvernementaux de s’attaquer aux sources de la criminalité islamique, connues depuis 14 siècles parce que très explicitement proclamées puis sacralisées dès la création de l’islam.

          A l’opposé, les « pièces présentes », chaque jour solidement consolidées par les politiciens de toutes tendances (mais principalement par la fausse Gauche), par les « athées obscurantistes », par les grands médias et par les gouvernants, c’est la négation de cette évidence, et la lâcheté face à elle.

          Mais les « pièces bien présentes » aussi, ce sont l’entêtement de l’église catholique dans la conception criminogène de la croyance en Dieu, la réanimation de celle-ci par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, puis sa consolidation par le pape François pour lequel cette horreur fait toujours partie de « la plénitude de la vérité révélée qu’a reçue l’église catholique » (pour parler comme le cardinal Sarah dans un récent numéro de La Nef).  

          Voir ici : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-eglise-catholique-le-confirme-c-218245


          • folamour folamour 7 janvier 10:00

            @Pierre Régnier
            .*
            La Religion chrétienne s’appuie sur au moins deux obscénités 

            1 L’idée d’une faute originelle avec culpabilité collective transmise . Avec elle il n’y a jamais d’innocent

            2 l’idée de la récompense salutiste, d’une puérilité confondante avec l’idée de la résurrection des corps


            .
            Vous aurez compris que j’ai tenté de faire simple....
            La source est inépuisable de la bimbeloterie des images saintes, des contes farfelus, de la béatification, des reliques fructueuses et autres apparitions miraculeuses.
            .
            @ l’auteur
            .
            Avoir choisi dans tout l’art occidental le plus vulgaire et contestable des ses bâtiments.....
            Est-ce de l’humour ?
            Bof....

            Chacun a le droit d’aimer les tapisseries meringuées

          • JL JL 7 janvier 10:55

            @folamour
             
             ’’ L’idée d’une faute originelle avec culpabilité collective transmise’’
             
             Et quelle faute ? Celle d’avoir voulu accéder à la connaissance !!!
             
             C’est insupportable.


          • folamour folamour 7 janvier 11:23

            @JL
            Nous ’avons pas dû suivre le même cathé...
            la faute originelle dans la bouche de mon curé était tout autrement précise et bien plus « incarnée »
            .
            Si c’était un tableau
            c’était plus celui de Courbet que celui de Mendeleïev


          • JL JL 7 janvier 11:43

            @folamour
             
             nous parlons bien de la même chose, quelle qu’en soit la métaphore.


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 7 janvier 12:10

            @folamour

            D’accord. Mais nous avons à vaincre aujourd’hui bien pire que « ces obscénités » et la « bimbeloterie » qui suit :

            la mise en application (à Charlie Hebdo, au Bataclan et en de nombreux autres endroits depuis et auparavant) des appels à massacrer que les musulmans qui tuent croient commandés par leur Dieu Allah.

            Ces musulmans croient ainsi parce que ces appels à massacrer sont effectivement attribués à leur Dieu dans les textes sacralisés par leur religion.

            La révoltante attitude des actuels dirigeants du pays (de beaucoup de leurs prédécesseurs aussi), de la fausse Gauche, des athées obscurantistes, de nombreux journalistes des grands médias... est dans leur obstination à nier cette évidence.


          • folamour folamour 7 janvier 12:41

            @Pierre Régnier
            .
            je vois que vous taxez les athées d’obscurantistes....
            Quelle lumière la révélation de la foi apporte-t-elle selon vous... ?
            N’est-elle pas à la base de tous les arbitraires auto justificateurs. par là de toutes les violences ?
            .
            parlez nous de votre chute de cheval .


          • Jonas Jonas 7 janvier 22:58

            @folamour « La Religion chrétienne s’appuie sur au moins deux obscénités 1— L’idée d’une faute originelle avec culpabilité collective transmise . Avec elle il n’y a jamais d’innocent
            2— l’idée de la récompense salutiste, d’une puérilité confondante avec l’idée de la résurrection des corps »

            Tout homme est pécheur, parce qu’il est est fait de chair et de sang, qu’il peut ressentir la douleur, la frustration de l’échec, la jalousie, la haine.
            Jésus est venu pour éloigner les hommes du péché et du Démon, afin de mériter leur Salut auprès Lui.
            Le XXème siècle, triomphe de l’athéisme et de ses idéologies mortifères (socialisme, marxisme, communisme, trotskysme, léninisme, stalinisme, nazisme, maoÏsme, castrisme,...) a fait plus de 100 millions de morts en moins de 70 ans, femmes, enfants, vieillards, civils et militaires dans des camps de concentration, provoquant souffrances et massacres à l’échelle industrielle d’une telle atrocité que même les historiens ont du mal à trouver les mots pour les décrire.
            Lorsque l’homme s’éloigne de Dieu, le péché domine.

            --------------------------------------
            « Avoir choisi dans tout l’art occidental le plus vulgaire et contestable des ses bâtiments.....Est-ce de l’humour ? »

            Pour oser écrire ça, c’est que apparemment vous n’êtes jamais entré dans cette extraordinaire Basilique !


          • prong Q 7 janvier 23:50

            @Jonas

            Tout homme est pécheur, parce qu’il est est fait de chair et de sang, qu’il peut ressentir la douleur, la frustration de l’échec, la jalousie, la haine.


            Jésus est venu pour éloigner les hommes du péché et du Démon, afin de mériter leur Salut auprès Lui.


            Le XXème siècle, triomphe de l’athéisme et de ses idéologies mortifères (socialisme, marxisme, communisme, trotskysme, léninisme, stalinisme, nazisme, maoÏsme, castrisme,...) a fait plus de 100 millions de morts en moins de 70 ans, femmes, enfants, vieillards, civils et militaires dans des camps de concentration, provoquant souffrances et massacres à l’échelle industrielle d’une telle atrocité que même les historiens ont du mal à trouver les mots pour les décrire.
            Lorsque l’homme s’éloigne de Dieu, le péché domine.


            1/ les péchés "primordiaux ont bien été racheté , mais ca ne nous donnait pas le droit de nous égarer a nouveaux .De ceux la nous somme bien responsable a nouveau .

            2/Yeshua a essayer , il as fait un enorme boulot , nous avons tous le choix a nouveaux de notre destiné , du moindre de nos actes . Mais inutile d’ acheter des indulgence si on pense pouvoir racheter pécuniairement nos fautes.

            l’ argent , le pouvoir n’ ont jamais laver le sang ... meme la terre de sienne ne fait pas de miracle .


            3/ca ne se compte pas en siècle , mais en millénaire .

            La lessive individuelle n’ est en générale pas trop sale ,

            mais la lessive collective va être très sérieuse .


            Accroche toi comme tu peut , ca va secouer smiley



          • Jonas Jonas 8 janvier 00:45

            @Q « Mais inutile d’ acheter des indulgence si on pense pouvoir racheter pécuniairement nos fautes.l’ argent , le pouvoir n’ ont jamais laver le sang ... meme la terre de sienne ne fait pas de miracle . »

            Le commerce des indulgences a été condamné lors de la contre-réforme.
            Lors de la 25e et dernière session le 15 septembre 1563, le Concile affirme le bon droit de l’Église à en promulguer, ainsi que leur utilité pour le peuple chrétien mais « le saint concile statue d’une manière générale que doivent être absolument abolis tous les déplorables trafics d’argent en vue de les obtenir, qui ont été une large cause d’abus dans le peuple chrétien »


          • prong Q 8 janvier 01:04

            @Jonas

            La seule monnaie que dieu accepte c’ est peut etre toute ces chose si simple que nous pouvons faire au quotidien .

            mais tu sait comme moi que la route de l’ enfer est pavé de bonne intentions .
            Il y a une rêele inconnus sur la facture que l’ on nous présentera quand nous quitterons l’ hôtel terrestre . 

            La seule chose merveilleuse c’ est que ca depend vraiment de nous par rapport aux autres .


          • Pierre Régnier Pierre Régnier 8 janvier 17:43

            @folamour

            J’ai déjà dit à plusieurs reprises que je ne considère pas que les athées sont obscurantistes.

            Le sont seulement, selon moi, ceux des athées qui excluent du champ de la réflexion nécessaire en pays démocratique (ou au moins s’efforçant de le devenir) les causes réelles de la violence religieuse.

            Parce que, selon eux « la religion c’est que des conneries » ils mettent sur un même niveau de dangerosité des appels sacralisés du genre « Aimez-vous les uns les autres ! » et « Allez massacrer tous ces gens, veillez à ce qu’il ne reste pas un seul survivant ! »

            Je maintiens qu’ils alimentent aujourd’hui la violence effectivement commise par des croyants autant que les religieux maintenant sacrés les appels du second genre. En clair, ils se font autant complices que l’église catholique des musulmans qui massacrent à Charlie Hebdo, au Bataclan etc... Même si c’est, comme dans le cas de l’Église, tout aussi indirectement.

            A cause d’eux comme à cause de l’église catholique - et bien sûr de la démission, de la lâcheté des gouvernants - des croyants fanatisés vont pouvoir continuer de massacrer abondamment dans les années à venir...


          • McGurk McGurk 6 janvier 13:42

            Qu’aurait été la monarchie française sans la variable du religieux ? Pas grand chose assurément.

            Affirmation parfaitement gratuite et sans preuve aucune.

            Je n’aime pas défendre ce genre de régime mais la France est ce qu’elle est (avec ses qualités et défauts) grâce aux réformes profondes et réalisations de cette très longue période.

            la religion redonne une direction à l’individu pour intégrer le collectif, surtout dans des sociétés souvent sécularisées, désolidarisées, désinstitutionnalisées comme en France

            Il n’y a pas besoin de religion pour donner un sens à la vie des individus et à la société en général. La devise de notre pays, si elle était strictement respectée, serait un excellent moteur.



              • blablablietblabla blablablietblabla 6 janvier 16:20

                D’accord, on ira tous à la messe dimanche prochain pour faire plaisir à Louis.

                " tout sentiment religieux est un sentiment servile et quiconque s’agenouille devant Dieu se façonne à se prosterner devant un roi

                "

                Joseph Joubert.


                • Kapimo Kapimo 6 janvier 21:46

                  @blablablietblabla

                  « Celui qui vivant dans une société humaine refuse toute forme de soumission cherche inévitablement à devenir roi ». 

                  Moi


                • Désintox Désintox 6 janvier 17:43

                  Quelque part dans le système solaire, il y a une théière cosmique en orbite, avec des petites tasses à thé qui tournent autour.

                  Tous les jours, je fais ma prière à la théière cosmique et je la remercie pour mon thé quotidien.


                  • Eric F Eric F 6 janvier 22:13

                    @Désintox
                    d’où l’expression « à thé »


                  • Pascal L 8 janvier 16:38

                    @Désintox
                    Vous faites bien, on ne sait jamais.
                    Il y a une faille fondamentale dans la théorie théiée de Russell. Personne n’a jamais vu cette théière ou aperçu le moindre signe qu’elle puisse exister. Or beaucoup de religions (mais pas toutes) s’appuient sur des signes visibles d’une interaction entre Dieu (ou les Dieux) et l’humanité. Vous trouverez des milliers de témoignages sur la toile à propos de rencontre avec Jésus par exemple. Des milliers de témoignages, c’est un matériaux suffisant pour faire une étude de convergence. Vous n’aurez pas de preuves, les historiens n’ont pratiquement jamais de preuves, mais vous pouvez construire une vraisemblance. Je vous renvoie vers le livre « Peut-on prouver l’existence de Napoléon » de l’anglais Richard Whately pour une réflexion sur la vraisemblance. La négation de l’existence de Jésus ne dispose pas de plus d’arguments que la négation de l’existence de Napoléon. Les historiens nous disent que les Evangiles sont authentiques mais ne prouvent pas que Jésus est fils de Dieu. Personne ne vous demande croire cela sauf Jésus... s’il vous arrive de le rencontrer. Personne ne vous force.


                  • Claudec Claudec 6 janvier 17:55

                    Sous l’effet d’un pouvoir scientifique et technique au demeurant non irréprochable, le pouvoir religieux souffre, comme le politique, d’avoir toujours été plus soucieux du nombre de ceux sur lesquels il se fonde, règne et prospère, que de leur bien-être.

                    1 à 2 milliards de pauvres profonds de nos jours, soit plusieurs fois la population humaine – toutes conditions confondues – au début de notre ère, quelque soit le nombre de ceux qui échappent à la pauvreté “ordinaire”.

                    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/


                    • Jonas Jonas 6 janvier 21:45

                      " L’islam, une forme de sacré, a tout simplement la voie libre pour s’installer à la place d’une nation qui a refoulé son sacré originel, le catholicisme, duquel sont pourtant issues les « valeurs françaises »« 

                      L’église catholique, a depuis tout temps dénoncé l’Islam comme idéologie criminelle, (du moins avant sa contamination par la franc-maçonnerie dans Vatican II 1962-65) et a été le fer de lance pour protéger l’Europe pendant des siècles contre les invasions islamiques (en Espagne, Portugal, France, Serbie, Hongrie, Sicile, Autriche, Italie, Bulgarie, ...).

                      L’idéologie maçonnique, avec sa devise fourre-tout, Liberté, Égalité, Fraternité ne protège plus rien, car pour elle, tous se vaut : christianisme, islam, judaïsme, bouddhisme, ... c’est du pareil au même.
                      Ce qui est faux, bien évidemment, et permet aux islamistes de retourner cette fausse trinité contre nous pour imposer leurs dogmes (repas spéciaux sans viandes dans les cantines, salle de prière dans les entreprises, non mixité homme/femme dans les quartiers, mosquées radicales avec des prédicateurs incitant à la haine des femmes, des chrétiens, des juifs, de l’identité culturelle et morale européenne, etc...) .

                      La France autrefois »fille aînée de l’Église« mère de l’Europe, est maintenant devenue une immense passoire pour migrants islamisés parce qu’elle a fait disparaître sa barrière de protection naturelle, le catholicisme.

                       »Il faut espérer que viendra la conversion à la foi catholique de la plupart de ceux qui appartiennent à la secte impie de Mahomet."
                      Le Pape Eugène IV - Concile de Bâle 7 septembre 1434


                      • Jonas Jonas 6 janvier 22:07

                        "le problème ici est que la nation française n’a rien à proposer pour contrer, ou au moins équilibrer un islam politique envahissant. Elle a depuis le seconde moitié du XIXème siècle considéré ses rapports avec le catholicisme comme tabou et renié ses racines chrétiennes« 


                         »Si l’Europe chrétienne a dompté les nations barbares et les a fait passer de la férocité à la mansuétude, de la superstition à la vérité ; si elle a repoussé victorieusement les invasions musulmanes, si elle a gardé la suprématie de la civilisation, et si, en tout ce qui fait honneur à l’humanité,
                        elle s’est constamment et partout montrée guide et maîtresse ; si elle a gratifié les peuples de sa vraie liberté sous ces diverses formes ; si elle a très sagement fondé une foule d’oeuvres pour le soulagement des misères, il est hors de doute qu’elle en est grandement redevable à la religion, sous l’inspiration et avec l’aide de laquelle elle a entrepris et accompli de si grandes choses.« 

                        Le Pape Léon XIII — Encyclique »Immortale Dei" — 1er novembre 1885


                        • Eric F Eric F 6 janvier 22:33

                          La « sécularisation » de la société n’est absolument pas une exclusivité française, c’est une caractéristique de l’ensemble de la civilisation européenne contemporaine. Ce ne sont ni la révolution de 1789 ni Karl Marx qui ont conduit à ce changement des mentalités collectives, mais le scientisme selon lequel rien n’existe d’autre que les lois de la physique, et le consumérisme comme réalisation de soi.
                          La religion telle qu’elle existait au début du siècle dernier pouvait coller aux mentalités d’alors, les intégristes religieux voudraient rétablir les mentalités collectives de jadis, combat définitivement perdu. Les tentatives d’aggiornamento par les religions chrétiennes ont d’abord pu sembler ralentir le déclin, mais elles ne l’ont pas enrayé. D’autres civilisations ont conservé l’imbrication entre religion, culture et ethnie, et les apportent là où leurs populations s’implantent.


                          • Yann Esteveny 6 janvier 23:03

                            La Révolution Française ne tue pas la religion mais au catholicisme lui substitue un culte d’initiés protéiforme à plusieurs niveaux. Quant au sacré de l’époque, la République Française l’a renversé pour adorer ses innombrables idoles de fange modernes. Il n’y a pas disparition ni de la religion ni du sacré mais report.


                            • OMAR 7 janvier 09:31

                              Omar9

                              .

                              Bonjour @Louis C."... le problème ici est que la nation française n’a rien à proposer pour contrer, ou au moins équilibrer un islam politique envahissant.« 

                              .

                              Vous suggérez que l’Islam a un lien au »détournement«  des français chrétiens de leur religion.

                              C’est grotesque comme raisonnement car, d’une part, ce phénomène n’est pas spécifique à la France, mais à toute l’Europe.

                              .

                              D’autre part, la foi des français chrétiens est et reste intacte et entière, : je l’ai constaté lors, par exemple, de l’incendie de Notre-Dame.

                              .

                              Rassurez-vous, s’il est  »permis" à l’Islam de se consolider en France, jamais il ne s’installera à la place du Christianisme, la nation étant fortement ancrée à son sacré originel, le catholicisme, même si cet état est très loin d’être apparent.


                              • The Pilgrim The Pilgrim 7 janvier 12:29

                                Pourtant, la religion redonne une direction à l’individu pour intégrer le collectif, surtout dans des sociétés souvent sécularisées, désolidarisées, désinstitutionnalisées comme en France, où en somme la nation républicaine seule ne parvient pas à fédérer autant que le catholicisme a pu le faire. 

                                désinstitutionnalisées : Vous pensez vraiment ce que vous écrivez ? Sous chaque pierre pousse une institution pour enfumer le clampin, l’empêcher de comprendre et de réfléchir pour contrecarrer le « jardin secret » de tout un chacun. Nos lois de surveillance, institutionnelles par excellence, vous montre bien comme l’intérieur de notre trou du cul les passionnent.


                                • eddofr eddofr 7 janvier 15:18

                                  Une religion est par définition un système de règles, pratiques et de croyances commun à une population.

                                  Intrinsèquement, une religion et ses règles ne devraient s’imposer qu’à ceux qui y adhèrent.

                                  Pourtant, en tous temps et en tous lieux, la religion a cherché à s’imposer à tous et surtout à ceux qui n’y adhéraient pas.

                                  La religion est la dictature des croyants, ou du moins de ceux qui se prétendent tels.

                                  C’est plus particulièrement le cas pour les religions révélées, puisque dans leur credo même, est inscrite leur prétention à l’unique Vérité (la majuscule est volontaire) qui doit par volonté divine, s’imposer à tous.

                                  Même le termes qui définit le croyant, « le fidèle », porte en lui un forte valeur coercitive tant sa principale caractéristique est l’obédience.

                                  Même si on veut en infléchir le sens, le mot « Sacré » n’est que la qualificatif de ce qui relève du Religieux.

                                  Et le sacrilège est bien l’offense faite au religieux.

                                  En ce sens, les « valeurs sacrées de la république » ne sont sacrées que dans la mesure où l’on donne à la République une dimension religieuse.

                                  Mais il ne faut jamais jeter le bébé avec l’eau du bain.

                                  Depuis le début des temps l’histoire de l’humanité et des religions n’est que l’histoire de la lutte entre l’instinct de survie (l’individuel) et la perpétuation de l’espèce (le collectif).

                                  Pour survivre, les humains ont besoin de coexister et de collaborer.

                                  Mais pour coexister et collaborer, les humains ont besoin de règles.

                                  Règles dont l’objet n’est que d’encadrer les pulsion et distinguer ce qui est le besoin de ce qui est l’envie.

                                  Il faut bien reconnaître que le sacré confère à ces règles une force de conviction bien plus consistante que la seule raison.

                                  Ce n’est d’ailleurs pas un hasard que la raison soit soumise à la croyance.

                                  Car si la croyance commande à nos actions, la raison n’existe, pour sa part, que pour les justifier, à posteriori.

                                  L’homme agit parfois selon sa croyance, il n’agit jamais selon sa pensée, mais il pense toujours selon ses actions.

                                  L’homme qui agit selon sa pensée plutôt que selon ses pulsions est un Dieu ou un Fou.

                                  Ainsi, poser la question de savoir si la société Française à besoin de Sacré, c’est poser la question d’une religion « Française ».

                                  Dans une société devenu purement Capitaliste/Consumériste, le Religieux n’a de place qu’en tant que « produit de consommation » et seulement s’il respecte les règles du marché ...

                                  Et à ce titre, l’Islam et l’évangélisme (« télévisuel à l’américaine ») sont indéniablement plus « vendeurs » que le catholicisme.

                                  Je ne parles pas ici de contenu, à quelques additifs près c’est le même, mais bien de packaging ...

                                  Y’a qu’à voir le contenu des offres et les promotions exceptionnelles (« Jusqu’à -70% sur tout les péchés pour les martyrs »)

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