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Accueil du site > Tribune Libre > Le salaire universel ou le grand tournant de la valeur

Le salaire universel ou le grand tournant de la valeur

6 %, le plus bas depuis Gaston Defferre, c'est bien sûr le score le score du « fils de Brest » bien moins courageux d'ailleurs que la « fille de Brest ». Son ambiguïté par rapport au grand cadavre à la renverse nommé ps qui par son incapacité à fusionner avec les insoumis pour des intérêts personnels précipita l'entrée du loup de wall street dans Paris. Il faut ajouter à ceci une exacerbation du « je » latente sous une apparente modestie, faisant in fine le jeu des « gens de bien » et non des gens biens dont il était censé être le représentant ainsi qu'un manque non plus latent mais manifeste de charisme qui l'ont conduit à cette humiliante défaite. Ce candidat aura eu cependant le mérite d'inscrire au centre de son programme une mesure révolutionnaire et dans une société où les mots sont devenus la source de nos maux, le combat pour les idées est plus que jamais important et précède le combat politique.

Le matérialisme historique nous permet d'appréhender les nouveaux rapports de reproduction

Dans « capitalisme contre capitalisme, » Michel Albert écrivait que la finalité inconsciente du néolibéralisme était tout simplement l'absence de finalité et donc de tout projet. La chute du Mur de Berlin et de l'URSS ont en effet entraîné le recul des grandes idéologies utopistes du 20 ème siècle, ce que Francis Fukuyama nomma « la fin de l'histoire », idée selon laquelle démocratie et marché deviendraient inséparables, s'étendraient progressivement à l'ensemble de la planète et n'auraient plus aucune entrave dans le futur. En ces temps troubles où l'on assiste à un retour de l'histoire avec l'élection de Donald Trump, le Brexit, la montée des régimes autoritaires, des populismes de droite et de gauche en Europe, il peut être intéressant de réexaminer les grandes théories du passé…

La dialectique marxiste entre d'une part la vie matérielle et d'autre part les modes de production associés constitue toujours une aide précieuse pour nos analyses contemporaines. Dans cette vision de l'histoire, ce sont les modes de production dans leur relation intrinsèquement conflictuelle avec les forces productives qui sont déterminantes pour appréhender le fonctionnement des sociétés. Ainsi la révolution néolithique et la naissance de l'agriculture permirent l'asservissement de la nature par l'homme bien avant Descartes mais également de l'homme par l'homme, ce qui aboutira ensuite à la mise en place de la division progressive du travail et de sociétés patriarcales et hiérarchiques plus ou moins esclavagistes. La religion va quant à elle également accompagner ce processus en s'institutionnaliser progressivement (animisme, polythéisme, monothéisme....) et paradoxalemant le monothéisme par sa vision linéaire de l'histoire rompant avec les visions cycliques renvoyant à un mythe primordial, pose les prémices du progrès. L'introduction de la jachère, de l'assolement triennal et de la rotation des cultures permettent le passage du mode de production esclavagiste à un mode de production féodal basé sur le servage. Ensuite les révolutions industrielles entraîneront la mutation du mode de production féodal vers le capitaliste caractérisé par le salariat. Aujourd'hui ce dernier semble néanmoins à bout de souffle dans les pays occidentaux du fait de la désindustrialisation, des délocalisations et des flux financiers impliquant une mutation des emplois industriels vers les zones où la main d'oeuvre est de moindre coût.

D'autre part de plus en plus d'emploi sont voués à disparaître du fait de la robotisation croissante et de la dématérialisation des activités menant probablement à la fin du travail décrite par J Rifkin et remettant en cause par la même occasion l'idée « schumpéterienne » d'un capitalisme dynamique où les destructions d'emploi sont compensées en permanence par des créations….Enfin nous assistons à l'émergence de ce que ce même Rifkin nomme dans son dernier livre l'émergence du coût marginal 0 » : logiciels libres, linux, wikipédia imprimantes 3D, couchsurfing, énergie verte, économie de la connaissance….Ainsi dans l'absolu une économie du partage pourrait se subsituer à celle de l'achat et développer le capital social avec une primauté de la réciprocité et de la coopération, le capitalisme tentera toutefois d'étouffer ce mouvement en créant toute sorte de barrières.

La diversification des forces productives couplée à un mode de production de plus en plus obsolète appellent donc à une refondation théorique. Le salaire universel n'est-il pas la condition logique d'un mode de production post-salarial ?

 

Le paradoxe de la valeur économique

Le débat économique des 100 dernières années peut se résumer à une simple controverse entre politique de l'offre et politique de la demande, en somme entre Keynes et Hayek. D'une part les tenants de la politique de l'offre s'inscrivent dans cette vieille idée d'Helmut Schmidt selon qui « les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après demain » (en prenant soin d'oublier la déformation progressive de la valeur ajoutée au détriment de l'investissement et au profit de l'actionnariat). Il s'agit donc dans cette optique de limiter les coûts salariaux et les entraves (salaire, pouvoir des syndicats, des conventions collectives et cotisations...) dans le but de faciliter la vie des entreprises et créer de l'emploi. D'autre part les keynésiens suite à la crise de 1929 et à la grave dépression des années 30, prennent le problème dans le sens inverse et proposent de raisonner à partir de la « demande effective », c'est à dire des anticipations de profit des entrepreneurs. Si le chômage est élevé, c'est parce que ces dernières sont faibles, ce qui entraîne un sous emploi impliquant lui même une sous consommation des ménages. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut par conséquent augmenter leurs revenus afin de solvabiliser la demande mais également mener de politiques de relance budgétaire et monétaire afin de remplir le carnet de commande des entreprise et encourager les banques à baisser leurs taux d'intérêts. La vidéo ludique ci-dessous illustre bien ce « faux combat » :

 

Ces deux courants ont donc façonné le débat économique durant des décennies mais laissent toutes deux de côté les aspects qualitatifs de la création de valeur : ces théories omettent en effet chacune la finalité et l'utilité de la production, en considérant in fine que toute création de valeur économique est positive indépendamment de tout autre considération (éthiques, morales, utiles….). Ainsi la destruction de l'environnement, la spéculation sur les matières premières entraînant des famines, les ventes d'armes émanant des complexes militaro-industriels, les créances douteuses induites par la titrisation, la commercialisation de toute sorte de produits fortement chargés en perturbateurs endocriniens, produisent de la valeur économique dans le cadre actuel. En revanche le bénévolat à travers les associations ou le travail domestique présentent une grande utilité pour la société mais ne créent pas de valeur au sens de la comptabilité nationale. Ainsi un chômeur qui s'investit auprès des déshérités est considéré du point de vue des économistes orthodoxes comme inutile. En revanche un cadre commercial chez Bayer ou Monsanto, un lobbyiste défendant l'extraction du gaz de schiste ou d'uranium par areva au Niger au détriment des population locales, un trader cocaïné de de la Défense sont tous trois considérés comme créateurs de valeur économique... Une famille qui s'occupe d'un parent âgé ne crée pas de valeur et ne gonfle pas le PIB, en revanche si ils décident de le placer dans un foyer logement, il en créent d'un point de vue comptable. Si je fais mon ménage et répare ma voiture, je ne crée rien. En revanche si j'embauche une femme de ménage ou envoie ma voiture chez le garagiste, alors je crée de la valeur…..

 

Au delà des nouveaux rapports de production : Une vision hétérodoxe de la valeur économique s'impose permettant de reconnecter progressivement valeur d'usage et valeur d'échange

Les théoriciens de la valeur d'Adam Smith à Walras, De keynes à Delaisi en passant par Maurice Allais, bien que différents, ont toujours défendu une vision quantitative et assez étroite de la valeur économique, laissant de côté les facteurs plus qualitatifs : solidarités création de lien social, bien être des populations, santé…. Si le monde s'est désenchanté, si l'influence des grandes religions monothéistes et abrahamiques sur les individus et les sociétés tend à diminuer, nous sommes pourtant dans une forme de « monothéisme du marché » où la volonté générale est censée résulter de l'atomisation des individus et de l'addition des vices privés. L'expression n'est pas de moi mais d'un brillant communiste converti à l'islam qui eu tort d'avoir raison avant tout le monde et qui au crépuscule de sa vie commis de graves errements, pardonnés sans doute lors du jugement dernier, le tribunal des cieux n'étant pas celui de la 17 ème chambre. Je lisais d'ailleurs récemment « l'appel aux vivants » déniché à tout hasard par un ami dans une vieille foire aux puces de la cité du Ponant. Déjà à la fin des années 70, l'auteur dénonce le productivisme induit par le capitalisme bien sûr mais également par le capitalisme d’État déguisé en socialisme et appelle à reconnecter utilité sociale et valeur. Ainsi cette dernière n'a jamais été aussi dissociée de la valeur d'usage, la filière est inversée : l'offre crée sa propre demande, les produits sont conçus pour ne pas durer (obsolescence programmée), tout se vend même bientôt même les utérus... Le but premier du salaire universel qui propose de donner à chacun des ressources nécessaires pour manger, se loger, se nourrir est par conséquent de lutter contre la grande pauvreté. C'était l'objectif défendu par les pionniers à l'instar de Thomas Moore, Spence ou Paine, que des Thomas... les épris de symbolique pourraient y voir l'esprit de St Thomas D'Aquin qui défendait d'ailleurs le « juste salaire », comme quoi parfois valeurs chrétiennes et socialistes ne sont pas si éloignées. En outre son introduction pourrait permettre aux individus qui le souhaitent de s'émanciper progressivement de cette dictature marchande, de déconnecter travail et emploi, termes trop souvent confondus, de valoriser le travail non marchand et de permettre une certaine convergence de la valeur d'échange vers la valeur d'usage.

 

La revanche de Paul Lafargue ?

L'objection courante est de considérer qu'il dépossède l'homme de devoirs, crée un droit à la paresse et fait en quelque sorte l'éloge de l'oisiveté.

Si la productivité s'est démultipliée depuis quelques décennies, dans le même temps la durée légale du temps de travail est passée seulement de 40 heures en 1936 à 35 en 2017… Comment expliquer alors la posture idéologique des économistes orthodoxes et politiciens libéraux se tuant à nous répéter que l'augmentation du temps de travail est inexorable dans le futur ?? Dès les années 30, keynes prédisait que les avancées techniques permettraient de réduire d'ici un siècle la durée du temps de travail à 15 heures par semaine… Un peu plus tard, Bertrand Russel publie son célèbre « éloge de l'oisiveté » où il affirme que la production industrielle d'alors permet de réduire la journée de travail à 4 heures par jour. Le philosophe et l'économiste Anglais n'avaient pas à priori bien saisi l'essence même du capitalisme, c'est à dire la production pour la production, la production comme finalité… L'anthropologue David Graeber nous donne quelques explications à cet apparent paradoxe avec son concept empirique de « bullshit job ». Il s'agit selon lui de s'interroger sur l'impact de la disparition d'un emploi sur la société. Si on imagine aisément les conséquences de la disparition des médecins, des éboueurs, des professeurs, des artisans, des pme, des ouvriers du bâtiment, des infirmières, qu'en serait-il cependant des publicitaires, des conseillers financiers, des spécialistes du management ou du marketing, des agents administratifs de quelques unes des multiples collectivités publiques ?

Par ailleurs les humains sont naturellement travailleurs, encore faut-il bien sûr qu'ils ne soient pas dépossédés de l'objet produit par l'extraction de leur plus-value et qu'il ait un sens. Combien de retraités qui si on suit le raisonnement orthodoxe ne devraient rien faire, s'investissent quand même dans des activités créatrices de valeur économique ?

 

Revenu universel : énième roue de secours du capitalisme ?

« Le capitalisme est tel le phénix qui renaît de ses cendres » affirmait Marx. Pourtant cet auteur a également développé une théorie sur le profit contredisant son affirmation précédente : la composition organique du capital ne cesse d'augmenter (induite par la concurrence entre capitalistes qui nécessite sans cesse le recours à des nouvelles technologies) alors que dans le même temps le capital variable (les salaires) n'évolue pas, il en résulte alors ce que Marx nomme la baisse tendancielle du taux de profit induite par la contradiction entre le capital constant et variable. Pourquoi alors le capitalisme ne s'effondre pas par ses propres contractions internes ? A l'instar des passions qui sont une ruse de la raison chez Hegel, le capital sait lui aussi rebondir, innover et peut tout instrumentaliser à son profit y compris les mouvements anticapitalistes et les régulations qui paradoxalement peuvent le légitimer et donc le renforcer. Au début du 20 ème siècle, Rosa Luxembourg et Lénine considéraient l'impérialisme colonial et sa conséquence à savoir la première guerre mondiale, comme une manière pour les détenteurs de capitaux de contourner le baisse du taux de profit en trouvant de nouveaux débouchés dans les pays sous développés :

Cette courbe de Rosa Luxembourg illustre parfaitement la dichotomie croissante entre les agrégats financiers augmentant plus vite que la production, soit une économie de plus en plus déconnectée de la réalité, la reconnection s'opérant soit par la crise, soit par l'impérialisme (qui aujourd'hui va d'ailleurs jusqu'à fusionner avec l'idéologie des droits de l'homme afin de culpabiliser tout esprit contradictoire), soit enfin par la recherche constante de nouveaux débouchés.

Les combats sociaux ou sociétaux peuvent par exemple créer de nouveaux marchés pour le capitalisme, l'économie moderne étant orientée vers la consommation et mettant le désir au centre de son système, le mode de vie communautaire où les solidarités sont fortes peut être un frein au développement des nouveaux marchés. Si mai 68 remet en cause l'organisation hiérarchique et austère du fordime et du taylorisme, en promouvant l'autonomie et la créativité de l'individu, le nouveau management reprendra cette critique en valorisant une nouvelle forme d'organisation davantage basée sur le projet collectif et l'innovation… Le personnage promu dans ce nouveau système est l'individu hors-sol déraciné, travaillant dans les services financiers au sein d'une grande métropole, en permanence connecté avec le reste de la planète mais ne connaissant pas son voisin, la quintessence de l'être parasitaire en somme….

Ainsi à l'instar de l'impérialisme colonial en son temps ou des instrumentalisations des luttes légitimes des individus, le revenu universel pourrait à son tour devenir une ruse du capital visant à déconstruire l'ensemble de la valeur déjà socialisée : les acquis sociaux, retraite par répartition, les assurances santé, la fonction publique… Hayek et Friedman avec son impôt négatif furent d'ailleurs des grands défenseurs du revenu de base. vision qui paradoxalement pourrait non pas rapprocher valeur d'usage et valeur d'échange mais les dissocier encore davantage et devenir pour paraphraser Lénine le stade suprême du capitalisme !

 

Le salaire à vie : de l'hétéronomie à l'autonomie ?

« L'enfer est pave de bonnes intentions, » dit le dicton, l'économiste Bernard Friot rejette ainsi le revenu de base, et défend « le salaire à vie » établit avec différents niveaux de qualification allant de 1 à 4 ainsi qu' une mutualisation l'ensemble de la valeur ajoutée…..

Le paiement d'une part du revenu universel en monnaie locale utilisable sur les marchés valorisant les circuits courts pourrait également inciter l'individu à consommer de manière plus responsable et par conséquent faire mentir l'objection selon laquelle l'argent servirait à remplir son buffet de bouteilles de pastis. Ce projet peut paraître certes utopique mais n'oublions pas cette phrase de vieux Lénine « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire », et c'est qui nous manque cruellement dans ces temps troubles !

 

Dans « la grande transformation », Karl Polanyi analyse longuement l'abrogation de l'acte du Speenhamland (une des « poor law « qui instaurait une sorte de revenu universel en Angleterre). C'est sa suppression au début du 19 ème siècle qui précipita le Royaume Uni dans le capitalisme industriel et désencastra l'économie en l'autonomisant. Le réencastrement de cette dernière dans les autres sphères de la vie sociale ne passe-t-elle pas alors par le revenu universel ou le salaire à vie ?


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109 réactions à cet article    


  • La mouche du coche La mouche du coche 10 mai 17:49

    Bon. Le grand capital et les trotskistes veulent tous deux le salaire à vie, donc vous allez l’avoir. Inutile de s’énerver, c’est dans le pipe. smiley


    • axalinencele axalinencele 10 mai 17:56

      @La mouche du coche
      Le grand capital veut le salaire à vie, c’est à dire une échelle des salaire de 1 à 4 ou de 1 à 6 et la mutualisation totale de la valeur ajoutée ? J’en doute vraiment fortement^^. En revanche, il est possible que le grand capital comme vous dites souhaite le revenu de base qui est différent du salaire à vie, c’est pour cette raison que ce dernier doit être fixé à un seuil acceptable et ne pas être un prétexte pour détruire les acquis sociaux.


    • devphil devphil 10 mai 18:19

      @La mouche du coche

      Le grand capital veut le salaire a vie afin de pouvoir sous payer les travailleurs , sous payer dans le sens une aumône pour mettre du margarine dans les pommes de terre.

      Les forces sociales veulent le salaire à vie pour permettre aux gens de survivre , l’idée est bonne mais un salaire à vie n’a pas de sens pour ceux qui ont beaucoup.

      Partagez des prestations sous forme de salaire à vie avec l’ensemble de la population , c’est une forme d’injustice car cela réduit le montant pour les plus pauvres et les prestations ne sont plus liés à la situation mais il s’agit d’une rente à vie pour survivre.
      Pour les autres cela ne sert à rien car ils n’en n’ont pas la nécessité.

      Fausse bonne idée sauf pour la grand capital et comment les politiques feront pour parler des « assistés » ?

      Un montant fixé aujourd’hui sera toujours revu à la baisse ensuite

      Philippe


    • axalinencele axalinencele 10 mai 18:41

      @La mouche du coche
      Le salaire à vie contrairement au revenu de base vise à une transformation totale de la société et s’accompagne d’une échelle des salaires très limitée (1 à 6 dans les travaux de Benard Friot). Ceci dit je vous accorde que ce projet est un peu utopique. En ce qui concerne le revenu de base, il s’agit de la meilleure idée comme de la pire, la meilleure si elle permet une réelle émancipation du salariat, la pire si elle sert d’alibi à la destructions des acquis sociaux, tout dépend comment on le définit. La vision de Christine Boutin, Fréderic Lefevre, hayek ou J Meade n’est pas la même que celle défendue par Alain caillé ou Gorz.


    • foufouille foufouille 10 mai 18:52

      @axalinencele
      un salaire de bourgeois à vie ..........


    • Hans15 10 mai 18:59

      @La mouche du coche

      Dire que l’allocation unique est dans les tuyaux c’est vrais. Pour harmoniser le social, pour économiser de la gestion. En revanche le salaire a vie n’a jamais été envisagé. Il faut que les revenus garantis sois inférieurs au besoins de survie, sinon personne ne fait les taches ingrates.

      ++

    • axalinencele axalinencele 10 mai 19:11

      @foufouille
      Un salaire de bourgeois à vie ?


    • Spartacus Spartacus 10 mai 19:47

      @devphil
      « Le grand capital veut le salaire a vie afin de pouvoir sous payer les travailleurs »

      Plus l’entreprise est capitalisée ou fait des bénéfices, mieux les salariés sont payés.Il n’y a que 2% de SMICARDS dans toutes les entreprises du CAC40. Il y a 55% des SMICARDS dans les entreprises de moind de 10 personnes. Les sous capitalisées...

      Les forces sociales veulent le salaire à vie pour permettre aux gens de survivre 
      Surtout pour gagner du fric à rien foutre....

      l’idée est bonne
      Non elle est conne ! Elle ignore la dynamique du capital. En donnant 700€ à 3 personnes, vous aurez la fin du mois 1 type qui reviendra avec 2000€ et qui les aura fructifié par une plus value, un autre qui sera à sec parce qu’il consomme tout ce qu’il a et un autre un dernier qui aura déjà dépensé avant de les avoir les 700€ à venir car il voit la vie à court terme.

    • Remosra 11 mai 03:50

      @Spartacus

      Capital Capital Capital !
      Gneugneuhh
      Raconter autant de connerie à la syllabe c’est battre un record du monde !
      Les smicards sont dans les entreprises de moins de 10 personnes ? Gneugneuhh
      Et vas y que je raconte n’importe quoi, que j’invente des chiffres au hasard !
      Et dans la société ou l’on est un peu plus de 50 salariés et tous smicard vous en faites quoi l’idiot du village ?
      Et celle qui est de l’autre coté de la rue ou ils sont environ 200 avec 95% de smicards vous en faites quoi là aussi ?
      Alors là je l’attends votre réponse : « Capital gneugneuhh » !!
      Vous savez au moins ce qu’est un capital au lieu de rabacher ça dans tout vos commentaires ?


    • devphil devphil 11 mai 07:37

      @Spartacus

      "Plus l’entreprise est capitalisée ou fait des bénéfices, mieux les salariés sont payés.Il n’y a que 2% de SMICARDS dans toutes les entreprises du CAC40. Il y a 55% des SMICARDS dans les entreprises de moind de 10 personnes. Les sous capitalisées..."

      Tu en dis des conneries en général mais tu atteint le sommet ....

      Demande aux salariés d’Amazon combien ils gagnent ...

      Renseignes toi combien Amazon paye d’impôts en France ....

      Renseignes toi comment est structuré la Holding Amazon au Luxembourg

      http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/impots-pourquoi-la-promesse-d-amazon-n-engage-a-rien-890238.html

      Ce n’est que l’exemple de Amazon , on peux prendre Google , Microsoft ....

      Demande au salariés de Whirpool ce qu’il pense du licenciement alors que leur entreprise fait des bénéfices .... !

      Ça se saurait si une entreprise payait plus ses salariés en fonction de ses gains

      Philippe



    • Remosra 11 mai 11:22

      @devphil

      Sur les entreprises du CAC40 je pense qu’il a quand même raison.
      J’ai travaillé pour une entreprise de 3000 employés et c’est là ou j’ai été le mieux payé !


    • Spartacus Spartacus 11 mai 11:55

      @devphil

      Bon exemple qui te contredit.

      Amazon n’est pas dans le CAC 40, et son histoire ne présente que des pertes. Elle n’a donné qu’une année des dividendes, en 2016.
      Si l’entreprise fait des pertes, elle ne paye pas d’impôts.
      Heuresement qu’il y a le capital pour payer les salariés.

      Les salariés ont la convention collective de la vente par correspondance et donc ils bénéficient tous d’au minimum d’un cumul de primes supérieur à un 13eme mois.
      A part des stagiaires, personne n’est payé au SMIC chez Amazon.

      Je persiste et signe.
      Seuls 2% des salariés du CAC40 sont payés au SMIC.
       


    • samuel 11 mai 12:25

      @Spartacus

      « Je persiste et signe.
      Seuls 2% des salariés du CAC40 sont payés au SMIC. »

      J’ai déjà répondu à ce genre d’allégations de manière assez efficace sans réponse.
      Les « internes » de ces grandes sociétés on effectivement des bons salaires.

      Mais quid de la myriades de sous-traitant sans lesquels cette entreprise serait dans l’incapacité de produite quoi que ce soit.

      L’économie n’est pas constituée de compartiments clos et étanches.

      Peugeot fait bien appel à des sous-traitants pour ses pièces, négocie les prix, rabote les coûts, prélève les gains de productivité de ses sous-traitants qui sont par voir de fait obligé de payer au SMIC.

      « Juridiquement » on dira que ces Tartempion qui paye au SMIC et pas Peugeot. Pourtant Peugeot est le principal client de Tartempion...

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 mai 18:16

      @La mouche du coche

      Dissocier le revenu de l’individu de sa contribution à la société est une idée absolument délétère et qui doit être combattue. On pourra un jour élargir la notion d’apport - qul s’écartera alors davantage de la production des bien services... mais même cette idée est PREMATURÉE au moins d’une génération ... Elle n’est proposée que pour créer un autre clivage, une autre source pour fomenter la zizanie qui est l’arme ultime de contrôle des masses.

      Pierre JC Allard


    • tripletrouble 10 mai 19:57

      Dommage que l’article débute sur une logorrhée anti-hamoniste car il traite d’un sujet de fond. Le gars de St-renan, si l’on peut lui reprocher des tords, a eu le mérite d’emmener le sujet du revenu universel à l’agenda politique en l’accompagnant dans les remises en questions paradigmatiques qu’implique la Transition qui s’effectue devant nos yeux. 

      La question sous-jacente qu’aborde l’article est de savoir si le capitalisme va se muter une énième fois vers une forme de salaire à vie (légitimant, par ce fait, la disparition de tous mécanismes sociaux de solidarité) où si l’on finira par tendre vers un un revenu de subsistance émancipateur du salariat.
      On touche aux idéologies contradictoires de l’épouvantail Lordon et du hibou auteur de « Devenir Soi ». Des pronostics ? 4 possibilités :
      1. La chute brutale du système et un monde à la Mad Max
      2. Un lent déclin amenant une transition vers le revenu universel et la démonétisation progressive de notre société
      3. Un déclin transitoire vers une société libérale-libertaire parvenant à réprimer toute forme de rébellion par son hégémonie culturelle
      4. La société ubero-macronisée où chacun portera sa propre entreprise sur son dos, naturalisant de ce fait, l’absence de réussite comme le darwinisme individuel de l’échec. salaire de base ou non.

      • axalinencele axalinencele 10 mai 20:54

        Cher Triple Rouble (quadruple double serait plus adéquat dans le cas présent)

        J’ai commis une petite erreur dans l’article que je ne peux corriger, un des sous-titres s’intitulait normalement « le revenu universel : roue se secours du capital » et non « salaire à vie ». Ce dernier certes un brin utopique offre justement la possibilité théorique d’éviter l’instrumentalisation par le hibou citez....Par ailleurs, il ne remet pas en cause le système de protection social actuel mais propose d’étendre la socialisation partielle actuelle ( caisses de retraite, maladie, fonction publique) à l’ensemble des secteurs de la société sur le modèle des scops. Je vous invite à lire « émanciper le salaire » de Bernard Friot, devenir soi sans dépendre des hiboux en somme (le contraire d’uber)

        J’ai peut-être été un peu dur avec « le gars de St-renan » dans mon introduction, toutefois je lui reconnais aussi le mérite d’avoir fait connaître le revenu universel à l’ensemble de la population, concept considéré longtemps comme farfelu et inconnu de la majorité des Français il ’y a encore 3 ans. Mon ressentiment vient simplement du fait qu’une fusion avec les insoumis (ou des électeurs plus pragmatiques) nous aurait évité votre point 4.


        • axalinencele axalinencele 10 mai 20:55

          « que vous citez » pardon


          • Claude Simon Gandalf 11 mai 02:35

            Cette proposition vient à la base d’un certain Milton Friedman, dont l’intuition géniale stipulait que la création de valeur n’est que du fait de l’actionnaire, et dont les hélicoptères de monnaie sont à l’origine du parasitisme gargantuesque que vous dénoncez, tout cela proposé par un socialiste dont le parti vient, en 5 ans de permettre la destruction de 1,2 millions d’emplois.


            Qu’est-ce que cette proposition apporte, in fine, plus qu’un revenu minimum type RMI ou RSA ? Excepté un mode de calcul, rien, ou presque (pas d’administratif lors de changement de « statut social »).

            La mutualisation de la valeur ajoutée est spoliée en faveur des privilèges des classes publiques, et au détriment des classes laborieuses privés d’une part, et détournée par les fournisseurs de la mutualisation ; sans parler de la connivence d’un politique recevant les rétrocomissions sur vente d’armes, par l’intermédiaire d’un paradis fiscal, et donc de son manque d’entrain à lutter contre celle-çi ; sans parler de la transformation infernale de l’auteur de tout les modes de calculs prête à occuper toutes les bureaucraties bureaucratisantes. Et vous souhaitez la renforcer ?

            Quand un socialiste vante à la fois l’euro, l’Europe, et donc la mondialisation tout en préconisant les circuits courts, désolé, c’est tout de même paradoxal. De toute façon, le socialiste n’y comprend rien à l’économie, pour lui, c’est du pâté (ici mutualisation de la valeur ajoutée), mais il a bien compris qu’il faut le partager en s’en gardant la plus grosse part, pour lui, lui et ses potes, ou lui et ses mentors.

            Démondialiser et favoriser les circuits courts est louable car il permet une certaine efficience du système de production (et aussi une réduction de la facture énergétique, par ces temps d’allégation réchauffistes, ou réchauffée, ce n’est pas notre sujet d’expertise).

            Non, le plus simple pour ne pas être frontal, ni imposer de transformer toute la société (de surcroît en mettant tout dans le même panier alors que les principes monétaires en vigueur déservent complètement le propos), c’est la création de monnaie en échange de création de valeur à la place du salariat (et des planches à billets à 16 000 milliards pour engraisser l’actionnaire afin qu’il ne se serve pas du smicard comme variable d’ajustement, merci l’euro des socialistes).Ainsi vous favoriserez la compétitivité locale au détriment de celle distante, celle de l’emploi humain face au robot, le fait main au lieu du pesticide, etc, etc, etc.

            Vous ne proposez pas de l’autonomie, c’est faux. Ou juste une vision socialiste, dont la primauté est de s’assurer et donc d’asservir sa clientèle politique. Car votre revenu ne peut être qu’inférieur au SMIG, comme l’a relevé un commentateur.

            • axalinencele axalinencele 11 mai 08:47


              « Qu’est-ce que cette proposition apporte, in fine, plus qu’un revenu minimum type RMI ou RSA ? » ;

              Les gens au rsa ou au chômage sont stigmatisés par la société, on les accuse toujours au final de ne pas vraiment chercher d’emploi et de se complaire dans leur situation. Quand Macron affirme « on peut refuser une mais pas deux offres d’emploi », il se situe clairement dans cette tradition héritée du christiannisme selon laquelle il ’yaurait le « bon et mauvais pauvre » et omet le fait que le chômage est structurel en voulant comme le dit un commentateur naturaliser l’ascence de réussite comme le darwinisme individuel de l’échec.... Le ru permet à mon sens que cesse la stigmatisation et reconnait la création de valeur économique au sens large comme je l’ai expliqué. Pour moi un actionnaire ne crée pas de valeur, il en détruit, pourtant sa velur est pris en compte dans le pib. En revanche si vous vous invetissez dans le bénévolat, vous créez de la valeur (et bien plus que cet actionnaire), pourtant ce ne sera pas pris en compte dans le pib..Je caricature mais afin d’éclairer sur le dichotomie croissante entre utilité et valeur, d’ailleurs plus vous êtes utile moins vous gagnez, je crois que Graeber a développé également cette théorie.

              "sans parler de la transformation infernale de l’auteur de tout les modes de calculs prête à occuper toutes les bureaucraties bureaucratisantes. Et vous souhaitez la renforcer ?« 

              Je vous renvoie à mon passage où je parle de David Graber, il me semble clair que je critique la bureaucratie et ne souhaite pas la renforcer. Il existe une troisième voie entre le capitalisme d’Etat dont vous m’attribuez à tort l’apologie et le capitalisme privé. la théorie de la captation que vous citez se discute en effet...

               »Quand un socialiste vante à la fois l’euro, l’Europe, et donc la mondialisation tout en préconisant les circuits courts, désolé, c’est tout de même paradoxal."

              Je reconnais uniquement le mérite à Hamon d’avoir porter l’idée du ru, si vous lisez l’introduction, je ne me fais aucune illusion sur le personnage. Et je suis d’accord avec vous, on ne peut défendre l’euro tel qu’il fonctionne aujourd’hui, les structures productives des Etats étant trop hétérogènes, sa vision de la politique étrangère était proche du néant.



            • Claude Simon Gandalf 11 mai 09:37

              @axalinencele

              D’accord, ce ne serait que pour contourner la stigmatisation des laissés pour compte de la concurrence libre et non faussée du salariat et de l’esclavage, ci-nommé la mondialisation, ou son parangon local, l’UE.


              Désolé, mais à écouter une proposition qui ne s’attaque qu’aux conséquences, et non aux causes, ce qui constitue la normalité conformisante standard du politicien d’une société dont le système est en proie à la décadence, je préfère cautionner les souverainistes.

              « En revanche si vous vous invetissez dans le bénévolat, vous créez de la valeur (et bien plus que cet actionnaire), pourtant ce ne sera pas pris en compte dans le pib..Je caricature mais afin d’éclairer sur le dichotomie croissante entre utilité et valeur, d’ailleurs plus vous êtes utile moins vous gagnez, je crois que Graeber a développé également cette théorie.  »

              Je suis entièrement d’accord avec votre analyse. Voilà pourquoi il faudrait corréler création de valeur (ce que vous nommez utilité) et création de monnaie (ce que vous appelez valeur, mais parlons plutôt de symboles de valeur). 
              Et cela que ce soit pour le public, le privé, ou l’associatif, car tout travail est censé créer de la valeur.
              Je suis tout aussi sensible au salarié du privé qui se suicide du fait que son entreprise est parti en Roumanie, le paysan qui fait de même car la ferme n’est plus rentable face à l’espagnol ou l’allemande, l’infirmière en burn-out permanent du fait des sous-effectifs chroniques à cause de la dette ou de l’associatif qui ramasse les pots cassés que charient ce modèle.
              Dès lors, les restos du coeur (ou tout autre asso reconnu d’utilité publique) auraient tout les moyens de leurs ambitions sans avoir à faire la charité. A la condition express que chacun justifie d’une activité réelle et sérieuse.

              Or, seule la monnaie-crédit (et un peu de fiduciaire) a valeur légale. Donc, s’il n’y a pas de croissance exponentielle d’investissement parmi vos relations économiques, la circulation monétaire se réduit à peau de chagrin. Et là, c’est synonyme de sacrifice économique d’une génération.
              Donner le quasi-monopole de la monnaie a l’investissement (et donc au crédit) c’est s’exposer à des crises, à ne donner au travail que les miettes (cf courbe de la productivité et du salaire dans l’article), à favoriser l’esclavage au détriment du salariat, etc.
              Quand 3-4% de la masse monétaire sert l’économie réelle, et 96-97% les marchés financiers, il est plus que temps de repenser la monnaie.
              C’est ce que je vous propose (création d’une monnaie-travail).



            • Spartacus Spartacus 11 mai 12:05

              @axalinencele
              Les gens au rsa ou au chômage sont stigmatisés par la société....

              Pourquoi ?
              C’est l’effet pervers du socialisme ou de la social démocratie.
              Parce que l’assurance chômage n’est pas une assurance privée mais collectivisée.
              Si l’assurance chômage était privée, elle serait contractuelle.
              Au départ les gens sauraient ce qu’ils ont au chaumage en s’inscrivant, et pas quand ils ont le préjudice, et aucun politicien en fonction des élections ne pourrait modifier ou imposer son directivisme sur les gens.
              C’est justement parce que c’est collectivisé que les gens sont stigmatisé.
              Demande t-on à quelqu’un qui est assuré pour sa voiture l’obligation de racheter une voiture ou d’accepter obligatoirement une offre d’une nouvelle voiture lorsqu’il est indemnisé d’un sinistre ?

              La social, c’est pas de faire du social, c’est de libérer la société de l’état.
              L’état n’agit pas pour le bien commun mais pour des groupes sociaux auquel il veut faire plaisir.
              Les pauvres ne sont que des excuses de l’état pour faire plaisir à des castes et se rendre indispensable envers elles. 

            • axalinencele axalinencele 11 mai 12:29

              C’est une analyse libertarienne classique, vous considérez donc que nous vivons dans un Etat socialiste ? Sur le papier c’est sympathique, dans les faits l’absence de régulation détruirait rapidement cette société : crise financière, écologique, loi du plus fort....Vous accusez l’Etat et les personnes qui en dépendent (fonctionnaires, chômeurs, politiciens, retraités....) de capter les richesses si j’ai bien compris, très bien. Mais dans votre société libertarienne,  comment éviteriez-vous la formation de monopoles privés captant également les richesses et faussant la concurrence ? Dans un autre article je citais Hayek selon qui toute intervention de l’Etat dans la sphère économique portait en elle les germes du totalitarisme, cette intervention s’étendant progressivement aux autres sphères de la société : sociales, culturelles... Or c’est exactement la même critique que l’on peut faire envers le néolibéralisme défendu par ces mêmes auteurs....


            • Claude Simon Gandalf 11 mai 12:29

              @Spartacus

              Désolé Spartacus, mais le privé afin d’assurer sa pérennité se doit de faire du profit.
              Le public n’a pas à en faire. 
              Dès lors, l’efficience en terme de retour sur cotisation est supérieure au privé.

              De toute façon, Spartacus, ne prêcher que pour le privé comme d’autres ne le font que pour le public, c’est de l’argutie méritant le classement vertical standard.


            • axalinencele axalinencele 11 mai 12:46

              @Spartacus
              Par ailleurs comment faites-vous pour éviter que la rente ne transmette de génération en génaration ?


            • Spartacus Spartacus 11 mai 14:11

              @axalinencele
              Oui nous vivons dans une société socialiste qui ne veut pas le dire....

              Nous travaillons à 57% pour l’état. 
              C’est dramatique et le premier facteur de malaise de nos concitoyens.

              L’état ne produit aucune richesse. Il ne fait que consommer les biens et les services produits par le secteur marchand en utilisant le faux argument de l’intérêt général.
              La régulation n’est nécessaire que dans le régalien pour protéger le droit. Il ne faut pas sombrer dans la caricature. 

              Il n’existe pas de monopole privé sans « régulation de l’état ». Seul la concurrence empêche les monopole privés. C’est la pression de la concurrence qui empêche le monopole d’être en situation dictature. 

              Vous faites un procès d’intention en affirmant que les libéraux ne veulent pas de « régulation ». Ils veulent le droit et le régalien soit respecté. Mais contestent le monopole de l’état. 

              L’état est le 1er monopole et le pire car il est le seul a détenir la force coercitive.
              Je vous pose la question inverse : Qui régule efficacement l’état et empêche l’état et ses obligés à profiter de la situation de monopole comme vous reprochez au secteur privé les monopoles ?
              Je vous rappelle que seul l’état dispose du monopole de la force. Pas le secteur privé, fut il en monopole.


            • Spartacus Spartacus 11 mai 14:20

              @Gandalf
              L’état ne produit aucune richesse. L’état à la différence du secteur privé prend par la force coercitive son financement.


              Dans un marché libre, les acheteurs sont en concurrence avec d’autres acheteurs pour formuler aux vendeurs la meilleure demande, et les vendeurs sont en concurrence avec d’autres vendeurs pour offrir aux acheteurs la meilleure affaire.
              Vous croyez que les hommes et les femmes au sein de l’État ne sont pas plus ou moins égoïstes que les personnes qu’ils réglementent ?

              Comment l’état pourrait avoir une meilleure efficience sans avoir l’information qu’acheteurs et vendeurs cherchent dans un marché libre par leurs échanges ? 
              C’est parce que l’état a accordé un monopole aux taxis qu’il n’y a que 2 ans que vous disposez d’une offre concurrentielle de bus.
              Pendant des dizaines d’années l’état a empêché l’efficience de la liberté de circuler.

              Non l’état n’est pas plus efficient. C’est un intermédiaire qui s’impose par la force coercitive aux détriment du marché libre et au profits des groupes de pression qui lui sont les plus proches.


            • Spartacus Spartacus 11 mai 14:26

              @axalinencele
              Pourquoi voulez vous empercher la rente entre générations ? 

              Vous êtes jaloux ? 

              La richesse elle pousse partout. C’est pas un gâteau qui se partagerait en parts égales.
              Il n’existe plus aujourd’hui de freins pour devenir riche sauf peut être le savoir faire d’un Business Plan.
              Dans la société qui s’annonce, il vaut mieux un savoir faire qu’être rentier. Au moins vous n’avez pas le risque de tout perdre.

            • axalinencele axalinencele 11 mai 14:44

              @Spartacus
              "Nous travaillons à 57% pour l’état.

              Ce chiffre serait supérieur aux autres pays donc il faudrait le réduire, or si on prend en compte le dépenses de santé, ce chiffre ne diffère pas énormément des autres pays.


              "L’état ne produit aucune richesse."

              La contribution au PIB des administrations s’est élevé à 360 milliards l’année dernière. Cette production se retrouve dans la consommation de biens et services individualisés comme l’éducation ou la santé ou collectifs : armée, justice, routes….

              Le public n’est pas forcément moins coûteux que le privé pour la simple est bonne raison que nous sommes dans un capitalisme actionnarial , la part de la valeur ajoutée s’est considérablement déformée en faveur de la bourse et au détriment de l’investissement), or en ce qui concerne la production publique il n’y a pas d’actionnaires à rémunérer.


              D’autre part, dans une certaine mesure l’État permet de favori »ser la croissance : voir les théoriciens de la croissance endogène qui légitiment l’action de l’État par exemple par la politique de formation : si les inégalités face à l’école sont trop importantes, in fine on se prive de certains talents potentiels et nous perdons en efficacité, et c’est économistes sont très loin d’être des marxistes je vous rassure.

              « Je vous rappelle que seul l’état dispose du monopole de la force. Pas le secteur privé, fut il en monopole. »


              Aujourd’hui ce sont en grande partie justement les monopoles privés qui imposent leurs décisions aux sphères publiques via le lobbying : complexe miltaro-industriel, nucléaire phamaceutiques...et non l’inverse !

              ps : je n’ai jamais défendu le système public sous sa forme actuelle, je défends davantage une forme de mutualisme collectif.


            • axalinencele axalinencele 11 mai 14:52

              @axalinencele
              mais je ne considère pas pour autant qu’en supprimant les monopoles publics, on réglerait le problème des monopoles privés^^.

              Aiu 19 ème siècle quand la famille Rockfeller s’est accaparé le marché du petrôle, il n’y avait pourtant aucun monopole public.


            • axalinencele axalinencele 11 mai 14:59

              @Spartacus
              les milliardais n’ont pour la plupart rien crée et n’ont aucune compétence comme vous dites, ce sont des simples héritiers : Gattaz, Arnault, leclerc ; dassault, lagardere....

              « Il n’existe plus aujourd’hui de freins pour devenir riche sauf peut être le savoir faire d’un Business Plan. »

              excusez-moi, je viens de comprendre que vous étiez ironique en fait.... Enfin j’ose espérer sinon c’est grave.


            • Claude Simon Gandalf 11 mai 15:32

              @Spartacus

              « Dans un marché libre, les acheteurs sont en concurrence avec d’autres acheteurs pour formuler aux vendeurs la meilleure demande, et les vendeurs sont en concurrence avec d’autres vendeurs pour offrir aux acheteurs la meilleure affaire. »

              Allez dire cela à mon dentiste qui pigne toute la journée envers les mutualistes qui se sont arrangés afin de rendre leurs offres non comparables.

              Allez faire ce prêche chez les banques où, en France, on doit être adopté par ses pairs, comme lors du corporatisme, juste avant le libéralisme.

              Oui, l’état est un monopole de droit. Mais le mondialiste ou néo-libéral ne les met t’il pas en concurrence à son profit ?

              Désolé, le libéralisme est l’égalité de droit. Le mondialisme, c’est juste l’inverse : l’inégalité de droit.

              Le marché libre est très bien lorsque la situation de concurrence est possible. Lorsque celle-çi n’est pas possible, la gestion publique y pourvoie.

              Allez expliquer pourquoi les entreprises cherchent à avoir des situations proches de celles des états : power-pricing, recherche du monopole, recherche du pouvoir législatif (TAFTA), tenir la plume du législateur par le lobbying, etc.

              Oui, l’état est le pire des monopoles. Mais l’absence de concurrence inspire la confiance que la situation de concurrence ne permet pas. Il autorise toutes les garanties au prix de toutes les compromissions. Voilà pourquoi il a la côte.
              Mais vous en avez déjà que trop parlé, Spartacus. Cette discussion de façade qui oppose libéraux et étatistes alors qu’ils sont de collusion (volontaire ou forcée) dans ce pays n’est qu’un écran de fumée. Par ex, les milliardaires de ce pays tiennent l’image des politiques en détenant la presse. Ils en font ce qu’ils veulent. 

              Et en plus opposer état et privé ici, c’est hors-sujet.

            • Spartacus Spartacus 11 mai 16:28

              @axalinencele
              Vous connaissez un Rockfeller ?


              Grosso modo, vous préféreriez que ces dirigeants brûlent au Casino ce que leur a laissé leurs parents....
              C’est pas sympa pour les salariés, votre jalousie !

              Vos exemples sont des exemples de dirigeants d’entreprises prospères ou les salariés sont plutôt bien payés par rapport à leur environnement.
              Gattaz a internationalisé l’entreprise franco-française que lui a laissé son père.
              Il est diplômé. C’est une grande réussite.
              Arnault a partir d’une PME misérable, en a fait un empire modial du luxe....
              Il est diplômé de polytechnique
              Leclerc est une Franchise. Il gère l’image de des centres qui appartiennent à des adhérants privés et en assure par son médiatisme aussi la pérennité de l’enseigne.
              Dassault est présent de l’édition à la fabrication d’avions, et classé dans le top 5 des entreprises ou il fait bon vivre. Il est diplômé de Supaero.

              On pourrait vous citer ceux qui sont partis de rien, Niel, Drahi et ses parents profs, etc...

              J’avoue que votre risibillité me fait pitié, de ce manque de connaissance de la réalité du financement des entreprises.
              Oui venez devant n’importe quel investisseur et proposez un projet qui dégagera des perspectives, vous trouverez un financement...Je vous l’assure.
              Un banquier a pour Job de « prêter ». Aujourd’hui on trouve du financement. Encore faut il savoir faire un business plan.
              C’est un peu comme si vous pleuriez de ne pas gagner au loto, mais n’aviez jamais acheté un billet....
              Quand on choisit de ne pas essayer, on prend juste le risque d’être jaloux et se donner bonne conscience en se disant « c’est pas possible » !

            • samuel 11 mai 16:41

              @Spartacus

              Ah oui, Arnault qui a profité de l’argent de l’Etat (Etat = Impôt = Horreur) pour reprendre une entreprise qu’il a liquidé !!!


              Dassault qui est la quintescence de la collusion avec l’Etat.

              Je ne dis pas que tout ça est mal, je dis que vous avez des points de vue à GEOMETRIE VARIABLE sur ce qu’est le rôle de l’Etat.

              A priori entre filer des milliards pour des avions qui servent à peine ou sont trop cher payés, et promouvoir l’éducation et la santé....



            • axalinencele axalinencele 11 mai 17:02

              @Spartacus

              Le système Drahi avec ses 50 milliards de dette est très vertueux, tout le monde le sait...le système Dassault aussi : vendre des rafales, le premier à vanter les mérites du capitalisme, son entreprise est pourtant en situation de monopole, le premier fonctionnaire de France en quelque sorte que vous semblez pourtant défendre...Je n’envie pas ces gens là, vous vous méprenez, m’enrichir sur le malheur des autres ne m’a jamais fait envie. Vous pouvez demander aux enfants Lybiens ce qui pensent du système Dassault, demandez aux ouvrière d’Amiens au chômage ce qu’elle pensent du système Arnault, demandez à la famille Klur du film de Ruffin....

              Vous sne voyez même pas le rapport de cause à effet entre les grandes fortunes et la pauvreté, pour vous les deux ne communiquent pas, tout le monde peut devenir milliardaire, vous naturalisez l’absence de réussite comme le darwinisme individuel de l’échec (pour reprendre l’expression de triple rouble). Je vous rappelle cette phrase de Balzac : « derrière chaque grande fortune il y’a un crime »

              Vous êtes ridicule, des arguments digne d’un étudiant médiocre en première année d’école de commerce , vous me faites penser à un type qui s’opposait à Mélenchon dans une méission :

              https://www.youtube.com/watch?v=JSca9xQQlD4

              Voilà sur ce j’arrête là avec vous, vos invectives et sophismes de bas étages la contradiction est constructive et je l’accepte quand elle est intelligente, j’ai par exemple apprécié discuter avec Gandalf qui pourtant n’est pas d’accord avec moi.



            • axalinencele axalinencele 11 mai 17:07

              @Gandalf

              Le système Drahi avec ses 50 milliards de dette est très vertueux, tout le monde le sait...le système Dassault aussi : vendre des rafales, le premier à vanter les mérites du capitalisme, son entreprise est pourtant en situation de monopole, le premier fonctionnaire de France en quelque sorte que vous semblez pourtant défendre...Je n’envie pas ces gens là, vous vous méprenez, m’enrichir sur le malheur des autres ne m’a jamais fait envie. Vous pouvez demander aux enfants Lybiens ce qui pensent du système Dassault, demandez aux ouvrière d’Amiens au chômage ce qu’elle pensent du système Arnault, demandez à la famille Klur du film de Ruffin....

              Vous sne voyez même pas le rapport de cause à effet entre les grandes fortunes et la pauvreté, pour vous les deux ne communiquent pas, tout le monde peut devenir milliardaire, vous naturalisez l’absence de réussite comme le darwinisme individuel de l’échec (pour reprendre l’expression de triple rouble). Je vous rappelle cette phrase de Balzac : « derrière chaque grande fortune il y’a un crime »

              Vous êtes ridicule, des arguments digne d’un étudiant médiocre en première année d’école de commerce , vous me faites penser à un type qui s’opposait à Mélenchon dans une méission :

              https://www.youtube.com/watch?v=JSca9xQQlD4

              Voilà sur ce j’arrête là avec vous, vos invectives et sophismes de bas étages la contradiction est constructive et je l’accepte quand elle est intelligente, j’ai par exemple apprécié discuter avec Gandalf qui pourtant n’est pas d’accord avec moi.


            • Spartacus Spartacus 11 mai 18:41

              @axalinencele


              Drahi a milliards de dettes ? Et alors ce ne sont pas les miennes ni les vôtres. Je ne défend pas ces personnes, c’est vous qui citez ces exemples.

              Le vrai texte de Balzac est « Le secret des grandes fortunes sans cause apparente est un crime oublié » Ce qui change le contexte.

              En retour, je vous citerais Henri Hazlitt : « Tout l’évangile de Karl Marx peut être résumé en une seule pensée. Etre jaloux de celui qui est plus riche que soi, nier que celui qui est plus riche le soi par son talent et nier les bienfaits qu’il procure à la société »...

              Et votre conclusion transparet le livre rouge de la contradiction du pékin moyen Melenchonien.
              En cas d’absence d’arguments contradictoires, il faut s’attaquer à la personne plutôt qu’au sujet...

            • axalinencele axalinencele 11 mai 20:02

              @Spartacus
              Je suis passé sur votre site (lien à parrir de votre profil) et franchement je vous remercie. Je me tape des barres : supprimer le doit de grève, l’éducation nationale marxisé, privatisation de pôle emploi et j’en passe.... Malgré la faible considération que vous avez envers le « mélenchoniste moyen » que je suis, je vais vous faire un peu de pub en le conseillant à des amis, ça vaut le détour, on se croirait sur le gorafi a côté de vous Von mises et Hayek sont des bolchevik !


            • samuel 12 mai 08:41

              @Spartacus

              Sauf que Marx a laissé un héritage inaltérable.

              Votre Henri Hazlitt est un réactionnaire qui tombe peu à peu dans l’oubli (sauf sur wikibéral...) !

            • samuel 12 mai 09:01

              @Spartacus

              Simplement qu’il n’y ait plus de dirigeant ! Qu’il prenne leur tune et qu’ils laissent les gens bosser tranquillement au lieu de leur ponctionner la valeur ajoutée qu’ils créent !

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