• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Le salut des musulmans de France, une œuvre de salut public

Le salut des musulmans de France, une œuvre de salut public

Le salut des musulmans de France, une œuvre de salut public

 

Odon Lafontaine - 13 déc. 2019

Auteur du Grand Secret de l’Islam[1] et de La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?[2]  ;
membre de l’association EEChO[3] ; engagé dans la nouvelle
évangélisation auprès des musulmans avec le projet Mission Ismérie

Article publié dans Liberté Politique, n°83, décembre 2019[4]

 

 

Il ne faut pas se mentir : parmi les nombreux problèmes qui accablent la France, on ne saurait sous-estimer ceux que pose l’islam, et plus exactement ceux que pose le développement d’une très importante minorité musulmane, principalement d’origine étrangère[5]. Les leçons de l’histoire sont univoques - il n’est que de considérer les précédents du Liban, des Balkans, du Kosovo : plus les minorités musulmanes sont nombreuses, plus elles se conçoivent elles-mêmes comme constituant une communauté musulmane, plus l’être collectif de l’islam se fait sentir. L’islam est en effet une religion de pratique individuelle ET de pratique collective, ce dernier élément étant souvent incompris ou ignoré par les Occidentaux biberonnés à l’individualisme et à la religion du quant à soi. Le jihad est ainsi théoriquement (selon la charia) une obligation religieuse collective : il faut que la communauté le soutienne ou y participe d’une manière ou d’une autre. Tout comme l’obligation de se doter de chefs et de juges musulmans pour que la communauté vive selon la loi musulmane (et à terme que les non-musulmans s’y soumettent aussi) : il faut que la communauté travaille d’une manière ou d’une autre à cet objectif. Et de ce fait, plus la minorité grandit et se constitue en communauté, plus il devient alors difficile aux Français musulmans d’échapper à la logique centripète de la communauté musulmane, et au langage religieux (Coran, tradition, charia) qui la justifie, lequel langage ne faisant que traduire des ressorts psychologiques qui remuent au plus profond la conscience des croyants : suprématisme, esprit de corps, victimisation et paranoïa de persécution, réaction au scandale de l’empire du mal, messianisme politique, etc. Et ce d’autant plus que ces ressorts psychologiques sont maniés avec habileté par des militants chevronnés, comme l’a montré par exemple la récente manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre 2019, petit bijou de subversion politico-religieuse. Existe-t-il en effet un pays musulman où les musulmans seraient plus libres qu’en France, ou qu’en Europe ?

 

L’ISLAM ET LA RÉVOLUTION DU SAVOIR

Ainsi, les inquiétudes grandissent-elles, à raison. Mais pour beaucoup, elles empêchent de voir quelle est la situation réelle de l’islam au niveau mondial. Certes, par bien des aspects, il y a de quoi nourrir aussi ces inquiétudes : 97% environ des musulmans dans le monde - c’est-à-dire tous les musulmans des pays musulmans - sont gouvernés par des régimes islamistes, ou que la doxa française qualifierait d’islamistes. Tous ces pays, fédérés au sein de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique), développent des stratégies communes d’islamisation du monde non musulman, particulièrement de l’Europe[6], et des stratégies de ré-islamisation et de sur-islamisation de leurs populations, très influencées par le mouvement de réforme et de mise à jour de l’islam opéré par les Frères Musulmans. Les institutions et autorités du monde islamique sont ainsi aux mains de musulmans « durs », et il y a bien peu à attendre d’elles pour faire évoluer les choses dans le bon sens. Pourtant, cela bouge énormément dans les pays musulmans. Il se produit en effet dans les sociétés civiles elles-mêmes un grand mouvement de mise en cause de l’islam qui conduit à une forme de polarisation entre tenants d’une critique fondamentale, jusqu’à l’abandon de l’islam, et partisans d’un islam de plus en plus dur, de plus en plus « radical ».

C’est un phénomène dont on a très peu conscience en Occident, qu’on peine à voir tant on y est englué dans ses problèmes, dans sa vision d’un islam limité aux seuls musulmans locaux, et particulièrement aux plus remuants d’entre eux. De plus, ce vacillement de l’islam dans les pays musulmans eux-mêmes n’est bien évidemment pas mis en avant par les autorités musulmanes… La critique fondamentale de l’islam conduit en effet nombre de musulmans à l’apostasie - secrète et silencieuse pour la plupart - et même à la conversion au christianisme. Ce phénomène absolument inédit dans l’histoire est le fruit de la révolution du savoir ouverte avec celle d’Internet et des technologies de communication (télé satellite notamment). Elle permet aux musulmans, pour la première fois, d’accéder à la connaissance par eux-mêmes et non plus par la médiation de leurs clercs. Ils ont désormais accès par eux-mêmes à leurs propres textes - Coran, hadiths, vie du Prophète, traditions, etc. Ils ont désormais accès par eux-mêmes à l’histoire de l’islam, et aux agissements de certains musulmans - notamment les exactions des jihadistes, opérées à l’imitation de celles du Prophète ou de ses compagnons et dont ils peuvent vérifier l’islamité par eux-mêmes. Ils ont accès par eux-mêmes à la recherche critique sur les origines de l’islam, laquelle se révèle impitoyable pour la tradition musulmane en montrant que son schéma fondamental est faux : l’islam ne vient pas de la prédication de Mahomet à des bédouins incultes entre La Mecque et Médine. L’islam est la reconstruction par les califes de Damas et de Bagdad d’une idéologie politico-religieuse de légitimation de leur pouvoir total et de leurs prétentions à conquérir le monde[7]. Enfin, ils ont accès par eux-mêmes, directement, aux Évangiles et aux chrétiens, ce qui, là aussi, constitue une première dans l’histoire.

 

L’ISLAM EST EN CRISE PROFONDE

Cette révolution du savoir se produit en outre alors que se déploie la pire crise existentielle qu’ait jamais connue l’islam. Il faut comprendre en effet que l’islam est en profonde détresse depuis plus de deux siècles, au moins : son modèle impérial et ses structures traditionnelles se sont effondrés, son calife a été déposé, ses prétentions à dominer le monde entier et son suprématisme dogmatique[8] ont été complètement mis à bas et contredits par l’impérialisme occidental, par la colonisation et par l’hégémonie militaire, commerciale, financière et culturelle de l’Occident, aujourd’hui plus que jamais. C’est sa conception même du sens de l’histoire qui est mise en défaut. Du point de vue de ses objectifs fondamentaux, de son messianisme politique, l’islam doit ainsi faire face à l’échec complet de son projet. C’est pour cela que sont apparus des mouvements réformistes au XIXe et surtout au XXe siècle, qui ont voulu remettre à jour les tactiques islamiques pour atteindre les buts initiaux, en particulier le mouvement des Frères Musulmans.

Cette crise est cependant très profonde aussi dans le sentiment religieux des musulmans eux-mêmes, dans le sens personnel que l’islam donne à leurs vies. En-deçà du sens collectif, du grand projet d’islamisation du monde, l’islam propose en effet son paradis aux « bons musulmans ». C’est l’espérance personnelle qui leur est donnée (avec son corollaire : la terreur inspirée par les descriptions de l’enfer). Mais comment savoir si l’on est un « bon musulman » ? L’incertitude du salut est très grande chez les musulmans, à l’image de la terrible peur de l’enfer. La seule façon d’être assuré de son aller direct au paradis, c’est de mourir au jihad - ce qui faisait dire à certains observateurs que le jihad était le sommet de la spiritualité musulmane... Mais pour les autres, il faut parvenir à être un « bon musulman ». Rien de plus facile lorsqu’on peut se définir ainsi par rapport aux figures du mal que sont les non-musulmans, en particulier les Juifs et les chrétiens. Or, depuis ce vingtième siècle, ils se font de plus en plus rares en terre d’islam à force de génocides, de persécutions et d’émigration. Les musulmans s’y retrouvent de plus en plus entre eux, et les logiques profondes de guerre civile et d’opposition des uns aux autres se réactivent, elles qui accompagnent l’islam depuis ses origines. Prosaïquement, le « bon musulman » ne peut plus se définir comme tel en se comparant au non-musulman. Il lui faut donc se comparer au « mauvais musulman ». Ceci nourrit une sorte de concurrence entre musulmans, à savoir qui aura le meilleur comportement musulman, qui sera le « bon musulman » qui ira au paradis, et donc qui portera le voile le plus couvrant, le voile le plus islamique, qui fera le ramadan le plus strict, qui aura la marque de prière sur le front la plus visible, etc. Jusqu’à fatiguer nombre de musulmans de cette incessante course à l’échalote, jusqu’à les écœurer de l’islam.

Le vacillement de l’islam est donc bien réel, conduisant ainsi à ce phénomène de polarisation, et même, osons le mot, de jugement au sens biblique : les musulmans en viennent peu à peu à sortir de l’indétermination, à se prononcer absolument contre l’islam, ou bien absolument pour l’islam, au mépris alors des faits et de la vérité (ce qui mène ainsi à une « radicalisation » de plus en plus dure, de plus en plus aveugle au réel). Quant à ceux qui quittent l’islam, c’est pour l’athéisme, mais aussi, pour une part significative, pour devenir chrétiens. Partout dans le monde, il se fait ainsi sentir un « grand souffle dans la maison de l’islam ». C’est le titre même d’un livre dédié au phénomène[9] décrivant par le menu cet immense mouvement de conversion au christianisme au sein des communautés musulmanes du monde entier, dans toutes les différences de leurs pratiques de l’islam. C’est un phénomène inédit dans l’histoire : depuis que l’islam existe, jamais on n’avait vu autant de musulmans devenir chrétiens.

 

LE PHÉNOMÈNE MONDIAL D’APOSTASIE ET DE CONVERSION AU CHRISTIANISME

L’ampleur de la chose est difficile à évaluer avec précision : la charia requiert la peine de mort pour ceux qui quittent l’islam, ce qu’appliquent encore certains pays. Dans l’ensemble, apostats et convertis risquent tous des persécutions plus ou moins sévères – a minima la mort sociale et la rupture avec le milieu d’origine (un ex-musulman en pays musulman se voit par exemple automatiquement divorcé de son épouse musulmane et perd ses droits sur ses enfants, supposés être musulmans en vertu de la charia). Nombreux sont ceux qui doivent endurer la torture. L’apostat, et plus encore le converti, sont sources de déshonneur pour la famille et il n’est pas rare qu’ils soient tués par leurs proches. Voilà pourquoi on voit si peu d’ex-musulmans se déclarer publiquement (y compris en France). En outre, la conversion au christianisme du point de vue des musulmans est bien pire que l’athéisme : elle s’apparente à la trahison absolue et, par conséquent, elle doit être réprimée et dans la mesure du possible être tenue secrète. Familles comme autorités musulmanes préfèrent ainsi rester discrètes sur ce phénomène, craignant des effets d’entraînement ou de contagion. Les informations sur ce phénomène de conversion et d’apostasie de l’islam en pays musulman sont donc rares. Toutefois, il reste possible de s’en faire une idée en relevant divers signaux faibles, qui le deviennent d’ailleurs de moins en moins :

  • Les témoignages des apostats et des convertis eux-mêmes, ou ceux des Églises qui les accueillent, témoignages discrets le plus souvent ;
  • Les reportages de journalistes ou observateurs étrangers aux pays musulmans, moins sensibles aux pressions qui s’y exercent - cas par exemple de l’étude Arab Barometer, qui relève la montée très sensible de la défiance vis-à-vis de l’islam et de la « perte de la foi dans les partis et leaders religieux »[10] ;
  • Le succès inouï des émissions télévisées chrétiennes qui traitent de ce sujet (comme celles du prêtre copte Zakaria Boutros ou de Frère Rachid) ;
  • Le succès et la multiplication des critiques de l’islam sur internet, des chaînes YouTube, des vidéos réalisées par des ex-musulmans (cas emblématique de « Box of Islam », d’Hamed Abdel-Samad, réfugié en Allemagne, ou bien du blogueur égyptien Sherif Gaber, persécuté par le pouvoir)
  • La réaction des autorités dans les pays islamiques, essentiellement répressive et diffamatoire, qui est souvent proportionnelle à l’ampleur locale de la dynamique des conversions ou de la progression de l’athéisme. L’Algérie a ainsi subitement décidé de fermer une cinquantaine d’églises évangéliques (dont la principale rassemblait 1500 personnes !) tandis que L’Egypte réfléchit à criminaliser l’athéisme. Évoquons aussi les révoltes en cours en Iran, où l’islam ne tient plus qu’à un fil, celui de la Révolution islamique, frontalement contestée par la jeunesse et une part croissante de la société civile. On compterait ainsi 800 000 chrétiens convertis en Iran (hors chrétiens « historiques », comme les Chaldéens). A l’inverse, on peut observer aussi que ces autorités se voient contraintes de « lâcher du lest », au moins en apparence (cas du fameux discours du président égyptien al-Sissi devant les dignitaires de l’Université de l’Azhar, où il dénonçait la violence, le sectarisme et le suprématisme de l’islam, et enjoignait son savant auditoire à la réforme de l’islam) ;
  • Les lamentations de certains religieux et savants musulmans dans les pays d’islam, déplorant les apostasies et la perte du sentiment religieux musulman.

 

L’OCCIDENT A LA TRAINE ?

Ce phénomène de « jugement » de l’islam se révèle ainsi absolument massif, et à l’œuvre dans tous les pays musulmans. Pourquoi donc ne franchit-il pas la Méditerranée, pourrait-on alors se demander. Hé bien, il est en train de le faire en tapinois. Mais ici, en Occident, l’islam trouve un autre environnement que celui des pays musulmans et de la crise existentielle qui y fait rage. Certes, on pourrait évoquer « l’islamo-gauchisme » et sa promotion suicidaire de l’islam, son soutien au chantage à l’islamophobie, au communautarisme, à la censure de la critique envers l’islam… Mais il y a plus déterminant encore pour comprendre la particularité de cet environnement : l’Occident est en effet la ligne de front de l’islam, c’est ici que le projet d’islamisation du monde peut encore se déployer, c’est ici que les espérances messianistes de l’islam ont encore un vague sens. De plus, ici en Occident se trouvent à foison des figures du mal grâce auxquelles les musulmans militants peuvent se définir en réaction comme les figures du bien, comme de « bons musulmans », et gagner ainsi leur paradis : athéisme, matérialisme, porno, finance déchaînée, LGBT, LGBTQIA+, dévirilisation, vagabondage sexuel, etc. sont autant de moteurs de la « sur-islamisation » de certains musulmans (et jusqu’à l’islamo-gauchisme lui-même, qui peut être vu par les musulmans comme une figure du mal !). C’est exactement l’expérience de Sayyid Qutb († 1966), un des idéologues majeurs des Frères Musulmans. Il décrivait ainsi l’Amérique des années 1930 dans laquelle il avait vécu :

« Je suivais une ligne agressive contre cette "ignorance anté-islamique" moderne et occidentale, avec des croyances religieuses bafouillantes et des situations sociales, économiques, morales désastreuses. Toutes les représentations des "hypostases" de la Trinité, du péché originel, de la Rédemption, n'ont fait que du mal à la raison et à la conscience ! Et ce capitalisme d'accumulation, de monopoles, d'intérêts usuriers, tout d'avidité ! Et cet individualisme égoïste qui empêche toute solidarité spontanée autre que celle à laquelle obligent les lois ! Cette vue matérialiste, minable, desséchée de la vie ! Cette liberté bestiale qu'on nommait "la mixité" ! Ce marché d'esclaves nommé "émancipation de la femme", ces ruses et anxiétés d'un système de mariages et de divorces si contraire à la vie naturelle ! Cette discrimination raciale si forte et si féroce ! En comparaison, quelle raison, quelle hauteur de vue, quelle humanité, en Islam ! »[11]

Imaginons donc alors aujourd’hui, dans l’Occident des années 2000, ce qu’un tel idéologue pourrait écrire. Ou plutôt n’y a-t-il guère besoin de l’imaginer : ses successeurs Frères Musulmans ont développé le discours, l’ont adapté à l’évolution de notre société décadente, et n’ont de cesse alors que d’opposer les musulmans à la société occidentale, au besoin par le mensonge et la tromperie afin de surjouer la victimisation et d’engager de plus en plus les musulmans dans la communautarisation et le grand projet d’islamisation du monde, à commencer par cet Occident honni. Ainsi Marwan Muhammad haranguait-il ses coreligionnaires à la mosquée, alors es qualité de porte-parole du Comité Contre l’Islamophobie en France : 

« C’est l’histoire d’un pays qui chaque jour bascule un peu plus dans l’islamophobie. Ce pays, c’est pas l’Allemagne des années 30. C’est la France des années 2010. Cette façon de nommer un culte, cette façon de nommer des croyants, cette façon de les stigmatiser et de dire qu’ils posent problème et qu’ils mettent en péril l’identité du pays, c’est exactement la manière dont on stigmatisait les Juifs au début du siècle dernier. C’est pas dans l’Allemagne des années 30 qu’on mitraille des mosquées. C’est pas dans l’Allemagne des années 30 qu’on dit à des enfants tu n’iras pas au centre de loisirs parce que tu ne veux pas manger du pâté et du jambon à l’école. Ça n’est pas dans l’Allemagne des années 30 qu’on viole des femmes le jour de l’Aïd. Qu’est-ce que nous, musulmans, on fait pour changer ça ? Et est-ce qu’on est responsable de changer ça ? La réponse est dans la question. »[12]

C’est ce même personnage qui fut une cheville ouvrière de la manifestation contre l’islamophobie, évoquée ci-dessus. Il y a donc un contexte militant, une lecture islamique de l’environnement occidental qui les différencient de ceux des pays musulmans, et qui peuvent expliquer pourquoi ce phénomène mondial de mise en cause de l’islam semble se faire moins sentir en Europe. Mais il ne faut pas s’y tromper : le phénomène arrive. Il y a déjà de très nombreux ex-musulmans en Occident, et particulièrement en France. Certains deviennent célèbres, et leur parole commence d’être portée sur la scène publique : Majid Oukacha, par exemple, et les 10 millions de vue ou presque au compteur de sa chaine YouTube, Zineb el Rhazoui, la « rescapée de Charlie Hebdo » au verbe haut et sans concessions… Il faut voir les réactions que suscitent leurs interventions publiques chez les musulmans. Il faut voir aussi le questionnement fort légitime que suscitent leurs positions anti-islam : qu’est-ce que ces apostats notoires ont-ils à proposer aux musulmans ? Quel modèle de société, sinon celui-là même que dénonce l’islam militant, en partie à raison ? Quelles espérances proposent-ils aux musulmans, quel sens de l’histoire, quel sens de la vie, à même de satisfaire les attentes que l’islam a mis dans le cœur de ses croyants ? Notre société est elle-même en perte de sens, au point que l’on peut souscrire largement à certaines des dénonciations musulmanes de ce qu’elle est devenue, à la dénonciation des « figures du mal » listées ci-dessus. On se retrouve ici piégé par la tenaille idéologique à l’œuvre dans ce troisième millénaire : d’un côté l’islam, un islam de plus en plus dur, et de l’autre le progressisme écolo-consumériste-multiculturel-bobo-polygenré, la fausse alternative que serait celle des « hyper-soumis » d’un côté et des « hyper-libres » de l’autre.

 

LE SALUT DES MUSULMANS DE FRANCE, UNE ŒUVRE DE SALUT PUBLIC

Il existe pourtant bel et bien une troisième voie. C’est celle que nous montrent d’autres ex-musulmans, ceux qui se sont convertis au christianisme. A l’image de Joseph Fadelle, musulman d’Irak descendant de Mahomet, devenu chrétien au péril de sa vie et réfugié en France, dont le témoignage a beaucoup circulé, et qui continue plus que jamais de se diffuser[13]. Ou bien de Mehdi-Emmanuel Djaadi, autre converti, français celui-ci, qui met en scène l’histoire de sa conversion dans le jubilatoire spectacle « Coming Out »[14]. Ces témoignages interpellent l’âme française au plus profond : ils lui montrent quel est le sens de son histoire, ce que signifient ses racines chrétiennes, et ce qu’elles peuvent toujours produire aujourd’hui. Non seulement y va-t-il du salut de ces convertis, mais aussi de tous ceux qui les écoutent, et s’en trouvent ragaillardis dans leurs parcours spirituels, ou, pour ceux qui se croyaient athées, mis devant l’évidence d’une foi vivante, dépoussiérée, active, exemplaire, motivante et porteuse de nombreux fruits.

Ces apostats, et plus encore ces convertis sont la boule de neige en train de déclencher l’avalanche. Plus ils seront nombreux, plus il sera facile aux musulmans de devenir chrétiens, plus et mieux ceux-ci pourront-ils être accueillis. Les convertis annoncent ainsi la mise en cause générale de l’islam en France qui commence de se produire en sous-main, et l’irruption du « grand souffle dans la maison de l’islam » en train de passer la Méditerranée. Ils disposent des codes de l’islam, ils comprennent leurs ex-coreligionnaires, ils sont les mieux armés pour dialoguer avec eux - et ils le seront d’autant mieux qu’ils seront aidés, appuyés et choyés par la société civile, en particulier par les chrétiens. C’est en effet une mission primordiale pour les chrétiens, pour le salut personnel de chacun des musulmans en France, coincés avec les chrétiens dans la tenaille vicieuse des hyper-soumis et des hyper-libres, mais dont les chrétiens sont quasiment les seuls à pouvoir à la fois la comprendre, la dénoncer et la dépasser par la proposition des vraies espérances. C’est d’autre part une mission impérative pour les chrétiens au nom du souci du Bien Commun qui doit les animer, au nom de leur engagement dans la cité. La conversion des musulmans au christianisme est en elle-même un facteur mécanique, tout simplement démographique, d’apaisement des tensions évoquées ci-dessus par l’affaiblissement conjoint des deux mâchoires de la tenaille. Elle est aussi facteur de paix durable par la dénonciation des doctrines politico-religio-spirituelles totalitaires, particulièrement celle de l’islam en illustrant par l’exemple la fausseté de son suprématisme et en opérant un travail de désarmement des esprits musulmans et de déradicalisation : il n’y aura pas de « paradis sur terre » pour lequel il mériterait de faire violence, les hommes n’ont pas à se substituer à Dieu et à appliquer en son nom ce qu’ils croient être son jugement. La conversion des musulmans au christianisme porte de plus en elle le vrai universalisme qui a longtemps animé la France, celui qui a forgé son union à partir de toute la diversité de ses peuples. C’est cet universalisme chrétien, en Occident comme en Orient, qui est facteur de vraie convivialité, comme il l’a été dans le passé chrétien de tous leurs pays, comme il doit l’être face aux projets de la société multiculturelle, en réalité multiconflictuelle, qui se révèle comme un désastre total.

 

C’était déjà l’intuition des mystiques (faut-il encore citer Charles de Foucauld ?[15]) : la conversion des musulmans à la foi chrétienne est non seulement la clé de leur salut, mais elle est aussi en elle-même, pour elle-même, une œuvre de salut public. Pour aider la boule de neige à devenir avalanche, il est donc plus urgent que jamais que les chrétiens s’engagent dans la cité, et donc s’engagent dans la mission (comme Mgr Rey les y incite directement dans son dernier livre[16]). Ils peuvent par exemple rejoindre ou soutenir les œuvres pionnières que sont les Forums Jésus le Messie (https://www.jesus-messie.org/), forums organisés par des convertis ex-musulmans pour sensibiliser à leur accueil dans l’Eglise, à la mission auprès des musulmans et à la réalité de l’islam, ou bien la Mission Angélus (http://www.missionangelus.org/), qui met en œuvre des groupes de mission de rue, et des formations à la mission auprès des musulmans. « C’est maintenant le temps favorable » !

 

[1] Le grand secret de l’islam, à lire et télécharger depuis le site http://legrandsecretdelislam.com

[2] P. Michel Viot et Odon Lafontaine, La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?, préface de Rémi Brague, Editions Saint-Léger-Les Unpertinents, 2017

[3] EEChO, Enjeux de l’Étude du Christianisme des Origines, http://www.eecho.fr/

[5] 7% des musulmans en France sont nés de parents non musulmans, et donc 93% des musulmans en France sont nés musulmans, dont quasi tous d’origine immigrée d’origine étrangère (ou étrangers) selon l’étude de l’Institut Montaigne dirigée par Hakim el Karoui (rapport de l’Institut Montaigne de 2016 « Un islam français est possible » qui s’appuyait sur une enquête IFOP)

[6] Voir par exemple le travail réalisé par Jean-Frédéric Poisson de mise en lumière de la « Stratégie de l'action culturelle islamique à l'extérieur du monde islamique », poursuivie depuis 20 ans par tous les pays musulmans (L'Islam à la conquête de l'Occident : la stratégie dévoilée, Éditions du Rocher, 2018)

[7] On le savait depuis un moment, comme en témoignait Le Grand Secret de l’Islam (Odon Lafontaine, op. cit.). La sortie récente de l’ouvrage monumental Le Coran des Historiens, dirigé par Guillaume Dye et Mohammad-Ali Amir-Moezzi, fruit de la collaboration d’une trentaine des meilleurs universitaires mondiaux le montre à son tour (aux Editions du Cerf, novembre 2019)

[8] « Vous êtes la meilleure des communautés qu’on ait fait surgir parmi les hommes » dit ainsi le texte coranique aux musulmans (S3,110)

[9] David Garrison, Un grand souffle dans la maison de l’islam, Éditions Première Partie, 2015

[10] https://www.arabbarometer.org/ La dernière étude, relayée en France par Les Echos (article « L'islam en perte de vitesse dans le monde arabe » du 6 déc. 2019) montre en filigrane la déliquescence de l’islam, particulièrement prononcée dans certains pays (Tunisie, Algérie). Cf. https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/lislam-en-perte-de-vitesse-dans-le-monde-arabe-1154401

[11] Sayyid Qutb, Jalons sur le chemin, Le Caire, 1964, nouvelle édition Union Islamique Mondiale, 1980

[12] Discours de Marwan Muhammad prononcé à la mosquée de Vigneux le 30 avril 2011, invité en tant que porte-parole du CCIF. Cf. http://www.ikhwan.whoswho/blog/archives/10790

[13] Voir son livre Le prix à payer (J. Fadelle, Pocket, 2010-2012)

[14] Spectacle « Coming Out », au Théâtre Montmartre Galabru (Paris), programmé jusque mars 2020 (au moins !)

[15] « Le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants. […] Le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera avec le temps à combler en partie l’abîme qui existe actuellement » (Bienheureux Charles de Foucauld, lettre à René Bazin, 29 juillet 1916)

[16] Mgr Dominique Rey, L'Islam : menace ou défi ?, Artège Editions, oct. 2019

 


Moyenne des avis sur cet article :  2.92/5   (13 votes)




Réagissez à l'article

61 réactions à cet article    


  • astus astus 17 février 18:23

    A Olaf,

    Le problème de l’islam, c’est qu’il a 7 siècles de retard dans l’Histoire sur les monothéismes juif et chrétien, et qu’après un fort développement originel accompagné de guerres incessantes et d’esclavagisme, mais aussi d’une production intellectuelle riche et diversifiée : philosophie, arts, mathématiques, scientifique, cet essor s’est tari dès le 13 ème siècle pour tenter de renaître au 18ème sur le mode rigoriste et sclérosé du wahhabisme qui prévaut encore chez les intégristes. Toutes les bases pré-islamiques et ses traditions riches de sens ont été systématiquement détruites, et il n’y pas eu d’exégèse des textes pour mettre cette religion en phase avec les sociétés modernes, ce qui est aussi dû à son absence de clergé centralisé.

    Mais aujourd’hui les principales victimes de cet état de fait sont les musulmans eux-mêmes et il faudra probablement des siècles pour que cela change significativement. Pourtant si les attentats en occident ne sont jamais commis par des illuminés criant « Jésus (ou Yahvé) est le plus grand ! » je trouve que souhaiter leur conversion au christianisme a quelque chose de paradoxal tant cette religion, que je respecte pourtant comme les autres, n’a pas toujours brillé en freinant systématiquement des quatre fers face à toutes les avancées sociétales qui ont vu le jour depuis les années 60. Cela signifie t-il que cela serait moins pire ?


    • saint louis 17 février 18:59

      @astus
      Effectivement le parallèle entre l’islam et la chrétienté sont proche avec 7 siècles de différence dans l’évolution.
      Dans 7 siècles l’Islam sera plus ouvert, plus tolérant et en déclin comme nos églises d’aujourd’hui.


    • L'apostilleur L’apostilleur 17 février 21:30

      @astus

      « ...cette religion, que je respecte...n’a pas toujours brillé en freinant systématiquement des quatre fers face à toutes les avancées... »

      Quand les musulmans le disent cela devrait être plus facilement admis.
      https://youtu.be/TIllTnnC1Zs

      Mohamed Arkoun brillant intellectuel algérien ne dit pas autre chose


    • karim 17 février 22:17

      @L’apostilleur
      Au aujourd’hui, le problème n’est pas dans l’Islam en tant que religion, mais dans les Musulmans et leur rapport à l’Islam qui est devenu pour eux de simples rîtes à observer ; sinon comment expliquer l’apport civilisationnel des premiers Musulmans à l’Humanité.


    • L'apostilleur L’apostilleur 17 février 23:06

      @astus

      « ...l’apport civilisationnel des premiers Musulmans à l’Humanité... »

      Sans doute faites vous allusion aux Abbasside de Bagdad qui ont su exploiter les richesses intellectuelles alentour (Sumer, Babylone, Grèce, Perse, romaine..) et concentrer ces connaissances dans une extraordinaire bibliothèque en langue arabe. Et après...
      Les merveilles musulmanes sont andalouses avant que les extrémistes Almohades débarquent et après eux, dans les taïfas sous protection chrétienne. A Cordoue Averroès lla grande figure musulmane, est appelé « le commentateur ».

      La religion grandissante a pétrifié les musulmans comme l’a raconté Al-Maghut. Traversez les pays musulmans du Machrek et du Maghreb, comparez les traces laissées par les musulmans et celles des envahisseurs... Aujourd’hui c’est encore plus flagrant. 

      Quant aux sciences quelques érudits ont apportés leur pierre sans aucun doute. Lisez Ibn Khaldûn, Le Livre des Exemples et vous comprendrez pourquoi il n’y en a pas eu davantage. Sept siècles après lui Mohamed Arkoun redit la même chose avec une pensée islamique sclérosante.
      Berbère, africain ou européen les hommes sont identiques, leur différence est culturelle.
      Les musulmans qui choisissent le christianisme s’eloignent davantage des imams que du coran et se rapprocheront des occidentaux.


    • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 08:48

      @karim

      Avez-vous écouté le poète Al Maghut (lien ci-dessus ) ?

      Vous ne commentez pas ?


    • karim 18 février 12:40

      @L’apostilleur
      Je l’ai écouté et il ne m’a pas convaincu.


    • Jonas 19 février 18:39

      @L’apostilleur

      Merci pour cette vidéo , que je ne connaissais pas ! 

      Mohammed Arkoun , fut un grand islamologue et passeur entre les cultures et religions il voulait que l’islam reconnaisse les pensées juives et chrétiennes dans sa construction. 

      << Pour ce qui qui est de l’islam ,faire oeuvre de transgression ,c’est sortir celui-ci de son cadre étroitement religieux , l’ouvrir à la philosophie et aux sciences humaines et sociales , l’interpréter par le biais d’autres sciences que celles retenues par la tradition religieuse. Ainsi seulement devient-il possible de déplacer l’islam de son socle et de ses assurances vers une anthropologie plus large , afin de mieux le comprendre , de mieux le connaître , de mieux pouvoir expliquer ses évoluions >> 

      Comme nul n’est prophète dans son pays , Mohammed Arkoun , trop critiqué de son vivant dans son pays , l’Algérie , a choisi d’être enterré au Maroc. 
      Hommage a ce grand penseur. 


    • L'apostilleur L’apostilleur 20 février 10:07

      @karim

      Il n’essaie pas de convaincre, ce sont des faits.
      Les nier supposent d’apporter une contradiction étayée ou d’être dans le déni.

      Une posture dont une ancienne procureur expliquait une habitude plus fréquente chez les musulmans qui continuent de nier malgré leur culpabilité avérée par des preuves et témoignages devant un tribunal (non islamique, ici ils savent ne pas risquer une main ou leur tête).
      Cela n’empêche pas leur condamnation. 


    • gnozd gnozd 17 février 19:09

      Et si il existait plutôt une quatrième voie : c’est à dire oublier les dieux et « en même temps » ne pas tomber dans le « progressisme écolo-consumériste-multiculturel-bobo-polygenré » ?

      Ca doit être possible, non, de juste essayer de pas être trop con ???!!!


      • sylvain sylvain 17 février 21:22

        @gnozd
        oublier les dieux ou oublier les religions ???


      • gnozd gnozd 17 février 22:57

        @sylvain

        Oublier toutes ces conneries.


      • gnozd gnozd 17 février 22:58

        @gnozd

        Je sais : c’est un voeu pieux !


      • HELIOS HELIOS 18 février 12:41

        @gnozd

        oui, et la voie qui consiste a considérer la France fille ainée de l’église cela ne vous convient pas ?
        Pourtant, cette France accepte bien les boudhistes, les musulmans etc avec tout le respect qui est du... Pourquoi cela n’est-il pas réciproque ?

        Allez, ceux qui ne se sentent pas bien en France, zou... il reste 197 pays dans le monde où ils peuvent aller se réfigier et vivre leur croyance....


      • Decouz 17 février 19:13

        Comme si il n’y avait que l’islam et la chrétienté. Et les autres milliards ?

        L’islam est la seule religion qui explicitement dans ses textes parle d’une adaptation de la parole divine aux différents peuples.

        On peut considérer qu’il le monde moderne constitue une communauté particulière, l’adaptation viendra de l’ésotérisme islamique.


        • Jonas Jonas 17 février 19:32

          @Decouz « L’islam est la seule religion qui explicitement dans ses textes parle d’une adaptation de la parole divine aux différents peuples. »

          La charia islamique ne s’adapte pas aux peuples. C’est la parole d’Allah.
          Coupez la main des voleurs ou fouettez les femmes adultères, cela s’applique au Nigéria, au Soudan, au Pakistan, en Afghanistan, en Arabie Saoudite ou en Iran, indépendamment des peuples.


        • Decouz 17 février 19:39

          @Jonas
          Tu as donc la même lecture que les intégristes et tu ignores totalement l’enseignement métaphysique de l’islam.


        • Decouz 17 février 19:46

          @Decouz
          La charité chrétienne ne consisterait-t-elle pas à voir le meilleur ?
          Les intégristes musulmans sont les frères des intégristes chrétiens, même lecture étroite et biaisée.


        • L'apostilleur L’apostilleur 17 février 21:21

          @Decouz
           
          Un intégrisme peut ressembler à un autre. Sauf qu’aujourd’hui celui des musulmans est en expansion quand celui des chrétiens a laissé place à la raison.


        • sirocco sirocco 17 février 21:35

          @Decouz

          L’instauration de la charia ne s’adresse pas qu’aux intégristes mais à tous les musulmans.


        • Jonas Jonas 17 février 23:17

          @Decouz « Tu as donc la même lecture que les intégristes et tu ignores totalement l’enseignement métaphysique de l’islam. »

          La lecture de l’Islam, c’est le Coran de la Mecque et la Sunnah (pour les sunnistes).
          Il n’y a pas de métaphysique, il suffit d’obéir aux lois d’Allah tout puissant, telles qu’énoncées dans le livre sacré. C’est comme ça que fonctionnait l’islam dans le monde musulman, (et qu’il fonctionne encore aujourd’hui là où les Occidentaux ont peu pénétré) pendant des siècles avant l’influence de la colonisation occidentale : 

          « Quant au voleur et à la voleuse, à tous deux coupez la main, en récompense de ce qu’ils se sont acquis, en punition de la part d’Allah. Et Allah est Puissant, Sage. »
          Le Coran 5:38

          « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. »
          Le Coran 24:2

          « Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs [les chrétiens] où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »
          Le Coran 9:5

          « Certes, ceux qui ne croient pas à nos versets, nous les brûlerons bientôt dans le Feu. Chaque fois que leur peaux auront été consumées, nous leur donnerons d’autre peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage »
          Le Coran 4:56

          « La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment »
          Le Coran 5:33

          « Quant aux Infidèles, rien ne les sauvera de la colère de Dieu, ni leur biens ni leurs enfants ne les mettront aucunement à l’abri de la punition d’Allah. Ils seront du combustible pour le Feu. »
          Le Coran 3:10

          « les Chrétiens disent : »Le Christ est fils de Dieu« . Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? »
          Le Coran 9:30

          « Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. »
          Le Coran 5:82


        • Jonas Jonas 17 février 23:28

          @Decouz « Les intégristes musulmans sont les frères des intégristes chrétiens, même lecture étroite et biaisée. »

          Vous n’avez jamais ouvert un Coran ?
          « les Chrétiens disent : »Le Christ est fils de Dieu« . Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? »
          Le Coran 9:30


        • Decouz 18 février 09:05

          @Jonas
          euh si tu mettais à la place le verset de la Lumière ou celui du Trône :-
          Comme je l’indique il y a bien une métaphysique dont Ibn Arabi est un représentant éminent, elle est même supérieure à la métaphysique du christianisme qui la plupart du temps s’arrête à l’Etre.


        • Decouz 18 février 09:11

          @Jonas
          en ignorant des siècles d’interprétation, et ici je ne parle que de l’aspect exotérique, vous montrez que vous lisez à votre aise.
          Il y a des volumes et des volumes par ex rien que pour le jihad, et si certains concernent bien le jihad offensif, il faut prendre en compte tous les avis, toutes les situations, souvent tributaires des politiques, ce que vous ne voulez ou ne pouvez pas faire, c’est bien une lecture sélective et biaisée, j’aimerais dire la lecture d’un enfant sauf qu’un enfant comprendra les choses mieux que vous.


        • Decouz 18 février 09:20

          @Decouz
          En fait si je suis bien d’accord pour dénoncer la violence et le « séparatisme », je remarque la volonté « missionnaire » de certains chrétiens, et je suis amusé de leur naïveté, de leur prétention séculaire à détenir l’unique vérité. Il faut reconnaitre qu’ils ont mis de l’eau dans leur vin, non par choix ou parce qu’ils auraient eu une grande lumière intérieure, mais parce qu’ils y ont été contraints. Du coup ils ont appelé à la rescousse toutes les sciences profanes, et nous prouver « scientifiquement » que le Coran est ceci ou cela, je les croirais volontiers le jour où ils démontreront « scientifiquement » la réalité de la transsubstantiation.


        • Gollum Gollum 18 février 09:27

          @Decouz

          Les intégristes musulmans sont les frères des intégristes chrétiens, même lecture étroite et biaisée.

          Je partage votre lecture trans confessionnelle des affinités. Celles du bas avec les intégristes des deux camps (Jonas instrumentalise à outrance l’islamisme pour nous vendre son christianisme bigot comme remède) et celles du haut, hélas minoritaires...


        • Parrhesia Parrhesia 18 février 09:30

          @Jonas
          Re. V/post d’hier à 19H 32.
          >>> La charia islamique ne s’adapte pas aux peuples. C’est la parole d’Allah. <<<

          Vous avez absolument raison.
          Le problème étant, sur ce point, que notre société n’est plus assez cultivée ni intelligente pour savoir, et donc pour admettre enfin, que l’Islam est, depuis l’an I de l’hégire, une société à fondement théocratique et non à fondement démocratique !!!
          C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles l’Islam soutient en sous-main l’actuel combat mené contre la Démocratie par la cinquième colonne mondialiste, et ceci, paradoxalement, pour d’identiques raisons d’ambitions hégémoniques.

          Et ceci, l’Islam n’a jamais cessé de le démontrer depuis sa conquête de l’Ifriqiyya au septième siècle jusqu’aux événements de Trappes aujourd’hui, en passant par la conquête de l’Hispanie et par les rezzous sur Autun, Toulouse et Poitiers au VIIIème !
          Si une majorité populaire de France était perméable à ce type d’observations et était capable d’en dégager une majorité politique française, l’ex douce France n’en serait pas où elle en est.
          Très bonne journée à vous, si c’est encore possible... 


        • Decouz 18 février 09:32

          @Decouz
          "La pratique jusquʼau xvie siècle. La théorie juridique du jihâd ne fut jamais strictement appliquée. La pratique réelle des relations entre nations chrétiennes et nations musulmanes fut très complexe. Nombre de traités de paix, traités de commerce, et dʼalliance ont été signés et honorés

          ...On trouve très souvent des situations paradoxales, en particulier des alliances chevauchant les divisions religieuses : des musulmans contre des musulmans, chaque camp ayant ses alliés chrétiens (en Espagne, pendant les croisades ou les invasions mongoles, etc.). En Occident comme en Orient le droit est loin dʼêtre le reflet de la vie des hommes, et ceux-ci sont souvent plus intelligents que les règles quʼils se donnent...Aussi, une bonne compréhension du jihâd doit effectuer une plongée dans lʼhistoire et dans la sociologie de la guerre. Renvoyons simplement aux ouvrages de Charnay, LʼIslam ; Morabia ; Peters, Islam, etc"

          https://books.openedition.org/puam/1044?lang=fr
          https://journals.openedition.org/assr/9913


        • Gollum Gollum 18 février 09:34

          @Decouz

          de leur prétention séculaire à détenir l’unique vérité.

          Oui on en a soupé de ça... des siècles que cela dure.

          Mais, là où je diffère avec vous, c’est que je pense que le mieux serait la mort définitive de ces confessions car on n’en sortira jamais..

          C’est bien beau les « interprétations » qui donnent un sens convenable aux Écritures encore faudrait-il qu’elles soient partagées par la masse.

          Or les masses veulent du simple, du prêt-à-porter... 


        • Jonas Jonas 17 février 19:28

          « Je trouve que souhaiter leur conversion au christianisme a quelque chose de paradoxal tant cette religion, que je respecte pourtant comme les autres, n’a pas toujours brillé en freinant systématiquement des quatre fers face à toutes les avancées sociétales qui ont vu le jour depuis les années 60. Cela signifie t-il que cela serait moins pire ? »

          C’est quoi les avancées sociétales ?
          L’augmentation des divorces ?
          La montée en puissance de l’égoïsme et de l’individualisme ?
          L’abrutissement des masses et la pauvreté intellectuelle par la promotion de sous-cultures ?
          L’avortement de masse à échelle industrielle ?
          L’accélération à une vitesse encore jamais vue de la destruction de toutes nos ressources naturelles ?


          • zygzornifle zygzornifle 17 février 19:35

            Il n’y aurait pas eut toutes ces prestations sociale distribuées sans contrôles on en serait pas la .....


            • Decouz 17 février 19:43

              Quand je parle des autres milliards, je ne sais pas si ils vont se convertir à l’islam, mais ils ne vont pas non plus se convertir au christianisme.

              Pourquoi ? Parce qu’ils ont déjà ce leur propre nourriture spirituelle, leurs propres saints. D’ailleurs l’islam pareillement Abd el Qader Gilani, Ibn Arabi, Sidi Ben Aliwa (pour l’époque moderne, un saint de nature christique), entre des centaines d’autres.


              • rogal 17 février 20:14

                Un bon élargissement du regard pour commencer ; pas folichon ensuite. Tomber d’islam en chrétienté pour perdre encore quelques siècles...


                • L'apostilleur L’apostilleur 17 février 21:15

                  « ...La critique fondamentale de l’islam conduit nombre de musulmans à l’apostasie ...et même à la conversion au christianisme... »

                  Pas étonnant. Suivre Jésus est une recommandation d’Allah inscrite dans le Coran (Sourate 3 verset 55)


                  Les musulmans suivent les juifs messianiques qui bravent le herem (bannissement) en reconnaissant le messie en Jésus. 

                  https://admin.over-blog.com/2064230/write/128820964



                  • Decouz 17 février 22:46

                    @L’apostilleur
                    C’est pour cela qu’il faut se référer à la doctrine d’Ibn Arabi, telle qu’elle est exprimée par dans « les châtons des sagesses » ou chaque prophète est une modalité spécifique du verbe divin.
                    Et la doctrine des trois sceaux, le sceau de la Prophétie (Mohammed) , sceau de la Prophétie mohamadienne (Ibn Arabi lui-même) et sceau de la Sainteté universelle, le Christ.


                  • Passante Passante 18 février 10:20

                    @Decouz

                    c’est un des plus grand livres que j’ai jamais lus
                    en arabe déjà c’est d’une densité...
                    voilà pourquoi il ose prétendre avoir écrit sous l’inspiration du prophète lui-même
                    mais c’est un condensé
                    les vrais détails sont dans les foutouhât al-makkya (et les épîtres qui sont des sommets) dont je pense que des extraits auraient été publiés par albin michel
                    ibn arabî est une chose très puissante
                    je vais en donner une idée par une image, simple :
                    -il est très lu au maghreb par exemple, et étudié en profondeur par les sunnites à al-azhar
                    mais,
                    simultanément,
                    -il n’y aurait jamais eu de khomeinisme et de réveil des chiites sans ibn arabî


                  • Passante Passante 18 février 10:30

                    @Decouz
                    « Et la doctrine des trois sceaux, le sceau de la Prophétie (Mohammed) , sceau de la Prophétie mohamadienne (Ibn Arabi lui-même) et sceau de la Sainteté universelle, le Christ. »

                    il existe pour lui, dans les épîtres, un système de sceaux parallèle :
                    -le sceau de la prophétie (mohammad) doctrine exotérique énoncée
                    -le sceau de l’imamat (ali) doctrine ésotérique tue
                    -le sceau dit « du pôle » (al-qotb) qui, en amont, commande ces deux-là
                    et qui est encore mohammadien de principe

                    ce pôle de l’imam qui tient le non-dit de la doctrine,
                    les chiites vont le détailler à loisir, et il est écrasant,
                    les quatre volumes d’henry corbin peuvent déjà en donner une idée
                    (« en islam iranien », tel gallimard)


                  • Decouz 18 février 10:41

                    @Passante
                    Pour les Futuhat il les a écrites après avoir rencontré un être céleste autour de la kaaba, il les a composé selon ce qu’il a lu dans la forme de cet être,
                    quant aux Fussus, il dit les avoir reçu directement de la main de Mohammed dans un rêve.
                    Il y a d’autres livres dont l’important recueil de poésies. Les Futuhat comprennent d’ailleurs à la fois des poésies et des passages plus analytiques, chaque forme convenant à un type d’enseignement, tantôt synthétique et « musical » tantôt analytique, selon le coeur et selon la raison.


                  • Decouz 18 février 10:45

                    @Decouz
                    Je ne suis pas sur qu’il existe une traduction complète en français pour les Futuhat, pour les Fussus, plus courts oui, et avec des commentaires, par ex celle de Charles André Gilis.
                    Sinon il y a toute une école « akbarienne » dans divers pays, en France il faut citer l’oeuvre de Michel Vâlsan et de ses disciples.


                  • Passante Passante 18 février 11:33

                    @Decouz

                    j’ai exploré les foutouhat mais c’est énorme, dix volumes de 300p
                    le début en tout cas est magnifique, grande clarté
                    rigueur puissance profondeur, des sommets
                    j’ai plutôt choisi la diversité des 2000p d’épître,
                    car beaucoup d’épîtres courtes en 20 pages
                    mais le cœur caché est sans doute Mawâqé’ al—Noujoûm
                    ou les positions des étoiles, rien d’astrologique,
                    ça part du principe « il n’est rien qu’illusion sinon la sagesse »
                    et c’est consacré à l’architecture céleste
                    mais à l’intérieur de l’imam en quelque sorte..


                  • njama njama 21 février 18:59

                    Merci @ Passante & @ Decouz pour leurs commentaires qui permettent d’élever le niveau de l’article à laisser entrevoir de penser que la Révélation coranique n’est pas un tissu d’imbécilités humaines qui pourraient être réduites à la Sunna, à une charia, son auteur Olaf (empêtré ou englué me semble-t-il dans sa critique de l’Islam (comme faire valoir de son Christianisme ?) paraît être éloigné du gisement sans fond de sa dimension métaphysique.
                    On ne saurait que trop lui conseiller la lecture de quelques écrits de mystiques de l’islam, Ibn Arabi, Al Ghazali, et d’autres plus contemporains, René Guenon, bien sûr, mais aussi Henri Corbin.
                    Espérons que vos simples et sublimes commentaires lui profiteront...

                    C’est le charme d’Agoravox, parfois, qui nous font oublier les trolls, en amenant du sens, de la Vie au moulin de l’Humanité la plus élémentaire qui devrait être le sang de l’Humanité, de l’autre, soi-même.


                  • Decouz 17 février 22:59

                    « Tout ce qui est sur la terre disparaitra, seule subsistera la face de celui qui détient la Majesté et la Générosité ».

                    Ibn Arabi commente ainsi : tout ce qui est d’ordre formel disparaitra, et seul subsistera l’Unique, mais dans un autre sens la face, c’est la face divine de chaque être, pas seulement humain, mais de toute créature, laquelle est émanation divine et retournera à Dieu, ce rayon divin qui est appelé en terme technique « la Seigneurie » et considéré comme relevant par excellence du message christique. Donc sous cet aspect subsistera aussi le coté divin de chaque créature, on a les deux aspects transcendance et immanence.


                    • Decouz 17 février 23:06

                      @Decouz
                      « Tout disparait », c’est si on veut l’aspect shivaïte, les formes sont des illusions.
                      L’autre aspect, c’est que chaque forme est une théophanie (avec le danger de l’idolâtrie si l’on reste fixé sur une seule forme).


                    • bertin 18 février 00:00

                      Dans une démocratie, la liberté religieuse est garantie. Si cette liberté disparait ce sera la fin des libertés pour tous. C’est la raison pour laquelle, la liberté de culte doit être assurée et les persécutions contre les musulmans doivent cesser.

                      https://fascismeetislamophobie.wordpress.com/2020/10/05/persecutions-secretes-contre-les-musulmans/


                      • gnozd gnozd 18 février 08:09

                        @bertin

                        Hé mon gars, faut arrêter la fumette et descendre du perchoir !!!


                      • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 09:05

                        @bertin

                        « ...les persécutions contre les musulmans doivent cesser... »

                        Dans le top 50 des pays qui persécutent les chrétiens il y en a 34 musulmans, portez les lunettes à l’endroit. 

                        Des musulmans voudraient imiter la victimisation des juifs, sauf que les musulmans ont génocidé des esclaves africains surtout, pendant quinze siècles(*), les juifs l’ont subi.

                        (*) https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-million-d-esclaves-blancs-211938


                      • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 00:22

                        @l’auteur 

                        Il me semble préférable de parler des musulmans en France plutôt que des musulmans de France pour ces raisons...https://onenpensequoi.over-blog.com/2016/10/naissance-et-fin-des-nations-une-question-de-temps-9-11.html

                        Votre article est intéressant.


                        • Hijack Hijack 18 février 01:54

                          Islam. L’héritage Mohamed Shahrour

                          (Celui que l’on appelait, le Luther de l’islam).

                          Il fut un des principaux réformateurs de l’islam ... non pas dans les textes, mais dans la pensée voire dans la compréhension des textes, après un long et riche travail + de 40 ans de recherches.

                          .
                          Mohamed Shahrour : « Les mouvements islamistes sont de véritables arnaques »


                          • njama njama 21 février 20:07

                            @Hijack
                            Merci, voilà bien un auteur contemporain qui pourrait aussi inspirer Olaf... car les travers non pas de l’Islam, mais de pratiques religieuses, sont très analogies à celles d’autre religions, chrétiennes comprises.


                          • njama njama 21 février 20:15

                            sont très analogues à ...


                          • Étirév 18 février 01:55

                            Comme disait René Guénon qui, contrairement à ce qu’on peut croire, n’était converti à aucune religion :
                            « Si les Occidentaux reconnaissaient que tout n’est pas forcément à dédaigner dans les autres civilisations pour la seule raison qu’elles diffèrent de la leur, rien ne les empêcherait plus d’étudier ces civilisations comme elles doivent l’être, nous voulons dire sans parti pris de dénigrement et sans hostilité préconçue ; et alors certains d’entre eux ne tarderaient peut-être pas à s’apercevoir, par cette étude, de tout ce qui leur manque à eux-mêmes, surtout au point de vue purement intellectuel. Naturellement, nous supposons que ceux-là seraient parvenus, dans une certaine mesure tout au moins, à la compréhension véritable de l’esprit des différentes civilisations, ce qui demande autre chose que des travaux de simple érudition... »
                            Petits rappels :
                            D’après la tradition islamique, tout être est « muslim », c’est-à-dire soumis à la volonté divine, à laquelle rien ne peut se soustraire ; la différence entre les êtres consiste en ce que, tandis que les uns se conforment consciemment et volontairement à l’ordre un universel, les autres l’ignorent ou même prétendent s’y opposer. Il est à remarquer que la même racine se retrouve encore dans les mots Islam et muslim ; la « soumission à la Volonté divine » c’est le sens propre du mot Islam, et est la condition nécessaire de la « Paix » ; l’idée exprimée ici est à rapprocher de celle du Dharma hindou.
                            Il est intéressant de remarquer que la tradition hindoue et la tradition islamique sont les seules qui affirment explicitement la validité de toutes les autres traditions orthodoxes ; et, s’il en est ainsi, c’est parce que, étant la première et la dernière en date au cours du Manvantara (durée d’un cycle humain), elles doivent intégrer également, quoique sous des modes différents, toutes ces formes diverses qui se sont produites dans l’intervalle, afin de rendre possible le « retour aux origines » par lequel la fin du cycle devra rejoindre son commencement, et qui, au point de départ d’un autre Manvantara, manifestera de nouveau à l’extérieur le véritable Sanâtana Dharma, qui est la Tradition primordiale, pleinement intégrale, et qui seule subsiste continuellement et sans changement à travers tout le Manvantara.
                            Le Croissant n’a jamais symbolisé l’Islam que dans l’imagination des Occidentaux ; il ne lui appartient ni exclusivement ni essentiellement, et il y est uniquement un symbole de « majesté », rien de plus. Le roi de France Henri II, qui n’a jamais été musulman, en avait fait son emblème personnel, et on le voit aussi sur beaucoup de boutiques Coptes, donc chrétiennes, la Croix entre les cornes du croissant, ce qui reproduit d’ailleurs exactement un ancien symbole phénicien, bien antérieur à l’islam et au christianisme. Mais il y a des « clichés » que l’ignorance se plait à répéter indéfiniment : c’est ainsi, pour prendre encore un autre exemple, qu’il est convenu en Europe que l’étendard du Prophète était vert ; or il y en avait deux, un blanc pour la paix et un noir pour la guerre ; le vert n’est venu que beaucoup plus tard, on ne sait sous quel Khalife.
                            Parmi les surnoms de Fatima, fille de Mahomet, l’un des plus usuels est Zohra ou Zahra, qui est le nom de la planète Vénus, qu’on appelait Isthar dans l’ancien Orient.
                            Dans le persan moderne, le terme « Nahid » désigne également à la fois la planète Vénus et le surnom de l’ancienne divinité « Ardui-Souria-Anaïta ». Précisons que c’est la Déesse celtique Arduina qui donna son nom aux Ardennes.
                            À certaines époques, au moyen âge notamment, l’esprit occidental ressemblait fort, par ses côtés les plus importants, à ce qu’est encore aujourd’hui l’esprit oriental, bien plus qu’à ce qu’il est devenu lui-même dans les temps modernes.
                            Le monde occidental, depuis des temps qui remontent encore plus loin que le début de l’époque dite historique, et quelles qu’aient été les formes traditionnelles qui l’organisaient, avait d’une façon générale toujours entretenu avec l’Orient des rapports normaux, proprement traditionnels, reposant sur un accord fondamental de principes de civilisation. Tel a été le cas de la civilisation chrétienne du moyen âge. Ces rapports ont été rompus par l’Occident à l’époque moderne dont René Guénon situe le début beaucoup plus tôt qu’on ne le fait d’ordinaire, à savoir au XIVème siècle, lorsque, entre autres faits caractéristiques de ce changement de direction, l’Ordre du Temple, qui était l’instrument principal de ce contact au moyen âge chrétien, fut détruit : et il est intéressant de noter qu’un des griefs qu’on a fait à cet ordre était précisément d’avoir entretenu des relations secrètes avec l’Islam, relations de la nature desquelles on se faisait d’ailleurs une idée inexacte, car elles étaient essentiellement initiatiques et intellectuelles.
                            Il s’est donc produit, au cours des derniers siècles, notamment depuis les « révolutions » du XVIIIème, un changement considérable, qui va même jusqu’à un véritable renversement, dans la direction donnée à l’activité humaine, et c’est dans le monde occidental exclusivement que ce changement a eu lieu.
                            La « civilisation » moderne étant le résultat direct de la mentalité des peuples anglo-saxons, nous ne saurions trop mettre en garde contre toutes les contrefaçons qui ne représentent que des idées tout occidentales et modernes, masquées sous des vocables orientaux détournés de leur sens.
                            NB : Il est à noter que dans la conception islamique de la « guerre sainte » (jihad) nous trouvons l’application sociale et extérieure qui n’est que secondaire, et qui constitue la « petite guerre sainte » (El-jihâdul-açghar), tandis que la « grande guerre sainte » (El-jihâdul-akbar) est d’ordre purement intérieur et spirituel ; c’est la lutte de l’homme contre contre les ennemis qu’il porte en lui-même, c’est-à-dire contre tous les éléments qui, en lui, sont contraires à l’ordre et à l’unité. Il ne s’agit pas, d’ailleurs, d’anéantir ces éléments, qui, comme tout ce qui existe, ont aussi leur raison d’être et leur place dans l’ensemble ; il s’agit plutôt de les « transformer » en les ramenant à l’unité, en les y résorbant en quelque sorte. L’homme doit tendre avant tout et constamment à réaliser l’unité en lui même, dans tout ce qui le constitue, selon toutes les modalités de sa manifestation humaine : unité de la pensée, unité de l’action, et aussi, ce qui est peut-être le plus difficile, unité entre la pensée et l’action.
                            Arabes, Islam, Ismaéliens, etc.


                            • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 09:27

                              @Étirév

                              « ...Si les Occidentaux reconnaissaient que tout n’est pas forcément à dédaigner dans les autres civilisations... »

                              C’était bien le cas jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Le communautarisme islamique a détruit le sentiment laissé par les orientalistes. Ils avaient essaimé pourtant dans les consciences longtemps. Moi même j’ai approché avec intérêt les traces musulmanes (de Cordoue à Bagdad, d’Istanbul à Samarcade...). 

                              L’histoire de Chypre (*) et un séjour dans le nord ne peuvent que convaincre de l’immiscibilité islamique avec une autre culture. La réaction à des sri lankais à l’endroit des musulmans ne m’a pas étonné. Promenez- vous dans Colombo, c’est tendu aussi. Pareil à Rangoon.

                              (*) https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-immiscibilite-historique-des-189285


                            • zygzornifle zygzornifle 18 février 10:06

                              Le masque protège des virus, a quand un masque pour nous protéger de ces détraqués religieux....


                              • zygzornifle zygzornifle 18 février 10:08
                                « C’EST LE VENTRE DE NOS FEMMES QUI NOUS DONNERA LA VICTOIRE « 

                                « C’est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire « – brunobertez


                                • Parrhesia Parrhesia 18 février 12:39

                                  Bonjour Olaf,

                                  Je retiens entre autre votre information selon laquelle : «  ... . Ce phénomène (la conversion au christianisme) absolument inédit dans l’histoire ... »

                                  Il s’agit effectivement d’un phénomène inédit et dont il serait intéressant de chiffrer l’importance exacte. 

                                  Néanmoins cela ne doit pas occulter les résultats des expériences malheureuses de l’église catholique au Moyen Âge lorsqu’elle s’est avisée de convertir musulmans et Juifs au catholicisme.

                                  Les résultats sont connus : elle ne convertit pratiquement jamais personne en profondeur et elle ne réussit qu’à introduire de faux chrétiens dans la société chrétienne de ce temps.

                                  Ceci étant, ni le présent commentaire, ni celui que j’ai présenté à Jonas ce jour à 9H 30 n’entendent comporter de jugement comparatif de valeur sur les trois religions du Livre par rapport à la laïcité.

                                  Je n’entends avancer ici que des faits qui démontrent à quel point certaines différences ont été et restent difficilement compatibles avec la laïcité démocratique et moderne.

                                  Bonne journée à vous.


                                  • L'apostilleur L’apostilleur 18 février 19:00

                                    @Parrhesia

                                    « ...elle ne convertit pratiquement jamais personne en profondeur et elle ne réussit qu’à introduire de faux chrétiens dans la société chrétienne de ce temps... »

                                    Après la Reconquista, des juifs rejoindront les terres ottomanes et se convertiront à l’islam (les avdétis). Pendant que ceux restés en Espagne se convertiront en masse au catholicisme. Leurs descendants sont très nombreux aujourd’hui en Espagne.
                                    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-espagne-ouvre-la-boite-de-189448

                                    Ou deviendront marranes, ces « convertis de bouche mais pas de coeur ».

                                    Un peu plus tôt, juifs et chrétiens n’avaient que le choix de quitter l’Andalousie ou de se convertir à l’islam, ce qu’ils feront contraints. 


                                  • Aimable 20 février 01:42

                                    Quand les croyants arrêterons de se masturber le cerveau ce sera un grand pas pour l’humanité .


                                    • fcpgismo fcpgismo 20 février 10:42

                                      A la suite de toutes ces immondes saloperies spécistes l’islam advient et aujourd’hui nous rends la vie plus inquiétante, il ne reste plus qu’a s’en débarrasser ( son influence sadique )et on pourra aller vers une spiritualité laïque ou religieuse apaisée.


                                      • njama njama 21 février 20:30

                                        LE PHÉNOMÈNE MONDIAL D’APOSTASIE ET DE CONVERSION AU CHRISTIANISME

                                        L’ampleur de la chose est difficile à évaluer avec précision :...

                                        Voilà bien une autre fiction de l’auteur, nous attendons qu’il nous donnerait des chiffres, les églises se rempliraient-elles ? à notre insu..

                                        L’apostasie est par définition un changement de religion, et plus un reniement assumé, le matérialisme athée, ou même l’agnosticisme n’en sont pas.
                                        Le « Grand Remplacement », je n’ai toujours pas aperçu le bout de son nez, hormis dans quelques rares banlieues éparses, quelques quartiers dans le territoire métropolitain particulièrement urbanisé.

                                        Voilà donc bien le langage que l’auteur, petit commis du christianisme, nous assène dans ses articles, surtout celui du catholicisme, pas de Salut en dehors de la foi en Christ...


                                        • njama njama 21 février 20:49

                                          Est-ce aux musulmans arrivés EN France par les vicissitudes de l’histoire et de l’économie du marche du travail à s’adapter (s’assimiler) à la religion des chrétiens, ou à ces derniers en complète déroute spirituelle à envisager deux secondes la Révélation coranique comme ayant pu être une Prophétie. Le Coran, ce « Texte » rejeté (censuré, ou mis à l’index ce qui revient au même) pendant un millénaire en France ?

                                          Mouhamad est reconnu comme prophète dans la Révélation d’Arès (en ligne  ici ) dont la 1° partie nommée « Évangile » s’adresse très particulièrement à l’évidence à la sphère d’Occident, en témoigne les versets 5/6-7 ci-dessous. Pour la résumer, en un seul mot, je dirais qu’elle trace un « update  » pour le christianisme qui en a bien besoin car il dépérit à vue d’oeil ...

                                          > « Je suis Celui Qui a parlé par Mouhamad, le briseur d’idoles ... » (2/9)
                                          > "Vois, Je trace la lisière du Champ où Je t’envoie : du côté du soleil à midi jusqu’où descendent les frimas en hiver ; du côté opposé jusqu’où flottent les glaces en été ; au levant jusqu’où se dresse l’étendard de Mouhamad ; au couchant jusqu’aux îles de corail.
                                          Comme J’avais envoyé Mes Disciples aux nations d’Israël Je t’envoie aux nations que borne la lisière que tu as vue, pas au-delà.« (5/6-7)
                                          > »Mouhamad, Mon Messager venu avant toi a enseigné que Jésus n’est pas Dieu, que ceux qui croient cela sont impies.
                                          Ma Main a oint les lèvres de Mon Messager ; son enseignement est vrai : l’homme Jésus n’est pas Dieu ; c’est le Christ Qui est Dieu, c’est Moi né de Jésus né de Marie.
                                          Un espace plus long qu’un rayon de soleil va de Jésus au Christ ; ...
                                          " (32/1-3)

                                          Après, on peut douter que ces paroles (récentes) soient « Révélées » mais c’est une autre question ... à chacun de se faire une opinion ...


                                          • njama njama 21 février 20:55

                                            Quand à cette récente Révélation d’Arès à découvrir il faut savoir que à côté de la reconnaissance ineffable qu’elle fait de Mouhamad Son Messager, elle restitue de très belle manière une ÉBLOUISSANTE reconnaissance de la Divinité de Jésus, mais pas telle que nous l’a dictent les théologiens et dogmes chrétiens, à savoir qu’elle n’était pas innée, congénitale, de naissance, il était homme....

                                            (Év. 2/ 11-13) "Je suis Celui Qui a parlé par Jésus, Mon Second Fils, celui qui, après Élie, déjà glorifié, a renoncé au vœu d’Adam de dominer la terre et les nations pour le prix d’un tombeau glacé où M’attendre,
                                            et qui fut plus glorifié encore. Celui que J’ai oint Moi-même. Celui dont J’ai effacé la tare à cause de ses exploits pour mettre ses pas dans Mes Pas, pour aimer Mon Peuple, en effaçant des registres de César son nom et le nom de sa mère des registres du temple, pour qu’il n’ait plus de génération, pour que sa mère restât une jeune fille, qu’aucune inscription de fiançailles ne demeurât,
                                            pour l’enlever à tout ascendant et le faire entrer dans Ma Maison Royale, en faire un Dieu en le fondant en Moi sans retour"

                                            (Év. 32/ 3-5) "Un espace plus long qu’un rayon de soleil va de Jésus au Christ ; la distance infinie qui sépare la terre du Ciel il l’a parcourue, parce qu’il a mis ses pas dans Mes Pas, il ne s’En est jamais écarté, il s’est embrasé de Mon Amour pour l’homme, son frère, et comme une fumée pure il s’est élevé vers Moi ; il a accompli en un an, le temps d’un battement d’ailes, ce que le monde pour son salut accomplit dans les siècles des siècles.
                                            Je l’ai fondu en Moi ; J’en ai fait un Dieu ; il est devenu Moi. Quelle intelligence d’homme, faible lumignon, peut comprendre cela ?"

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité




Palmarès



Publicité