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Accueil du site > Tribune Libre > Le sens de l’existence de l’homme entre son libre arbitre et la (...)

Le sens de l’existence de l’homme entre son libre arbitre et la puissance de la Providence divine. Qui est l’homme ? Qui sommes-nous ?

 « Que puis-je dire ? Je ne peux que me soumettre à cette analyse mais voilà, il me faut admettre que le libre arbitre de l’homme est donc tout-à-fait relatif. Du coup il me faut donc admettre que la prédestination prévaut et commande nos actes. » C’est le post d’un ami (1) qu’il m’a envoyé, il y a quelques jours, qui, après avoir lu un article (2) paru sur le Quotidien d’Oran, le jeudi 16 août 2018, s’est interrogé sur le fonctionnement de l’histoire.

 

Il est vrai que le libre arbitre de l’homme est tout-à-fait relatif. En effet, on remarque que les actes paraissent toujours déterminés lorsqu’on les considère après l’exécution, lorsqu’ils font partie du passé. Mais lorsqu’on les considère dans leur développement même, surtout si on essaie de déduire avant les événements à venir, on s’aperçoit que ce ne sont que des projections hypothétiques que nous pouvons mener mais sans jamais s’assurer de leur réalisation. En clair, l’homme ne peut que conjecturer. H. Bergson appelle « liberté, le rapport du moi concret à l’acte libre qu’il accomplit. » Mais qu’est-ce que le moi ? Sinon tout ce qui fait l’existence dans le temps. Une liberté, une causalité qui est toujours au présent lorsqu’il est. Mais ce moi demeure indéfinissable, on a beau le cerner ce « je », il demeure qu’il y a beaucoup d’inconnu en lui. C. G. Jung appelle l’« ombre » qui personnifie pour le sujet « le côté inconnu, inquiétant, de lui-même, comme un être à la fois étranger et apparenté  ».

 

Mais ces ombres noires, sinistres relèvent de l’existence. Dans le quotidien, l’homme n’est pas toujours objectif, pris par son égoïsme, souvent cette pensée qui pense en lui pense qu’au fond il n’est pas égoïste. C’est simplement sa nature qui est ainsi. Bon quand il est dégagé, mauvais quand le côté négatif de sa nature prend le dessus. Celui qui fait du mal sent-il qu’il fait du mal ? Aussi, comment nous connaître ? Comment prendre prise sur soi, sur notre existant ? Comprendre nos joies, nos angoisses et apprendre à les maîtriser ? Et c’est important pour notre sérénité intérieure, pour lutter contre les projections des autres, contre nos propres problèmes refoulés de l’existence qui remontent à la surface et prennent le pas sur nous. Combien même on est serein, ou paraissant l’être, intérieurement on ne l’est pas et on ne le montre pas. Comment faire pour comprendre ce mal-pensé ? Qui, au fond, quoique l’on dise, est naturel puisqu’il prend en nous, et nous ne pouvions le plus souvent lutter contre. Nous sommes simplement ce que nous sommes, et le monde est ainsi fait.

Un aspect important est de penser que l’homme n’a pas de liberté réelle, au sens propre du mot, puisque le libre arbitre lui est donné par l’Essence. On n’a pas le choix pour définir l’homme autrement que par l’Essence. Il n’est pas homme de lui-même, il a été créé homme. Et cette vérité est très importante parce que si on ne la met pas en avant, en tant qu’elle le définit, l’homme restera toujours un être indéfinissable. On épiloguera longtemps sur le « je » et le moi, mais nous n’arriverons pas au cœur du problème de l’homme.

Dès lors le seul lien tangible qui peut nous exprimer est notre libre arbitre dans notre essence d’être. Il joue un rôle cardinal dans notre existence. Dans un essai sur le libre arbitre, Arthur Schopenhauer enseigne « que l’hypothèse du libre arbitre doit être absolument écartée, et que toutes les actions des hommes sont soumises à la nécessité la plus inflexible, nous l’avons par là même conduit au point où il peut concevoir la véritable liberté morale, qui appartient à un ordre d’idées supérieur.

 

Il existe, en effet, une autre vérité de fait attestée par la conscience, que j’ai complètement laissée de côté jusqu’ici pour ne pas interrompre le cours de notre étude. Cette vérité consiste dans le sentiment parfaitement clair et sûr de notre responsabilité morale, de l’imputabilité de nos actes à nous-mêmes, sentiment qui repose sur cette conviction inébranlable, que nous sommes nous-mêmes les auteurs de nos actions. Grâce à cette conviction intime, il ne vient à l’esprit de personne, pas même de celui qui est pleinement persuadé de la nécessité de l’enchaînement causal de nos actes, d’alléguer cette nécessité pour se disculper de quelque écart, et de rejeter sa propre faute de lui-même sur les motifs, bien qu’il soit établi que par leur entrée en jeu l’action dût se produire d’une façon inévitable. Car il reconnaît très bien que cette nécessité est soumise à une condition subjective, et qu’objectivement, c’est- à-dire dans les circonstances présentes, par suite sous l’influence des mêmes motifs qui l’ont déterminé, une action toute différente, voire même directement opposée à celle qu’il a faite, était parfaitement possible, et aurait pu être accomplie, pourvu toutefois qu’il eût été un autre : c’est de cela seulement qu’il s’en est fallu. Pour lui-même, parce qu’il est tel et non tel, parce qu’il a tel caractère et non tel autre, une action différente n’était à la vérité pas possible ; mais en elle-même  et par suite objectivement, elle était réalisable. Sa responsabilité, que la conscience lui atteste, ne se rapporte donc à l’acte même que médiatement et en apparence : au fond, c’est sur son caractère qu’elle retombe ; c’est de son caractère qu’il se sent responsable. » (3)

 

Ce qu’énonce Arthur Schopenhauer est assurément une vérité. Tout homme est responsable de ses actes, même si pour lui, subjectivement il dit que son libre arbitre n’est pas engagé, que le choix dans son action relevait de son caractère dont il n’est pas responsable. Cet homme est conçu ainsi, en clair cela relève de ce qu’il est, donc nécessairement ce qu’il est par son essence. Schopenhauer poursuit son analyse : « Et c’est aussi de celui-là seul que les autres hommes le rendent responsable, car les jugements qu’ils portent sur sa conduite rejaillissent aussitôt des actes sur la nature morale de leur auteur. Ne dit-on pas, en présence d’une action blâmable : « Voilà un méchant homme, un scélérat, » ou bien : « C’est un coquin ! » – ou bien : « Quelle âme mesquine, hypocrite, et vile ! » – C’est sous cette forme que s’énoncent nos appréciations, et c’est sur le caractère même que portent tous nos reproches. » (3)

 

Allons plus loin dans le raisonnement sur l’essence de l’homme. Qu’est-ce qui différentie un méchant homme d’un scélérat ? Ou simplement un honnête homme d’un malhonnête homme ? Nous devons d’abord considérer ce qui meut l’honnête homme et le malhonnête homme, sur le plan de l’essence ? Il est évident que ce sont leurs pensées respectives de ce qu’ils font de leur liberté dans leur existence ou leur libre arbitre qui vont régir leurs actions. Car, dans le fond, le libre arbitre comme leurs pensées qui se différentient, chaque homme a sa propre pensée – on parle ici du contenu de sa pensée et non la pensée elle-même qui n’est que le véhicule du vouloir de l’être. Donc de par son libre choix de faire, d’agir, qui est donné à l’homme par une essence dont il ne sait rien. Qu’E. Kant appelle une causalité puisqu’elle est celle qui « cause tout ». Quels que soient les hommes, ils ne pensent que par leurs tendances dans l’existence, ils pensent donc et agissent de par ce qu’ils sont foncièrement.

 

Pour avoir une idée de la pensée au travers de laquelle l’homme tire son libre arbitre, il faut d’abord définir l’homme intérieur avec son monde extérieur. Supposons qu’il n’a pas les cinq sens sensoriels, que serait-il l’homme ? Il ne serait rien. Il n’entend pas, il ne voit pas, il ne sent pas. Dès lors même qu’il a une pensée, sa pensée lui est inutile. Il ne peut penser ce qu’il ne voit pas, ce qu’il n’entend pas, ce qu’il ne sait pas. En clair, il existe sans exister. Ou simplement pourquoi il existe seulement pour exister alors qu’il n’a aucune prise ni sur lui-même ni sur le monde extérieur. Le monde qui l’entoure aurait-il un sens ? Le monde animal, chat, tigre, lion, etc., ou le monde végétal, arbres, fleurs, herbes, etc., ou simplement la nature qui l’entoure, le jour avec le soleil, la nuit avec ou sans lune. Et tant de choses du monde extérieur. Le monde extérieur aurait-il un sens ? A quoi servirait-il ? Pourquoi existerait-il ? S’il n’y a pas l’homme qui témoigne de son existence. Le sourd muet aveugle qui a le sens du toucher a besoin des hommes et du milieu dans lequel il est pour prendre conscience de son existence.

 

On comprend dès lors pour que le monde existe, il a besoin de l’homme. Du moins, cette affirmation vient de la logique de sa raison. Évidemment, le monde peut exister sans l’homme si la Création l’a voulu ainsi. Mais se poserait toujours la question sur la finalité de la Création qui aurait existé à l’infini sans l’homme. Bien entendu, à cette question l’homme n’a pas de réponse. L’homme ne peut savoir l’absolu de l’Essence, i.e. Dieu. Il n’est pas « fait » pour savoir l’Essence par lequel il est. Tout au plus le sentirait-il cette Essence qu’elle existe en lui, et l’homme lui doit sa pensée en terme de véhicule et de contenu et ses cinq sens sensoriels qui communiquent leur contenu à sa pensée qui les traduit pour lui. N’est-ce pas un processus existential par lequel l’homme existe et dont il ne sait rien.

 

Et même les sens sensoriels dont il est doté sont limités, ils ne lui disent pas tout. Ses yeux, sa vision, ne sont qu’une merveilleuse « machine  », un «  merveilleux organe biologique optique ». Il ne voit par eux que les fréquences autorisées, i.e. les fréquences visuelles octroyées à l’homme. Il ne voit pas l’infiniment petit. Pour cela il a besoin d’un microscope optique, ou d’un microscope électronique qui fait grossir plus de 100 000 fois l’objet qu’il examine. Et encore cet examen optique est limité, il ne voit pas l’infiniment petit qui n’a pas de limite. De même, il ne voit pas l’infiniment grand. Il ne peut voir ce qui se passe, par exemple, sur la planète Mars, ou sur une autre planète lointaine. Tout au plus il spécule sur des photographies de ces planètes prises au moyen de télescope dont il pousse l’agrandissement à l’extrême, et pourtant ce paradoxe si on peut appeler cette limitation paradoxe, ces moyens techniques que sa pensée lui construit ne lui fait voir que ce qu’il lui est autorisé de voir par l’Essence. D’autant plus que si on fait le compte, les yeux, instrument optique biologique, le microscope optique et électronique et les télescopes les plus perfectionnés qui sont le produit de son intelligence véhiculée par sa pensée, ne lui appartiennent pas en propre, dans le sens de l’« absolu ». Certes, doté de sens et de pensée, l’homme a produit mais lui aussi est le « produit » de quelque Force Infinie créatrice de l’Univers.

 

Et souvent l’homme ne s’aperçoit pas qu’il est un « miracle » de la Création et dans la Création. Pourquoi ? Parce qu’il a cette capacité unique du moins jusqu’à ce stade de la connaissance de l’histoire de « penser l’univers ». Seul à le penser, ce qui implique que l’homme n’existe pas seulement pour exister, et malgré ses facultés « limitées », et qui lui permettent de les « augmenter », il a aussi à marquer de son empreinte le monde. Une destinée en quelle que sorte ? Un monde qu’il met à son niveau, qu’il y construit selon sa raison. Dès lors, n’est-ce pas que ce qu’il fait entre dans sa destinée d’exister dans ce monde, et qu’il existe une dépendance entre lui et ce monde. Un monde dont il dépend sur tout alors que le monde qui lui est extérieur ne dépend pas de lui. Tout au plus il est dans un certain sens le « miroir » du monde extérieur puisqu’il témoigne de son existence. Le monde n’a d’existence que par l’homme, et l’homme n’a d’existence que par le monde. Deux mondes qui ne font qu’un seul, un miroir de l’un et de l’autre dans un seul miroir.

 

Allons dans la diversité des hommes. Les hommes qui ont tous une nature humaine identique par la faculté de la pensée qui leur permette de penser, par leurs sens sensoriels, sont-ils un ? Ne sont-ils pas différents les uns des autres ? Par la couleur, la race, la religion, le caractère, la géographie et autres attributs, ils sont donc autre les uns des autres. C’est une loi de la Nature, de la Création. S’ils ont tous la faculté de penser, cela ne signifie pas qu’ils pensent tous de la même façon. Cela doit être ainsi. Il existe certes entre eux des ressemblances, des affinités, de l’affection, de l’amour, de la suspicion aussi, de la haine, de la peur de l’autre, et tant de sentiments complexes et souvent indéfinissables, et ceci dans toute société humaine.

 

Qu’en est-il de ces différenciations qui sont déterminées essentiellement par leurs pensées au travers desquelles toutes leurs facultés interagissent ? Les hommes ne prénomment-il pas souvent l’ensemble de leur être immatériel, i.e. leurs pensées et les facultés de la pensée, par « âme ». Cependant une âme n’a de sens que si une pensée vit en elle, pense en elle et pour elle. Donc, au-delà de l’âme, il y a toujours la pensée, et c’est elle qui est l’essence de l’âme. Que ce soit la conscience, la volonté, l’intelligence, la raison qui détermine l’action, l’imagination, le sentiment, la passion, l’ambition, l’intelligence, etc., toutes ces facultés humaines et tout ce qui dérive de ces facultés dérivent de la pensée. On est conscient d’une situation difficile, on ne peut le faire que par la pensée. On veut faire quelque chose, on ne peut le faire que par la pensée, de même résoudre un problème par l’intelligence ne se fait que par la pensée, on est attiré par quelqu’un, qu’on l’aime ou qu’on le haïsse, on ne le fait que par la pensée que l’on a de lui et réciproquement. « Faire le bien et éviter le mal ou le contraire ne peut se faire que par la pensée, et encore il faut situer les tendances pour chaque être. » Cependant, la pensée et les cinq sens sensoriels qui nous ouvrent le monde obéissent à un principe de causalité, dont nous ne connaissons ni ne pouvons connaître la Cause initiale, parce que nous sommes « créés » par la « Cause ultime », la « Cause originelle ». Tout être créé, en particulier l’être humain qui est au-dessus de tout parce qu’il dispose de sa pensée pensante peut-il savoir la « Cause absolue de l’univers » ? Il est évident que non. L’univers, les forces de la nature sont déjà bien mystérieux pour l’homme, dès lors « comment peut-il connaître sa cause alors que son être relève de l’Instance suprême, Dieu ? » Par sa pensée dont il est le véhicule et dont il ne sait rien ? Par ses sens qui sont limités et qui lui sont donnés. Et la pensée elle-même, qui est le véhicule de ses passions, ses sentiments, ses ambitions, sa raison, et tant d’autres facultés ou sens qui font sa conscience, sa volonté d’être, peut-elle penser sa cause ? Si la pensée pensait « sa cause » qui l’a fait naître, l’homme l’aurait su. Mais la pensée pensante ne se pense pas, elle est pensée, donc soumise elle aussi à un Principe supérieur. 

 

Dès lors le constat sur la situation de l’existence de l’homme fait ressortir en tant qu’être relevant d’une Cause ultime qu’il est forcément prédéterminé. Que sa liberté, et on entend par là le libre-arbitre de l’homme qu’« il est tout-à-fait relatif  », comme l’a écrit mon ami dans son post, et « admettre que la prédestination prévaut et commande nos actes », ne peut être que vraie. Il y a donc sa pensée qui émane d’une Force naturelle commune laquelle cause le tout au sein duquel l’humain est uni au monde. « Cette Force est le principe de toute explication. Elle est elle-même le substratum commun dans tout existant », énonce Schopenhauer.

 

 « Jamais aucune cause au monde ne tire son effet entièrement d’elle-même, c’est-à-dire ne le crée ex nihilo. Il y a toujours une matière sur laquelle elle s’exerce, et elle ne fait qu’occasionner à un moment, en un lieu, et sur un être donné, une modification qui est toujours conforme à la nature de cet être, et dont la possibilité devait donc préexister en lui. Par conséquent chaque effet est la résultante de deux facteurs, un intérieur et un extérieur : l’énergie naturelle et originelle de la matière sur laquelle agit la force en question, et la cause déterminante, qui oblige cette énergie à se réaliser, en passant de la puissance à l’acte.

 

Cette énergie primitive est présupposée par toute idée de causalité et par toute explication qui s’y rapporte ; aussi une explication de ce genre, quelle qu’elle soit, n’explique jamais tout, mais laisse toujours en dernière analyse quelque chose d’inexplicable. C’est ce que nous constatons à chaque instant dans la physique et la chimie. L’explication des phénomènes, c’est-à-dire des effets, ainsi que les raisonnements qui ramènent ces phénomènes à leur source dernière, présupposent toujours l’existence de certaines forces naturelles. Une force naturelle considérée en elle-même n’est soumise à aucune explication, mais elle est le principe de toute explication. De même, elle n’est non plus soumise en elle-même à aucune causalité, mais elle est précisément ce qui donne à chaque cause la causalité, c’est-à-dire la possibilité de produire son effet. Elle-même est le substratum commun de tous les effets de cette espèce, et est présente dans chacun d’eux. » (3)

 

Par cet énoncé, on comprend pourquoi Schopenhauer ramène tout à la Cause ultime, qui n’a pas d’explication, et bien que l’homme qu’il interroge lui dise : « Je peux faire ce que je veux. Si je veux aller à gauche, je vais à gauche : si je veux aller à droite, je vais à droite. Cela dépend uniquement de mon bon vouloir : je suis donc libre », il le considère comme non libre. Il nie le libre arbitre. En réalité, l’homme est libre et tout à fait libre, sauf que dans l’« absolu », il ne l’est pas puisqu’il est « dépendant » de ses facultés, des tendances caractérielles, des circonstances et d’un état mental qu’il ne commande pas. Et ceux-ci lui dictent malgré lui son comportement. Par exemple touché par un malheur, l’homme peut se retrouver accablé. Vu sous cet angle, l’homme forcément n’est pas libre puisqu’il dépend à la fois de son intériorité qui dicte sa réaction et de l’extériorité qui l’accable dans le sens qu’elle peut le combler de bonheur, ou par des difficultés voire des maladies, des malheurs fortement l’éprouver dans l’existence ou simplement la monotonie, la routine quotidienne lui enlève la sève, la vitalité du sens de l’existence. Cependant, il doit assumer, et en assumant tout ce qu’il lui arrive, en bien ou en mal, il assume son existence. En clair, il peut être heureux comme il peut se trouver à lutter contre le malheur soit en l’acceptant parce qu’il n’y a pas de possibilité pour le repousser, soit le refuser s’il pouvait s’en défaire.

 

Une question cependant, dans la réalité du vécu quotidien de l’homme, est-il nécessaire de penser que l’homme n’a pas de libre arbitre d’autant qu’« il n’a point besoin de cette vérité absolue pour exister ? » Et l’absolu est du ressort de l’absolu. Or, l’homme existant ou l’« existant de l’homme » est du ressort de l’existence de tous les jours, minute par minute, seconde par seconde. En clair, il n’a point besoin de philosopher, ou de concept philosophique pour vivre, vivre en sécurité, arriver à gagner sa vie, à assumer pleinement son existence. Et c’est cela qui compte pour l’homme quel qu’il soit, qu’il soit le plus éclairé des hommes ou le plus commun des hommes. Exister dans une vie déjà complexe où l’homme le plus souvent se trouve dépassé par les événements de toutes sortes. Et par le plus élémentaire pour l’homme, et cela a rapport à son existentiel immédiat, il doit arriver à manger, arriver à dormir, en deux mots assurer son existence. Par conséquent, la réponse « à ce besoin de cette vérité absolue pour exister » est évidemment qu’il n’en a pas besoin du tout. Aucunement.

 

Et le philosophe français Victor Cousin que cite Schopenhauer. « M. Cousin, qui mérite sous ce rapport une mention honorable, puisque dans son Cours d’Histoire de la Philosophie, professé en 1819-1820, et publié par Vacherot, 1841, il enseigne que le libre arbitre est le fait le plus certain dont témoigne la conscience (vol. I, p. 19, 20) ; et il blâme Kant de n’avoir démontré la liberté que par la loi morale, et de l’avoir énoncée comme un postulat, tandis qu’en vérité elle est un fait : « Pourquoi démontrer ce qu’il suffit de constater ? » (Page 50). « La liberté est un fait, et non une croyance. » (Ibid.). (3)

 

Victor Cousin est surpris que l’on ne voie pas le libre arbitre comme un fait naturel. Et on ne peut que lui donner raison. Cependant, à l’opposé, ce qu’affirme Schopenhauer dans le non libre arbitre n’est pas aussi sans intérêt dans la compréhension de l’homme, et par extension le monde humain. Aussi pensons-nous que nous arrivons aux conclusions des deux visions schopenhauerienne et cousinienne et affirmons que toutes deux ont leur utilité dans le vécu des hommes. Le lecteur pourra juger à la lecture de ce qui suivra si cette assertion est juste ou fausse. Et permet-elle à comprendre l’homme, cet « inconnu » qui à la fois se connaissant et ne se connaissant pas. Ou encore croyant se connaître mais ne se connaît pas parce que son existence est souvent difficile et complexe, lui apparaissant souvent comme une épreuve dans son connaissant. Ce qui signifie qu’il existe et combien même il existe et a existé, il peut passer à côté de l’existence comme s’il n’a pas existé. Une grande majorité des hommes se trouvent dans cette situation, parce qu’ils n’ont été que dans cette immédiateté d’exister. Cependant cette majorité d’hommes, sont-ils responsables de leur situation ? Et qui peut attester qu’ils n’ont pas pensé le sens profond de leur existence ? « Il est certain que l’apparent qui se dégage de cette majorité n’est pas vérité. » Certes, l’éclairé qui se dit éclairé ou pense être plus éclairé que la masse peut le penser que par sa pensée qui le lui fait penser, « mais elle ne peut être vérité parce qu’elle n’est que sa propre vérité, et non la vérité de tous. »

 

Ceci étant, revenons à la vision schopenhauerienne et à la vision cousinienne, elles ont toutes deux une grande utilité. Pourquoi ? Pour la première, elle fait ressortir le destin d’un homme dans toute la profondeur de ce qui fait l’essence de son existence. Une vision qui montre combien l’homme est libre ou croit être libre, en réalité, il l’est mais toujours assujetti, dirigé en permanence et c’est la raison pour laquelle Schopenhauer écarte absolument le libre arbitre.

 

Pour la seconde, le libre arbitre est vrai dans l’immédiateté de l’existence. L’homme ne peut être un automate que l’on manipule d’en Haut sans qu’il n’y ait un sens à cette manipulation. Non, il est réellement libre même s’il est « régi » » par le principe de causalité. Emmanuel Kant par son fameux triptyque, « l’espace, le temps et le principe de causalité » n’élude en rien ce qu’on peut appeler le « principe de l’immédiateté pour l’homme d’exister. » Ce qui signifie que l’Essence de Dieu a réellement octroyé un libre arbitre à l’homme, dans l’immédiateté de son existant, qui ne relève pas seulement du principe causal comme le comprend l’homme, mais relève de lui-même en tant qu’être, en tant qu’homme, en tant qu’essence provenant de l’Essence suprême, capable de penser sans savoir d’où lui vient cette pensée, capable donc d’exister, de produire, en dehors de toute contrainte. Sauf que cette liberté par ce lien avec son essence est relative parce qu’elle relève toujours du Principe de causalité suprême, donc de la Cause absolue, i.e. Dieu.

 

Pour la compréhension du libre arbitre et l’implication de la vision schopenhauerienne et cousinienne sur lui, il est intéressant de se reporter à des faits humains réels, vécus ou simplement s’ils s’étaient réalisées, hypothétiquement parlant, donc autrement, qu’auraient été les conséquences sur l’humanité. Pour cela, reportons-nous au post que mon estimé ami Bensadek Mohammed m’avait envoyé. Que m’écrit-il :

 

« Pour ce qui concerne le Japon et les explosions atomiques, elles ne sont pas des réflexions ou un produit de ma pensée. Pour l’occupation du Japon, j’ai repris des déclarations des soviétiques - à l’époque de l’URSS - qui ont soutenu cette opinion. Pour preuve, selon eux, ils étaient en mesure d’occuper toute l’Allemagne, et ils ne se sont retirés des territoires déjà pris et une grande partie de Berlin qu’après les accords de Potsdam.

 

Pour les explosions atomiques, je tiens ces déclarations de citoyens Japonais écorchés par cette ignoble action dont ils gardent un souvenir tenace. J’étais une fois à Hiroshima, voulant demander un renseignement, un Japonais a refusé de me répondre et m’a évité comme quelqu’un qui évite un agresseur. En rentrant le soir à l’hôtel j’ai raconté cela, il m’a été répondu qu’il y a encore une catégorie de Japonais qui refusent de répondre dans la langue de ceux qui les ont humiliés et qui disposent en outre de plus de dix bases militaires dans leur pays et se conduisent comme des conquérants.

 

Mais en regardant plus globalement je dirais c’est la marche de l’histoire qui est ainsi. Après tout peut-être que ces essais auraient certainement produit plus de dégâts plus tard si l’expérience de l’explosion de Hiroshima n’avait pas eu lieu. Supposons Moscou ou Pékin en pleine guerre froide… » (1)

 

Dans cette réponse, deux points ressortent. D’abord le refus du Japonais de donner un renseignement « juste pour l’orienter ». Rien à voir avec l’histoire qu’a vécu Hiroshima. On comprend que voir un étranger pour le Japonais d’Hiroshima, c’est lui rappeler la blessure profonde qu’a vécue le Japon, en particulier les habitants de cette ville-martyr. L’holocauste est omniprésent dans leur mémoire.

 

La population d’Hiroshima en 1945, lors de l’explosion nucléaire au-dessus d’eux, a vécu un enfer sur terre, un enfer à la mesure des apocalypses relatées dans les récits bibliques. Des êtres humains qui s’évaporent en fraction de seconde sous une température se comptant en millions de degrés. Harry Truman dira dans son discours, le jour suivant la destruction d’Hiroshima, le 8 août 1945 : « La bombe atomique permet d’intensifier d’une manière nouvelle et révolutionnaire la destruction du Japon. Sa force relève de la force élémentaire de l’univers, de celle qui alimente le Soleil dans sa puissance. Cette force vient d’être lancée contre ceux qui ont déchaîné la guerre en Extrême-Orient. » (4)

 

On comprend le silence du Japonais dicté par un libre arbitre « immédiat » qui reflète la conscience de ce souvenir extrêmement éprouvant et unique au monde. Le journal Le monde relate les rares témoignages de victimes des bombardements nucléaires en 1945 et ce que fut leur calvaire physique et moral après l’holocauste. « « Ce que vous voyez aujourd’hui au Musée de la paix n’est rien comparé aux images qui hantent nos mémoires », témoigne Suneo Tsuboi (90 ans), président de l’Association des survivants de la bombe A qui a des groupes dans tout le Japon. Il avait 20 ans ce 6 août 1945 à Hiroshima, et se trouvait à un kilomètre de l’épicentre. Projeté de plusieurs mètres par la déflagration, gravement brûlé au visage et aux bras, Suneo Tsuboi resta quarante jours dans le coma. « Plus je me souviens, plus je souffre »

Mais ces récits sont pour la plupart ceux de médecins, d’écrivains. Avec la disparition des victimes qui ont vécu ces moments atroces (350 000 « atomisés » dont 140 000 sont morts sur le coup ou dans les semaines suivantes) s’évanouit la mémoire des gens ordinaires : les mots sur lesquels ils trébuchent pour dire leur calvaire, la détresse de regards qui semblent un écho au cri du poète atomisé Sankichi Toge, « Rendez-nous notre humanité ! » Certains s’en veulent de ne pas avoir secouru de victimes, d’avoir laissé mourir des enfants dans d’insupportables souffrances ou simplement d’avoir été épargnés, mais l’instinct de vie les poussait à penser d’abord à eux-mêmes…

 

Keiko Ogawa, qui avait 8 ans en 1945 et se trouvait à 2,5 km de l’épicentre, fut miraculeusement sauvée. « Je me souviendrai toujours de la sensation de la main d’une femme atrocement défigurée qui m’agrippa la cheville implorant que je lui donne de l’eau. »

 

Hiroshima, avec son mausolée de la Paix à proximité du dôme éventré et calciné de ce qui fut le pavillon pour la promotion des industries locales, l’un des rares vestiges du feu nucléaire, a le culte du souvenir. Elle commémore, mais s’évanouit cette mémoire à vif, « celle des survivants qui est l’écho de la voix des morts », dit Mme Ogawa. »

Ce sont ces souvenirs dans leur violence que s’efforcent de recueillir les « successeurs » : des hommes et des femmes qui ont établi une relation affective avec des hibakusha et s’attachent à transmettre leurs récits et leurs émotions. Le projet a été lancé par la municipalité en 2002 et il y a actuellement 141 « successeurs ». Selon Mme Minako Omatsu (43 ans), qui a eu de longs entretiens avec un atomisé, Masahiro Kunishige (84 ans), « il ne s’agit pas de recueillir des faits mais les sentiments des victimes, la douleur qu’ils ne verbalisent pas : lorsque M. Kunishige a commencé à se confier, ses yeux se sont embués de larmes : il y a là une part d’une vérité indicible de ce qu’il a vécu ». « Plus je me souviens et plus je souffre », dit pour sa part Suneo Tsuboi.

 

La mort frappa d’un coup. Puis, pour ceux qui survécurent, il y eut les jours et les semaines où il fallut survivre dans les décombres et la pestilence, sans soins – « on apaisait les douleurs des brûlures des victimes avec des tranches de concombre », se souvient Mme Ogawa – et sans eau – c’est en souvenir de ce manque qu’Hiroshima dispose aujourd’hui d’un grand nombre de fontaines et de pièces d’eau. Ensuite vinrent les années au cours desquelles les survivants s’installèrent dans l’attente des symptômes du mal obscur qui était en eux. Une lente agonie : « Nous découvrions que la bombe était dans nos corps », poursuit Mme Ogawa.

 

« En famille, on n’en parlait pas, et on cachait aux autres que nous étions des atomisés » » (5)

 

Ce témoignage reflète la souffrance de l’homme dans l’existence qu’il n’a pas choisie, où l’homme et le libre arbitre ne sont rien face aux nécessités du devenir. Il reste toujours cette idée que des hommes meurent et souffrent pour que d’autres vivent. Combien de morts dans des Révolutions populaires pour que des peuples se libèrent et gagnent leur dignité humaine.

 

Le deuxième point a trait à cette marche de l’histoire si, par exemple, elle ne s’était pas réalisée comme elle le fut en 1945. En clair, si hypothétiquement parlant, elle se serait réalisée autrement. Que serait-il passé dans le monde ? Par exemple, les États-Unis n’avaient pas découvert les effets de la bombe atomique en 1945. Que le Japon ne fut pas nucléarisé, et la guerre évidemment s’est poursuivie dans le Pacifique entre les États-Unis et le Japon. Ce n’est qu’après trois années, au moment où Tokyo, la capitale du Japon, allait être prise comme le fut avant, Berlin, la capitale de l’Allemagne, en avril-juin 1945, « que les essais de la bombe atomique furent concluants en 1948. » Et, à cette date, ce serait certainement les Soviétiques et les Américains qui seraient les puissances occupantes du Japon. N’oublions pas que l’URSS a déclaré la guerre au Japon, le 8 août 1945, conformément aux accords de Yalta. Elle a envahi la Mandchourie occupée par le Japon, le 9 août 1945. Donc le Japon sera pris en étau, par les Soviétiques et les Américains durant trois années (1945-1948).

 

Si, au moment de la reddition du Japon, les États-Unis procèdent à l’essai d’une bombe atomique, et cet essai est concluant, dès lors, dans les négociations, les Américains seraient forcément en position de force. Donc, malgré que l’URSS disposait de la plus grande armée du monde avec ses plus de 20 000 chars et 20 000 avions, les États-Unis imposeront leurs vues sur le Japon et sur tout le Pacifique. D’autant plus que les États-Unis chercheront à tout prix à endiguer l’influence du communisme sur l’Asie. Le raisonnement américain est simple. Si l’Asie entière est gagnée par le communisme, « que resterait-il à l’Occident ? » Une Europe pour au moins la moitié est déjà sous régime communiste, et l’Afrique, le monde arabe, l’Amérique du Sud ? Déjà l’Afrique est gagnée par des idées anticolonialistes, donc anti-occidentales, elle tombera forcément dans le système politique communiste ou socialiste. Une partie du monde arabe décolonisée rejoindra sûrement le camp socialiste. L’Amérique du Sud, un continent pauvre, exploitée par la finance occidentale, pourrait se retrouver aussi en partie dans le camp socialiste.

 

Que restera-t-il en fait à l’Occident ? Une petite partie de l’Asie avec les monarchies arabes du Moyen-Orient, et une partie de l’Amérique du Sud. Il est clair que le rapport des forces est déséquilibré et que, en faveur, de l’URSS, « le déséquilibre ne pourra que se creuser mettant inévitablement l’Occident capitaliste en minorité. » Des pays d’Europe de l’Ouest « pourraient » rejoindre le camp communiste. » L’existence même de l’Occident libéral, capitaliste serait en danger. Et ce danger va prendre réellement forme, devenir une réalité pour ainsi dire « intangible », du jour où Mao Zedong, président du parti communiste chinois (PCC), proclame le 1er octobre 1949, la fondation de la république populaire de Chine à Pékin. La proclamation de la RPC change toutes les cartes maîtresses américaines et occidentales, en Asie et dans le monde. L’URSS et la Chine pourraient changer la nature de l’équilibre du monde.

 

Ce cas de figure énoncé peut-il être un fait de science-fiction ? Non ? Il entre dans les possibilités d’existence si l’Essence du monde l’a ordonné ainsi. Évidemment, on peut toujours dire que cela ne s’est pas opéré ainsi. Et c’est vrai, mais cela pouvait être autrement la configuration du monde, en restant sur le plan des hypothèses. L’essentiel que nous visons, et ce qui est important dans cette hypothèse, « qu’aurait donné une situation pareille pour l’humanité tout entière ? » Et c’est cela qui nous pousse à cette analyse dans la compréhension de la « marche du monde. ».

 

En supposant que les États-Unis détiennent déjà la bombe atomique, et qu’elle a été essayée avec succès dans un espace du territoire américain tenu secret, et que les autres puissances en l’occurrence l’URSS et la Chine ont même été informées mais les informations sur cette bombe n’ont pas la même valeur que cela devrait être dès lors qu’ils n’ont pas une idée précise des effets apocalyptiques qu’elle peut provoquer. Cela peut paraître à un travail d’intox, action insidieuse par la désinformation.

Forcément, le bras de fer va continuer entre les États-Unis et l’URSS. Mais la victoire de la Chine et la proclamation de la République populaire de Chine va certainement changer les rapports de force. Une occasion pour les dirigeants soviétiques de mettre la pression sur les États-Unis comme ils l’ont fait en imposant un blocus sur Berlin, le 24 juin 1948, en bloquant toutes les voies routières et navigables obligeant Américains, Britanniques et Français à organiser un grand pont aérien pour ravitailler leurs forces militaires et les populations civiles berlinoises. Le seul moyen pour communiquer avec leurs zones d'occupation était la voie des airs.

 

Bien sûr, les Soviétiques auraient pu empêcher la voie des airs, et évidemment cela aurait déclenché une nouvelle guerre peut-être même mondiale. Ce qu’ils n’ont pas voulu mais ils ne l’ont pas fait pour la simple raison qu’ils ont voulu imposer leurs règles, leur vision du monde pour laquelle tant que les régimes politique capitalistes existaient, ils constituaient un danger pour l’existence de l’Union soviétique. Et évidemment réciproquement. Par conséquent, n’ayant pas connaissance des vrais effets de la bombe puisque le Japon n’a pas été nucléarisé – il n’y a pas eu la destruction d’Hiroshima et de Nagasaki –, et la fin de la Deuxième Guerre n’a pris fin qu’en 1948, dès lors les dirigeants soviétiques avec l’avènement de la Chine populaire, en 1949, vont passer à l’offensive. Se faisant face sur le 38ème parallèle, depuis 1945, et la proclamation de la Corée du Sud et la proclamation de la République populaire démocratique de Corée, en 1948, ils n’hésiteront pas avec les Chinois à pousser à la guerre les deux Corées, en 1950. L’objectif étant surtout de rejeter les États-Unis de la Corée qui leur sert de base avancée pour leurs forces militaires. Donc éjecter les États-Unis permet à l’URSS et à la Chine d’affaiblir les États-Unis qui perdent au triple plan : 1. une place hautement stratégique puisqu’ils sont à la frontière des deux grandes puissances, 2. sur le plan idéologique, 3. l’endiguement du communisme par les États-Unis se transforme en reflux, en recul.

 

Devant l’échec américain par deux fois durant la guerre, d’abord suite à l’offensive nord-coréenne au début de la guerre, et l’échec de la contre-offensive américaine qui a repris certes des territoires perdus, mais avec l’entrée en force des Chinois dans le conflit, les États-Unis se sont retrouvés bloqués par l’arrivée massive des troupes chinoises. Confrontés à une situation extrêmement difficile, la guerre va en s’exacerbant, les forces coréennes et chinoises peuvent continuer la guerre. Il est certain que le conflit va aller à leur avantage compte tenu de la puissance chinoise et le soutien russe. Seul l’emploi de l’arme atomique qui n’a jamais été essayé contre des forces pourrait changer le sort de la guerre. Et on comprend que demande du général américain Mac Arthur de disposer de bombes atomiques ne trouvera pas d’opposition à la Maison Blanche. Ni Harry Truman, le président américain, ni ses conseillers ne pourront s’opposer, le sort de la guerre en Corée est en jeu.

 

De plus l’emploi de l’arme atomique va montrer sa suprématie au monde pour au moins quatre raisons. 1. la bombe n’a jamais été essayée, les autres puissances ne connaissent l’importance des destructions qui sont « apocalyptiques » sur des objectifs militaires ou civils réels. 2. la bombe va, pour les États-Unis compte tenu de l’importance de l’éloignement, et la faiblesse en nombre d’hommes alignés dans les forces de combat, s’avérer l’ultime moyen pour l’Amérique de renverser l’équilibre des forces. 3. Montrer la suprématie de l’Amérique face à l’URSS et à la Chine. 4. Eviter d’être éjecté de la Corée du Sud ce qui inévitablement si les États-Unis étaient obligés de quitter la Corée du Sud, de « provoquer un effet domino. » Ils seront éjectés aussi du Japon, et du reste de l’Asie.

 

Et que demande le général Mac Arthur en nombre de bombes atomiques ? Ce n’est pas deux mais des dizaines si l’on croit certains écrits. Et cela semble logique. La Chine à l’époque avec ses 540 millions de Chinois et son espace géographique, 3ème pays du monde n’est pas le Japon. Dès lors comme dit mon ami Mohammed Bensadek : Après tout peut-être que ces essais auraient certainement produit plus de dégâts plus tard si l’expérience de l’explosion de Hiroshima n’avait pas eu lieu. Supposons Moscou ou Pékin en pleine guerre froide… »

 

Précisément, le général Mac Arthur, pour briser l’adversaire sino-nord-coréen va certainement nucléariser plusieurs villes chinoises. Avec probablement des millions de Chinois tués. La guerre sera-t-elle finie entre les États-Unis, l’Union soviétique et la Chine ? On n’a même pas besoin d’épiloguer sur ce qui sera avec une attaque nucléaire sur plusieurs villes chinoises. On laissera le lecteur se représenter les dommages ineffaçables qu’aurait entraînés une guerre nucléaires contre la Chine.

 

Précisément le développement de ce cas de figure de guerre qui n’a été donné que pour dire que la guerre aurait pu se dérouler autrement, avec des conséquences bien plus graves que ne le fut la nucléarisation du Japon. Et si, l’URSS avait aussi découvert l’arme atomique juste après l’emploi de l’arme nucléaire contre la Chine durant la guerre de Corée, que serait-il passé si les Soviétiques avaient transmis le secret de la bombe atomique à la Chine ? On n’a même pas besoin de se représenter le désastre qui pourrait s’ensuivre parce que la Chine n’est pas le Japon. Et la Chine qui aura la bombe, que sera le monde après ce conflit ?

 

Aussi, nous arrivons à la conclusion du sens du « développement hypothétique sur la guerre de Corée entre 1950 et 1953  » comparativement à ce qui s’est produit réellement. Avec la destruction d’Hiroshima et Nagasaki à trois jours d’intervalle, le 6 et 9 août 1945. Ce qui s’est passé en 1945 donne entièrement raison à la « vision schopenhauerienne du monde humain ». Dans le sens absolu, le libre arbitre de l’homme n’existe pas parce que le monde est en dernier ressort « fait » par l’Essence, et donc par Dieu. Et le libre arbitre octroyé à l’homme est certes une réalité sinon il n’y aurait pas eu de sens pour lui dans son existence, cependant le libre arbitre n’opère que « dans l’immédiateté du temps ». Une immédiateté temporelle qui est flexible, mais toujours courte et en rapport avec la capacité « limitée de l’homme de saisir son devenir. » L’homme peut connaître les lois de la nature pour s’en servir, peut viser des valeurs, peut être responsable de son devenir, mais sur ce dernier point il ne peut l’être totalement pour la simple raison que s’il avait les moyens, il aurait détruit tout obstacle qui se serait dressé sur son chemin. L’Afrique et une grande partie de l’Asie (Inde, Mandchourie, Indochine, Corée...) n’ont-elles pas été colonisées par le fer et le sang ?

 

Et c’est précisément là qu’entrent la Loi de la Nécessité et la Loi de la Causalité. Rien ne vient sans cause sauf Dieu qui est Un et Cause suprême de tout. Par conséquent, on peut se poser la question pourquoi avoir comparé l’hypothétique cas de guerre qui a été développé et la réalité qui s’est produite en août 1945, et qui n’a visé que la nucléarisation de Hiroshima et Nagasaki. Donc seul le Japon fut touché et de surcroît était fortement affaibli, et faisait face, en août 1945, à deux grandes puissances, l’Union soviétique et les États-Unis. Il est évident au regard de la destruction apocalyptique qui a touché le Japon, et qu’en dernier ressort c’est l’Essence suprême qui régit l’humanité entière et par laquelle l’humanité doit son existence, et comme les textes bibliques tant la bible hébraïque et chrétienne et l’Islam l’affirment, la seule explication vient du glaive et de la bonté de la Providence. Il n’y a pas, sur le plan « absolu  », d’explication par l’homme ni par l’histoire de la nucléarisation d’Hiroshima et de Nagasaki. Il est certain que, si la situation avait évolué autrement, que les États-Unis auraient découvert la bombe quelques années plus tard, le Japon avait déjà capitulé, et la bombe n’avait jamais été essayée, une guerre nucléaire à grande échelle aurait certainement survenu. Pour la simple raison qu’il n’y aurait pas de solution après la fin de la guerre. Les États-Unis voudront endiguer le communisme, c’était une question de survie pour l’Occident libéral, une guerre nucléaire à grande échelle aurait été inévitable.

 

Et c’est la raison pour laquelle on fait référence à la métaphysique de l’existence, que l’on met en avant le « glaive et la bonté de la Providence », qui est une réalité sauf que l’on ne s’aperçoit pas surtout pour ceux qui ne croient pas à l’existence de Dieu, et croit que le monde est régi par lui-même, sans cause. En clair, le sacrifice de deux villes japonaises ont sauvé l’humanité d’une guerre apocalyptique encore plus néfaste.

 

Pour ne citer qu’un témoignage récent et extrêmement fort, les États-Unis étaient à deux doigts de la guerre avec la Corée du Nord, en 2017. Le président américain Donald Trump et le président nord-coréen Kim Jon-un multipliaient les provocations, et agitaient la menace nucléaire. Trump comparait la taille de son « bouton nucléaire » avec celui de Kim Jong-un. Une guerre si elle s’était déclarée aurait embrasé quatre pays, les deux Corées, le Japon et les États-Unis. Après avoir procédé aux essais nucléaires de la bombe A et la bombe H, et testé ses missiles intercontinentaux, s’assurant qu’il pouvait toucher n’importe quel point du territoire américain, Kim Jong-un a ensuite fait volte-face, et change totalement de politique. Il ouvre la Corée du Nord à la Corée du Sud, rencontre le président sud-coréen Moon Jae-in, le 27 avril 2018, et le président américain le 12 juin 2018. Le président Moon Jae-in se rend à Pyongyang le 19 septembre 2018. Aujourd’hui, Kim Jong-un demande de nouveau un sommet avec Donald Trump.

 

Une voie de la sagesse ? Un prodige ce changement à 180 degrés de la politique du leader nord-coréen ? Bien sûr, sur le plan causal, c’est la crainte d’une guerre apocalyptique pour la Corée du Nord. Bien que la Corée du Nord pourra toucher e territoire américain, sud-coréen et japonais, il est certain que Kim Jong-un emportera son pays, son peuple dans l’apocalypse nucléaire. La Corée du Nord cessera d’exister, elle sera non seulement nucléarisée mais englobée définitivement dans une seule Corée avec cette qu’ont eu les habitants d’Hiroshima et Nagasaki. Probablement, les États-Unis seront touchés, le Japon aussi et la Corée du Sud aussi. Mais que sera la Corée du Nord ? Et une guerre extrêmement catastrophique pour la Chine et la Russie, et leur aura qui a tout perdu en Asie et dans le monde, pour n’avoir pas évité une apocalypse nucléaire sur l’Amérique et une partie de l’Asie.

 

Et on comprend en fin de compte que la volte-face de Kim Jong-un revient à l’Essence. « A la bonté de la Providence qui a éclairé la « pensée » du dirigeant nord-coréen d’aller vers une solution pacifique. » Hiroshima et Nagasaki détruites à trois jours d’intervalle et, à l’époque sans armes nucléaires mégatonniques, la bombe H, sont encore là pour montrer ce qui en coûterait une guerre nucléaire.

 

Ainsi on comprend que rien ne vient au hasard dans le monde, et tout ce qui arrive à l’homme a une raison, une cause. Comme d’ailleurs mon ami qui m’écrit et me dit : « Le libre arbitre. Telle est la question. Je n’ose pas entrer dans les méandres intellectuels philosophiques, je risque de me perdre et ne pas en sortir. Tout de même je suis tenté de dire en rejoignant Schopenhauer que le libre arbitre n’existe pas ou du moins s’il existe il est dirigé ou administré.

 

Je cite ici le verset 30 de la sourate « el baqara » (la vache), 87ème sourate dans l’ordre chronologique. Elle a été révélée le lendemain de l’Hégire et qui dit :

 

Lorsque Ton Seigneur confia aux anges : « Je vais établir sur la terre un vicaire « Khalifa ». Ils dirent : « Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ? » - Il dit : « En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! ».

 

Si je comprends, cela veut dire que le Seigneur a créé un être à qui il a donné des attributions (peut-être aussi des missions) et les anges ignorent le pourquoi de cette création puisqu’ils pressentent déjà que cet être « mettra du désordre et répandra le sang… » Mais le Seigneur, lui, sait pourquoi il l’a créé. Par ailleurs cet être est établi sur la terre en tant que vicaire (khalifa) c’est-à-dire une sorte de délégué. C’est peut-être là qu’une partie du libre arbitre lui est attribué. C’est un peu comme une délégation de signature !

 

Et là je ne vois pas comment extraire ce qui est du ressort du Seigneur et ce qui est de son khalifa. » (6)

 

Je lui répondis : « En vérité, il n’y a rien à extraire ni de l’homme et encore moins du Seigneur. L’homme n’est qu’un être créé par Dieu et il peuple la terre. Cela lui est donné par l’Essence, et c’est la raison pour laquelle combien même il est libre et capable de tous les faits bons ou mauvais, dans son existence propre ou existence collective, il est sans le savoir, ou plutôt il sait et souvent il refuse et n’arrive pas de saisir qu’il est toujours relié, assujetti à la puissance divine. Qu’il existe et tout ce qu’il fait, qu’il réussisse ou non, individuellement ou collectivement, il dépend de Dieu. Et l’essence qui le témoigne d’une manière certaine, sans aucune ambiguïté, est sa pensée que son corps véhicule, et elle aussi véhicule son contenu pour l’homme, est qu’est-elle ? D’où vient-elle ? La seule réponse qui vient de soi suffit à lui dire qu’il est relié à la Cause suprême du monde, à la Cause Créatrice de l’univers. Évidemment, il faudrait que l’homme soit suffisamment « inspiré » pour accepter ce lien métaphysique, et comprendre ce processus existentiel et existential.

 

Voilà la réponse appropriée qu’il faut penser pour l’accepter ou... la refuser. Et tout jugement sur l’essence dépend de cette disponibilité de l’esprit de l’homme à analyser et par ce biais à s’analyser soi-même. Pourquoi ? Pour la simple raison, dans le cas de la métaphysique de l’être, surtout dans son existential si l’on puisse dire, l’homme qui lit ce texte ne juge pas son auteur mais se juge soi-même. Parce qu’il s’adresse à son essence d’être et s’il est en conformité avec ce que lui souffle sa pensée à travers ses facultés, ses états d’âme qui englobent tout de lui. L’acceptation ou le refus de cette affirmation sur l’essence ne sera que sa réponse sur son propre esprit, et non sur celui de l’auteur de ses lignes. Ici l’auteur ne cherche pas à s’absoudre s’il énonce quelque fausse vérité mais simplement même fausse soit-elle ne libère pas celui qui y réfléchit à l’exclusion de l’auteur puisque c’est sa propre pensée qui l’énonce.

 

Un événement intéressant que l’auteur relate et traite d’une certaine manière de la Providence divine. « L’auteur a vécu a vécu à Oran, la deuxième ville d’Algérie, une certaine période de sa vie. Ensuite il a habité à Alger. Donc, habitant à l’époque Alger, il m’arrivait périodiquement de me rendre à Oran pour me recueillir au cimetière, sur les tombes de mes parents. Habituellement, je passais une nuit à Oran, et ce n’est que le lendemain que je retournais à Alger. Un jour, après la visite du cimetière, n’ayant rien à faire l’après-midi, je suis sorti de l’hôtel et j’ai traîné en ville. Habituellement, après le cimetière, je donne toujours l’aumône aux pauvres. Une somme assez importante faut-il souligner. Ce jour-là, je me trouvais dans la rue de la Bastille, une rue très fréquentée par la population parce qu’elle était commerçante. On trouvait de tout. Boucheries, marchands de légumes et de fruits, de magasins d’ustensiles de cuisine, etc. Alors que je m’apprêtais à distribuer une partie de l’argent, tout d’un coup j’eus des pensées étranges sur le sens de la charité des pauvres. Je me retrouvais à deviser en moi-même pourquoi donner de l’argent aux pauvres et qu’apporterais-je à ces pauvres ? Quelques milliers de dinars ? Est-ce important ce que je donnerais ? Suis-je réellement charitable ? Et ainsi de suite, et je doutais réellement sur l’acte de charité. Et pendant que je pensais, tout d’un coup, toujours au niveau de cette rue, et parmi les gens, je fus brusquement bousculé par des jeunes qui se disputaient. Je ne fis pas attention, en somme ce n’était pas grave, juste une petite bousculade. Continuant à marcher, mettant ma main dans ma poche, puis instinctivement regardant l’autre poche, stupeur, l’argent que j’avais a disparu.

 

Je n’avais plus d’argent, heureusement les papiers d’identité n’avaient pas disparu. C’était encore l’après-midi, la poste centrale juste à côté était encore ouverte. J’ai fait la chaîne, et j’ai tiré un chèque. Cette mésaventure m’apprit une leçon. Doutant de l’acte de charité, l’Essence m’a simplement montré que je devais le faire, et ne devais pas déroger à cette règle humaine. Au fond, me suis-je dis, si des jeunes m’ont volé, c’est qu’ils étaient dans le besoin. On ne peut voler sans cause. Le principe de causalité est partout. Tout acte, toute chose qui est mue a une cause. Rien ne vient du Néant. Au final, la Providence divine m’a intimé à faire la charité. Je l’ai fait autrement, avec cependant cette pensée de douter de l’acte de charité qui était blâmable. Cette pensée de moi qui relève de mon propre arbitre faut-il souligner que la Providence a corrigé m’a donné un plus dans le sens de mon existence.

 

Et tout homme peut regarder par sa conscience de son passé s’il n’a pas commis un acte blâmable et que la Providence divine a puni. En constatant sa vie, son existence, en constatant un acte blâmable passé, et en prenant conscience qu’il a été sanctionné par l’Essence divine, l’homme ne saurait se sentir coupable et même peut se sentir absous pour au moins quatre raisons. 1. Il est un être créé faible, et par son libre arbitre, il se trouve écartelé entre le bien et le mal, 2. Même le mal il ne le sait pas exactement parce qu’il peut le commettre sans en prendre conscience. Par égoïsme, par des pensées négatives qui lui viennent à l’esprit. 3. Par ignorance qu’il fait le mal. 4. Et il a payé dans un certain sens son mal. Et cela aurait pu être plus grave, si, par exemple, il avait été agressé avec violence.

 

Précisément, si la Providence intervient, et qu’il en prenne conscience, il est presque pour ainsi dire racheté. En clair il n’a pas fait le mal pour le mal. Cependant, l’homme souvent crée chez ses semblables de grandes souffrances et même à lui-même s’il ne maîtrise pas ses pulsions, son libre arbitre. Par exemple, une ambition démesurée, une jalousie maladive, un rejet affectif de l’autre et d’autres maux pathologiques de la personnalité humaine peuvent occasionner des angoisses telles qu’elles peuvent finir par de graves séquelles, voire même l’irréparable. Une dépression, un suicide, un meurtre, etc. Là aussi, on peut penser que la Providence n’a pas intervenu. En réalité, non. Ce qui a résulté et aussi grave que l’acte a été, il n’a été rétribué qu’en regard de la gravité de la situation humaine. Par exemple, si un homme ou une femme se suicide, et certainement pour des raisons affectives, c’est qu’il est arrivé à un état mental où il n’était plus viable. Son existence lui était indifférente, même l’acte de violence qu’il allait commettre lui importait peu. Une insensibilité s’était générée en lui, sa mort était une délivrance. Il ne pouvait vivre. L’homme normal qui verrait un tel acte, dira qu’il était fou. Précisément le suicidé était devenu dans un certain sens fou. Dans son acte avec la mort, se tirer une balle dans la tête, ou se jeter sous un train, pour lui cela n’était pas un problème. Sa conscience était embrumée, sa pensée ne fonctionne que pour cet acte-là, « comme s’il était programmé pour ça.  » Comme l’homme normal est lui aussi d’une certaine façon programmé mais détenant néanmoins un libre arbitre pour tenir à la vie, pour aimer la vie jusqu’à la dernière seconde de son existence. Mais la Providence divine aura toujours à décider en dernier ressort dans sa vie, sur son destin.

 

Pour l’exemple, prenons l’événement qui a survenu en France, au début de ce mois de septembre. Dans un article d’Europe 1, on lit :

« Une jeune femme de 30 ans a été percutée par une rame du RER D en gare de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, lundi, selon « Le Parisien ». Elle s'était jetée sur les voies avec son bébé dans les bras.

Une jeune femme de 30 ans s'est jetée lundi matin, son bébé dans les bras, sur les voies à l'entrée d'un train de la ligne R en gare de Combs-la-Ville, en Seine-et-Marne, rapporte Le Parisien. La mère et l'enfant sont morts.

 

La victime avait accompagné son fils aîné à l'école. Vers 10h30 lundi, alors qu'un train entrait en gare, une jeune femme de 30 ans s'est jetée sur la voie ferrée avec son bébé probablement âgé d'un mois dans les bras. Percutés par la rame, la mère et l'enfant sont morts sur le coup, selon Le Parisien. Selon les premiers éléments de l'enquête, la thèse du suicide est privilégiée. « La famille est nouvellement arrivée dans la commune », a indiqué Guy Geoffroy, le maire de Combs-la-Ville. « La victime a d’ailleurs accompagné son fils aîné à l’école pour qu’il fasse sa rentrée. »

Une enquête ouverte. La gare de Combs-la-Ville a été fermée et la circulation interrompue sur la ligne R entre les gares de Villeneuve-Saint-Georges et Melun pendant une partie de la journée. L'enquête a été confiée au commissariat de Moissy-Cramayel. Il s'agirait d'un geste désespéré après une « dépression amoureuse », selon une source proche de l'enquête consultée par Le Parisien. (7) 

 

Que peut-on dire de cet acte de suicide ? Qu’il a été prémédité, minutieusement programmé ? Est-ce elle qui l’a programmé. La cause, elle est donnée, le geste désespéré d’une femme touchée gravement sur le plan affectif. Son libre arbitre était-il conscient ? Non. Il était inconscient. Non. Se rappeler un ancien collègue de travail qui se confiait à moi, en me disant qu’il lui arrivait de parcourir 100 à 200 kms sans conscience. Ce n’est qu’arrivé à une ville ou à un endroit de la route qu’il reprenait conscience, et qu’il se demandait ce qu’il faisait dans ces lieux. Et cela lui est arrivé plusieurs fois. Je comprenais mon collègue mais je n’avais aucune réponse à lui fournir. Cela se passait dans les années 1980.

 

Dans une analyse qui a été publiée en 2017, j’avais scindé le libre arbitre en deux libres arbitres conscient et inconscient. Et j’avais écrit à ce sujet : « S’il avait un avion personnel, ce camarade aurait pu décoller et atterrir dans une autre ville. Qu’il se réveille en vol, ou qu’il atterrisse sans encombre dans une ville, importe peu. Il a tout simplement été transporté lui et son avion, comme cela fut pour lui et sa voiture, se transportant vers une destination dont il n’avait pas conscience. Que peut-on dire de ce libre-arbitre agissant mais inconscient ? Beaucoup de phénomènes humains ne sont pas expliqués, et c’est tout à fait normal, l’homme est par une pensée dont il ne sait rien. D’où elle vient ? Aucune réponse sinon qu’elle est en lui, et qu’il est par elle. Tout ce qu’il sait est qu’il pense. Donc qu’il agit en pensant consciemment, disposant d’un libre-arbitre conscient, ou inconsciemment puisqu’il agit aussi, demeure qu’il est dépendant de l’Intelligence, de la Raison universelle qui Gouverne le monde, qui Décide du monde. Qu’il le sait ou non, c’est Elle, en dernier ressort, qui Décide qu’il soit ou non dans l’existence. En d’autres termes, il peut être agissant conscient ou sans en être conscient. » (8)

 

Sauf que mon camarade de travail s’est réveillé de son libre arbitre inconscient mais la suicidée de la Seine-et-Marne ne s’est pas réveillée. Elle est morte avec son bébé. En réalité, elle n’est pas morte. Elle est morte pour nous, les êtres humains. Elle n’est pas morte pour l’Essence. Les « Éclairés » diront qu’elle et son bébé ont été rappelés à Dieu. En quelque sorte, elle a terminé sa « mission » sur terre.

 

En clair, doit-on dire du suicidé potentiel qui refusait de vivre ou de l’humain qui veut vivre, que tout relève de l’Intelligence universelle, la Raison universelle ou la Providence divine. Ce sont les mêmes mots qui représentent la Cause ultime ou Dieu dont nous provenons. Il faut simplement réfléchir que nous ne sommes pas seuls même si nous étions seuls sur Mars, ou sur la Lune. Nous sommes toujours accompagnés sans qu’on le sache, sans que l’on ne prenne conscience, ou si on prend conscience, on doit comprendre, apprécier le sens du « miracle qu’est la vie ». Et sorti du néant nous retournons au néant, n’est pas le néant que nous croyons.

 

Enfin, pour terminer, nous arrivons à la conclusion finale. Qui est l’homme ? Qui sommes-nous ? Dans le sens intrinsèque de ce qui relève de nous sur notre présence sur terre. Pourquoi existons-nous ? Pour saisir notre sens, le sens de nos vies, de notre essence, prenons une personne, par exemple, qui commente un article, et elle le fait sous un pseudo, donc anonymement. Que fait-elle ? Personne ne l’a obligé de commenter un article quel qu’il soit de n’importe quel journal du monde. Et le journal, qu’est-ce que c’est ? Sinon le journal de nos vies, de nos existences sur terre pris dans le sens global des hommes, des humains sur terre et dans l’univers que nous ne connaissons qu’une petite partie mais lui nous connaît sans qu’on le sache. Qu’a fait cet homme qui a commenté cet article ? Pourtant, il n’était pas obligé, « et il n’a rien à gagner, il ne fait que donner son opinion, il peut même entrer en conflit avec un autre commentateur qui lui répond dans les commentaires du journal, et ceux-ci peuvent procurer du bien comme procurer une gêne, parfois un tourment, une angoisse. Le pseudo ne le protège pas de l’autre et réciproquement. »

 

Leur souci est de comprendre, comme le dit mon ami Mohammed Bensadek, dans un écrit : « Je ne peux pas refuser et je n’ai rien à gagner aussi pour le faire. Mon souci est de comprendre dans le cadre de la curiosité humaine. Comprendre, comme on dit, le comment du pourquoi la chose... » Oui, il ne peut pas refuser parce qu’il est lié, lui aussi est cette essence de l’univers. Il ne sait pas qu’il participe à l’univers. Tout être humain par sa présence sur terre participe à l’univers. La moindre chose que fait notre essence participe à l’univers. Écrire sous un pseudo ou non participe aussi à cet univers.

 

Un autre événement. « Je me rappelle, une fois je marchais dans une ville de la Russie, c’était dans les années 1970. J’étais étudiant à Pouchkine, une petite ville non loin de l’ex-Leningrad, aujourd’hui renommée Saint-Pétersbourg. C’était le week-end, et j’étais à Saint-Pétersbourg. Avec un ami qui était algérien comme moi, on se promenait dans la principale avenue de la ville. Elle s’appelait Nevcki Prospect, appellation en russe dont le son est écrit en français. Une belle avenue avec ses trottoirs larges et très propres. Pas un morceau de papier, détritus ou autre, sur le trottoir. Je marchais tout en fumant. A un certain moment, j’ai jeté le bout de cigarette par terre. Et il y avait relativement du monde sur cette avenue. Quand brusquement, une femme avec chapka et manteau, c’était l’hiver, m’interpelle. Elle passait au moment même où j’avais jeté le mégot de cigarette. Elle me dit en russe que j’écris les sons de ces mots en français : « Vosmitié, pajalst, vach sygaret ». I.e. « Reprenez votre cigarette ! ». Je crois qu’elle avait dit ou j’appelle la police – en Russie, la police, c’était la milicia. J’ai haussé les épaules, et avons continué notre chemin. Dans mon intérieur, je me disais que la femme était un peu folle. On n’a pas idée d’interpeler les gens pour un mégot de cigarettes, et encore jeté dans la rue. Pourtant, le trottoir était large, très propre, et des poubelles métalliques partout accrochées sur l’avenue. »

 

Aujourd’hui que je réfléchis à cet épisode, que pourrais-je conclure sur ces mots qu’elle m’a lancés, ce reproche qu’elle m’a fait ? C’est simple la réponse parle d’elle-même, cette dame n’était pas folle comme je le crus. Au contraire, elle était propre. Et par cette propreté humaine, elle participait à l’univers. Le sens de ces mots c’est un peu à travers elle que l’univers parlait, et m’enjoignais de laisser propre le trottoir, qui est une parcelle de l’univers. L’univers se construit aussi par elle. Un infime geste de l’homme participe à l’univers. Cela doit être ainsi sauf que nous ne le savons très peu. Que mon ami Mohammed m’enjoigne de lire :

 

« Et on comprend pourquoi il est écrit dans le verset 50 de la sourate Qaf : « Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire. » »

 

L’homme relève de l’Essence. Par conséquent, qui est l’homme ? Qui sommes-nous ? Nous sommes l’univers par notre essence, une partie de cet univers, et l’univers est en nous et par nous dans notre essence. L’univers constitue le tout. Ce tout est nous, et ce nous est l’univers. L’homme ne pense que par l’univers et l’univers pense par lui combien même l’homme n’en est qu’un microcosme. Et la Providence divine est au-dessus de nous, parce que c’est Elle qui a pensé ce monde, créé ce monde.

 

Nous sommes comme les éléments de l’atome qu’est ce monde. Nous ne sommes pas le noyau mais des éléments qui participent à la construction, à l’existence de l’univers combien même nous sommes infinitésimalement petits dans ce monde. Et nous participons en existant dans ce infinitésimalement grand, cet univers. Telle peut être la réponse à nos questions sur le sens métaphysique de notre être. L’homme ne peut détenir la vérité absolue, mais il a ce pouvoir de savoir à son échelle et à l’échelle du tout mais toujours à ce qui lui est donné de savoir.

 

 

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective
www.sens-du-monde.com

 

 

Notes :

 

1. Message reçu de Mohammed Bensadek, ami et ancien collègue qui porte un grand intérêt à la géopolitique et au devenir mondial

2. « L’arme qui a changé l’histoire. Pourquoi l’« apocalypse nucléaire », malgré Hiroshima et Nagasaki, n’est pas du ressort de l’homme ? », par Medjdoub hamed. Le 25 août 2018
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-arme-qui-a-change-l-histoire-207098
www.lequotidien-oran.com

3. « Essai sur le libre arbitre », Arthur Schopenhauer. Traduction de Salomon Reinach (1894)

4. «  Discours de Harry Truman – 7 août 1945 »
http://lesgrandsdiscours.antipodia.re/discours_choisis/discours-de-harry-truman-7-aout-1945/

5. « Hiroshima : le combat des « hibakusha » contre l’oubli », par le journal Le Monde. Le 05.08. 2015
https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/08/05/hiroshima-le-combat-des-hibakusha-contre-l-oubli_4712659_3216.html

6. Deuxième message de Mohammed Bensadek

7. « Seine-et-Marne : une jeune femme se jette sous un train avec son bébé »,
par Europe 1. Le 04 septembre 2018
http://www.europe1.fr/faits-divers/seine-et-marne-une-jeune-femme-se-jette-sous-un-train-avec-son-bebe-3746801

8. « Entre liberté et destin, le libre-arbitre conscient et inconscient de l’homme ? Une guerre nucléaire entre les USA et la Corée du Nord ? », par Medjdoub Hamed. Le 23 juin 2017
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/entre-liberte-et-destin-le-libre-194379
www.lequotidien-oran.com

 


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60 réactions à cet article    


  • MKT 25 septembre 2018 15:41
    Je reprends ce paragraphe parce que tout le reste avant...

    Vous résumez donc votre long discours par :
    "L’homme relève de l’Essence. Par conséquent, qui est l’homme ? Qui sommes-nous ? Nous sommes l’univers par notre essence, une partie de cet univers, et l’univers est en nous et par nous dans notre essence. L’univers constitue le tout. Ce tout est nous, et ce nous est l’univers. L’homme ne pense que par l’univers et l’univers pense par lui combien même l’homme n’en est qu’un microcosme. Et la Providence divine est au-dessus de nous, parce que c’est Elle qui a pensé ce monde, créé ce monde."

    C’est curieux cela me rappelle un autre contributeur, lui aussi dans un trip théologico-ontologique.

    Raison et foi ne vont jamais ensemble.

    Vous avez un long chemin à parcourir avant d’être serein.
    Ce que vous affirmez sans preuve peut être réfuté sans preuve.
    Rien ne garantisse que l’Univers soit soumis à des lois et ait une foi.

    C’est sur ce n’est pas confortable de penser cela car cela voudrait dire que le monde est absurde. Raison de plus pour se conduire en être humain.


    • Hamed 25 septembre 2018 21:09

      @MKT

      Vous avez entièrement raison. « Vous avez un long chemin à parcourir avant d’être serein.  » Cependant, l’homme n’a pas été créé pour être serein, mais d’arriver à la sérénité. Et je crois le sens de son combat surtout dans des situations difficiles. Dire qu’il y a un long chemin à parcourir avant d’être serein, figurez-vous il n’existe pas de sérénité définitive. La vie serait sans sens, une sérénité qui se transformera béatitude.

       

      Deuxième point. Vous dîtes « Ce que vous affirmez sans preuve peut être réfuté sans preuve.  » Très juste. Il peut être réfuté, mais lorsque vous réfutez en disant, par exemple, que Dieu n’existe pas sans preuve, la question qui se posera pour vous est simplement : qui êtes-vous ? Un être humain, certainement. Mais qui vous a créé ? Venez-vous du néant ? Et le globe terrestre, le système solaire, etc., qui l’a créé. Donc ça ne marche pas.

       

      Maintenant, si vous êtes raisonnable et croyez que vous vous êtes tiré du néant, libre à vous.

       

      Alors que mon raisonnement est raisonnable. La question qui se pose pour vous, en vous conduisant en humain, le monde est-il absurde avec un Dieu Créateur et régénérateur et protecteur ou sans Dieu. Choisissez selon votre libre arbitre.

       

      L’essentiel est votre sérénité. Pourquoi ? Pensez-vous que Dieu a besoin de vous pour l’affirmer ou l’infirmer puisque c’est Lui qui vous a créé.


    • MKT 25 septembre 2018 21:57

      @Hamed

      Que savez vous de qui nous a créé ?
      Vous êtes englué dans des schémas de pensée qui sont une prison mentale.
      Ce que je remarque c’est que vous êtes incapable d’imaginer que l’univers soit.
      Nul besoin de divinité pour l’avoir créé. L’univers est.
      Que les dieux puissent exister pourquoi pas, Vous en avez l’intime conviction, grand bien vous fasse. Ils ne sont que des êtres compris dans l’univers. Ni plus ni moins que les virus ou les hommes mais à une autre échelle.
      Vous comme moi ne sommes pas sortis du néant, nous sommes du vide matérialisé.
      Le néant n’existe pas, le vide est la matrice de la matière.
      Les progrès de la connaissance scientifique rendent la perception de l’univers encore plus lumineuse et étonnante que toutes les mythologies qui semblent bien puériles.

      Vivez et profitez de la beauté du monde.
      Laissez les dieux à leur béatitude.
      Le cours du monde montre qu’ils n’ont aucune influence sur nos destinées. Et n’oubliez jamais que c’est au nom des dieux d’amour (au hasard, jésus ou allah) que l’on massacre allègrement et que le mal est fait.

    • Hamed 25 septembre 2018 23:25

      @MKT

      Vous me posez la question : « Que savez-vous de qui nous a créé ?  » Vous savez très bien que je ne peux répondre que en vous disant que c’et le « Créateur  ». Et vous le savez autant que moi. Vous me dîtes une que « je suis englué dans une prison mentale » est votre droit. Mais n’empêche que je suis heureux dans ma prison mentale pour la simple raison est qu’en me rapprochant de mon Créateur, peut-être lorsque je serais mort, Dieu m’ouvrira les portes du paradis. Et ce ne sera peut-être pas votre cas.

       

      Aussi, je préfère craindre mon Créateur qui m’a créé que de dire des choses négatives gratuitement et qui pourraient me faire du mal. Moi je pense ma mort et je crois à un au-delà. Pourquoi ? Parce que je me dis qu’il est impossible que notre âme lorsque elle quittera notre enveloppe charnelle qui est fait de terre et d’eau mourra.

       

      Quant à m’imager l’univers, vous comme moi, ne sont que des microcosmes. L’univers vous ne le connaissez pas exactement, parce que vous n’en avez connaissance que de ce que vos yeux, vos oreilles vous disent sur l’univers, et votre pensée et votre intelligence et raison essayent de déchiffrer vos sensations sur ce que vous regardez et entendaient.

       

      En clair, vous ne savez pas qui vous êtes. Ce sont vos facultés et vos sens qui vous guident dans ce monde. Sans eux, vous êtes un néant, rien, et même un néant, vous n’aurez pas existé. Je sais que c’est très difficile pour vous de vous représentez cette situation, ce schéma que vous dîtes dont vous ne connaissez rien.

       

      Et surtout vous dîtes « Vous comme moi ne sommes pas sortis du néant, nous sommes du vide matérialisé. Le néant n’existe pas, le vide est la matrice de la matière.  »

       

      Qu’est-ce que vous en savez que nous ne sommes pas sortis du néant. Et qu’est-ce que le vide matérialisé ? Et plus encore qu’est-ce que le vide ? L’espace ? Et qui vous dit ces phrases si ce n’est votre pensée et vos organes des sens ?  Mais ce qu’ils vous disent n’est que ce qu’ils veulent bien vous dire puisque ils sont conçus ainsi.

       

      N’avez-vous pas pensé que peut-être vous êtes dans un rêve non en sommeillant mais en étant éveillé. Et peut-être vous ne vivez qu’une illusion. Y compris avec ce que vous dîtes « Les progrès de la connaissance scientifique rendent la perception de l’univers encore plus lumineuse et étonnante que toutes les mythologies qui semblent bien puériles. » Oui, nous vivons un univers dont nous faisons partie mais peut-être nous ne sommes qu’une illusion. Croyant vivre, nous souffrons, nous sommes heureux, et tout ce qu’on peut imaginer, ce qui nous croyons, en réalité c’est autre chose.

       

      Je ne sais si vous pouvez me comprendre, enfin tentez en vous-même de comprendre cette vision métaphysique qui est aussi la vôtre sans que vous ne preniez conscience.



    • Hervé Hum Hervé Hum 25 septembre 2018 23:57
      @MKT

      « Raison et foi ne vont jamais ensemble. »

      Ce qui s’affirme sans preuve, se réfute sans preuve !


      « Rien ne garantisse que l’Univers soit soumis à des lois et ait une foi »

      là, vous êtes en contradiction avec la science elle même et ce que vous écrivez revient même à douter que la réalité physique et donc la science qui l’étudie, existent !

      En effet, tout l’art de la science consiste précisément à trouver et énoncer les lois de l’Univers, telles que la gravité, la mécanique quantique, la biologie, la chimie.

      Quand à la foi, ce qu’on peut garantir, c’est que l’Univers est mû par une énergie et que cette énergie, pour permettre la vie, implique, sinon la foi, du moins l’intentionnalité. Sans cette dernière, il est impossible d’expliquer le fait de l’existence en elle même, à commencer par vous !






    • Hamed 26 septembre 2018 09:26

      @Jean-Pierre Llabrés

      Dans un sens oui, dans un sens non. Avec Schopenhauer oui, pas de libre arbitre, mais avec Victor Cousin, oui le libre arbitre est flagrant, il saute aux yeux. Dans les deux cas, le non libre arbitre et le libre arbitre coexistent et cela relève simplement de notre métaphysique de n’être pas et d’être.

      Un peu comme un dilemme de notre existence, nous existons certes, nous faisons tout certes, croyons être mais nous ne sommes pas, nous n’existons pas par nous-mêmes puisque nous ne nous savons que par ce qui nous est donné, nos sens et notre pensée.

       Donc Jean-Pierre, vous êtes et vous n’êtes pas. La somme de vous peut être une illusion, ce qui signifie vous cherchez à vous tirer du néant, mais le néant vous recouvre en même temps jusqu’à ce qu’un jour vous disparaissait complètement. Et c’est le destin de tous les humains.

      En attendant, cramponnez à votre existence, illusion ou pas, libre arbitre ou non libre arbitre. L’essentiel est de comprendre, se comprendre et s’élever en hauteur pour simplement être. et être dans le vrai, notre vrai. Et peu importe les spéculations même si in y réfléchit et les réfléchir peuvent nous donner du bien si on y réfléchissait bien. On dépasserait ce dilemme d’être et de ne pas être.

      J’espère que vous m’avez compris. 



    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 25 septembre 2018 18:39

      J’ai toujours aimé l’expression : être comme la chaussure qui convient à notre pied. Les maliens lisaient ou lisent l’avenir de l’enfant dans le placenta de leur mère. Et si notre vie consistait à retrouver ce placenta. To bo on the right place, at the rigth moment. Ce qui peut aussi expliquer le phénomène de synchronicité. Peu de personne ont conscience de cette possibilité de leur inconscient.


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 25 septembre 2018 18:46

        Et d’ailleurs le mot placenta vient de gâteau ou galette. Ce qui nous ramène à la fameuse galette des Rois sa fève et sa symbolique.


        •  C BARRATIER C BARRATIER 25 septembre 2018 19:27

          Je plains l’auteur qui se subordonne çà un dieu quel qu’il soit et qui n’a pas de libre arbitre. J’ai cela, et je me sens parfaitement bien dans l’univers

          Sens de la vie, sens de l’univers http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59

          • Hamed 25 septembre 2018 21:22

            @C BARRATIER

            Mon analyse n’est pas de subordonner le monde à un Dieu ou non, ni si vous êtes bien dans l’univers. Si vous êtes bien dans l’univers, tant mieux. Et vous n’avez pas à vous inquiéter pour moi quoique je vous remercie. 

            Mon but est de comprendre notre être et ne pas rester muet sur le sens de notre existence. Nous naissons, vivons un temps de vie, puis disparaissons comme si nous n’avons jamais existé. Pourquoi ?

            Quel est le sens de notre existence ? Qui sommes-nous ? Et pourquoi vous êtes bien dans l’univers et d’autres non. 

            C’est cela ma question. 

          •  C BARRATIER C BARRATIER 25 septembre 2018 22:08

            @Hamed
            J’ai donné dans ma pièce jointe le sens de notre existence. Nous mourons comme tous les êtres vivants, La terre disparaitra aussi mais bien après notre espèce humaine. Ce n’est pas une loi, (qui l’aurait faite ?) c’est un fait.On sait encore tres peu de choses sur l’univers. Les soleils (les étoiles), les planètes, leurs satellites, les comètes...représentent moins de 5 % de la masse de l’univers. La « matière noire » représente le reste, c’est à dire l’essentiel . L"énergie noire est encore plus importante que celle dont je parle. Par les mathématiques ces choses invisibles (non lumineuses) ont éta mesurées par des astronomes et des physiciens. N’est ce pas formidable ? Gardons notre humilité, notre cerveau, magnifique, ne comprendra jamais tout. Demander pourquoi serait prétentieux, qui nous répondrait sinon nous même. l’égalité de tous les êtres vivants est la raison en fait de notre prochaine disparition. cette égalité me comble !


          • Hamed 25 septembre 2018 23:47

            @C BARRATIER

            Oui, j’ai lu ce qui est écrit dans votre pièce jointe. Oui, nous mourrons comme tous les êtres vivants, c’est un fait. Sorti de la terre nous retournons de la terre. Quant à la terre, je pense que vous n’avez pas le droit de dire qu’elle disparaîtra, bien que les scientifiques parlent de galaxies qui ont cessé d’exister et leur lumière pour certaines on les a reçu pour d’autres on les recevra. Ce sont des théories scientifiques issues de spéculations intellectuelles elles-mêmes issues de nos facultés dont nous ne savons rien. Comme d’ailleurs le Big Bang.

             

            Comme parler de chiffres « Les soleils (les étoiles), les planètes, leurs satellites, les comètes...représentent moins de 5 % de la masse de l’univers. La « matière noire » représente le reste, c’est à dire l’essentiel. L’énergie noire est encore plus importante que celle dont je parle. » D’où vient le chiffre de 5 %, et ce calcul ? N’est-ce pas présomptueux des scientifiques se lancer dans le calcul de l’univers qui est infinie.

             

            Et qui sont ces astronomes et physiciens qui énoncent : « L’énergie noire est encore plus importante que celle dont je parle. Par les mathématiques ces choses invisibles (non lumineuses) ont été mesurées par des astronomes et des physiciens. » Et vous dîtes « N’est-ce pas formidable ? » Et si ces astronautes et physiciens ne font que rêver, croit voir l’infiniment grand, sans limite, alors qu’ils un infiniment infiniment infiniment .... petit par rapport à ce qu’on ne peut même pas représenter dans l’esprit.

             

            Non, il faut réfléchir à notre condition d’être, à notre essence, ce que nous sommes réellement. Un simple roseau pensant, comme le dirait Blaise Pascal





          •  C BARRATIER C BARRATIER 26 septembre 2018 20:45

            @Hamed
            Je ne fais que reprendre ce que j’ai entendu dans des conférences par des scientifiques qui font autorité dans le monde. Je ne pense pas que vous soyez plus instruit qu’eux qui continuent leur recherche. Je reste humble, je n’ai pas leur formation et je ne passe pas mon temps dans ces recherches actuelles contrairement à eux.

            Quant à la in du soleil et de la terre, c’est une chose démontrée

            Que toutes les espèces disparaissent, c’est démontré aussi. L’espèce humaine disparaitra peut être en raison de changements climatiques, je crains qu’elle n’attende pas cela et se détruise par une guerre atomique : s’il est banal que des espèces aient disparu par des catastrophes naturelles(catastrophes pour ces espèces, pas pour l’univers, ni pour moi ), ce seai la première fois qu’une espèce s’autodétruirait.


          • Hamed 26 septembre 2018 23:49

            @C BARRATIER

            Vous avez raison. Je ne peux être plus instruit que d’autres et surtout des scientifiques reconnus. Cependant, je suis critique. Et je ne juge que par ma pensée. Donc s’il y a critique, c’est ma raison qui me pousse à remettre en question une vérité. Et cela n’a rien à voir si je suis plus instruit ou non.

             

            Vous aussi, vous avez votre pensée et pouvez me critiquer et c’est ce que vous avez fait. Mais il revient à moi de mettre en doute ce que je pense difficile à admettre par la raison. Et les scientifiques qui disent des choses et même ce qu’on a appris dans les écoles ne signifient pas que tout est juste. Souvent ce ne sont que des théories admises par convention, en absence d’une meilleure théorie. Le big bang par exemple n’est qu’une théorie pour expliquer l’univers. Si ça passe et tout le monde y croit, tant mieux pour ceux qui y croient. Et ceux qui n’y croient pas, ils ne font que douter, et c’est leur droit s’ils sentent que telle théorie ne satisfait pas leur raison.

             

            Donc qu’ils démontrent la fin du soleil, et que toutes les espèces disparaissent, c’est leur vérité et la vérité de ceux qui les croient. Et peu importe les raisons qu’ils avancent. Moi je n’y crois pas et je ne mets pas en doute leur théorie. Simplement je n’y croie pas.

             

            Je pense que l’on s’est compris.

             



          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 25 septembre 2018 20:15

            Un seul espoir, mais si l’histoire va dans un autre sens : tant pis. NO PMA ET GPA. Notre destin est dans l’ADN et l’inconscient collectif parental,....


            • vesjem vesjem 25 septembre 2018 21:21
              il fut un temps où l’idée m’est venue d’écrire un article (sur AV), sur conscience et libre-arbitre, dans lequel je tente de démontrer que ces 2 termes sont complètement absent du comportement humain ;
              j’ai la flegme de me répéter

              • Hervé Hum Hervé Hum 25 septembre 2018 23:47
                La notion de libre arbitre me semble biaisée telle que communément comprise.

                en effet, on entend par libre arbitre, la liberté de juger. Le hic, c’est qu’il y a deux manière de juger, soit en respectant l’équilibre ou en ne le respectant pas, mais au contraire, en s’opposant à lui.

                Ou bien on considère une liberté d’arbitre portant sur soi et qui donc, ne poses pas la question de respect de l’équilibre, soit elle porte sur sa relation avec autrui et dans ce cas là, le libre arbitre ne peut qu’être celui de vouloir déroger à l’équilibre avec autrui.

                Ceci, parce que dès lors où on est plus seul, la notion d’équilibre s’établit dans sa relation avec autrui, où donc, le libre arbitre ne peut être réclamé que contre les autres, car sinon, c’est tout simplement la règle de l’arbitrage qui s’impose à tout un chacun et on appelle cela, la démocratie.

                En fait, ces règles d’équilibres sont déjà bien admises par l’ensemble des citoyens qui peuplent cette planète, ce sont ceux que l’on trouvent dans la charte universelle des droits humains, mais auxquels il manque celle de ses devoirs et qui fait que les droits ne sont pas respectés, car il n’y a pas de droits sans devoirs pour les appliquer.

                tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit. Sans cela, il n’existe ni droit, ni devoir

                • pemile pemile 26 septembre 2018 12:30
                  @Olivier « Donc cet ensemble a lui aussi besoin d’une causalité, qui ne peut être qu’un Dieu créateur sous une forme ou sous une autre. »

                  La causalité de la chute c’est la gravité pas le dieu des clowns !

                • JC_Lavau JC_Lavau 26 septembre 2018 01:11

                  Il n’y a pas de « sens », il y a des faits, énormément de faits.


                  • Hervé Hum Hervé Hum 26 septembre 2018 08:51

                    @JC_Lavau


                    « Il n’y a pas de « sens », il y a des faits, énormément de faits. »

                    Cette phrase se trouve en totale contradiction avec la théorie que vous défendez, pour laquelle, c’est le sens qui définit la transaction.

                    Ici, vous confondez l’analyse des faits avec le sens de la relation qui les produits.

                    Il n’y a pas de « faits » qui ne soit pas le fait d’une relation de sens, autrement appelé causalité, sauf dans le monde de l’imaginaire, mais la réalité physique existe à la condition ABSOLUE du sens, parce que sans ce dernier, aucune règle, loi physique ne peut émerger de quelque manière que ce soit.

                    C’est du simple bon sens !!!

                  • JC_Lavau JC_Lavau 26 septembre 2018 18:06

                    @Hervé Hum. Il n’y a rien à sauver dans ce fatras.


                  • sls0 sls0 26 septembre 2018 03:29

                    Je m’excuse, je n’ai pas lu jusqu’au bout.

                    Quand je vois le terme « la vérité », ça titille, au deuxième ça coince.
                    7 milliards de personnes sur terre et 7 milliards de vérités.
                    Je ne comprends pas l’emploi du mot vérité au singulier, à par les prédicateurs et les intégristes qui croient détenir la vérité, j’en vois pas l’utilité.
                    Déjà les différents prédicateurs défendent des vérités différentes qui parfois se contredisent.

                    La vérité au singulier sert pour maquiller du faux la plupart du temps.

                    • Olivier 26 septembre 2018 10:27

                      Le problème du libre-arbitre humain est complexe. 

                      Si nous sommes crées par Dieu, alors il a aussi déterminé notre pensée et nous ne pouvons être libres que de façon illusoire, puisque cette pensée en définitive n’est rien d’autre que celle de Dieu Lui-même. 
                      C’est la thèse d’Avérroes pour qui, en résumant, un « intellect-agent » universel était le seul capable d’avoir une pensée, les esprits humains n’en étant qu’une manifestation finalement passive par elle-même. C’est aussi l’approche de l’Islam (puisque vous citez un verset du Coran), comme cela est dit par exemple dans le verset 16-96 : « Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous un seul peuple, mais il égare celui qu’il veut et dirige celui qu’il veut ; un jour on vous demandera compte de vos actions. » (in Le Coran, Ed. GF-Flammarion Paris 1970, p. 216 – le n° est 16-93 dans d’autres traductions). 

                      Si Dieu dirige et égare l’être humain, pourquoi demander à ce dernier des comptes sur des actions qui en définitive sont celles de Dieu Lui-même ? On voit les conséquences d’une métaphysique défaillante du problème de l’ontologie de l’esprit humain, où son existence même devient incompréhensible.En effet dans le cas d’une détermination totale quel sens prend notre existence, comme « illusion » que Dieu se crée à Lui-même ? 

                      La seule solution est que s’il est vrai que Dieu nous a totalement déterminé, Il l’a fait en faisant de nous des êtres réellement libres, et donc ayant une individualité vraie. Il ne peut donc avoir un rapport avec Dieu que par la spiritualité.

                      • microf 26 septembre 2018 11:26
                        @Olivier

                        « Il ne peut donc avoir un rapport avec Dieu que par la spiritualité. »

                        Très belle et vraie phrase. Cependant Dieu nous laissé ou donné cette liberté d´être en rapport avec lui ou pas.

                        Une des plus grande figure de l´Église Catholique de ces temps le Cardinal Franz König, polyglote, a beaucoup écrit, vous pourrez toujours retrouver ses livres dans le net si cela vous intérèsse.
                        Il disait ceci, chaque être humain doit se poser trois questions " qui suis-je ?, d´oú je viens et quel est le sens de la vie et de ma vie.

                        En tant qu´être humain, que nous ayons la Foi en Dieu ou pas, nous devrions nous poser ces questions, ces questions pourrons nous permettre de nous orienter dans la vie même si on ne croit pas en Dieu.


                      • Hamed 26 septembre 2018 13:02

                        @Olivier


                        Oui, le problème du libre arbitre humain est le plus complexe dans l’existence humaine. C’est lui qui détermine l’action de l’homme dans sa vie, son vécu, il fait son histoire. Cependant combien même nous sommes créés par Dieu, nous avons notre mot à dire par ce libre arbitre qui est commandé par notre pensée. Et tout vient de notre pensée et là c’est un fait. Et y a-t-il u n problème dans notre vie ? 

                        Il n’y a pas, nous existons heureux, malheureux parfois nous menons nos existences selon son cours tracé par notre société. Donc nous assumons notre existence vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis de la société, c’est-à-dire de nos proches, du travail, des voisins et bien de notre comportement avec eux.

                        Vous invoquez le coran, et le verset que vous énoncez est une bonne réflexion précisément sur notre être et ses relations avec le monde. Et par monde, on entend tous les êtres qui nous entoure. 

                        Le verset que vous citez est 93 et non 96, sourate 16 « Les abeilles ». Que dit-il ? 

                        « Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous un seul peuple, mais il égare celui qu’il veut et dirige celui qu’il veut ; un jour on vous demandera compte de vos actions. » (in Le Coran, Ed. GF-Flammarion Paris 1970, p. 216 – le n° est 16-93 dans d’autres traductions). 

                        Il est évident que lorsque vous le prenez à la lettre, vous comprendrez forcément mal la signification. 

                        Pensez-vous que Dieu qui nous a créé égare qui il veut et dirige qui il veut, le fait comme cela sans cause. Ce qui signifie qu’Il peut être injuste. Non Dieu n’est pas injuste. Prenez une situation, par exemple, vous avez un enfant, et il est très turbulent jusqu’à devenir méchant, vous allez le sanctionner et rien n’y fera. A la fin, vous ne pouvez rien, vous abandonnez et le laisserez faire ce qu’il veut. Plus tard, il évoluera même mal. Avec toutes les conséquences possibles.

                        Dieu précisément avec les êtres qu’il a créés, s’ils se conduisent humainement bons et ils ont un libre arbitre octroyés par Dieu, et ils sont un libre choix dans leur existence, Dieu va forcément les aider que ces êtres humains croient en lui ou non ? L’essentiel est qu’ils ne fassent pas de mal à leur prochain, et qu’ils mènent une vie juste avec tout ce que cela voudra dire. Et combien même, ils font du mal, bien sûr si ce n’est pas mal extrême et gratuit, Dieu cherchera toujours à les guider et les protéger.

                        Mais s’ils font du mal pour le mal, que va-t-il faire Dieu Sinon les laisser à leur destin, et il peut même les égarer. Sauf un point fondamental, il peut encore plus les égarer si Dieu a prévu des choses que l’on ne sait pas. Et c’est à nous de comprendre ce qui peut être perçu dans notre histoire.

                        Pour l’exemple, Dieu n’a-t-il pas égaré les puissances européennes en les poussant les une aux autres à la guerre. Et qui sont les puissances ? Ce sont leurs dirigeants, des êtres humains avec leur soif de pouvoir. Pourquoi parce que leurs dirigeants voulaient en découdre, ils étaient comme « ivres de leur puissance ». Résultat, Dieu les a aidés. Et c’est la raison pour laquelle on dit « les voies du Seigneur sont impénétrables. »

                        Donc Dieu, en les aidant à faire la guerre - par exemple en leur créant des prétextes, Il les a égarés. Ils sont entrés en guerre. Les résultats on les connait. Des dizaines de millions de morts, mais il y a eu la fin de la colonisation, des centaines de millions d’êtres humains libérés. Et les peuples européens épanouis dans la libération de ce lourd fardeau colonial historique.

                        Si Dieu dirige et égare l’être humain, ce n’est pas sans cause. Ce ne sont pas des comptes sur des actions qui en définitive sont celles de Dieu Lui-même ? Non, ce sont celles des hommes. Dieu, en les créant, et en les dotant de libre arbitre, n’a pas dit aux hommes de faire du mal. Et pourquoi les religions révélées. 

                        Donc ce n’est pas une métaphysique défaillante du problème de l’ontologie de l’esprit humain, non c’est métaphysique juste, réparatrice où son existence même devient compréhensible et non incompréhensible comme vous dîtes. 

                        A mon sens, vous n’avez pas compris le message du verset, c’est là votre erreur. Cependant dans ce que vous dîtes en terme d’illusion, notre existence. C’est possible, puisque nous ne sommes pas nous dans le sens absolu du terme, en tant qu’être créé par Dieu.

                        Je pense que la réponse, nous la saurons lorsque nous ne serons plus de ce monde.


                      • BM 26 septembre 2018 12:02
                        Génial !

                        Si je comprends bien, tout ça ressemble bien à un sentiment que j’étoffe depuis pas mal de temps, tout seul dans mon inculture.

                        Nous sommes conscience dans du rien.

                        Notre naissance est un rêve qui nous construit, nous donne nos sens pour voir les autres.
                        Nos consciences se reconnaissent et fusionnent, : nos rêves procréent...nous mourrons et redevenons conscience dans le rien.

                        Notre subconscient est peut-être bien « La Conscience » tandis que notre conscience terrestre serait le driver software du rêve de la vie.

                        La physique quantique abreuve cette possibilité de « non existence réelle » : difficile d’argumenter contre Planck, Young, Broglie, Heisenberg etc...

                        L’image d’un humain sans aucun sens, donne bien l’idée d’une conscience détachée de tout repères physiques.

                        Finalement, si l’on observe tout ce qui est vivant, depuis la plante jusqu’à l’humain, la seule raison d’être sur terre semble être sa reproduction.

                        Beaucoup de vies meurent immédiatement après la procréation : le « passage sur terre » serait donc un obligé pour les consciences.

                        Lucie Vincent en donne une bonne idée dans ses recherches : les humains ne sont plus utiles après la période de reproduction et c’est pour cela qu’ils se dégradent.







                        • Hervé Hum Hervé Hum 26 septembre 2018 14:23
                          Cependant, la pensée et les cinq sens sensoriels qui nous ouvrent le monde obéissent à un principe de causalité, dont nous ne connaissons ni ne pouvons connaître la Cause initiale, parce que nous sommes « créés » par la « Cause ultime », la « Cause originelle »

                          rien de plus faux  !

                          indépendamment de Dieu, au delà même de celui-ci, la cause initiale, originelle, est la cause la plus évidente et la mieux perceptible de toutes, à savoir, donner sens à l’existant.

                          Que l’on soit croyant, athée ou agnostique, cette cause initiale est valable. C’est un truisme !

                          L’Univers existe de fait, la seule question qui se pose alors est entre donner sens ou non. La réalité physique obéissant au principe de relation de causalité est la réponse positive à la question, sans cela, l’évolution ne pourrait avoir lieu.

                          Ici, le néant n’est pas l’absence de toute chose, puisque l’être en tant que tel ne peut pas être supprimé, mais exprime la négation de sens à l’existant. Ceci, parce qu’’avant la cause originelle, donc, au niveau métaphysique, donc, au niveau d’un espace-temps infini, c’est la réponse du néant qui domine.

                          Pour reprendre votre exemple de l’aveugle, sourd et muet, si ce dernier ne peut entrer en contact sensible avec son environnement extérieur, l’absence de mesure fini le place dans le néant et seule la perception de repères définit le fera sortir du néant. Lui permettra de donner sens à son existence.

                          Si vous comprenez cela, alors, vous êtes en mesure de comprendre pourquoi l’Univers physique est tel qu’il est et pas autrement. Que du point de vue de la raison pure, pour donner sens à l’existant, il n’y a pas de libre arbitre, mais une seule solution possible, soit, le principe de relations de causalité.

                          Cela veut dire, que le principe du libre arbitre se fait toujours à l’extérieur des règles communes et non pas en dehors, sans cela, il n’y a plus de vie commune possible, c’est à dire, de réalité possible, mais seulement un imaginaire propre à chacun où aucun échange est possible, sauf à précisément renoncer à son libre arbitre pour se plier à des règles communes.

                          Le choix se résume alors entre, soit vivre pleinement son libre arbitre, mais avec la conséquence de vivre seul, totalement isolé, ou bien renoncer à son libre arbitre, mais avec la conséquence de partager la vie avec autrui.

                          Ce principe est observable partout et à tous les niveaux de la réalité physique, de l’infiniment petit à l’infiniment grand !


                          Ici, ce principe vaut autant pour Dieu que pour l’humain et tout être vivant dans l’Univers.


                          • Hamed 26 septembre 2018 17:00

                            @Hervé Hum

                            Je crois que vous avez mal compris le sens de mes affirmations.

                            Vous dîtes : « indépendamment de Dieu, au-delà même de celui-ci, la cause initiale, originelle, est la cause la plus évidente et la mieux perceptible de toutes, à savoir, donner sens à l’existant. » Quelle est cette évidence ? Comment elle est constituée matérielle, immatérielle. Connaissez-vous l’essence de votre pensée. Qu’est-ce que c’est la pensée ? Heidegger, Kant et tant de grands philosophes ont essayé de la connaître, ils ont écrit tant de livres sur la pensée, la raison pure, etc., il demeure qu’elle est inconnaissable.

                            Donc ne vous fourvoyez pas. Vous dîtes cette cause initiale, un moyen pour croire l’évidence qui n’est pas évidence, mais simplement vous cherchez à tromper votre pensée qui ne se laisse pas être trompée. Elle vous laisse dire ce que vous voulez. Pourquoi ? Parce que votre pensée n’est que votre véhicule, votre voiture si vous voulez, elle vous transporte mais elle n’est pas responsable de son contenu. Et son contenu c’est vous malgré ce paradoxe  que vous êtes aussi son véhicule.

                            Donc vous êtes son véhicule parce que c’est grâce à vous que vous pensez, ou que la pensée pense en vous. Mais, en même temps, elle est véhicule de votre contenu. Par, exemple ce que vous m’avez écrit, votre évidence dont vous ne savez rien, et absolument rien. Si vous savez, dîtes moi qui êtes-vous, vous roseau pensant.

                            Dîtes-moi qu’est-ce que le néant ? Le vide ? Qu’est-ce que l’univers ? Et qu’êtes-vous pour que vous arriviez à remplir ce néant, ou que vous sortiez de ce néant. Et l’univers n’existe que par ce que vous disent vos organes des et ce que traduit votre pensée selon ce qu’elle a d’eux dans son contenu. Donc c’est des mots que des mots comme moi aussi j’allonge des mots, et je ne dis pas que c’est moi qui les écrit, je les attribue à l’essence. Ils peuvent être juste comme ils peuvent être faux. Mais je laisse l’essence trancher selon sa manière indépendant de moi.

                            Vous dîtes encore : « Ici, le néant n’est pas l’absence de toute chose, puisque l’être en tant que tel ne peut pas être supprimé, mais exprime la négation de sens à l’existant. Ceci, parce qu’’avant la cause originelle, donc, au niveau métaphysique, donc, au niveau d’un espace-temps infini, c’est la réponse du néant qui domine.  »

                            Et c’est quoi ce néant qui n’est pas l’absence de toute chose et l’être en tant que tel ne peut pas être supprimé. Cela ne veut rien dire et ne se rattache à aucune logique qui peut convaincre la raison.

                            Votre raisonnement n’est pas qu’il n’est pas bon, il est bon mais pour vous simplement. Parce qu’il vous paraît suffisant. Or, la signification du néant, du vide, de l’être, de l’univers, et tant de mots paraissant simples mais en fait indéfinissables parce qu’on ne connaît pas leur essence. C’est de la métaphysique pure comme vous vous l’êtes et moi aussi, et avec le consentement de notre libre arbitre puisque lui-même nous st donné.

                            Et, sans cette pensée et ce libre arbitre métaphysique tout deux, nous n’existons pas.

                             

                            Et la philosophie cherche à percer le secret, et elle y arrive à sa façon.

                            J’espère que vous pouvez comprendre.


                          • JC_Lavau JC_Lavau 26 septembre 2018 20:54

                            @Hervé Hum : « indépendamment » de ce qui n’existe pas... Mhouais !


                          • Hervé Hum Hervé Hum 26 septembre 2018 23:59
                            @Hamed

                            Dire que la cause initiale est donner sens à l’existant est une tautologie, sauf si vous ne voulez pas la voir.

                            Le néant en tant que définit comme rien, absence absolue de toute chose, donc du vide, est une aberration de l’imaginaire humain, parce que le fait que nous existons prouve que c’est un concept sans fondement logique, en dehors de toute raison.

                            Pour que le néant soit un concept raisonnable, que l’on peut réfléchir, il ne doit pas nier ce qui ne peut être nié, soit donc, l’être en tant qu’existant.

                            Bien entendu, si vous remettez en cause l’évidence que l’existant ne peut être supprimé,que le vide peut se voir comme un être, vous ne pouvez pas comprendre ce que j’écris !

                            Mais n’oubliez pas qu’on ne doit pas confondre le néant avec le vide, ce dernier a des propriétés physiques et son existence ne peut être supprimé.Elle peut être nie, mais pas supprimée dans la réalité, uniquement dans l’aberration de votre cogito, de votre pensée. Je vous défi de faire l’expérience de pensé où vous supprimez l’espace !

                            Je connais votre mode de raisonnement pour avoir longtemps buté dessus, mais vous ne connaissez pas le mien, bien qu’il repose sur des principes de base élémentaires que sont la récurrence, l’itération et la division fractale et respectant les conditions de la logique, soit, la non contradiction, la dualité inclusive et le tiers exclu.

                            Dire que la cause première motivant l’Univers est donner sens à l’existant, implique que l’état de l’Univers avant la création était dépourvu de sens, la définition que je donne au mot néant. Ce qui n’est pas incompatible avec un Dieu créateur.

                            En cet instant, sans doute que ce mode de pensé m’est particulier, mais croyez vous que le fait de faire partie de la pensée majoritaire est une garantie de suivre la raison ?

                            Aujourd’hui, l’humain vénère des causes dont il déplore les conséquences, mais reste persuadé de pouvoir changer les conséquences en ne traitant que celles ci et compte sur sa croyance en sa supériorité à penser et maîtriser la réalité, c’est à dire, arriver à briser les lois qui conditionnent la réalité, tout en affirmant y rester.

                            C’est ainsi que l’humain pense pouvoir faire qu’une conséquence n’en soit plus une et une cause ne produise plus de conséquence, soit, faire de la réalité un lieu où il n’y a plus de lois commune, mais où chaque individu pourrait créer sa propre réalité, au milieu des réalités des autres.

                            Bref, pouvoir jouer autant de parties d’échecs sur un même plateau et en même temps ! Sauf que c’est le domaine de l’imaginaire ou sa variante contemporaine, la réalité virtuelle.

                            Votre mode de raisonnement vous confine dans un système consistant à penser de la même manière qu’un chien courant après sa queue, jusqu’à épuisement ou jusqu’au moment où il se mord la queue et se fait mal. Mais tant qu’il aura une queue à courir après, il continuera et à vous lire, vous courrez beaucoup...

                          • Ecométa Ecométa 26 septembre 2018 15:17
                            Ce n’est pas parce qu’il a eu à postériori une destiné qu’il y a à priori un destin : rien n’est écrit à l’avance ! De plus ce qui apparaît comme bien peut s’avérer au bout du compte un mal ; et ce qui semble être un mal se transformer en bien !

                            Entre la naissance et la mort il y a la vie... ce n’est pas rien ! Naître, apprendre, comprendre les choses en bonne intelligence, comprendre les autres, agir, réagir, vivre en communauté, s’améliorer soi-même ... , se nourrir, se vêtir, se loger, travailler, avoir une famille

                            Qu’est-ce l’homme ? Qu’est-ce que la femme ? Qu’est-ce que l’humain ? Une entité de passage sur terre, de nature à la fois physique et métaphysique. Qu’est-ce que l’humanité ? Un concept métaphysique, un phénomène émergent, un état de nature ; un principe... celui d’Humanité !

                            Qu’est-ce que la vie ? Une page blanche à écrire... mais à plusieurs mains !

                            Avec un peu d’intelligence, de recul, d’introspection, se connaitre soi-même, s’admettre comme
                            « étant », n’est pas une chose impossible, pas facile pas évidente mais relativement possible  !

                            André Gide disait que : « le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c’est de chercher à comprendre autrui ».

                            La vie d’humain n’a rien à voir avec la providence divine mais tout à voir avec l’humain et seulement l’humain. Il n’y a ni Dieu, ni diable, qui ne sont que faux prétexte à domination, faux semblant : il n’y a que le bon et le mauvais génie du genre humain ! Et, là, nous avons un sérieux problème car en ce moment c’est surtout le mauvais génie humain qui est à l’œuvre !

                            Il nous faut cultiver le meilleur de l’humain et non son pire ! 

                            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 septembre 2018 16:55

                              Toutes ces questions ont été épuisées, il y a longtemps... Je crois qu’il vaut mieux se fixer sur les comportements de ceux qui décident du quotidien et de l’avenir de tous. 


                              Dire que nous sommes dans l’univers, est-ce une trouvaille. Dire que l’humain a ses limites, tout le monde en est conscient aujourd’hui. Je pense qu’il vaut mieux laisser tranquille le bon Dieu (et d’ailleurs moi je n’en parle jamais) et s’occuper plutôt de la racaille politique qui accumule les richesses et nous appauvrit !

                              • Hamed 26 septembre 2018 17:12

                                @Mohammed MADJOUR

                                Excellente réponse. Mais on besoin de soi, et notre soi a besoin du bon Dieu. Si eux s’enrichissent, « nous nous enrichissons de ce que nous est donné et de ce qu’il y a de plus propre et n’a pas de prix. Vivre dans la Création et avec la Création. Et peut-être vous le faîtes aussi. » 

                                Et c’est la plus grande richesse si nous arrivons à comprendre, à se comprendre, à se nous comprendre dans ce bas-monde, qui n’est pas si bas en réalité parce qu’il fait partie du cosmos, de l’univers. Vous, par exemple, vous pensez votre pensée peut être dans la sérénité d’âme. Ceux qui s’enrichissent sur le dos des pauvres gens, pensez-vous qu’ils vivent ? Ils vivent dans leur prison où il n’ y a pas de règles, et il n’ont même pas le temps de penser l’humain. 

                                Tous les jours à amasser. Et vous, vous amassez l’existence, la vraie existence par votre pensée,. Et une pensée propre qui ne doit rien à personne.




                              • Ecométa Ecométa 27 septembre 2018 08:12

                                @Hamed
                                Nous avons besoin de nous, seulement de nous, soi-même et les autres, et nous sommes seuls face à notre destinée d’humains, d’humanité ; ni Dieu ni diable n’ont à voir la-dedans !


                              • Hamed 27 septembre 2018 10:35

                                @Ecométa

                                Entièrement d’accord avec vous. Vous avez raison de dire que vous avez besoin de vous, soi-même et les autres. 

                                 

                                "Et ce nous sommes seuls face à notre destinée d’humains, d’humanité est très juste." Et « même ce ni Dieu ni diable n’ont rien à voir là-dedans" est aussi très juste à la condition lorsque vous souffrez gravement d’une façon ou d’une autre ce Dieu dont vous dîtes vous n’avez pas besoin,que vous vous assumiez.

                                 

                                Dieu n’a pas besoin de vous pour lui-même, mais si vous êtes dans une souffrance terrible, et cela peut arriver et vous demandiez comment vous en sortir, et que les autres vos proches, amis ou tous ce que vous approchez n’y peuvent rien pour vous, et toujours vous souffriez, il faut vous assumer.

                                 

                                Mais rien ne dit que vous pourrez vous raviser et dire "oui, je vais l’implorer pour qu’il me délivre." Je vous informe qu’il y a des gens qui demandent même la mort pour être délivré du mal qui les ronge, et la mort ne vient pas.

                                 

                                 Vous avez entendu parler de l’euthanasie. Des personnes atteints de maladie incurable, avec son lot de douleur physique intolérable et des répercussions morales sur lui et sa famille. Et ces personnes demandent la mort. Et c’est interdit le plus souvent.

                                 

                                 Donc à vous de voir ou vous voir. La vie reste un mystère. Et il ne faut pas dire "Fontaine, je ne bois pas ton eau."






                              • BM 26 septembre 2018 18:39

                                Cependant, la pensée et les cinq sens sensoriels qui nous ouvrent le monde obéissent à un principe de causalité, dont nous ne connaissons ni ne pouvons connaître la Cause initiale, parce que nous sommes « créés » par la « Cause ultime », la « Cause originelle »

                                Pas sûr du tout...

                                La conscience « fourmis » s’est crée un monde où n’existent ni cosmos, ni planètes...


                                • Hamed 26 septembre 2018 20:01

                                  @BM


                                  Non la conscience des fourmis et les fourmis eux-mêmes, les bactéries, les éléphants ou n’importe quel animal ou végétal, comme les hommes, font partie du cosmos. La Terre et tout ce qu’elle renferme fait partie de ce tout infini dont nous connaissons qu’une partie infinitésimalement petite.


                                • JC_Lavau JC_Lavau 26 septembre 2018 20:52

                                  @Hamed. Pourtant, quand tu causes d’économie, tu sembles un homme sensé.

                                  Quel contraste !

                                • BM 26 septembre 2018 21:36

                                  @Hamed

                                  Oui, bien sûr, je suis d’accord avec vous ; votre cosmos à vous c’est mon vide quantique à moi siège peut-être de consciences qui créent nos êtres ?



                                • Hamed 26 septembre 2018 22:41

                                  @JC_Lavau

                                  Merci. justement je suis sur un article en économie. Je pense ou plutôt j’espère être toujours sensé et apporter un plus. En particulier l’énigme de Trump qui demande aux pays de l’OPEP d’abaisser les prix du pétrole, en augmentant la production, alors qu’en réalité, il vise le contraire.

                                  Et je crois que c’est de bonne guerre. Sur ce, si je suis sensé en économie comme vous le dîtes, et peut être insensé sur un domaine complexe de la métaphysique, on ne commande pas notre pensée. On est que ce qu’on est. 

                                  Merci encore, Lavau.

                                • Hamed 26 septembre 2018 22:51

                                  @BM

                                  Vous êtes complexe avec ce terme quantique très à la mode aujourd’hui. Je vous pose une toute petite question. Que représente un électron ? Non pas en terme de masse ou de charge électrique, mais en terme de corps infiniment petit. Avec le fameux chiffre d’Avogadro à la puissance 23. Et Avogadro (1776-1856).

                                  Si vous le savez, informez-moi si vous le voulez bien sur le chiffre d’Avogadro. Moi j’ai appris ce chiffre et je n’y crois pas beaucoup. De même, je ne sais pas ce que c’est l’électron qui gravite autour de son noyau. Qu’est-ce que c’est ce corps dans sa véritable réalité.


                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 septembre 2018 10:15

                                  @Hamed : « l’électron qui gravite autour de son noyau ». Elle te plaît bien, cette légende, hein ?


                                  Bin non. Rien de plus qu’une onde stationnaire, autour d’un noyau. Solution approchée par Erwin Schrödinger en 1926, beaucoup plus exacte en 1928 par Paul Adrien Maurice Dirac. Onde à quatre composantes, dont deux sont orthochrones, et deux rétrochrones. Les plus hautes sommités académiques restent là devant depuis déjà nonante ans, comme des poules devant un couteau.


                                • Hamed 27 septembre 2018 11:06

                                  @JC_Lavau

                                  Vous ne m’apprenez rien, Lavau. Je suis désolé de vous dire ceci. Schrödinger, Dirac, Bohr,Planck,... et bien sûr Einstein, de grands savants, cela va de soi. 

                                  Je ne remets pas en cause leur théorie, moi un tout petit microcosme, mais un microcosme qui pense et se pense. Je ne peux accepter des choses sur le plan humain sans réfléchir comme d’ailleurs en économie.

                                  En mon intérieur, je me dis que ces savants sont des sommités reconnus dans le monde, mais ce sont aussi des êtres humains qui n’ont fait que penser comme vous vous pensez, moi, et tous les humains. S’ils apportent quelque chose, c’est bien pour l’humanité. Mais cela ne nous ôte pas notre pensée critique et dire, par exemple, qu’est-ce que c’est l’électron ?

                                  On découvre aujourd’hui de nouvelles particules élémentaires dans le noyau de l’atome. Les fermions constitués de quarks, leptons et leurs antiparticules. Ils composent la matière et l’antimatière, et les bosons des vecteurs d’énergie. Et tout se complique. On est loin du gentil atome avec son numéro Z et son nombre de masse A.

                                  Si vous pouvez m’expliquer mais très terre à terre ce que c’est l’électron, le proton, etc, et sans me dire que c’est une particule qui est une définition très vague au même titre que la pensée. Qu’est-ce que c’est concrètement la pensée ? Matérielle ? Immatérielle ? L’ électron ? Ou plus simplement elles sont des particules de Dieu.

                                  A vous de me dire, Lavau, si vous avez compris quelque chose concrètement.


                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 septembre 2018 11:51

                                  @Hamed. La plus petite unité d’électricité, de charge électrique.

                                  Remarquez un proton ou un antiproton en transportent autant, mais avec plein de complications et de masse en plus.
                                   
                                  Jusqu’à plus ample informé, la pensée est l’une des sécrétions du cerveau, qui est sous l’influence du cocktail hormonal de l’ensemble du corps. Entre une femme qui baise et jouit à suffisance, et celle qui prend soin de ne baiser que le plus mal et le plus rarement possible pour préserver sa paranoïa et sa passion de nuire, la « pensée » diverge au possible. Durant les deux jours de l’ovulation, les « pensées » de la femme sont orientées vers les mâles les plus abondamment irrigués de testotérone, alors que le restant du mois, elles préfèrent l’animal le plus obéissant et domestiqué.

                                • Hervé Hum Hervé Hum 27 septembre 2018 12:10

                                  @JC_Lavau



                                  vous êtes une sorte de caricature de la remarque que vous faites à l’auteur de l ’article, quand au contraste dans son discours selon le sujet abordé.

                                  Votre contraste est entre parler de la physique et de la femme ! Pour cette dernière, la raison n’a rien à voir, il n’y a que votre passion dans son coté haineux, loin très très loin de toute raison.

                                  Cela dit, vous n’avez pas répondu à la question de l’auteur, vous avez juste changez le mot, mais sans rien expliquer de ce qu’est un électron et un proton. Sur ce point, vous êtes comme les autres, « comme une poule devant un couteau » !

                                  Un électron, un proton et toutes particules réelles, hors les pseudos particules virtuelles, sont l’expression d’une relation de causalité interagissant entre elles.

                                  Mais là, c’est vrai que vous êtes comme une poule devant un couteau, bien que la théorie que vous suivez ne parle que de cela, vous préférez rejoindre le troupeau de savants auxquels vous vous opposez par ailleurs.

                                  Notez que si nous étions d’accord, nous n’aurions pas à dépenser d’énergie, seulement le fait d’être en désaccord. Si nous étions en phase, nous unirions nos énergie pour la dépenser face à ceux qui ne sont pas d’accord avec nous.

                                  Un principe acquis est immuable, quelle que soit la dimension,seule change sa forme....



                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 septembre 2018 12:19

                                  @Hervé Hum. Tu as déjà démontré des dizaines de fois que ton entichement pour les mots magiques « relation de causalité » est transféro-transférentiel.

                                   
                                  Il faudra te réexpliquer combien de fois que la causalité à ton origine, est un coït entre un homme et une femme ?

                                • Hervé Hum Hervé Hum 27 septembre 2018 13:26
                                  @JC_Lavau

                                  transféro-transférentiel.«  ???

                                  Si l’expression »relation de causalité est magique, c’est surtout parce que c’est la condition absolue pour que la réalité physique puisse exister et donc, te permette de parler de la théorie transactionnelle où tu fais un blocage transférentiel, parce que tu ne peux pas admettre que ta théorie implique la notion d’intentionnalité, puisque comme tu l’écris toi même, il s’agit d’une transaction réussie entre l’émetteur et le récepteur.

                                  Selon toi, une transaction réussie ne nécessite pas qu’il y ait une volonté quelconque de l’émetteur et du récepteur de la réussir plutôt que la faire échouer. Bref, si on applique le principe aux rapports hommes femmes, selon ton point de vue, pour baiser, il ne devrait pas être nécessaire à la femme d’en avoir envie. En tant qu’émetteur, et la femme en tant que réceptrice, la transaction devrait se faire toute seule et tu ne comprends pas que l’onde rétrochrone ne soit pas forcément en phase avec l’onde orthochrone et cela te fou.



                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 septembre 2018 15:23

                                  @Hervé Hum, à lier.

                                  Chef-lieu Moulins.

                                • Hamed 27 septembre 2018 15:37

                                  @Hervé Hum

                                  Merci Hervé. Il faut aller doucement avec Lavau. C’est sa pensée après tout. De plus il parle de baiser, et . de femme, etc. Il mélange tout c’est sa pensée après tout. Je crois qu’il a des problèmes affectifs.

                                  Alors que la femme est fait pour être aimée, surtout en amour, un sentiment indéfinissable. Il n’est défini que pour celui qui aime vraiment et que sa pensée le lui accorde. Voilà, Lavau a besoin d’amour mais je crois il ne le trouve pas.

                                  Encore merci Hervé

                                • Hamed 27 septembre 2018 15:52

                                  @JC_Lavau

                                  Votre raisonnement se tient, mais je suis désolé de le dire, il ne tient que pour vous. 

                                  Tout d’abord, c’est quoi cette pensée, cette sécrétion du cerveau. Avez-vous vu un cerveau qui sécrète ? On peut comprendre une sécrétion gastrique, ou autre sécrétion réelle. Mais la pensée est immatérielle et si on pousse le bouchon encore plus, vous mêmes Lavau, vous êtes immatériel.

                                  Vous croyez exister mais vous n’existez pas et je dis ceci, c’est évident, je le dis dans l’ « absolu ». Et moi aussi, toute la population mondiale. Les plus de 7,5 milliards et demis d’êtres humains sur terre n’existent pas Et c’est une vérité absolue Et vous êtes là à plaisanter avec tout ce qui rapporte à la procréation

                                  Alors je vous dis, Lavau, prenez conscience que vous existez « miraculeusement » grâce à la pensée qui n’est pas sécrétée mais elle est un don de Dieu. Apprenez à la respecter cette pensée qui est don, car sans elle nous ne sommes rien. Même pas mort.

                                  Quand vous serez mort, et moi aussi, et tous vont mourir, que serons-nous ? rien ! La terre retourne à la terre. Et notre pensée va d’où elle est venue.

                                  Je ne sais si vous me comprenez, Lavau. Et c’est la raison de ma question : Qui est l’homme ? Qui sommes-nous ?



                                • pemile pemile 27 septembre 2018 16:58
                                  @Hamed « Et c’est la raison de ma question : Qui est l’homme ? Qui sommes-nous ? »

                                  Des grands singes bavards ?

                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 septembre 2018 17:34

                                  @pemile. Dont certains parlent pour ne rien dire.


                                • Hervé Hum Hervé Hum 27 septembre 2018 17:34
                                  @Hamed


                                  vous écrivez à Lavau "Vous croyez exister mais vous n’existez pas et je dis ceci, c’est évident, je le dis dans l’ « absolu »

                                  c’est cela le néant ! considérer qu’en absolue, tout se vaut, que le sens de l’existence ne mène nulle part. Que la vie est donc vaine en absolue.

                                  Or, si c’est évident comme vous l’écrivez si justement, en dehors de cet absolue, c’est à dire, à l’intérieur de cet existant et parce que cet existant ne peut être supprimé, même et surtout EN ABSOLUE, alors, on peut postuler le sens inverse, autrement dit, exister en donnant sens à l’existant.

                                  Et de fait, pratiquement toutes les religions partent de ce point, qui consiste à dire que le Dieu créateur (on restera sur le monothéisme) crée la vie pour sortir de l’absolue où l’existence, la sienne donc, n’a pas de sens en elle même, car elle est dans le même instant, cause et conséquence ; C’est le domaine absolue de l’imaginaire, où par le fait que tout soit possible, il n’y a pas de causalité qui tienne. Rien n’existe en particulier. Que cet absolue a pour conséquence de confiner cet être suprême dans la solitude la plus totale et qu’il ne peut en sortir qu’à la condition de la réalité physique où il n’est pas maître, mais soumis aux conditions d’existence de la réalité physique. Soumission volontaire dirons nous, mais condition pour que la vie existe en dehors de l’imaginaire, c’est à dire, avec des êtres soumis aux mêmes lois.

                                  Ici, c’est la raison pure qui dicte, sauf lorsque celle-ci est parasité par la passion, ce qui m’arrive trop souvent. Nourrit par nos sens et notre condition humaine. Ainsi, quiand Lavau (ou moi), pense à baiser parce que sa libido le travaille dans son corps, la raison est court-circuité par son envie !



                                • JC_Lavau JC_Lavau 28 septembre 2018 00:49

                                  @Hervé Hum. Réinterprété par Paul Reboux et Charles Muller, Mallarmé avait repoussé les limites du galimatias.
                                  Hervé Hum, lui, a repoussé les limites du gloubiboulga.


                                • Hamed 5 octobre 2018 12:04

                                  @Hervé Hum

                                  Sur votre commentaire : « Vous écrivez à Lavau »Vous croyez exister mais vous n’existez pas et je dis ceci, c’est évident, je le dis dans l’ « absolu »

                                  c’est cela le néant ! considérer qu’en absolue, tout se vaut, que le sens de l’existence ne mène nulle part. Que la vie est donc vaine en absolue.« 

                                  Là encore, vous émettez une idée juste et une autre erronée. » C’est cela le néant, cela peut e concevoir. Mais en réalité, l’être humain est le contraire du non-être, donc la négation du non-être. Non-être peut s’assimiler au néant, un vide d’existence, ou simplement néant comme le terme en exprime le sens.

                                  Donc l’homme, par son être, est en fait une négation du non-être, et son existence peut s’assimiler à un combat en et pour l’existence, donc une confrontation de deux négations. La première est ce non-être, en tant que première négation, ou néant, et ce être qu’il est en tant que « négation de cette négation ». Et cette négation d’être ne peut s’affirmer que en se confrontant à sa première négation qui est de ne pas être. 

                                  Et c’est pourquoi l’existence, et on dit souvent, ce n’est pas une sinécure. Et beaucoup disent comme d’ailleurs cela m’arrive, nous n’existons pas dans l’absolu, puisque nous dépendons de ce dualisme d’être et de ne pas être. Donc une soumission non pas volontaire mais plutôt involontaire.

                                  Pour que vous compreniez concrètement, prenez, par exemple, un oppresseur et un opprimé. Les deux sont des négations. Le premier use de sa force pour opprimer, c’est une négation. Le sait-il l’oppresseur ? Non, il ne le sait pas. Il poursuit son instinct ou ce que dise les « bons penseurs », la « volonté de puissance ». Alors qu’en réalité, c’est une négation. De même l’opprimé qui se fait opprimé, c’est aussi une négation. En effet, c’est sa situation d’être faible face à l’extériorité qui opprime. Donc c’est une négation vécue par l’état d’infériorité dans lequel il se trouve. Et là aussi, il ne sait pas son état qu’il n’a pas choisi. Il ne le sait que lorsqu’il se trouve confronté à l’oppresseur.

                                  On peut même aller plus loin. Prenez une femme qui marche seule, et elle est attaquée par un prédateur pour abuser d’elle ou même pour la tuer. Et l’humanité en recèle des situations pareilles et au sein de tous les peuples. Le problème pour le prédateur, est-il conscient de son passage à l’acte ? A-t-il une moralité ? Ne poursuit-il que son instinct de bête humaine ? N’est-il pas une négation pour le sens de l’humain ? Il est certain que c’est un être foncièrement négatif. Mais le sait-il ? Il ne le sait pas. Les experts psychiatres diront qu’il est malade, il est dérangé. Précisément, ce dérangement, cette maladie est une négation. Donc en plus qu’il est déjà une négation de son non-être, il est encore une négation de son être. Là, encore est-il responsable de ce qu’il fait ? La réponse se trouve dans la réponse des hommes pour juger et le juger s’il vient à être pris.

                                  De même, la femme, si elle n’a pas pris ses précautions ou si elle a pris ses précautions, mais dans les deux cas, elle s’est trouvée agressée, violée ou tuée. Sa situation n’a-t-elle pas été une situation de négation, Est-ce sa faute ? C’est comme l’opprimé. Elle a subi une oppression.

                                  Evidemment, au-dessus de tout ça, il y a une Grande Grande Grande Essence qui ne chôme pas, elle n’est pas du tout solitaire, elle est simplement en nous.

                                  Je ne sais si vous me comprenez.

                                  J’espère préciser ma pensée dans un autre article, parce que je crois qu’il y a beaucoup d’incompréhension dans ce qui nous arrive. 



                                • Hervé Hum Hervé Hum 6 octobre 2018 10:44
                                  @Hamed

                                  Encore une fois, la notion de « non être » n’a aucun sens en absolue, mais uniquement en relativité, c’est à dire, que la notion de « non être », est toujours par rapport à un autre être, mais il est impossible de définir le « non être » en absolue, tout simplement parce que l’être en tant que tel ne peut être supprimé. Sans cela, votre phrase "Evidemment, au-dessus de tout ça, il y a une Grande Grande Grande Essence qui ne chôme pas, elle n’est pas du tout solitaire, elle est simplement en nous.« 

                                  En effet, s’il y aune essence au dessus de »tout ça« , alors, c’est qu’il y a un être. et votre »non être", tombe dans l’aberration, dû à votre propre imaginaire qui lui, ne connaît pas de limite, de logique, de causalité. L’imaginaire, c’est le rêve paradoxal.

                                  De plus, la notion d’être n’est pas spécifique à l’humain, cela, c’est avoir une vision égocentrique, anthropocentrique de l’Univers. Sauf que si l’humain s’inscrit dans l’Univers, ce dernier n’est pas réductible à l’humain, ce dernier fait partie de l’Univers et non pas l’inverse. L’Univers n’est pas une partie de l’humain, seulement l’inverse. De la même manière que l’humain est un élément de la Terre et non l’inverse. Ce genre de confusion est très courante chez l’humain et lui sert surtout à ne pas contraindre ses passions à la raison, même lorsque cette dernière est biaisé.

                                  Dans votre imaginaire, vous pouvez tout conceptualiser, mais pas dans la réalité, dans cette dernière, vous devez suivre des règles strictes de causalités, donc de logiques que vous pouvez ignorer dans l’imaginaire seulement. Bien sûr, imaginaire et réalité sont liés selon le principe de dualité, le même dont vous parlez dans votre commentaire.

                                  dans votre exemple de la dualité oppresseur /opprimé, les deux sont la négation de l’autre et chacun est le positif de lui même, mais d’un point de vue extérieur aux deux, alors, l’un est positif et l ’autre négatif. La charge, le sens de la relation étant inverse selon le regard que l’on porte à la relation duale !

                                  l’oppresseur sait très bien qu’il est la négation de l’autre et que sa puissance tient sur sa capacité à dominer autrui. Sans opprimé, comment pourrait t-il juger de sa puissance ? Il ne le pourrait pas ! C’est la dualité qui lui permet de juger. Là dessus, nous sommes d’accord.


                                  La puissance ou sentiment de puissance, n’est pas une négation pour celui qui l’a vit, mais pour celui qui la subit ou pour celui qui la juge extérieurement. Pour celui qui la vit, c’est une action positive, sauf s’il remet en question son action comme positive, qu’il se juge extérieurement, mais dès cet instant, il change de sens, cesse de juger la puissance comme positive ou bien, la renforce. L’inverse étant aussi vrai, c’est à dire, où l’oppressé se change en oppresseur et en faisant la même chose, soit, en se jugeant de l’extérieur.

                                  Vous confondez trop entre juger de l’intérieur et juger de l’extérieur une relation duale.






                                • Mefrange 27 septembre 2018 00:47

                                  Rappel succinct de la doctrine catholique du libre-arbitre selon le concile de Trente.
                                  Le libre ou franc arbitre est la faculté que l’homme a de résister, s’il le veut aux mouvements et aux ordres de Dieu, la loi naturelle contenue dans les dix commandements.
                                  Le libre arbitre est exclusivement humain. Les animaux ne l’ont pas. Ils n’ont qu’une série d’instincts. « Il n’y a ni vertu ni mérite là où il n’y a de libre arbitre ». Entre deux maux, le libre arbitre doit choisir le moindre et celui qui a bombardé Hiroshima aurait pu rater légèrement sa cible.
                                  L’homme qui décide le mal ou se met délibérément en position de perdre son libre-arbitre (l’ivrogne par exemple) tombe dans la licence.
                                  Un animal ne peut tomber dans la licence. Il peut juste être dressé, être psychotique ou agir selon sa nature propre.
                                  L’Esprit Saint et la raison guidée par la saine doctrine permettent d’éclairer le libre-arbitre. Les passions l’obscurcissent..La liberté moderne (l’absence de contraintes allant jusqu’au « il est interdit d’interdire 68ard » est le contraire du libre arbitre, son retournement faussaire.

                                  L’homme, de par sa nature propre n’a pas le droit de vouloir la licence pas plus qu’un sportif n’a le droit de vouloir mal jouer. « La faculté de pécher n’est pas une liberté, mais une servitude »

                                  Jésus est celui délivre l’homme déchu et le remet à sa place d’homme. Il est appelé « le sauveur pour cette raison » - « sans moi vous ne pouvez rien » - La volonté humaine seule condamne l’homme à une série de rechutes lamentables. La loi seule même la plus sévère est un « fardeau que les hommes ne peuvent porter » sans les empêcher pour autant de tomber. La grâce est ce qui empêche de désespérer (foi, espérance, charité)

                                  L ;homme qui utilise son libre arbitre correctement (choisir entre plusieurs biens) peut être appelé « fils de Dieu ». 
                                   
                                  La sanction du bon ou mauvais usage du libre arbitre se fait dans le référentiel du concile de Trente à la mort de l’individu (jugement particulier) et de façon générale lors du retour de Jésus (Parousie) après le cycle évangélisation- apostasie et antéchrist. C’est ce qu’on appelle la psychostasie improprement appelée « pesée des âmes » (ce ne sont pas les âmes mais les actions/paroles/pensées qui sont pesées) . 

                                  Pour aller plus loin : Libertas (20 juin 1888)

                                  On précise que le but de ce commentaire est strictement informatif et ne vise en aucun cas à instruire ou empiéter sur quelque religion que ce soit.

                                  Dans ces matières, il ne faut jamais croire sur parole l’amateur ou l’autodidacte et se référer systématiquement à l’autorité indiscutable en la matière (prêtre, pasteur, docteur en théologie, rabbin, Ālim). Les dégâts causés par les amateurs ou charlatans sont incalculables dans ces matières surtout quand ils sont portés par de fortes personnalités d’illuminés. Les faux prophètes amateurs verront aussi l’étendue des dégâts qu’ils ont causés par leur amateurisme. 

                                  Catéchisme de Trente
                                  Encyclique libertas praestantissimum sur la liberté humaine de Léon XIII

                                  • microf 27 septembre 2018 12:33

                                    l

                                    @Mefrange

                                    Merci pour ce très bon commentaire qui est en même temps un bon cours de cathéchisme pour nous qui croyons et informatif pour ceux qui ne croient pas.

                                    Vous faites reférence au Concile de Trente dans votre commentaire, et aujourd´hui 27 septembre, l´Église Catholique célèbre la fête de Saint Vincent de Paul.
                                    Ce très grand saint francais, découvrant la pauvreté spirituelle et matérielle de son temps, s´engagea á former un clergé selon les directives du Concile de Trente pour aller porter la Bonne Nouvelle partout en France et ailleurs.

                                    Il disait ceci « tels sont les prêtres, tels sont les peuples. »

                                    « Il n´ya rien de plus conforme á l´Évangile que d´amasser d´un côté les lumières et des forces pour son âme dans l´oraison, dans la lecture et dans la solitude, et d´aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle ».

                                    Pour revenir au sujet de l´article. Les différentes lectures de la liturgie d´aujourd´hui interpellent, d´abord la première lecture de l´Ecclésiaste 1, 2-11.

                                    Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.

                                    2Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

                                    3Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

                                    4Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

                                    5Le soleil se lève, le soleil se couche ; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.

                                    6Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord ; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.

                                    7Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

                                    8Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire ; l’oeil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.

                                    9Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

                                    10S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés.

                                    11On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

                                    Ensuite le Psaume 89. D´âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge.

                                    Et l´Évangile de Luc 9, 7-9.
                                    Hérode prince de Galilée, aprenant tout ce que faisait Jésus et qui demandait qui c´était, il pensait que c´était Jean-Baptiste qu´il avait fait décapité qui était revenu...et il cherchait á le voir.

                                    Il ya un très bon commentaire de cet Évangile qui dit ceci :
                                    « Hérode , prince de Galilée était curieux et perplexe. Juif hellénisant, il est sceptique et veut voir. Il verra un jour mais il ne croira pas parceque le scepticisme en lui est plus fort que tout. Il a son monde á lui et ne peut imaginer qu´il y en ait un autre. Il pense comme les gens de son temps.
                                    Souvenons nous de la question brutale et claire de Jésus : Que disent de moi les gens ? et Qui dites-vous que je suis ?
                                    Notre foi est-elle crédit fait á Dieu ? oú sommes nous traversés par le soupcon ? l´air ambiant que véhiculent les sondages n´est-il pas trop facilement le souffle qui nous fait vivre.
                                    Que pensons nous de Jésus : est-Il le compagnon, le frère, l´ami, voire l´amour ?. Quelles dimensions lui donnons nous ? Les nôtres, celles d´un monde á transformer, d´une société á rendre plus juste, plus fraternelle, et tout cela est vrai.
                                    Ou bien est-Il pour nous le Fils de Dieu, celui qui situe l´homme á la dimension de Dieu ?. Sommes-nous perplexe, j´oserai dire, sur la possibilité de réussite de l´Évangile ? Tout cela n´est-il pas utopie d´un autre âge ? faisons alors attention ! Comme pour Hérode, Jésus demeurera au delá de notre compréhension. L´adhésion á Jésus de toute notre vie suppose un pas gratuit, le don de notre personne, la confiance de notre intelligence.
                                    Mais quel est celui-ci dont j´entends dire de telles choses ? Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

                                    Suite á votre commentaire, je voulais partager avec vous ce que j´ai vécu ce matin aujourd´hui á la Sainte Messe.

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