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Accueil du site > Tribune Libre > Le système D pour fabriquer une armée, ça marche (mais ça peut aussi mener (...)

Le système D pour fabriquer une armée, ça marche (mais ça peut aussi mener en prison - I)

C'est encore une fois France-Info, qui, au petit matin de ce jeudi 11 juillet, m'avait attiré l'oreille. Avec le compte rendu d'une incroyable histoire, ou plutôt le début d'un procès étonnant, qui démarre en France. A peine le temps d'en écouter la fin, et de me précipiter au kiosque pour acheter le Nouvel Observateur et son article "exclusif" sur la question... et me revoilà plongé dans mes archives (*). Cette affaire-là, je vous en avais déjà parlé un peu, ici-même, le 15 avril 2008, ou plutôt bien avant, le 31 mars, où l'article avait essuyé un refus pour des raisons qui m'échappent : pressé de le voir reparaître, j'y avais inclus les imagettes et non les photos en taille correcte. Mais le contenu était-là, et ce contenu disait qu'un minuscule pays (en l'occurence le Tchad) venait de trouver la solution idéale pour lutter contre les bandes armées sillonnant le désert en Toyota : un avion performant de type COIN, de contre-insurrection, celui dont les américains manquaient cruellement en Irak, à lancer leurs lourds chasseurs trop rapides à la poursuite des "insurgés" qui détalaient devant eux. Et cet avion, c'était tout bonnerment un avion d'entraînement à hélice, qui a fait ses preuves, un Pilatus qui avait donc été subrepticement armé, à l'insu des autorités suisses, qui plus tard crieront au scancale. Or aujourd'hui, un autre scandale revient, mais en France. Car delui qui avait utilisé sa baguette magique pour fabriquer à peu de frais une armée aérienne efficace est en effet... français. C'est un ancien pilote de chasse sur Mirage... fort doué pour le système D.

Mais commençons donc si vous le voulez bien par l'info brute du 12 juillet : telle que l'annonce l'AFP AFP)  :"Dix-huit mois de prison avec sursis et 350 000 euros d'amende ont été requis jeudi contre un homme poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir vendu des armes au Tchad en 2006 sans autorisation. A la tête de la société de services militaires Griffon Aérospace, Habib Boukharouba, avait pour une douzaine de millions d'euros vendu des bombes air sol et rénové et militarisé des avions Pilatus pour l'armée tchadienne en lutte contre une rébellion Selon lui, il avait reçu des autorisations tacites de la part de la France et sa société opérait sur la base française à N'Djamena, l'armée française apportant une "assistance quotidienne", a-t-il expliqué. Les munitions étaient "livrées sur la base française", a-t-il déclaré à la barre. Assurant le tribunal de sa "bonne foi", il a dit qu'il n'y a pas eu de sa part de "volonté maligne de contourner le système". Il a estimé "avoir été utilisé dans cette histoire", s'interrogeant sur les "vraies raisons de tout cela", s'estimant victime d'un "règlement de comptes". Des peines d'un an avec sursis et 150.000 euros d'amende et huit mois avec sursis ont également été requise contre deux autres membres de Griffon. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 18 octobre". Etrange procès, pourrions nous dire, car, comme le fait aussi remarquer le Nouvel Obs, il est impossible que les militaires français n'aient pas été mis au courant de la situation, ce qui rend ce procès ubuesque, tout simplement. Le responsable plaide la bonne foi, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est flagrante : tout s'est passé plutôt comme si les responsables militaires français avaient accepté et étaient revenus après coup sur leur décision : or il faut rappeler que l'affaire a débuté en 2006 ; sous un Président, et qu'elle s'est poursuivie sous un autre. Aurait-on changé entre temps de stratégie, c'est ce qu'il convient aujourd'hui de vérifier en effet.

En 2006, faisons tout d'abord l'état des lieux de l'armée tchadienne, en prise depuis des années avec une rebellion au sud du pays dont elle n'arrive pas à se dépêtrer. Les rebelles sont équipés de Toyota 4x4 munis d'affûts de mitrailleuses lourdes d'origine russe et se déplacent rapidement. Seule une aviation dédiée à la contre-insurrection (COIN) serait capable d'en venir à bout à coups de bombardement prècis et répétés, le mieux étant de nuit pour augmenter l'effet de surprise, une fois la position des opposants repérée. Mais les forces aériennes tchadiennes sont alors au plus bas. Ses vieux Skyraiders (français) sont partis au rebus il y a longtemps, il ne lui reste que quelques Alouette III achetées aux néerlandais, un SIAI-Marchetti SF-260 et un Hercules C-130 pris tous deux aux Libyens et fonctionnant aléatoirement, deux Cessna Skymasters push-pull et un Antonov 26, et c'est tout. Pas vraiment de quoi fabriquer une escadrille d'attaque au sol !

Et c'est là qu'apparaît en 2005 le dénommé Boukharouba, de son prénom Habib, qui est un ancien pilote de chasse sur Mirage III (ici le récit d'une aventure survenue à un de des collégues de patrouille, Henri de Waubert  de Genlis, et lisez surtout le coup pendable du Harrier biplace repeint intégralement en rose par des français facértieux !), un français qui est alors en Algérie pour "y vendre des avions de protection des frontières" nous dit le Nouvel Obs. L'homme est le représentant français d'une société américaine un peu particulière, puisqu'elle s'est lancée dans les composites, de façon assez réussie (elle a déjà participé aux ailettes d'une capsule de secours de la prochaine fusée américaine et devrait réaliser son réservoir principal, et en même temps construit un petit drone à bas coût qui lui a valu un contrat juteux des armées), une société qui fait aussi dans le refurbishing d'anciens avions, les mettant aux normes modernes avec des équipements venus d'Israël (les écrans LCDs des cockpits) ou d'Afrique du Sud (l'armement) : le privé, on le sait, n'a pas de frontières. A savoir sur les petits Safir 43 ou Firnas 142, des productions indigènes, bien connues des pilotes instructeurs du centre de formation aérienne militaire initiale (CFAMI) de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, qui ont pu voler dessus en 2012. La sortie en juin dernier du premier drone algérien, le CCS-01 ne devant pas être totalement étranger aux contacts de notre fameux représentant, qui est resté un grand fan d'avions : il vole lui-même en meeting sur un superbe Fouga CM-170 Magister (F-AZLV, le 379eme produit).

Un appareil resté longtemps au musée de Brive (immatriculé F-GKEI), appartenant à l'amicale des Ailes Anciennes Villenevoises, racheté en septembre 2005. Ses nombreux contacts dans l'industrie d'armement (notamment chez des vieux amis pilotes reconvertis en brokers discrets) lui permettent d'envisager de fournir à la demande des avions à un état qui désirerait s'équiper discrètement. C'est ainsi que sa firme Griffon se fait approcher par un intriguant, nommé Abakar Manany (ici à gauche) y, qui est alors un grand ami de Claude Guéant (il lui a fait obtenir rapidement la nationalité française affirme le Nouvel Obs), qui tout aussi discrètement joue déjà le monsieur Françafrique du clan Balladur, lié à Robert Bourgui ou au libanais Claude Samama. Il lui demande s'il pourrait équiper en toute discrétion le Tchad d'avions pour mâter les rebelles, dirigés par deux anciens conseillers du président Deby. Chirac et Villepin ne sont pas chauds pour intervenir, aussi c'est la branche Balladurienne qui saute sur l'occasion de réaliser un contrat d'armement. Une vieille guerre intestine de la droite, évoquée ici sur Agoravox, les contrats conclus servant à alimenter les caisses noires de chaque parti : on y retrouve Nicolas Bazire à la manœuvre, le chef de cabinet d'Édouard Balladur à Matignon et le témoin de mariage d'un certain Nicolas Sarkozy, accusé aujourd'hui d'avoir transporté beaucoup de valises pleines de billets en direction de la Suisse. 

L'intermédiaire tchadien proche de Claude Guéant, le dénommé Abakar Manany, est surtout le directeur d'Amjet Executive, une compagnie de jets privés fondée en 2009, qui est très en cour en France : c'est son Airbus 319 CJ 100 par exemple qui a conduit récemment l'équipe de football française lors de sa tournée en Amérique du Sud (le 12 juin 2013). Entre deux vols (il pilote lui-même) le PDG de l'entreprise vante les mérites du luxe : "le luxe est un art - il ne peut pas être acheté. Vous pouvez être très riche, mais cela ne signifie pas nécessairement que vous comprenez la valeur des choses" déclare-t-il dans une revue spécialisée. Proche du président tchadien, mais aussi plutôt de Nicolas Sarkozy, selon Zoomtchad  : "sans compter les dernières révélations du Canard Enchaîné selon lesquelles, Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Khaddafi, aurait obtenu un titre de séjour pour lui et sa famille ; exfiltré de Libye dans un avion suisse, il est actuellement protégé par les services de Claude Guéant. Le Tchadien Abakar Adoum Manany a été cité dans cette affaire, pour avoir joué un rôle dans les négociations entre les proches de Sarkozy et ceux de Khaddafi. A bord d’un jet privé, il aurait effectué plusieurs voyages entre Paris et Tripoli. On parlait de lui comme le « gentil coursier » commente le journal. En remerciement, il fut décoré de la Légion d’honneur et obtint la nationalité française. Des affaires à suivre..." Son role est jugé assez important en tout cas pour qu'il bénéficie en prime en France de la protection d'un policier et "chaque policier coûte près de 71.000 euros par an", rappelle avec justesse Europe 1. A remarquer que tous ses avions sont enregistrés... en Grèce (avec le préfixe SX). Les banques grecques, c'est bien connu... la spécialité d'Amjet ? Le transport de chefs d'état ! "Chez Amjet Executive, nous proposons nos services pour l’organisation de visites officielles de personnalités d’état, et de délégations gouvernementales. Vous bénéficiez de l’expérience et du professionnalisme sans failles de toute notre équipe à votre service. Nos aptitudes d’organisation et de coordination, notre réactivité et notre flexibilité sont les ingrédients essentiels pour assurer une expérience fluide du début jusqu’à la fin. Nous connaissons parfaitement le protocole et les besoins de coordination nécessaires aux visites officielles de délégations gouvernementales ou de chefs d’état" peut-on lire sur son site.

Le rôle de Manany, une fois fâché avec Idriss Deby à partir de 2008 ? De rapprocher Sarkozy du Quatar, affirme aujourd'hui"Tchadantropus" : "en délicatesse depuis plusieurs années avec Idriss Deby, dont il fut le conseiller spécial, le Tchadien Abakar Manany est devenu le missi dominici de Sassou N’Guesso auprès des émirats du Moyen-Orient, en particulier du Qatar. Il remplace dans ce rôle le Congolo-Malien Abbas Haidara, écarté en raison de ses trop faibles résultats par le chef de l’Etat congolais lui-même. Abakar Manany a été introduit au palais du Plateau par Julienne Johnson, dite "Joujou", fille aînée de Sassou, ainsi que par sa sœur Ninelle NGouélondélé. Le Qatar envisage de construire, avant la présidentielle de 2016, un centre d’affaires à Brazzaville. Il devrait également participer à la reconstruction des quartiers de Mpila et Ouenzé de la capitale congolaise, détruits lors des explosions de mars 2012. Reconverti dans l'aviation via Amjet Exécutive, Abakar Manany a par ailleurs été l’un des principaux intermédiaires du président français Nicolas Sarkozy auprès des Qataris, après avoir longtemps fréquenté la mouvance chiraquienne."

Car les enjeux financiers et politiques de cett sorte d'adroit entregent sont fondamentaux. Cela donne ceci comme récit des négocations et des transactions à la mi-90 avec l'Arabie Saoudite, par exemple, déjà sous l'égide d'un Takkiedine : "reste plus qu'à savoir où va transiter l'argent, ce que précise aussi Libération dans cet excellent article datant de dix ans : "Mission réussie pour tout le monde. Sawari 2 est signé le 19 novembre 1994, au Maroc, par François Léotard et le prince Sultan. Il porte sur deux frégates armées avec option sur une troisième. Les contrats de commissions sont déjà faits. Ils sont « hors normes ». D'abord le pourcentage : 8 % au lieu d'1 ou 2 %. Et leur portée : ils visent toutes les affaires à conclure avec l'Arabie Saoudite durant cinq ans. Les comptes bancaires des intermédiaires sont prêts. Pour Ben Mussalam, ce sera la Deutsche Bank, Cantrade et Pictet ; les trois à Genève. El Assir a préféré la SBS, de Genève également. Takkiedine choisi la Saradar (Paris) et la Lloyds à Londres. Curieusement, les contacts entre les intermédiaires et « l'échelon politique » se poursuivent après la signature. En janvier 1995, Donnedieu de Vabres devient membre de la cellule politique du candidat Balladur à l'élection présidentielle. Les 10 mars et 13 avril 1995, en pleine campagne, Donnedieu de Vabres trouve le temps de rencontrer encore Ben Mussalam et Takkiedine, alors que le marché est signé". Bref, ça continue à verser, et même en pleine campagne électorale (d'où les allées et venues du porteur de valises, dont le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean !) ! Et même jusqu'en 2001 même... juste avant que Chirac ne soit réélu, et alors qu'il s'est déjà arrangé pour torpiller tant qu'il pouvait tous les contacts balladuriens" (ci-dessous un PC-9 irakien).

Contacté par la bande par le Tchad et le roi des jets privés et ami des grands footballeurs, notre spécialiste de l'aviation répond par une analyse que d'autres ont fait avant lui : les meilleurs avions de type COIN sont des avions à hélice, à turbopropulseur, désormais performants et équipés comme des chasseurs modernes. La France en a, ce sont des Embraer EMB 312 Tucano, qui équipent l'armée de l'air depuis 1993 où ils ont remplacé ses Fouga Magister (elle en avait acheté 50) ; mais les avions sont en fin de vie (ils seront tous retirés du service le 22 juillet 2009), et le Tchad pourrait alors en recevoir, avait-on dit. Mais l'avion, devenu trop coûteux à faire fonctionner ne sera pas retenu. Notre spécialiste se tourne alors vers un équivalent, un Pilatus biplace lui aussi d'entraînement, que la France connaît bien. Les Pilatus PC-7suisses les plus connus étant en effet les appareils des patrouilles acrobatiques "Martini" "Ecco" ou Adecco" qui à ce moment-là enchantent les meetings aériens par leurs prouesses : c'est ce qu'il recommande au conseiller tchadien. Rééquipés d'une avionique israélienne, les avions peuvent devenir de redoutables avions d'attaque au sol. Un site suisse contre la prolifération des armes en recense les tristes "exploits" : Saddam Hussein en a en effet donné la triste démonstration, en faisant larguer par les siens des gaz asphyxiants sur ses populations kurdes.

L'attaque chimique d'Halabja du 16 mars 1988 restée dans toutes les mémoires a été en effet menée par ses Pilatus (cf. Tribune de Genève du 14/9/1992 : "Un pilote kurde de Saddam dénonce l’utilisation des Pilatus"). En 1979, Pilatus avait vendu 52 de ces appareils à Saddam Hussein ! Au Guatemala, l’armée utilise des PC-7 contre les rebelles et la population civile (un des Pilatus est abattu en 1989). A Chiapas, au Mexique, en 1994, ce sont encore des avions Pilatus PC-7 qui bombardent et tirent sur des insurgés indigènes et des civils, faisant des centaines de morts civiles. En Angola, Angola en pleine guerre civile, dans les années 90, les PC-7 du MPLA ( 80 appareils !) sont utilisés contre la population civile. Le Pilatus s'impose donc de lui-même ; mais la suisse est réticente à vendre ses PC-9 : le marché de l'appareil d'occasion s'impose donc naturellement aux yeux de Boukharouba. Nous sommes alors en 2006, et il est temps pour notre bricoleur de se fabriquer une armée avec pas mal de Système D. C'est un fait évident qu'on peut en effet transformer facilement un Pilatus civil en avion de guerre : les Slovènes ne s'y sont pas trompés, en s'équipant ainsi d'avions d'attaque au sol à bas coûts... capables d'emporter une multitude de charges diverses. L'avion devenant un "Hudournik " :

France Info et Philippe Vasset racontent comment a eu lieu la transformation : "Au printemps 2005, Habib Boukharouba reçoit donc un coup de téléphone. Au bout du fil, un représentant du Tchad lui demande de l'aide (c'est Abakar Amany, ici avec le footballeur Samuel Eto'o, qui possède aussi un MD-83 remis à neuf pour VIP). Le président tchadien, Idriss Deby, essaie de repousser les assauts d'une guerilla. Mais son aviation est trop faible, trop ancienne. Les appareils sont en train de rouiller. Habib Boukharouba pourrait-il les rénover et former les pilotes tchadiens ? L'homme d'affaires accepte. Il envoie ses équipes à N'djamena. A la demande du Tchad, il va plus loin. Il fait son marché. Aux Etats-Unis, en Suisse, en Algérie, au Pakistan, il achète du matériel pour équiper l'armée tchadienne. Mieux encore, il envoie ses propres pilotes pour participer à certaines missions et pour pilonner les rebelles. Il sauve le président Idriss Deby. A-t-il le droit d'agir ainsi ? En tout cas, il prend ses précautions. Sa société est installée près de Paris. Elle a besoin du soutien officiel de la France. En octobre 2006, elle demande donc au ministère de la Défense une "autorisation d'intermédiation et de commerce" de matériel de guerre. Habib Boukharouba n'a pas de raison d'être inquiet. Depuis le début de cette affaire, il travaille sans arrêt avec l'armée française qui est très impliquée au Tchad et qui soutient le président Deby."

Il ne lui reste plus qu'à en trouver, des Pilatus civils à reconvertir en armes de guerre : nous verrons ça demain si vous le voulez bien.

 

(*) En l'occurence, ma collection de magazines d'aviation, et le N° de mars 2008 de l'excellente revue américaine Air Forces Monthly en particulier, qui titre sans ambiguité en page 4 "Chad Air Force crush rebels", et en sujet de couverture "USAF crisis" au moment où ses Raptors étaient à la peine et ses F-15 crashés.

 


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4 réactions à cet article    


  • ysengrimus ysengrimus 15 juillet 2013 15:14

    L’armée ne fait pas partie de la société civile   http://ysengrimus.wordpress.com/2008/04/29/larmee-ennemie-de-la-societe-civile/   Alors »les enjeux financiers et politiques » dont elle se réclame… je vous demande un peu…


    • Talion Talion 15 juillet 2013 19:28

      Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les états avec peu de moyens s’acharnent à vouloir acheter à grands frais des avions à réaction ultra-modernes alors que pour des opérations anti-insurectionnelles, un bon vieux chasseur à hélices de la seconde guerre mondiale (modernisé et avec un armement mis à jour bien entendu ^^ ) leur permettrait de faire bien plus efficacement le boulot pour une fraction du coût.

      Les designs sont (me semble t’il) en effet tombés depuis belle lurette dans le domaine public et ont été éprouvés directement sur le terrain maintes et maintes fois.

      Merde... Je sais pas, un appareil basé sur les plans du FW-190D, du P51-Mustang, ou du DH.98 Mosquito ferait assurément le job aussi bien (et même surement mieux) qu’un rafale face à des cavaleurs du désert.



      • ecolittoral ecolittoral 16 juillet 2013 14:29

        Un drone c’est encore mieux ! 

        Pas de pilote donc, pas d’attirail pour l’humain, juste une télécommande.
        Gain de poids et de volume pour une charge utile plus importante.

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