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Accueil du site > Tribune Libre > Les animaux ont-ils des droits ?

Les animaux ont-ils des droits ?

Les liens entre les animaux et les humains sont extrêmement étroits puisqu’ils sont nos lointains parents dans l’évolution des espèces et que les services qu’ils nous ont rendus depuis toujours sont considérables dans tous les domaines de l’existence. La consommation de leur chair par les chasseurs-cueilleurs omnivores a permis leur survie dans des milieux parfois hostiles et entrainé le développement exceptionnel de notre cerveau grâce à cet apport de protéines. Et l’observation des animaux qui prennent soin de leurs petits à la naissance est peut-être à l’origine de notre empathie pour autrui. Il est même possible que nous leurs soyons aussi redevables du développement de notre pensée créatrice et de nos croyances si l’on en juge par cette licorne imaginaire peinte sur les parois de Lascaux, cette « chapelle Sixtine de la préhistoire » comme la surnommait Henri Breuil.

L’humanité fait donc consubstantiellement partie de cette filiation puisque sans elle nous ne serions pas là ni devenus ce que nous sommes, même si les spécificités de notre espèce que sont le langage articulé, les religions ou la science ont progressivement modifié ce paradigme de départ pour s’éloigner de la stricte hérédité biologique. Car contrairement à l’homme qui s’est peu à peu distancié de la nature c’est l’instinct qui reste le principal organisateur des animaux pour se nourrir se reproduire et se défendre même si les recherches actuelles prouvent qu’ils ont aussi des capacités sensorielles et cognitives restées longtemps ignorées.

Pourtant dès l’antiquité l’attention des hommes s’est penchée sur la condition animale. Pythagore avec sa croyance en la transmigration des âmes refusait de consommer la chair des animaux considérés comme des ancêtres potentiels et Cicéron condamnait de la même façon ceux qui tuent les hommes et les bêtes. Plus tard Jean-Jacques Rousseau et Jérémy Bentham souligneront l’importance de la sensibilité animale. Et le XIXème siècle vit se créer les premières lois protégeant les animaux de cruauté à leur égard, notamment le Martin’s Act de 1822 au Royaume-Uni. La Société protectrice des animaux (SPA) naîtra en 1842 en France et le XXème siècle poursuivra dans cette voie pour établir en 1978 une Déclaration universelle des droits de l’animal à l’Unesco. Toutefois cette défense de la cause animale s’oppose à d’autres avis car les philosophes et les religieux sont divisés sur ces questions. Ainsi le récit de la Genèse dans la Bible établit la nette domination des humains sur tous les (autres) animaux. Aristote pensait qu’ils nous sont inférieurs car dénués de raison et Augustin comme Thomas d’Aquin veulent seulement éviter que leur maltraitance ne s’applique aux humains. Quant à Descartes, sa thèse de l’animal-machine les compare à des automates sans âme, ce qui aboutira à la conception de La Mettrie exposée dans son livre « L’Homme-machine » de 1747, qui préfigure peut-être le transhumanisme que certains appellent de leurs vœux.

Mais aujourd’hui cette querelle des idées rebondit dans le débat parfois vif engagé entre les spécistes et les antispécistes, comme une nouvelle dispute entre anciens et modernes. Le spécisme, terme forgé par Richard Ryder en 1970 et popularisé par Peter Singer, postule la croyance dans une hiérarchie entre les espèces animales que certains relient à une forme de racisme dans la mesure où les intérêts et les souffrances des animaux seraient de façon discriminatoire insuffisamment prises en compte par les humains. Au contraire l’antispécisme se réclame d’une égale considération entre les espèces et donc d’une prescription d’égalité de droit, à la vie ou à la liberté par exemple, pour tous les êtres sensibles par-delà leurs différences. Or s’il est à présent avéré par l’étude des animaux que certains sont comme les humains capables d’éprouver détresse ou souffrance, et que beaucoup sont élevés et tués dans des conditions déplorables, notamment pour la consommation de viande, ou maltraités et privés de liberté, la question est de savoir ce que recouvrent les notions d’ « être sensible » et de « droits des animaux » que revendiquent les antispécistes. Aujourd’hui de nombreuses personnes militent pour la reconnaissance de ces droits et des associations comme L214, le Front de libération des animaux, ou 269 France, et beaucoup d’autres dans le monde, prônent des actions souvent violentes contre ceux qui produisent ou consomment la viande animale, en estimant que toute idée de différence entre les hommes et les autres animaux est raciste.

Il serait pourtant naïf de se cacher que ces questions sont complexes et que la dichotomie entre les bons d’un côté et les mauvais de l’autre n’est peut-être pas le meilleur moyen d’y faire face. Car si le fait d’élever ou de tuer des animaux dans des conditions abominables, de détruire leur environnement vital naturel, de les priver de liberté, de les abandonner pour partir en vacances ou de les maltraiter d’autres façons est une conduite indigne contraire à toute éthique, force est de reconnaître que les humains sont depuis toujours de redoutables prédateurs invasifs qui ont non seulement tué une quantité très considérable de leur semblables dans les nombreuses guerres qui jalonnent l’histoire mais qu’ils ont aussi anéanti des populations entières d’animaux endémiques vivant sur leurs territoires. Cela signifie que si « l’homme est un loup pour l’homme », il peut l’être aussi pour beaucoup d’autres espèces.

 

Il faut alors questionner cette règle universelle du vivant liée à l’évolution darwinienne, qui est que dans la nature, du plus gros au plus petit, chacun se nourrit toujours de l’autre ce qui est la base de l’instinct de conservation et de la survie des espèces les mieux adaptées. On peut bien sûr critiquer cela et invoquer d’autres processus qui sont peut-être aussi à l’œuvre mais à condition de se demander si le fait de vouloir extraire l’humain de cette loi naturelle, notamment par la culture, ne risque pas d’entériner un déclin de l’instinct de vie et donc une promotion de l’instinct de mort. Freud a conceptualisé celui-ci comme le désir inconscient d’un retour à l’inorganique qui suppose la disparition de toute forme de violence en prélude à l’anéantissement final définitif. Et c’est ce débat philosophique qui nous oblige à repenser les rapports unissant la situation des animaux en regard de l’artificialisation croissante de notre espèce aux prises avec une acculturation qui semble être à présent devenue le principal moteur de notre évolution. Certains rêvent déjà d’un être humain totalement nouveau et prétendument augmenté en trans humain ou post humain qui sans doute réussirait selon eux à mieux juguler la violence endémique de notre espèce pour instaurer le primat de la raison. Malheureusement pour ces prophètes, ce fantasme prométhéen de nature religieuse a l’inconvénient majeur d’ignorer le fonctionnement réel du cerveau qu’ils réduisent à un câblage ridicule, et toutes les interrogations sur l’essence ou la conscience de la conscience qui font la spécificité de notre condition humaine, et l’importance fondatrice du lien.

Cette question du lien est en effet fondamentale pour les humains qui ne vivent qu’en société, mais aussi pour les animaux dont le statut change radicalement avec l’instauration de l’élevage au néolithique. Les bovins, poules ou chèvres deviennent alors si proches des hommes en raison des soins que ceux-ci leurs donnent qu’ils font presque partie de la famille. C’est ce que l’on voit encore aujourd’hui dans les milieux paysans classiques où perdure une relation affective entre les humains et leurs animaux, auxquels il est d’ailleurs souvent donné un prénom, ce qui n’empêche pas de les tuer ensuite pour les manger. Pour le sociologue Claude Fischer l’alimentation a toujours revêtu un caractère symbolique et parfois magique extrêmement puissant parce que pendant longtemps l’animal domestique fut « … abattu par un prêtre qui est aussi un boucher car la mise à mort est toujours un sacrifice () sacrifier veut dire rendre sacré : la mort de l’animal prend le sens religieux d’une offrande aux dieux ». Mais il n’empêche que l’abattage rituel casher ou halal qui fait penser au sacrifice d’Isaac par Abraham, remplacé au dernier moment par un animal, reste très contesté par les défenseurs des animaux. Or si le cannibalisme occasionnel des origines et les meurtres rituels se sont progressivement transformés en consommation de viande animale c’est parce que celle-ci est l’objet d’échanges à visée sociale et religieuse. Les repas en commun fêtes et banquets ont en effet une grande importance pour établir ou renforcer les liens interhumains dans les situations les plus diverses : mariages, congrès, réunions de famille, fêtes religieuses, repas de quartier où se pose toujours la question morale du partage, notamment de la viande, « …et donc implicitement, de ce qui est juste, équitable ».

Si « Nous sommes ce que nous mangeons  », comme le dit encore Claude Fisher, des changements importants ont modifié ces schémas, dont la quasi disparition des paysans traditionnels qui a entrainé un éloignement et une méconnaissance par les citadins des produits consommés. Il était courant autrefois de saigner puis de plumer les poulets dans la cour et les peaux de lapins faisaient alors l’objet d’un commerce. Mais l’élevage des animaux et leur abattage relégués dans la banlieue, le lieu du ban, ont alors été associés à des préoccupations sanitaires et écologiques. Et ces nouveaux modes de consommation ont induit le risque de ne plus savoir ce que l’on mange vraiment, ni pourquoi. Toutefois cette question de l’hygiène et des bienfaits ou méfaits associés à ce que nous consommons ne date pas d’hier puisque Hippocrate, bien qu’il ne la confondît jamais avec un remède, établissait déjà un lien entre l’alimentation et la santé. Et au XIX ème siècle en Amérique du Nord les « Crusaders of Health » (les Croisés de la Santé) sont allés beaucoup plus loin en appelant à une réforme drastique des mœurs et de la santé tout comme plus tard en France avec le docteur Paul Carton qui attribuait tous les maux de la société (mœurs dissolues, créations artistiques décadentes…) à des « aliments meurtriers », dont la viande.

Les ligues de vertu alimentaire, les mouvements politiques opposés au capitalisme et à ses modes de production, et certains écologistes se sont alors engouffrés dans ces inquiétudes latentes pour défendre la condition animale, parfois de façon radicale. Il est vrai que même les animaux domestiques protégés par des lois peuvent être l’objet de diverses maltraitances. Mais aujourd’hui la violence activiste des nouveaux croisés de la santé, qui clament que « la viande est un meurtre  » (sic), prône non seulement de ne plus en manger mais aussi dans la version végane, de s’interdire l’utilisation de tout produit d’origine animale, cuir, miel, œuf par exemple. Or si l’on comprend bien que l’on peut protéger à la fois les loups et les moutons, les lions et les vaches, les chats et les oiseaux, les requins et les poissons des océans dont le nombre diminue chaque année, ou les gorilles, et pourquoi pas les mouches, qui ont 70 % de patrimoine génétique commun avec nous, doit-on aussi prendre soin des moustiques qui tuent chaque année plus de 700 000 personnes ? Au moment où la consommation des insectes tend à se développer faudra-t-il que des populations entières qui en mangent déjà s’en abstiennent et meurent de faim pour ne pas risquer de heurter leur éventuelle sensibilité ? Où commence et s’arrête l’appréciation de la souffrance et son éradication totale quand il est scientifiquement prouvé aujourd’hui que même les plantes ont développé des formes de sensibilité et de communication avec leur environnement et qu’elles sont donc bien vivantes ?

La revendication de doits pour la cause animale conduit en réalité à la mort lente de tous les animaux (car que faudra-t-il faire de tous ceux qui existent aujourd’hui sur la planète s’il ne faut plus y toucher ?) qui semble être le prologue à la disparition des humains transformés en machines soi-disant plus intelligentes et à d’hypothétiques droits des robots. N’importe quel juriste débutant sait que le droit positif est le droit tel qu'il est réellement établi de manière variable dans chaque État alors que le droit naturel est une conception idéale du droit, tel qu'il devrait être pour être conforme aux exigences d'humanité et de justice. Le droit naturel est donc l’ensemble des droits que possède chaque individu du fait de son appartenance à l’humanité et non de par la société dans laquelle il vit. Or les animaux privés de langage humain n’ont aucune possibilité de faire valoir ni moralement ni juridiquement un quelconque droit. Et si les hommes pouvaient leur en accorder cela les placerait dans une position de supériorité qui serait peut-être jugée comme une forme de condescendance colonialiste et discriminatoire par les antispécistes. Le fait de donner des droits aux animaux les ferait sujets de droits, donc à même de les revendiquer pour les faire valoir, ce qui leur est impossible. De plus tout sujet de droit doit être capable de se soumettre aussi à des obligations alors qu’un animal n'est pas en mesure de comprendre ce qu'est une obligation et donc de s’y plier. Seuls des hommes le peuvent pour eux-mêmes, avec difficulté d’ailleurs, ce qui a conduit à l’élaboration du droit romain quand le collège des décemvirs a fini par s’affranchir des idéologies religieuses au Vème siècle av. JC avec la Loi des Douze Tables.

Au lieu de requérir des droits pour les animaux leurs défenseurs devraient s’interdire toute action violente, contraire au droit, pour défendre le respect de chacun pour tous fondé sur une éthique des devoirs. Et si les animaux ne peuvent pas juridiquement avoir des droits par incapacité à les faire valoir ou ester en justice, il est possible en revanche de mieux les protéger grâce au droit en créant d’autres lois qui responsabilisent la conduite des humains pour ces « frères inférieurs », ainsi que les appelait tendrement Victor Hugo, et avec eux tous nos « frères humains » dont parlait François Villon, souvent guère mieux lotis que les précédents.

C.C. le 5 octobre 2018


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68 réactions à cet article    


  • aimable 5 octobre 2018 14:46
    la planète au départ n’était la propriété de personne mais ceux qui se désigne comme étant des humains ont tout colonisé et tout ce qui n’est pas humain doit se soumettre aux lois qu’ ils ont édictées .
    tous les humains sur la planète ne parlent pas la même langue que je sache , pourquoi ceux que l’humain défini comme animaux n’auraient ils pas eux aussi leur propre langage leur lois leur codes génétiques , pourquoi devraient ils se soumettre , certains humains plus dignes que d’autres humains certainement considérés comme des animaux , ont parqué ces derniers dans des réserves, soumis a leur langue et a leurs lois et ont envahi les endroits ou ils vivaient , pour les animaux il c’est exactement passé et il se passe encore la même chose .

    • foufouille foufouille 5 octobre 2018 17:13

      @aimable
      les seuls capable de s’exprimer et dans le langage des signes, ce sont les gorilles et les chimpanzés.


    • mmbbb 6 octobre 2018 11:50

      @foufouille ils sont en voie de disparition Les gorilles dans 50 ans , seront uniquement dans les zoos Mais on ne peut pas blamer les africains nous avons fait la même chose


    • Arthur S Bécassine 5 octobre 2018 14:53

      L’homme est un animal qui ne présente aucune différence avec d’autres espèces : ni la bipédie, ni l’utilisation de la main, ni la capacité à communiquer. Nous sommes des primates dont la particularité est une certaine capascité à anticiper et à s’adapeter à toutes sortes d’environnement en modifiant son milieu. Ces modifications prennent de plus en plus la tournure d’une destruction suicidaire menant à l’auto-destruction de l’espèces comme cela a déjà été le cas pour des groupes humains isolés comme les habitants de l’Ile de Pâques.

      Prendre conscience que la maltraitance des autres animaux revient à détruire notre propr sous-espèce est un progrès qui concerne une minorité qi, si elle ne trouve pas le moyen de convaincre le reste de la population de l’urgence, disparaitra avec les autres et la terre aura peut-être la capacité à remettre en route une nouvelle tépartition des biotopes après cette extinction de masse qui ne sera pas la première.


      • Jonas 6 octobre 2018 11:14
        @Bécassine "L’homme est un animal qui ne présente aucune différence avec d’autres espèces : ni la bipédie, ni l’utilisation de la main, ni la capacité à communiquer."

        L’homme est la seule espèce capable de s’interroger sur sa condition et son environnement.
        Un chien ne se pose pas la question de savoir pourquoi il existe, ou pourquoi il y a un soleil et une lune dans le ciel.

      • Nicolas_M bibou1324 5 octobre 2018 15:22

        Vous oubliez la notion la plus importante : celle de la tribu.


        Regardez les médias : un tsunami en Indonésie faisant plus de 1500 morts n’émeut pas grand monde en France. Quelques bonnes mères de foyer vont faire un don à une association en se disant que c’est terrible puis oublieront l’affaire aussitôt. Un attentat dans la rue voisine faisant 2 blessés légers va au contraire choquer à vie ces mêmes personnes et on va en parler 2 semaines aux infos.

        En fait, le sort des étrangers, la majorité s’en fiche. Etranger ne veut pas forcément dire pays différent, ça peut vouloir dire classe sociale différente, couleur de peau différente, religion différente, espèce animale différente. Bref ceux qui n’appartiennent pas à la tribu.

        Chacun a ses propres cercles, ayant plus ou moins d’importance. Pour beaucoup la famille est le cercle le plus important, suivi des amis, de la nation, des collègues ... chacun donne la priorité qu’il souhaite à ces cercles. 

        C’est la même chose pour les animaux. Certains sont prêt à tuer pour défendre leur chien, d’autres intègrent tous les mammifères dans leur cercle et vont taguer des boucheries, d’autres les voient comme des étrangers dont la vie ou la souffrance n’a aucune importance.

        Le comportement à adopter vis à vis des animaux défini pour la société (la loi) devrait être en toute logique la moyenne des mentalités, un compromis pour choquer le moins de personnes et en contenter un maximum. La mentalité moyenne évoluant au fil du temps et des sociétés.

        • astus astus 5 octobre 2018 16:35

           Bonjour bibou1324,


          Je suggère en effet que les lois qui réglementent déjà dans notre pays le comportement des hommes à l’égard des animaux (lesquels ne sont plus des biens meubles, mais des êtres doués de sensibilité) soient en accord avec les règles démocratiques habituelles, pour fixer non pas les droits des animaux, car dans notre pays cela n’est pas possible juridiquement parlant pour les raisons que j’indique, mais d’éviter par la loi toute maltraitance à leur égard. Il s’agit donc en accord avec l’évolution des mentalités de préciser en droit positif ce qui pour les humains est permis ou pas avec les animaux dans notre pays, et non pas quels sont les droits des animaux. 
          Ce qui est une nuance importante. Cdlt 

        • alinea alinea 5 octobre 2018 16:29
          Tant que l’humain sera capable de faire ce qu’il se fait à lui-même, je ne vois pas bien comment le sort des bêtes pourra évoluer.
          Il y a un droit qui régit le monde des hommes, il n’est pas suivi et les punitions sont arbitraires et peu efficaces.
          Alors le sort du cochon, de la truie dans son usine à viande... qui cela peut-il bien concerner ?
          Il faut voir l’horreur, toute récente, de la chose, pour s’apercevoir que la dureté de l’homme jadis était la même qu’il s’infligeait à lui-même, tandis que le progrès a fait de l’animal un objet à produire, à sélectionner, à rendre rentable !
          Nous avons régressé grâce au progrès technique, et certains prennent ce progrès pour un garant de l’avenir.
          Nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

          • Arthur S Bécassine 5 octobre 2018 16:38

            @alinea

            bonjour Alinea.

            nous ne sommes en effet pas sortis de l’auberge, mais j’aurais envie de nuancer votre introduction en la rédigeant comme suit :

            « Tant que certains humains seront sera capables de faire ce qu’ils font à d’autres humains, je ne vois pas bien comment le sort des autres animaux pourrait être meilleur que celui que ces humains-là réservant à l’espèce humaine. » 

          • astus astus 5 octobre 2018 16:42

             Bonjour alinea


            La question des droits humains est en effet inséparable des lois qui régissent la condition animale, mais c’est en en parlant que les choses peuvent évoluer.
            Bien à vous.

          • alinea alinea 5 octobre 2018 18:58

            @Bécassine

            Vous corrigez parce que vous ne connaissez pas l’expression générique ?
            parce qu’on dit la même chose !

          • Dom66 Dom66 5 octobre 2018 17:09

            Merci pour ce très bon article. Je site juste la conclusion


            « il est possible en revanche de mieux les protéger grâce au droit en créant d’autres lois qui responsabilisent la conduite des humains pour ces « frères inférieurs », ainsi que les appelait tendrement Victor Hugo, et avec eux tous nos « frères humains » dont parlait François Villon, souvent guère mieux lotis que les précédents ».


            Aussi voici autre chose..


            Si le législateur a souhaité punir les actes de mauvais traitements et de cruauté envers les animaux, il a maintenu une dérogation honteuse qui permet aux corridas de se dérouler dans des villes de « traditions locales ininterrompues ». En d’autres termes, une corrida à Paris, le torrero risque 2 ans de prison et 30.000 euros d’amendes car ce « spectacle » sera alors considéré, et à juste titre, comme un acte de cruauté. Une corrida à Nîmes est, quant à elle, parfaitement légale car Nîmes est une ville taurine ????

            Deux poids, deux mesures alors que la loi doit s’appliquer de façon uniforme sur tout le territoire national .........


            • mmbbb 6 octobre 2018 11:55

              @Dom66 ok pour la corrida mais combien de bovins abattus sans le respect des procédures . Omerta complète sur l abattage halal . Ce ne sont pas nos traditions mais nous devons nous effacer desormais devant les nouvelles coutumes.


            • Cyrus (TRoll de DRame) l’ hermite 5 octobre 2018 18:49

              Contrairement au Végétarisme ou au Végétalisme qui résultent d’ une Ethique personnelle admirable, Le Véganisme lui est un prosélytisme sectaire et fasciste qui a prétention dans son obscurantisme d’ affirmer que son mode de vie est le seul correct et d’ y convertir l’ autre par la force si nécessaire ...


              Les Végan , loin de rechercher l’ égalité ou même l’ équalité , opère en fait une hiérarchisation idéologique du vivant ou le Vegan Utopique et Fantasmé devient un model a atteindre quasi divin.

              Ce faisant ce n’ est pas l’ animal qui est considéré en temps qu’ être , mais le carnivore ou l’ omnivore qui sont eux rétrogradé de leur condition humaine et de leur droit a exercer leur libre arbitre , a celle de parasite du monde vivant que seul le vegan peut sauver (SIC).

              La quête du veganisme est donc bien une quête du pouvoir sur les autres , et non pas une tentative d’ amélioration karmique personnelle .

              Enfin un Vegan prétend renoncer a nuire au monde animal en refusant l’ usage du cuir , du miel , de la laine et plus généralement de tout produit « nuisant au monde animal » .... C’ est tout simplement une fable « confortable » car leur indignation sera Sectairement Sélective (abrev S.S. mein her) .

              Ce Vegan aux grande oeuillere veut m’ interdire , ma cote de bœuf annuelle ... Mais pourquoi ne s’ interdit t’ il pas :

              -d’ habiter en ville , puisque la confiscation des « biotope » est la principale cause de disparition des especes animale depuis 200 ans .
              -d’ user de l’ electricité , de la voiture , de l’ avion , ou même des matériaux comme la pierre ou le métal qui nuisent également a la biosphère .
              -Ne parlons meme pas du gachis d’ eau POTABLE représenté par les 3 douches chaude par jours que le vegan apprécie tellement (pour se laver de ses peché peut etre smiley

              POST SCRIPTUM :

              Respect cependant aux végétariens sincère qui n’ applique leur doctrine qu’ as eux même ,sans vouloir convertir les autres . 





              • aimable 5 octobre 2018 21:28

                @l’ hermite

                quand on est a tendance fanatique comme sont les végans , ils faut les mettre hors d’état de nuire , parce que leurs agissements sont loin de faire bouger les choses j’ajouterai même, bien au contraire .
                de toutes les façons ce n’est pas demain ni après demain que la grande majorité des hommes dont je fais partis arrêterons de manger de la viande , j’ en mange très peu et maintenant je suis trop vieux pour changer , maintenant la balle est dans le camp de la jeunesse .


              • Cyrus (TRoll de DRame) l’ hermite 5 octobre 2018 22:51

                @aimable

                On ne peut pas « chasser » les vegans , ni les censuré pour ce qu’ ils sont ou ce qu’ il pense .

                Par contre on peut appliquer la loi strictement sur les « casseur » de boucherie qui eux réponde bien du code pénal .





              • astus astus 6 octobre 2018 08:45

                @l’ hermite


                Je partage votre point de vue. Cet article n’a pas pour but d’alimenter de quelconques chasses aux sorcières, mais plutôt de faire réfléchir sur ce problème de société. Les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent, et d’agir comme bon leur semble, mais dans le cadre de la loi. La question du droit des animaux est inséparable de celui qui concerne les humains. Mais contrairement à certaines remarques faites sur ce fil, je pense qu’il existe aujourd’hui de profondes différences entre nos frères animaux et nous. L’une des principales, car il y en a beaucoup, concerne notre capacité imaginative, liée au désir et aux croyances, qui est à la fois un extraordinaire moyen de création...et notre talon d’Achille. Je n’ai jamais vu un singe faire sa prière, devenir maoïste ou peindre Mona Lisa.  


              • exocet exocet 5 octobre 2018 21:38

                Un proverbe ancien : « Qui n’aime pas les bêtes n’aime pas les gens ».


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 octobre 2018 21:43

                  @exocet Faut en parler aux couilles de l’âne qui voisinaient Brigitte Bardot.


                • Attila Attila 5 octobre 2018 22:39

                  @exocet
                  « Qui n’aime pas les bêtes n’aime pas les gens »
                  Monsieur Adolf Hitler aimait beaucoup les bêtes, il était même végétarien. Il a fait interdire le gavage des oies :
                  gafer les jambres à kaz ? Ya !
                  gafer les oies ? Nein, z’est drop gruel !
                  Comme quoi, on ne peut se prévaloir d’aucune supériorité morale du seul fait d’être végétarien.

                  Voici des recettes de viande de chien d’un peuple qui aimes aussi les bêtes : en ragoût.
                  "Au Viet Nam , nous pouvons savourer des plats comme les pintos divers comme un poussin développer demi oeuf, viande de chien, tortue, serpent viande, anguille, grenouille, rat d’eau, etc.." Lien
                  .
                  Et, bien sûr, l’occident colonialiste tente d’empêcher les autres peuples de vivre selon leur culture et d’imposer la sienne.

                  .


                • astus astus 6 octobre 2018 10:45

                  @Attila


                  « on ne peut se prévaloir d’aucune supériorité morale du seul fait d’être végétarien. »
                  En effet.

                • Jonas 6 octobre 2018 11:27
                  @exocet « Un proverbe ancien : « Qui n’aime pas les bêtes n’aime pas les gens ». »


                • Attila Attila 6 octobre 2018 13:28

                  @astus
                  C’est le sentiment de supériorité morale qui conduit à des actions violentes contre ceux qui ne partagent pas leurs convictions. Dès le départ, les actions violentes sont programmées par ce sentiment de supériorité morale.
                  Alors, on peut prétendre que ces actions violentes ne sont commises que par un petit groupe d’extrémistes, il n’empêche que le sentiment de supériorité morale est partagé par tous : le sentiment de supériorité morale est le terreau sur lequel va croître l’extrémisme.

                  .


                • astus astus 6 octobre 2018 14:20

                  @Attila

                  Vous évoquez l’extrémisme, qui conduit souvent au fanatisme, ce qui est un thème que j’avais abordé ici :

                  Cdlt

                • Attila Attila 7 octobre 2018 00:16

                  @astus
                  Merci pour ce lien.
                  Vous citez Régis Debray. Il a un cousin, Quentin Debray, qui est médecin et a écrit un ouvrage passionnant sur le fanatisme :« l’idéalisme passionné »

                  .


                • mekihuhul 5 octobre 2018 21:56
                  La maison brule !

                  Ya mamie au premier étage ! Ya le bébé dans le salon ! Ya les trois juifs cachés dans la cave !

                  Vite, il faut sauver le chat.

                  • Reiki 5 octobre 2018 22:00

                    Oui les animaux on des Droits, 

                    meme si au final vous souhaitez tous de meme faire un petit pas , cette vision reductrice es abominable. Nous sommes au sommets de la chaine alimentaire, évidament qu on fais se qu on veux de ses étres vivants. 
                     Mais es juste ? L impression de lire la vision d un Riche sur les Pauvres.... ARRRH
                    Pour avoir des Droits nous avons avant Tous des Devoirs envers la Nature . 
                    Nous vivons a crédit sur le dos de la Nature, au detriment de la vie, c est abérrant .
                     En somme le droit n a aucune valeur, si elle ne tiens pas compte de la vie 





                    • Dom66 Dom66 5 octobre 2018 23:52

                      @Reiki

                      C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre.

                      Tatanka Yotanka



                      • Jonas 6 octobre 2018 11:23
                        @Cadoudal « Les Parisiens et les rats peuvent-ils mieux cohabiter ? »

                        Ces crétins finis avec leur lubie antispéciste vont finir par faire revenir la peste dans Paris et la banlieue parisienne, où les rats pullulent par manque d’hygiène, en particulier à cause des poubelles et déchets qui restent sur la voie publiques pendant des jours.

                      • exocet exocet 10 octobre 2018 11:55

                        @Cadoudal
                        « Les Parisiens et les rats peuvent-ils mieux cohabiter ? »
                        .
                        A Paris comme dans d’autres villes de France, le politiquement correct l’a emporté, et depuis des années, le chat en liberté, jalousé par certains et nourri par des mamies, a disparu des rues.
                        .
                        D’ou le retour en force des rats.
                        .
                        Et peut être bientôt de la Peste, comme tous les étés à Madagascar.
                        Madagascar dont les habitants, les Malgaches, tuent systématiquement les rares chats survivants. Là-bas, le chat, ils l’appellent « le colon », ces c... de Malgaches, le chassent, le tuent et souvent le mangent....La Peste devrait les rappeller à une conduite plus respectueuse envers les animaux. Même pas. Irrécupérables imbéciles, ces Malgaches. Au point ou les pages web de notre Ministère des Affaires Etrangères déconseillent formellement d’y amener avec soi ses animaux domestiques....
                        .


                      • Ciriaco Ciriaco 6 octobre 2018 09:15
                        Ce qui est intéressant dans ce débat, ce ne sont pas précisément les termes employés, faits d’une époque, mais une capacité en germe de l’humanité, et de l’humain en soi, à se positionner face à la vie. Car c’est la condition pour inventer des solutions vivables.

                        Autre fait intéressant, ces débats s’enracinent en fait dans une représentation du commun : tantôt hiérarchisé et spécialisé, tantôt se rattachant à une conscience plus générale, fut-elle parcellaire mais ô combien mise en mal dans nos sociétés où c’est l’atome, l’individu, qui est au centre. En cela, on peut voir, si on se donne la peine de prendre un peu de recul, les mouvements anti-spécistes comme des micro-résistances holistiques.

                        Il doit être à peu près évident pour tout le monde qu’à notre époque, la vie n’est pas un symbole sacré (c’est-à-dire au fond, un rapport sain à la mort). On peut aborder la question en partant de l’observation des astrophysiciens : partout, du fin fond originaire de l’univers à la vie, agit un ensemble de forces destructrices et constructrices, d’oppositions et de liens.

                        Dès lors, il s’agit bien d’un positionnement nécessaire de l’humanité et de son génie d’invention vis-à-vis de la vie et de ses conditions, qu’on voit bien trop souvent atomisées. Cette question des rapports avec tout ce qui nous entoure, est au coeur de la distinction entre humanité et barbarie.

                        La cause animale est un germe bienvenu, une raison et une sensibilité intelligente et favorable.



                        • astus astus 6 octobre 2018 09:41

                          @Ciriaco


                          Merci pour votre intervention pertinente qui a l’avantage de replacer ces débats à un niveau plus large, sur le plan cosmologique de la place du vivant dans l’univers, et sur le plan éthique avec la distinction entre humanité et barbarie. Les causes animales et humaines sont liées, ainsi que je suggère dans ma conclusion, mais il serait naïf de croire selon moi que la défense des animaux place toujours l’humain dans l’avantageuse position du bien, les autres étant bien sûr sur la face sombre. La question de la violence inhérente au vivant reste à ce jour un problème difficile à résoudre, et je ne pense pas que les nouvelles sociétés numériques soient des réponses plus adaptées car elles portent en germe un totalitarisme dans lequel nous sommes déjà bien engagé.
                          Cdlt.

                        • Ciriaco Ciriaco 6 octobre 2018 10:09

                          @astus
                          Merci. J’essayais simplement de placer ce débat sous l’angle des idées, convaincu que la liberté est aussi celle de pouvoir les explorer, au-delà des clivages qui ont cependant, malgré leur caractère parfois identitaire ennemi de cette liberté, le grand mérite de faire exister des voies et des résistances face à des faits de barbaries institutionnalisées et mécanisées, telles que le sont toujours les conditions de la cécité.


                        • Reiki 6 octobre 2018 10:36

                          @Ciriaco
                          La néccecité de porté cette forme de justice es determiné par l’urgence des conditions humains et dans un sens plus large celle de la vie dans sa globalité, dans cette Univers, crée de toute piece par l homme . Mes amis accepté, que j intervienne ...... excusez moi, je me dois de faire porter cette voix pour ceux qui n en on pas .


                        • Ciriaco Ciriaco 6 octobre 2018 11:05

                          @Reiki

                          Intervenez donc ^^
                          Il existe des conditions destructrices dans le monde social ; ce que j’essaie de dire est qu’il y a là un problème de fond, celui du lien. La cause animale est une pensée du lien. Ce en quoi je l’appelle un germe. Elle questionne en fait la nature de notre lien au monde.

                          C’est une question qui embrasse la condition anthropologique dans sa totalité : exclusivement individualiste et productiviste ou capable de penser et d’organiser avec la conscience et le souci qui incombe à sa responsabilité de fait ?

                          Nous sommes actuellement dans une organisation technique et économique, et arrivé à un point qui n’est pas banal : car la barbarie est une norme sociale, prise pour secondaire. Celle, grandissante, des laissés pour compte, des assoiffés, des solitudes, comme celle des abattages industriels ou de la destruction environnementale à compte profitable.

                          C’est un tout, cela a toujours été un tout du plus profond de la nuit des temps. Les mythes qui ont traversé l’histoire ont une raison profonde, reliée, constituante. Vous avez raison de parler de globalité, un monde délié et un monde qui meurt, et ce n’est pas cette fameuse mondialisation qui oeuvre dans ce sens, avec ses mythes stériles et asséchés de la technologie et de l’économie.

                          Stérile et asséché pourrait bien être ce nouveau monde.

                        • Reiki 6 octobre 2018 09:33

                          ...

                          Il n y a qu une seule vérité celle de la vie , retirer la et c est la mort .
                          Vous pouvez bien tounoier vos propos, t elle des moustique jouissant de la libérté , vous finirez comme moi coller a la soupe de la realité. 

                          • Raymond75 6 octobre 2018 10:37
                            Les animaux sont des êtres vivants sensibles (ce qui est reconnu par la loi), ils ont donc le droit d’être bien traités et de ne pas souffrir inutilement.

                            Deux exemples du mal que font nos sociétés : l’élevage intensif, où des animaux sont devenus des machines à produire du lait, avec immobilité dans un hangar à vie et nourriture artificielle. Et aussi les abattoirs qui imposent l’abattage rituel par économie, en contradiction avec la loi.

                            Mais dire que les animaux ont les mêmes droits que les êtres humains est d’une connerie absolue : un loup ou un ours n’a pas le ’droit’ de dévaster un troupeau, un chien de vous agresser pour défendre son maitre (il peut être dissuasif, ce qui n’est pas la même chose), des sangliers n’ont pas le droit de proliférer à l’infini et de dévaster les cultures, etc ...

                            Si on abolie la distinction entre humains et animaux, tous les animaux d’élevage, de travail et de compagnie disparaissent, et les autres prolifèrent jusqu’à se mettre en danger eux mêmes et menacer les humains : grotesque.

                            Revendiquer des droits sans limite pour chaque cas particulier n’est pas défendre la notion de droit, c’est la détruire. Pour prendre un exemple humain, Nelson Mandella n’a pas revendiqué de droits pour les noirs, mais l’égalité des droits entre blancs et noirs : les noirs n’ont pas à avoir de droits spécifiques en tant que tels, mais les mêmes droits que les autres citoyens.

                            • astus astus 6 octobre 2018 10:42

                              @Raymond75

                              Merci pour votre contribution dans ce débat ouvert à la réflexion de chacun.
                              Je partage très largement vos remarques de bon sens et n’ai rien à y ajouter qui ne soit redondant.
                              Bien à vous.


                            • popov 6 octobre 2018 10:52

                              Les plantes ont-elles des droits ?

                               
                              Les bactéries et les virus ont-ils des droits ?
                               
                              Du point de vue du lion affamé qui trouve un type sur son chemin, quels sont les droite de cet individu ?

                              • astus astus 6 octobre 2018 10:57

                                @popov


                                Le droit et la loi sont bien des spécificités humaines qui justement n’autorisent pas les hommes à faire n’importe quoi avec les animaux, même s’il y a encore des progrès à faire ...

                              • UnLorrain 6 octobre 2018 11:03

                                http://www.litteratureaudio.org/mp3/Bloy_06_L_ami_des_betes.mp3

                                20 mns a écouter. Un homme se raconte a Bloy Léon. Il ne lui dit pas mais a mon avis il expie. Il lui dira plusieurs choses a propos des bêtes dont celle-ci que Bloy ne mesure pas « toute la profondeur » ... « les animaux disait-il,sont dans nos mains les otages de la beauté céleste vaincue » une autre où il cite un religieux « à la vermine,vous êtes mes frères » ou bien que dieu commande que l’animal doit servir l’homme et non pas que l’homme le tue. Mais a propos de servir,au même siècle c’est Mirbeau qui recueille quelques phrases chez « Less bouches inutiles » ...l’homme repense sur son lit de mort,que comme lui devenu inutile ( puisque les bras et les jambes veulent plus répond il a sa femme sentencieuse ) il saignera leur chèvre qui ne donne plus rien,elle,son regard « tendrement étonné » ( je pense que le sang intéresse l’homme,qui « farfouille » de sa lame la veine )

                                Mirbeau écrit « le regard que l’on ne comprend pas » a propos de l’animal. Peut-être est ce dans La mort du chien ( émouvant récit là encore )


                                • colibri 6 octobre 2018 11:17
                                  Les animaux devraient avoir les droits inhérents à leur nature :ils sont inférieurs à l’homme par l’esprit, ils n’ont pas alors à avoir les mêmes droits que les humains .

                                  Mais les humains étant supérieurs il leur faut respecter la nature animale , ce qui signifie ne pas les faire souffrir , être attentif à leur bien-être ce qui ne veut pas dire qu’il faut les traiter comme des humains ;l’homme a trop tendance à vouloir les « humaniser » par projection , ils les aiment par ex comme des enfants , ils sont souvent des substituts d’enfants pour les chiens et les chats ;cette projection névrotique est responsable du fait que les hommes considèrent les animaux comme des humains comme les autres , or c’est une illusion, , une erreur qui ne correspond pas à la nature animale .

                                  • astus astus 6 octobre 2018 12:01

                                    @colibri


                                    Bonjour, je suis en effet frappé comme vous par cette tentative d’ « humanisation » des animaux par leurs propriétaires, surtout les chiens, (d’ailleurs au Japon on les promène tout habillés dans des landaus !), ce qui n’est pas loin de la maltraitance. Comme quoi certains défenseurs des animaux, qui n’arrêtent pas de dire que « si on n’aime pas les bêtes on n’aime pas les humains », ne sont pas toujours ceux qui le revendiquent le plus fort.
                                    Cdlt

                                  • Jonas 6 octobre 2018 11:37
                                    "Les liens entre les animaux et les humains sont extrêmement étroits puisqu’ils sont nos lointains parents dans l’évolution des espèces"

                                    La théorie darwiniste de l’évolution reste jusqu’à aujourd’hui une théorie spéculative, qui n’a rien de scientifique.
                                    Personne sur Agoravox ne croit sérieusement que son arrière-arrière-arrière..granpère était un termite ou un cafard !

                                    • astus astus 6 octobre 2018 11:54

                                      @Jonas

                                      Nous attendons tous avec impatience sur Agoravox vos lumières scientifiques sur la théorie de l’évolution...


                                    • Jonas 6 octobre 2018 13:26
                                      @astus « Nous attendons tous avec impatience sur Agoravox vos lumières scientifiques sur la théorie de l’évolution... »

                                      Dites à vos enfants que la Terre était à l’origine une boule de roche et de métal en fusion et qu’en se refroidissant, sont sortis de là par un processus naturel des chameaux, des lions, des ours, des diplodocus, des baleines, des perroquets, des zèbres et des hommes, ils vont se moquer de vous et être morts de rire, et à juste titre (sauf évidemment si ils ont déjà été lobotomisés à l’école par la théorie de Darwin).

                                      La théorie de l’évolution darwinienne est d’ailleurs totalement contraire aux lois de la physique, sur quelques milliers d’années, les principes basiques de la thermodynamique (augmentation de l’entropie) liés aux mécanismes de l’évolution auraient déjà détruit toute forme de vie sur Terre en la dégradant.
                                      C’est la stabilité des espèces qui assure la persistance des formes de vie sur une si longue durée.

                                    • pemile pemile 6 octobre 2018 13:43
                                      @Jonas "les principes basiques de la thermodynamique (augmentation de l’entropie) liés aux mécanismes de l’évolution auraient déjà détruit toute forme de vie sur Terre en la dégradant."

                                      Eh oui, le niveau de complexité de la vie et sa néguentropie n’a rien à voir avec la simplicité de la thermodynamique !

                                    • pemile pemile 6 octobre 2018 13:45
                                      @astus « Nous attendons tous avec impatience sur Agoravox vos lumières scientifiques sur la théorie de l’évolution »

                                      Et bien évidement, Jonas répond, mais par des biais smiley

                                    • astus astus 6 octobre 2018 14:11

                                      @pemile


                                      Je trouve sa théorie, qui concurrence celle de Bible très amusante


                                    • popov 6 octobre 2018 15:05

                                      @Jonas 

                                       
                                      La théorie de l’évolution darwinienne est d’ailleurs totalement contraire aux lois de la physique

                                      Le second principe de la thermodynamique dit que l’entropie totale d’un système (et du milieu dans lequel il est plongé) ne peut qu’augmenter lors de transformations thermiques. Mais il n’interdit pas une diminution locale de l’entropie aux dépens d’autres parties du système.
                                       
                                      Je ne dis pas que la théorie de Darwin est 100% correcte ; je dis que la physique ne l’exclut pas.

                                    • Jonas 6 octobre 2018 15:29
                                      @popov "Le second principe de la thermodynamique dit que l’entropie totale d’un système (et du milieu dans lequel il est plongé) ne peut qu’augmenter lors de transformations thermiques. Mais il n’interdit pas une diminution locale de l’entropie aux dépens d’autres parties du système."

                                      Bien sûr qu’il y a des fluctuations, mais pas au point de construire un système aussi ordonné qu’un perroquet ou une girafe !
                                      Si des astronautes atterrissent sur une planète et trouvent sur son sol une montre, ils savent très bien que c’est une intelligence qui l’a construite, et pas le hasard des fluctuations de la thermodynamique.

                                    • pemile pemile 6 octobre 2018 17:33
                                      @Jonas « Si des astronautes atterrissent sur une planète et trouvent sur son sol une montre »

                                      Et si ils trouvent un organisme unicellulaire ?

                                    • pemile pemile 6 octobre 2018 17:34
                                      @Jonas
                                      PS : d’une complexité bien supérieure à celle d’une montre

                                    • Jonas 7 octobre 2018 00:49
                                      @pemile « PS : d’une complexité bien supérieure à celle d’une montre ».

                                      C’est-à-dire que vous êtes prêt à admettre qu’une montre ne peut être créée que par une intelligence supérieure, mais qu’un organisme unicellulaire, pourtant bien plus complexe qu’une montre, ait été créé par la hasard des fluctuations thermodynamiques ?

                                    • pemile pemile 7 octobre 2018 09:46
                                      @Jonas

                                      Je vous ai déjà répondu le 26 avril mais vous préférez zapper à chaque fois et toujours revenir à la charge avec les mêmes biais ! smiley

                                      Une « soupe » d’eau, de méthane, d’ammoniac et de dihydrogène « stimulée » par des arcs électriques crée bien des molécules organiques, non ?

                                    • Jonas 7 octobre 2018 11:12

                                      @pemile "Une « soupe » d’eau, de méthane, d’ammoniac et de dihydrogène « stimulée » par des arcs électriques crée bien des molécules organiques, non ? "


                                      Un mélange d’eau, de méthane, d’ammoniac et de dihydrogène stimulé par des arcs électriques ne suffit pas à former un organisme unicellulaire vivant !

                                    • JC_Lavau JC_Lavau 7 octobre 2018 12:17

                                      @Jonas. Puis-je vous féliciter monsieur, de la subtilité si documentée de votre exposé sur les sélections moléculaires prébiotiques qui se sont déroulées au cours des millions d’années de l’Hadéen ?


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 7 octobre 2018 18:18

                                      @JC_Lavau. Au cours des centaines de millions d’années de l’Hadéen.


                                    • popov 9 octobre 2018 08:48

                                      @Jonas

                                       
                                      Si j’étais croyant, je n’aurais pas de problème avec la théorie de l’évolution.
                                       
                                      Si un dieu a créé l’univers, puis a du intervenir pour créer chaque espèce animale, c’est déjà bien. Mais s’il a créé l’univers avec des lois telles que toutes les espèces sont apparues automatiquement, c’est encore plus formidable. En un sens, imaginer que dieu a du intervenir pour créer chaque animal, c’est un peu le considérer comme un amateur en matière de création.
                                       
                                      Si j’étais croyant, je ne définirais pas la création comme un moment, mais comme une dépendance. Je dirais que la création c’est le fait que si dieu n’existait pas, rien n’existerait.
                                       
                                      Mais je ne suis pas croyant, donc je dis cela et je ne dis rien. C’est à vous de voir.

                                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 6 octobre 2018 11:58

                                      Personne n’a de droit. Juste des autorisations légales instituées par la société. 


                                      • popov 6 octobre 2018 15:07

                                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                         
                                        C’est exactement le sens de mon commentaire de 10:52.

                                      • UnLorrain 6 octobre 2018 14:43

                                        « lis Darwin !! » insiste Mirbeau à la femme qu’il finira par conquérir dans sa nouvelle Un homme sensible...la nature n’a que faire de l’imperfection ( une rognure humaine est le concurrent,bien involontaire,de Mirbeau dans cette longue nouvelle qu’on se doit de connaître,apprendre même )


                                        • Reiki 6 octobre 2018 16:00

                                          Oui les animaux on des Droits, je ne fais nullement réferance au droits humains. La vie a ses propres régles , et malgres se que vous pouvez pensez elles sont au dessus du Droit Humain. Je suis loin d etre quelqu un de soumis, mais je ne morderai pas la main qui ma donner la vie. Es que les plantes on des droits ? Et si on découvrais une planete ou il n y avais que cette forme de vie, irions nous la detruire ? Je n est pas cette réponse... Mais dans le doute ne devrions nous pas la respecter et lui accorder le Droit de vie et de souveraineté sur sa propre planéte ? Bien quel ne puisse c se deplacé ou parler, il es important qu on respecte la Vie. Comme je l es dis le Droit ne vaut rien si ne l on tiens pas compte de la vie. Le Droit detiens un Pouvoir formidable , tellement qu il peux tous detruire. C est quand les hommes s arroge le Droit de prendre, ou même detruire, que celui ci n est que pure folie. Il y a un équilibre dans se monde entre les hommes , la nature et les animaux. Pffff d ou je tire cette vérité ? Regarde au fond de vous, non, non, non pas seulement avec votre estomac smiley


                                          • jjwaDal jjwaDal 7 octobre 2018 17:29

                                            @Reiki
                                            Oui... C’est une façon d’exprimer autrement la « Directive Première » de la série Star Trek. La vie a nécessairement des Droits supérieurs au Droit que codifie pour elle, une espèce unique en particulier si cette dernière est évoluée. Elle est déjà incorporée par les scientifiques dans la notion de « Protection Planétaire » qui impose des conditions de stérilisation poussée à tout engin humain susceptible d’entrer en contact avec un corps riche en eau (qui a pu voir la vie émerger). Les sondes martiennes sont par ex stérilisées et ne peuvent atterrir à proximité d’une zone où l’eau est estimée proche de la surface (en cas d’impact), les sondes « Galileo et »Cassini" ont été précipitées sur Jupiter et Saturne pour éviter qu’à terme elles ne s’écrasent sur un des satellites riches en eau de ces deux systèmes. On attend bien sûr la mise en application sur Terre...


                                          • jjwaDal jjwaDal 6 octobre 2018 18:23

                                            Il y a déjà un début de reconnaissance de droits aux animaux avec le Code de L’animal (1000 pages), qui notamment prévoit jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000€ d’amande
                                            pour des cas de torture animale et l’article 515-4 du Code Civil mentionne que « les animaux sont dotés de sensibilité », traduisant en droit ce qui est admis par la science moderne à savoir que toutes nos sensations physiques sont partagées par les animaux et également une bonne partie de ce que nous nommons des émotions et sentiments (un langage ayant précédé la pensée conceptuelle et présent chez beaucoup de mammifères (tous ?) mais aussi chez la poule par ex.). On sait que les animaux domestiques peuvent s’ennuyer, manifester les symptômes d’une dépression, faire des centaines de km pour retrouver leurs « maîtres » et se laisser mourir au décès de leur « compagnon de vie ».
                                            Ce sont tout sauf des végétaux « mobiles ».

                                            Qu’ils ne puissent faire valoir leur droit les met en parallèle de nos handicapés mentaux par ex et c’est à la société de les définir et les faire respecter.
                                            L’individu par ailleurs doit être bien plus exigeant sur ces droits que ne peut l’être la société dans laquelle il vit.

                                            • jjwaDal jjwaDal 6 octobre 2018 18:23

                                              @jjwaDal
                                              30 000€ d’amende...


                                            • valeriedubois 9 avril 01:16

                                              Pour tous ceux et celles qui s’intéressent aux droits des animaux et à la dignité humaine, je vous invite à écouter ce vidéo très intéressant :

                                               

                                              https://www.dailymotion.com/video/x74ddb4

                                               

                                              Valérie

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