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Accueil du site > Tribune Libre > Les « charges sociales » n’existent pas, ce sont des « cotisations (...)

Les « charges sociales » n’existent pas, ce sont des « cotisations sociales »

En voilà un mot qu'il est vilain : charge sociale.

Dans les médias, on entend l'UMP ou le Medef nous rabâcher à longueur de journée, charge sociale par-ci, charge patronale par-là.

Mais c'est quoi une "charge" ?

En regardant le dictionnaire, je lis : "ce qui pèse, qui coûte, qui cause une gêne".

J’entends aussi, généralement dans la bouche des politiques de gauche, le terme "cotisation sociale". 

Je regarde encore dans mon dictionnaire, cette fois-ci le mot "cotiser" ?

"Verser une somme en même temps que d'autres afin de financer une dépense commune. Verser une somme de façon régulière à un organisme contre des avantages, des garanties".

Ainsi, il existe donc deux concepts pour le même élément. L'un considérant la sécurité sociale, l'assurance chômage, la retraite comme un poid, une gène, et l'autre comme un avantage, une garantie.

Le terme "charge sociale" n'existe pas !

Comme le dit Gérard Filocheles charges sociales n'existent pas, ce sont des « cotisations sociales ».

Si l'on regarde le code général des impôts (comme l'a suggéré Gérard Filoche lors d'un récent débat à Rouen) et que nous recherchons "charge sociale", nous ne le trouvons pas, mais nous trouvons par contre plusieurs fois le mot "cotisation sociale".

Essayons internet. En recherchant le terme "charge sociale" sur legifrance.gouv.frcelui-ci nous renvoie vers ... cotisation sociale.

Charge sociale vs Cotisation sociale

Cette invention idéologique du terme "charge sociale", n’est que de la propagande. 

Sur nos feuilles de paie (pour ceux qui ont la chance d'en avoir une), il y a un "salaire brut" en haut et un "salaire net" en bas, dans les deux cas, c’est du salaire.

Un "salaire net" qu’on touche et que l’on consomme tout de suite. Et un "salaire brut"* constitué d’une partie de "cotisations sociales" : c’est une part de salaire socialisé, mutualisé, mise dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins.

Cela veut dire que chacun cotise pour celui qui est dans le besoin lorsqu’il est malade, en accident du travail ou maladie professionnelle, au chômage, en charge de famille nombreuse, en difficulté de logement, ou encore en retraite.

C’est un prélèvement volontaire et progressif, avec redistribution solidaire.

Comme le rappel de façon très juste Gérard Filoche, cette part de salaire mutualisée, c’est ce qu’il y a de plus beau en France, de plus solidaire, de plus protecteur, ce n’est pas une "charge sociale" c’est du bonheur social !

Mais la droite et le Medef appellent cela une "charge" pour rendre confuse, et discréditer la perception de celle-ci.

Ils disent "allégeons les charges sociales" mais c’est une manipulation pour ne pas dire "allégeons les salaires bruts" (via la TVA sociale).

* A noter que dans le « salaire brut », on devrait aussi ajouter les cotisations dites "patronales" car elles sont aussi du salaire "différé", c'est à dire qu'on touchera plus tard (en maladie, en retraite etc ...). 

Arnaud MOUILLARD - http://hern.over-blog.com

Merci à roseaupoing et à Gérard Filoche de m'avoir inspiré ce billet.

Et merci à Jean-Claude Branchereau de ses observations.

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Gérard Filoche

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118 réactions à cet article    


  • K K 25 février 2012 09:12

    C’est d’autant plus rai que parmi les cotisations sociales de l’employeur, il y en a qui sont liées à la formation professionnelle (et l’employeur peut en récupérer une partie lorsqu’il forme son personnel, ce qui lui fera gagner de la productivité), d’autres liées aux accidents de travail (directement indexées sur les résultats de l’entreprise en matière de sécurité). On pourrait ajouter aussi, lorsque cela existe, mais ça n’apparait pas sous le titre cotisation sociale, les 0,3% de la masse salariale à consacrer au comité d’entreprise (un CE bien géré peut apporter beaucoup à une entreprise, bien qu’il existe dans ce domaine des abus).
    Après avoir cotisé, un (ex-)salarié peut donc avoir droit à de la formation, des indemnités de chomage (parfois partielle lorsqu’ils ne perdent pas leur employeur mais provisoirement leur emploi pour des raisons techniques ou économiques), des indemnités maladies et pour les cas les plus dramatiques, des indemnités d’invalidité.


    • Xolaam 25 février 2012 14:12

      La TVA, qui taxe votre Valeur Ajoutée, est bien une charge même si elle n’est pas comptabilisée comme telle dans le compte de résultat (mais en dehors), et c’est toute l’astuce de cette taxe, que ceux qui la paient croient parfois en être exemptés ! l’impôt magique presque, et pourtant le premier impôt de France.

      La VA est produite par le travail de chacun mais elle n’est pas toujours taxée : la VA des professions de santé par exemple, ou la VA des fonctionnaires, ne sont pas taxées. En contrepartie, le fisc impose à ces privilégiés une « taxe sur les salaires » (largement avantageuse). Certains travailleurs ont des VA taxées à taux moindre comme dans la restauration.

      Dites-nous, petit patron, vous faites des chèques de combien au Trésor Public tous les mois pour la TVA que soi-disant vous ne payez pas ? Dites le montant, c’est forcément énorme.

      (Sachez que vous n’êtes pas collecteur d’impôts : vous ne collectez pas mais vous vendez, et vous vendez TTC, y compris les autres taxes d’ailleurs).


    • deborah30 25 février 2012 18:49

      Xolam,

      La TVA n’est pas une charge et ne figure pas au compte de résultat : elle n’est donc pas déductible pour le calcul de l’impôt.

      J’ai créée mon sarl en 2006, et j’ai investi pas mal d’argent sur des immobilisations et je peux vous affirmer que j’ai plus encaissé de « crédit de tva » que j’en ai eu à reverser (et comme ces encaissements ne sont pas considérés comme des produits, ils ne sont pas soumis à impôt).

      Donc  :
      la tva collectée n’est pas une charge
      la tva déductible n’est pas un produit.


    • Xolaam 25 février 2012 21:04

      @Deborah

      Il y a même au moins deux autres situations où une entreprise peut se retrouver en credit de tva : les ventes à pertes, et les exportations.

      Restons dans le cadre de l’exploitation normale. Je disais que la tva, qui est une taxe, comme la taxe foncière, et peut s’analyser comme une charge bien que non comptabilisée en charges.

      Prenez un restaurateur qui vend un menu à 20 euros TTC, comparez les deux cas suivants :

      1°) Voilà que le prix de la viande augmente de 2 euros dans le menu

      2°) Volà que suite à une modification de la TVA, sa part augmente de 2 euros dans le menu

      Les deux cas sont identiques pour le restaurateur : si le prix de la viande est une charge, la TVA l’est aussi.


    • lebreton 25 février 2012 22:19

      Bravo ,et merci une belle démonstration ,si tout le monde du petit commerce ou des artisans étaient aussi intelligents ,plutot que ce tirer comme des cons la bourre un bon nombres d’entre nous serions plus heureux ,oui on a cotisé oui on a payé ,mais le pire c’est bien faute de représentant digne de ce nom que l’argent versé à servi a combler le déficit soi disant de la secu on c’est fait baiser par toute cette putain de mafia de gauche comme de droite ,tous ces fils de pute qui font qu’on a des retraites a 200 euro par mois en aillant travailler 45 ans et nos momes qui travaillent pour les auchans et autre se frons baiser avec des horaires a 33 heurs ,j’ai envie de dire sorter vos armes allez récupérer votre argent ,avant de vous faire mettre comme les grec ,quelle honte MRD


    • hacheii 26 février 2012 11:56

      ... 19+
      .
      Il y a des gens qui sont bien conscient que les charges sociales servent à payer les salaires des 25% de fonctionnaires, plus leurs congés payés, les retraités de la fonction publique, plus les diverses primes cachées et avantages associés, alors ils ne peuvent pas être contre ...


    • simir simir 27 février 2012 08:46

      « Ce sont les impôt qui servent à payer les fonctionnaires »

      Pas tous puisque les fonctionnaires de l’administration des PTT étaient payés sur leur budget annexe. Donc sur le service fourni que l’on pouvait trouver cher mais il fallait bien que les PTT financent tout le matériel pour passer du 22 à Asnières au téléphone le plus moderne du monde en 1990 (100% des équipements numérisés)
      Et pour ceux qui pleurent sur las artisans mon frère n’a jamais eu un contrôle fiscal en 25 ans d’activité et moi en tant que fonctionnaire j’y avait droit tous les 3 ans. J’étais aux frais réels et ils sont même allé demander à ma DRH le nombre de jours travaillés. Manque de chance pour eux à l’époque l’application informatique écrabouillait l’année précédente

    • Fred59 25 février 2012 10:43

      Ces éléments de langage sont une invention relativement récente datant du CNPF époque Yvon Gattaz (premier que j’aie repéré à utiliser ce terme, lors de la campagne de 1986 qui a mené à la première cohabitation Mitterrand/Chirac)


      • easy easy 25 février 2012 15:05

        Je partage la considération de l’auteur
        Merci à vous, Fred, d’avoir retracé d’où nous est venue cette colorisation


      • Robert GIL ROBERT GIL 25 février 2012 11:01

        Pour faire croire que dans une entreprise tout le monde est logé à la même enseigne, on ne parle plus de salariés mais de : « collaborateurs ». Bien sur parfois il arrive que l’on soit obligé de se séparer de ses collaborateurs, lorsque par exemple les actionnaires demandent plus de dividendes, pardon, lorsque que l’on veut consolider l’entreprise pour lui permettre d’affronter la concurrence.

        On licencie moins  (bien), on restructure (pas bien). Les « restructurations » sont obligatoires pour faire face aux défis de notre temps  : c’est à dire une meilleure exploitation des salariés. On se sépare donc d’une partie de ses collaborateurs, et pour ceux qui restent on négocie « la flexibilité », que l’on peut traduire par la mise à la disposition de l’employeur, ce que l’on appelait autrefois exploitation patronale.

        Il faut aussi améliorer la « communication », c’est à dire intensifier la propagande du MEDEF via le gouvernement et les différents médias pour baisser « les charges patronales », autrefois dénommées cotisations sociales patronales. Faire comprendre aux salariés que leurs « acquis sociaux » doivent être supprimés pour faire face aux difficultés de l’entreprise et affronter la mondialisation. En clair pour rémunérer grassement les actionnaires avec des stocks options, des bonus et des parachutes dorés.........

        http://2ccr.unblog.fr/2010/10/20/la-fraude-des-mots/


        • pissefroid pissefroid 25 février 2012 11:18

          Je crois qu’il faut toujours rappeler que ce syndicat (medef) n’est que le représentant des propriétaires d’entreprises, c’est le cnpf.

          Il faut toujours rappeler qu’une entreprise est un ensemble murs, machines, travailleurs.

          Les travailleurs n’appartiennent pas au medef.


        • stereo 25 février 2012 12:39

          @ pissefroid

          << Les travailleurs n’appartiennent pas au medef. >>

          Exact ! Mais ils subissent sa politique !


        • Arafel Arafel 25 février 2012 13:55

          « collaborateurs » ça fait mieux que « employés » ou « salariés ».
          C’est comme pour éboueur, il vaut mieux dire « techniciens de surfaces », c’est la même chose niveau boulot, mais ça présente mieux  smiley


        • Pépé le Moco 25 février 2012 21:30

          @ ROBERT GIL,

          Effectivement, les mots ont une sens et votre commentaire complète celui de l’auteur.
          La « Lingua Quintae Respublicae » (LQR) actuelle, qui reste dans le même esprit que la « Lingua tertii Imperii (LTI) - 1947 » , a envahi les médias, les enseignements (surtout journalistiques) et donc le « langage commun ».
          George ORWELL dans son roman « 1984 » (publié en 1949) s’est certainement inspiré des études concernant la LTI, pour inventer le terme de novlangue.
          Les citoyens écoutent et parlent ; mais généralement il ne comprennent pas le sens des mots et utilisent parfois des mots sans en connaître le sens.
          C’est stupéfiant !
          Edward Bernays (neveu de FREUD) a eu raison de croire dans sa théorie de la « manipulation publique ». Son ouvrage « Propaganda - 1928 » a toujours été une référence pour les représentants des peuples (ou autocrates), les publicitaires, journalistes et les élites au pouvoir.
          Aujourd’hui, la « fabrication du consentement » (vidéo) reste la référence de ces derniers, où la LQR est indispensable.


        • lebreton 25 février 2012 22:29

          les collaborateurs dans une entreprise c’est le terme parfaitement adéquat pour le petit pourcentage de leche cul en tout genre qui sévit dans les entreprises et dont ce servent tous les pourris qui les dirigent avec des salaires de pdg comme la burne de proglio par exemple ou celui de la sncf avec un zyeu a gauche et l’autre a droite ,et puis tous les autres ,non ?


        • Traroth Traroth 26 février 2012 23:52

          Le Medef et le l’UMP on toujours inventé toute sorte de termes à connotation positive, en matière de licenciement : un « plan social », ce n’est rien d’autre qu’un plan de licenciement massif. Dernièrement, on entend même « plan de retour à l’emploi », ce qui est quand même le comble de la novlang !

          Dans le genre, en cas de fusion ou de rachat d’entreprise, il y a la « recherche de synergie » : On cherche qui il y a en doublon et qu’on peut licencier.

          Orwell avait tout compris !


        • simir simir 27 février 2012 08:30

          @ Robert Gil

          Même la CGT « mutante » parle de partenaires sociaux. 

        • sisyphe sisyphe 25 février 2012 13:22

          Entièrement d’accord avec cet article ; et ce n’est pas une question de sémantique, mais bien D’IDÉOLOGIE !

          Pour la droite libérale, tout ce qui n’est pas du bénéfice net est une charge ; de même que le salaire est devenu la seule « variable d’ajustement », pour permettre les bénéfices des actionnaires.

          A cet égard, de la même manière, quand on parle de l’argent provenant du travail, la droite parle de « redistribution » ; et ce terme sous-entend qu’une instance supérieure serait là pour prendre l’argent, et le « redistribuer » ; au gré de ses intérêts.
          Or, c’est de RÉPARTITION qu’il faut parler ; l’argent produit venant, évidemment du travail fourni par les salariés, employés, cadres, etc...

          Il est parfaitement clair que ces glissements sémantiques ne sont pas du tout innocents, et sont employés pour bien instaurer l’idée que les droits du travailleur ne sont que concédés, qu’ils représentent une « charge » pour la nation, alors que les VRAIES charges sont bien celles des énormes bénéfices exigés par les actionnaires (hedge funds et autres), de même que l’argent de la spéculation est VOLé à l’économie réelle.

          Les mots ne sont pas innocents
           ; merci de le rappeler.


          • sisyphe sisyphe 25 février 2012 13:38

            A ce sujet, à l’heure de la « chasse aux chômeurs » instaurée par le petit kondukator, sous forme d’un prochain référendum (censé « redonner la parole au peuple, quand on sait ce qu’il a fait du résultat du référendum de 2005 ; quel cynisme !!), il est important de savoir que c’est la multiplication des heures supplémentaires (dont beaucoup défiscalisées, donc rapportant moins à l’état), qui PROVOQUE L’AUGMENTATION DU NOMBRE DE CHÔMEURS (qui, lui, coûte à l’état, donc aux citoyens), comme le prouve le très récent rapport sur le marché de l’emploi.

            Extrait :

            Le marché de l’emploi continue de sombrer. Alors que le nombre de chômeurs a bondi de 6,2 % en un an, selon les chiffres publiés ce vendredi soir, le privé serre encore la vis en matière d’emploi. Dans le secteur privé, hors intérim, les embauches ont chuté de 2,7% en janvier 2012, selon les statistiques publiées ce vendredi par l’Acoss, l’organisme qui chapeaute le réseau des Urssaf.

            Ainsi, dans le privé, les déclarations d’embauche pour une durée supérieure à un mois sont revenues au niveau de janvier 2011. Au 4e trimestre, ces déclarations avaient diminué de 3,9% par rapport au troisième trimestre, après une évolution fluctuante sur l’ensemble de l’année 2011 (+1,4% au troisième, -0,2% au deuxième, +8,1% au premier trimestre). 738 millions d’heures sup’ en 2011

            738 millions d’heures sup’ en 2011

            Parallèlement, les heures supplémentaires vont bons train. Les salariés en ont fait 738 millions l’an dernier en France, contre 706 millions en 2010, toujours selon l’Acoss. Elles dépassent ainsi pour la première fois leur niveau de 2008, année suivant l’entrée en vigueur des exonérations de charges et d’impôts à l’initiative du président Sarkozy. Le montant des exonérations sur les heures supplémentaires s’élève à 795 millions d’euros au 4e trimestre 2011.

            La progression des heures supplémentaires concerne surtout les entreprises de plus de 10 salariés (+4,6% sur un an). Elles sont en hausse dans les trois grands secteurs. Dans l’industrie l’augmentation est la plus forte (+4,9%), mais elle est deux fois moins rapide qu’en début d’année. La progression des heures sup’ augmente de 4% dans la construction et de 3% dans le tertiaire.

            La privatisation à tout va de l’économie (notamment demandée pour les pays en difficulté, comme la Grèce, et les autres), est, avec la multiplication des heures supplémentaires, des »mini-jobs" (comme en Allemagne, si souvent citée en exemple), le bras armé de l’asservissement des peuples aux diktats de la finance toute puissante.

            Il est plus que temps de nommer clairement les choses, de dénoncer la propagande médiatique mise en place pour instaurer la dictature des marchés financiers.



          • colza 25 février 2012 16:09

            @ sisyphe

            Si il y a vraiment eu 738 millions d’heures supplémentaires effectuées en 2011, à 1607 heures annuelles la durée légale annuelle du travail (INSEE), cela fait près de 460 000 années de travail, cad près de 460 000 chômeurs qui auraient pu avoir un boulot.
            L’état, cad nous, avons payé deux fois : une fois pour les heures supplémentaires exonérées de charges et d’impôts et une fois pour l’indemnisation des chômeurs ainsi privés d’emploi.
            Evidemment, cela ne fait pas vraiment 460 000 emplois en moins, car il y a des heures sup contraintes, mais tout de même....


          • 65beve 65beve 25 février 2012 21:41

            Bonsoir Sisyphe,

             Le chiffres du chômage ne sont pas bons pour le mois de janvier.
            Les postes laissés vacants par le départ d’un salarié à la retraite ne sont pas tous pourvus loin s’en faut. (suppression du poste, délocalisation, non remplacement etc).
            Il n’empêche que le départ à la retraite constitue une porte qui s’ouvre pour un demandeur d’emploi.
            Si la porte reste fermée deux ans de plus pour cause de départ à 62 au lieu de 61 ans voyez le résultat aujourd’hui et plus particulièrement depuis Aout 2011. En effet, c’est à cette date qu’a commencé la loi Fillon sur l’allongement de la date du départ à la retraite.
            C’est drôle, mais personne n’en parle.

            cdlt


          • titi 26 février 2012 01:58

            « d près de 460 000 chômeurs qui auraient pu avoir un boulot. »

            C’est sûr... dans ma société j’ai un salarié qui a fait pas mal d’heures sup cette année.

            Avec ces heures j’aurai pu embaucher un apprentis boucher dans le 9-3...

            Sauf que mon salarié il est ingénieur informatique... et puis qu’il ne travaille pas du tout dans le 9-3

            Va falloir comprendre un jour que le travail ne se divise pas par une simple soustraction. Il y a des contraintes de formation, de géographie, et d’horaire.


          • titi 26 février 2012 01:59

            « divise pas par une simple division » bien sûr..


          • simir simir 27 février 2012 08:54

            @ titi

            Il n’y aurait donc pas d’ingénieurs informatique en recherche d’emploi ? Allez cherchez bien je suis sûr que vous trouverez

          • titi 27 février 2012 10:21

            Bah non. Des ingénieurs ca se débauche, plus que ce ne s’embauche.

            A noter quand même que vous êtes de mauvaise foi.
            Le chomage frappe principalement les personnes pas ou peu qualifiées. Mais aussi les personnes très qualifiées dans des domaines où les débouchés n’existent pas.

            Vous aurez beau diviser le temps de travail par 10, ces personnes ne seront toujours pas employables.


          • fredleborgne fredleborgne 25 février 2012 13:44

            Merci pour cet article, qui illustre bien
            - une baisse du salaire des employés.
            - une augmentation (TVA sociale) du coût de la vie

            On verra ce que le successeur de Sarkozy en fera...


            • SNOOP 25 février 2012 13:55

              dans quelle catégorie placez vous la retraite pour les immigrés qui n’ont jamais cotisé et pour l’AME, le logement social et la sécu ?
              cotisations ou charges ?
              mes cotisations doivent elles servir une charge ?
              toute la question du vivre ensemble est là
              je ne veux plus cotiser pour n’importe quoi et qui...


              • Arafel Arafel 25 février 2012 14:06

                Il est clair qu’il faut faire preuve d’humanité.
                Mais, bon, ci c’est gratuit pour eux, il faut bien que quelqu’un paye.
                Et je voie qu’une seule chose, ma mutuelle a encore augmenté, ma sécu est de plus en plus chère et je suis de moins en moins remboursé.
                Alors bon, la gentillesse a des limites, et au bout d’un moment cela devient de la connerie.
                Et je répète qu’il est bien sur évident qu’il ne faut laisser mourir personne.
                Quant au trou de la sécu, que les autre pays commencent par payer leur dette, parce que à quoi sert-il de se serrer la vis d’un coté pendant que de l’autre ça dépense à gogo ?
                C’est comme l’Algérie qui doit 600 millions d’euros à notre sécu, qui ne rembourse rien, mais qui dans le même temps achète 100 chars T90 ultra modernes aux russes :
                http://plus.lefigaro.fr/article/la-russie-va-livrer-des-armes-a-lalgerie-20120214-723554/commentaires
                et ils en avaient déja acheté 100 autre.


              • 65beve 65beve 25 février 2012 21:42

                « je ne veux plus cotiser pour n’importe quoi et qui.. »

                moi oui.


              • SNOOP 25 février 2012 21:51

                bravo, c’est beau...enfin beau...tout est relatif
                cotiser pour des abrutis qui nous crachent dessus, ça je peux pas
                50% des « franco »-TUNISIENS ont voté ennahda...ben qu’ils dégagent
                mais pour ça faut un minimum de figure


              • Antoine 25 février 2012 14:04

                 Ah bon, il bouge encore ce (très) vieux troskard ?


                • Xolaam 25 février 2012 14:24

                  Le Travail est rémunéré à son Prix, c’est-à-dire au Salaire Brut.

                  Le Salaire Brut est la contrepartie que l’entreprise accepte de verser pour acheter du Travail.

                  Il n’y a donc pas de charges, ni de cotisations « patronales » ; toutes les cotisations sont SALARIALES.

                  Désolé pour ceux qui croyaient que leur patron leur payait une partie des cotisations sociales smiley En réalité, ce sont une fraction de leur salaire brut.


                  • louviellas louviellas 25 février 2012 16:35

                    @ Xolaam

                    « Il n’y a donc pas de charges, ni de cotisations »patronales«  ; toutes les cotisations sont SALARIALES. »

                    Kerjean a pourtant raison, allez donc le relire :

                    « Salarié : 20000€ de salaire net, 20000€(entre part patronale et salariale) à filer à l’URSSAF. »

                    C’est net, clair et précis.

                    Soit dit en passant, évitez de prendre un pseudo qui est remboursé par la Sécurité Sociale...


                  • deborah30 25 février 2012 19:07

                    Xolam
                    Désolé pour ceux qui croyaient que leur patron leur payait une partie des cotisations sociales  En réalité, ce sont une fraction de leur salaire brut.

                    Une fraction de leur salaire brut ?

                    Sortez votre bulletin, additionné les charges salariales et patronales et déduisez-les de votre brut et si vous retrouvez votre salaire net moi je suis none.


                  • Xolaam 25 février 2012 21:13

                    Deborah, vous confondez Brut salarial et Brut total.

                    Il y a en effet deux « bruts » sur votre feuille de salaire.

                    Le brut total = sal net + cotis. sal + cotis. pat.
                    Le brut salarial = sal net + cotis sal.

                    Le vrai salaire brut est le brut total : c’est le prix dépensé par l’entreprise pour acheter votre travail.

                    Le patron achète votre travail à ce prix, et ne paie pas vos cotisations sociales !!


                  • Croa Croa 25 février 2012 23:22

                    Non, au salaire COMPLET !

                    Le travail est rémunéré à son prix, c’est à dire au salaire complet.

                    Le salaire « brut » lui-même est un artifice complètement virtuel destiné à faire croire que l’entreprise cotise. En réalité c’est toujours le salarié qui cotise sur son salaire complet. La preuve en est que le jour où le patron supprime un salarié plus rien ne rentre !


                  • Croa Croa 25 février 2012 23:28

                    Comme il y en a qui ne vont pas comprendre je précise :

                    Le salaire « brut » n’est qu’une référence, autrement dit un repère comptable, autrement dit une simple convention.


                  • titi 26 février 2012 02:14

                    Pas d’accord..

                    Le salaire brut c’est celui qui est contractuel, celui qui est négocié lors de l’embauche : il figure dans le contrat de travail.
                    Le salaire net est alors le salaire brut - les charges salariales.

                    Le salaire brut + charges patronales c’est le super brut. C’est le cout global du travail (auquel s’ajoute encore deux ou trois taxes)

                    Si la législation change et que les charges salariales sont augmentées, cela ne change pas le brut : c’est donc sans impacte sur le cout du travail, par contre le net diminue.
                    L’entreprise peut donc maitriser l’évolution du brut.

                    Par contre si les charges patronales sont augmentées alors le super brut augmente et le cout global du travail aussi.
                    A la différence du brut, le super brut n’est pas « maitrisé ».

                     


                  • Croa Croa 26 février 2012 20:49

                    Non titi,

                    Le « salaire brut » n’est qu’une référence contractuelle. Il n’a qu’une valeur virtuelle ne correspondant pas vraiment au salaire réel.


                  • Le péripate Le péripate 25 février 2012 14:25

                    Cotiser est une action volontaire. Ou ce n’est pas cotiser. C’est la force qui fait la différence. Donc pour savoir si c’est une charge, ou une cotisation il suffit de savoir si c’est fait volontairement, en toute liberté, ou sous la contrainte.

                    Il semble que ceux qui cherchent à s’assurer ailleurs soient poursuivis par la SS.
                    C’est donc bien pire qu’une charge : c’est un vol.

                    C’est vrai, ces mots qui cachent la vérité sont bien utiles.

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