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Accueil du site > Tribune Libre > Les « communes nouvelles », ou le renouveau territorial

Les « communes nouvelles », ou le renouveau territorial

Avec un total de 34 968 communes au 1er mars 2019 – un tiers du total de l’Union européenne ! –, la France compte, à l’évidence, beaucoup trop de petites municipalités. On dénombre également, au 1er janvier 2019, 2 518 intercommunalités et communautés d’agglomération ou de communes. Au fil du temps, celles-ci sont venues ajouter partout sur le territoire une couche supplémentaire à ce que l’on nomme, de manière imagée mais pertinente, le « millefeuille territorial ». Un gâteau beaucoup trop roboratif et indigeste qu’il est devenu nécessaire d’alléger…

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Lorsqu’elles ont été créées, les intercommunalités sont apparues comme une nécessité en termes de gestion territoriale, notamment dans les terroirs ruraux éclatés en de multiples communes souvent mal administrées par des maires dépassés ou peu impliqués, nombre d’entre eux ayant été élus par défaut en l’absence de candidat véritablement motivé. Et de fait, ces intercommunalités ont permis d’éviter le naufrage administratif de très nombreuses communes de France dont les édiles n’avaient ni les compétences ni les disponibilités pour gérer au mieux la collectivité locale dont ils avaient la charge. Ce constat valait, et vaut toujours, tout particulièrement pour une partie des maires à la tête des communes de France les plus petites, pour ne pas dire microscopiques en termes de population.

À cet égard, les données chiffrées sont éloquentes : 75 % des communes françaises comptent moins de 1 000 habitants. Encore plus étonnant : plus de la moitié des municipalités de notre pays, soit 18 383 communes, totalise moins de 500 habitants. Et parmi elles 8 767 affichent moins de 200 habitants, 3 306 – soit l’équivalent de… 10 départements ! – comptant moins de 100 habitants. Une aberration ! Et un véritable casse-tête au moment de constituer une liste de personnes désireuses de s’investir dans un rôle municipal. Lorsqu’il y a moins de 100 personnes dans une commune, ce sont en effet 7 personnes qu’il faut élire. Pas évident dans ces communes rurales de quelques dizaines d’habitants où l’on trouve plus de personnes âgées et de résidents intermittents que de citoyens suffisamment disponibles et motivés pour s’investir dans la gestion communale. Et il ne faut pas croire que ce problème disparaît dans les communes un peu plus peuplées où 11 candidats doivent être élus au conseil municipal : le plus souvent, il s’estompe seulement.

C’est dans ce contexte – aggravé par la désertification des territoires ruraux et l’accumulation de textes législatifs et réglementaires de plus en plus complexes – que se sont progressivement multipliées les intercommunalités. Et de fait, elles sont apparues durant plusieurs décennies comme le moyen d’assurer une meilleure gestion des collectivités territoriales dans un pays resté très attaché au maillage communal hérité de la Révolution. Justifiées par une mutualisation de certains besoins, les intercommunalités ont entraîné le transfert de nombreuses compétences et, corrélativement, de financements significatifs détenus antérieurement par les municipalités. C’est ainsi qu’au fil du temps les petites communes ont perdu une grande part de leur légitimité et de leur pertinence en tant qu’échelon administratif.

Le Maine-et-Loire, champion de la modernité territoriale

La conséquence de l’émergence, partout sur le territoire national, de ces intercommunalités a été la prise de conscience de l’absurdité consistant à ajouter une couche supplémentaire au fameux « millefeuille ». Ici et là, des communes ont engagé un processus de fusion avec une ou plusieurs de leurs voisines. Mais cette démarche est restée marginale malgré l’évidente nécessité de réduire le nombre des petites communes et de mutualiser les ressources dans une optique de rationalisation des coûts au plan local. C’est alors qu’est intervenue la réforme de décembre 2010 instaurant le statut de commune nouvelle. Un statut qui permet de faciliter les fusions de communes, notamment en apportant des aides d’état et en maintenant durant une mandature des mairies déléguées afin de faciliter la transition. Le cas échéant, les communes nouvelles peuvent même se substituer à des intercommunalités préexistantes, ce qui est évidemment l’idéal en termes de simplification administrative. Un élément a favorisé la mise en place d’un tel processus de fusion : le coup de rabot gouvernemental sur la « Dotation globale de fonctionnement » (DGF), intervenu quelques semaines seulement après le scrutin municipal de 2014.

Depuis cette date, le mouvement de fusion s’est accéléré et l’on compte à ce jour 737 communes nouvelles regroupant 2 442 communes anciennes, soit 1 705 municipalités en moins. C’est bien, mais cela ne va évidemment pas assez loin. À cet égard, l’on souhaiterait que puisse essaimer l’exemple du Grand Ouest, déjà pionnier naguère dans l’émergence des intercommunalités, et de nouveau en pointe – notamment en Normandie et en Anjou – dans la création de communes nouvelles. Sur ce plan, la palme de l’audace et de la modernité est détenue par le département du Maine-et-Loire où, en quelques années, le nombre des municipalités a été divisé par deux : 177 communes nouvelles ont en effet remplacé les… 357 communes antérieures !

Si la même détermination était mise en œuvre dans tout le pays, c’est une France d’environ 17 500 communes qui se dessinerait. Mais, en l’absence de mesures de fusion contraignantes des pouvoirs publics*, ne rêvons pas : les habitudes sont bien ancrées, de même que les rivalités picrocholines ; qui plus est, un trop grand nombre de petits maires s’accrochent à leur écharpe et au prestige que leur confère le titre. Ce type de démarche de progrès – via la mutualisation des ressources et des compétences au sein des communes nouvelles – n’en est pas moins devenu, répétons-le inlassablement, une nécessité, et toutes les initiatives qui contribuent à faire émerger des communes nouvelles en lieu et place des territoires éclatés en confettis administratifs doivent être encouragées. Les habitants des petites communes doivent à ce sujet cesser d’avoir peur et de brandir des épouvantails : en Italie, pays où les habitants sont tout aussi farouchement attachés à leur passé et à leur identité locale, on compte seulement 7 954 communes pour une population globale de 60 millions d’habitants ! C’est dire s’il y a de la marge dans notre pays…

Cela pourrait prendre la forme d’une obligation de fusion, dans un délai imposé, des petites communes dans le cadre de communes nouvelles en vue d’atteindre a minima un seuil de 1 000 habitants.

À lire également :

Grande guerre : ces villages martyrs, « morts pour la France » (novembre 2018)

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87 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 08:37

    Le constat est en effet affligeant, et la résistance au changement est inversement proportionnel à la taille de la commune.

    Il faut dire que l’attachement« dont vous parlez est encore antérieur à la révolution puisque la création des communes s’est faite sur la base des paroisses (et, comme à Clochemerle ou chez Don Camillo, la rivalité entre l’église et la mairie souvent voisines n’est pas éteinte et le transfert de l’état-civil pas achevé puisque de nombreuses familles pratiquantes ou non continuent à se marier à l’église et à faire baptiser leurs enfants. L’écart socio-culturel entre les populations des métropoles et celles des campagnes 100 ans après l’exode rural a produit un fossé aussi profond que le grand canon du Colorado.

    Ajoutez à cela quelques aberrations comme celle qui fait que la maire d’un village moins de 100 habitants peut très bien vivre ailleurs, car il suffit qu’il soit propriétaire d’un bien sur cette commune pour s’y inscrire sur la liste électorale. Le cliéntélisme fait le reste.

    A propos du mille-feuilles, quelques couches budgétivores persistent alors que leur raison d’être ne s’explique que pour des raisons de découpage électoral ou de népotisme pour créer des emplois fictifs et/ou très bien rémunérés mais qui ne font jamais l’objet d’aucune publicité pour le recrutement. Les deux exemples de ces structures sont le canton et le pays.

    Il est d’autant plus difficile de faire bouger les choses que, comme pour la rémunération des parlementaires, ce sont les profiteurs eux-mêmes qui décident de leur propre sort. D’ailleurs, dans ces assemblées, la première »délibération" porte toujours sur la rémunération du président et de ses adjoints qui se servent et laissent aux pauvres couillons béni-oui-oui le plaisir d’être bénévoles et corvéables à merci.

    En fait, à la campagne, on n’est pas vraiment sortis de l’ancien régime.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 08:48

      @Séraphin Lampion

      il faut ajouter que les cartes des différentes couches ne se puperposent pas, ni au sein de l’ata décentralisé ou déconcentré ni entre ces deux structures : la carte scolaire peut trsè bien regrouper des communes de cantons et com com diférents, tout comme les SAMU, les pompiers, la poste
      ce qui, à l’époque du cheval et de la marche à pied, avait justifié l’implantation des services publics a complètement éclaté, et les morceaux sont recollés au petit bonheur la chance, sans cohérence et indépendamment les uns des autres, comme si on créait une mosaïque abstraite avec les tessons de vases antiques brisés.


    • Fergus Fergus 11 mars 09:09

      Bonjour, Séraphin Lampion

      Je partage très largement le contenu de ces deux commentaires. Merci à vous.

      Pour ce qui est des maires non résidents, j’en ai connu qui appartenaient à cette catégorie ; l’un d’eux, hormis quelques semaines de vacances estivales, ne se déplaçait quasiment que pour tenir la séance de conseil obligatoire par trimestre. En théorie, cette pratique est désormais impossible, 6 mois de résidence dans la commune d’élection étant requis, mais dans les faits cette obligation n’est pas plus respectée  les préfets fermant pudiquement les yeux sur cette entorse à la légalité que les 6 mois de résidence helvétique auxquels sont contraints les sportifs exilés fiscaux. 


    • nono le simplet nono le simplet 11 mars 08:45

      il y a deux cas de figure

      les petites communes qui se regroupent et globalement ça peut être une bonne chose

      les petites communes satellites d’une grande ville absorbées par la grande ville et là, franchement, le bénéfice est moins évident pour les communes rattachées ...


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 08:53

        @nono le simplet

        Il est bien rare que les communes phagocytées aient le choix de leur destin.
        Il arrive même, à certaines époques mouvementées, que des communes deviennent des quartiers, comme au Have. Et deux générations après, la mémoire fait défaut. Quel Parisien éprouve un attachement pour Auteuil, Bercy ou La Chapelle, communes devenues quartiers en 1859 par la loi Riché ?


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 09:04

        @nono le simplet

        Même (et surtout) dans les petites communes, les édiles municipaux sont totalement impuissant sur la suppression, création et répartition des commerces qui rythment la vie quotidienne de leurs administrés. La création des centres commerciaux a tué et continue à le faire la vie des bourgs et rendu nécessaire le recours à la voiture pour toutes les activités diurnes et nocturnes (réunions et animations à Pétaouchnock).
        Mais en plus, la réalisation d’immenses parkings a modifié les écoulements naturels et sont à l’origine de bien des inondations inconnues auparavant. Etc.
        Tout ça pour dire que, à toutes les échelles, c’est le business qui décide, pas les représentants de la population.


      • nono le simplet nono le simplet 11 mars 09:25

        @Séraphin Lampion
        oui, et ?


      • Fergus Fergus 11 mars 09:29

        Bonjour, nono le simplet

        « les petites communes qui se regroupent et globalement ça peut être une bonne chose »

        C’est même là que les fusions sont le plus nécessaires. L’une de mes cousines est maire d’une commune auvergnate de 260 habitants. Cette commune est entourée par 5 autres communes, l’une de 400 habitants, et les quatre autres de... 100 à 160 habitants.
        Et que dire de cette commune lozérienne que je connais bien : Arzenc d’Apcher, avec ses 50 habitants, majoritairement des personnes âgées et très âgées ? Des exemples comme celui-ci, il y en a de très nombreux dans notre pays.

        « les petites communes satellites d’une grande ville absorbées par la grande ville et là, franchement, le bénéfice est moins évident pour les communes rattachées »

        Il y a effectivement un risque. Mais dans la plupart des cas, cela semble se passer très bien. D’autant plus que, si la concertation est bien menée, il y a des gisements d’économies budgétaires à réaliser. C’est ainsi que des équipements collectifs (par exemple médiathèque, stade, patinoire) peuvent être implantés sur le territoire des communes intégrées et non au chef-lieu pour dynamiser les communes associées et bénéficier de coûts du foncier plus abordables.


      • nono le simplet nono le simplet 11 mars 10:22

        @Fergus
        C’est ainsi que des équipements collectifs (par exemple médiathèque, stade, patinoire) peuvent être implantés sur le territoire des communes intégrées

        lorsque mon ancienne commune a été rattachée la première mesure prise a été de piquer toutes les tranches horaires « libres » de la salle omnisports et en prendre la gestion ... tous les arrangements amicaux entre les associations locales sont devenus impossibles ...


      • Fergus Fergus 11 mars 15:36

        @ nono le simplet

        Il y a toujours des contre-exemples. Mais dans l’ensemble, cela semble bien se passer un peu partout. J’ai cité ailleurs le cas de Cherbourg parce qu’il est intéressant : en 3 fusions  datées de 1965, 2000 et 2016 , cette ville a progressivement regroupé une dizaine de communes et très peu d’habitants s’en plaignent !


      • Trelawney Trelawney 11 mars 19:35

        @nono le simplet
        les petites communes satellites d’une grande ville absorbées par la grande ville et là, franchement, le bénéfice est moins évident pour les communes rattachées ...
        Prenez le cas de l’agglomération lilloise : Vous avez une agglomération qui fait environ 30 km de long pour 20 de large, avec une impossibilité totale de savoir dans quelle commune vous êtes. Et toutes ces communes sont interdépendante des autres.
        Sur les 90 communes (et je ne compte pas la Belgique), il y a 30 villages qui eux ont une vrai identité. mais les 60 autres communes (avec Lille, Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Marcq, Wasquehal, Toucoing etc) peuvent trés bien fusionner en une seule commune sans que ça dérange personne (sauf bien entendu les maires)


      • Analyzer Analyzer 11 mars 21:13

        @nono le simplet
        Le regroupement des petites communes serait une bonne idée surtout que beaucoup d’elles ne trouvent même pas de candidats pour les prendre en main, on retrouve ainsi à chaque fois les mêmes noms qui mènent la vie dure par la suite.

        __Je suis expert wig bresilienne
         


      • Aimable 12 mars 16:04

        @Fergus
        Cherbourg en Cotentin , vous avez raison , est le fruit de très longues fiançailles et le mariage a été librement consenti par toutes les parties .


      • Pcastor Pcastor 11 mars 09:31

        Dans la mesure où les fusions de communes se substituent aux intercommunalités ( ce qui semble être le cas : 2062 intercommunalités à fiscalité propre début 2016 contre 1263 en janvier 2018), on peut considérer que c’est un vrai progrès en termes de démocratie locale et de lisibilité pour le citoyen de base.Reste à voir si ce mouvement va perdurer voire s’amplifier, les enjeux de pouvoir et les luttes picochrolines restant malgré tout fort répandues en la matière.


        • Pcastor Pcastor 11 mars 09:34

          @Pcastor
          ...picrocholines..


        • Fergus Fergus 11 mars 09:41

          Bonjour, Pcastor

          « on peut considérer que c’est un vrai progrès en termes de démocratie locale et de lisibilité pour le citoyen de base »

          L’idéal serait que des communes nouvelles se substituent un peu partout aux EPCI. C’est le cas ici et là, mais il subsiste des freins.

          Le mouvement de fusion des communes dans des entités plus viables économiquement n’en est pas moins enclenché et devrait se traduire dans les 3 ans qui viennent par une augmentation significative du nombre de ces communes nouvelles. 

          « les enjeux de pouvoir et les luttes picochrolines restant malgré tout fort répandues en la matière »

          Hélas ! Le point positif est que ce sont souvent les élus les plus âgés qui s’opposent aux fusions. On peut donc penser que ce frein s’estompera dans l’avenir.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 09:53

          @Fergus

          « ce sont souvent les élus les plus âgés qui s’opposent aux fusions. On peut donc penser que ce frein s’estompera dans l’avenir.  »

          je crains que non !
          non seulement la vieillesse est un naufrage, mais ce naufrage est du à une érosion de la carène accompagnant une altération de la cargaison !
          j’ai tellement connu de mécréants qui se sont découvert une piété enfouie à l’approche de l’échéance ou de jeunes contestataires qui sont devenus des vieux croûtons après être devenus propriétaires de leur pavillon de banlieue qu’ils sont prêts à transformer en fort Chabrol au moindre frémissement de l’alarme électronique qu’ils ont bricolée, que je suis moins optimiste que vous sur l’évolution que l’on peut attendre des générations récentes dont le patrimoine génétique est constitué des mêmes éléments que les nôtres...


        • Fergus Fergus 11 mars 10:52

          @ Séraphin Lampion

          Je pense quand même, notamment en m’appuyant sur les constats qui ont été faits dans différentes « nouvelles communes », que les personnes âgées sont nettement plus ancrées dans l’immobilisme. Les générations plus jeunes sont en effet plus mobiles et, de ce fait, moins disposées à se créer des chaînes. Cela dit, la situation n’est évidemment pas la même dans les communes rurales que dans les communes-dortoir de campagne situées en périphérie des villes.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 11:25

          @Fergus

          je voulais seulement dire que les personnes qui sont jeunes maintenant seront agées demain et leurs mentalités évolueront comme celles des vieux actuelles ont évolué ... en se dégradant


        • Fergus Fergus 11 mars 15:41

          @ Séraphin Lampion

          J’ai bien compris, mais je ne pense pas que les mentalités évolueront de la même manière parce que les générations qui ont suivi celle des papys-boomers ont un regard différent sur le monde, sur la mobilité, et sur ce qu’ils attendent de la vie, et cela au contraire de leurs aînés, très souvent ancrés dans des modèles désuets.


        • Et hop ! Et hop ! 11 mars 21:31

          @Fergus

          Les baby-boomers sont des progressistes, des réformistes, des bougistes, ils sont le contraire de conservateurs, ils ont nié le passé, voulu faire table rase, tout révolutionner, être la première et la dernière génération de l’histoire, l’Alpha et l’Oméga, ce sont des individualistes narcissiques, avec une horreur des traditions, des coutumes, des continuités.

          Il vaudrait mieux repeupler les campagnes et obliger les grandes villes à diminuer, il vaudrait mieux répartir la population sur le territoire, tous les écologistes devraient le demander. La concentration est toujours une source de nuisance écologique. A l’époque de la DATAR, ils veillaient à étoffer les villes moyennes, et à limiter la croissance des grandes villes. Regouper les communes pour pallier le dépeuplement des campagnes, c’est la politique de Gribouille.

          Il faudrait fixer la taille maximale d’une commune, par exemple 10 000 habitants, au-delà ce n’est plus de la démocratie, il n’y a plus d’interconnaissance.

          La France est divisée en communes dont le territoire est équivalent, comme pour les départements, ce ne sont pas des collectifs de personnes mais des territoires.


        • Fergus Fergus 11 mars 22:44

          Bonsoir, Et hop !

          Un peu caricatural, le portrait des « baby-boomers ». Seule une petite partie d’entre eux  les activistes médiatisés peu être décrite ainsi.

          Je suis d’accord avec vous pour dire qu’il faudrait revoir l’aménagement du territoire. Personnellement, j’ai toujours été hostile au développement des mégalopoles et favorable à celui des villes moyennes. 

          Fixer une taille maximale des communes n’a guère de sens : il faut vivre avec l’existant, mais sans poursuivre la fuite en avant.


        • Et hop ! Et hop ! 12 mars 19:00

          @Fergus

          Il y a pour toute organisation une taille optimum, au-dessus et au-dessous ça devient contre-productif.

          C’est un principe essentiel que n’admettent pas ceux qui croient que plus c’est grand et mieux c’est, les croissantistes.

          Une entreprise, un lycée, une classe, une troupe de scouts, un groupe de rock, une commune ont une taille optimum.

          Les villes grecques et les anciennes paroisses essaimaient quand elles dépassaient une certaine taille, les paroisses quand la population était trop nombreuse pour l’église, on créait une succusrsale.

          L’origine des communes rurales est la paroisse.


        • Fergus Fergus 12 mars 23:29

          Bonsoir, Et hop !

          Vous avez raison. Mais on ne peut calquer le modèle d’une structure communale du 21e siècle sur celui d’une paroisse du 17e siècle.

          « Taille optimale », je ne vois d’ailleurs pas ce que cela peut signifier, entre une collectivité urbaine qui peut très fonctionner avec un nombre élevé d’habitants et une collectivité rurale composée d’un habitat éclaté en différents villages et hameaux.

          Autrement dit, attention aux positions dogmatiques !


        • Et hop ! Et hop ! 13 mars 12:43

          @Fergus

          Une « collectivité urbaine » qui « fonctionne » comme vous dites, au lieu de parler de cité, ville, commune vit, c’est un fonctionnement bureaucratique.

          En limitant leur taille à celle permettant de réunir tout le monde dans le même bâtiment public, la paroisse restait à l’échelle de l’interconnaissance physique, donc d’une véritable démocratie.

          Imaginez de réunir les 5 000 copropriétés d’une région pour faire une copropriété de 15 000 lots en pensant qu’on va faire des économies d’échelle, gagner du temps et êtreplus performant.

          Dans l’industrie ça fait longtemps que le management à compris que les grands ensembles hiérachisés fonctionnaient très mal, ils ont découpé les grandes enteprises en petites unités qui collaborent ou sous-traitent.

          Les municipalités de l’Ancien Régime étaient l’organisation politique laïque parallèle à celle des paroisses. Quand elles étaient grandes, elles étaient redécoupées en quartiers qui avaient un représentant élu par les habitants du quartier, ou plus précisément par les chefs des familles ; homme ou femme. La représentation n’était pas seulement territoriale, les communautés de métiers ou de marchands (les drapiers, les orfèvres,...) ou de nobles reconnues dans lesstatuts élisaient aussi un ou plusieurs représentants, consul au sud ou échevin au nord. 

          Les municipalités avaient des statuts constitutifs octroyés par lettres patentes du roi qui leur reconnaissait un nom, un emblème, une caisse commune, un représentant élu, un conseil, et des droits plus ou moins étendus comme celui de lever des taxes, de se défendre en levant une milice, d’exercer la justice civile ou criminelle. Elles étaient des seigneuries autogérées.


        • Fergus Fergus 13 mars 13:13

          Bonjour, Et hop !

          « Dans l’industrie ça fait longtemps que le management à compris que les grands ensembles hiérachisés fonctionnaient très mal, ils ont découpé les grandes enteprises en petites unités qui collaborent ou sous-traitent »

          C’est très exactement ce qui se passe dans les grandes communes bien gérées !

          Notamment avec la désignation de maires-délégués ou de maires-adjoints référents qui sont directement au contact de la population de leur quartier ou village rattaché.

          Avec la mise en place de Comités citoyens en charge d’agir avec les adjoints compétents.

          Avec la mise en place de Conseils des Séniors et de Conseil des Jeunes consultés avant toute décision en Conseil municipal, notamment sur les questions qui les concerne plus directement.

          Et cela en attendant, sur le modèle de ce qui se passe dans certaines municipalités, des Comités citoyens d’évaluation de l’action des élus ! 


        • Et hop ! Et hop ! 15 mars 16:13

          @Fergus

          Ca montre que c’est idiot de fusionner toutes les communes d’une agglomération, il vaut mieux conserver les communes et se contenter d’intercommunalités spécialisés dans une question précise (transport, etc.), celle-ci exerçant des pouvoirs délégués des maires.

          Les municipalité ont un fonctionnement très démocratique, très transparent, avec une limitation au niveau national des indemnités des élus, ce qui n’est pas du tout le cas des intercommunalités et autres structures administratives dont les acteurs sont nommés et exercent leur pouvoir arbitrairement.


        • Fergus Fergus 15 mars 16:44

          Bonjour, Et hop !

          Encore une fois, ce sont les petites et les micro communes qu’il me semble nécessaire de fusionner.

          Cela dit, pour les plus grandes, allez demander à nos voisins qui comptent, à population égale, 3 ou 4 fois de communes s’ils ont l’impression d’être plus mal gérés.

          La réponse est clairement non, et savoir qu’il puisse exister en France des communes de quelques centaines, et a fortiori quelques dizaines d’habitants, les fait clairement marrer.


        • CN46400 CN46400 11 mars 10:03

          L’attachement à la micro commune ne dépend pas du maire, mais surtout de la population. Et les arguments économiques avancés ne tiennent pas, puisqu’à un quasi bénévolat succède une bureaucratie renforcée, et salariée, qui passe une grosse partie de son temps dans les déplacements.

           Les communautés qui ont été imposées (40 000hab mini= 4 pour le département du Lot) sont contestées because éloignement des responsables par rapport aux habitants et « rognage » des pouvoirs (Ex:Un seul permis de construire par an et par maire...). Et ne correspondent même pas aux bassins d’emploi.

           Les comparaisons avec l’Allemagne, où les communes ont été complètement recentrée suite à la guerre, et où les compétences sont autres, sont, en fait impossibles. Avec la hausse des frais de gestion, la baisse de la DGF pour les uns n’apporte, durablement, rien aux autres. J’ai sous les yeux une néo commune de 2500hab par fusion de 4 ex-communes en bagarre ouverte contre la néo communauté dont l’administration est à 45-60 minutes....


          • Fergus Fergus 11 mars 11:05

            Bonjour, CN46400

            « L’attachement à la micro commune ne dépend pas du maire, mais surtout de la population »

            Voilà qui se discute : vous avez raison pour certaines communes, mais dans les faits, l’influence du maire est souvent très forte sur ses administrés.
            C’est notamment vrai lorsque le maire brandit des menaces d’augmentation des impôts locaux, parfois totalement bidons, pour rallier les plus influençables à sa position de refus de toute fusion.

            « éloignement des responsables par rapport aux habitants »

            Ce n’est pas vrai partout : les maires-délégués des communes nouvelles ou les adjoints-référents sont souvent un excellent relais. Et dans un nombre croissant de communes, il se met en place des comités de quartier et des commissions thématiques de citoyens qui sont écoutées par le Conseil municipal. Tout cela va dans le sens de l’histoire.

            Je n’ai pas mentionné le cas de l’Allemagne, mais fait référence à l’Italie où les rapports des habitants à leur collectivité locale sont plus proches de ce que l’on connaît chez nous. 

            « la néo communauté dont l’administration est à 45-60 minutes »

             ???

            Le bonjour aux Saint-Céréens ! 


          • CN46400 CN46400 12 mars 12:00

            @Fergus
            Bonjour Fergus,
            Sousceyrac en Quercy par rapport à Souillac (siège de la communauté Cauvaldor).....


          • Fergus Fergus 12 mars 13:40

            Bonjour, CN46400

            Je ne connais Sousceyrac que de nom. En revanche,j’ai plusieurs fois pris plaisir à faire une halte à Souillac. Jolie région !


          • San Jose 11 mars 10:13

            Si les élus veulent laisser leur nom dans l’Histoire en bâtissant des équipements culturels et sportifs, en organisant des festivals... le regroupement des communes est à fuir. Qui veut de nombreux mètres carrés à la campagne veut une population communale au-dessous de la masse critique fiscale qui permet l’explosion des investissements. Impossible de réclamer à cinquante contribuables locaux de quoi construire une piscine, tandis que plus il y a de tribuables et plus le rêve de l’édile peut commencer à prendre forme. 


            • San Jose 11 mars 10:16

              @San Jose
              .
              Décidément je m’excuse de toujours oublier de mettre en gras ce qu’il est nécessaire de souligner pour bien attirer l’attention des lecteurs immatures


            • Fergus Fergus 11 mars 11:08

              Bonjour, San Jose

              Pourquoi voir dans la construction d’un équipement collectif un « rêve de l’édile » ? Souvent, de tels équipements manquent, et l’éclatement des petites communes ne permet pas d’en disposer, sauf éventuellement dans le cadre d’une intercommunalité. Dès lors, pourquoi pas dans celui d’une commune nouvelle ? 


            • Fergus Fergus 11 mars 11:09

              @ San Jose

               smiley


            • San Jose 11 mars 11:25

              @Fergus
              .
              C’est très précisément ce que vous souhaitez et dont je veux le moins possible. 
              Un « équipement » peut bien me manquer, mais jamais il ne pourra me manquer autant que le manque d’une habitation vaste à fiscalité modérée, qui est précisément localisée dans une petite commune. Dans une grande ville je serais prolomiscuitaire (mon invention du matin) ; dans un bled je suis... au large et heureux.
              .
              On peut bien demander trois mille euros d’impôts locaux dans une commune de cinquante contribuables, on ne financera pas grand-chose. Alors on renonce tant à l’équipement qu’à la fiscalité de type urbain, et la même maison paiera mille euros, permettant au petit revenu de vivre autrement qu’en studio. Tout peut basculer en cas de regroupement de communes.
              .
              Gardez vos équipements ! 


            • San Jose 11 mars 11:27

              @Fergus
              .
              Citation  :  smiley
              .
              Dommage qu’on ne puisse mettre les smileys en gras !


            • Fergus Fergus 11 mars 11:37

              @ San Jose

              « Un « équipement » peut bien me manquer, mais jamais il ne pourra me manquer autant que le manque d’une habitation vaste à fiscalité modérée »

              Désolé, mais ce n’est pas incompatible. Sauf évidemment à vivre dans une petit commune privé de tout service. Mais êtes-vous sûr que ce soit ce que veulent majoritairement les gens ?

              « Gardez vos équipements ! » 

              Dans l’écrasante majorité des cas, ils sont demandés par les habitants. Lorsqu’un maire prétend construire équipement peu utile, il se heurte de plus en plus à des comités d’action !


            • finael finael 11 mars 10:35

              Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’il y a trop de communes en France ?

              Vous dites que c’est « évident »’, ce n’est évident que pour ceux pour qui « big is beautiful ». Au nom du progrès faut-il toujours regrouper les gens dans des ensembles de plus en plus dépourvus d’âme à mesure qu’ils grossissent ?

              Pourquoi stigmatiser les petites communes auxquelles les habitants sont attachés ?

              Le « mille feuilles » administratif ne vient il pas plutôt des « intercommunalités » et autres bazars inventés pour augmenter le nombre de prébendes à distribuer ?


              • Fergus Fergus 11 mars 11:15

                Bonjour, finael

                « Pourquoi stigmatiser les petites communes auxquelles les habitants sont attachés ? »

                Je ne les stigmatise pas, je constate simplement qu’elles sont souvent très mal gérées, voire pas du tout !

                Dans de nombreux cas de micro-communes, ce sont les préfets qui sont obligés de se substituer aux maires défaillants.

                Et peut-être ignorez-vous que 106 communes de France n’ont pas été capables de présenter la moindre liste pour le scrutin de dimanche !!!

                Ajoutez à cela  j’ai eu l’occasion de le constater personnellement  que dans certaines petites communes, il faut, pour en arriver au nombre requis de 7 ou 11 conseillers municipaux, inscrire sur la liste des personnes qui n’ont pas la moindre en vie de siéger au conseil  au risque de voir le maire décider seul des mesures à prendre —, voire des personnes très âgées dans l’incapacité de se déplacer ! 


              • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 mars 11:42

                @finael

                « Le « mille feuilles » administratif ne vient il pas plutôt des « intercommunalités » et autres bazars inventés pour augmenter le nombre de prébendes à distribuer ?  »

                il vient de ce qu’on ne supprime pas une couche quand on en met d’autres par-dessus, alors, laquelle des couches est fautive ?
                c’est comme si on appliquait le vieux principe d’entretien des navires de la marine à voile : peinture sur merde égal propreté !


              • Fergus Fergus 11 mars 15:43

                @ Séraphin Lampion

                « il vient de ce qu’on ne supprime pas une couche quand on en met d’autres par-dessus, alors, laquelle des couches est fautive ? »

                Exact. Et c’est en cela que les communes nouvelles qui se substituent aux intercommunalités doivent être encouragées : cela supprime de facto une couche du millefeuille !
                 


              • CLOJAC CLOJAC 12 mars 05:38

                @finael

                « 
                Pourquoi stigmatiser les petites communes auxquelles les habitants sont attachés ?  »

                Je crains que ce soit encore une forme d’expression du mépris des bobos déracinés et cosmopolites, se prenant pour le sel de la terre, à l’encontre de ceux qui ont des attaches territoriales, une histoire familiale, des liens interpersonnels liés à un terroir commun, des coutumes, un passé, une personnalité spécifique...

                Cette détestation qui cache probablement des regrets, de la jalousie et des remords aurait de quoi enchanter des psychanalystes qui y verraient sans doute un « moi de secours » (refuge symbolique) chez des êtres déstructurés, instables, emportés dans un maelstrom qui les dépasse, n’ayant d’autre voie ni d’autre choix que d’être des humains unidimensionnels calibrés, formatés, robotisés.
                Les sujets rêvés de toutes les dictatures pour qui l’originalité est un crime.


              • Fergus Fergus 12 mars 08:46

                Bonjour, CLOJAC

                 

                Votre commentaire à finael est teinté d’une idéologie qui déforme la réalité du terrain : il y a des centaines, et sans doute des milliers de communes, dans lesquelles il est très difficile de monter, ne serait-ce qu’une seule liste communale en vue des Municipales. Et encore, dans celles qui seront proposées dimanche, nombre d’entre elles comprendront — pour atteindre le nombre minimal de conseillers — des personnes indisponibles ou en très mauvaise santé ajoutées là alors qu’elles ne siégeront jamais ! J’ai même connu un cas d’octogénaire grabataire dans une micro-commune ! Il suffit d’ailleurs de se référer à ce chiffre que j’ai donné zans un autre commentaire  : dans 106 communes, il n’a pas été possible de déposer la moindre liste, faute de volontaires en nombre suffisant !!! Si dans 3 mois, la situation reste identique, ces communes seront autoritairement fusionnées avec une commune voisine pr la volonté du préfet.

                 

                Bref, rien n’est aussi simple que ce que vous affirmez de manière péremptoire. Et dans l’écrasante majorité des cas, il n’y a pas le moindre bobo à incriminer !!!

                 


              • CLOJAC CLOJAC 12 mars 09:34

                @Fergus

                « dans l’écrasante majorité des cas, il n’y a pas le moindre bobo à incriminer !!! »

                Pas la peine de hurler, ça n’accrédite pas davantage votre argumentaire de citadin boboïsé qui d’évidence déteste et méprise les ruraux parce qu’ils ont la réputation de voter majoritairement à droite.
                Faute de pouvoir déplacer ces populations indociles contre leur gré (l’exode rural a atteint ses limites) on répartit autrement leur représentativité en la diluant dans des faubourgs, zones périurbaines et autres conurbations réputés à gauche... Lesquels, manque de bol pour vous, glissent lentement mais sûrement vers le RN.
                Ce charcutage a été inventé au States dans les années 1800 et s’appelle le gerrymandering. Un grand classique des tripatouillages électoraux.


              • Fergus Fergus 12 mars 10:59

                @ CLOJAC

                « votre argumentaire de citadin boboïsé qui d’évidence déteste et méprise les ruraux parce qu’ils ont la réputation de voter majoritairement à droite »

                 smiley Du grand n’importe quoi !!!

                Je suis d’une famille rurale dont, effectivement, une part importante vote à droite (mais la couleur du vote n’a aucun rapport avec le sujet abordé !).

                Plusieurs de mes cousins et cousines sont des paysans en Auvergne, plus précisément des éleveurs.

                L’une de mes cousines est maire d’une petite commune de 266 habitants. Une commune à laquelle je suis très attaché car une grande part de mes racines s’y trouve.

                Enfin, de manière générale, j’ai infiniment plus de respect pour les maires ruraux que pour les maires des grandes villes qui sont avant tout des carriéristes opportunistes.

                L’essentiel de mon article porte sur les petites communes rurales en évident surnombre et en évident défaut de gestion, pas sur les municipalités péri-urbaines !!!


              • troletbuse troletbuse 11 mars 10:42

                Programme des mondialistes :

                Destruction de la famille

                Destruction des régions

                Destruction de la commune

                Au final :Destruction de la France


                • troletbuse troletbuse 11 mars 10:45

                  @troletbuse
                  La suppression des impôts locaux fait parie du plan ; on coupe les vivres


                • Fergus Fergus 11 mars 11:16

                  Bonjour, troletbuse

                  Un tantinet caricatural, non ?


                • Fergus Fergus 11 mars 11:18

                  @ troletbuse

                  « on coupe les vivres »

                  Si l’on remplace les actuelles intercommunalités par des communes nouvelles, l’entité territoriale retrouve les moyens de gérer efficacement le territoire dont ses élus ont la charge !


                • troletbuse troletbuse 11 mars 12:21

                  @Fergus
                  Caricatural ?????
                  C’est bien ce qui se passe sous nos yeux, non ?
                  Etes-vous aveugle ?
                  ou bien, je vous applique le dicton :
                  Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.


                • CLOJAC CLOJAC 11 mars 22:32

                  @troletbuse

                  « Programme des mondialistes :

                  Destruction de la famille

                  Destruction des régions

                  Destruction de la commune

                  Au final :Destruction de la France »


                  Déstructurer la société en commençant par la famille et le terroir, couper les liens traditionnels issus de la généalogie et de l’histoire, remplacer les interlocuteurs locaux par des commissaires politiques, isoler les individus en les anonymisant dans des ensembles qui les dépassent, faisaient partie des actions décidées par Lénine et Staline afin de créer « l’homme nouveau ».

                  Nos bolchos repeints en verdâtre poursuivent les mêmes objectifs, mais cette fois en douceur. L’abrutissement des masses est moins douloureux que la terreur, le RSA est plus supportable que le goulag.

                  En outre, au confluent des contraires, ils bénéficient de la complicité objective des banksters eurotocrates pour qui « l’homme nouveau » idéal est un consommateur passif, sans repères ni points d’ancrage ni vision d’avenir. 


                • rita rita 11 mars 10:48

                  34 968 communes qui font la France, n’en déplaise à Paris qui pense être au dessus du « Lot » ?

                  La province est un élément à conserver jalousement comme le fondement de notre pays, y apporter un soin tout particulier pour l’avenir de nos enfants !

                  Les « beuglements » venus d’en haut nous laissent indifférents.

                   smiley


                  • Fergus Fergus 11 mars 11:25

                    Bonjour, rita

                    « Les « beuglements » venus d’en haut nous laissent indifférents »

                    A quels « beuglements » faites-vous allusion ? La démarche de constitution de communes nouvelles est le fait des habitants de nos terroirs, et de personne d’autre !!! 

                    Vous mentionnez le Lot (dans un jeu de mots) : dans ce département, il y a eu durant la mandature qui s’achève 13 communes nouvelles qui ont remplacé 40 communes anciennes pour un gain de 27 communes. Et si j’en crois les bruits qui circulent sur place  j’ai de la famille sur place —, d’autres fusions devraient intervenir durant le prochain mandat municipal. 


                  • Le Panda BERNARD 11 mars 11:12

                    Bonjour,Fergus

                    Voici ce disait le reportage effectué et publié sur france2 au moins d’octobre 2019.

                    Je pense que même si une modification devait intervenir, cela ne pourra se faire qu’après les élections qui arrive. Pour avoir comme toi parcouru la France pratiquement dans tous les sens ou presque il serait une image d’Epinal que de penser que les français voudront réduire un plus que ce qui s’est passé en octobre 2019.

                    à suivre


                    • Le Panda BERNARD 11 mars 11:13

                      @BERNARD

                      La France cherche à réduire le nombre de ses communes depuis plusieurs années. Et on vient de franchir un cap symbolique. « Le mythe des 36 000 communes françaises appartient désormais aux livres d’histoire. Le 1er janvier dernier, la France est passée sous le seuil des 35 000 communes, 34 970 exactement. Une loi en 2010 avait facilité les fusions, mais c’est une autre loi, en 2015, créant des incitations financières, qui a accéléré le mouvement. En dix ans, 2 508 communes se sont ainsi regroupées, ont accepté de disparaître, remplacées par 794 communes nouvelles. Un chiffre qui ne bougera plus cette année, puisque toutes les fusions sont suspendues jusqu’aux élections municipales », explique la journaliste Hélène Hug sur le plateau du 13 Heures. 

                      Le quart nord-ouest concentre les efforts 

                      Mais alors, quelles sont ces communes souhaitant fusionner ? « C’est surtout dans les départements ruraux que le plus de communes nouvelles sont créées, principalement dans le quart nord-ouest de la France : le Calvados, l’Eure, le Maine-et-Loire et la Manche. Au contraire, on compte très peu de fusions dans le pourtour méditerranéen et dans le bassin parisien, plus urbains, et aucune fusion dans les départements d’outre-mer (DOM) », ajoute-t-elle. Les fusions peuvent concerner deux villes, mais parfois bien plus. « Le record est détenu par Souleuvre-en-Bocage, dans le Calvados, où 20 communes ont fusionné en 2016. À l’arrivée, ça fait à peine 9 000 habitants. En comparaison, la ville nouvelle d’Évry-Courcouronnes, qui rassemble deux villes de l’Essonne, accueille 68 000 habitants. »


                    • Fergus Fergus 11 mars 11:32

                      Bonjour, BERNARD

                      Merci d’avoir retranscrit les propos d’Hélène Hug qui confirme ce que j’ai écrit dans mon article.

                      Le fait est que ce sont les communes rurales qui sont les premières concernées relativement aux villes de périphérie des métropoles régionales et des chefs-lieux de département, encore que l’on ait vu des exceptions notables, à l’image de Cherbourg qui, en plusieurs fusions, a absorbé la plupart de ses communes limitrophes.

                      « il serait une image d’Epinal que de penser que les français voudront réduire un plus que ce qui s’est passé en octobre 2019 »

                       ???


                    • Le Panda BERNARD 11 mars 13:15

                      @Fergus

                      « il serait une image d’Epinal que de penser que les français voudront réduire un plus que ce qui s’est passé en octobre 2019 »

                       ???

                      Erratum, merci de me signaler mon erreur je voulais écrire « mirage d’Epinal » sur France 2. 


                    • ETTORE ETTORE 11 mars 11:56

                      Rassembler, regrouper, fusionner....

                      On a donné dans l’est :

                      Fusion des communes

                      Fusion des départements

                      Fusion des régions

                      Et on voit poindre petit à petit un processus d’élargissement à la région voisine...

                      en.....Allemagne !

                      Et il est fort à parier que ce genre de « regroupement » toujours par intérêt financier, se produise à toutes les frontières terrestre de l’hexagone .

                      (ah, oui....En parlant de regroupement de communes, vers chez moi, la partition entre commune protestante et catholique, est encore bien actée, et les mentalités sont à l’avenant, et n’évoluent qu’avec la disparition des personnes âgées, et par l’apport de nouveaux résidents, néo ruraux, par les lotissements.

                      C’est vous dire le décalage et les guerres de clocher )


                      • troletbuse troletbuse 11 mars 13:24

                        @ETTORE
                        Comme région frontalière, Fergus a l’Océan Atlantique, il ne peut pas comparer


                      • Fergus Fergus 11 mars 15:48

                        Bonjour, ETTORE


                        « Et on voit poindre petit à petit un processus d’élargissement à la région voisine...

                        en.....Allemagne »


                        Non, il s’agit là d’un épouvantail brandi par le RN et l’IPR mais qui ne repose sur rien de tangible, les coopérations économiques étant d’une autre nature que les fusions d’entités administratives. 


                        « les mentalités sont à l’avenant, et n’évoluent qu’avec la disparition des personnes âgées, et par l’apport de nouveaux résidents, néo ruraux, par les lotissements »


                        Précisément, cela évolue. Certes, de manière très progressive et lente, mais le mouvement me semble irréversible.


                      • Fergus Fergus 11 mars 15:53

                        @ troletbuse

                        Inexact ! Je me déplace pas mal, et comme je suis d’un naturel bavard et ouvert, j’écoute ce que me disent les habitants des régions où je séjourne. C’est notamment le cas en Alsace où je prends plaisir à me rendre de temps à autre.

                        J’ai d’ailleurs du mérite car je déteste le chou de la choucroute et la crème contenue dans le poulet au riesling. smiley Mais j’apprécie énormément les vins de cette superbe province. Alors, je mange moins et je bois plus ! smiley


                      • L' Hermite (IX) Cavernus Hotpierre 11 mars 15:59

                        @Fergus

                        tout comme toi je ne suis pas fan de choucroute ...
                        Alors je me permet de te suggérer un jambon au pinaud noir en sauce , accompagné de ses spatzle ....

                        bon appétit :)


                      • Fergus Fergus 11 mars 16:13

                        Bonjour, Cavernus Hotpierre

                        Excellente suggestion : j’ai un jour dégusté un jambon braisé au pinot noir dans un resto de Niedermorschwihr  : un pur régal ! Qui plus est, j’apprécie beaucoup les spätzle

                        « bon appétit »
                        Merci !


                      • bebert 11 mars 17:25

                        @Fergus
                        Ne pas aimer la choucroute est un crime de lèche majesté ....http://www.terroirdalsace.fr/conseils.html


                      • L' Hermite (IX) Cavernus Hotpierre 11 mars 17:38

                        @Fergus
                        tu fait bien de preciser braisé , c’ est indispensable pour vraiment develloper la saveur , de meme il ne faut pas loupé la fondu d’ onion  :)

                        Je n’ ais maheuresuement jamais reusit a faire les spâtzle a la main , 
                        va falloir que je bosse pour passer de « faux gnochi » a de vrais filament bien droit et homogene :)

                        ils ont un truc genial en dessert , aplle straufel une espece de rouler a la compote :)
                        on avais une « taverne alsacienne » dans le vaucluse tenue par la mere d’ un copain :) ca changeait des pizzeria lol


                      • L' Hermite (IX) Cavernus Hotpierre 11 mars 17:40

                        @bebert

                        bhen ma belle soeur pure berlinoise n’ aime pas du tout la choucroute :)
                        Du coup on lui fait soit « indien » , ou « francais » pour lui faire plaisir :)



                      • Fergus Fergus 11 mars 18:34

                        @ troletbuse

                        Cette réforme régionale n’a effectivement débouché sur aucune économie, tous les analystes sont d’accord sur ce point.

                        Merci pour le lien sur les ambitions mosellanes, je n’étais pas au courant de ce dernier développement.


                      • troletbuse troletbuse 12 mars 13:27

                        @Fergus
                        pour le lien sur les ambitions mosellanes, je n’étais pas au courant de ce dernier développement.

                        Donc vous affirmez sans savoir.


                      • Fergus Fergus 12 mars 13:42

                        Bonjour, troletbuse

                        J’étais resté sur le fantasme des euro-régions qui ne sont pas près de voir le jour. Et ce projet ne met pas forcément à mal l’intégrité des nations.

                        De toute façon, cela ne me gêne pas vraiment : je suis favorable à terme à des Etats-Unis d’Europe ! 


                      • bebert 12 mars 13:59

                        @Cavernus Hotpierre
                        Tous les goûts sont dans la nature l’important c’est que vous lui fassiez plaisir en lui faisant les plats qu’elle aime elle


                      • bebert 12 mars 14:04

                        @Cavernus Hotpierre
                        Pour les habitants du Sud de la France et appréciant la gastronomie Alsacienne voilà un lien concernant un site de produits de qualité : http://www.terroirdalsace.fr/nos-produits-alsaciens.html


                      • @bebert

                        On pourras même préciser que les alsacien sont des français comme les autre malgres le fait que ce soit des bouffeur de choux smiley


                      • bebert 12 mars 18:39

                        Toi t’es de la Haute hein Pierre


                      • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 mars 12:57

                        @ETTORE

                        Plan mondialiste, représenté par l’UE avec le CPLRE (l’ARFE aussi).



                      • ETTORE ETTORE 11 mars 18:00

                        Bonjour Fergus.

                        Non, il s’agit là d’un épouvantail brandi par le RN et l’IPR mais qui ne repose sur rien de tangible, les coopérations économiques étant d’une autre nature que les fusions d’entités administratives. 

                        Nous avons la mise en place d’un Eurodistrict...Strasbourg-Ortenau(Allemagne)

                        Il parait qu’il s’agit d’un « territoire pilote  » histoire de faciliter la vie de ceux qui y résident ; Voilà la belle idée exprimée avec force et à l’envi .

                        On voit fleurir ces dernières années foultitudes de traversées diverses sur le Rhin.

                        Une toute nouvelle ligne tram ( qui soit dit en passant, ne fait que convoyer le flot de population de la banlieue de Strasbourg, avide de cigarettes détaxées)

                        Une passerelle piéton/vélo, véritable oeuvre d’art stylistique

                        Une ligne train/ connecté TGV.

                        Le puzzle se mets en place doucement, doucement ! Mais sûrement !

                        Peut être voulu par les instances politiques à la vision lointaine d’une Europe indivisée....

                        La réalité est toute autre, avec les Turcs qui tiennent toute la multitude de débits de tabac, et des kébabs, les Allemands considèrent, ceux qu’ils appellent Französiche comme une simlple valeur marchande, et cela ne date pas de hier, rien qu’à se rappeler le positionnement sur leur terre, des Forces Françaises (FFA)


                        • Fergus Fergus 11 mars 18:36

                          Bonsoir, ETTORE

                          Merci pour ces constats et ces éléments d’analyse. A suivre...


                        • bebert 12 mars 18:43

                          @ETTORE
                          Belle analyse que je partage entièrement mais celà ne va pas si bien que çà non plus en Deutchland leurs merdia sont comme les nôtres aux ordres


                        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 mars 12:59

                          @ETTORE

                          Bis ^^
                          Plan mondialiste, représenté par l’UE avec le CPLRE (l’ARFE aussi).



                        • Goldored 17 mars 08:01

                          @bebert
                          DeutSchland.
                          Quand on veut faire style, on le fait pour le moins correctement, guignol.
                          Accessoirement « ça » et « cela » ne prennent pas d’accent sur le « a ».
                          Le français est aussi difficile pour vous que l’allemand, visiblement.


                        • Michel DROUET Michel DROUET 12 mars 08:24

                          Bonjour Fergus

                          Ne nous y trompons pas, le mouvement vers les communes nouvelles, même s’il peut paraître significatif répond avant tout à des nécessités budgétaires avec une carotte, temporaire, sur les dotations.

                          Ces rapprochements révèlent également une ouverture d’esprit des élus concernés qu’on ne trouve, malheureusement, pas partout.

                          Une majorité d’élus actuels contestent l’intercommunalité et confirme une tendance au repli sur soi. Ceux là, on ne les verra certainement pas fusionner avec les voisins.

                          C’est pourquoi les communes nouvelles, même si elles constituent un progrès, ne sont pas vouées à devenir la règle.


                          • Fergus Fergus 12 mars 08:55

                            Bonjour, Michel DROUET

                            Le fait est que la carotte budgétaire, fût-elle temporaire, est un levier majeur dans le mouvement de fusion. Cela, et le fait que les maires de communes rattachées à un chef-lieu garde une écharpe de maire-délégué durant la mandature.

                            « Ces rapprochements révèlent également une ouverture d’esprit des élus concernés qu’on ne trouve, malheureusement, pas partout »

                            C’est parfaitement exact. Il suffit d’ailleurs d’écouter les arguments avancés par les élus qui s’opposent à des fusions d’intérêt pourtant évident, tant au plan économique qu’au plan de l’influence dans le maillage territorial local, pour s’en convaincre.

                            « C’est pourquoi les communes nouvelles, même si elles constituent un progrès, ne sont pas vouées à devenir la règle »

                            En effet. Mais les mentalité évoluent, les jeunes élus  souvent plus éduqués et plus mobiles étant en général plus ouverts à des modifications des structures administratives.


                          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 13 mars 13:15

                            Regardez les plaques d’immatriculation, ça en dit long sur la manipulation ^^

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