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Accueil du site > Tribune Libre > Les conflits entre les États-Unis, l’Europe et le reste du monde (...)

Les conflits entre les États-Unis, l’Europe et le reste du monde portent-ils la marque de la main invisible d’Adam Smith ? Et le Covid-19 ?

Dans le développement qui va suivre, l’auteur relève la présence d’une « main invisible » qui dirige le monde. Comme l’a énoncé Adam Smith dans son livre « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations », Livre IV, 1776, page 31-33, ch. 2 :

 « Premièrement, chaque individu tâche d'employer son capital aussi près de lui qu'il le peut et, par conséquent, autant qu'il le peut, il tâche de faire valoir l'industrie natio­nale, pourvu qu'il puisse gagner par-là les profits ordinaires que rendent les capitaux, ou guère moins. […]

En second lieu, chaque individu qui emploie son capital à faire valoir l'industrie nationale, tâche nécessairement de diriger cette industrie de manière que le produit qu'elle donne ait la plus grande valeur possible.

Le produit de l'industrie est ce qu'elle ajoute au sujet ou à la matière à laquelle elle s'applique. Suivant que la valeur de ce produit sera plus grande ou plus petite, les produits de celui qui met l'industrie en œuvre seront aussi plus grands ou plus petits. Or, ce n'est que dans la vue du profit qu'un homme emploie son capital à faire valoir l'industrie et, par conséquent, il tâchera toujours d'employer son capital à faire valoir le genre d'industrie dont le produit promettra la plus grande valeur, ou dont on pourra espérer le plus d'argent ou d'autres marchandises en échange.

Mais le revenu annuel de toute société est toujours précisément égal à la valeur échangeable de tout le produit annuel de son industrie, ou plutôt c’est précisément la même chose que cette valeur échangeable. Par conséquent, puisque chaque individu tâche, le plus qu’il peut, 1° d’employer son capital à faire valoir l’industrie nationale, et 2° de diriger cette industrie de manière à lui faire produire la plus grande valeur possible, chaque individu travaille nécessairement à rendre aussi grand que possible le revenu annuel de la société. À la vérité, son intention, en général, n'est pas en cela de servir l'intérêt public, et il ne sait même pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n'est pas très commune parmi les marchands, et qu'il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir. » (1)

Note de l’auteur 

 On est en droit donc partant de cette main invisible de se poser des questions sur le sens du Covid-19. Une pandémie qui a dérouté tous les experts du monde, biologistes, virologues, chercheurs du monde entier, et il n’y a pas une réponse rationnelle. Surtout qu’en quelques mois, elle s’est étendue à l’ensemble du monde. A notre sens, la seule approche qui nous apparaît en relation avec les grands événements que l’humanité a vécus est de se référer à l’histoire. Tenter de comprendre l’histoire nous permet de situer chaque grand évènement dans son contexte historique et ce qui a résulté pour l’humanité dans la marche de l’histoire. 

Portons un regard sur les pandémies qui ont surgi au XXème siècle. Mis à part la grippe espagnole, de 1918 à 1920, qui a été une des pandémies les plus mortelles de l’histoire, les autres pandémies ont été plus modérées. Le taux de létalité pour la grippe espagnole était estimé à 10 %, le plus haut de l’échelle. Le taux de létalité est le rapport en pourcent du nombre de décès sur le nombre total de contaminés. Pour la pandémie Covid-19, le taux est de 1,5 % (5,6 millions de décès sur 366 millions de contaminés, à fin janvier 2022), bien sûr variant d’un pays à l’autre ; tout dépend de la contagiosité et donc du virus s’il est vite transmissible, augmentant le nombre de contaminés dans le monde.

Au début du XXIème siècle, la grippe saisonnière et la grippe A (H1N1) de 2009 ont un taux de létalité inférieur à 0,1%. Pour l’épidémie de l’Ebola, une fièvre hémorragique à virus Ebola qui a sévi en Afrique de l’Ouest, en un an, l’analyse du Geography of Ebola virus. Socio-Spatial Issues in Central Africa. Outlook for West Africa fait état : « L’épidémie qui sévit en Afrique de l’Ouest depuis plus d’un an a fait à ce jour près de 25 791 cas et 10 689 morts (15 avril 2015), notamment en Guinée - 2 346 décès-, au Libéria - 4 486 décès- et en Sierra Leone - 3 857 décès (WHO, 2015). »

Des chiffres qui ne peuvent se comparer à la pandémie Covid-19 qui sévit aujourd’hui dans le monde. A titre de comparaison avec la grippe espagnole dont le taux de létalité est estimé à 10 %, (50 millions de décès sur 500 millions de contaminés), le nombre de décès est beaucoup moindre et ce, essentiellement en rapport des formidables progrès dans la médecine, de l’hygiène corporelle et collective et des moyens de prévention. Cependant, les structures économiques au niveau mondial ont subi le choc de la pandémie, avec l’explosion du chômage à travers le monde.

Mais si on regarde la structure de l’histoire et les événements qui ont marqué le XXème siècle jusqu’à la pandémie Covid-19 aujourd’hui, on constaterait que chaque événement qui surgit tire son origine du précédent. Sur le plan historique, la 1ère Guerre mondiale a été un concours de circonstances qui a amené les empires européens, dans leurs rivalités sur le partage du monde, à en venir aux armes. La guerre a certes éclaté en 1914 mais les gouvernements et souverains de l’époque savaient-ils qu’ils allaient provoquer le premier conflit mondial qui va faire des millions de morts et emportera plusieurs empires d’Europe.

En 1917, éclate la Grippe espagnole ; elle a fait plus de morts que la première Guerre mondiale, entre 50 et 100 millions selon les chiffres donnés par les historiens ; il est fait état, par le nombre de morts dans les rangs des armées des pays en guerre, que la grippe espagnole a accéléré la fin de la guerre. Par les ravages que la pandémie a commis en vies humaines n’a-t-elle pas fait pressentir la 2ème Guerre mondiale ? On décompte plus de 70 millions le nombre de morts durant la guerre (1939-1945).

Que peut-on dire des deux Guerres mondiales ? Le prix Nobel, François Jacob : « Une partie n'est jamais perdue, les jeux n'y sont jamais faits. L'histoire, ce n'est pas une fatalité, une série de circonstances irrévocables fixées par le destin [...] Personne ne connaît la tournure que prendra l'histoire. Rien n'est joué, jamais. » (Le Monde, 25 juin 1980).

Mais qu’en est-il aujourd’hui sur un autre plan, la situation financière et monétaire qui prévaut aujourd’hui ; qui présage non plus une guerre chaude mais une guerre froide d’un style nouveau, une « guerre économique ». Au final, une guerre sournoise certes qui n’est pas chaude mais a des enjeux similaires aux guerres chaudes ; comme le furent les deux guerres mondiales et toujours la volonté de puissance, la volonté hégémonique d’une puissance sur une autre. On le voit aujourd’hui, avec la menace de l’invasion russe en Ukraine et les menaces de sanctions économiques des États-Unis contre la Russie. De même, entre la Chine et les États-Unis sur le détroit de mer de Chine et sur Taïwan et les menaces de protectionnisme de part et d’autre. Et toujours le même leitmotiv : « dominer son adversaire ».

Ne perdons pas de vue les ex-pays colonisés, qui ont recouvré leurs indépendances, sont aussi dans le collimateur des guerres qu’elles soient chaudes ou économiques entre les grandes puissances. Les pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud dépendent pour leur commerce extérieur des monnaies internationales que seul les pays occidentaux émettent ; des recettes que ces pays tirent de leurs exportations que résultent pour eux la prospérité ou la crise, et donc, la ruine de leurs économies et la pauvreté

C’est dans les Bourses occidentales que se fixent le prix des matières premières, du pétrole, du gaz, des produits agricoles... Aujourd’hui, l’Occident reste toujours le principal émetteur de monnaies internationales, et ce malgré le renminbi chinois (ou yuan) devenu une monnaie internationale, depuis son entrée, en octobre 2016, dans le panier de monnaies de l’étalon monétaire du FMI, le DTS (droits de tirage spéciaux).

Une situation qui octroie un pouvoir exorbitant à l’Occident dans le commerce international ; l’essor, la stagnation et l’appauvrissement des pays du Sud dépendent des politiques monétaires menées par les Banques centrales occidentales. Si, par exemple, une politique monétaire restrictive perdure et impacte la demande mondiale à la baisse, l’offre mondiale est forcément à la baisse, il s’ensuit que les premiers touchés sont les pays hors-Occident, mais, par effet boomerang, les économies occidentales subissent à leur tour, même décalé dans le temps, un contrecoup, ce qui se termine pour elles par la stagnation voire la récession. A voir l’endettement mondial du reste du monde dans les années 1980, la décennie a été pour un grand nombre de pays hors-Occident des crises économiques à répétition, pour l’Occident, elle a été globalement une décennie de stagnation qui s’est terminés par des récessions à la fin de la décennie et début de la décennie 1990.

Et de stagnation aux récessions, les Banques centrales occidentales se retrouvent à mener des politiques contracycliques pour relancer leurs économies. Une période de croissance arrive, puis, pour plusieurs raisons, leurs économies de nouveau s’affaissent, et le cycle recommence. Pourquoi le cycle recommence ? Parce que la situation économique et financière mondiale n’est jamais stable ; il arrive toujours un acteur qui change les donnes ; que ce soit un nouveau acteur qui survient et change les donnes, une guerre, une pandémie qui survient, et toutes les nations peuvent en subir le choc.

Et aujourd’hui, depuis fin 2019, survient un acteur inattendu qui a bouleversé le cours de l’économie mondiale. Ce nouvel acteur, c’est la pandémie du coronavirus ; elle a ébranlé toutes les projections des grands argentiers du monde ; on peut se poser à juste titre la question pourquoi ; est-ce un hasard ; mais le hasard dans l’absolu n’existe pas ; il existe toujours une cause sauf que parfois elle n’est pas lisible pour l’esprit humain. Précisément la « main invisible » d’Adam Smith répond à la question. La « main invisible » inclut que la recherche des intérêts particuliers aboutit à la fin à l'intérêt général ». Ce qu’exprime Adam Smith sur l’individu ou une société, on peut le comprendre ainsi « qu’une nation qui préfère que le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère est tout à fait normal, sauf que tout en cherchant son intérêt, cette nation ne sait pas qu’elle travaille aussi pour l’intérêt général ».

Prenons un exemple, au début des années 1970, les pays européens ont remis en question le dollar américain du fait qu’il n’était plus adossé à l’or. A cette époque, le système monétaire international reposait sur le change fixe. Instauré à l'issue de la seconde guerre mondiale, avec les Accords de Bretton Woods, le système avait établi des parités de changes fixes entre les monnaies et le dollar. Mais seul ce dernier était convertible en or selon une parité de 35 dollars ($) l'once. Or, à la fin des années 1960 début des années 1970, les États-Unis avaient perdu une grande partie de leur or dans les transactions internationales ; ils ne pouvaient plus convertir les dollars détenus par les pays d’Europe ; ils suspendirent la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971 ; les Accords de la Jamaïque de 1976 confirment officiellement l'abandon du rôle légal international de l'or, et donc mettent fin à la convertibilité du dollar en or.

Après deux années d’instabilité monétaire, les pays d’Europe remettent toujours en question le dollar qui n’était plus adossé à l’or ; pour se protéger, ils sont passés au change flottant (loi de l’offre et la demande) ; par ce système, toute émission monétaire par les États-Unis se traduit par une dépréciation de leur monnaie. Bloqués sur le plan monétaire, les États-Unis provoquent le premier « choc pétrolier », lors de la guerre Kippour. L’Arabie saoudite, qui est protégé par le parapluie nucléaire américain, quadruple le prix du pétrole, le faisant passer de 3 dollars à 12 dollars. Et comme le prix du pétrole arabe était facturé en dollar américain, ce quadruplement du prix du pétrole a obligé les pays d’Europe de rechercher les dollars pour régler leurs importations de pétrole aux pays arabes, et ce faisant, se sont trouvés de nouveau à financer les déficits américains.

Car tout compte fait, pour les États-Unis, le problème était qui finance leurs déficits extérieurs d’autant que les dépenses publiques ont explosé avec la guerre du Vietnam, à l’époque. On comprend que les pays d’Europe comme les États-Unis cherchaient chacun leurs intérêts ; en faisant entrer un autre acteur étranger à leurs crises monétaires, « les pays arabes », les deux parties ont contribué, sans qu’ils le sachent, à l’intérêt général. Puisque ces pays arabes, grâce à la hausse de leurs royalties pétrolières, vont doper, par leurs importations en biens et services, le commerce mondial. Ce qui profite aux économies développées, et donc à aux économies occidentales et aux nouveaux pays industrialisés (NPI). Le choc pétrolier en Europe en 1973 est vite dépassé du fait que les monnaies européennes ont cours, à l’instar du dollar US, dans le commerce international. Ce qui signifie que les grands pays d’Europe (Allemagne de l’Ouest, France et Royaume-Uni) détiennent aussi le pouvoir monétaire exorbitant, en tant qu’émetteur de monnaies internationales. Certes moindre que les États-Unis, du fait que seul le dollar américain est la monnaie de facturation des ventes de pétrole des pays arabes et de l’Opep. On constate qu’il y a bien « une main invisible présente dans l’évolution du monde. »

De même pour le développement des NPI (Corée du Sud, Taïwan…) y compris le Japon qui était occupé en 1945 par les États-Unis. A l’époque c’était la guerre froide, avec la guerre de Corée (1950-1953), qui a poussé les États-Unis à faire du Japon, de la Corée du Sud, Taïwan et d’autres pays d’Asie des alliés pour endiguer le communisme que propageaient l’URSS et la Chine sur le monde. L’enjeu, à cette époque, était vital pour les États-Unis. Si le continent asiatique passait entièrement aux régimes communistes, l’Europe de l’Est était déjà dans l’aire soviétique, les continents africain et sud-américain qui suivraient. Que se passerait-il, avec cette situation si elle venait à se réaliser, sur le plan mondial ? L’Europe de l’Ouest et les États-Unis acculés, se trouveraient alors seuls face au reste du monde devenu communiste. Le danger est que l’Europe et les États-Unis, sous la poussée extérieure, deviennent aussi communistes. On comprend pourquoi il fallait vite reconstruire le Japon, développer la Corée du Sud qui faisait partie, à l’époque, du Tiers monde ; d’autres pays d’Asie ont été soutenus par l’Occident pour la même cause ; en Amérique du Sud, en Afrique et dans le monde arabe, il y avait ceux alignés à l’Occident et ceux alignés à l’Union soviétique. Et donc les mêmes enjeux se jouaient. Là aussi on constate que « la main invisible est présente dans l’intérêt que visaient les États-Unis comme l’intérêt que visaient l’Union soviétique et la Chine », ce qui a profité à une grande partie du monde, en particulier aux pays d’Asie.

Ce point développé, comment comprendre la situation sanitaire du monde aujourd’hui devenue plus complexe. Bien que le virus Omicron, très contagieux mais moins virulent que le variant Delta, ne contamine essentiellement que les voix ORL supérieures et semble causer moins de dégâts aux poumons que les précédents, il demeure que l’on doit situer le SARS-CoV-2 avec ses mutations dans le contexte mondial. Puisque, par ses conséquences, et les bouleversements que le SARS-CoV-2 a opéré sur l’ensemble des économies du monde, en deux ans, plus de 378 millions d’êtres humains contaminés et 5,67 millions de décès aujourd’hui, et on ne sait toujours pas le futur de cette pandémie. L’incertitude demeure totale. Le plus grave est que même si cette pandémie disparaisse, rien n’indique qu’elle ne reparaîtra pas. De plus, on ne sait pas si le SARS-Cov-2 va devenir endémique, à l’instar de la grippe saisonnière, ou non. Précisément, cette analyse de la situation économique mondiale, et l’auteur, comme il l’a indiqué supra, i.e. que ce qui arrive relève d’une « main invisible qui dirige le monde », va apporter une réponse, et une réponse simplement humaine comme le conçoit sa pensée.

Aussi, partant de cette idée sur la situation économique dans le monde, mettons au centre de cette problématique économique mondiale un phénomène nouveau qui est apparu il y a moins de deux décennies, au début des années 2000. Ce phénomène nouveau c’est l’« endettement occidental ». Aujourd’hui, l’endettement est presque devenu un problème central pour l’économie mondiale ; il n’est certes pas ressenti pour les pays du reste du monde mais reste un problème mondial, nonobstant les économistes qui pensent que l’endettement de l’Occident n’est pas un véritable problème puisque celui-ci détient les monnaies internationales ; en clair un pouvoir exorbitant sr le reste du monde.

Or, c’est précisément de l’endettement occidental que non seulement dépendra l’évolution économique mondiale, mais l’évolution va en se complexifiant au point que des acteurs extérieurs non attendus vont entrer en jeu. D’autre part, on fait état plus de l’endettement des pays émergents, des pays africains – celui-ci concentre à lui seul 71% des pays les plus pauvres du monde – et très peu de l’endettement occidental, alors que c’est lui qui prime. L’endettement nouveau de l’Occident est en fait « la clé de voûte de l’avenir de l’économie mondiale ». De lui dépendra la tendance économique mondiale vers la prospérité ou la stagnation voire la récession pour un grand nombre de pays du monde. Comment le comprendre ? Pour répondre, prenons deux situations où l’Occident et le reste du monde sont liés dans leurs échanges commerciaux. Et c’est ce qui s’est passé depuis la décolonisation du monde.

Premier cas.

 Postulons que l’Occident est l’émetteur des monnaies internationale ; qu’il est aussi le principal producteur de biens industriels en termes d’équipements, de transports, de construction, de produits manufacturiers, de produits de bases agricoles ; le reste du monde essentiellement exportateur de matières premières, d’énergie, de produis agricoles.

L’Occident importe des pays du reste du monde tout ce dont il a besoin en matières premières, énergie (pétrole, gaz…) et produits agricoles qu’il ne produit pas ; en échange de ses importations, les pays du reste du monde reçoivent des liquidités en dollars US, en euro, en livre sterling, en yen. Grâce aux produits de leurs exportations, c’est-à-dire les recettes en devises, les pays du reste du monde importent ce dont ils manquent, en matière d’équipements industriels, moyens de transport, construction, services, produits agricoles. Les prix mondiaux des matières premières, pétrole, gaz et produits agricoles sont fixés au niveau des Bourses occidentales.

L’Occident, détenant les émissions de monnaies internationales et fixant les prix des matières premières, pétrole…, régule en fait les échanges commerciaux dans le monde. Que les pays du reste du monde aient des déficits ou des excédents commerciaux, importent peu puisque cela reste à la discrétion de l’Occident, d’augmenter le prix des matières premières, du pétrole… Toujours est-il, d’une manière générale, il y aura très peu de décalage pour la simple raison que les pays du reste du monde sont dépendants des devises internationales que seul l’Occident créé et des prix des matières premières, pétrole, gaz… que l’Occident fixe. Dans tous les cas, le commerce mondial qui se trouve régulé par ces trois pouvoirs, « la « monnaie-devise », la « fixation des prix » et il est « seul producteur de biens et services », ce qui rend l’Occident « maître du commerce mondial » et donc aura toujours l’ascendant sur le reste du monde.

Deuxième cas.

Prenons la deuxième situation qui est la situation réelle. Certes l’Occident régule toujours le commerce mondial puisqu’il est toujours détenteur des deux pouvoirs « la monnaie-devise et de la fixation des prix », sauf qu’il n’est plus le principal producteur de biens et services échangés dans le monde. Il a même perdu de compétitivité depuis au moins une quarantaine d’années, et aujourd’hui, il est supplanté par l’Asie, en particulier la Chine qui est devenue l’« atelier du monde ».

Dès lors, que va-t-il se passer sur le plan économique mondial ? L’Occident se retrouve dépendant du reste du monde en matière de production de biens et services. Donc il enregistre inévitablement des déficits extérieurs du fait qu’il a délocalisé une grande partie de son industrie productive. Sur ce point, il faut se rappeler ses alliés en Asie que l’Occident soutenus sur le plan industriel et technologique, lors de la guerre froide, au point de les transformant en vrais dragons et tigres économiques d’Asie du fait, comme on l’a énoncé, des « propriétés de la main invisible » contre laquelle les puissances n’y peuvent rien. En somme un cours naturel de la marche de l’histoire.

Mais le problème des dragons et tigres asiatiques ne s’arrête pas là, il reste encore un grand dragon encore plus puissant, le Japon, qui s’est hissé au rang de deuxième puissance économique mondiale, dans les années 1980. Et tous les médias occidentaux pronostiquent que le Japon pourrait se hisser au rang de première puissance économique mondiale, et supplanter les États-Unis, dans les années à venir, du fait de sa formidable puissance exportatrice de richesses. Mais c’est sans compter du pouvoir exorbitant que détiennent les États-Unis et l’Europe sur le reste du monde.

En effet, lors des Accords de Plaza (New york), en septembre 1985, en plus des discussions pour atterrir le dollar qui s’est fortement apprécié entre 1980 et 1985, les grands argentiers du monde (américains et européens) ont sommé le Japon à réévaluer sa monnaie, le yen. A partir de cette date, le Japon s’est trouvé progressivement en difficulté dans son commerce extérieur. En perte de compétitivité par un yen plus cher, le Japon, sans solution pour doper son économie, s’est rapproché de ses voisins asiatiques. La Chine qui s’est convertie au socialisme de marché dès le début des années 1980, d’autre part, une population laborieuse avec un coût de main d’œuvre très bas défiant toute concurrence et le formidable débouché qu’est le marché chinois était une opportunité idoine pour l’économie du Japon. Les délocalisations massives de firmes japonaises à forte intensité de main d’œuvre ont suivi.

Si le Japon est entré en dépression dans les années 1990, il demeure que ses délocalisations en Chine ont influé très négativement sur l’industrie américaine et européenne poussant, à leur tour, les États-Unis et les pays d’Europe, à suivre le Japon, et donc à délocaliser massivement les industries qui n’étaient pas compétitives. Il était plus avantageux de délocaliser des industries qui n’étaient plus rentables par des joint-ventures que de les fermer. Telle a été l’équation pour le Japon, les États-Unis et l’Europe.

On constate donc que la « main invisible » est toujours à l’œuvre dans l’évolution économique du monde. L’Occident a cherché son intérêt en sommant le Japon à réévaluer sa monnaie, le yen ; le Japon a lui aussi cherché son intérêt en se rapprochant de la Chine pour booster son économie et ne pas fermer ses entreprises industrielles du fait d’un yen cher ; de même les États-Unis et l’Europe ont suivi le Japon et ont délocalisé, à leur tour, leurs entreprises économiques en Chine, ce qui leur a évité d’être fermées. Au final, les intérêts des deux parties, Japon- États-Unis et Europe, ont fusionné et rendu un grand service au monde, notamment à la Chine qui est devenue une véritable plateforme de productions industrielles et manufacturières, à l’échelle mondiale. En exportant massivement tout azimut des biens et services à bas prix, la Chine, en somme l’« atelier du monde », avec ses 800 millions de travailleurs sur 1,4 milliard de chinois aujourd’hui, a rendu service à l’ensemble du monde. Au final, tout le monde a gagné, tant Occident que le reste du monde.

Dès lors, l’Occident certes détient toujours les deux pouvoirs « la monnaie-devise et la fixation des prix », mais est supplanté dans la production mondiale par les pays émergents au centre desquels trône la Chine, suivie de l’Inde, la Russie pour le pétrole et gaz, le Brésil… L’Occident devient donc importateur net de biens et services des pays émergents et de matières premières, pétrole, gaz et produits agricoles des pays d’Afrique, d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient…

Précisément cette situation apparaît au grand jour au début des années 2000. Les États-Unis entraient en guerre en 2001 suite à l’attaque terroriste contre le World Trade Center (WTC). Après la campagne militaire en Afghanistan, c’est au tour de l’Irak, en 2003. Durant toute la campagne militaire en Irak, les déficits jumeaux (budgétaires et commerciaux) n’ont cessé d’augmenter ; le déficit courant de la superpuissance américaine a oscillé entre 6 % et 8 % du PIB ; ce qui s’est traduit par un endettement massif. Comme le montre l’évolution des réserves de change et de l’endettement occidental entre 1999 et 2014.

Aussi comparons l’évolution des réserves de change des pays émergents et des pays exportateurs de pétrole en forte hausse avec l’évolution des dettes publiques occidentales, elles aussi en forte hausse.

Les réserves de change de la Chine passent de 161,414 Md$ (milliards de dollars), en 1999, à 3900 M$, en 2014 ; la Russie de 12,325 Md$, en 1999, à 386,216 milliards de dollars, en 2014 ; l’Inde de 36,005 Md$, en 1999, à 325,081 Md$, en 2014 ; le Brésil de 36,342 Md$, en 1999, à 363,57 Md$, en 2014 ; l’Afrique du Sud de 7,497 Md$, en 1999, à 49,122 Md$, en 2014 ; l’Arabie Saoudite de 18,321 Md$, en 1999, à744,441 Md$, en 2014 ; l’Algérie de 6,146 Md$, en 1999, à 186,351 Md$, en 2014. (Données Banque mondiale)

La dette publique des États-Unis passe de 37,612 % du PIB, en 1999, à 97,108 % du PIB, en 2014 ; le Royaume-Uni de 43, 62 % du PIB, en 1999, à 108,605 % du PIB, en 2014 ; la France de 58,869 % du PIB, en 1999, à 97,666 % du PIB, en 2014 ; l’Allemagne de 39,15 % du PIB, en 1999, à 53,533 % du PIB, en 2014 ; le Japon de 93,328 % du PIB, en 1999, à 193,433 % du PIB, en 2014. (Données Banque mondiale)

Que donnent l’évolution des dettes publiques occidentales et celle des réserves de change des pays émergents et exportateurs de pétrole, entre 2008 et 2014 ? En l’espace de quinze ans, les montants des réserves de change ont augmenté de 23 fois pour la Chine, 30 fois pour la Russie, 8 fois pour l’Inde, 9 fois pour le Brésil, 5 fois et demie pour l’Afrique du Sud, 39 fois pour l’Arabie saoudite, 29 fois pour l’Algérie.

Comparons la période de quinze années 1999-2014 à la même période qui a précédé 1984-1999. La Chine, en premier, pays détenteur des plus grandes réserves de change du monde aujourd’hui, n’avait, en 1984, que 21,241 Md$ de réserves de change. Ses réserves de change n’ont augmenté que de 6 fois entre 1984, donc rien à voir avec les 23 fois pour la même période qui a suivi (1999-2014). La Russie depuis la disparition de l’URSS en 1992, ses réserves de change, avec 9,818 Md$ en 1993, ont augmenté de 0,25 fois, en 6 ans, soit un quart de fois, là encore rien à voir avec les 30 fois de la période suivante certes plus longue. L’Inde, ses réserves de change, avec 8,536 Md$ en 1984, ont augmenté de 4 fois, alors que pour la période suivante, ses réserves de change ont augmenté de 8 fois. Le Brésil, ses réserves de change, avec 11,961 Md$ en 1984, sont passées à 3 fois, alors que la période qui a suivi, sont passées à 9 fois. L’Afrique du Sud, ses réserves de change, avec 2,511 Md$ en 1984, ont augmenté de 3 fois, alors que la période qui a suivi, l’ont été de 9 fois.

Quant aux pays exportateurs de pétrole, les réserves de change de l’Arabie saoudite, qui étaient de 26,165 Md$ en 1984, ont au contraire baissé, en 1999, elles ne comptaient plus que 18,321 Mds ; pour la période 1999-2014, elles ont littéralement explosé, augmentant de 39 fois. Pratiquement la même situation pour l’Algérie. De 3,185 Md$ en 1984, les réserves de change de l’Algérie ont doublé en 1999, à 6,146 Md$ ; la période suivante 1999-2014, elles ont explosé, elles passent à 186,351 Md$, soit 29 fois par rapport à 1999. 

Les autres pays émergents ne sont pas en reste. La Corée du Sud, par exemple, ses réserves de change sont passées de 2,849 Md$ en 1984 à 74,114 Md$ en 1999, augmentant de 26 fois ; pour la même période qui a suivi 1999-2014, elles ont atteint 362,835 Md$, augmentant de près de 5 fois.

Que peut-on dire de ce constat de faible hausse des réserves de change pour les pays les pays émergents et les pays exportateurs de pétrole, entre 1984 et 1999, et de très fortes hausses entre 1999 et 2014 ? Qu’en tant que processus naturel, le processus de hausse des réserves de change de ces pays porte la marque de la « main invisible d’Adam Smith ». Pendant que les États-Unis guerroyaient en Afghanistan et en Irak, aidés par les pays d’Europe OTAN), les déficits courants américains qui explosaient par des importations massives du reste du monde, le prix du baril de pétrole et l’or-métal en tant que contreparties monétaires aux émissions monétaires de la Banque centrale américaine (Fed) pour financer les déficits extérieurs, il était normal que ces pays engrangeaient année après année des excédents commerciaux. Et donc des réserves de change considérables accumulées durant ces années que ces pays plaçaient d’ailleurs aux États-Unis et en Europe.

Donc la « main invisible d’Adam Smith » a joué lorsque les États-Unis et l’Europe ont sommé le Japon de réévaluer le yen, ce qui a poussé le Japon à se tourner au milieu des années 1980 vers la Chine qui, par son formidable réservoir de main d’œuvre discipliné, travailleur, et qui vite assimile la technologie des moyens modernes de production, et surtout le très bas coût de la main d’œuvre chinoise et le formidable débouché que représente le marché chinois ont changé les donnes mondiales. Le Japon, les États-Unis et l’Europe se sont trouvés malgré eux, forcés par les forces économiques, à délocaliser une grande partie de leurs industries qui n’étaient plus rentables compte tenu du haut coût de la main d’œuvre occidentale.

A cette situation déjà défavorable pour l’Occident, s’est ajoutée la guerre menée par les États-Unis soutenus par les Forces en Afghanistan ; en Irak soutenus par le Royaume-Uni, l’objectif était de mettre au pas l’Iran et l’Irak ; ce dernier sous embargo remettait en cause le dollar comme monnaie de facturation de ses exportations monétaires contre nourriture ; le président Saddam Hussein qui a demandé à facturer ses exportations pétrolières en euro a reçu un avis favorable de l’ONU. Et ces dépenses de guerre et le soutien de l’économie par la Réserve fédérale américaine (Fed) a terminé le reste. C’est ainsi que la boucle est bouclée ; l’Occident visait sa suprématie face au Japon et face à l’Iran et l’Irak ; le Japon visait à sortir du cul de sac d’un yen réévalué a entraîné tout l’Occident à sa suite ; la Chine, devenant une destination idoine pour des industries occidentales en faillite, se retrouve propulsé à son corps défendant, dès 2010, « deuxième puissance économique mondiale ».

N’est-ce pas un prodige la « main invisible d’Adam Smith » ? Mais cette main invisible, on peut le penser, a de tout temps fait évoluer le monde. La question qui se pose est comment. Un nouveau conflit mondial. Mais le 2ème conflit n’a survenu que parce que le boulevard des guerres mondiales a été ouvert par la Première Guerre mondiale. Et l’enjeu a été toujours le même chaque courant belliciste visant ses intérêts propres ; que ce soit lors de la première que de la seconde ; après la première, deux courants se sont formés en Europe ; le courant expansionniste formé par les puissances de l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) et le courant conservateur formé par les puissances de l’Entente (France, Angleterre, Russie) qui entendaient conserver le statu quo sur leurs empires coloniaux ; la fin des deux guerres mondiales ouvra ce qui était attendu par la « main invisible » un boulevard pour la libération des pays d’Asie et d’Afrique ; des pays qui croulaient sous la domination coloniale ; pour certains pays cette tutelle a duré plus de 200 ans.

Force pour nous d’accepter la « Main invisible d’Adam Smith » comme une loi herméneutique. Aussi, après cette analyse, qu’en est-il du monde dans les années et décennies à venir pour le monde ?

Aujourd’hui nous constatons un véritable bras de fer économique entre les États-Unis et la Chine. La crainte est palpable pour la superpuissance américaine d’être supplantée sur le podium mondial par la Chine. Certes une possibilité réelle pour la Chine. La toile qu’elle a construite sur pratiquement tous les continents sur le plan économique lui servira certainement. La « route de la soie » pensée par Xi Jinping, le président chinois, donne déjà le ton à cette toile qui va en se renforçant, amenant une « sinisation » poussée d’une grande partie du monde. Qu’en sera-t-il de la riposte de l’Occident ?

La dollarisation du monde forcément va reculer, mais l’Occident est retors ; le simple regard sur les politiques monétaires non conventionnelles menées par les grandes Banques centrales occidentales du monde montre qu’elles s’opposent à l’ascension de la Chine au rang de première puissance mondiale ; ces politiques monétaires non conventionnelles dites ultra-accommodantes alors qu’elles sont déflationnistes, signifient plutôt qu’elles sont restrictives et non accommodantes ; une énigme ou un « paradoxe naturel » qui entre dans la « main invisible d’Adam Smith ».

Une question encore, le dollar US sera-t-il supplanté pas le renminbi chinois ? L’euro restera-t-il une monnaie européenne ? Les pays d’Opep continueront-ils à facturer leurs exportations pétrolières en dollar ? Les États-Unis qui ont évacué l’Afghanistan en 2021 vont-ils progressivement encore reculer du Moyen-Orient ? Ce qui explique l'établissement de relations diplomatiques, commerciales, économiques et culturelles de paix entre Israël les Émirats arabes unis, le Bahreïn suivis par le Soudan et le Maroc, dans le contexte des Accords d’Abraham. Ces pays préparent visiblement l’après-Amérique au Moyen-Orient qui s’opèrera un jour lorsque le pétrodollar perdra sa raison d’être pour les États-Unis ; le pouvoir exorbitant de l’Amérique deviendra caduc ; toute puissance atteindra un pic puis redeviendra ce qu’elle a été, une puissance comme les autres, sans avantage qui la hisse au-dessus des autres.

Enfin une dernière question, elle porte sur la pandémie mondiale ? Relève-t-elle de la « Main invisible » ? Compte tenu des bouleversements opérés sur le plan de la santé mondiale avec plus de 350 millions de contaminés et plus de 5 millions de décès en deux ans. Et des bouleversements économiques mondiaux qu’elle a opérés. Et si le SARS-CoV-2 ou SARS-CoV-3 ou 4 seront aussi des réponses de la « Main invisible d’Adam Smith », à l’instar de ce qui s’est passé, notamment les Guerres mondiales, qui ont rebattu la carte du monde ; l’être humain que nous sommes doit se poser la question sur chaque événement qui survient et change la donne mondiale.

 

Medjdoub Hamed
Auteur et Chercheur indépendant en Economie mondiale,
relations internationales et Prospective
 

 Note :

1. « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776) ». Livre IV : Des systèmes d'économie politique (Texte intégral)
http://classiques.uqac.ca/classiques/Smith_adam/richesse_des_nations/livre_4/richesse_nations_L4.html

 


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12 réactions à cet article    


  • Lynwec 3 février 15:33

    Mouais, la grippe espagnole, une première pandémie d’origine vaccinale, merci les soldats du contingent US et merci aux labos qui les ont injectés. Les Espagnols n’ont rien à voir dans l’affaire, hormis la localisation géographique, et encore...


    • Séraphin Lampion Schrek 3 février 16:17

      @Lynwec

      On a attribué le nom de « grippe espagnole » la pandémie de grippe A (H1N1) de l’année 1918 » simplement parce que l’Espagne (non impliquée dans la Première Guerre mondiale) a été le seul pays à publier librement les informations relatives à cette épidémie due à une souche qui s’est répandue de mars 1918 à juillet 1921. Les premiers cas dûment répertoriés sont apparus en France et aux États-Unis, sans qu’il soit possible d’en cerner le foyer et l’origine.


    • chantecler chantecler 3 février 16:22

      @Schrek
      J’ai lu à ce sujet qu’en 1918 certains médecins parlaient plutôt d’une forme de peste qu’une épidémie de grippe .
      A l’époque on ne savait pas grand chose ...


    • Séraphin Lampion Schrek 3 février 16:29

      @chantecler

      et aujourd’hui ?

      La culture de l’ignorance ?


    • chantecler chantecler 3 février 16:32

      @Schrek
      Z’ai pas compris asinus !
      Mais faut pas demander à un ignorant de comprendre ce qu’est l’ignorance !


    • Séraphin Lampion Schrek 3 février 16:37

      @chantecler

      je voulais dire que l’idéologie couvre d’un écran de fumée els connaissances qui ont progressé mais dont l’accès est limité par l’ingéniosité des « communicants » (médias et conseillers de « haut niveau ») qui passent leur temps à aiguiller les gens sur des fausses pistes et à poser des mines à retadement sur les terrains protégés par leurs barbelés idéologiques.


    • chantecler chantecler 3 février 16:38

      @Schrek
      Ach so !
       smiley


    • Séraphin Lampion Schrek 3 février 16:07

      Le pouce et l’index de la main invisible.

      Le majeur de la main invisible (utilisé surtout pour les doigts d’honneur).

      L’annulaire.

      L’auriculaire (plein de cérumen).

      Finalement, cette main est assez visible.


      • Clocel Clocel 3 février 16:34

        @Schrek

        Gloire à Satan !


      • Séraphin Lampion Schrek 3 février 16:39

        @Clocel

        vade retro
        (ou alors retourne toi quand tu fais un créneau)


      • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 3 février 18:35

        A propros des accords d’Abraham, il est intéressant de constater que le terrain est prêt pour l’instauration de la nouvelle ère noachique.

        Abu Dhabi a été choisi pour le siège de la future religion mondiale

        L’imposture du Pape François (odysee.com)

        Dans la maison familiale Abrahamique se trouve une croix penché symbolisant la chute du Christianisme.

        En sachant que le pape François ayant déclaré que se vacciner est « un geste d’amour » a imposé la vaccination obligatoire au Vatican et que les pays les plus vaccinés sont tous des pays à forte tradition catholique ( Portugal, Espagne, Italie, France, Irlande, Chili, Argentine, Uruguay ), il y a là vraiment de quoi méditer...


        • zygzornifle zygzornifle 4 février 09:28

          Ces pseudos conflits sont bien organisés car les dirigeants des grands pays font du théâtre pour mettre la pression sur leur peuple respectif et éviter ainsi des mouvements sociaux néfastes a leur politique d’embrigadement. 

          Personne ne veut la guerre mais on fait croire le contraire comme cela les mougeons bramant ont la trouille et se soumettent. 

          Les pays pourront voter l’augmentation du budget pour leurs armées sous les applaudissement du peuple croyant qu’on le protège alors que son pire ennemi c’est le gouvernement qui le manipule ..... 

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