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Les élus, c’est dépassé, on peut désormais s’en passer

Il avait fallu des élus, pour diverses raisons. Et ces raisons sont devenues de moins en moins valable. On peut désormais concevoir un système de gouvernance différent. Il n’y a rien à casser mais ça va faire du ménage quand même. Peut-être même du rififi.

Ce n’est que sous Jules Ferry, disons progressivement après 1882 que les Français se sont mis à parler français. Jusqu’en 1800, chacun ne parlait que son patois et seuls les aristocrates, le clergé et quelques rares échappés de la plèbe, parvenaient à se comprendre, y compris au-delà de nos frontières puisqu’à l’étranger on parlait aussi bien le latin que le français de Versailles. Compter, écrire, lire, c’étaient des choses que la plupart des Français étaient incapables de faire. Les cahiers de doléances étaient rédigés par des lettrés, en toute logique, et ils n’étaient pas très nombreux.
 
Il n’est pas difficile de comprendre que pour les paysans qui représentaient la grosse masse populaire, il leur fallait bien s’en remettre à ceux qui savaient lire et écrire. 
 
Vous m’avez compris, il fallait des élus instruits pour discuter des choses importantes avec le roi, les évêques, le gratin.
 
La situation, sur ce plan, a énormément évolué. Il n’est pas excessif de dire que bien des élèves ont dépassé les maîtres tant il y a de savants dans les couches populaires.
 
Ne perdons pas de vue que le principe des colonisateurs consistait à invalider les langues locales pour faire prévaloir la leur et ainsi tenir à distance les érudits locaux. Mais, en particulier dans les colonies françaises, l’instruction en français y étant devenue obligatoire, il n’a pas fallu des siècles pour que les locaux, instruits des nouveaux enseignements, prennent le destin de leur pays en mains (et parfois même chez le maître : Ho chi Minh a fait partie du petit groupe qui avait fondé le parti communiste français, en France donc)
 
Alors, mutatis mutandis, ce qui s’est passé dans les colonies devrait se passer en France et il est bizarre que ce ne soit pas déjà le cas. C’est qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un élu voire même d’un candidat à une élection de dire qu’il ne sert plus à rien.
 
Internet sera forcément l’outil principal de ce changement. Non seulement parce qu’il est un outil qui permet à chacun de tout voir et contrôler en temps réel mais aussi et surtout parce qu’il est en train d’uniformiser le savoir et la langue.
 
Alors qu’il y a 30 ans, il y avait encore des gens qui pratiquaient un discours universitaire compris des seuls initiés (oh la la, Lacan, toi et tes mystères ! ) c’est désormais révolu. Voyez-vous encore un seul intellectuel tenir un langage incompréhensible ? Il n’y en a plus puisqu’ils veulent tous vendre leurs livres au plus grand public possible. C’est à peine si Alain Finkielkraut parvient à nous surprendre quelques fois par quelques obscures formulations. Non vraiment, nous comprenons tous tout ce qui se dit. 
 
Il est temps de réaliser que nous pouvons désormais décider nous-mêmes des recettes et des dépenses de l’Etat au lieu de nous contenter de critiquer et d’aller voter une fois tous les 5 ans.
 
La chaîne parlementaire nous montre en direct ce qui se passe au parlement. Pourquoi avons-nous encore besoin d’un représentant sur place pour voter à notre place alors qu’il ne vote jamais exactement comme nous le voulons ?
 
Nous pouvons faire nos déclarations d’impôt en ligne et en live avec un certificat d’authentification et un accusé de réception en retour. C’est un système sûr et nous le pratiquons alors qu’il s’agit de choses pour lesquelles la moindre erreur pourrait nous coûter très cher. Alors pourquoi ne pas voter par Internet ?
 
Passons sur les problèmes techniques, piratage etc. Il y a des solutions suffisamment sûres et si d’aventure il y avait une erreur ou un piratage sur le compte d’une ou de trois personnes sur les millions de votants que nous sommes, ça ne sera pas une catastrophe puisque les votes actuels se jouent très souvent aux alentours des 50/50 ; un coup c’est oui, un coup c’est non.
 
Il y a la question des propositions. Qui va les faire s’il n’y a plus de députés, peut-être même plus de ministres puisque tout sera refondé et reconsidéré à l’aune de cette révolution ?
 
Nous, pardi ! C’est nous et personne d’autre qui ferons les propositions de loi, de budget, de nominations, y compris de Légion d’honneur.
 
Il y aura des forums, des méta forums où les propositions les plus choyées seront présentées, et c’est là que nous voterons. Exit le Palais Bourbon (je ne vous dis pas les économies de cigares, de voitures et de garde républicaine). 
 
Ne tremblez pas.
 
Qu’avez-vous vu passer comme sujet politique, économique, social, sur lequel vous vous seriez sentis dépassés ? Aucun. Sur tout et toute chose, vous avez eu votre idée et vous auriez pu la faire valoir.
 
Faut-il faire la guerre en Afghanistan ? Là il nous manque tout de même des billes. Nous ne savons pas ce que se disent les chefs, les présidents. Nous pourrions en toute méconnaissance, décider de la faire (ou de ne pas la faire) sans savoir que le chef des USA détient telle ou telle info capitale à savoir. 
 
Il semble, ça reste à débattre, qu’il restera toujours une niche de secret d’Etat à maintenir (ne serait-ce que pour la position de nos sous-marins ou le fameux code de la bombe) Il se pourrait bien qu’il faille conserver un président et qu’il aura à gérer les secrets diplomatiques (libération d’otages inclus, évidemment)
 
Mais à part cette sphère de la diplomatie internationale, le reste, qui nous concerne au premier chef, et que gère actuellement le Parlement, nous pouvons nous en occuper directement.
 
Ce que je dis de l’Etat, vaut évidemment pour toutes les collectivités. Je ne vois pas pourquoi, pendant un conseil municipal, il se prend des décisions à 2 h du matin sans qu’aucun citoyen ordinaire n’en soit prévenu.
 
Il est évident qu’une telle révolution obligera à quelque chose que les Français n’apprécient pas, la transparence. Ils la veulent bien pour les autres mais pas pour eux.
 
Quand on dépose un permis de construire, on a l’habitude, bien qu’il faille l’afficher, d’être cachotier. Les uns espèrent pouvoir séduire ou soudoyer tel ou tel responsable pour avoir un petit ou gros passe-droit, les autres espèrent qu’on n’ira pas chipoter les places de parking qui leur manquent, etc.
 
Faudrait savoir, on veut de la transparence, on veut que cesse la corruption ou pas ?
 
Accepter de changer de régime n’est pas facile. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, chacun de nous a besoin de se distinguer, loi de la sélection naturelle oblige. Alors l’air de rien, le bazar, la jungle, du moment qu’on est né dedans, on en a besoin pour se défaire des rivaux en se montrant plus malin qu’eux. Avec cette révolution, une énorme jungle disparaîtra (on connaîtra et on votera les salaires de tous les fonctionnaires) ce sera celle du secteur public, celle où vont nos impôts. Ne vous inquiétez pas, nous aurons tôt fait d’inventer une nouvelle jungle où chacun de nous pourra exercer ses talents et s’y distinguer mais il ne s’agira plus des deniers publics. Voilà le deuil à accepter de faire, voici le renouveau qui nous tend les bras.
 
Il me semble, mais nous verrons avec les idées que vous n’allez pas manquer d’apporter, qu’il faudra conserver la présidence, avec ses secrets diplomatiques et militaires (sauf les dépenses qui elles nous serons connues et sous notre contrôle) ainsi que tous les ministères (ils deviendront bien plus administratifs que politiques) car il faut bien des gens pour mettre à exécution nos décisions.
Nous devrons probablement conserver le système judiciaire à peu près comme il est. Il me semble qu’il ne serait pas sain ni possible que chaque affaire judiciaire soit traitée directement par le peuple. Les procès, les jugements se tiendront probablement comme actuellement, c’est-à-dire, pour les affaires privées en tous cas, avec une certaine discrétion.
 
Concernant les comptes de la Nation, les dépenses, les recettes, tout sera affiché sur nos écrans en temps réel, du coût en carburant du Charles de Gaulle à l’encaissement de chaque PV. Ce qui n’oblige nullement chacun de nous à rester l’œil rivé dessus en permanence pour autant. Mais en moyenne, avec des Morice et les François de Closet à la pelle, je pense que rien d’anormal ne nous échappera.
 
On s’est habitué à fonctionner par secousses, 5 années à droite, 5 ou 10 années à gauche, etc.
 
Et bien nous allons désormais faire fonctionner l’Etat sans aucune secousse. Exemple : aujourd’hui on vote pour poser la date de fixation du SMIC. Puis des tas de forums vont en discuter. Le jour venu, on vote et ça semble plutôt gauche. Le lendemain, il y a à voter pour le crédit impôt recherche, son taux, ses conditions, sa durée, etc. on vote et ça semble plutôt de droite. Et alors ? Alors rien de spécial, c’est comme au Parlement actuel, il suffit que quelques élus de droite soient absents pour qu’une proposition plutôt gauche passe et inversement. Et comme actuellement, plus qu’actuellement même, nos votes peuvent nous engager pour des durées très importantes.
 
Alors qu’actuellement la droite vote le bouclier fiscal, elle est incapable, quoi qu’elle en dise, de garantir son maintien au-delà de la fin de sa mandature. Comme dans le nouveau système, il n’y aura pas d’élections parlementaires tous les 5 ans, nous pourrions offrir des garanties bien plus longues sur nos votes. Si nous votons pour un bouclier, nous pourrons choisir sans aucune contrainte spéciale, sa durée de validité. Notre pays sera le plus stable du Monde.
 
Bien qu’il soit très probable qu’une fois ce système mis en place chez nous, d’autres pays en feront autant. Ce qui nivellera les problématiques et réduira très probablement les nécessités du secret diplomatique.
 
Je ne développe pas davantage, nous le ferons ensemble, si ça vous intéresse.
 
Je ne doute pas un instant qu’une telle idée va en suffoquer plus d’un. Ce genre d’idée provoque le même effet que celui provoqué en 1789 quand il s’était agit de renverser le symbole du pouvoir royal. La grande majorité des gens, au début, sont restés interdits "M’enfin c’est pas possible, vous êtes tombés sur la tête, vous ne vous vous rendez pas compte, etc". Et progressivement, de plus en plus de gens y ont cru et s’y sont mis. mais voilà, ils se sont tout de même planqués derrière des représentants.
 
Il faut donc du courage ou plutôt du culot. (Coluche en serait, sans aucun doute)
 
D’autre part et nonobstant le réflexe de peur dont je viens de parler, il y aura des résistances, surtout de la part des édiles. Je vois mal un député, même vert, nous rassurer en nous disant qu’en effet, c’est non seulement possible mais même souhaitable. Certains ne se rallieront à l’idée qu’une fois qu’elle aura commencé à s’installer dans la tête des gens et qu’ils en entendront les retours. 
 
Et puis, si vraiment ça vous fait trop peur, il n’y a qu’à commencer avec une commune de 300 habitants. 
 
Pourquoi les 300 habitants d’une commune, au nombre desquels figurent les actuels dirigeants, seraient-ils incapable de gérer leur commune collectivement et directement alors que tous y participent y compris ses actuels dirigeants ?
 
On n’est pas du tout dans un plan à la Pol Pot là. On élimine les représentations, pas les personnes, alors ne vous inquiétez pas, Nicolas Sarkozy et sa bande seront toujours là. Si on ne sait pas quoi décider et bien il suffira de suivre leur avis.
Si Jean Sarkozy peut diriger l’Epad, nos fils réunis peuvent le faire aussi.
 
L’époque des représentants est révolue.
 

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89 réactions à cet article    


  • Jean-Fred 16 juillet 2010 11:02

    Ce que vous décrivez est ce qu’on appelle la démocratie directe, mais avant de franchir le pas, il serait bon d’essayer la démocratie participative.

    Passer d’une démocratie représentative à une démocratie directe me semble trop brutal, il faut un intermédiaire avant de faire le grand saut.

    La démocratie directe se fera d’elle-même au fur et à mesure, les citoyens prendront en charge petit à petit leur destinée.


    • easy easy 16 juillet 2010 14:06


      Bonjour Jean Fred,
      Votre petite réflexion est lourde de sens.

      Quand on voit devant soi, l’option ouverte pour passer à la démocratie directe et qu’on prône une temporisation, un passage par la démocratie participative, on témoigne de l’effarement que le fait de piloter désormais l’avion, représente pour soi.

      A part une ou trois personnes par vol (lesquelles sont ou ne sont pas capables) aucun des passagers n’envisagerait de prendre les commandes de sa seule initiative, surtout si le commandant proteste et affirme qu’il est le seul à pouvoir le faire. Alors que si le commandant fait un malaise, qu’il appelle au secours tous ceux qui ont un peu piloté, c’est 15 passagers qui se pointeront vers la cabine et qui seront gonflés à bloc par le commandant ainsi que l’assistance au sol.

      Le pouvoir est un jeu de dupes. Quand on le tient, on serait idiot de démontrer qu’on pourrait être remplacé par n’importe qui. Il est sidérant, si on veut bien y penser, qu’aucune personnalité politique, pourtant non spécialiste de tout, pourtant consciente qu’il y a des gens très compétents parmi les sans-noms, ne laisse entrevoir qu’elle est remplaçable. C’est fou qu’un type, en Corée du Nord, soit capable de faire avaler à des millions d’habitants que personne ne peut faire mieux que lui, quand bien même il serait sénile.

      La démocratie participative reste encore et toujours élitiste. Je vois que les édiles qui en parlent sont aussi prompts que les autres édiles pour clouer le bec à un intervenant en usant de leur autorité. L’autoritarisme, cette main que je tribun lève face à l’intervenant en affichant une moue de mépris ou en faisant ses gros yeux, c’est cela que la démocratie directe abolit.

      Dans une démocratie participative, on verrait encore, mlors des réunions, des chefs avec des manières à la Sarkozy ou à la Charles Pasqua ; dans une démocratie directe non.

      Le pouvoir est une théâtralisation, c’est une comédie. Il est impossible de prendre le pouvoir sans afficher un bazar de gestes et de rodomontades. Ca fait que nous élisons le plus théâtral des candidats. (très rares sont les exceptions, Mandella, Ho Chi Minh, Gandhi seraient de ceux-là)
      Il ne faut plus réagir ou fonctionner en fonction du cinéma et de la gestuelle que nous offre un politique. Il faut en finir avec les émissions ou les conférences spectacles. Nous sommes infiniment trop près de ce qui se passait en Allemagne et en Italie en 1936 où deux types impressionnaient les foules en brandissant leur poing. 

      Sur AV, il n’y a pas de grande gueule qui, par ses moulinades ou sa grosse voix, est susceptible d’empêcher un timide ou un bègue de dire ce qu’il a à dire. Et bien c’est ainsi que nous devrions réorganiser notre démocratie.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 16 juillet 2010 18:06

      BRAVO Easy pour votre article, que je pensais hier encore, en le plussant en modo, qu’il était mal parti (6 plus et 5 refus).
      J’ai appuyé en le qualifiant de « prophétique », reste à espérer que la prophétie va bientôt devenir réalité. 

      Continuez svp à affiner votre pensée en nous la livrant de temps à autre afin de préparer encore mieux ce terrain. Merci aussi à tous les commentateurs qui apportent leur pierre, ou leur grain de sable. Il en faut aussi pour le ciment de jonction. 
      Cordialement.

    • easy easy 16 juillet 2010 19:45

      «  » BRAVO Easy pour votre article, que je pensais hier encore, en le plussant en modo, qu’il était mal parti (6 plus et 5 refus)."

      Whaiiii, ça fait plaisir ! Merci Eugène.


    • Alpo47 Alpo47 16 juillet 2010 11:02

      Je ne sais si votre proposition est réalisable, mais félicitations pour votre créativité et votre souci d’apporter des idées novatrices. C’est cela qui nous manque : Un système alternatif à opposer à l’actuel.
      Premier obstacle, tout changement passe par une décision des actuels élus. 0r, il serait étonnant qu’ils scient d’eux même la grosse branche sur laquelle ils reposent.


      • JL JL 16 juillet 2010 11:14

        Bonjour Alpo47, je réagis à votre post, sans avoir lu ce texte. Ne croyez-vous pas qu’il s’agit là d’une énième attaque contre le pouvoir politique, autrement dit, ce qu’il reste de la démocratie ? L’un de ces articles néolibéraux come il en fleurit à foison sur ce site, et qui propose une fois de plus de lacher la proie pour l’ombre, en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes ! ?

        Nous savons que le pouvoir n’a jamais rien cédé, et les élus actuels ne sont pas plus fous que leurs prédécesseurs.

        Dans un autre article paru ce jour, ce Mr Easy écrit : « Le concept de moralité est devenu très dangereux ».

        Si ça c’est pas typiquement du langage néolibéral, alors je n’y connais rien.


      • Alpo47 Alpo47 16 juillet 2010 11:39

        Bonjour,

        Je n’ai pas vraiment réfléchi aux conséquences de la proposition de l’auteur. C’est une réaction spontanée.
        Je crois toutefois que notre système actuel va dans le mur. Le « système » a lui même mis en place une société où toutes les alternatives défendent ses intérêts. UMPS et autres.
        Il faut donc sortir du « système » pour avoir une vraie solution alternative. Celle de l’auteur ou une autre.

        Ceci dit, même mis en place une autre forme d’expression citoyenne, de nombreux autres solutions de société restent à définir. Il ne servirait à rien que les peuples gagnent la rue et rejettent le « système » actuel, sans avoir de modèle alternatif à mettre en place.


      • liberta 16 juillet 2010 12:18

        @ alpo

        Vous avez raison, les gens veulent changer de système mais comment le faire sans que ce soit lié aux autres états européens ?

        Le système alternatif dont vous parlez est à définir mais ne serait pas viable sans qu’il soit étendu à l’Europe

        Il est à voir comment est organisé le Nouvel Ordre Mondial pour savoir que tout doit être connecté

        Utilisons les mêmes outils mais convaincre les populations d’opérer un tel changement sera la guerre la plus difficile à mener

        L’Union fait la Force et espérons en une prise de conscience à l’échelle européenne






      • rastapopulo rastapopulo 16 juillet 2010 15:00

        Alors pourquoi ne pas voter par Internet ?

         
        Passons sur les problèmes techniques, piratage etc. Il y a des solutions suffisamment sûres et si d’aventure il y avait une erreur ou un piratage sur le compte d’une ou de trois personnes sur les millions de votants que nous sommes, ça ne sera pas une catastrophe puisque les votes actuels se jouent très souvent aux alentours des 50/50 ; un coup c’est oui, un coup c’est non.

        proprement inconsistant. Si piratage il y a (et l’élection avec les liens troubles entre les boîtes de logiciel et Bush le prouve), rien n’empêche qu’il soit à grande échelle ! C’est l’évidence même.

        Quand au innovations, ce sont des régressions !  

        1933 au USA et 1945 en France grâce au CNR (qui ne voulait plus d’une synarchie de banquiers)  ? scission des banques selon leur activité de dépôts (à sauver) et d’investissement (à laisser couler) >>>> maintenant retour en 1920 pour les USA et avant les guerres mondiales pour la France avec la banque de risque universelle !!!

        Hamilton en 1790 ? Premier crédit publique sans intérêts pour lancer dans l’avenir la nation sans devoir supporter l’avidité des banquiers sur les comptes publique (à charge de la nation d’utiliser ce crédit pour le productif et donc ne créer aucune inflation contrairement au crédit classique)>>>> maintenant nous sommes revenus à la féodalité quand les roitelets étaient les obligés des banquiers qui au moins l’époque avait des matières premières à prêter. Depuis l’or, la monnaie est dématérialisé et pourtant le publique même pour les dépenses productive non inflationniste doit payer un intérêts, régression sans pareil.

        Lincoln en 1853 à l’expo universelle ? Partage des technologies industrielles (la locomotive) entre nations souveraines (les convois maritime pour la chine seront coulés par les britaniques sans doute pas assez free trade esclavagiste pour eux comme maintenant) >>>> maintenant nous déléguons au sociétés privés l’exploitation des matières premières sans jamais redonner des connaissances techniques aux populations du pays, exploité donc.

        Donc nous sommes revenu dans les années 20 niveau systèmes financier, avant 1790 sur le crédit publique productif sans intérêts et avant 1853 pour le partage de technologie entre nations souveraines... et il faudrait innover en urgence et dans un sens opposer, donc régressif, en plus ? 

        C’est une blague ?


      • foufouille foufouille 16 juillet 2010 11:18

        « Non vraiment, nous comprenons tous tout ce qui se dit. »
        faux, sinon on aurait pas sarko
        les gens ne sont pas egaux

        il sufit de lire les decrets d’aplication pour voir que chaque ayant un sens precis, il faut relire plusieurs fois pour trouver les pieges


        • easy easy 16 juillet 2010 13:32

          Cher Foufouille,
          Je ne dis pas qu’au lendemain de notre passage à la démocratie directe, vous allez devenir un génie qui va tout piger. Je dis que c’est parce qu’aujourd’hui vous vous sentez dépassé par des choses qui vous apparaissent trop compliquées que vous trouvez normal et rassurant de confier les clefs de la Maison à un élu dont vous ne savez uasiment rien et qui vote selon les ordres de son groupe. Plus troupeau tu meurs.

          Dans un système à gouvernance directe par le peuple et par Internet, vous ferez comme si vous étiez par exemple un conseiller municipal. Quand vous pigez vraiment, vous donnez votre avis et quand vous ne pigez pas, vous vous abstenez.

           Moi, quand il s’agira de choisir un logiciel de comptabilité pour l’IDF, je m’abstiendrai parce que je n’y connais rien.
          Il y a suffisamment de spécialistes pour débattre et voter sur ce sujet sans que j’aie à y mettre mon grain de sel (peu nous chaut qu’ils soient des employés de SSII, car nous sommes tous des employés d’entreprises)


        • fred 16 juillet 2010 11:22

          D’accord avec toit foufouille.


          On critique la démocratie parce qu’elle a perdu son sens.

          On critique le capitalisme mais ce qu’il se passe aujourd’hui, ce n’est PAS du capitalisme.

          Désolé mais les gens ne comprennent pas grand chose, même à un noveau conceptuel et la plupart ne s’intéresse pas.

          Ce qu’il faut c’est supprimer le vote électronique. Et supprimer la censure. Et condamner les journalistes menteurs. Remettre la justice et la vérité AVANT L’ARGENT au centre du débat citoyen. Je suis tjs écoeuré de voir vos débats politiques qui ressemblent à des affrontements de marchands de tapis sur une monnaie qui n’existera bientôt plus.

          JUSTICE.

          Pierre angulaire de la société à venir. Après le chaos si vous laissez faire.

          • Shaytan666 Shaytan666 16 juillet 2010 11:31

            C’est un bel article de rêveur mais sa réalisation est tout à fait impossible.
            Les intérêts de chacun sont tellement divergents qu’une entente n’est pas possible.
            Si vous avez déjà assister à une réunion de copropriété vous vous serez vite aperçu que se sont des discussions incessantes pour des points de détail, alors pour un pays avec 60 000 000 d’habitants, bonjour la foire d’embrouilles.


            • zelectron zelectron 16 juillet 2010 11:40

              cacocratie ? (de cacophonie) bof ! après tout...


            • easy easy 16 juillet 2010 12:01


              Qui parle d’entente ? Qui a dit qu’il fallait qu’une Assemblée de 20 , 700 ou 60 000 000 de votants devait forcément et toujours s’entendre ?
              Qui croit qu’il faut 100% des voix pour qu’une proposition soit votée ?


              Vous êtes dans la bouteille actuelle et avez du mal, c’est bien normal, à voir à quoi elle ressemble de l’extérieur.

              Lorsque de l’extérieur de la monarchie, nous regardons maintenant ce qui s’est passé en 1789, on voit très bien qu’avant les gens disaient exactement ce que vous dites « Quoi, un régime parlementaire ? C’est totalement impossible car les gens ne s’entendront jamais » et qu’après, ils ont découvert qu’en gouvernant à 700, il n’était pas obligatoire de s’entendre. Il suffit que se dégage une moindre majorité, une voix de plus et hop les discussioins sont closes et on passe à un autre sujet.
              Qu’une assemblée de coproprios dure 20h, si les gens ont envie de faire durer les débats, pourquoi pas. Mais si à la dixième minute, le président met aux votes, les décisions sont entérinées à la douzième minute.
              30 millions de personnes qui votent par Internet depuis chez eux en live et au top, ça peut même aller plus vite que ce qui se passe entre nos élus qui ne cessent de brailler et de sortir pisser ou fumer un cigare. 

              Exemple concret : Là, sur Avox, il y a des sujets abordés, Et sur ces sujets pleuvent des - et des +. Automatiquement, quoi qu’on fasse, à la clôture du sujet, il a totalisé des points et il s’est dégagé une majorité. Comme quoi, il peut y avoir mille avis différents, le principe du vote tranche de façon algébrique et indiscutable. 


              Tiens, cet article sur lequel nous discutons et où il y aura des tas d’avis différents, bin par le principe tout bête des + et des - on pourrait constater, à sa clôture, que l’idée est refusée ou adoptée. 


              Paradoxalement, il est bien plus difficile pour un monarque de trancher sur une décision (alors que comme tout individu, il est intimement partagé) que pour une assemblée. Et plus cette assemblée est grande, plus le tranchage à 50 est probant. Parce que tout repose sur lui et qu’il est hésitant, un monarque peiut lambiner des mois, des années avant de trancher et encore ne trancherait-il qu’à moitié. 

              Le principe de la démocratie directe et par Internet élimine la valse hésitation et les pertes de temps. 

              Un individu hésite ; un groupe d’individus qui fonctionne à 50 plus une voix, n’hésite jamais.


               


            • foufouille foufouille 16 juillet 2010 12:23

              au lieu de 700, on sera un million a tout casser
              les militants politiques, plus les sans voix
              mais pas 30 000 000
              non seulement, la plupart sont « idiots » mais ils s’en foutent
              il faut du temps libre aussi


            • rastapopulo rastapopulo 16 juillet 2010 16:04

              Abstraction total des manipulations, de la concentration des média (le CFR a été créé pour ? "Quelle quantité de média sont nécessaire pour contrôler l’opinion),...

              C’est vraiment mettre la charrue avant les bœuf, à moins que le but soit que rien ne change !

              Voilà ce qu’un contemporain de la création du CFR, qui là parle surtout de l’autorisation qu’il a donné à la FED mais il parle aussi de l’opinion :

              Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants.
              Woodrow Wilson, président des États-Unis 1913-1921


            • bob 16 juillet 2010 17:58

              @ Shaytan666

              Voyons, voyons,

              Vous ètes athée mais sataniste : n’y-a-t-il pas comme un paradoxe ?
              Vous vomissez les religions ( pour reprendre vos termes ) mais ètes sataniste, n’est-ce pas un paradoxe ?
              Vous ètes noble et sataniste, n’est-ce pas ce que l’on appalle un décadent ?
              Quant à ètre sataniste sans aucune notion d’occultisme, cela relève de la pure bêtise.

              Finalement, vous ètes un troll n’est-ce pas ?


            • Shaytan666 Shaytan666 16 juillet 2010 18:15

              @Bob
              Je ne suis pas un sataniste théiste mais un sataniste La Veyen et là est toute la différence.
              Le satanisme La Veyen est une façon de penser et n’a absolument aucun rapport avec une divinité quelconque.
              Et oui, je vomis toutes les religions car pour moi elles représentent un manque de liberté et une soumission que je ne peut admettre.


            • bob 18 juillet 2010 11:00

              Bravo, vous ètes dans le grand n’importe nawak. Vous ètes tellement crédule que vous phagocytez la première annerie du moment ( et en plus américaine, cela manque singulièrement d’originalité). La propagande a de grands jours devant elle.
              Versez-vous des arrhes au couillon qui se prétend grand prêtre ?

              Si vous voulez, j’ai des oignons, cela fera une excellente nouvelle divinité pour vous ( mais ne vomissez pas) smiley


            • sisyphe sisyphe 16 juillet 2010 12:01

              Gros, gros problème à votre proposition ; qui ne concernerait donc, que le fonctionnement de l’état ; donc, le secteur PUBLIC, quand le secteur privé, lui, exempt de tout contrôle, pourrait appliquer les tarifs, horaires, conditions, qu’il désire, sans que les travailleurs y aient leur mot à dire. 

              Par ailleurs, pour la justice, la « laisser fonctionner comme actuellement » est totalement irréaliste et, surtout, totalement contradictoire avec les fondements de la République et de la démocratie, qui stipulent que le pouvoir législatif doit être totalement indépendant du pouvoir éxécutif ; ce qui est, évidemment, loin d’être le cas, puisque, dans notre pays, la justice est entièrement sous contrôle du politique ; cf la volonté de disparition des jusges d’instruction, au profit des procureurs, directement dépendants (et nommés par) le pouvoir politique. 

              Un contrôle plus direct des citoyens sur les affaires qui les concernent ; oui, entièrement d’accord ; mais la suppression de leurs représentants élus, laisse la porte ouverte à l’immiscion, en bloc, du service privé (des entreprises, banques, financiers, privatiseurs divers) dans le domaine public, et aboutirait, de fait, à une privatisation progressivement totale du pays. 

              Ce qu’il faut prôner, au contraire, est (comme vient de le faire voter, en partie Obama, aux USA) un CONTROLE public, de plus en plus sérieux, sur les opérations financières, la spéculation, les flux financiers ; avec, entre autres, la nécessaire réforme monétaire. 

              Que les élus soient sous contrôle des citoyens, oui ; mais que l’appareil législatif, représentatif, puisse controler le secteur économique et financier, qui est ce qui détermine le plus largement les conditions et l’exercice de la démocratie. 


              • easy easy 16 juillet 2010 12:30


                Bonjour Sisyphe,
                Quelque chose m’échappe probablement.
                Pourquoi, dans une démocratie directe, qui conserverait sans doute des ministres et un président, où au lieu de 1000 parlementaires qui palabrent et votent, ce serait directement le peuple qui palabrerait et voterait comme nous le faisons ici, pourquoi le secteur privé serait-il soudain plus libre qu’actuellement ?

                Faut que vous m’expliquiez en détail parce que je ne vois pas du tout le problème. Si aujourd’hui les entreprises sont déjà soumises à des lois, à des conventions, elles le seront tout autant dans un système de démocratie directe.

                Par ailleurs, vous dites que dans une démocratie directe, chacun pouvant participer aux débats et aux votes, les entreprises pourront noyauter et contrôler les résultats des votes. Expliquez-moi ça dans le détail. 
                Il me semble que sur AV, quand une entreprise vient nous faire un numéro, ce qui arrive, elle n’en ressort pas en ayant emporté le gros lot.
                Moi, je ne vois aucun inconvénient à ce que, au moment de débattre du développement ou non de l’éolien, des chefs d’entreprise ou leurs commerciaux, apparaissent soit en tant que citoyen soit en tant que représentants de leur entreprise pour nous exposer leurs point de vue et orienter nos votes. je suis assez grand et je me crois aussi averti que n’importe lequel de nos parlementaires pour analyser les arguments et poser un vote non idiot.

                Aujourd’hui, il est possible pour une grande compagnie d’offrir des cadeaux à 20 parlementaires pour faire basculer les votes en leur faveur (le peuple étant alors le cocu) . Dans une démocratie directe avvec vote par Internet, il faudrait que ces compagnies offrent des cadeaux à 10 000 000 de personnes pour être sûres d’(avoir des votes favorables, ce qui n’est pas une mince affaire. Et quand bien même ça se ferait, ces 10 000 000 de gâtés faisant partie du peuple, il ne serait pas cocu.

                Obama voudrait que l’Etat fédéral contrôle de plus près les agissements des entreprises ? Bin qui serait contre ? Nous le ferons, nous aussi, dans notre démocratie directe. C’est chacun de nous, qui pourra accéder à ce contrôle. Chacun de nous pourra exiger d’une entreprise de déboisement qu’elle travaille correctement et le contrôler.


                Un tel projet donne automatiquement l’impression à chaque citoyen qu’il va se retrouver avec une tonne de boulot en plus. 
                D’une part c’est un boulot intéressant que de gérer directement l’Etat, d’autre part c’est un boulot qui se répartit automatiquement entre 30 000 000 de personnes. Ensuite, les économies seront si importantes que chacun de nous aura moins besoin de travailler car il y aura moins d’impôts, enfin, vu le temps que nous passons sur AV à maudire nos édiles, sans effet aucun, je ne vois pas où nous serions perdants.


              • voxagora voxagora 16 juillet 2010 12:31

                Sisyphe,
                Excusez-moi mais je ne sais pas ce que vous appelez le « secteur privé ».
                Grands patrons ? grandes fortunes ?
                d’une part cela concerne très peu de monde,
                ensuite les « grands patrons » sont souvent fonctionnaires,
                et enfin, Sa Majesté Sarkozy et sa clique, qui SONT l’Etat,
                donc public de chez public, vous les mettez où ?


              • voxagora voxagora 16 juillet 2010 12:33

                Je vous prie de m’excuser, Sisyphe,
                je m’adresse à l’auteur, bien sûr.


              • voxagora voxagora 16 juillet 2010 12:35

                Et non, vérification faite,
                c’est bien à Sisyphe, premier paragraphe.
                Mille excuses.


              • voxagora voxagora 16 juillet 2010 12:40

                Un petit apéro et un peu de saucisson,
                ça va me remettre les idées en place.
                Du coup j’ai oublié de remercier l’auteur pour son article,
                à quoi je me permets d’ajouter :
                Vivement que tout le monde ait accès à Internet,
                c’est loin d’être le cas !


              • easy easy 16 juillet 2010 12:46

                Je vous en prie, Voxagora, posez plutôt votre question à Sisyphe
                C’est lui qui a fait part de son souci au sujet du secteur privé, qui, au lieu d’avoir 1000 parlementaires à séduire +500 000 élus communaux (seuls 40 000 maires et adjoints touchent une indemnité) + 2000 régionaux + 4000 cantonaux, se retrouvait désormais, si nous passons à la démocratie directe, avec 30 000 000 de citoyens à charmer.


              • liberta 16 juillet 2010 12:30


                @ easy
                Je pense comme vous que le vote du nombre fait loi, à condition que ce soient les citoyens les décideurs et non les groupes « mafioisés » qui votent en leur nom

                On peut imaginer un système passant par internet qui aurait accès direct au citoyen

                Tout est à construire mais il faut faire vite, le Nouvel Ordre Mondial a pour l’instant de l’avance sur Nous mais rien n’est jamais acquit


                • PhilVite PhilVite 16 juillet 2010 14:42

                  Juste une remarque sur l’usage d’internet comme élément fondamental de l’exercice démocratique :
                  Internet reste à l’heure actuelle une dépendance américaine. Le noeud du système, l’ICANN, est une entreprise de droit californien sous étroit contrôle du gouvernement américain. En un claquement de doigt elle peut rendre inaccessible n’importe quel domaine (donc les sites en .fr par exemple). Lors du déclenchement de la guerre d’Iraq, les domaines en .iq sont devenus instantanément inaccessibles (pour le monde entier). Il est donc inutile d’insister sur la « fragilité » du système. Aucun système politique démocratique ne saurait être fondé sérieusement sur cette architecture. Il faudrait d’abord penser et blinder un successeur d’internet qui ne dépendrait pas d’une puissance étrangère.
                  Une belle étude sur la réalité de l’internet ici


                  • easy easy 16 juillet 2010 15:13

                    Merci pour cette contribution PhilVite,

                    Autant gamberger déjà sur tout ce qu’il y aura à mettre au point sur le plan technique.

                    On verra les étapes à accomplir. Les experts s’y pencheront et nous nous efforceront de comprendre ce qu’ils nous diront (exactement comme un ministre de la santé -qui était ministre du logement trois jours plus tôt- essaye de comprendre ce qu’un épidémiologue lui explique)

                    En candide absolu sur ce sujet du Net, je crois voir qu’il y a deux choses à distinguer. Une concernant les débats sur les sujets (comme ce qui se passe ici) et là je ne vois pas de problème de sécurité particulier. L’autre concernant les votes et où il me semble qu’il vaudrait mieux que ça passe par un réseau national, en effet


                  • Ethers 16 juillet 2010 14:43

                    La difficulté principale de ce à quoi vous pensez cher auteur n’est pas, je crois, la capacité ou l’incapacité à s’entendre. Par contre, elle tient dans les rapports de force d’expert à néophyte : il faudra bien un (ou des) chefs au-dessus, par exemple, des hauts fonctionnaires de Bercy. Le Directeur des Finances Publiques (le DGFiP) a déjà peine à accepter l’autorité d’un ministre, alors... Sans compter que dans le rapport de force il y aura toujours de sa part une tentative d’enfumage (simple test : sans aller vérifier nulle part, pouvez-vous m’expliquer la différence entre Crédit de Paiement et Autorisation d’Engagement ?). 

                    Comment se passeraient les négociations avec les syndicats ? Il faudrait nécessairement une délégation, et qui dit délégation dit élection (dans un système démocratique) ?

                    L’élu tire sa force du nombre de personne qui l’ont élu, contre l’administration qui tire sa force de son travail. Il est en ce sens incontournable.


                    • easy easy 16 juillet 2010 15:56


                      Bonjour Ethers

                      Bingo !
                      Quand j’étais conseiller municipal, je voyais très bien le transfert d’autorité-compétence que vous soulevez entre un élu et les fonctionnaires territoriaux.

                      Que l’élu soit une assistante sociale, un PDG, un banquier ou un avocat, ça n’y change rien, il ne connaît rien à l’administration communale. Rien de rien
                      Un élu ne pige le bidule que si le maire et les administratifs veulent bien l’aider à piger.

                      Les comptes d’une commune ne se présentent pas comme les comptes d’une entreprise privée, alors quand arrivait la présentation du buget, l’administratif en chef exposait le bazar et aucun conseiller ne la ramenait.
                      Comme par honte, personne n’osait avouer n’y rien comprendre. Il ne s’installe pas du tout un climat scout « Bon, les amis, retroussons nos manches et essayons de comprendre cette usine à gaz » Surtout qu’il y a des divisions politiques. Qu’on y est entouré d’ennemis Grrrrr.

                      C’est nul.

                      Inversement, dans une démocratie directe, chacun, en tout anonymat, participera à l’examen des comptes en posant toutes les questions qu’il voudra (exactement comme ça se passe ici). Aucune gêne, aucune honte, aucun complexe. (Ce n’est qu’au moment de voter qu’on signale son identité)

                      Alors que dans un conseil municipal, il n’y a qu’un seul expert en comptabilité publique ou en informatique gros systèmes, alors que l’on doit voter à 23h 40 sans avoir pu se renseigner où que ce soit, dans la démocratie directe, chacun pourra se documenter abondamment avant de voter. Jamais plus un administratif se retrouvera à être le seul expert ou compétent devant un parterre d’élus.

                      Non seulement les administratifs nous dépassaient très souvent par leurs compétences spécifiques aux collectivités, mais de surcroît, ils ne faisaient strictement rien pour nous initier, au contraire. C’était une véritable duperie. Constatant la perdition des élus, ces administratifs s’installaient mieux encore dans leurs mystères. Et si d’aventure l’un de nous osait une question, il était renvoyé à de plus sombres labyrinthes encore. Vu l’heure tardive, certains poussaient des soupirs, regardaient leur montre et les plus coriaces des élus abandonnaient leurs tentative d’y comprendre quelque chose (d’autant qu’il y avait en plus les histoires glauques d’associations paramunicipales)

                      Enfin ces administratifs ressentaient qu’ils n’avaient de compte à rendre qu’au maire. A partir du moment où le maire et ses adjoints se réservent l’accès aux services administratifs et techniques, les autres élus deviennent des âmes en peine, en errance, essayant de mendier ici ou là une maigre information ; votant les délibérations les unes après les autres sans rien y comprendre.

                      Je n’en veux plus de ce système qui permet toutes les mystifications. Je voudrais une démocratie où les comptes seront présentés en continu, chaque jour, et où ils pourront être contrôlés par les milliers d’experts que compte notre pays, y compris par ceux qui aujourd’hui nous mystifient.

                      Oui l’élu tire sa force de ses électeurs, mais quand il est volontairement égaré dans les marécages de l’administration communale (surtout pour les grands villes évidemment) il est impuissant, inutile et illusoire.

                      L’administration ne doit plus se retrouver avec quelques élus incompétents face à elle, elle doit avoir toute la population et tous les experts face à elle, en permanence.
                      Un pâtissier expose bien son travail en permanence à toute sa ville, alors un administratif doit en faire autant. 


                    • easy easy 16 juillet 2010 15:58

                      (simple test : sans aller vérifier nulle part, pouvez-vous m’expliquer la différence entre Crédit de Paiement et Autorisation d’Engagement ?). 


                      Et bien je n’en sais rien (ou ce que j’en dirais ne sera pas exact) et ça fait 20 ans que je sais que je n’en sais rien.


                    • foufouille foufouille 16 juillet 2010 16:20

                      marc vient defendre le ploutocrate .........
                      ca se passera comme sur tous les forums
                      on cherche l’info, si elle y est et on la donne


                    • foufouille foufouille 16 juillet 2010 16:29

                      @ marc
                      toi, moi, les autres

                      tout le monde ne donnera pas son avis
                      pas 60 000 000, plutot 1 minimum
                      les syndiques, adherents de parti politique, etc
                      et ceux qui serait interresses

                      la plupart des moutons s’en fouterait comme maintenant


                    • jaja jaja 16 juillet 2010 17:01

                      @ M. Gelone : "Sans oublier la façon de procéder avec ceux qui n’ont pas Internet, avec ceux qui ne savent pas sans servir"...

                      Ceux là sauront justement en servant... Etre au service du peuple... quoi de plus grand ? smiley

                      Désolé je n’ai pas pu me retenir...


                    • easy easy 16 juillet 2010 18:16

                      « En partant du principe qu’il y aura soixante millions d’életrices et d’électeurs quand ce mirifique système se mettra en place, on se dit que ça sera vraiment chouquard le jour où un objet sera accepté par 30’000’275 voix contre 29’999’725.  »

                      Chouquard ? euh, possible.
                      Autre chose ?


                    • foufouille foufouille 16 juillet 2010 18:28

                      "Introduire la démocratie directe pour que ce soit les mêmes qu’aujourd’hui, qui se retrouvent au crachoir, donc aux manettes, ne doit pas être l’objectif poursuivi par Easy, si tant est, je le répète, qu’il ne charrie pas les internautes d’AgoraVox."

                      pas les memes marc
                      meme les inscrits a un parti ou sindiques ont peu de poids
                      de plus on est nombreux a pas faire partie de ces gens la
                      ca ferait 1000 000 de votant potentiel et pas les copains des ploutocrates


                    • easy easy 16 juillet 2010 20:20


                      «  »« Et quand les trois cents millions de questions posées par soixante millions de citoyens - parce que chaque réponse peut amené une nouvelle volée de questions - dix ans se seront écoulés et le projet de budget n’aura plus aucun lien avec la situation des finances du pays.

                      Je vous le dis comme je le pense : vous délirez complètement, mon pauvre ami. A moi bien sûr - l’idée m’a effleuré - que votre texte soit un gag à lire de bout en bout au second degré »«  »


                      Il y a chaque jour des millions de questions (infirmatique, santé, finances, administratives, juridiques, technologiques...) qui sont posée sur le Net Français Les uns interrogent souvent et ne répondent jamais, d’autre font les deux. L’un dans l’autre, tous n’obtiennent pas toujours des réponses mais vu le succès grandisant du Net, le taux de satisfaction doit être bon. Et cela alors que c’est en dehors de toute organisation. Sans qu’elle soit parfaite ni angélique, la citoyenneté existe et elle se voit sur le Net, tiens, par exemple ici.

                      Ca ne veut pas forcément dire que les internautes qui répondent ou aident des inconnus le font par pur altruisme (c’est un vaste sujet car ce concept d’altruisme est faux, à mon sens). Ils le font par prométhéisme, ce besoin très fort qu’ont les hommes de livrer le feu de la connaissance aux autres, même à des inconnus, même de manière anonyme. C’est dans notre nature et l’anonymat d’internet révèle cet aspect méconnu de l’homme. Oui il a envie de donner de manière anonyme. 
                       

                      Concernant les question que nous aurions à poser dans le cadre d’une webcratie directe, j’ai idée que chacun va vite se spécialiser

                      Actuellement, le nombre d’élus planchant sérieusement sur le transport doit être, état, régions, départements et communes inclus, d’envrion 4000. Dans la webcratie, il y aura peut-être 200 000 personnes qui s’y spécialiseront (tous ceux qui bossent dedans j’imagine). Celles-là seront en veille permanente sur le sujet. Moi je passerai y jeter un coup d’oeil une ou deux fois par an.
                      Je me concentrerai sur un autre sujet.


                    • easy easy 16 juillet 2010 22:17


                      «  »« Comme je suis quelqu’un de très pratique, expliquez-moi concrètement comment ça fonctionnera. Sans oublier la façon de procéder avec ceux qui n’ont pas Internet, avec ceux qui ne savent pas sans servir, avec les illettrés - de plus en plus nombreux -, etc., etc. »«  »

                      Le type qui s’appelle Bill chais plus comment, quand il a eu l’idée de fabriquer des logiciels populaires, il avait entendu quelqu’un d’aussi pratique que vous qui lui avait dit exactement la même chose. Le Bill l’a viré sur le champ et je pense qu’il a été bien inspiré.


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