• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Les États-Unis rejettent la demande d’extradition de la (...)

Les États-Unis rejettent la demande d’extradition de la Grande-Bretagne d’un agent de la CIA

Alors que les Etats-Unis réclament l'extradition de Julian Assange, le pays refuse d'accepter l'extradition d'un agent de la CIA au Royaume Uni qui a tué une adolescente britannique.

L'agent de haut rang de la CIA, Anne Sacoolas, est accusée d'avoir tué une adolescente britannique mais les États-Unis , qui demandent l'extradition de Julian Assange, refusent de renoncer à leur espion. Et Boris Johnson semble se retourner.

Une Américaine, Anne Sacoolas, a été accusée d'avoir tué un adolescent britannique alors qu'elle conduisait de l'autre côté de la route au Royaume-Uni, près d'un poste d'écoute de l'US Air Force. Elle quittait la base militaire, lorsqu'elle est entrée en collision frontale avec le citoyen britannique de 19 ans, Harry Dunn. La coupable se trouve également être un agent de haut rang de la CIA.

Sacoolas a par la suite été exposée comme étant, avec son mari, un officier de la CIA. Pourtant, le gouvernement britannique a inscrit son conjoint, Jonathan Sacoolas, parmi les diplomates et a faussement informé la famille de Dunn qu'elle travaillait pour le Département d'État. Ils ont ainsi caché à la famille endeuillée la vraie raison pour laquelle Washington était si catégoriquement opposé à ce que Anne Sacoolas soit traduite devant un tribunal britannique.

La famille de Harry Dunn a cherché des réponses depuis la mort de leur fils en août et n'arrivait pas à comprendre comment cela puisse se faire que la conductrice, l'épouse de Jonathan Sacoolas, qui était stationné à la base de la RAF à Croughton - puisse prétendre à l'immunité diplomatique.

En fait, un « arrangement spécial » entre les États-Unis et le Royaume-Uni a permis aux personnes stationnées à la base d'espionnage de revendiquer l'immunité diplomatique pour elles-mêmes et leurs proches. Bien qu'il ait été affirmé qu'Anne ne travaille plus en tant qu'agent de la CIA, son mari Jonathan serait un « espion senior ». La base qui leur servait de lieu de résidence au Royaume-Uni a traité un tiers des communications militaires américaines en Europe.

La base de RAF Croughton est connue pour abriter des agents de la NSA et de la CIA. Ce n'est pas la première fois que cette situation liée à cette base déclenche un incident international. La base a été révélée par le lanceur d'alerte Edward Snowden, ancien de la NSA, accusé d'avoir transmis à la CIA des informations provenant du téléphone de la chancelière allemande Angela Merkel.

Comme l’a révélé pour la première fois l’ancien diplomate britannique Craig Murray, les noms des Sacoolases ne figuraient pas sur la liste diplomatique officielle du Royaume-Uni. Ainsi, aucun des deux n'avait le droit de revendiquer l'immunité diplomatique.

Alors que le président Trump a qualifié Jonathan de « diplomate » et qu'Anne travaillait pour le département d'État lorsque les deux se sont mariés, les agents de la CIA travaillant à l'étranger le font généralement sous couverture diplomatique.

 Anne Sacoolas aurait revendiqué l'immunité diplomatique lors d'un entretien avec la police le lendemain de l'accident. La police du Northamptonshire a déposé une demande de levée de son immunité mais elle a été rejetée par le Foreign and Commonwealth Office.

La famille de Harry Dunn n'était pas au courant de ce fait jusqu'à ce qu'Anne ait fui le Royaume-Uni à bord d'un avion de l'US Air Force. La police locale n’avait pas non plus été informée du départ d’Anne.

Radd Seiger, porte-parole de la famille de la victime, a déclaré lors d’une conférence de presse quelques mois après l'accident mortel : « La famille a perdu toute foi et confiance en la police et dans le ministère des Affaires étrangères. Il y a clairement une violation du droit de la victime ici - d'abord et avant tout, ils n'ont pas dit à la famille depuis plusieurs semaines qu' Anne Sacoolas était partie ».

En décembre, Sacoolas a été officiellement inculpée au Royaume-Uni de la mort du jeune homme à cause d'une conduite dangereuse. Puis, en janvier, le ministère de l'Intérieur britannique a déposé une demande officielle d'extradition de la coupable. Mais au courant du mois de février, le secrétaire d'État Mike Pompeo a rejeté la demande. Dans une apparition sur le média britannique LBC, Pompeo a esquivé les questions sur l'extradition.

Les avocats de Sacoolas ont déclaré : « Anne ne reviendra pas volontairement au Royaume-Uni pour faire face à une peine de prison potentielle pour ce qui était un accident terrible mais non intentionnel ».

Alors que l'extradition de l'agent de la CIA Sacoolas se trouve dans une impasse totale, le gouvernement britannique commencera les audiences d'extradition pour le rédacteur en chef de Wikileaks, Julian Assange, le 24 février. Les avocats d'Assange soutiendront que la demande est motivée par des raisons politiques.

 

Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=news&action=view&id=1394


Moyenne des avis sur cet article :  2.27/5   (22 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 21 février 16:21

    Trop d’erreur de genre. Comment se référer au texte original ?


    • soi même 21 février 17:08

      Peut être une porte de sortie pour Julian Assange ?


      • titi 22 février 00:00

        @L’auteur

        Aucun pays n’extrade ses propres ressortissants.

        C’est pour cela que Ghosn s’est réfugié au Liban dont il a la nationalité.

        Le cas Assange ne peut donc pas être mis en balance avec le cas de cet agent.

        Il est australien en grande bretagne alors que l’autre est étatsunienne aux états unis.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Patrice Bravo

Patrice Bravo
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès