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Les fruits amers du christianisme

 Le phénomène que je voudrais évoquer dans cet article est un phénomène assez étrange qui touche le christianisme. On pourrait l’appeler « l’influence indirecte ». Il s’agit de la transmutation du message chrétien en message alternatif chez des intellectuels dont l’origine sociologique est bien chrétienne, quoique reniée ou oubliée. Quelque chose de l’idéal chrétien est conservé, mais en supprimant la transcendance. Ce sont souvent des positions farouchement anti-chrétiennes, mais leur genèse idéologique, elle, puise bien ses racines dans la Bible. Ce sont donc d’authentiques fruits du christianisme, inconcevables dans d’autres cultures, qui se retournent contre leur source. On pourrait les appeler les fruits amers du christianisme.

 

 

 Les fruits amers du christianisme

 Le christianisme est la religion des fruits. On connaît la parole de l’évangile : « Tout arbre bon produit de bons fruits » (Mt 7, 17). Ou encore : « Celui-là porte du fruit et produit tantôt cent, tantôt soixante, tantôt trente » (Mt 13, 23). Le christianisme n’est pas une spiritualité à proprement parler, qui pourrait se vivre dans l’isolement, pour un profit personnel, une illumination individuelle. Il s’agit de se laisser féconder, transformer par la Parole, et de transformer le monde à son tour, de ne pas le laisser tout à fait dans le même état que celui dans lequel nous l’avons trouvé en arrivant. Historiquement, le christianisme a opéré une véritable révolution par rapport au monde antique, dont il a bouleversé toutes les structures, toutes les catégories. Depuis au moins trois siècles, l’occident a développé une quantité d’idéologies ouvertement anti-chrétiennes. On peut toutefois se demander pourquoi c’est précisément dans les terres d’ancienne chrétienté que toutes ces idéologies sont apparues. Mon postulat est le suivant : toutes ces théories sont en réalité des « resucées » du christianisme, mises au goût du jour, adaptées aux modes et aux conventions contemporaines, mais fondamentalement, « ontologiquement » chrétiennes. Rapide tour d’horizon :

 - Le socialisme, le collectivisme : l’égalitarisme chrétien est envisagé sous une forme matérielle, économique, et coupé de sa source transcendante.

 - Le gnosticisme, l’occultisme, le néo-paganisme : certaines de ces déviations sont très anciennes, sous la forme d’hérésies bien connues. L’aspiration spirituelle est conservée, mais le moi est divinisé, porté au rang d’absolu. La béatitude est parfois recherchée sous une forme sensible. Le péché est nié, l’orgueil encouragé, au détriment de l’humilité chrétienne. Tout un courant du développement personnel peut être rangé dans cette catégorie.

 - L’écologie : la Création est considérée comme la véritable divinité, au prix d’un anti-humanisme parfois radical.

 - La décroissance, le malthusianisme : le précepte biblique « croissez et multipliez » est inversé. La solution au péché originel consiste tout simplement à éliminer l’être humain de la surface de la planète.

 - L’humanitarisme, la philanthropie : il s’agit de la charité chrétienne sans référence à Dieu.

 - Le scientisme : le christianisme ayant vidé le monde de ses forces magiques, le scientisme en tire la prétention de pouvoir tout expliquer par le simple jeu du déterminisme matériel.

 - Le féminisme : le féminisme exploite le primat accordé par le christianisme aux opprimés, en occultant les privilèges objectifs dont jouissent les femmes dans la société contemporaine (lesquels lui viennent d’ailleurs en totalité – l’ironie mérite d’être soulignée – de ce christianisme patriarcal tant décrié).

 On le voit, toutes ces idéologies reprennent certains aspects du christianisme (l’universalisme, le Bien commun, la morale parfois), tout en en supprimant d’autres (le péché, la transcendance, le sacrifice). Plus significatif encore : la plupart de ceux qui prônent, de façon virulente, ces thèses, sont soit d’anciens chrétiens, soit des gens qui ont reçu une formation chrétienne (scolarité, catéchisme), soit enfin des gens issus de familles dont les souches sociologiques sont chrétiennes. En un mot : des gens qui ont baigné dans le substrat idéologique chrétien.

 

 Le vampirisme spirituel

 Il s’agit d’un phénomène de vampirisme spirituel, parfois ravivé par l’émergence d’un message chrétien au sein d’un milieu, d’une plateforme qui baignait jusque-là dans l’apathie consensuelle de la neutralité contemporaine. Les contempteurs du christianisme ignorent le message chrétien, ils le méprisent, ils sont au-dessus, ils ne daignent pas y répondre. Mais le temps passe, la semence fait son effet, et peu après on voit s’exprimer une de ces déviations inconscientes mentionnées ci-dessus. La déviation se nourrit de l’énergie spirituelle du christianisme, que le monde moderne est bien incapable de lui donner, mais elle utilise cette énergie à des fins propres, sans reconnaître sa dette envers le message originel. Et plus le message chrétien sera fort, exprimé de façon éloquente, ou répétée, plus la déviation prendra de l’ampleur. C’est évident dans le cas du gnosticisme par exemple, qui ne peut s’épanouir que par opposition à une orthodoxie chrétienne dont il a besoin pour exister.

 « Le monde moderne est plein d'anciennes vertus chrétiennes devenues folles. Elles sont devenues folles, parce qu'isolées l'une de l'autre et parce qu'elles vagabondent toutes seules » (G. K. Chesterton). Tout le pouvoir mystérieux du christianisme, cette somme de prédicats incompréhensibles et de miracles absurdes qui ont changé la face du monde, a été récupéré, vampirisé, par des idéologies athées. Tout le pouvoir de fascination, d’emprise sur les masses et les individus, de séduction, tout le potentiel d’action concrète a été transféré à ces idéologies, pour le meilleur et pour le pire. Les autres doctrines antiques étaient closes sur elles-mêmes. Seul le christianisme, c’est un fait, a eu une telle capacité d’évolution, de transformation, souvent de trahison de lui-même.

 Ce que le christianisme a opéré, c’est de libérer le monde de la crainte. Le chrétien n’a pas peur, ne peut pas avoir peur. Et celui qui utilise de façon inconsciente les forces du christianisme se croit lui aussi libéré de la peur. D’où l’assurance péremptoire de certains écologistes, marxistes, etc., et leur bonne conscience que rien ne peut entamer.

 

 L’Antéchrist

Dès que le Christ apparaît, vient l’Antéchrist. C’est un fait, un constat. « Qui n’est pas avec moi est contre moi » (Mt 12, 30). Dès les premières communautés chrétiennes, des forces ont utilisé le christianisme à leur propre compte. C’est Simon le magicien dans les Actes (Ac 8, 9). Ce sont les apostats mentionnés dans la première Épître de Jean : « Ils sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres » (1 Jn 2, 19). Il s’agit d’une fatalité, de nature métaphysique, et vraiment mystérieuse. On ne peut pas être indifférent face à l’apparition du message chrétien. On ne peut pas continuer et faire comme si de rien n’était. Il faut se prononcer, pour ou contre. Et lorsque l’on se prononce contre, on reprend fatalement des éléments du message honni. D’où l’apparition de figures d’Antéchrist, tout au long de l’histoire : Napoléon, Madonna, Raël, etc. On reprend certains éléments, une certaine iconographie. On s’appuie sur la force du message originel pour envoûter les foules. Et on introduit des éléments troubles, capiteux, irrésistibles : le pouvoir, l’argent, le sexe. La formule est éprouvée, et elle marche à tous les coups.

 C’est un nouveau mystère qui se révèle ici, un mystère effrayant, terrifiant. Le diable utilise le Christ, son message et sa venue, pour réaliser ses propres desseins. Le même processus avait déjà été employé par l’Adversaire dans l’Ancienne Alliance, selon des modalités décrites par l’apôtre Paul dans son Épître aux Romains : « Le péché saisit l’occasion et, utilisant le précepte, me séduisit et par son moyen me tua (…). [Il] se servit d’une chose bonne pour me procurer la mort » (Rm 7, 13). Dieu apporte un remède au péché, mais le diable utilise ce remède pour faire proliférer le péché. Devant la réponse ultime apportée par Dieu, à savoir la venue, la mort et la résurrection du Fils de l’Homme, le diable porte le péché à un stade ultime. Satan pare le péché de tous les attributs de Dieu. C’est là un piège vraiment machiavélique, et qui montre toutes les ressources, toute l’inventivité démoniaque dont est capable l’Ennemi que nous devons combattre, lequel est désigné dans l’Écriture comme le « Prince de ce monde » (Jn 14, 30). À chaque fois, la même malédiction se produit, l’Adversaire retourne le don de Dieu contre lui-même. Ce processus que nous voyons à l’œuvre dans l’histoire, de façon incontestable, doit nous ouvrir des perspectives eschatologiques : à la fin des temps, c’est l’Antéchrist qui doit se manifester et se faire adorer « au point d’abuser, s’il était possible, même les élus » (Mt 24, 24). « Satan, relâché de sa prison, s’en ira séduire les nations des quatre coins de la terre » (Ap 20, 7). « C'est là l'Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu'il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde » (1 Jn 4, 3). « Il est déjà maintenant dans le monde » ! Parole terrible, prophétique, et dont il faut bien mesurer toute la portée.

 Le christianisme est donc un événement prodigieux qui affecte ceux-là même qui prétendent le nier. C’est un événement dernier, décisif, eschatologique. Il faut bien se garder de traiter ces matières avec légèreté. Une fois que l’on a reçu la semence de la Parole, celle-ci continue d’agir en nous, qu’on le veuille ou non. Et que tous le sachent bien : celui qui refuse de servir le Christ, une fois qu’il a reçu sa Parole, c’est un autre maître qu’il sert, un maître de mensonge et d’illusion, soutenu par toutes les forces du monde moderne : celui qu’il sert, c’est l’Antéchrist.


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61 réactions à cet article    


  • Pierre Chazal Pierre Chazal 24 mars 09:51

    Article très bien venu et pensées instructives, merci. Il y a en effet quelque chose d’une dégénérescence des « vertus » spirituelles enseignées par les Evangiles, mais aussi par un certain humanisme, à notre époque consternante en bien des points. Le « chemin » est à ce prix, je suppose, et nos enfants sauront, j’espère, en tirer les leçons.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 mars 10:05

      Vous attribuez au christianisme des fonctions que d’autres (comme Dumézil) voient dans des environnements plus large, comme celui des « indo-européens », et que le christianisme partage avec d’autres idéologies.

      Pour lui, les peuples indo-européens partagent un schéma mental similaire, qu’ils soient Grecs, Arméniens, Celtes, Indo-Iraniens, Baltes, Germains, Slaves ou Latins : l’organisation de la société selon trois fonctions primordiales, par exemple, mais aussi le culte de la dame blanche, vierge et féconde. Ces structures se retrouveraient dans les mythes et les religions, mais également dans les structures narratives, et dans l’organisation sociale comme la théorie des ordres d’Adalbéron de Laon.

      On retrouve ces schémas dans les trois ordres de la société médiévale : laboratores (travailleurs), oratores (ceux qui prient) et bellatores (guerriers), mais aussi dans la « sainte trinité », évidemment.

      Et dans ce cas, on ne parle pas des « fruits amers » des sociétés indo-européennes », mais d’évolutions.

      Reste à savoir la pertinence de ces approches :  lien.

      .


      • Aristide Aristide 25 mars 13:16

        @Séraphin Lampion

        J’ai zappé votre message qui montre avec des sources précises, ce que j’ai essayé de mettre en exergue plus loin sur ce fil de discussion ...


      • pierrot pierrot 24 mars 10:17

        Pour faire simple je dirai que le christianisme n’a rien inventé mais est un néo platonicisme conquérant et très intolérant.

        La Bible contient des paroles inouïes d’actes de meurtres, tortures etc. qui sont heureusement occultées actuellement.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 24 mars 10:30

          @pierrot

          « Il est honteux, certes, pour les savants de quitter l’école de Platon et de se faire les disciples du Christ qui, par son Esprit, apprit à un pêcheur à dire avec sagesse : “Dans le Principe était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu” » - « Il est honteux, certes, pour les savants de quitter l’école de Platon et de se faire les disciples du Christ qui, par son Esprit, apprit à un pêcheur à dire avec sagesse : “Dans le Principe était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu” » Saint-Augustin - De ciuitate Dei X, 29 ; BA 34, p. 536-537.

          lien


        • Jonas Jonas 24 mars 12:27

          @pierrot « Pour faire simple je dirai que le christianisme n’a rien inventé mais est un néo platonicisme conquérant et très intolérant. »

          « Tôt ou tard, l’homme essaie délibérément de faire pour lui-même les pires choses auxquelles il puisse imaginer. Il a le sentiment que les actes diaboliques extrêmes pourraient extorquer une espèce d’attention ou de réponse provenant de puissances diaboliques cachées sous la surface de la terre.
          C’est la signification de la plupart des actes de cannibalisme à travers le monde.
          Certaines formes de cannibalisme ne sont pas primitives, ni même des coutumes bestiales.
          C’est artificiel, et même artistique. Une sorte d’art pour la gloire de l’art.

          Les hommes ne font pas cela parce qu’ils pensent que ce n’est pas horrible, mais au contraire, parce qu’ils pensent que c’est horrible. Ils espèrent, dans le sens littéral, parvenir au sommet de l’horreur.
          C’est pourquoi, il est souvent montré que les ethnies rudes comme les natifs Australiens ne sont pas des cannibales ; alors que des ethnies plus raffinées et intelligentes, comme les Maoris néo-zélandais le sont occasionnellement. Ils sont assez raffinés et intelligents pour se livrer à un diabolisme conscient de soi.

          Mais si nous pouvions comprendre leur mentalité, ou même réellement comprendre leur langage, nous trouverions probablement qu’ils n’agissent pas par ignorance, mais comme des cannibales innocents.
          Ils ne font pas cela parce qu’ils ne pensent pas que c’est mal, mais précisément parce qu’ils pensent que c’est mal. Ils agissent comme un parisien du Mouvement Décadent pendant une Messe Noire.
          Mais la Messe Noire doit aujourd’hui se cacher, se terrer face à la présence de la vraie Messe. En d’autres termes, les Démons ont vraiment dû se cacher depuis l’arrivée du Christ sur Terre.
          Le cannibalisme de ces barbares raffinés doit maintenant se cacher face à la civilisation de l’homme blanc.

          Mais avant le Christianisme, et particulièrement hors d’Europe, cela n’a pas toujours été le cas. Dans l’Ancien Monde, les Démons erraient partout, comme des dragons. Ils pouvaient être positivement et publiquement intronisés comme des Dieux. Leurs monstrueuses images étaient élevées dans les temples publics au milieu de villes peuplées.

          Et partout dans le Monde, ces traces peuvent être mises en évidence par des faits solides et frappants, curieusement négligés par nos modernes, qui nous expliquent pourtant à quel point les sociétés primitives et pré-évolutionnistes sont attardées, alors que c’est un fait avéré que les civilisations les plus évoluées dans le Monde représentaient les meilleurs endroits où les cornes de Satan étaient exaltées, non seulement devant les étoiles, mais à la pleine face du soleil.

          Prenons par exemple les Aztèques ou les Amérindiens des anciens empires du Mexique et du Pérou. Ils étaient aussi évolués que la Chine ou l’Égypte, et leur civilisation à peine moins vivifiante que la nôtre.
          Mais ceux qui critiquent leur propre civilisation n’omettant pas de faire leur devoir en condamnant ses crimes, ont une curieuse habitude de vouloir toujours idéaliser ses victimes.
          Ils sont toujours persuadés qu’avant l’avènement de l’Europe, il n’y avait rien d’autre ailleurs que le jardin d’Eden.

          Et Swinburne, dans son esprit de chorale des nations  »Songs before Sunrise« , utilise des expressions en parlant de l’Espagne et de ses conquêtes sud américaines, qui m’ont toujours frappées par leur étrangeté.
          Il dit quelque chose du genre  »ils ont dispersé leurs péchés et leurs fils à travers un pays sans péchés« ou encore, à quel point ils ont »fait maudire le nom de l’homme, et trois fois maudire le nom de Dieu« .
          Il est assez raisonnable qu’il puisse dire que les Espagnols sont des pécheurs, mais pourquoi le Monde des sud américains serait-il sans péchés ? Pourquoi suppose-t-il que ce continent serait exclusivement peuplé d’Archanges et de saints parfaits venus du Paradis ?
          Mais lorsque l’on vient à penser ce qu’est réellement cette société, la remarque est plutôt amusante. Nous savons tous que ces prêtres sans péchés de ce peuple sans péché qui adorent des Dieux sans péchés ont accepté comme Nectar et Ambrosie pour leur Paradis ensoleillé, rien moins que des sacrifices humains incessants accompagnés d’horribles tourments.

          On peut aussi noter dans la mythologie de cette civilisation amérindienne l’inversion des valeurs et l’apologie de la violence, opposées à l’instinct sur lequel Dante a écrit.
          Une idole amérindienne était construite pour être aussi laide que possible, alors que l’image grecque était réalisée pour être aussi belle que possible.
          Ils recherchaient le secret du pouvoir, en travaillant contre leur propre nature, et la nature des choses.
          Il y avait toujours une sorte d’inspiration à graver dans l’or, le granit, ou dans le bois rouge-sombre des forêts, un visage où le ciel lui-même se briserait comme un miroir craquelé. »
          « The Everlasting Man »(l’homme Éternel) - G.K. Chesterton p92-93


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 mars 08:48

          @pierrot

          Vous dites : La Bible contient des paroles inouïes d’actes de meurtres, tortures etc. qui sont heureusement occultées actuellement.

          Vous oubliez ces deux précisions importantes : 1/ C’est le plus souvent à Dieu que sont attribués les appels à commettre ces horreurs. 2/ Ces horreurs sont dans la première partie de la Bible mais, dans la seconde, qui fonde le christianisme, le croyant juif Jésus de Nazareth tente de convaincre ses coreligionnaires que Dieu est à l’opposé d’un tel comportement : il ne veut que l’amour, la générosité, le pardon, la solidarité humaine.

          Mais les horreurs bibliques divinisées ne sont malheureusement pas, comme vous dites, “occultées actuellement“. Au sein de la religion catholique, et avec le soutien de toute sa hiérarchie, Vatican compris, des théologiens continuent d’attribuer à Dieu et de justifier très explicitement les horreurs bibliques.


        • oncle archibald 24 mars 11:06

          @ Laconique :

          Merci d’avoir si bien mis en évidence la puissance et la cohérence du message Christique qui saute aux yeux de ceux qui croient en Dieu le Père tout puissant, en Christ le Verbe qui s’est fait chair, et en l’Esprit saint, qui demeure présent et agissant dans le cœur des croyants.


          • njama njama 24 mars 12:52

            @oncle archibald
            ah là là la sainte Trinité
            qui n’a rien d’une évidence car c’est ignorer les différentes hérésies du début du christianisme... dont certaines perdurent encore

            La Barque de Pierre prend l’eau, le « reset »évangélique c’est ici :

            https://michelpotay.info/RevelationdAres2009-menu.html


          • oncle archibald 24 mars 15:09

            @njama :

            Je ne connais que le mont Arès, près de Saint Bertrand de Comminges, lieu Saint s’il en est, qui célèbre la foi sans faille de Bertrand, fils d’Aton, seigneur de L’Isle-Jourdain en Gascogne, petit-fils du comte de Toulouse, Guillaume Taillefer, cousin des comtes Guillaume IV  et Raymond IV de Saint-Gilles, qui s’évertua sa vie durant à combattre les hérésies.

            Votre Michel Potay, d’Arès en Gironde me parait assez peu équilibré, et hésiter sans cesse entre Communisme et Christianisme. Le « reset évangélique » que vous invoquez me parait n’être que la tentative d’un gourou au petit pied, viré de l’église orthodoxe russe, qui essaye de se donner une importance qu’il n’a pas. La barque de Saint Pierre n’a rien à craindre de lui.


          • Jonas Jonas 24 mars 12:16

            Laconique, je vous tire mon chapeau, très bel article.


            • Fergus Fergus 24 mars 15:37

              Bonjour, Jonas

              Je me joins à vous pour saluer ce texte, ô combien intéressant ! Cela nous change des articles radicaux qui, trop souvent de nos jours, s’affranchissent de toute nuance et de tout recul analytique.

              J’avais approuvé ce texte en modération. J’ai pris plaisir à le relire ici.


            • Samson Samson 24 mars 12:27

              Bonjour @Laconique !

              "On peut toutefois se demander pourquoi c’est précisément dans les terres d’ancienne chrétienté que toutes ces idéologies sont apparues."

              Ne peut-on trouver une part d’explication dans le dévoiement opéré au fil de l’histoire par l’institution ecclésiale, fondée par le Christ pour transmettre le message évangélique mais, comme toute institution, destinée à tôt ou tard trahir son objet pour mieux assurer sa propre pérennité ? Je m’étonne quelque peu que vous n’en touchiez mot !

              Le destin historique de l’institution ecclésiale n’est il préfiguré lors de la Passion et dès avant même sa fondation par le triple reniement avant le chant du coq de l’apôtre sur lequel Jésus-Christ la fondera plus tard ???

              Une fois évidente pour tout esprit encore libre et critique la profonde corruption du message de libération évangélique, transformé par la hiérarchie ecclésiastique en un outil de soumission et d’abrutissement des foules, Satan avait beau jeu en la dévoilant d’évacuer le bébé avec l’eau du bain en refusant dans la foulée toute transcendance au message chrétien.

              En vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


              • Yann Esteveny 24 mars 13:48

                Message à avatar Laconique,

                https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/le-marxisme-une-heresie-chretienne-65094

                Combattre les hérésies fut le travail incessant de l’Église depuis ses débuts.

                L’affaiblissement de l’Église a conduit à toutes les hérésies qui se veulent modernes et révolutionnaires mais nous plongent dans l’age des ténèbres et la fange.

                Ces fruits amers ne sont pas ceux du christianisme. C’est la triple concupiscence qui pourrit les bons fruits.

                Respectueusement


                • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 24 mars 16:55

                  Bonne analyse.

                  Elle est liée à l’éducation judéo-chrétienne comme religion monothéiste représentée par des hommes. Née à la suite d’une religiosité polythéiste égyptienne, grecque et puis romaine que l’on désigne souvent « mythes » où les animaux entrent dans les représentations. L’humanisme avec sa suprématie, en est découlé en s’écartant de tous les êtres vivants dans la nature. Le darwinisme bien plus réelle a relancé ceux-ci et c’est cela qui a été appelé hérésie. Dénigrée sous forme de néo-darwinisme


                  • Jean Keim Jean Keim 24 mars 21:46

                    Matthieu 16 : 23 - Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.

                    Comprenons la nature du « Prince de ce monde » du « Satan » et le reste en découle...

                    Le message des Évangiles est essentiel mais pas l’exploitation qui en a été faite par les suiveurs.


                    • oncle archibald 25 mars 12:33

                      @Jean Keim : « Le message des Évangiles est essentiel mais pas l’exploitation qui en a été faite par les suiveurs. »

                      Dans n’importe quelle entreprise ou organisation d’un groupe qui doit agir, quand les statuts sont bons tout va bien. Les hommes changent mais pas les axiomes fondamentaux. L’Église cahin-caha continue à avancer et depuis plus de vingt siècles répète le message fondamental !


                    • JPCiron JPCiron 24 mars 22:00

                      Bonjour,

                      « Depuis au moins trois siècles, l’occident a développé une quantité d’idéologies ouvertement anti-chrétiennes. (…)  toutes ces théories sont en réalité des « resucées » du christianisme  »


                      Vous touchez sûrement là un point important.


                      D’un côté, ayant grandi dans telle ou telle culture, l’individu en est imprégné et, la plupart du temps, il ne peut s’en extraire.

                      Par ailleurs, depuis quelques siècles, le regard individuel est mieux toléré, même s’il transgresse les vues dominantes.


                      Harari soutient que « Les Temps modernes ont vu l’essor d’un certain nombre de religions de la loi naturelle, comme le libéralisme, le communisme, le capitalisme, le nationalisme et le nazisme. » (…) « il faut noter que la croyance aux dieux persiste au sein de nombreuses idéologies modernes, et que certaines , à commencer par le libéralisme, ont peu de sens sans cette croyance. »


                      Mon sentiment est que les Valeurs du Christianisme sont toujours là, à portée de main. Mais, dans les sociétés Chrétiennes, un gouffre s’est creusé entre les claires et constantes déclarations d’adhésion à ces Valeurs, et la simultanée mise en œuvre de leur contraire, habillées de plumes de vertu. L’actuel Pape l’a aussi dénoncé explicitement avec ses propres mots dans une encyclique.

                      Ce gouffre choque. Et toujours plus d’individus se détachent silencieusement de ’’l’arbre’’ sans même le déclarer... Pour se consacrer plus spécifiquement à tenter de traiter -à sa manière- telle ou telle perçue déviation/ injustice. Comme vous dites, ces approches partielles sont devenues folles car ces actions ont perdu la cohérence du tout.


                      Mais quel ’tout’ ? Il y a de par le monde tant de branches et de chapelles qui font dire aux Textes le contraire de ce que professe le collègue... Et l’on sait que ces branches savent parfaitement agir, via le Politique, dans le monde réel. D’où une contribution structurelle des Christianismes à la cacophonie.

                      Dans ce cas, Matt. 7:19 serait-il à considérer ?


                      • Pascal L 24 mars 23:56

                        « Depuis saint Augustin, nous savons qu’il y a deux manières de concevoir la vérité (Confessions, livre XI). Il distingue deux acceptions de la vérité : celle où la lumière éclaire ce qu’il s’agit de connaître et celle où la lumière accuse celui qui connaît. Il s’agit, en effet, de comprendre pourquoi, si en principe tout le monde souhaite connaître la vérité, dans bien des cas, lorsqu’on la connaît, on la refuse. Réponse : parfois, elle ne dévoile pas seulement des choses du monde mais aussi, surtout, notre attitude vis-à-vis de ces choses ; elle met en cause aussi celui qui voit, en révèle les actions, souvent mauvaises. Ainsi en va-t-il dans les textes bibliques : quand Dieu se révèle, ce qu’il montre et dit de lui-même met aussi en cause celui qui L’entend ou le voit : la sainteté divine fait apparaître par contraste l’homme comme pécheur. Pour accepter Dieu, il faut donc aussi se mettre soi-même en cause. Il n’y a pas de réception de Celui qui se découvre sans conversion de celui à qui la révélation advient. On comprend ainsi qu’il appartient à la définition même de la Révélation non seulement qu’on puisse y résister, mais surtout qu’on y résiste d’autant plus qu’elle se manifeste plus évidemment (et non pas parce qu’elle se manifesterait obscurément). » (Jan-Luc Marion, philosophe)

                        Touts les idéologies sont un refus de la révélation. C’est justement parce que l’homme la découvre qu’il commence à la refuser à cause des conséquences que cette révélation a pour nous. Survient alors une une réécriture où l’homme fait le bien en combattant le mal et ce combat se fait terrestre par refus du salut de Dieu. Le point le plus choquant de la révélation est l’amour absolu et inconditionnel de Dieu pour l’humanité. Cet amour nous engage complètement et nous fait découvrir à quel point nous sommes incapable d’aimer. Le refus de l’amour entraîne le remplacement de l’amour par une loi. Le bien est de suivre la loi et le mal de la refuser. L’Amour de Dieu nous libère alors que la loi nous contraint. Triste évolution ! L’hérésie ébionite, déjà apparue au premier siècle à Jérusalem après la mort de Jacques le Juste en 62, a refusé l’amour de Dieu et prôné une application absolue de la loi juive. Pour eux, Jésus n’a été élevé que parce qu’il appliquait parfaitement loi juive et tout homme peut en faire autant.

                        La lettre de Paul aux Galates combat déjà cette idéologie qui s’est pourtant développée et qui nous a donné l’islam. Les Musulmans ont intégré la théologie ébonite et refusent toujours l’amour inconditionnel de Dieu. Les premiers Musulmans connaissaient pourtant l’Evangile de Matthieu et quelques extraits de l’Evangile de Jean.

                        Si nos examinons les idéologies contemporaines, nous voyons toujours ce combat de l’empire du bien contre l’empire du mal et un paradis terrestre apparaître lorsque ce combat sera gagné (sera, car aucune idéologie n’a jamais gagné définitivement ce combat). L’empire du mal doit être défini chez ceux qui refusent d’adhérer au groupe. La loi du groupe ne doit jamais être transgressée par les membres, au risque d’être éjecté du groupe, ou pire être assimilé à l’empire de mal et être tué. En échange le groupe valorise les membres les plus fidèles. Nous sommes grégaire et en mal de valorisation. C’st pour cela que les idéologies ont tant de succès. Dans notre société hyper-individualisée, l’Etat ne valorise plus ses citoyens qui n’apparaissent souvent plus que comme de la graine de chômeur, d’improductif ou d’inutile. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement. Ceux qui se sentent ainsi dévalorisés se tournent vers des idéologies dont certaines sont réellement mortifères. Nous devons nous préparer à des combats qui ne seront pas que spirituels.


                        • Jean Keim Jean Keim 25 mars 08:45

                          @Pascal & JPCiron

                          Une idéologie commence par une simple idée.

                          Une idéologie n’est donc ni plus ni moins qu’un ensemble d’idées qui s’est développé à partir d’une première idée en association avec d’autres idées.

                          Je ne sais plus quel « éminent » théologien chrétien (Augustin ou Antoine ?) a reconnu vers la fin de sa vie que toute sa production littéraire finalement n’avait pas une grande importance.

                          Augustin, Paul et les autres ne sont au bout du compte que des développeurs d’idées, ils ont fait plus de dégâts que du bien, ils ont dirigés des consciences, directeur de conscience... quelle erreur, quelle horreur !

                          Des théologiens chrétiens se sont réunis en concile pour savoir qui ou quoi étaient autorisés ou interdits, ils ont dogmatisé sur la trinité, sur le sexe des anges, sur la nature de l’âme féminine ou du sauvage, sur l’infaillibilité de l’église et du Pape, même quand ce dernier était le dernier des malveillants , sur la nature de Jésus et du Christ, ... sur quantité de choses sans seulement entrevoir qu’ils divaguaient.

                          Quand il y a une guerre, Dieu doit choisir son camp, et dans chaque camp les directeurs de consciences couvre de louanges le brave soldat, en fait le pauvre type qui va mourir peut-être pour une idée, mais le plus souvent pour le profit de quelques-uns.

                          Dans les Évangiles il n’y a même pas le commencement d’un début de développement de tout ce fatras (fantaisie en vieux français), combien d’esprits ont été détournés voire anéantis dans leur quête vers une nouvelle naissance ?


                        • macchia 25 mars 12:23

                          @Jean Keim
                          Intolérance bâtie sur la mitologie de l’ancien testament, le désir de puissance, la croyance de connaître la vérité et d’avoir le droit/devoir de l’imposer et en plus Jésus qui déclare qu’il ne veut rien supprimer de la vielle lois mosaïque ; contradiction entre la grâce à l’ adultère et la peine de mort pour les hérétiques dont il a subi les conséquences


                        • Jean Keim Jean Keim 25 mars 12:41

                          @macchia

                          Je crois que Jésus voulait parler de la quintessence de la loi mosaïque, il y a eu pour chaque ère, celle de Moïse, celle de Jésus et l’actuelle, probablement des humanités différentes, mais il y a toujours la source fondamentale.

                          Peut-être qu’un jour une humanité encore différente trouvera que la guerre, la religion, la propriété, la hiérarchie, peut-être même que l’argent, etc., étaient d’étranges idées sans présumer d’un contexte spirituel.


                        • infraçon infraçon 25 mars 13:16

                          @Jean Keim
                          « la guerre, la religion, la propriété, la hiérarchie, peut-être même que l’argent, etc., étaient d’étranges idées »

                          Venez que je vous embrasse, Jean !

                          PS : le « peut-être même » est même de trop. Je vous assure.


                        • Pascal L 26 mars 14:12

                          @Jean Keim
                          Une idéologie répond à des critères précis que ne remplit pas l’Eglise Catholique.
                          Tout le monde à des idées simples, souvent trop simples relativement au réel mais cela n’en fait pas des idéologues.
                          Toute idéologie est basée sur des mécanismes humains évidents :

                          1. l’homme est grégaire et recherche l’approbation d’un groupe,
                          2. nous sommes bien incapable d’envisager la complexité du réel et la plupart du temps nous faisons appel à des personnes plus ou moins compétentes et en qui nous avons confiance pour nous présenter des idées simples sur ce que nous n’avons pas compris.

                          De fait, toute idéologie s’adresse à un groupe fermé ou chaque membre accepte le contenu idéologique en échange d’une valorisation. 

                          Il est nécessaire que le groupe désigne un groupe ennemi à combattre. Cela permet de motiver les troupes dans un combat de l’empire du bien qui s’oppose à l’empire du mal. Cela permet de faire miroiter un salut ou une vie meilleure, imitation du salut annoncé par Jésus mais parfaitement terrestre. L’autre avantage d’avoir un ennemi et d’éviter les critiques du contenu idéologique car une position critique vous met automatiquement dans le camp du mal.

                          En général, un groupe idéologique est constitué de trois niveaux : au niveau le plus bas nous avons les fantassins chargés de défendre les idées du groupe contre toute intrusion. Au-dessus, nous avons les recruteurs, cette fois-ci non agressifs chargé de séduire l’extérieur et tout en haut, nous avons les décideurs, chargés de définir un contenu idéologique qu’il n’appliquent pas à eux-même.

                          Aujourd’hui, nous assistons à une montée de l’individualisme qui a conduit l’Etat à abandonner entre autres l’école. Les jeunes, à qui on a remis un diplôme sans aucune valeur finissent par se rendre compte qu’is sont considérés comme inutiles à la société. Sans cette reconnaissance, ils se précipitent vers toutes les idéologies possibles pour avoir un brin de reconnaissance. L’offre idéologique est extrêmement large, mais curieusement, personne dans cette situation ne va vers l’Eglise Catholique.

                          Face à ce fonctionnement, il y a des différences capitales avec l’Eglise Catholique. Tout d’abord la valorisation des personnes ne s’arrête pas à la porte du groupe. L’amour de Dieu est universel et s’adresse également à ceux qui se prétendent nos ennemis. Nous ne pouvons répondre à cet amour que par l’amour. De fait, les valeurs de solidarité et de fraternité vont vers toute l’humanité ne sont pas limitées au groupe. Contrairement aux idéologies, l’adhésion au christianisme demande deux ans de discernement et le départ est immédiat. Vous n’avez même personne à prévenir. L’adhésion au christianisme ne peut se faire que librement et le départ se fait de la même manière.
                          Le christianisme n’a pas d’ennemis à combattre car nous ne pouvons pas nous substituer à Dieu (voir la parabole de l’ivraie et du bon grain). Le salut étant après la mort, nous espérons toujours que ceux qui nous combattent feront le bon choix à ce moment. Pour nous, le salut de Dieu est offert à tous, pas seulement aux chrétiens, mais ce salut sera face à Dieu et dans son amour. Beaucoup refuseront l’amour de Dieu à cause des conséquences pour eux car la présence de Dieu met en cause celui qui est face à lui. Par amour, Dieu ne les forcera jamais à supporter le salut, mais ce choix implique une disparition à terme, car il n’y a pas de second choix. Pour ceux qui pensent qu’il n’y a rien après la mort, cela ne change pas et Dieu ne leur enlève rien.

                          Enfin, et ce n’est pas le moins important, tout le monde peut rencontrer Dieu dès cette vie. Les témoignages sont innombrables. Beaucoup préfèrent éviter cette rencontre mais ceux qui la font reçoivent une certitude qui s’appelle la foi sans que l’on sache exactement ce qui s’est passé. Beaucoup de ceux qui rejoignent le christianisme ont déjà fait l’expérience de cette rencontre. C’est donc Jésus qui convertit lui-même et notre rôle dans la conversion n’est qu’une préparation qui s’adresse à l’intelligence alors que Jésus s’adresse directement à notre cœur. Comment rester indifférent lorsque nous recevons « une pluie de grâces » : guérisons inexpliquées, aides en tous genres qui nous tiennent à l’abri de bien des désagréments que vivent nos contemporains. Beaucoup de nos contemporains voudraient posséder ces grâces par convoitise, mais c’est justement la plus mauvaise méthode pour les obtenir. En acceptant l’amour de Dieu, nous devons ranger notre narcissisme et notre orgueil au placard.

                          « Dans le monde des sciences, je comprends l’objet du monde et, après seulement, je l’admets. Au contraire, dans les choses de Dieu (et certaines de l’homme aussi), je dois d’abord les admettre et les aimer, pour ensuite commencer à les connaître. Ainsi, le témoin est-il certain de ce qu’il a vu même s’il ne comprend pas ce qu’il a vu. Car, dans le monde de l’événement, donc de la Révélation, il peut arriver qu’on éprouve quelque chose avec une parfaite certitude sans comprendre exactement d’où cela vient ni ce qu’il veut lui dire. Voilà une bonne définition de la foi. Elle n’est pas un doute sur ce qu’elle croit, mais consiste à ne pas comprendre complètement ce qu’on sait pourtant certainement. Le témoin passe dès lors son temps à découvrir le sens de ce qu’il a vu. » (Jan-Luc Marion, philosophe)

                          « sa production littéraire finalement n’avait pas une grande importance » Et peut-elle en avoir, face à Dieu que vous pouvez consulter par vous-même ? Bien que les Musulmans parlent de nous comme « religion du livre », ce n’est absolument pas le cas. Le christianisme est la religion du Christ vivant parmi nous.
                          « des développeurs d’idées » Curieuse idée que celle-là. Il n’ont rien ajouté à la révélation faite par Jésus. Les commentaires qu’ils ont pu faire sont des explications qui correspondent aux personnes qui reçoivent ces textes.
                          Les conciles sont le mode de décision de l’Eglise. Ce n’est pas le pape qui décide mais l’assemblée des Evêques qui prennent des décisions après avoir consulté l’Esprit-Saint. Il faut donc réunir ces évêques et c’est le rôle d’un concile. Le mode de décision est le consensus et il n’existe pas beaucoup de groupes humains qui agissent avec autant de sagesse. Aucune de ces décisions ne modifie la révélation faite par Jésus, mais nous progressons dans la connaissance de cette révélation et les dogmes ne sont que la photo instantanée de ces connaissances. Vous avez parfaitement le droit de proposer un nouveau dogme, mais je ne suis pas sûr que l’Esprit-Saint le valide, il faut souvent plus d’un siècle pour arriver à un consensus.
                          « Dieu doit choisir son camp » Etonnant, car Dieu n’intervient jamais dans les guerres. Tout au plus, il protégera telle ou telle personne qui lui fait confiance. Le jugement intervient plus tard, après la mort et est individuel. La condamnation d’un groupe, c’est encore réservé aux idéologies.
                          Bien entendu, vous pouvez individuellement faire le choix que vous voulez ; je ne réagis que face aux mensonges, à l’ignorance et à la malveillance.


                        • Jean Keim Jean Keim 27 mars 13:35

                          @Pascal L

                          Une idéologie est un ensemble d’idées, voilà c’est simple, libre à vous de compliquer.


                        • Jean Keim Jean Keim 27 mars 13:41

                          Nous naissons libre, pouvons-nous le rester ?

                          La liberté s’arrête quand nous faisons des choix.


                        • Pascal L 27 mars 21:54

                          @Jean Keim
                          Si c’était juste un ensemble d’idées, j’en ai plein dans mes réserves. Pour que ça devienne une idéologie, il me faut en faire un système et l’utiliser comme inspiration de l’action :
                          Idéologie

                          1. Ensemble plus ou moins cohérent des idées, des croyances et des doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales, propre à une époque, une société, une classe et qui oriente l’action.Idéologie chrétienne, conservatrice, révolutionnaire, réactionnaire, gaulliste, libérale, nationaliste.Sur le plan politique, c’est le développement des idéologies marxistes, socialistes, syndicalistes, qui s’affirment, par des partis et des institutions, dans tous les pays, dans toutes les classes, dans toutes les races (Univers écon. et soc.,1960, p. 64-2).Les idéologies et les utopies ouvrières reconstruisent l’économie (Reynaud, Syndic. Fr.,1963, p. 207).Les Américains se trompent, n’est-ce pas ? Ils croient combattre le communisme avec du ravitaillement, de l’argent, des techniciens... Le communisme est une idéologie, et il ne peut être vaincu que par une autre idéologie − plus bête si possible (P. Gaxotte ds Th. Maulnier, Le sens des mots,1976, p. 112).
                          2. [Très fréq. avec valeur dépréc.]
                          a) [Dans la philos. marxiste, p. oppos. aux faits écon., à la science et à l’infrastructure, seule déterminante] :
                          Historiquement, [le terme] est entré dans la réflexion sociale avec le marxisme qui lui a donné tout de suite un sens péjoratif, l’idéologie est le contraire de la science. Elle se présente d’abord comme une vision du monde, c’est-à-dire une construction intellectuelle qui explique et justifie un ordre social existant, à partir de raisons naturelles ou religieuses... Mais cette vision n’est en réalité qu’un voile destiné à cacher la poursuite d’intérêts matériels égoïstes en renforçant et étendant la domination d’une classe de privilégiés. L’idéologie est donc une superstructure de la société dont elle émane et qu’elle soutient... Golfin1972.
                          b) [La valeur dépréciative vient du sentiment que le ressort de l’idéologie est ,,dans le besoin de justifier des entreprises destinées à satisfaire des aspirations intéressées et qui est surtout exploité pour la propagande`` (Foulq.-St-Jean 1962)] . Les metteurs en scène russes témoignent d’une extrême ingéniosité pour extraire une idéologie révolutionnaire des pièces les plus anodines dans leur version originale (Arts et litt.,1936, p. 30-12).
                          c) [P. oppos. à la philos. dont l’idéologie apparaît comme une vulgarisation]Les idées sont encombrées d’idéologies, abstractions immobilisées et simplifiées pour une vaste consommation, qui modèlent les esprits et y résistent à la création spirituelle (E. Mounier, Manifeste du personn., 11 d’apr. Foulq.-St-Jean1962).
                          d) [P. oppos. au sens des réalités] Théorie vague et nébuleuse, portant sur des idées creuses et abstraites, sans rapport avec les faits réels.Synon. utopie, rêve, idéalisme naïf.Idéologie puérile, creuse ; vague idéologie._________________

                          Le choix peut être l’expression de la liberté, mais pas toujours car certains choix sont contraints ou nous ne disposons pas des informations permettant de faire ce choix librement. Ne pas choisir n’est pas un gage de liberté car c’est encore un choix qui peut également être contraint. Vous pouvez faire un choix qui restreint votre liberté mais vous pouvez aussi faire un choix qui ouvre d’autres horizons permettant encore plus de choix et augmente votre liberté. Par exemple, le choix d’études longues est un facteur de liberté.
                          En particulier, et pour revenir au sujet, l’amour de Dieu libère alors que la loi contraint. Sans la loi mais avec l’amour, le champ des possibles devient infini. Par amour, vous ferez toujours plus et mieux que sous la contrainte de la loi et personne ne vous dit ce que vous devez faire.
                          Par conte, nous ne naissons pas libre, le nouveau né est entièrement contraint par ses parents. C’est petit à petit qu’il acquerra sa liberté grâce aux connaissances qu’il va emmagasiner.

                        • Pierre Régnier Pierre Régnier 28 mars 09:50

                          @Jean Keim

                          Une idéologie c’est, comme vous dites, “un ensemble d’idées“, mais je pense qu’il faut préciser ceci : en politique c’est aussi un ensemble de propositions, et la volonté de mettre en pratique les idées proposées.

                          C’est ce qui fonde mon idéologie “solidariste“ : 1/ tous les habitants de la terre doivent se sentir solidaires, pour le meilleur, surtout pas pour le pire. 2/ La solidarité ça s’organise et, pour moi, la solidarité organisée ça s’appelle le socialisme.

                          Je n’en suis pas moins conscient du risque grave contenu dans l’idéologie quand elle est celle de politiciens arrivistes, malhonnêtes, sectaires : le totalitarisme. Le socialisme doit donc être libertaire et mettre son contenu (son idéologie) en permanence en question.



                          • Claudec Claudec 27 mars 18:48

                            @Claudec

                            Bien que le Christianisme ne soit pas seul concerné, ses fruits effectivement bien amers :

                            https://pyramidologiesociale.blogspot.com/2020/10/des-saintes-ecritures-aux-richesses.html


                          • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 25 mars 08:35

                            Réflexion intéressante, il est indéniable que le Christianisme a imprégné toute la culture occidentale mais au niveau sémantique, il semble que vous confondez fruits du Christianisme et déviations ou hérésies du Christianisme qui reprennent quelques éléments chrétiens et les mélangent avec des éléments foncièrement antichrétiens, ce qui n’est pas du tout la même chose. Paul écrit dans les lettres aux Corinthiens que Satan se déguise en ange de lumière pour séduire le croyant en d’autres termes, reprend quelques éléments du Christianisme pour bricoler une idéologie antichrétienne en lui donnant une certaine forme de séduction (communisme, écologisme, féminisme..) ou à l’époque de Paul, différentes formes de gnose, pour tromper les gens.


                            • Decouz 25 mars 09:12

                              Le christianisme a repris, éventuellement modifié et amélioré des notions qui existaient déjà dans les morales de l’Antiquité.

                              Il y a un recours constant à « la loi naturelle », qui existe en tout homme, la perception première et innée de ce qui est juste par l’être adamique d’avant la chute pour reprendre le vocabulaire biblique. 


                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 mars 09:36

                                Je voudrais, sur un point précis, nuancer un peu cet important article, que je trouve globalement juste. “La transmutation - que, comme l’auteur, je crois bien réelle - du message chrétien en message alternatif chez des intellectuels“ ne conduit pas forcément ceux-ci à promouvoir “des positions farouchement anti-chrétiennes”.

                                Lorsqu’à la fin des années 60 j’étais envoyé en Guadeloupe avec d’autres techniciens pour y faire fonctionner la télévision naissante, on disait que la moitié des militants du Parti Communiste allait le dimanche à la messe.

                                Et quand je suis intervenu dans un meeting de ce parti, lors d’une campagne électorale nationale, pour dénoncer publiquement le parti pris de l’ORTF qui m’employait en faveur du parti au pouvoir, je faisais la même chose que le journal Témoignage Chrétien. Comme lui je combattais le racisme de certains journalistes métropolitains envers les guadeloupéens. 


                                • artheslichepèdetologue arthes 25 mars 10:10

                                  @Laconique

                                  Tout le pouvoir mystérieux du christianisme, cette somme de prédicats incompréhensibles et de miracles absurdes qui ont changé la face du monde, a été récupéré, vampirisé, par des idéologies athées. 

                                  L’athéisme contemporain n’est peut être qu’une conséquence logique et je dirai même « salvatrice » positive et peut être temporaire , même si je ne me considère pas moi même athée, des conséquences désastreuses d’une rupture ancienne au sein même du christianisme et de la scolastique , qui remonte au moyen âge , je parle de la guerre des universaux entre réalistes et nominalistes...Entre les thomistes et les adeptes d’Okham, cette grande querelle théologique qui à aboutit à ce que les premiers incapables de se réformer à fait que le nominalisme des autres est devenue la pensée dominante aujourd’hui dans notre monde occidental surtout (et chez les anglo saxon (Hobbes)et les States tout particulièrement) et à débouché sur le libéralisme tel que nous le vivons actuellement, c’est a dire mondialiste et à tendance totalitaire, avec un individualisme tellement émancipé de toute identité collective que l’humain finit par s’anihiler lui même en se pensant être un biomécano grâce à l’IA , aux découvertes de la neurobiologie .

                                  Je parle vite d’un sujet passionnant auquel je m’intéresse mais que je décortique et découvre à peine, car c’est colossal, il faut remonter à Plotin , Aristote, Platon et leurs influences sur le christianisme, et bien sur St Augustin et son influence sur les réformiste Calvin et Luther,, et Thomas d’Aquin et.... mais qui me semble important, vital de bien comprendre pour bien saisir notre monde actuel.

                                  cet asservissement des hommes aux hommes, ce n’est pas du fait des athées


                                  • artheslichepèdetologue arthes 25 mars 10:16

                                    @arthes

                                    oooops, je rectifie
                                    « L’athéisme contemporain n’est peut être qu’une réponse logique et je dirai..... »


                                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 25 mars 12:22

                                    @arthes Vous écrivez « cet asservissement des hommes aux hommes, ce n’est pas du fait des athées ».

                                    Ah bon, vous n’avez jamais entendu parler du goulag, du livre noir du communisme, des cathédrales transformées en musées de l’athéisme. Un petit rappel : les chrétiens forment de loin, le groupe le plus persécuté au monde, ce qui montre que les chrétiens dérangent les pouvoirs établis, particulièrement si ces derniers nourrissent tendances totalitaires. Ainsi selon l’Index de l’ONG Portes Ouvertes plus de 260 millions de chrétiens (1 chrétien sur 8) sont fortement persécutés dans le monde particulièrement dans les pays communistes (Corée du Nord, Chine..) et à majorité musulmane même s’il s’agit de pays à l’origine chrétiens comme ceux du Moyen-Orient. 


                                  • artheslichepèdetologue arthes 25 mars 17:15

                                    @Bernard Mitjavile

                                    S’pas les athées qui ont inventé le capitalisme, qu’il soit libéral mondialiste ou bien collectiviste régional ...Le « serf arbitre » toujours d’actualité dans nos sociétés , ça remonte à loin.
                                    Je proposais juste de remonter aux sources, absolument conforme pour une fois au thème, au titre du sujet : Les fruits amers du christianisme.

                                    Pour le reste, je ne vois pas trop le rapport avec les persécutions que subissent les chrétiens..Ce sont les athées qui les massacrent ?.Les States qui ont massacré les indiens , ils sont quoi ? Athées ? musulmans ? Il jure sur quoi Biden ? Sur la bible...Avant que d’aller donner des leçons au reste du monde,
                                    Et les « guerres justes » se font au nom de quoi ? Au nom du « camps du bien » et de la morale chrétienne, enfin, nommée ainsi....n’emp^che qu’on les a pas trop vus pour aller aider les chrétiens d’Arménie, pourtant, le premier ministre arménien avait fait allégeance à ce vieux débris dément de Soros .


                                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 25 mars 19:05

                                    @arthes « Ce sont les athées qui les massacrent ? ». Pas que mais certainement en partie : le gouvernement de Corée du Nord est officiellement athée ainsi que l’ancien gouvernement d’Enver Hodja en Albanie, tous les deux ont compté et comptent toujours pour la Corée du Nord parmi les pires dictatures persécutant les chrétiens. C’était la même chose pour les communistes soviétiques se revendiquant du matérialisme dialectique, une doctrine athée et les gouvernements chinois depuis Mao etc..N’essayer pas de détourner les choses avec Biden ou les guerres justes. Vous affirmez que « cet asservissement des hommes aux hommes, ce n’est pas du fait des athées » comme si les athées n’avaient rien à se reprocher. C’est faux. Il faudrait peut-être ouvrir de temps en temps les yeux sur la réalité.


                                  • artheslichepèdetologue arthes 26 mars 09:51

                                    @Bernard Mitjavile

                                    Je vous invite à ouvrir les votres justement, en remontant aux sources , c’est a dire en tentant de comprendre qu’elle est la conscience religieuse qui s’est imprimée et developpée depuis l’époque médiévale à partir de la guerre scolastique des universaux en Europe qui a vu la victoire de la pensée des réformistes (du nord surtout, d’ailleurs il y a toujours un shisme en nord et sud) puis qui s’est implantée aux states, comment elle a évoluée da,ns le matérialisme et de manière pragmatique mais surtout hégémoniste , à la manière du Leviathan de Hobbes, (attention, je ne conteste pas les avancées des grandes découvertes physiques) afin d’apporter un phare sur le pourquoi du désenchantement de notre époque et pourquoi l’arbre christianisme donne des fruits pourris .
                                    Un peu de profondeur de réflexion en somme..
                                    Et si vous êtes curieux, à propos du libre arbitre, je vous invite aussi à lire la diatribe (c’est court) qui opposa Erasme et Luther qui lui pronait le « serf arbitre » je n’ai pas inventé ce terme, Hobbes l’a reprit ..Ainsi que toutes les théories de Luther.
                                    La Boétie au coeur des guerres de religions a bien pressentit le danger , cet humaniste catholique avec son« discours sur la servitude volontaire qui prend le contre pied du discours sur le serf arbitre de Luther.

                                    Inutile de dire que ma vision du libre arbitre s’accorde avec celle d’Erasme et rejète au néant celle de Luther.

                                    Bref les Athées vous sont insupportables, mais vous avez une courte vision à prétendre que ce sont les athées et non pas les chrétiens eux même qui sont des fruits pourris, en ce sens vous pensez comme un hérétique, avec un »serf arbitre « mais »Dieu qui vous a prédestiné et auquel vous ne devez qu’obeissance" vous pardonnera et enverra les athées en enfer (ou je les trouverai )


                                  • artheslichepèdetologue arthes 26 mars 10:19

                                    @arthes

                                    Oppp’s encore un manque de précision, en dernier lieu il faut comprendre où je les retrouverai


                                  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 26 mars 16:07

                                    @arthes C’est du baratin mal écrit. Vous cherchez à noyer le poisson en mêlant toutes sortes de choses qui n’ont rien à voir avec le sujet. Vous avez affirmé « cet asservissement des hommes aux hommes, ce n’est pas du fait des athées » or c’est faux comme je vous l’ai montré en parlant du bilan de gouvernements officiellement athées (Corée du Nord, Albanie) et plus généralement de gouvernements communistes athées (voir le livre noir du communisme). Ensuite vous avez nié que les athées pouvaient massacrer (« ce sont les athées qui massacrent ? »). Eh bien oui, les athées ne sont pas de petits saints mais largement impliqués dans les massacres de masse du 20ème siècle, c’est un fait. Bon je n’insiste pas et ne vous réponds plus car vous refusez les faits, vous refusez de répondre aux questions que je vous ai posé en étalant une culture superficielle en matière d’histoire (la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale) et une orthographe hasardeuse.


                                  • Laconique Laconique 25 mars 11:57

                                    Merci Jonas, Fergus, Pierre Chazal, Pascal L, uncle Archibald, Jean Keim, Yann Esteveny, Séraphin, njama, pierrot, decouz, Réflexions, Claudec, Bernard Mitjaville pour vos encouragements et vos remarques.


                                    @Samson @JP Ciron @Pierre Régnier Ce n’est pas si simple. Tout le mal ne vient pas de l’Institution, qui a fait ce qu’elle a pu, et qui n’a pas à rougir après vingt siècles d’existence.


                                    @arthes Vous ramenez cela à un débat philosophique. Ce n’est pas si simple. Il n’y a pas le bien d’un côté et le mal de l’autre. L’individualisme anglo-saxon, c’est aussi un attachement farouche à la liberté de conscience, à la liberté d’expression, à la liberté d’entreprendre, dont vous supporteriez mal d’être privée d’un coup. Il ne faut pas tomber dans le collectivisme caricatural défendu par beaucoup sur ce site. Le Dieu de la Bible appelle chacun à être libre et à bien user de cette liberté, il n’est pas venu apporter un remède miracle pour les sociétés, remède que nous aurions perdu depuis le Moyen-Âge...


                                    • Aristide Aristide 25 mars 13:03

                                      @Laconique

                                      A mon sens, il existe un problème de fond dans votre raisonnement, si je vous ai bien compris. En gros les valeurs chrétiennes portées par le christianisme seraient à l’origine, en acceptation pour certaines idéologies ou en opposition pour d’autres. Je rajoute tout de même que prudemment vous posez cela en termes de postulat.

                                      Il me semble que vous commettez une erreur assez fréquente consistant à confondre corrélation et causalité. Si vos exemples en opposition ou en acceptation envers ces valeurs et les ideologies actuelles sont la preuve d’une corrélation évidente, ils ne constituent en rien en une démonstration de la causalité.

                                      Il me semble que la civilisation dite « gréco-romaine » antérieure est plus à même d’être la vraie origine, une évolution assez naturelle qui a essaimé dans les religions monothéistes dont le christianisme qui n’est pas la plus ancienne a hérité.

                                       


                                    • Samson Samson 25 mars 14:04

                                      @Laconique
                                      "Ce n’est pas si simple. Tout le mal ne vient pas de l’Institution, qui a fait ce qu’elle a pu, et qui n’a pas à rougir après vingt siècles d’existence."

                                      Bien sûr ! Bien des clercs ont servi et continuent de servir fidèlement, au péril parfois de leur vie et jusqu’au martyre, le message évangélique, ou au moins la compréhension qu’ils en ont ou en avaient de leur temps, perpétuant durant 20 siècles et jusqu’à nos jours la transmission de ce message libérateur, ce dont on ne peut leur être qu’infiniment reconnaissant !

                                      Il n’en reste pas moins vrai que d’autres n’ont eu de cesse et parfois de la plus sombre manière de le dévoyer et pervertir au service de leurs propres puissance ou intérêts !

                                      J’incline à penser que l’ambiguïté est inhérente à toute Institution humaine, et que l’institution ecclésiale ne peut en conséquence y échapper, ce dont Jésus semblait parfaitement conscient ! Et comme je l’ai noté plus haut, j’ai tout lieu de croire que le destin historique de l’institution ecclésiale se voit dès les Évangiles préfiguré par les rapports dont son triple reniement avant le chant du coq qu’y entretient Jésus avec Simon-Pierre.


                                    • Laconique Laconique 25 mars 14:27

                                      @Aristide

                                      Je ne sais pas quoi vous dire, c’est le postulat de base de l’article que vous contestez, tout est dans l’article, je ne vais pas le réécrire. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à faire cette filiation entre les idées occidentales et le christianisme, ce n’est pas très original, c’est presque une tarte à la crème, et vos réserves me semblent lancées avec une certaine désinvolture, et pas vraiment étayées, que ce soit par une argumentation ou des exemples… Par ailleurs, il n’y a pas vraiment eu d’influence de la civilisation gréco-latine sur le monothéisme antique, juif ou chrétien. Cela fait l’objet d’une démonstration assez rigoureuse dans l’ouvrage classique d’Arthur Darby Nock, Christianisme et hellénisme. Le christianisme apostolique a puisé uniquement dans les sources juives, que ce soit pour les textes ou les rites. La synthèse a eu lieu ensuite, avec les Pères de l’Église. Bref, j’apprécie vos interventions, votre courtoisie et votre esprit constructif, mais il me semble que vous ne maîtrisez pas vraiment le sujet.


                                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 25 mars 14:28

                                      @Laconique

                                      C’est, selon moi, l’institution catholique actuelle qui « devrait rougir » après vingt siècles d’existence du “christianisme“.

                                      Au cours de ces 20 siècles l’Église n’a pas fait le plus important : la désacralisation des appels à la maltraitance et au meurtre divinisés.

                                      Plutôt que cesser d’attribuer au Dieu des chrétiens (!) ces appels à la maltraitance et aux massacres, au lieu de les désacraliser, le pape François continue de nier l’évidence dans ce grossier mensonge de son encyclique Fratelli Tutti : “La vérité, c’est que la violence ne trouve pas de fondement dans les convictions religieuses fondamentales, mais dans leurs déformations”.

                                      Pire encore, c’est avec les islamistes qu’il maintient cette épouvantable sacralisation. L’Église contribue ainsi, avec les athées antichrétiens, au remplacement du christianisme pacifiant par l’islam criminogène.


                                    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 25 mars 15:00

                                      @Laconique En tout cas vous ouvrez une réflexion intéressante qui bien sûr nécessite d’être creusée dans les détails. Vous citez Chesterton que j’aime beaucoup, il écrit dans un langage très clair des réflexions profondes par opposition à beaucoup de gens qui écrivent dans un langage abscons des réflexions superficielles. En France, Tocqueville a le même don. 


                                    • artheslichepèdetologue arthes 25 mars 17:31

                                      @Laconique
                                      Oui, je pense qu’il s’agit de philosophie, et non, ce n’est pas simple, on a tendance même à trop vouloir simplifier et se débarrasser du complexe.
                                      L’individualisme anglo saxon n’est pas une liberté justement, pas plus que ne l’a été le collectivisme à la mode soviétique.
                                      Lorsque l’individuel égoïste néglige le collectif au point de s’en émanciper et que le collectif asphyxie l’individuel, on ne peut pas dire que le libre arbitre s’exprime .

                                      Le Dieu de la bible dont vous parlez , il a été commodément été interprété comme un juge suprême arbitraire qui décidera qui doit être « élu » ou non, avec une bible pour code moral et laissé les hommes s’asservir les uns les autres, puisque de toutes manières « Dieu pardonnera les péchés.. » si « on a la foi » .
                                      C’est du libre arbitre ?


                                    • Aristide Aristide 26 mars 09:52

                                      @Laconique

                                       il me semble que vous ne maîtrisez pas vraiment le sujet.

                                      Je ne prétends aucunement etre un spécialiste du christianisme. 

                                      vos réserves me semblent lancées avec une certaine désinvolture, et pas vraiment étayées, que ce soit par une argumentation ou des exemples… 

                                      Et pourtant il est assez simple de comprendre que nos sociétés actuelles, les idéologies, les moeurs, les modes de vie, ... doivent à l’histoire, à toutes les histoires. Il me semble que de vouloir limiter l’influence du passé au seul christaianisme est contestable. Allez un petit exemple, la fête de Noel ne trouve pas son origine dans le christianisme, elle est beaucoup plus ancienne, ...

                                      Par ailleurs, il n’y a pas vraiment eu d’influence de la civilisation gréco-latine sur le monothéisme antique, juif ou chrétien

                                      Comment est-il possible qu’une civilisation n’ait aucune influence sur les religions qui y apparaissent ?


                                    • Jean Keim Jean Keim 26 mars 08:14

                                      Il est toujours réducteur de même seulement penser qu’une certaine catégorie de population, au nom de sa culture, en persécute d’autres ; intéressons-nous à ce qui élabore un mode de penser, comment une pensée particulière s’élabore, pouvons-nous seulement entr’apercevoir que dans un autre milieu nous penserions autrement, je suis né dans un milieu catholique qui influence mes idées, né dans un milieu athée ou musulman je penserai autrement.

                                      Ce qui est important dans ce « processus » – je vous invite à regarder la définition de ce vocable dans un bon dictionnaire – n’est pas ce que je pense en soi mais pourquoi je pense d’une façon toute particulière, la pensée n’est pas mienne, elle est le fait de mon espèce (il peut y avoir d’autres espèces qui pensent), seulement mon contenu qui élabore mon mode de penser est lui unique, comme est unique un chemin de vie, chacun est dans sa bulle face à tous les autres contenus différents, il en résulte inévitablement des relations antinomiques et conflictuelle.

                                      La situation semble sans issue, mais cependant l’aperception de la nature de la pensée inévitablement change mes relations avec l’autre.


                                      • alinea alinea 26 mars 19:30

                                        "La décroissance, le malthusianisme : aïe !

                                        Quel rapport ? D’abord, si le christianisme est fondamental, il ne pouvait pas prévoir les évolutions de l’homme, et du monde : le croissez et multipliez-vous, et pillez tout ce que vous voulez cela vous appartient, était déjà osé à l’époque, mais compréhensible quand trois pelés occupaient la planète.

                                        Malthus avait son idée là dessus, suivi de Margaret Mead et sa bande, avant d’arriver au GIEC de Margaret Tatcher et au réchauffement climatique ; je raccourcis, il est vrai, mais le chemin est celui-là.

                                        La décroissance est la conscience que les préceptes originaux du christianisme n’ont plus lieu d’être, vu ce que l’Homme en a fait !!

                                        Effectivement, la civilisation occidentale est posée sur ces préceptes premiers, mais avez-vous vu des préceptes radicalement opposés ailleurs, chez les Indiens d’Amérique, en Inde, en orient, chez les Hindouistes ou les Bouddhistes ?

                                        Il y a déjà des religions élitistes, mais aucune, fondamentalement, nie la Vie ; et la vie, c’est notre animalité.

                                        Six siècles avant la date que l’on donne à la naissance de jésus,le Bouddha !

                                        Lui aussi a été largement détourné de sa parole ; il n’avait pas besoin de Dieu pour appuyer sa sagesse, et celle-ci est largement aussi éternelle que la parole du Christ si tant est qu’elle nous soit parvenue !

                                        Il y a une convergence évidente dans toutes les sources des religions, et philosophies ( bouddhisme) du monde. Certaines sont devenues les bases de civilisations ; ce sont les Églises, finalement profanes, qui les ont créées et au final ont tout gâché. C’est à dire la volonté de pouvoir qui semble inhérente à la civilisation, contredit la parole première de sagesse éternelle.

                                        Bon courage si vous voulez comprendre et expliquer la présence du bien, et du mal.


                                        • Laconique Laconique 27 mars 08:40

                                          @alinea

                                          Merci pour vos remarques. Je ne partage pas votre point de vue, toutes les religions, toutes les sagesses ne se valent pas, mais ce n’est pas vraiment le sujet de l’article. Chill out !


                                        • Bendidon Bendidon 26 mars 20:00

                                          Bel article sacrément intello sur AV et c’est bien

                                          mais bon ça veut dire quoi le christianisme de nos jours ?

                                          Les protestants n’ont absolument rien à voir avec les catholiques, les premiers vénèrent l’ancien et le nouveau testament tandis que les catholiques c’est plutôt le nouveau comme l’hérétique Marcion l’avait bien souligné

                                          si on veut voir clair on doit parler de l’église romaine et les multitudes de sectes protestantes dont les évangélistes

                                          Pour l’église de Rome son compte est bon, le pape actuel (pape jésuite démon pour certains) est un fervent adepte du nouvel ordre mondial avec une église universelle The CHURCH OF CHRIST WITHOUT CHRIST LOL

                                          La Franc Maçonnerie a oeuvrée discrètement mais efficacement à sa destruction depuis trois siècles aidée en cela par les talmudistes qui ont toujours détesté le personnage de Jésus.

                                          Quant à l’image du bas c’est le symbole de RAEL primitivement son symbole était l’étoile de David avec à l’intérieur la croix gammée LOL encore

                                          Et RAEL est un génial bonimenteur mais pas l’antéchrist

                                           smiley


                                          • Laconique Laconique 27 mars 08:39

                                            @Bendidon

                                            Merci, j’ai essayé de pas faire un article « crotte de mouche » cette fois. smiley Le pape fait ce qu’il peut, il a quatre-vingt-quatre ans, ça ne sert à rien de lui taper dessus, même le cardinal Sarah a arrêté de lui chercher des noises.


                                          • Samson Samson 27 mars 21:27

                                            @Bendidon
                                            "... si on veut voir clair on doit parler de l’église romaine et les multitudes de sectes protestantes dont les évangélistes ..."
                                            Pour être complet, il convient d’y ajouter les nombreux patriarcats orthodoxes, les chrétiens syriaques, et une multitude d’autres encore. L’histoire de l’Eglise est bien loin de se limiter à l’Eglise Catholique Romaine et les multiples déclinaisons schismatiques auxquelles son histoire a ouvertes.


                                          • Jean Keim Jean Keim 28 mars 13:54

                                            @Samson

                                            Étymologiquement église signifie assemblée, les premiers chrétiens se rassemblaient sous la direction d’un guide librement accepté (un évêque càd un surveillant) afin d’étudier l’enseignement de Jésus, il est donc normal que plusieurs églises parfois très différentes se soient développées ; l’idée d’un grand pontife les dirigeant est venu plus tard, bien que toutes n’étaient pas forcément d’accord, ces dernières ont été cataloguées de schismatiques et parfois combattues, rien que de très habituel.


                                          • Mais Yahvé était Malthusien. Et pourtant à l’époque, il n’étaient que quelques millions sur terre. Les philistins et les Israélites se haïssaient. Philistins, sorte de Nephilims dont la particularité est la vulgarité et la grossièreté, plus la violence (David contre Goliath). Mais David était loin aussi loin d’être un Saint. adultère et assassin.Le deuxième livre de Samuel (3, 2-5) énumère six fils de David, de six femmes différentes.... quant aux paroles de Yahvé : si cela ne ressemble à une génocide digne d’Hitler. Le deuxième livre de Samuel (3, 2-5) énumère six fils de David, de six femmes différentes « 1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées,
                                            2 les fils de Dieu [« benei Elohim »] virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent.

                                            3 Alors YHWH dit : « Mon esprit ne jugera plus l’homme pour ses fautes, car l’homme est fait de chair, et ses jours seront de cent vingt ans11. »

                                            4 Les nephilim se trouvaient sur la terre en ces jours-là, et aussi après cela, quand les fils du vrai Dieu continuèrent d’avoir des rapports avec les filles des hommes et qu’elles leur donnèrent des fils : ils furent les hommes forts du temps jadis, les hommes de renom.

                                            5 YHWH vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.
                                            6 YHWH regretta d’avoir fait l’homme sur la terre, et il fut peiné dans son cœur.
                                            7 Alors YHWH dit : « Je vais effacer de dessus la surface du sol les hommes que j’ai créés, depuis l’homme jusqu’à l’animal domestique, jusqu’à l’animal qui se meut et jusqu’à la créature volante des cieux, car vraiment je regrette de les avoir faits. »
                                            8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de YHWH. »


                                            • Mais l’article est intéressant. Le celtisme ou néo paganisme avait le sens réel du Sacré. Quand ils combattaient, ils donnaient une sépulture digne à celui qui avait perdu. Les hermétistes ou gnostiques sont simplement plus intelligents. Ils ont assimilés deux principes essentiels de l’humain. Celui-ci a deux faces. Comme la pièce de monnaie. Chaque bonheur ou vertu a son envers (Janus). Parce que le conscient exprime souvent le contraire de l’inconscient. c’est le Pendule de foucault d’Umberto Eco. Les gnostiques ont bien sûr compris que le l’homme est ambivalent. Entre la haine et l’amour, il n’y a que que l’espace de fin papier de cigarette. Et que ce qui paraît blanc est souvent noir et l’inverse. M’intéressant à l’origine du monde et la religion (voir l’excellent film de Wim Wenders : le SEL de LA TERRE : https://www.youtube.com/watch?v=-iIcVeGX33c. une pure merveille...Avez-vous remarqué le nombre de fois que pensant prendre une bonne décision, vous récoltez des ennuis et comme parfois à l’averse, décicidant sur un coup de tête (en voiture par exemple) des suivre un autre route que normalement vous auriez évité que le bonheur est au bout du chemin. Le message du christ est victimaire et culpabilisateur : Rien que voir son visage penché sur le croix avec une couronne de fer. On ne ne sent pas humble, mais soumis sous le poids du péché des hommes un peu lourd comme message : du style la mère qui dit à son enfant : après tout ce que j’ai fait pour toi, c’est ainsi que tu me traite, et l’enfant de penser, tu en aurais peut-être moins fait et je me sentirais mieux,.. . Au contraire de la gnose qui libère et préfère ne pas donner de perles aux cochons. Dieu sait ce qu’il en fera. .Comme Prométhée volant le feu à Zeus pour le donner aux hommes : il ne sait s’ils s’en serviront pour brûler la terre de leurs ennemis ou pour chauffer le feu de l’âtre de l’amitié et de l’amour. Actuellement lisant un article sur les Hyperborée. Dans les mains d’un pervers, le message de Thule tourne en horreur. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, pour un gnostique c’est tout à fait différent que pour un chrétien. Le gnostique a compris que la haine ne mène nulle part. Et qu’en chaque acte mauvais sort parfois quelque chose de bon.... Le christ c’est plus souvent : l’enfer pavé de bonnes intentions et cela mène à la catastrophe. Ce n’est pas le message qui compte : mais le chemin. Selon que l’on choisit la bonne ou la mauvaise route...L’église Orthodoxe a un bien plus belle représentation du Christ. Couronné d’une AUREOLE DE GLOIRE. il est le véritable seigneur. LE KETHER. https://www.google.com/search?q=le+christ+des+orthodoxes+repr%C3%A9sentation&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=SrJ7sz4InEySRM%252CCa7z8rAxiADDbM%252C_&vet=1&usg=AI4_-kSfH6TgeoytbO7ZEqRvdm3Z3h7o6w&sa=X&ved=2ahUKEwi-99TV1NPvAhWP66QKHTSEBAcQ9QF6BAgOEAE&biw=1280&bih=695#imgrc=wRwzZydkZtWyyM. L’humilté cache souvent un grand orgueil.... Sait-on que Mére Térésa aidant les pauvres excitait les même zones de plaisir qu’un assassin...La Gnose elle verticalise en préservant un part d’horizontalité. Elle donne le droit de se tenir droit et pas couché...La croix Ansée se termine par une sorte de Mandorle : AMANDE. Dans la tradition mystique, l’amande symbolise le secret (le secret est un trésor) vivant dans l’ombre et qu’il convient de découvrir afin de s’en nourrir. L’amandier était pour les Hébreux le symbole d’une vie nouvelle. Il est le premier arbre fleurissant au printemps. le christ des catholique obscurcit : il plombe. Le christ des Orthodoxes eux font l’inverse : il transforme le plomb en or. (sur le plan symbolique). Pour les catholique, Satan (saturne) est l’antéchrist pour les juif-orthodoxe Kabbalistes, il élève l’homme par ses épreuves. Il le conduit vers la veritable lumière, Lumière qui se diffuse en EONS (anagramme de Noé,et Néo). Chacun sa route. 


                                              • Ben oui, le fruit amer du christianisme, c’est l’amande amère. Amande ou amante : L’étymologie même du mot amande démontre les qualités et les vertus de ce fruit savoureux. Il vient en effet du grec amygdalon et du latin amandula qui signifient don divin, bien rare et précieux. car la mère du Christ était vierge. Il savait qu’il n’était pas né dans l’extase...

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